Franck Allisio (RN) : "Je ne donnerai jamais une seconde chance aux pédocriminels"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
12. Vous êtes bien sur Sud Radio. Mon invité politique ce matin, c'est Franck Alisio, député Rassemblement national des Bouches du Rô.
Franck Alisio, bonjour. Bonjour. Et merci d'être avec nous au programme.
On va parler ce matin de l'interdiction des réseaux sociaux moins de 15 ans puisqu'il y a du nouveau, un vote attendu. Aujourd'hui, on parlera également du budget, censure ou pas, de la part du RN et de la présidentielle, mais d'abord la perpétuité. Donc pour les violeurs en série de mineurs de moins de 15 ans, la gauche avait supprimé cette mesure de la loi sur la protection des enfants.
Finalement, il y aura bien un nouveau vote aujourd'hui puisque le gouvernement a décidé bien de de proposer une seconde délibération aux députés. À vous. Est-ce que vous vous félicitez de de la décision du gouvernement Francisio ?
Ah, bien évidemment, et je me scandalise surtout euh du vote des 41 députés de gauche, principalement à Lfi, mais vous avez également euh des écologistes euh qui sont revenus euh sur cette disposition euh qui me paraît évidente évidente. Euh on ne parle pas de perpétuité euh incompressible, on parle de perpétuité, c'est quelque chose qui serait susceptible de remise de peine. On parle de violeur d'enfants récidivistes. jusqu'où l'idéologie, la folie, le cynisme, je ne sais pas comment on l'appeler, de l'extrême gauche, de la gauche et de l'extrême gauche dans ce pays et dans cet hémicycle va aller.
Vous auriez pu bloquer la gauche à ce niveau la semaine dernière, je regardais seul 13 des 122 députés RN étaient présents. Vous auriez été un peu plus nombreux, vous auriez bloqué ce vote de la gauche contre cette perpétuité pour les violents en série d'enfants. un certain nombre de nous avaient une délégation de de vote.
Euh mais le plus le plus essentiel, c'est d'être là cet après-midi, d'avoir une délégation de vote et de s'y opposer. Euh moi, non seulement je suis pour une la perpétuité euh mais pour une perpétuité incompressible, une perpétuité réelle. C'est dire on est sur quelque chose, enfin on parle de de ce qu'il a de plus sacré, on parle du viol d'enfant.
Là-dessus, Marine Le Pen a toujours été la première et la plus claire sur ces questions il y a 10 ans, il y a 15 ans. Alors à l'époque où où dans les médias, il n'était pas comment dire, il n'était pas facile de parler de ça. Il n'était pas facile de dénoncer les écrits à l'époque de Frédéric Mitteran, les propos à l'époque de Daniel Conbendit, toute cette forme de permissivité qui nous était hérité de 68 qui avait été qui avait été écrite de plusieurs fois notamment dans dans le journal libération.
Vous iriez jusqu'à dire cela ? Ah quiment oui. En tout cas de Oui. une forme de de laxisme, de laisser faire, de de compréhension de les médias, une partie du monde politique à regarder ailleurs.
Marine Le Pen a toujours été très clair. L'a toujours rappelé, vous rappelez certaines émissions qui étaient particulièrement euh ardu où où elle se confrontait euh à Con Bendit et et et à d'autres sur ces questions. Il y a rien de plus sacré, voilà, que que les enfants.
Il y a rien de plus sacré, voilà, il a rien de plus de plus ignoble que le que le viol des des mineurs. Donc, je suis non seulement pour une perpétuité, mais une perpétuité réelle pour le coup. Il faut de manière générale que dans notre code pénal, c'est dans notre projet, il y ait une perpétuité réelle.
C'est-à-dire que certaines personnes qui sont un danger public et qui le seront toujours ne puissent plus jamais euh sortir de de prison. soit définitivement euh mis euh hors hors de hors de hors de nu. Exactement.
La gauche la gauche qui donc va voter contre cette perpétuité pour les violeurs euh en série de de mineurs. La gauche qui dénonce une surenchère et du populisme pénal. Un manque de moyen pour prévenir la récidif puisqu'il en est question en l'occurrence parce que ce n'est pas une perpétuité réelle.
Éric Crel, l'insoumis qui déclare que les pédocriminels ne sont pas forcément incurables. Vous vous jugez comment c'est ces prises de position à gauche ? Franck Alisio ?
Je ne donnerai jamais une seconde chance à des pédocriminels. Voilà, c'est clair. Cette affaire de donner une seconde chance euh à des gens qui ont porté atteinte à des enfants qui sont des dangers publics.
