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Conférence de presseÉlysée (sur YouTube)· 21 avril 2021 38 minActualité / polémiqueSantéEurope & internationalInstitutions & électionsTravail & emploi

Compte rendu du Conseil des ministres du 21 avril 2021

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:01FerméeRéponse directe

    Confirmez-vous la levée des restrictions, notamment la limitation de déplacements de 10 kilomètres, à compter du lundi 3 mai ?

  • 11:00OuverteRéponse partielle

    Concernant la reprise de l'école, est-ce qu'il peut y avoir un protocole particulier ?

  • 12:00FerméeRéponse directe

    Pour rebondir sur ce que vous venez de dire sur le calendrier de la levée des restrictions, si j'ai bien compris à partir du 3 mai plus d'attestations, plus de restrictions sur les déplacements interrégionaux, c'est bien ça ?

  • 14:00RelanceRéponse partielle

    Sur cette territorialisation justement, quand le président de la République a annoncé les restrictions que l'on connaît le 31 mars, il s'est adressé à tous les Français, est-ce que la levée des restrictions pour seulement certains Français pourra être comprise ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Une autre question sur la campagne de sensibilisation, campagne de communication qui été évoquée pour rétablir la confiance dans le vaccin AstraZeneca. Certaines stars de la télévision pourraient être sollicitées par le Gouvernement pour apparaître dans un spot de communication. Qu'en est-il ?

  • 18:00FerméeÉludée

    Juste, pour rebondir, mais vous venez de dire que vous ne donneriez pas de nom, j'essaye quand même. Brigitte Macron, est-ce que c'est une candidate dans cette campagne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Fait
    « Le nombre de nouveaux cas détectés diminue, tout comme le taux d'incidence. »
  • 2:00Fait
    « Nous pourrions être au pic, ou proches de l'être. »
  • 3:00Chiffre
    « L'épidémie recule deux fois moins rapidement qu'en novembre. »
  • 5:00Fait
    « Un isolement de dix jours est obligatoire pour toute personne arrivant sur notre territoire depuis ces pays. »
  • 6:00Chiffre
    « 2,5 millions de doses ont été injectées avec l'accélération de la campagne de vaccination en France. »
  • 7:00Chiffre
    « La France est en tête des grands pays de l'Union européenne par le nombre d'adultes vaccinés ayant reçu une première dose. »
  • 8:00Chiffre
    « Un aide-soignant en fin de carrière touchera 651 euros nets de plus par mois grâce au Ségur. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Mesdames, Messieurs, bonjour ! Comme chaque semaine, ce conseil des ministres a d'abord été l'occasion de revenir sur la crise sanitaire. Après une semaine de vacances et deux semaines et demie de mesures supplémentaires de freinage, les premiers effets sont perceptibles.

Le nombre de nouveaux cas détectés diminue, tout comme le taux d'incidence. Il y a aujourd'hui légèrement, très légèrement moins de patients hospitalisés que la semaine dernière, et le nombre de personnes en réanimation tend à se stabiliser. Il apparaît que nous pourrions être au pic, ou proches de l'être.

Ce sont des résultats positifs, des résultats encourageants, mais je veux le dire, des résultats encore insuffisants. D'abord, à ce stade, l'épidémie recule deux fois moins rapidement qu'en novembre. C'est notamment le fait du variant anglais, dont nous savons qu'il est plus contagieux, plus agressif chez les jeunes, et un peu plus résistant aussi aux mesures de freinage qui sont mises en place.

Ensuite, la pression hospitalière reste extrêmement forte. Et si l'exceptionnel est malheureusement devenu le quotidien de nos soignants, nous sommes encore très loin d'un retour à une activité médicale normale, et la situation reste très tendue, en particulier dans certaines régions. Enfin, on observe encore d'importantes disparités selon les territoires.

Dans les 16 premiers départements concernés par les mesures renforcées, une diminution du taux d'incidence s'observe depuis la semaine du 5 avril, avec un recul de l'incidence compris entre 15% dans les Hauts-de-France et près de 20 % en région Sud. L'amélioration est continue, proche de la tendance nationale, dans l'Aube, dans le Rhône, en Île-de-France, plus marquée dans la Nièvre, dans l'Eure, dans les Alpes-Maritimes, et au contraire un peu plus lente en Seine-Maritime, dans l'Aisne et dans le Nord. La tendance est également plus encourageante en Occitanie, en Auvergne-Rhône-Alpes, en Bourgogne-Franche-Comté, dans le Grand Est et, à un degré moindre, en Normandie, ce qui n'empêche pas des situations départementales qui se distinguent.

La tendance est toujours moins favorable dans les départements du Massif central, la Haute-Saône, dans les départements de la partie occidentale de la région Grand Est, l'Hérault et le Gard, le Calvados et l'Orne, alors qu'elle est nettement meilleure que la moyenne régionale et nationale en Moselle et dans la Meuse, spectaculaire même dans plusieurs départements d'Occitanie, avec des baisses du taux d'incidence entre 30 et 50 % ; je pense à l'Ariège, à l'Aveyron, au Gers, à la Lozère ou aux Pyrénées-Orientales, notamment. La tendance est en revanche moins favorable que la moyenne nationale dans les autres régions, c'est-à-dire les régions Pays de la Loire, Centre-Val de Loire, Nouvelle-Aquitaine, et surtout la Corse. Le taux d'incidence recule faiblement dans certains départements ; je pense au Loiret, au Finistère, au Morbihan, à la Loire-Atlantique.

