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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 3 juin 2023 19 minAutoproduitFond programmatiqueEnvironnement & énergieSécuritéÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Prise de parole du Président Emmanuel Macron depuis la base d’avions de la Sécurité civile de Nîmes.

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  • 2:43PrésentateurChiffre
    « Le budget de la sécurité civile a été augmenté de 40%. »
  • 2:49PrésentateurChiffre
    « On est passé de 2 dash à 8, plus 1 maintenant qui est loué. »
  • 2:57PrésentateurChiffre
    « On est passé de 0 hélicoptère à 10, dont si lourd. »
  • 6:08PrésentateurChiffre
    « Nous passons de 38 à 47 appareils. »
  • 6:48PrésentateurFait
    « On a relancé la filière des Canadair. »
  • 7:17PrésentateurPromesse
    « les deux premiers qui seront déployés au plus tard pour 2027 »
  • 7:39PrésentateurFait
    « Les financements des deux premiers Canadair, ils seront européens »
  • 10:07PrésentateurChiffre
    « En 2021, on avait 20 colonnes. L'année dernière, sous la pression des événements, on est passé à 44. et bien, on les passe désormais à 51 colonnes »
  • 10:26PrésentateurChiffre
    « avec un renfort de 3 660 sapeurs-pompiers »
  • 11:23PrésentateurChiffre
    « Ce sont, pour être très concret, 1 100 engins supplémentaires, camions, véhicules de surveillance, etc. »
  • 11:38PrésentateurChiffre
    « l'Etat, grâce à ce pacte, cofinancera les investissements à hauteur de 66% en moyenne. »
  • 12:02PrésentateurChiffre
    « Ce sont ainsi 44 colonnes de secours et 66 groupes-feux qui viendront compléter notre dispositif. »
  • 13:55PrésentateurChiffre
    « C'est 10 ETP à Météo France et 100 équivalentements pleins dédiés à l'ONF. »
  • 15:35PrésentateurPromesse
    « Nous avons un objectif d'un milliard d'arbres replantés à horizon 2030. »
  • 15:41PrésentateurChiffre
    « 150 millions d'euros ont déjà été mobilisés par France 2030. »
  • 15:44PrésentateurChiffre
    « L'ONF a eu sa part avec 40 millions parmi ces 150 »

Temps de parole

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Présentateur

Re-bonjour et bonjour, c'est ce que je n'ai pas vu. Il y a Mesdames, Messieurs les ministres, Mesdames, Messieurs les parlementaires, Monsieur le Préfet de région, Madame la Préfète, Mesdames et Messieurs les élus, Monsieur le Directeur général, Mesdames et Messieurs, en vos grades et qualités, d'abord, je vais vous dire le plaisir sincère, le bonheur que j'ai d'être parmi vous aujourd'hui. J'ai le souvenir d'être venu dans cette même base. C'était en décembre 2019, je pense que plusieurs d'entre vous s'en souviennent, la circonstance était beaucoup plus dramatique et j'étais venu présider la cérémonie d'hommage aux trois secouristes tués dans le crash de leur hélicoptère.

Et cette mémoire pour ces héros du quotidien, j'ai eu l'occasion malheureusement encore de la poursuivre et de rendre hommage la semaine dernière à Roubaix pour nos policiers. Et une nouvelle fois, je veux ici, en commençant mon propos devant vous, saluer justement toutes celles et ceux qui, au quotidien, pour protéger, pour sauver des vies, prennent des risques conséquents parce qu'ils ont choisi la protection des Français d'y consacrer leur vie et qui, en protégeant, en accompagnant, sauvent parfois au péril de leur vie. Et donc, merci à vous d'être engagés aussi dans cette mission. Alors, cette responsabilité de protéger nos compatriotes, c'est la nôtre collectivement.

Et les circonstances, je dirais, nous l'imposent encore plus quand on parle des grands risques, et en particulier faire face à la sécheresse, aux incendies, aux grands risques naturels, ce qui est votre quotidien. C'est pourquoi, d'ailleurs, le 28 octobre dernier, j'avais réuni à l'Elysée tous les acteurs de la lutte contre les feux de forêt, à la fois pour remercier, pour la mobilisation, ça l'était 23, et pour prendre de nouvelles perspectives. Je veux ici rappeler les chiffres de ce que nous avons vécu collectivement il y a un an.