Je ne pas je ne partage pas cette opinion. Bien évidemment, je ne comprends pas ce qui fonde CS chez vous affirment que la gauche est complice des violeurs d'enfant. C'est très lourd de dire cela.
Non. Bah en tout cas, un de leurs candidats et un de leur cadres avait été euh et aujourd'hui poursuivi euh pour violen oui mais attendez quand nous on va chercher jusqu'au dernier de nos de nos suppléants pour vérifier ce qu'il a dit sur les réseaux sociaux il y a 15 ans, nous nous faisons très attention et bien manifestement là aussi certains médias ont une grande mensuétude envers l'extrême gauche quand On a eu des personnes comme ça dans ses rangs, on essaie d'être justement exemplaire dans ces dans ces votes et ces prises de position ce qu'ils ne sont pas. Vous l'avez dit, vous voulez aller plus loin avec une perpétuité réelle.
Là, c'est une perpétue simple avec de possibles remises de peine. En attendant en attendant éventuellement d'arriver au pouvoir et de voter cette perpétuité réelle, est-ce que vous êtes en faveur de la castration chimique pour pour ces violeurs ? C'est pas ça existe pas aujourd'hui dans le droit français.
Est-ce que vous y êtes favorable ? Tout ce qui peut les mettre hors d'état de nuire, tout ce qui peut protéger les enfants, tout ce qui fait que l'on réaffirme sans arrêt, que l'on est du côté des victimes et non des bureaux. Et bien nous serons euh pour en tout cas la question, écoutez à titre personnel, ça ne me choquerait pas maintenant la question est à poser à mon président de parti et et à ma candidate à l'élection à l'élection présidentielle.
Mais vous avez un avis personnel et vous nous l'avez donné Franck Alisio, député rassemblement des Bouches du Rô. Parlons des réseaux sociaux maintenant et de leur interdiction au moins de 15 ans. Vote prévu aujourd'hui dans les deux chambres, est-ce que le RN votera en faveur de ce texte ?
Oui, nous voterons en faveur de ce texte euh dans le sens où comment dire, il faut pas confondre comment c'est c'est pas la seule raison aujourd'hui euh du certaines certaines dérives du côté de de de la jeunesse, notamment la délinquence et les criminels euh mineurs. Mais euh on voit bien l'effet néfastte des réseaux sociaux. D'ailleurs, il n'y a pas qu'en France, dans beaucoup de pays européens, euh une telle législation a été prise.
En Australie, une même législation a été prise. Ça va plutôt euh dans le bon sens. Il faut faire attention à ce qu'évidemment il n'y ait pas euh un excès de de de transparence qui deviendrait liberticide, mais sur le principe et là, je pense qu'il y a quand même une unanimité quasiment dans l'hémicycle sur cette sur cette décision. un un mot hein, puisqu'on parle des réseaux sociaux, Franck Alisio sur ce rapport qui fait polémique rapport sur la désinformation au Sénat qui propose la création d'un observatoire indépendant.
L'un des auteurs de ce rapport euh Laurent Lafoncentrice qui dit qu'il il s'agit de lutter contre les ingérences intérieures sur ces réseaux sociaux. Est-ce que vous êtes favorable à la création d'un tel observatoire ? Alors, typiquement, voyez, je parlais de dérives liberticides qu'il faut toujours euh dont il faut toujours se prémunir dans la loi.
Euh là, nous y sommes. Euh moi, je ne sais pas je ne sais pas ce que c'est. Euh je ne sais pas si c'est la création euh d'un ministère de la vérité, euh c'est-à-dire le cauchemar, la dystopie euh d'Orwell 1984 qui se qui se réaliserait.
Moi, je ne sais pas. Ah ben je sais pas par exemple ce qui est une ingérence intérieure. Critiquer le gouvernement, c'est une ingérence intérieure.
Euh parler d'un sujet, d'un thème sur un sur un plateau de radio, de de télé, c'est une ingérence intérieure. Euh et puis qu'en est-il de la liberté d'expression ? Un chef d'entreprise ne pourrait plus s'exprimer sur la conduite des affaires de l'État.
Mais ça veut dire que son entreprise elle-même du coup elle ne pourrait pas il ne pourrait pas s'exprimer. Alors, ça veut dire que un média c'est une entreprise, une chaîne de télé, une radio, c'est une entreprise. À quel moment on va venir contrôler ce qu'un journaliste dit ou ne dit pas ?
À quel moment euh un parti, un parti c'est une association, jusqu'où une association peut s'exprimer, jusqu'où un syndicat peut s'exprimer, à partir de là, euh tout est remis en cause. On entre dans véritablement une dictature de la pensée et ça serait la la fin de la démocratie libérale telle qu'on l'entend aujourd'hui avec une liberté d'expression. Donc, il faut faire très attention avec de telles dérives.