Bien souvent, il s'agit de départements où la circulation du virus, le taux d'incidence, était plus faible que la moyenne nationale, mais on observe quand même que la dynamique est moins forte. Il augmente même en Corrèze, dans la Creuse, en Haute-Vienne, dans les Landes, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, les Côtes d'Armor, la Mayenne et la Sarthe. Outre-mer enfin, on observe de fortes différences entre La Réunion et la Martinique, où la situation évolue positivement, et la Guyane, la Guadeloupe et Mayotte où la situation se dégrade à nouveau.

Nous ne devons donc pas faiblir. Notre combat contre l'épidémie se poursuit, et nous le poursuivons avec des mesures de freinage. Et je veux saluer une nouvelle fois leur respect par les français.

Je veux remercier aussi toutes celles et tous ceux qui permettent à la vie de continuer. J'ai rendu hommage ici, la semaine dernière, à toutes les personnes qui sont mobilisées pour l'accueil des enfants dont les parents doivent continuer à travailler physiquement, ne peuvent télétravailler, et sont bien souvent dans des professions en première ligne vis-à-vis de l'épidémie. J'ai cité notamment, dans cette mobilisation, les élus locaux, les services de l'État et l'Éducation nationale, et je veux les saluer, les remercier à nouveau pour leur mobilisation.

Mais j'ai oublié la semaine dernière, et je tenais à m'en excuser sincèrement auprès d'elles, les assistantes maternelles. J'ai d'ailleurs reçu plusieurs messages sur mon compte Instagram à ce sujet, et je tenais donc à réparer cette erreur, puisque les assistantes maternelles, depuis le premier confinement, n'ont jamais ménagé leurs efforts. Elles ont toujours répondu présent, et, grâce à elles, des milliers de soignants notamment, des milliers de Français ont pu se rendre au travail.

Leur mission est essentielle, leur engagement est exemplaire, et je tiens vraiment donc tout particulièrement à les en remercier. Notre combat contre l'épidémie continue aussi, avec des contrôles supplémentaires. Ce week-end, plus de 100 000 personnes ont été contrôlées, et plus de 17 000 verbalisées.

Nous poursuivons notre traque des fêtes clandestines. Un exemple encore, le week-end dernier : les forces de l'ordre ont arrêté une fête à Saint-Cyr-sous-Dourdan, dans l'Essonne, qui réunissait 70 personnes dans un manoir. Toutes ont été verbalisées, et des poursuites contre les organisateurs ont été engagées.

Ces contrôles, ce sont également les contrôles aux frontières pour protéger le territoire national contre l'importation de nouveaux variants, avec des frontières qui sont donc fermées, vous le savez, depuis maintenant de nombreux mois, sauf pour les Français et pour les résidents à titre principal en France. Mais pour quelques pays où la situation sanitaire est gravissime et particulièrement inquiétante et préoccupante, nous serrons encore la vis. C'est pourquoi, dès la fin de la semaine dernière, des mesures drastiques ont été mises en place, et vont désormais s'imposer aux voyageurs venus du Brésil, du Chili, de l'Argentine et de l'Afrique du Sud.

Et je vous annonce que nous avons décidé ce matin, en Conseil de défense, d'ajouter l'Inde à la liste de ces pays, selon des modalités qui seront annoncées très prochainement. Mais bien évidemment, la systématisation des contrôles, notamment via des tests antigéniques à l'arrivée, se met en place dès à présent. Pour le reste, le protocole précis et les règles précises seront annoncés prochainement.

D'autres pays pourraient compléter cette liste si cela s'avérait nécessaire, et, évidemment, nous poursuivrons notre vigilance permanente. Les mesures drastiques, s'agissant de nos frontières, cela veut dire un renforcement des exigences de tests au départ et à l'arrivée, j'en parlais il y a un instant. Un isolement de dix jours est obligatoire pour toute personne arrivant sur notre territoire depuis ces pays.

Et je veux à nouveau préciser que le nombre de ces personnes a été très fortement réduit, parce que, depuis un an, les frontières extérieures à l'Union européenne sont fermées, parce que, depuis un an, nous avons mis en place progressivement un certain nombre de mesures. Au départ, ça a été le test PCR négatif obligatoire pour embarquer. Puis se sont mis en place, au début de l'année, les motifs impérieux pour pouvoir rejoindre notre pays ; nous les renforçons, nous resserrons encore.

Mais aujourd'hui, le trafic aérien à destination de la France est, je crois, de l'ordre de 10 à 15 % du trafic habituel ; c'est donc un nombre très réduit de personnes qui arrivent sur notre territoire. Mais nous demandons un isolement obligatoire de dix jours pour toute personne qui arrive depuis ces pays. Ces mesures drastiques, cela veut dire aussi des contrôles fermes par les forces de l'ordre, et des sanctions, car celui qui tenterait de s'y dérober encourra une amende de 1 500 euros, qui pourra monter à 3 000 euros en cas de récidive.

Enfin, notre combat contre le virus se poursuit aussi grâce à la vaccination. Chaque jour, plusieurs centaines de milliers de doses de vaccins sont injectées. Au cours de la semaine écoulée, 2,5 millions de doses ont été injectées avec l'accélération de la campagne de vaccination en France, sur laquelle le président de la République a eu l'occasion de revenir hier soir.

