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Podcast / conversationAntoine Léaument· 26 avril 2025 28 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileEurope & internationalSolidarités & familleJustice

Palestine, Pape François, Bétharram, Film Fanon- L'actualité politique de la semaine

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 11:36Invité politiqueFait
    « Netaniaahu a décidé d'annexer 30 % de la surface de Gaza »
  • 25:57Invité politiqueFait
    « dans le programme de la France insoumise se pose la question de la semaine de 4 jours »

Temps de parole

  • Antoine Léaument100 %

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Antoine Léaument

[Musique] Bonjour à toutes et à tous et bienvenue pour l'actu politique de la semaine. Cette semaine, il y a cinq sujets dont j'ai envie de vous parler. D'abord, je vous parlerai de la mort du pape François et des enseignements politiques qu'on peut tirer à ce sujet. Je vous parlerai aussi de la polémique sur faut-il ou pas mettre les drapeaux en berne. Le deuxième sujet dont je vous parlerai, c'est des rebondissements dans l'affaire Betaram puisque la fille de François Berou a pris la parole sur ce sujet et contredit la version de son père.

Le troisème sujet dont je veux vous parler, c'est de ce qui se passe en Palestine et du renouveau de la lutte qui a lieu dans notre pays et dans le monde sur ce sujet. Et j'ai l'impression que là les lignes sont en train de bouger. En tout cas, je l'espère mais je vous en parlerai rapidement. Le 4è sujet dont je veux vous parler, c'est vous donner quelques conseils culture puisque j'ai été voir une exposition et un film dont je veux vous parler un petit peu rapidement mais qui se rejoignent sur la question de la colonisation et du racisme. Le 5e et dernier sujet dont je vous parlerai c'est du 1er mai pour vous appeler à manifester. Allez, on commence sans plus attendre.

Mais avant, comme à chaque fois, je vous invite à vous abonner à ma chaîne en n'oubliant pas de cliquer sur la petite cloche pour recevoir les notifications et en particulier si vous êtes quelqu'un qui regarde régulièrement mes vidéos, je vous invite à vérifier que vous êtes bien abonné, que vous avez bien activé la petite cloche pour recevoir les notifications parce que souvent et ben il y a plein de gens qui regardent, qui sont pas forcément abonnés et qui du coup peuvent rater des vidéos que je publie sur d'autres thèmes. Donc je vous invite vraiment à le faire. Je commence donc avec mon premier thème qui est le décès du pape François.

Alors évidemment, il s'agit d'un responsable religieux et pour ce qui concerne la partie religieuse, je n'ai rien à dire sur le sujet et comme responsable politique, je m'astreins à une règle assez stricte, même par rapport à d'autres qui peuvent avoir une règle qui est un petit peu différente. Mais moi, pour ma part, je ne commande pas la religion. Je ne participe pas non plus à des événements qui peuvent être de près ou de loin associés à la religion.

Et ce dont je veux vous parler, c'est du message politique qu'il a pu porter et compte tenu de sa place particulière et singulière à la fois de chef d'état, de chefs religieux, mais surtout de personne qui est écoutée et qui dont les mots peuvent être entendus très largement. Mais surtout, moi je veux vous parler des positions politiques qu'il a tenu. Alors, je vais peut-être commencer par dire ce avec quoi je suis en désaccord complet. Euh comme ça, ça vous permettra de voir aussi que je mets à distance le personnage, mais sur la question euh de l'IVG ou de l'homosexualité, il a été euh assez traditionnellement une personne qui euh défendait la logique de sa propre doctrine religieuse.