Moi aujourd'hui, je ne sais pas ce qu'est euh une ingérence intérieure si ce n'est l'opposition tout simplement. Et l'opposition, c'est ce qui fonde la démocratie. Franck Alisio, la loi d'urgence agricole, elle a finalement été adoptée, ça y est, hier soir à l'Assemblée nationale avec la réintroduction à titre dérogatoire.
C'est ce qui faisait débat de deux pesticides dont la camiride. C'est c'est une victoire selon vous l'adoption de ce texte. En tout cas, on l'a voté et ça va dans le bon sens.
Ça ça aide nos agriculteurs. Moi j'ai une règle, je ne fais pas monter mais que ce soit nos agriculteurs ou d'autres secteurs d'activité français, je ne fais pas monter les entreprises françaises, les agriculteurs français, les entrepreneurs français avec les mains liées sur le ring de la concurrence et de la compétitivité internationale. à nos règles que les importations que les entreprises étrangères qui viendrait comment dire produire vendre dans notre pays ne serait pas soumise à à ces règles.
Voilà, il n'y a pas de concurrence déloyal et on n'organise pas la concurrence déloyale contre ses propres entreprises, contre ses propres agriculteurs. À partir de là, nous avons voté cette loi. Franck Alisio, j'aimerais entendre la position du RN à propos de cette recommandation, vous l'avez vu, de la haute Autorité de Sensé, qui qui recommande de rendre le la vaccination contre la grippe obligatoire pour tous les professionnels de santé.
Vous y êtes favorable ou pas au Rassemblement national ? En pleine canicule, en pleine saturation de nos hôpitaux alors que nos soignants souffrent, que nos soignants peinent à accomplir leur tâche au quotidien. venir imposer une obligation vaccinale maintenant.
La réponse est non. Voilà, on a rien contre contre la vaccination. Globalement toujours plutôt souhaitable.
Une obligation vaccinale avec des des sanctions, ce serait incompréhensible qu'on laisse nos soignants travailler tranquillement. Leur métier est déjà assez difficile au quotidien. N'allons pas leur courir après avec encore des réglementations, encore euh des des des obligations euh et des sanctions.
Venons au budget. Franck Alisiao, je rappelle, vous êtes député Rassemblement national des Bouches du Rô, un budget 2027 qualifié par le gouvernement de sauvegarde républicaine. À quelques mois de la présidentielle, est-ce que le RN exclut d'ors et déjà de censurer le gouvernement ?
Vous ne prendrez pas la responsabilité de faire tomber Sébastien Lecnu ? Ce ce budget sera un non budget. De même que ce gouvernement est un non gouvernement.
Vous avez compris que depuis le Cornu 2 ou je ne sais plus quel quel numéro, plus rien ne se fait. Il ne se passe il ne se passe plus rien. On ce gouvernement gère les affaires courantes.
On attend un véritable gouvernement. On attend une véritable alternance. [grognement] Il faut que ce budget passe très vite et que la prochaine majorité euh et le prochain gouvernement que j'espère dirigé par Jordan Bardella sous-présidence de Marine Le Pen face à à nouveau et pour un véritable budget de rupture avec tout ce qui se fait depuis 10 ans depuis 30.
Vous nous le confirmez pas de censure ça c'est non pour le RN à l'automne sur ce budget. Écoutez [grognement] encore une fois c'est notre groupe, c'est Marine Le Pen notre présidente. C'est Jordan Bard notre présente groupe qui nous prendrons la décision collectivement.
Mais aujourd'hui, ce budget n'aura aucune conséquence puisque ce sera un budget d'affaires courantes. Ce sera un budget qui va poursuivre le budget précédent. le gouvernement n'a plus les moyens euh d'appliquer quoi que ce soit euh comme réforme ou comme volonté politique.
Voilà, que ce que ce gouvernement se prépare à partir et que les Français se préparent à faire un véritable choix en rupture ou à nouveau on cherche à créer de la richesse, à créer de la croissance dans ce pays ou donc on baisse les impôts parce que la baisser les impôts c'est la meilleure c'est le meilleur moyen de créer de la croissance et donc de relancer la machine et donc de juguler notre dett et nos déficits. justement la présidentielle Franck Alio Emmanuel Macron, vous l'avez vu qui appelle à se méfier des sondages prédisant la victoire de Marine Le Pen en 2027. Ça vous fait réagir ?