La France est en tête des grands pays de l'Union européenne par le nombre d'adultes vaccinés ayant reçu une première dose, rapporté à la population de ces pays. Donc plusieurs centaines de milliers de doses chaque jour, qui sont autant de pas franchis en plus vers la liberté. Désormais, un majeur sur quatre est vacciné en France, et la moitié des plus de 65 ans.

Nous continuons à aller vers celles et ceux qui sont les plus âgés, et qui n'ont pas encore été vaccinés, et notamment, évidemment, la cible prioritaire des prioritaires, c'est-à-dire les 75 ans et plus. Nous poursuivons cette logique " d'aller vers ". Conformément à la demande du président de la République, vous savez que nous avions annoncé que des appels étaient passés par l'Assurance maladie pour identifier ces personnes très âgées qui n'ont pas encore eu de rendez-vous, et leur donner un rendez-vous.

Nous venons de franchir le 500 000ème appel passé par l'Assurance maladie, encore une fois pour garantir que ces personnes puissent bien obtenir un rendez-vous. Cela nous permet aussi de continuer à avancer de plus en plus vite sur la vaccination. Toutes les personnes de 55 ans et plus sont désormais éligibles à la vaccination grâce aux vaccins AstraZeneca et Johnson & Johnson, dont les injections débuteront, pour ce dernier vaccin, dans les tout prochains jours.

Nous avons mis en place, dès le week-end dernier, des créneaux dédiés pour les personnels éducatifs et pour les forces de l'ordre. Ils ont un accès privilégié, prioritaire, au vaccin, et cet accès prioritaire va être étendu, dès ce week-end, à environ 400 000 travailleurs âgés de plus de 55 ans, d'une vingtaine de métiers dits de " deuxième ligne ". Les professions ciblées sont les métiers de la deuxième ligne, c'est-à-dire les métiers qui nécessitaient une présence sur site pendant les confinements, et qui étaient exposés aux contacts sociaux.

Á ces critères, nous ajoutons trois conditions qui sont non cumulatives : l'exercice du métier en milieu clos, la difficulté à respecter les gestes barrière du fait de son exercice professionnel quotidien, et les métiers davantage à risque qui sont identifiés comme tels par l'Institut Pasteur. Ces travailleurs prioritaires, ce sont par exemple les conducteurs de bus, les routiers, les caissières et les caissiers, les employés de pompes funèbres ou des abattoirs, les agents d'entretien et de nettoyage, les salariés des centres de tri, de déchets, les éboueurs, les agents de sûreté dans les transports ou les agents de sécurité dans les commerces. Les intérimaires de ces métiers sont évidemment aussi éligibles à la vaccination, et, dès la fin de semaine, je le disais, la campagne de vaccination au vaccin Janssen va pouvoir commencer.

Et dans les jours qui viennent, nous aurons donc, avec ce vaccin, une arme supplémentaire contre le virus. Si je parle de ces armes, c'est que nous ne pouvons nous passer d'aucune. Le vaccin AstraZeneca, le vaccin Johnson & Johnson, comme le vaccin Pfizer, comme le vaccin Moderna, comme tous les vaccins qui reçoivent une autorisation des agences de santé indépendantes au niveau européen et au niveau français, sont des vaccins qui sont sûrs et efficaces.

Il ne faut pas avoir de doute quant on peut y recourir, quand on fait partie de la population-cible. Se faire vacciner dès qu'une dose est libre, c'est évidemment se protéger, se libérer, y compris de l'inquiétude et de l'angoisse de pouvoir être contaminé et de faire une forme grave de la maladie. Mais c'est aussi nous permettre collectivement d'avancer vers la réouverture du pays.

Alors, n'hésitez pas, vaccinez-vous ! Mais si je parle devant vous de notre lutte contre l'épidémie, et j'aurai l'occasion de faire une autre annonce sur la question du Covid dans quelques instants, je veux aussi vous dire qu'elle passe par des investissements massifs s'agissant de notre santé et de notre hôpital public. Olivier Véran a fait un point sur le Ségur de la santé ce matin, dont je rappelle qu'il est un engagement sans précédent pour notre système de santé.

Le Ségur de la santé, c'est 19 milliards pour les investissements, pour les infrastructures, pour les équipements. C'est près de 9 milliards aussi pour augmenter les salaires et revaloriser les carrières de toutes celles et de tous ceux qui travaillent à l'hôpital. Dès l'été dernier, des mesures importantes ont été prises, notamment pour la rémunération.

Je vous donne un exemple : l'augmentation de 183 euros nets par mois des infirmiers, des aides-soignants, des brancardiers, des manipulateurs radio, de toutes celles et de tous ceux qui travaillent à l'hôpital. Récemment encore, Olivier Véran a annoncé d'autres revalorisations de salaires massives tout au long de la carrière. Pour vous donner une idée, un aide-soignant en fin de carrière touchera 651 euros nets de plus par mois grâce au Ségur.

C'est une augmentation de près de 30 %, et ça se ressentira évidemment aussi sur la retraite. Cette mesure se met en oeuvre progressivement. Mais le Ségur, c'est aussi une nouvelle organisation de l'hôpital qui vient d'être décidée, et qui permettra une meilleure association des soignants.

Ce sont des investissements massifs partout en France, et le premier ministre était encore la semaine dernière en Normandie pour annoncer un investissement de 50 millions d'euros supplémentaires pour la reconstruction du CHU de Caen. Enfin, le Ségur, ce sont des investissements importants pour réduire les fractures médicales et assurer le suivi de tous. Je pense notamment à des investissements dans la télésanté, pour la prise en charge du handicap ou pour la santé mentale.