72 000 hectares brûlés, 50 départements concernés, ce qui est inédit, 60 000 personnes évacuées, 3,3 millions de tonnes de CO2 relâchées dans l'atmosphère, mais malgré tout cela, pas un seul tué. Grâce à votre travail, à tous, à votre mobilisation, à votre professionnalisme, mais nous avons, à ce moment-là, compris qu'au-delà de ce qui avait déjà été engagé, il nous fallait passer à une étape supérieure. Et je dis au-delà de ce qui a été engagé, parce que depuis 2017, nous avons engagé des moyens considérables. Le budget de la sécurité civile a été augmenté de 40%. Il n'y a pas de précédent.

Et au-delà des 12 canadaires que nous avons, et je reviendrai sur la suite, on est passé de 2 dash à 8, plus 1 maintenant qui est loué. On est passé de 0 hélicoptère à 10, dont si lourd. Donc on a complètement transformé ces 6 dernières années, les moyens qui sont à notre disposition, qui soient terrestres ou aériens, et on a complètement transformé le budget. Je veux ici rendre hommage au ministre de l'Intérieur et à ses prédécesseurs, au directeur général et à ses prédécesseurs, mais également à tous nos sapeurs-pompiers. Le président à Lyon est parmi nous, il y a beaucoup contribué, et aux parlementaires qui ont beaucoup oeuvré sur ce sujet.

Je pense à la PPL Matras et beaucoup d'autres textes qui nous ont permis d'avancer durant ces dernières années. Et je le disais, l'été dernier a été un moment d'accélération et de réveil à cause de cette sécheresse. Et je parle ici dans un département, à un moment où vous l'avez tous présent à l'esprit. Le Gard est placé en grande partie en niveau de crise le plus élevé. Vous êtes tous très vigilants sur le territoire. Nos agriculteurs doivent d'ores et déjà faire des efforts importants. Et nous savons que la sécheresse cumulée avec des épisodes de canicule sont des facteurs aggravants des départs de feu.

Et c'est cette transformation que le ministre Béchut et le ministre Fénau en particulier pilotent pour justement planifier les moyens, faire face, mettre en place le plan sécheresse, convertir notre modèle agricole. Alors, face au changement climatique, nous avons décidé d'agir. Et depuis le 28 octobre dernier, sous l'autorité de la 1re ministre et des ministres Darmanin, Fort, Béchut, Fénau, un travail sans précédent a été engagé, en plus de ce que je viens de décrire, et aux côtés de tous nos parlementaires. D'abord, il y a un travail de mise à plat de nos habitudes, de nos moyens, de ce qu'on pouvait mieux faire en termes de coordination.

Et Hubert Falco, monsieur le ministre, monsieur le maire, cher Hubert, merci infiniment pour ce travail. Hubert Falco m'a remis ce matin son rapport. Il comporte sans cesse préconisations ambitieuses pour moderniser notre sécurité civile en matière de prévention, de réponses opérationnelles, d'organisations institutionnelles. Une partie est d'ores et déjà en train d'être mise en oeuvre. Notre partie va continuer d'alimenter le travail interministériel.

Mais très concrètement, le protocole l'EFAISTOS a été signé pour l'ensemble du territoire, va permettre une bien meilleure coordination avec nos armées, ce qui, on le sait, vous étiez un peu en avance de phase ici, mais va permettre d'être encore plus efficace. Mais ce travail et ce rapport va nous permettre justement d'améliorer la coordination, simplifier les moyens et permettre aussi à nos élus auxquels je veux rendre ici hommage, en particulier le travail que font les maires sur le terrain, que font les SDIS et présidents de SDIS, d'être beaucoup plus en souplesse et d'optimiser l'organisation avec toutes celles et ceux qui justement oeuvrent face à ces grands risques et à ces feux.

Au-delà de ce travail et de ce rapport, je voudrais insister sur trois éléments très simples en suivi, en quelque sorte, de mon discours d'octobre dernier. Les moyens, la meilleure anticipation et le reboisement. Les moyens, je le disais, on a beaucoup monté en capacité ces dernières années, mais ils ont été encore renforcés pour l'été 2023. Nous passons de 38 à 47 appareils. J'ai vu donc une partie des hélicoptères qui, depuis quelques jours, sont pleinement mobilisables et que c'était un des engagements de l'été dernier. Et un centre de coordination des moyens aériens a été mis en place ici à Nîmes.