Qu'est-ce que vous répondez au chef de l'État ? Mais il a tout à fait raison de se méfier des sondages. Moi-même, je me méfie des sondages.
Les sondages, c'est une photographie à un moment donné. Nous les sondages nous obligent parce que faire la course en tête pour l'instant c'est d'autant plus de responsabilité, d'autant plus de de prudence et d'autant plus de de volonté acharnée à convaincre les les Français. Donc donc vous êtes d'accord effectivement avec ces propos des d'Emmanuel Macron ?
Il faut tout le temps être prudent. Il fallait qu'il le soit également quand les sondages le le servaient. Nous, on a toujours été très très prudent face au sondage au notamment en 2021 2022 lorsqu'il nous desservait.
On garde la tête froide, on garde le le calme des vieilles troupes et puis bah les sondages sondent et nous militons, nous sommes sur le terrain. Euh nous sommes là a priori pause du RN pendant l'été, pas de meeting, pas de déplacement prévu. On a toujours pas de programme. laisser quelques semaines de repos et au français et à Marine Le Pen et et à sa future équipe de campagne pour pour pouvoir reprendre du souffle, s'oxygéner, ne pas faire de la politique entre le 1er août et le 15 août, c'est pas trop demandé, je je pense.
Surtout qu'on va avoir une année une année présidentielle très importante, une année politique très importante pour nous en tant que élu, en tant que candidat, mais aussi pour les Français. Jordan Bardella qui plaide pour un gouvernement d'union nationale en cas de victoire. Ça reste encore assez flou tout cela.
Il tend la main à qui concrètement ? À Bruno Rotaillot par exemple. Mais encore ça reste encore assez flou.
On est à plus d'un an et un gouvernement de l'Union nationale ça va se réfléchir. Ça va commencer à se réfléchir entre les deux tours de l'élection présidentielle. Ça va surtout se réfléchir après le second tour de l'élection présidentielle.
Vous discutez déjà avec Bruno Rota à discuter avec Bruno Rota. Ah je n'en sais rien pour l'instant. Bruno Rota est candidat à la présidentielle.
Pour l'instant, Bruno Rota a été le ministre d'Emmanuel Macron, le ministre qui a participer donc à des gouvernements macronistes qui ont fait du mal au pays, qui n'ont pris aucune décision salvatrice pour le pays. Donc pour vous, il n'a aucune vocation à intégrer un gouvernement d'union nationale pour le politique. Jamais ça ça ça n'existe pas.
Il faut réfléchir, il faut il faut voir comment monsieur Rotaillot évolue. C'est à monsieur Rotaillot de clarifier sa position. C'est à monsieur Rotaillot de dire les choses d'évoluer.
Nous, par définition, nous tendons la main à tous les Français. Nous tendons la main à tous ceux qui veulent rompre avec le macronisme qui maintenant est terminé, Dieu merci. Et qui veut question vous dites vous tendez la main à tous les Françis ?
Est-ce que des personnalités de gauche pour intégrer ce gouvernement d'Union nationale ? Encore une fois, c'est à eux de clarifier parce que tous les gens, toutes les personnes politiques et non politiques d'ailleurs qui nous rejoindront nous rejoindront sur notre projet sur le projet de la candidate Marine Le Pen, sur le projet de la présidente Marine Le Pen. [raclement de gorge] Une majorité présidentielle par définition ça dépasse le parti présidentiel strict insu.
Mais à partir de ce n'est pas une union des droites, ce serait une union nationale, on est d'accord. Ce serait une union nationale clairement. Ce serait une union pour la France.
Encore une fois, on est dans dans une démarche personnalité auudessus de la droite et de la gauche, il y a l'intérêt de la France. Voilà. Si demain il y a des personnes de vous savez dans nos électeurs, il y a des gens qui sont venus de la gauche, il y a des gens qui sont venus de la la droite.
Moi à titre personnel, je viens de la droite mais d'autres personnes pourraient nous rejoindre. J'ai Laurent Jacobili qui nous parlait notamment d'Arnaud Montebourg. Vous pensez à quelqu'un d'autre par exemple ?
Je pense à mon au Mondebour mais on peut en penser à d'autres personnes. Vous savez moi à Marseille j'avais dans ma dans ma liste j'avais j'avais des centristes dans mes électeurs, j'avais des électeurs de de de gauche. Donc il faut laisser tous ceux qui veulent nous rejoindre nous rejoindre à condition que ce soit dans la sincérité et sur des convictions, c'est-à-dire sur le projet de Marine Le Pen.
Merci beaucoup Franck Alisio, député Rassemblement national des Buron. Merci à vous d'avoir été avec nous ce matin sur Sud Radio.
Franck Allisio