Et sur ce point-là, il ne s'est pas inscrit du côté des progressistes. sur d'autres sujets. En revanche, cet homme a pris la parole à de nombreuses reprises et sur de nombreux sujets qui rapprochent des combats politiques que nous avons porter et que nous portons avec la France insoumise sur la question de la liberté du peuple palestinien, de la fin du génocide à Gaza sur la lutte nécessaire pour que le peuple palestinien puisse avoir un état et pour que s'arrête la guerre terrible qui a lieu dans cette zone là du monde. Et bien, on peut dire que François était sur ce sujet-là quelqu'un d'actif sur d'autres sujets aussi et en particulier sur les sujets économiques.

Il a été décrit par certains comme le pape parce que il a souvent parlé de la question de la pauvreté et surtout il l'a fait d'une manière qui me semble être une manière intéressante en tout cas politiquement pour nous c'est que il a porté la question de la responsabilité du capitalisme de la responsabilité du marché de la responsabilité de l'égoïsme de certains qui pour s'enrichir toujours plus place d'autres personnes dans des situations de pauvreté et cette situation de pauvreté il ne l'a pas découpé en morceaux.

C'est-à-dire que contrairement à d'autres et bien il a parlé aussi des personnes exilées, des personnes qu'on va qualifier de migrantes dans le vocabulaire commun et médiatique mais qui sont en réalité des personnes exilées, c'est-à-dire des personnes qui quittent leur pays contraintes et forcées par la situation de leur pays. Et souvent ces situations sont au nombre de trois. Il va s'agir des guerres et nous n'avons nous avons nous souvent des responsabilités dans certaines guerres.

Donc les guerres, le changement climatique, là encore, nous avons des responsabilités aussi sur ce changement climatique, en particulier les pays les plus industrialisés qui sont les plus créateurs de pollution qui participent à ce changement climatique. Et puis enfin l'économie euh de ces pays, la pauvreté euh de ces pays. Et là encore, nous avons une responsabilité euh nous puisque avec les accords de libre échange que nous mettons en place et bien nous appuvrissons l'économie d'un certain nombre de pays.

Je sais pas si vous vous souvenez, j'avais parlé une fois de des échanges que nous avons par exemple avec la Côte d'Ivoire, nous la France, alors que Eric Sioti ce jour-là se plaignait de l'immigration ivoirienne, et bien j'avais dit que si la France arrêtait de voler par les échanges extérieurs 450 millions d'euros par an à la Côte d'Ivoire, peut-être que l'économie de la Côte d'Ivoire serait plus forte si jamais nous n'étions pas dans cette logique d'échange inégaux vis-à-vis de ce pays, mais vis-à-vis d'autres pays en réalité. également.

D'ailleurs, si vous allez regarder dans le détail des échanges qu'on peut avoir avec d'autres pays, vous voyez que dès que le rapport des échanges économique s'inverse, comme par exemple ça peut être le cas en Algérie aujourd'hui puisque nous sommes en déficit vis-à-vis de l'Algérie, nous la France, et bien vous voyez à quel point il y en a certains qui sont très tendus et très sur les nerfs dès lors que ces échanges économiques s'équilibrent voire s'inversent.

Je pense en particulier à monsieur Retaillot bien sûr, mais voilà, sur ces sujets en tout cas, le pape François a été quelqu'un qui euh apportter une parole qui pour un homme euh qui est à son poste particulier change tranche avec euh ce que d'autres discours ont pu être. Il a aussi porté la question et ce sera le dernier point que je mettrai en avant, mais du changement climatique et il a parlé de ce sujet-là là encoreant la responsabilité du capitalisme.

Donc sur un certain nombre de sujets finalement il a participé à porter une parole entendue écoutée en France, en Europe, dans le monde d'une manière générale qui était assez en phase avec un certain nombre de choses que nous avons dit nous-mêmes. Mais ensuite et bien François reste un responsable religieux. Et comme responsable religieux, et bien la France n'a pas à mon sens à lui rendre hommage. C'est-à-dire que nous n'avons pas à mettre les drapeau en berne comme cela a été décidé par François Beou. Alors on pourrait dire c'est un chef d'état et donc pour un chef d'état on va mettre les drapeaux en Berne.