Et donc nous continuerons la montée en puissance des moyens aériens sur la base justement de ce travail et de ce qui a déjà été fait, je dirais, d'un été l'autre et grâce à ce centre de coordination qui est une première et qui va nous permettre d'être beaucoup plus efficaces au plus près du terrain. De manière très concrète, qu'est-ce que ça va nous permettre de faire et qu'est-ce que nous allons faire ? Comme je l'ai dit en octobre dernier, on a relancé la filière des Canadair. Plusieurs d'entre vous ici m'avez alerté sur ce sujet et y sont ô combien intéressés. Le Canadair, qui est une fierté française, vous le savez, c'était la fin d'une histoire industrielle.

Nous l'avons relancé avec notre partenaire à Veland. On reprend la chaîne de production. On a un simulateur qui sera installé à Nîmes et qui permettra de faire ici l'avant-garde justement de l'industrialisation et on aura les deux premiers qui seront déployés au plus tard pour 2027 et ensuite, on va essayer d'accélérer la montée en charge. En parallèle, on travaille pour les bombardiers d'eau et pour pouvoir diversifier l'offre industrielle et avec nos grands industriels français pour avoir aussi des modèles qu'on adapte et qui nous permettront justement de compléter ainsi cette offre dans la durée.

Les financements des deux premiers Canadair, ils seront européens et j'insiste sur ce point ici même. L'engagement que j'avais pris en 2019, c'est de faire de cette base une vraie base européenne. Nous l'avons fait grâce à votre mobilisation à tous. Cette base qui est un trésor de notre sécurité civile française, elle est devenue une première européenne.

elle nous a permis dès 2020 et encore plus en 2021 et puis sous présidence française de l'Union européenne d'être un partenaire incontournable pour l'ensemble des autres pays européens, de faire de cette base une vraie base européenne, de nous mobiliser, qui pour la Grèce, qui pour l'Algérie et ailleurs lors des grands feux d'été 2021, vous vous en souvenez, d'avoir du coup aussi la solidarité européenne l'année dernière à nos côtés, nos amis allemands et méditerranéens également, ce qui nous a mis aux avant-postes de cette solidarité et ce qui nous a permis pour ces deux canadaires que j'évoque d'avoir un financement européen. Et je le dis parce que c'est aussi une chance, c'est une force.

Quand la France lance des idées, avance et forte en Europe, on a une Europe où nous sommes utiles et qui nous est utile et je crois que c'est ainsi qu'il faut la faire avancer. Les autres appareils, quant à eux, sont d'ores et déjà budgétés dans l'allopnie. Alors Nîmes restera et va rester l'épicentre de nos moyens, là où nous avons une maintenance exceptionnelle. Et je le dis parce que je connais vos chiffres, ils peuvent rendre jaloux beaucoup d'autres de nos composants. Le MCO est très performant ici. Et donc on va garder cela. On le renforce avec le centre de coordination.

Mais on a aussi beaucoup travaillé, je vous en remercie, sur le prépositionnement et le développement des moyens à travers tout le territoire. Et je le dis pour les élus à travers la France. On aura donc du prépositionnement d'hélicos et d'odaches qui seront possibles sur Bordeaux et qui vont nous permettre d'être plus efficaces quand la plaque sud-ouest sera sous pression. Et puis vous avez identifié 22 pélicandromes qui ainsi sur tout le territoire sont équipés.