Je veux ajouter également que, si la crise épidémique a permis des investissements particulièrement massifs pour la santé, nous n'avions pas attendu pour agir, et Olivier Véran a fait aussi ce matin un point sur les réformes principales de son ministère. Je retiens trois avancées majeures. La première, c'est l'accomplissement d'une promesse du président de la République, c'est la prise en charge à 100 % des lunettes, des appareils auditifs et des appareils dentaires.

Notre constat était clair : trop de Français renoncent à des soins fondamentaux en raison du " reste à charge ", ce qui n'est pas acceptable. Et, dès la campagne présidentielle, le président de la République s'est engagé très fortement sur ce sujet. Nous avons donc changé les choses, et depuis le 1er janvier, l'offre 100% Santé permet un "reste à charge zéro" pour les lunettes, les prothèses auditives et les prothèses dentaires.

On parle de 100% Santé, mais cette offre, c'est aussi 100% dignité pour des personnes qui, jusqu'à présent, ne pouvaient accéder à ces soins fondamentaux pour des raisons financières. Et si l'accès aux soins est favorisé en baissant les coûts pour les patients, il l'est également en leur permettant de se faire soigner pour plusieurs affections au même endroit. Cela facilite le travail des médecins, cela facilite la vie des malades.

Notre objectif est de mettre en place 1 000 de ce qu'on appelle les Communautés pluriprofessionnelles territoriales de santé, les CPTS. 600 projets, partout sur le territoire, sont déjà lancés ; c'est donc 60 % de notre objectif. Et je veux dire que c'est un progrès majeur, très concret, notamment contre le phénomène, malheureusement bien connu dans beaucoup de territoires, de déserts médicaux, qui voit là une réponse massive à travers cet engagement des pouvoirs publics et de l'ensemble des professionnels engagés dans ces communautés pluriprofessionnelles.

Autre point important : le développement du numérique en santé. Au plus fort de la crise, un million de téléconsultations par semaine ont été facturées à l'Assurance maladie ; c'était 10 000 auparavant. C'est une révolution des usages qui s'est lancée, et nous devons l'accompagner.

C'est ce que nous faisons avec trois objectifs. D'abord, améliorer la qualité du parcours de santé en améliorant l'accès aux soins, grâce aux téléconsultations et en facilitant la vie des patients et des soignants grâce à Mon espace santé, qui est un espace de santé numérique sécurisé et individuel qui se met en place progressivement. Autre thème abordé par le président de la République ce matin, celui de la sécurité.

Nous ne nous sommes pas arrêtés sur la mauvaise foi inouïe de ceux qui ont sabré les moyens de nos forces de sécurité quand ils étaient aux responsabilités, et qui s'attribuent aujourd'hui des brevets de lutte contre la délinquance, non ! Le président de la République a souhaité nous rappeler collectivement qu'il se battrait jusqu'à la dernière seconde de son mandat pour garantir aux Français le respect de leur droit inaliénable à la tranquillité. Loin des slogans, loin des polémiques, nous avons agi sans relâche depuis quatre ans en la matière : En augmentant de 1,7 milliard d'euros le budget de la sécurité.

En lançant le recrutement de 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires sur le mandat, ce qui veut dire que, à la fin de ce quinquennat, dans chaque circonscription de police sur notre territoire, il y aura plus d'agents de police qu'il y en avait au début de ce quinquennat, partout sur notre territoire. En renforçant la formation des policiers alors qu'elle avait été amputée d'un quart en 2016. En réglant enfin les heures supplémentaires que les gouvernements successifs avaient laissées s'accumuler sans les payer.

En modernisant enfin les équipements, et je ne vous donnerai qu'un exemple : la moitié du parc automobile sera renouvelée dans ce quinquennat, la moitié du parc automobile de nos forces de sécurité, alors qu'auparavant, en moyenne, un véhicule était renouvelé tous les 9 ans. Je ne parle ici que des moyens, mais je pourrais aussi évoquer les renforcements sensibles de notre droit. Nous luttons mieux contre le terrorisme, aujourd'hui, et nous pouvons fermer les lieux de culte où s'établit une radicalisation, où sont prêchées une haine, une radicalisation.

Nous renforçons le travail et nous renforçons notre lutte contre ceux qui attaquent les forces de l'ordre, avec des mesures fermes et sérieuses comme l'interdiction des remises de peine pour les auteurs. Il y a, et il doit y avoir en la matière, une impunité. Nous combattons mieux la drogue, avec la création de l'Office anti-stupéfiants et des actions coup de poing qui nous permettent de démanteler un point de deal par jour.

Nous avançons, nous renforçons encore nos objectifs et nos moyens. C'est ce qu'attendent les Français. Je vous disais à l'instant que j'aurais une communication à faire sur le Covid.

C'est pour vous annoncer que, demain, le Gouvernement tiendra une conférence de presse pour aborder un certain nombre de sujets, s'adresser aux Français et répondre aux questions que vous aurez à poser, principalement, évidemment, sur la préparation de la rentrée scolaire, qui interviendra dès lundi prochain pour un grand nombre des élèves de notre pays, mais également sur la question des frontières, des contrôles aux frontières, du protocole, mais aussi sur la question des examens qui se tiennent, pour redire quelles sont aujourd'hui les règles et les décisions qui ont été prises ; enfin, évidemment, sur la question de la campagne de vaccination. Ce sera aussi l'occasion de faire un point d'étape sur la situation épidémique. Mesdames et Messieurs, ce Conseil des ministres a été l'occasion de nous pencher aussi sur un certain nombre de textes.