C'est je crois ce qui avait été fait au moment de la mort d'Élisabeth II et on pourrait se dire ça mais il n'est pas seulement précisément chef d'état, il est aussi chef religie. Et c'est la raison pour laquelle ce mélange qui existe entre ces deux fonctions rend la chose compliquée et rend l'examen compliqué de cette situation particulière. Mais surtout ce qui est choquant, c'est que François Berou décide maintenant de mettre les drapeaux en berne alors même que il y a quelques années, il disait lui-même qu'il ne fallait pas mettre les drapeaux en berne pour la mort d'un chef religieux et ça concernait le pape précédent à ce moment-là. Donc il a soit changé d'avis, soit changé de ligne.

Et quand nous disons nous que ça n'est pas une chose normale de faire ça, de mettre les drapeaux en berne pour un chef religieux, et bien on nous répond "Ah mais c'est parce que c'est le pape des pauvres." Ça très bien. Je viens de vous dire justement que cette partie-là, j'étais d'accord mais ça ne change rien au fait qu'il reste pape et qu'il reste chef religieux et que donc la France comme République laïque n'a à mon avis pas à donner à un chef religieux en particulier parce que cela donne ensuite l'impression que c'est à une religion en particulier des honneurs particuliers de la République française. Voilà en tout cas ce que je voulais vous dire sur ce sujet.

Je ne fais pas beaucoup plus long et je passe à mon deuxième sujet qui est les derniers rebondissements dans l'affaire Betteram parce que aujourd'hui il y a un nouveau témoignage qui est celui de la fille de François Beirou qui dit avoir elle-même été victime de violence ce dont son père n'était pas au courant. Mais ça n'est pas le sujet familial dont je veux parler.

Ce qui m'intéresse, c'est que son témoignage est un nouveau témoignage qui vient euh invalider la parole de François Berérou, non pas sur la question des violences parce que on peut entendre que il n'est pas été au courant et et sa fille lui-même le dit et donc d'une certaine manière ça c'est une affaire qui regarde d'abord la famille de François Berou et ça c'est pas mon sujet. J'ai pas j'ai pas envie de parler de de ce sujet-là. Par contre, ce qui nous regarde, je pense d'assez près, c'est que sa fille dit que François Berou a été voir le juge Mirand et est donc intervenu dans l'affaire du père Caricar.

Or, précisément, c'est l'un des éléments que jusqu'à présent François Beirou a ni alors même que deux gendarmes ont confirmer l'idée que enfin ont confirmé le fait que François Berou était bien allé discuter avec le juge Mirant dont un de ses gendarmes l'a fait en commission d'enquête sur ce sujet avec vous le savez Paul Vanier et Violette Spielboot qui sont donc l'un député de la France insoumise, l'autre député de Renaissance, le parti de Emmanuel Macron. Donc c'est ça qui fait un un nouvel élément dans cette situ et je vous l'avais dit la semaine dernière, je crois, mais François Berou le 14 mai va être en audition devant la commission d'enquête justement de l'Assemblée nationale.

Et dans cette commission d'enquête, il n'a que deux choix, il n'a que deux issues à cette commission d'enquête. Soit il ment de nouveau, c'est-à-dire que au regard de l'ensemble des témoignages qui existent sur son implication dans cette affaire, et bien il fera la démonstration qu'il m. Or, ça c'est interdit puisque dans une commission d'enquête, on doit dire la vérité que si on ne dit pas la vérité, on est on commet un crime de parjure. C'est-à-dire qu'on renit la parole qu'on a donné en tout début de commission d'enquête de dire toute la vérité, rien que la vérité.