Ils vont nous permettre, là aussi, de stocker du matériel, les retardants ou autres, et d'être plus efficaces lorsqu'il y a des opérations de coup de poing à mener, y compris sur les territoires sur lesquels nous n'avions pas l'habitude d'intervenir. Et de la Bretagne au Jura, on l'a vécu l'année dernière. Et cette efficacité, pour qu'elle soit au rendez-vous, il nous fallait mieux prévoir les choses. À côté de ces moyens, justement, de ce déploiement, c'est aussi les colonnes de renfort qui ont été augmentées. Je veux juste rappeler des chiffres tout simples. En 2021, on avait 20 colonnes. L'année dernière, sous la pression des événements, on est passé à 44.

et bien, on les passe désormais à 51 colonnes, ce qui est, vous le voyez, plus qu'un doublement entre 2021 et maintenant, avec un renfort de 3 660 sapeurs-pompiers. C'est de la mobilisation collective, c'est de l'optimisation du temps, c'est de la mobilisation de femmes et d'hommes, c'est aussi un autre travail avec nos réserves, les entreprises qui contribuent, et je veux ici le dire, mobilisation de toutes et tous, mais c'est ce qui va nous rendre plus efficace. Et je le mets en parallèle de ce que j'évoquais sur les moyens, c'est ce qui nous permet de développer un modèle, je crois, qui est une force française, solidarité territoriale, solidarité européenne.

On est solidaires avec l'Europe, on se projette, elle est solidaire, elle nous finance des matériels et vient à nos côtés, mais quand il y a un coup de grisou et un moment difficile dans quelques endroits du territoire, on a une capacité de mobiliser nos forces qui est exceptionnelle et que nous allons donc encore renforcer. Enfin, sur les moyens, c'est le pacte capacitaire qui se met en place, sur lequel je m'étais engagé en octobre dernier. Ça représente 150 millions d'euros, et je veux remercier les ministères de l'Intérieur et la Transition environnementale.

Les départements ont fait remonter leurs besoins, justement, en matériel, et l'Etat, grâce à ce pacte, cofinancera les investissements à hauteur de 66% en moyenne. Ce sont, pour être très concret, 1 100 engins supplémentaires, camions, véhicules de surveillance, etc., qui seront achetés avec ces moyens et qui permettront aux départements de mieux équiper leurs 10, d'accompagner aussi beaucoup de communes, je reconnais ici des maires amis qui ont été confrontés à ces événements, de mieux s'équiper. Ce sont ainsi 44 colonnes de secours et 66 groupes-feux qui viendront compléter notre dispositif.

Et donc, ce pacte capacitaire, il se déploie, on est au rendez-vous, et c'est un accompagnement très conséquent de nos collectivités. Ensuite, à côté de ces moyens, et c'est le deuxième axe sur lequel je voulais insister, il faut mieux anticiper. Alors, je le redis, les chiffres m'étaient donnés par le directeur général encore tout à l'heure, 95% des feux sont éteints avant qu'ils n'atteignent les 5 hectares. Donc, tout se joue si on anticipe, évidemment, si on évite les feux, mais si on anticipe et si on arrive à intervenir le plus tôt possible. Pour ça, nous avons là aussi déployé de plus en plus de choses.

D'abord, pour prévenir, avec le travail qui a été fait par le ministère pour informer les propriétaires, mais également les élus des communes les plus exposées, rappeler les responsabilités de débroussaillage. Et on va continuer ce travail d'information parce que c'est la meilleure des préventions. On l'a vécu sur beaucoup de territoires l'année dernière.

Accompagner aussi beaucoup des élus avec le fond vert qui a d'ores et déjà permis d'équiper qui, en caméra thermique ou en drone, ce qui sont des moyens, on le sait bien, d'alerte, et qui, au plus tôt, sur le terrain, permettent de repérer des débuts de feu et d'intervenir pour vous le plus rapidement possible et donc le plus efficacement possible. Et donc, on va continuer d'accompagner l'ensemble de nos collectivités les plus à risque pour, je dirais, à la fois la prévention mais également ces capacités de détection les plus précoces des feux qui sont en train de partir.

Ensuite, il y a le dispositif d'analyse météorologique qui est la météo-feu de forêt, celle-ci qui existe dans la zone sud. Nous l'avons étendue aux zones sud-ouest et ouest avec des renforcements de moyens humains de l'ONF et de Météo France que je remercie. C'est 10 ETP à Météo France et 100 équivalentements pleins dédiés à l'ONF. Et ces dispositifs, ce sont ceux qui vont nous permettre, intégrés aux états-majors de zone, là aussi, de beaucoup mieux prévenir et accompagner le travail qui est le vôtre, action de prévention mais aussi de lutte dès les départs de feu. Et puis enfin, en matière de prévention, c'est la météo des forêts, engagement pris en octobre que nous lançons aujourd'hui.