Le premier d'entre eux est un projet de loi ratifiant une ordonnance que nous avions déjà évoquée ici, qui renforce le cadre de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme. Il s'agit de renforcer notre action, notamment en facilitant le gel des avoirs. Nous avons également adopté un certain nombre d'ordonnances et de décrets, sur lesquels je vais passer brièvement, et puis une ordonnance sur laquelle je vais m'attarder rapidement aussi, je vous rassure.

Nous nous sommes ainsi penchés sur une ordonnance qui vise à renforcer la lutte antidopage. Concrètement, nous inscrivons dans le droit les dispositions du nouveau Code Mondial Antidopage. Cette ordonnance améliore la coopération internationale, et prévoit une meilleure modulation des sanctions.

Une seconde ordonnance portait sur les plateformes d'intermédiation numérique dans le secteur du transport public routier, et impose aux plateformes l'obligation de vérifier que les acteurs qui l'utilisent dans leur activité professionnelle respectent bien la réglementation sur les transports. Cela va donc permettre notamment de contrôler bien mieux l'exercice illégal de ces professions. Troisième ordonnance, un texte relatif à la reproduction, à l'amélioration et à la préservation du patrimoine génétique des animaux d'élevage.

Ce texte va notamment permettre aux éleveurs de choisir le programme de sélection de leurs ruminants, équins et porcins, auquel ils souhaitent participer. Quatrième texte, un décret sur l'organisation du séjour des étrangers et de l'asile dans les départements d'Île-de-France. Concrètement, ce décret donne au préfet de police des compétences élargies en matière de lutte contre l'immigration clandestine ainsi que la charge de la coordination de l'action des préfets de la petite couronne en matière d'entrée et de séjour et ce texte crée un poste de préfet délégué sur ces questions à ses côtés.

Enfin, je souhaitais dire un mot un tout petit peu plus long sur une ordonnance importante et attendue qui a été présentée par la ministre du Travail, de l'Emploi et de L'insertion, Elisabeth Borne, sur la représentation des travailleurs indépendants recourant aux plateformes numériques. Concrètement, vous le savez, ces dernières années ont vu l'explosion des services ayant recours à des plateformes numériques pour leurs activités, je pense notamment aux services de VTC. Ces plateformes d'abord, nous devons le dire, ont permis de créer de nouveaux gisements d'emplois et ont provoqué des bonds technologiques dans un certain nombre de secteurs.

Elles ont aussi facilité nos vies, nos déplacements, nos courses parfois, et il n'est pas question de les caricaturer ou de les empêcher de fonctionner, bien évidemment. Cependant, qui dit activités nouvelles dit relations de travail nouvelles. Depuis maintenant un peu moins d'une quinzaine d'années, nous nous sommes adaptés, mais sans lever certaines difficultés fortes dans l'équilibre de la relation de travail entre les plateformes et celles et ceux qu'elles emploient.

Nous avons donc lancé une concertation vaste. Nous avons confié à Bruno Mettling, Pauline Trequesser et Mathias Dufour une mission et aujourd'hui nous passons aux actes. Cette ordonnance, elle rééquilibre sensiblement les relations de travail entre les plateformes et les travailleurs en permettant des élections de représentants du personnel dans deux secteurs, celui des VTC et celui de la livraison de courses.

Concrètement, cela veut dire qu'au plus tard le 31 décembre 2022 se tiendront les premières élections professionnelles pour les livreurs de repas ou de courses et pour les conducteurs de VTC. Bien que travailleurs indépendants, leur représentation sera ainsi assurée auprès des plateformes et ils pourront faire entendre leurs revendications et leurs voix. C'est un pas important pour le marché du travail du 21ème siècle.

C'est un pas qui sera suivi d'autres, notamment sur l'organisation des négociations collectives dans le secteur. Voilà, Mesdames, Messieurs, ce que je pouvais vous dire du Conseil des ministres de ce matin et je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions même si, vous l'aurez compris, il y a certaines questions qui portent notamment sur les sujets dont j'ai dit qu'ils seraient abordés demain dans la conférence de presse auxquelles je ne pourrai pas vous répondre mais il y en a probablement d'autres. Bonjour Jacques Serais, RTL.

Confirmez-vous la levée des restrictions, notamment la limitation de déplacements de 10 kilomètres, à compter du lundi 3 mai ? Le président de la République s'est exprimé à travers une allocution devant les Français le 31 mars. Il a annoncé un certain nombre d'échéances.

D'abord, le retour à l'école physiquement pour les maternelles, les élèves de primaire, la réouverture des crèches, pour le 26 avril. Ensuite, pour le 3 mai, le retour des collégiens et des lycéens, dans des conditions évidemment adaptées à la situation sanitaire, au collège et au lycée. Ce même 3 mai, la levée des restrictions de déplacements qui s'imposent aujourd'hui aux Français et qui avaient été annoncées pour 4 semaines, ce qui nous amène au 3 mai.

Et puis, à la mi-mai, une première étape de réouverture des lieux qui ont été fermés avec évidemment les commerces et certaines terrasses et certains lieux de culture. J'ai eu l'occasion de reconfirmer dans une interview aux Échos vendredi dernier que ce qui a été annoncé par le président de la République est bien la base de travail du Gouvernement et je le refais devant vous : C'est bien ce qui est prévu et ce qui a été annoncé dans son allocution par le président de la République. Bonjour, Élodie Huchard pour CNEWS.

