Aleksandar Nikolic : "On assiste à un jeu électoral entre les membres du gouvernement !" (CNEWS)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 13 %Attaque 65 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:06OuverteRéponse directe
Réem Chaybi, comment vous agissez quand vous entendez ça, vous ?
- 7:49OuverteRéponse directe
Alexandre Ricollic, vous pensez quoi de son analyse ?
- 9:40OuverteRéponse directe
Rayet Chaybi, vous pensez quoi de cette idée ?
- 11:03RelanceRéponse partielle
Donc il faut laisser les gamines se voiler pour vous ?
- 11:54OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a un âge où ça devrait être interdit ?
- 12:18OuverteRéponse directe
Mais vous considérez pas que c'est une forme de radicalité de mettre un voile à une fille de 5 ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueChiffre
« Le racisme, c'est condamné normalement à un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. »
- 0:35Invité politiqueChiffre
« Des menaces de mort, c'est condamné à trois ans de prison et 70 000 euros d'amende. »
- 1:07Invité politiqueFait
« Beaucoup ont la nationalité française et l'ont acquise parce qu'elle est bradée aujourd'hui. »
- 1:26Invité politiqueFait
« Il va falloir que l'identité française, elle soit attribuée par un droit du sol conditionné à une assimilation à la France. »
- 3:09Locuteur 3Fait
« La place de ce débile, pour ne pas dire autre chose, elle est en garde à vue. »
- 3:42Locuteur 3Fait
« Samuel Paty, ça n'a pas servi de leçon. »
- 3:53Locuteur 3Fait
« Il doit être dégagé dans la minute, y compris de sa résidence universitaire. »
- 6:54Locuteur 7Fait
« Lorsque Gabriel Attal dit qu'il faut aller jusqu'à interdire le voile aux jeunes filles de moins de 15 ans, c'est là la surenchère ? »
- 7:03Locuteur 2Fait
« Je ne sais pas ce que ça veut dire. »
- 8:21Invité politiqueFait
« On voit qu'il y a presque un jeu électoral qui s'installe. »
- 9:00Invité politiqueFait
« On est le pays des lumières, on est le pays de la liberté de conscience. »
- 9:17Invité politiqueFait
« Ceux qui peuvent vous faire croire des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités. »
- 16:00Locuteur 9Fait
« On regarde ça à chaque fois avec une effrayante surprise. »
- 30:00Invité politiqueFait
« Est-ce que vous êtes d'accord pour dire quand même que c'est le naufrage de la com' de l'Elysée »
- 30:10Locuteur 4Fait
« C'est Poutine et les complotistes »
- 30:26Locuteur 4Fait
« C'est une chamaillerie »
- 30:38Locuteur 4Fait
« Connaissez-vous le détail des discussions entre Winston Churchill et son épouse »
- 31:06Locuteur 4Fait
« Mais enfin avec ce qui se passe en Ukraine avec ce qui se passe à Gaza »
- 31:10Locuteur 4Fait
« Mais enfin bon voilà alors elle a fait ça moi j'ai fait ça »
- 31:18Locuteur 4Fait
« Est-ce qu'il est celui qui commente des petites images sur un mouchoir »
- 31:49Locuteur 4Fait
« Une agence de communication américaine publie de telles images personne n'en aurait parlé »
- 32:04Locuteur 4Fait
« C'est parce qu'aujourd'hui il a perdu l'élection européenne »
- 32:22Locuteur 4Chiffre
« Ce gouvernement a 85% d'impopularité »
- 32:26Locuteur 4Chiffre
« Lui il a 80% d'impopularité »
- 32:30Locuteur 4Fait
« Il court le monde pour dire c'est la guerre avec la Russie »
- 33:10Invité politiqueFait
« Ce qui est pathétique c'est qu'il ne devrait même pas commenter ça comme le mouchoir »
- 33:23Invité politiqueChiffre
« On est en train de vendre 20 Airbus au Vietnam »
- 33:35Invité politiqueFait
« Erdogan avait dit qu'il avait des problèmes de santé mentale »
Temps de parole
- Aleksandar Nikolic41 %
- Présentateur19 %
- Locuteur 915 %
- Locuteur 49 %
- Locuteur 38 %
- Locuteur 83 %
- Locuteur 13 %
- Locuteur 22 %
≈ 1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Là, on en parle parce qu'effectivement, les étudiants de l'Uni ont sorti la vidéo de menaces de mort, mais depuis peut-être des mois, ils profèrent ces insultes et ces menaces, ces insultes racistes, antisémites et antifrance. Mais il y en a des milliers comme lui. Et aujourd'hui, on a accepté ça. J'espère pas qu'il y en ait des milliers. Non mais des insultes, vous savez, anti-blanc, des insultes racistes. Non mais je suis désolé, vous avez juste à regarder sur les réseaux sociaux, il y en a des milliers. Or, depuis la loi de 2004, vous savez, ce qui est mis sur les réseaux sociaux ou sur Internet, c'est considéré comme public. Et que dit la loi ?