Et c'est très solennel, c'est-à-dire moi dans dans la commission d'enquête que je mène aussi comme rapporteur sur l'organisation des élections en France, chaque fois qu'on commence une audition, toutes les personnes qui sont auditionnées doivent jurer de dire toute la vérité, rien que la vérité. Et c'est précisément du fait même qu'ils ont juré queon peut ensuite euh les accuser de crime de parjure si jamais euh ils ont euh renier leurs paroles. Mais donc là, François Berou a que deux issues. Soit il m de nouveau, donc là on le saura, je veux dire au bout de plusieurs témoignages qui vont quand même dans le même sens, ça commence à faire beaucoup.

Soit il dit la vérité, enfin je je j'aimerais dire soit il dit cette vérité et alors cela voudra dire qu'il a menti auparavant. Donc c'est un peu une voix sans issue de toute façon cette ce cette audition du 14 mai pour François Berou et je je j'attends de voir comment il va décider de de prendre la chose parce que moi il me semble qu'au bout d'un moment le mensonge a assez duré et qu'il est temps de dire la vérité surtout sur un sujet aussi euh marquant aussi important aussi crucial que celle des violences qui sont faites aux enfants et en particulier que celle des violences sexuelles. qui sont faites aux enfants.

Donc je pense que cette séance du 14 mai euh de la commission d'enquête qui s'intéresse aussi à l'affaire Betaram mais pas seulement hein, c'est la question de l'éducation du manager général et je pense j'espère que ce sera un moment une heure de vérité pour François Berou. Mon troisème sujet c'est donc ce qui se passe en Palestine et ce qui se passe en France sur la lutte pour le peuple palestinien. Alors en Palestine, vous le savez, après un cesser le feu, Netaniaahu a décidé de reprendre sa guerre génocidaire, faisant à nouveau de nombreux morts et dépassant le chiffre tragique des 50000 personnes qui ont été tuées.

Essentiellement, encore une fois, ce sont des femmes et des enfants qui se font tuer dans cette guerre génocidaire de Netaniau. Pourquoi je veux vous en parler ? parce que Netaniaahu a décidé d'annexer 30 % de la surface de Gaza. Je dis bien d'annexer, de coloniser 30 % parce que j'ai entendu, j'ai lu dans les médias queon parlait de zone tampon ou de je ne sais quoi qui vise à encore une fois affaiblir ce qui est en train de se passer. Non, ça n'est pas une zone tampon, ça n'est pas la prise de contrôle, c'est une annexion, c'est une volonté colonisatrice qui se révèle dans cette volonté de d'obtenir une grande partie de la surface de Gaza.

Que dirait-on si une puissance étrangère s'emparaît de 30 % de la surface de l'hexagone que de Paris à Brest en passant par Lille et bien il y avait une force étrangère qui décidait d'occuper cette zone là et de commencer à s'implanter dans cette zoneel. Ben bien sûr, nous serions très en colère et ce serait légitime. Et ben, c'est exactement ce qui est en train de se passer dans la bande de Gaza. Et j'essaie de vous le dire avec des éléments qu'on peut comprendre nous en France, mais c'est extrêmement choquant ce qui est en train de se produire. Et ça va dans le sens des propos de Donald Trump qui avait dit vouloir faire de la bande de Gaza la nouvelle côte d'Azur.

C'était ça les mots qu'avait utilisé Donald Trump pour parler de Gaza. Cette situation si particulière, elle exige dans le reste du monde que nous soyons très mobilisés. Et justement, ce qui euh me donne du beau moque cœur d'une certaine manière dans cette situation tragique, c'est que un peu partout dans le monde, il y a une organisation collective de nouveaux rassemblements, un renouveau d'une certaine manière de la lutte sur ce sujet qui n'a jamais cessé hein en dépit de toutes les répressions sur le sujet, mais il y a une forme de renouveau, de réactivation de la lutte.