Concernant la reprise de l'école, est-ce qu'il peut y avoir un protocole particulier, par exemple des demi-classes ou des départements qui n'auraient pas le même protocole en fonction de la circulation du virus ? Je vous ai dit que, sur la question du protocole sanitaire à l'école, c'est l'un des objets de la conférence de presse du Gouvernement qui se tiendra demain et donc je vais renvoyer à cette conférence de presse pour des annonces sur ce sujet. Il y a un gros travail qui est fait évidemment par le ministère de l'Éducation nationale.

Il y a des discussions par ailleurs qui ont lieu avec les organisations syndicales et il y aura donc des annonces demain à l'occasion de la conférence de presse. Bonjour, Ania Nussbaum de Bloomberg. Pour rebondir sur ce que vous venez de nous dire sur le calendrier de la levée des restrictions, si j'ai bien compris à partir du 3 mai plus d'attestations, plus de restrictions sur les déplacements interrégionaux, c'est bien ça ?

Et, deuxième question, dans l'allocution du président il parlait d'une réouverture des terrasses à partir de la mi-mai. Donc là on parle effectivement de la mi-mai et pas seulement d'à partir de la mi-mai ? Alors je vais être encore plus clair, même si je ne sais pas si c'est possible puisque je crois l'avoir été, mais, évidemment, tout ce qui a été dit par le président de la République devant les Français dans son allocution du 31 mars est la base de travail du Gouvernement et donc le 3 mai il est prévu que les restrictions de déplacement et donc effectivement l'attestation, l'interdiction des déplacements interrégionaux soient levés et qu'à la mi-mai certaines terrasses et certains lieux de culture rouvrent et évidemment les lieux qui ont été fermés et qui sont, pour un certain nombre d'entre eux, fermés depuis maintenant un grand nombre de mois, ouvriront progressivement ensuite d'ici à l'été.

Au-delà des restrictions de déplacements, est-ce que début mai ou mi-mai sera envisagé, en tout cas début mai pardon, l'allégement du couvre-feu, première question ? Et est-ce que, les mesures dont vous parlez, vous envisagez de prendre des mesures nationales ou, comme le demandent certains élus locaux, notamment en Bretagne, vous êtes ouverts et d'accord pour un déconfinement et des mesures qui pourraient être régionalisées, enfin localisées ? Sur la première question, la fin ou l'allègement du couvre-feu ne fait pas partie des mesures dont le président de la République a annoncé qu'elles étaient mises en place pour quatre semaines et qu'elles s'achevaient au 3 mai donc ça ne fait pas partie de ce calendrier-là.

Et, pour le second point, la territorialisation est évidemment une option qui est aujourd'hui sur la table dans l'organisation et la réouverture progressive. Il n'y a pas de décision qui a été prise sur ce sujet mais évidemment que c'est une option sur la table parmi d'autres. Bonjour, Simon Le Baron de France Inter.

Sur cette territorialisation justement, quand le président de la République a annoncé les restrictions que l'on connaît le 31 mars, il s'est adressé à tous les Français, est-ce que la levée des restrictions pour seulement certains Français pourra être comprise ? Est-ce que donc, s'il y a territorialisation, ce sera à la marge, sur le niveau des jauges dans les établissements par exemple ? Vraiment, je vous ai dit que ce qui a été annoncé par le président de la République dans son allocution est la base de travail du Gouvernement et c'est ce qui a vocation à s'appliquer.

Il n'y a pas de changement de calendrier par rapport à ce qui a été annoncé par le président de la République. Ensuite, dans le cadre de la réouverture progressive d'un certain nombre de lieux qui ont pu être fermés malheureusement depuis de nombreux mois, il peut y avoir, c'est une option, de la territorialisation. C'est quelque chose que je n'exclus pas et vous savez que je n'exclus jamais rien par principe.

Mais aujourd'hui il n'y a pas de décision qui a été prise sur ce sujet-là. Une autre question sur la campagne de sensibilisation, campagne de communication qui été évoquée pour rétablir la confiance dans le vaccin AstraZeneca. Certaines stars de la télévision pourraient être sollicitées par le Gouvernement pour apparaître dans un spot de communication.

Qu'en est-il ? Il y a évidemment une confiance à renforcer s'agissant du vaccin AstraZeneca, c'est un euphémisme. Il y a des doutes, des inquiétudes chez beaucoup de Français qui nous le disent, qui le disent, qui vous le disent.

Je vais insister sur le fait qu'il y a aussi beaucoup de Français qui se font vacciner avec AstraZeneca, je crois qu'hier c'était 40 000, et puis certains jours de la semaine dernière c'est monté à 75 000, je crois. Il y a beaucoup de Français aussi qui se font vacciner avec le vaccin AstraZeneca. Évidemment on encourage la vaccination, les scientifiques le disent, s'expriment.

Ils ont donné un avis, les agences indépendantes, en ce sens. Ce vaccin, comme les autres, est un vaccin sûr et efficace pour les personnes en direction de qui il est indiqué, c'est-à-dire les plus de 55 ans. Donc, il ne faut pas hésiter évidemment, même si je peux entendre qu'y compris les changements qui ont pu intervenir dans les avis médicaux ces derniers mois ont pu générer des doutes.