C'est extrêmement important et je remercie Météo France pour sa mobilisation. Météo France publiera chaque jour sur son site Internet pour la période estivale un bilan du lendemain et du jour d'après.

Ce qui va permettre de manière gratuite accessible à tous, évidemment à nos élus, évidemment à nos préfectures et à l'ensemble de nos moyens, mais si je puis dire surtout à nos compatriotes de savoir le degré de risque de leur forêt et d'avoir aussi une pédagogie sur les comportements à tenir et de rappeler les risques dans le département où on vit et parfois encore de manière plus fine et les bons comportements à tenir et évidemment tout ce qui est à éviter parce qu'il y a parfois, il faut bien le dire, de la négligence, du manque d'informations, de la méconnaissance. Et donc ce travail de transparence, d'information, de prévention est absolument clé pour responsabiliser chacun.

Et nous allons en parallèle continuer. Je veux remercier les maires qui sont déjà impliqués dans ce travail, continuer le travail de sensibilisation avec nos écoles pour que les plus jeunes et leurs familles soient là aussi dûment informés pour que les bons gestes soient adoptés. Et puis enfin, il y a l'effort de reboisement. Je l'avais dit, nous avons un objectif d'un milliard d'arbres replantés à horizon 2030. 150 millions d'euros ont déjà été mobilisés par France 2030. L'ONF a eu sa part avec 40 millions parmi ces 150 et a commencé déjà le travail. Et je veux dire ici à tous les agents ma confiance dans cette mission qui sera conduite.

Et puis l'ADEME gère les fonds pour tous les partenaires privés pour financer des projets de reboisement à la fois dans les forêts touchées par les incendies mais aussi dans les forêts qui souffrent du changement climatique. Et là aussi, les ministres sont très vigilants. Forêts qui sont touchées par les éléments de sécheresse, de squalite et qui aujourd'hui sont en train de fragiliser beaucoup de nos bassins et notre filière bois ce faisant.

Voilà les quelques éléments, en quelque sorte, le point à date avant le début de la saison que je voulais rappeler sur les engagements tenus, ce que nous sommes en train de déployer et les moyens qui vous sont donnés pour pouvoir aborder la saison qui vient. Elle aura sans doute des caractéristiques différentes de celles de l'année dernière parce qu'on le voit bien, on a une sécheresse encore plus forte et des rythmes qui sont sans doute plus concentrés sur la zone sud. Enfin, il nous faudra être comme toujours mobilisés, vigilants, adaptables. C'est, je le sais, votre quotidien et je vous en remercie. À côté de cela, nous savons qu'il nous reste encore beaucoup à faire.

Une quatrième unité militaire de sécurité civile verra le jour pour la zone de défense sud-ouest. Le ministre de l'Intérieur et des Outre-mer avec le directeur général auront à faire ses annonces dans les semaines qui viennent. Il y a un texte de loi en cours d'examen au Parlement qui permettra de renforcer les obligations légales de débroussaillement des forêts, ce qui est un point important. Et la plantation d'un milliard d'armes que j'évoquais se poursuit. Voilà, mesdames et messieurs, ce que je voulais vous dire aujourd'hui en vous redisant surtout, si je puis dire, à hauteur d'homme, mes remerciements pour votre engagement du quotidien.

Je sais les risques que vous prenez, l'engagement qui est le vôtre dès que le pire advient. Et quels que soient les grands risques naturels auxquels nous sommes confrontés et en particulier nos grands feux, nos incendies, vous êtes là pour protéger et pour sauver. Et vous faites partie de ces héros du quotidien, nous les célébrons lorsqu'ils tombent. Je voulais aujourd'hui aussi vous dire que j'étais à vos côtés pour vous donner les moyens d'avancer, de tenir, de faire votre travail et de protéger. Et donc merci de cet engagement qui est le vôtre, de ce travail du quotidien et de la tâche que vous remplissez avec beaucoup de fierté à juste titre. Je vous fais confiance.

Vive la République et vive la France. Merci.

Prise de parole du Président Emmanuel Macron depuis la base d’avions de la Sécurité civile de Nîmes. · Pourquijevote