Ça se passe aussi en France et je suis vraiment très fier d'avoir vu que du côté des jeunes de Sciencepo Paris et des jeunes de la Sorbonne, il y a eu coup sur coup deux mobilisations qui ont eu lieu l'un après l'autre, un jour après l'autre deux mobilisations qui ont eu lieu pour la Palestine. Je veux vous dire que je considère que les jeunes gens qui se mobilisent après des mois et des mois de lutte, après des mois et des mois de répression parce que ils sont réprimé ces étudiants qui se mobilisent, certains sont censés passer en conseil disciplinair et sont jusqu'à présent suspendus de cours.

C'est-à-dire que ils ont réussi pour certains à intégrer science, mais on les empêche d'accéder au cours, on les suspend en raison de leur mobilisation pour le peuple palestinien. Moi, je veux dire l'honneur de ces jeunes gens et la honte de ceux qui leur font des procédures pour les empêcher d'étudier. L'honneur de ces jeunes gens parce qu'ils sont précisément la mauvaise conscience de tous ceux qui veulent regarder ailleurs. Oui, ils sont la mauvaise conscience de ceux qui détournent le regard quand il voi que des femmes et des enfants se font tuer. Parce que nous, vous savez, on ne fait pas le tri dans l'humanité.

Nous, on considère que quand des jeunes gens se font tuer, que quand des femmes et des enfants se font tuer dans le cadre de guerre coloniale, et bien nous avons une solidarité avec toutes celles et ceux qui perdent leurs proches et qui voient leurs enfants mourir. Et ça, ça devrait être la base de l'humanité.

S'il y avait pas une forme de racisme, de mise à distance de la situation des Palestiniens, nous nous rendrions je pense tous compte de l'horreur que représente cette guerre génocidaire de Netaniaahu dans cette bande de Gaza, mais aussi de l'horreur que représente le renouveau de la colonisation en 6 Jordanie qui n'a jamais cessé mais qui dans la période particulière que nous sommes en train de vivre s'est accéléré, c'est accentué et la question de la 6 Jordanie ne doit pas être laissée de côté quand on parle de ce qui se passe à Gaza. Donc moi, je voulais vraiment dire merci aux jeunes gens qui se sont mobilisés dans les derniers jours là sur ce sujet de la Palestine.

Et je veux dire aussi à toutes celles et ceux qui se demandent ce qu'ils peuvent faire, organisez-vous, organiser des rassemblements, des manifestations. Ça n'est pas nécessairement le nombre qui fera le fait que vous avez agiement, c'est la visibilité de vos actions. Si vous agissez, vous obligez tous ceux qui vous voient agir à se poser la question. à se dire "Mais pourquoi font-ils ça ?

Pourquoi sont-ils encore mobilisés alors même que ça fait des mois et des mois de guerre Bah précisément, c'est ça qui joue le plus fortement, c'est que d'un seul coup, vous obligez des gens qui ne veulent pas se poser la question, qui ne veulent pas voir, parce que c'est horrible de regarder en face ce qui se passe, mais vous obligez des gens qui veulent rester neutre d'une certaine manière dans cette situation à s'engager, à prendre partie, au moins à se questionner l'espace d'un instant quand ils vous auront vu vous mobiliser avec vos drapeaux et vos pancartes.

Donc moi, je voulais vraiment vous appeler à à ces mobilisations, féliciter, remercier les jeunes gens qui le font et dire que la lutte ne s'arrête jamais tant que continuera et le génocide et la guerre et la colonisation en Palestine. Force et honneur au peuple palestinien et force et honneur à toutes celles et ceux qui se battent pour la dignité et la liberté du peuple palestinien. Voilà ce que je voulais vous dire. 4è sujet dont je veux vous parler, c'est un sujet culture.

Alors, ça m'arrive pas souvent de vous faire des conseils culture, mais là, il se trouve que on a profité de la pause parlementaire pour aller voir la l'exposition qui a lieu à Beaubourg qui s'appelle Paris Noir et pour aller voir le film Fanon que je vous recommande. Alors, plusieurs choses à vous dire.