Mais aujourd'hui les choses sont, je crois, bien stabilisées et ont été communiquées avec transparence. Et dans ce contexte-là évidemment que, comme un outil parmi d'autres pour renforcer la confiance, à côté de la transparence, à côté de l'information claire des scientifiques, il y a aussi la question de l'exemple, de l'exemplarité, de l'exemple. Et vous aurez noté que le Premier ministre lui-même s'est fait vacciner avec le vaccin AstraZeneca devant les caméras pour montrer effectivement et donner aussi cette confiance.

Et donc je vous confirme que le président de la République et le Premier ministre souhaitent que ces exemples puissent se multiplier et ça peut être, comme vous l'avez dit, des personnalités populaires qui sont bien connues des Français. Ça peut aussi être des responsables publics qui sont dans la cible d'âge et qui pourraient aussi médiatiser leur vaccination. Ça fait partie des sujets sur lesquels nous travaillons et sur lesquels nous avancerons dans les prochains jours.

Vous n'avez pas d'idée du lancement de cette campagne pour l'instant ? Non et je ne vais pas vous donner de nom, nous prenons le risque que les personnes concernées ne soient pas encore contactées, mais évidemment c'est un travail sur lequel on avance rapidement. Merci.

Juste, pour rebondir, mais vous venez de dire que vous ne donneriez pas de nom, j'essaye quand même. Brigitte Macron, est-ce que c'est une candidate dans cette campagne ? Je vous ai dit que là-dessus je n'ai pas d'information à donner.

La réouverture progressive à compter de la mi-mai, ce serait avant, après le long week-end de l'Ascension qui débute le 13 mai ? Franchement, je n'ai pas de précisions à vous donner supplémentaires. J'entends évidemment parfaitement les questions qui sont d'ailleurs les questions de tous les Français, qui n'ont qu'une hâte c'est qu'on puisse commencer à alléger les restrictions qui pèsent sur leur quotidien depuis de nombreux mois.

Et, évidemment, toute notre mobilisation, tous nos efforts, toute notre action aujourd'hui, à travers les efforts qu'on fait au quotidien, à travers la vaccination, ce sont autant de pas, je le disais, qui nous avancent vers cette échéance. Et, sur la date précise, évidemment je n'ai pas d'annonce à vous faire aujourd'hui, malheureusement, je le regrette, j'aimerais pouvoir le faire, mais en tout cas le calendrier qui a été fixé par le président de la République est évidemment notre base de travail. Bonjour, dans la foulée des questions sur le vaccin le Johnson & Johnson, l'Agence européenne a dit qu'il était sûr.

Est-ce que vous pouvez nous donner des détails sur quand est-ce que la France va commencer les vaccinations avec ce vaccin et pour qui ? Effectivement c'est, je le rappelle, un vaccin qui a été jugé par les autorités de santé, ce sont donc des scientifiques indépendants, sûrs et efficaces, et c'est un vaccin pour lequel nous avions un certain nombre de commandes qui arrivent progressivement sur notre territoire. Je crois qu'une première commande de 200 000 doses a été livrée.

Je rappelle que c'est un vaccin, il me semble, unidose et donc une première livraison est intervenue. Elle est en train d'être répartie par ce qu'on appelle les grossistes répartiteurs, puisque c'est un vaccin qui va être administré en ville via les pharmaciens et les médecins libéraux notamment, et que les premières injections pourront intervenir, je crois, à compter de samedi dans notre pays. Une autre question tout à fait différente sur le Tchad.

Est-ce que vous pouvez nous dire d'abord si le président Macron a l'intention de se rendre aux funérailles du président Déby samedi ? Est-ce que ça a des conséquences pour l'opération Barkhane ? Et puis est-ce que l'armée française, justement, était impliquée dans la lutte contre les éléments rebelles auprès de l'armée tchadienne ?

D'abord, je veux présenter mes condoléances à la famille du président Déby et plus généralement au peuple tchadien. Idriss Déby était un homme de courage, un homme passionné de son pays et un combattant ardent pour la stabilité et la sécurité au Sahel. Le président de la République, je peux vous l'annoncer, l'a redit ce matin, il lui a rendu hommage ce matin en Conseil des ministres, et il se rendra à ses obsèques en fin de semaine.

Aujourd'hui, une transition commence dans des conditions dont nous prenons acte. Nous espérons qu'elle se déroulera pacifiquement, dans un esprit de dialogue et de concertation, pour aboutir à une gouvernance civile stable et que la transition militaire sera la plus brève possible. Comme l'a rappelé récemment le président de la République, la lutte contre le terrorisme au Sahel ne s'arrête pas et aux côtés de l'ONU et des forces du G5 Sahel, les militaires de l'opération Barkhane continuent le combat contre les groupes armés terroristes.

Concernant l'international, est-ce qu'il y a une réaction de l'exécutif au procès de Derek Chauvin sur le meurtre de George Floyd ? C'est une décision de justice qui intervient dans un pays qui n'est pas la France, mais je crois que le drame épouvantable qui a frappé Monsieur Floyd a provoqué une émotion bien au-delà des frontières des États-Unis et donc évidemment que cette décision de justice elle a une résonance bien au-delà des frontières des États-Unis et c'est ce que je veux dire et saluer ce matin. Une précision sur les calendriers de réouverture.

Au sujet des commerces jugés non essentiels, dans un premier temps cela avait été annoncé dans le paquet, si j'ose dire, des 4 semaines jusqu'au 3 mai. La semaine dernière, dans votre interview aux Échos, vous aviez parlé effectivement déjà de mi-mai. Finalement, ce n'est pas exactement ce qu'on leur avait vendu au début puisque Jean Castex, dans sa conférence de presse, avait dit "on ferme ces commerces pour 4 semaines".