D'abord sur l'exposition Paris Noire, il s'agit d'une exposition qui vise à visibiliser euh toute une production euh artistique, politique, littéraire euh qui a eu lieu entre les années 1950 et les années 2000 et qui souvent est invisibilisé du fait de la colonisation ou du fait de l'esprit raciste qui peut subsister dans euh en France encore aujourd'hui, mais pas seulement en France, d'une manière générale en Europe et et qui qui a tendu à invisibiliser une partie de l'œuvre culturelle qui a été produite en particulier sur la question de la lutte contre le racisme et euh la colonisation.

Oui, c'est toujours très difficile de regarder en face a pu faire dans le passé, de regarder ce que la civilisation coloniale, si on peut appeler ça une civilisation, moi je suis plutôt du côté d'imé Céser sur ce sujet qui dit que une civilisation qui renit ses principes est une civilisation moribonde. Je crois que c'est ça la formule qu'utilise Céser dans discours sur le colonialisme.

D'ailleurs, je vous invite à lire ce livre, discours sur le colonialisme, très bon livre pour se rendre compte du fait que l'ambiance coloniale et l'ambiance raciste sont une seule et même chose et que lutter contre l'un, c'est lutter contre l'autre et que lutter contre les deux en même temps, c'est lutter contre le système de domination qui permet à la fois le racisme, qu'est le racisme et contre la colonisation et tous les éléments qui ont eu accompagnés la colonisation et je pense en particulier à la question de l'esclavage. Donc sur tous ces sujets là, il y a en ce moment une exposition à Beaubourg.

Alors je je sais qu'il y a beaucoup de gens qui m'écoutent qui sont ni à Paris ni en région parisienne, mais il y a aussi beaucoup de gens qui m'écoutent qui sont à Paris en région parisienne ou qui vont avoir l'occasion d'y aller. Et je vous recommande vraiment d'aller voir cette exposition, elle est très enrichissante et euh vous y vous y découvrirez des choses qui souvent ont été laissées de côté sur le plan culturel.

Le deuxième sujet sur lequel je vais vous inviter à aller regarder ça, c'est le film Fanon qui est diffusé désormais, je crois, un peu partout en France, même si au début c'était un petit peu compliqué hein, la diffusion dans les salles, il y en avait pas beaucoup qui diffusaient ce film et qui parle de Franz Fanon qui est donc à la fois un médecin, en même temps un écrivain et surtout une personne engagée dans la lutte contre le racisme et la colonisation. Alors le film fait un choix, c'est de se concentrer sur la partie algérienne de la vie de Fanon qui est Martiniquet et qui a beaucoup parlé justement de la question du racisme en Martinique.

Mais donc le film se concentre sur cette partie algérienne et je sais qu'il existe quelques critiques qui disent que il y a une forme de d'adoucissement par rapport au propos de Franz Fanon et que il y a une forme aussi de d'invisibilisation du régime d'appartide qui a été mis en place dans l'Algérie pendant la colonisation par la France.

Bien sûr, ces critiques sont légitimes, mais je veux quand même vous inviter à aller voir ce film parce que en particulier pour des gens qui peuvent être assez loin de des de ces questions-là, de la question de la colonisation, de la question du racisme, de la maîtrise peut-être un peu en profondeur de ces sujets-là et puis aussi pour ceux qui ne connaissent pas Franzon, et bien ça peut être un film intéressant à voir. Déjà, le film est beau, c'est-à-dire que c'est un une belle œuvre.

Je trouve que les sujets qui sont amenés, les thèmes de réflexion qui sont à l'intérieur du film sur ce qui font notre humanité commune, sur ce que fait la colonisation sur le colonisé et sur le colon, sur l'aliénation que met en en évidence le film précisément des deux, du colonisé et du colon, sur la question de la lutte contre la colonisation, sur tout un tas de sujets, sur aussi des éléments qui peut-être vous rappelleront des éléments élément qui existe encore à l'heure actuelle en France.

Par exemple, quand à un moment donné dans le film, sans vous spoilier, mais quand à un moment donné dans le film on parle de la manière dont les Algériens sont bestialisés, dont ils sont ramenés à à une forme de violence qui existerait à l'intérieur d'eux, et ben ça vous rappelle assez les propos que tiennent aujourd'hui certains sur les personnes immigrées en disant que l'immigration crée de la violence ou crée de l'insécurité. Ça vous rappellera aussi des choses sur ce que disent certains encore aujourd'hui sur les franco-algériens ou sur les descendants d'Algériens qui sont nos compatriotes.

Tout ça vous dit au fond une chose, c'est que l'esprit colonial, il perdure et que cet esprit colonial pour pouvoir être mis en place, il se il s'appuie, il se fonde, il se légitime par la question du racisme et la question du racisme s'appuie sur la déshumanisation de l'autre. Et justement ce que je trouve intéressant dans ce film, c'est peut-être qu'il permet de questionner les humanisations partout où elles ont lieu.

Il est beaucoup question d'un hôpital psychiatrique dans lequel travailler Franz Fanon, mais justement à travers cette hôpital psychiatrique et ce ce métier de docteur de France Fanon, et bien justement c'est là où on interroge la question de la déshumanisation et où on l'interroge sur l'ensemble des sujets. Et moi, c'est quelque chose que je vous invite toujours à faire. Partout où vous voyez de la déshumanisation, de la bestialisation, de la mise à distance de l'humanité d'autrui. C'est là le moment où il faut que votre oreille soit vigilante. Et Franz Vanon a une formule. Il dit "Quand vous entendez dire du mal des juifs, dressez l'oreille, on parle de vous".

Cette formule, ce qu'elle dit c'est que à chaque fois qu'on entend dire du mal de quelqu'un en raison de telle ou telle caractéristique réelle ou supposé qu'on va lui attribuer, c'est là qu'il faut tendre l'oreille. Et chaque fois que vous-même en vous, vous avez une forme de violence ou de mise à distance vis-à-vis d'autrui. C'est là le moment où il faut être capable soi-même de se remettre en question sur la déshumanisation qu'on peut produire sur autrui et sur le le caractère un peu spontané de cette violence qui va s'exprimer en nous. D'ailleurs, la question de la violence, elle est aussi beaucoup traitée dans ce film et je trouve d'une manière qui est une belle manière.

Donc vraiment, je vous invite à aller le regarder, le voir ce film si vous ne l'avez pas encore fait. Je vous invite aussi à me dire si vous l'avez vu peut-être dans les commentaires ce que vous en avez pensé, si vous avez aimé, si vous avez pas aimé, si vous avez aimé, pourquoi, si vous avez pas aimé, pourquoi ? Bref, sur tout ça, je veux bien votre avis en commentaire, donc n'hésitez pas à me le laisser. 5e et dernier sujet, on arrive au bout, vous inquiétez pas, c'est la question du 1er mai. Le 1er mai, c'est la journée de lutte internationale pour les droits des travailleurs. Ça veut dire que partout dans le monde en même temps, on va être dans la rue.

Et je parlais à l'instant de déshumanisation, bah d'une certaine manière, le 1er mai, lui, il crée de l'humanité. Il dit que partout dans le monde en même temps, on a tous des revendications qui sont des revendications pour plus de justice, pour plus d'égalité et pour plus de partage parce que on s'est quand même bien rendu compte au bout d'un moment qu'il y en a quelques-uns qui se gavent bien bien et que l'essentiel de la population, elle elle travaille, elle travaille d'ailleurs pour que certains se gavent au final et que on n' pas forcément toujours le retour de nos de notre investissement physique et inté intellectuel au travail.