Qu'est-ce que vous pouvez leur dire ? Et puis, une question sur un autre sujet, mais le chef de l'État, et en tout cas l'Élysée, avait fait savoir son avis dimanche soir, comment est-ce que vous réagissez à la Super League qui finalement est morte-née ? On a vu que c'étaient des enjeux non seulement économiques, footballistiques, mais aussi politiques.

Merci. Sur le premier point, je me permets simplement de le redire, on ne parle évidemment pas ou plus de commerces essentiels et non essentiels. Je tiens à le redire, c'est important parce que les personnes qui nous regardent entendent les réponses mais elles entendent aussi les questions et je ne veux pas donner le sentiment que nous sommes encore là dedans.

C'est une erreur que nous avions commise dans le cadre du deuxième confinement. Nous sommes revenus dessus, c'est un terme juridique qu'on avait employé qui a heurté, et je l'entends parfaitement, des commerçants dans notre pays qui se sont vu dire qu'ils n'étaient pas essentiels donc c'est important de le redire. Sur le second point, j'entends qu'il ait pu y avoir une ambiguïté, notamment du fait d'un slide qui était projeté, mais vous verrez que dans les propos, le discours du président de la République, il fait bien référence à la réouverture des commerces, je crois dans l'échéance de la mi-mai qui était annoncée notamment pour certaines terrasses et certains lieux de culture.

Évidemment que, si la situation sanitaire venait à s'améliorer nettement, s'agissant des commerces qui ont été fermés dans ces nouvelles mesures de freinage, nous regarderons ce qu'on peut faire pour aller plus rapidement. Mais je vous confirme qu'aujourd'hui, ce qui est prévu c'est une réouverture à la mi-mai. Sur la deuxième question sur la Super League, le président de la République s'est exprimé et plusieurs membres du Gouvernement ont eu aussi l'occasion de le faire donc, s'agissant de la position du Gouvernement, je n'ai pas grand chose à dire en plus.

Ce que je peux dire me concernant, si ça vous intéresse, c'est que moi ça ne me dérange pas que le sport puisse rapporter de l'argent. Ce qui me dérange, c'est quand l'argent fait oublier ce qu'est le sport. Et cette compétition est un non-sens sportif total.

Je crois que les clubs britanniques ont déjà claqué la porte. Il semble que certains sont revenus à la raison et c'est tant mieux. Vous avez évoqué la mauvaise foi inouïe de ceux qui s'attribuent des brevets de lutte contre la délinquance.

Qui est-ce que vous visez et si, par le plus grand des hasards, c'est Xavier Bertrand, est-ce que c'est une pierre de plus lancée dans le jardin de Xavier Bertrand, après déjà le ministre de la Justice qui s'est exprimé plusieurs fois à ce sujet ? Je pense que ça peut viser un certain nombre de personnes qui s'expriment régulièrement dans les médias et vous n'avez pas besoin de moi pour vous dire qui, puisque vous les invitez régulièrement sur vos plateaux, ce qui est tout à fait normal mais il me semblait important de le dire. Il peut il y avoir des critiques et c'est normal, on est en démocratie.

Et c'est même heureux qu'il puisse y avoir des critiques de la part d'oppositions qui sont formulées politiquement face à l'action du Gouvernement. Il peut y avoir des polémiques. C'est toujours moins satisfaisant, moins heureux, surtout quand c'est une polémique stérile et alimentée.

Puis il peut y avoir des polémiques alimentées par des personnes qui ont été aux responsabilités pendant un certain temps et qui, quand elles étaient aux responsabilités notamment au niveau national, n'ont pas pris les mesures qui s'imposaient à l'époque et qui s'imposent aujourd'hui et auxquelles nous avons recours. C'était simplement ça que je voulais rappeler mais ce n'est pas le lieu ici de faire de la politique, et je suis invité aussi sur les plateaux régulièrement pour le faire. Une question sur la Russie.

Vous parlez beaucoup de la jeunesse or il y a beaucoup de membres de cette jeunesse russe qui vont manifester aujourd'hui, notamment les partisans d'Alexeï Navalny. Quel est votre message pour ces supporters de Navalny aujourd'hui ? Je suis porte-parole du Gouvernement et je n'ai pas de message ou d'encouragement à adresser à des personnes qui manifestent dans un autre pays que le mien.

Simplement ce que je peux dire puisque cela a été dit par Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères à plusieurs reprises, et que je redis ici, c'est que la situation d'Alexeï Navalny nous préoccupe tout particulièrement et qu'évidemment, nous avons toujours la même exigence vis-à-vis de la Russie dans le traitement qu'elle apporte à ce prisonnier et qu'il y a une dérive autoritaire qui nous inquiète. Je ne dirai pas davantage de choses parce que Jean-Yves Le Drian s'est exprimé je crois encore dimanche sur un plateau de télévision sur le sujet. Dernière question.

En vue de la levée de ces restrictions début mai, est-ce que le président Macron va s'adresser aux Français dans les prochains jours ? Le président de la République, toujours dans cette allocution du 31 mars, a dit aux Français qu'il reviendrait devant eux pour leur donner les grandes étapes de l'allègement progressif des restrictions et la réouverture progressive de lieux qui ont été fermés. Et je vous confirme que c'est toujours prévu et que le président de la République, le moment venu, s'exprimera devant les Français pour leur donner les grandes lignes de cet allégement.

Merci beaucoup et à la semaine prochaine.