Donc le 1er mai, c'est d'abord une journée de lutte pour les droits des travailleurs pour plus de partage, pour des augmentations de salaires, pour la baisse du temps de travail parce que nous on renonce pas à baisser le temps de travail et là où certains ont fait la retraite à 64 ans, on continuera à faire la retraite à 60 ans pour ce qui nous concerne quand on arrivera au pouvoir. Et puis il y a d'autres questions qui sont posées hein, parce que 35 he aussi c'est beaucoup dans une semaine et ça fait beaucoup de temps d'aliénation aussi au travail puisque quand on est au travail, on choisit pas ce qu'on fait.

On fait le travail qu'il y a à faire pour obtenir un salaire, pour payer la maison, pour payer la voiture, pour payer pour les les enfants. Enfin bref, on ne choisit pas ce qu'on est en train de faire dans ce temps particulier. On travaille pour obtenir un retour monétaire qui n'est qu'une partie de ce qu'on a à produit. L'autre partie étant utilisé par l'entreprise ou le patron et cela euh dans les situations où on travaille dans ces entreprises privées. Mais ce que je veux vous dire, c'est que la lutte pour les droits euh des travailleurs, c'est des luttes qui sont internationales justement.

C'est des luttes où on donne à voir le fait qu'on est une humanité commune et que quand on est solidaire, quand on est uni, bah c'est là qu'on obtient le plus de victoires. Je finis sur la question du temps de travail. Oubliez pas que dans le programme de la France insoumise se pose la question de la semaine de 4 jours. Bah oui, parce que la semaine de 4 jours quand on libère du temps de travail et ben c'est aussi une manière de créer des emplois parce que la journée étant libérée pour du temps de repos et quand c'est du temps de repos, ça veut pas forcément dire qu'on fait rien. Ça peut parfois être du temps d'investissement dans des associations.

La lutte pour libérer du temps, la lutte pour le temps libre, c'est une lutte qui est une lutte séculaire pour nous à gauche. Et c'est une lutte où même si nos adversaires nous traitent de tous les noms en disant qu'on est des feignants et que je sais pas quoi ou des paresseux, et bien c'est une lutte que nous continuerons à mener dans la journée pour baisser la durée de la journée de travail, dans la semaine pour baisser le nombre d'heures dans la semaine, dans l'année pour augmenter le nombre de semaines de congé payés. Je rappelle qu'on propose de passer à une 6e semaine de congé payé avec la France insoumise et puis dans la vie avec la baisse de l'âge de départ en retraite.

Ça c'est la lutte historique de la gauche que celle de la baisse du temps de travail de même que celle de l'augmentation des salaires.

Et je voulais conclure quand même en vous disant que précisément puisque ceer mai c'est un moment d'unité dans la lutte et de d'internationalisation de la lutte et ben ce 1er mai si particulier qui se tient dans une une période si particulière de la vie de notre pays, je pense qu'il a aussi une vocation antiraciste et que c'est très important d'être là le 1er mai justement pour parler de notre humanité commune et de nos luttes communes parce que à l'heure où certains essayent de nous diviser sur la base de la cou couleur de peau, sur la base de la religion, sur la base des origines, sur la base de je sais pas quoi, de ce qu'on a mangé le midi ou de ce qu'on va manger le soir.

Et bien sur cette base là, beaucoup essayent de nous diviser. Montrons-leur qu'on est uni, montrons-leur qu'on est soudé et montrons-leur que jamais ceux qui essayent de diviser notre peuple n'obtiendront la victoire. Je compte sur vous. Partout où que vous soyez, que vous m'écoutiez en France ou à l'étranger, le 1er mai, soyez dans la rue, soyez mobilisés. Il y a forcément un rassemblement pas très très loin de chez vous. En général, il y en a partout. Donc allez-y, participez. C'est très important d'y être. Je compte sur vous. Vous voyez, on a la petite affiche là. Là, 1er mai. Toc. Donc rendez-vous partout en France et partout dans le monde pour ce 1er mai.