Le racisme, c'est condamné normalement à un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Des menaces de mort, c'est condamné à trois ans de prison et 70 000 euros d'amende. Ça, ça s'appelle la théorie. Ça s'appelle la loi. Moi, je veux savoir si la loi, c'est une décoration. Bah oui. Pour l'instant, oui. Et à un moment, si on continue de ne pas appliquer les lois qui sont prévues pour des propos qui doivent être condamnés, eh bien, il y aura toujours ce sentiment d'impunité qui n'est pas qu'un sentiment, qui est une impunité totale. Et d'ailleurs, s'il se permet d'aller de plus en plus loin et de proférer ses menaces, c'est parce qu'il sent qu'il a une impunité.
Et derrière, vous le disiez, on ne sait pas s'il est français ou pas. Mais beaucoup ont la nationalité française et l'ont acquise parce qu'elle est bradée aujourd'hui. Mais ils parlent de l'identité française comme une identité exogène en disant les Français comme s'il n'appartient pas à cette identité. Et en plus, il insulte cette identité. Donc ça montre encore une fois qu'il va falloir vraiment se poser la question. Et oui, il va falloir que l'identité française, elle soit attribuée par un droit du sol conditionné à une assimilation à la France. On ne peut pas automatiquement avoir une nationalité française si on considère que la France est un pays extérieur.
Ça pose tout le problème de la partition qu'on subit dans notre pays et la haine communautaire parce qu'il y a des communautés différentes revendiquées. Et il en est l'exemple. Paul-Antoine, j'ai l'impression qu'à chaque fois, on monte le niveau d'un cran. C'est-à-dire qu'à chaque fois, c'est comme un test en fait. On teste jusqu'où on peut aller. Et là, lui, il va très loin. Il menace de tuer la prof, il menace de tuer ses enfants, il insulte tout le monde, il déteste tout ce qui n'est pas lié à l'islam, visiblement. Il déteste tout, il veut tout éradiquer, il veut tout tuer. C'est ça, c'est un test en fait. Et comme il ne se passe rien, en fait, il continue.
Et un jour, il passeront à l'action. Il passe à l'action, malheureusement. Oui, je parlais du... Alors après, ce n'est pas surprenant quand on voit un humoriste, c'était il y a quelques jours, qui dit... On a parlé hier. Moustapha Latraci, on a parlé hier. Pour taper les guerres, les blancs, il n'y a rien contre ça. Enfin, je suis dit, son spectacle devrait être interdit. Il devrait être devant un juge aujourd'hui. Parce que lui, l'humoriste, on sait que... Pour moi, ce que fait l'humoriste, c'est beaucoup plus grave que ça dans le sens... Non, non, mais attendez, dans le sens où l'humoriste, en fait, il pousse des gens, après, qui sont un peu faibles, à faire ça.
Et c'est ça qui est extrêmement grave. Parce qu'un humoriste a beaucoup plus de visibilité qu'un pauvre type comme ça, qui fait juste ça sur les réseaux sociaux. Je ne vous dis pas que ce n'est pas grave et je ne vous dis pas qu'il ne doit pas... Non, mais l'intérêt, c'est que l'humoriste, il va dire que c'est de l'humour, ce n'était pas sérieux. Non, mais vous savez que ça marche comme ça. Oui, mais ça marche comme ça. Ça marche toujours comme ça. Mais vous verrez. Ça marche toujours comme ça. Vous verrez, s'il y a un procès, ça sera comme ça et il gagnera. Mais c'est pas le problème. Et il gagnera. Il faut déjà qu'il y ait un procès. Oui, mais il n'y aura pas.
Il y a des lois qui sont prévus. Réem Chaybi, comment vous agissez quand vous entendez ça, vous ?
Excusez-moi d'être un peu cru, mais je suis... D'abord, la place de ce débile, pour ne pas dire autre chose, elle est en garde à vue. On est tous d'accord là-dessus. Ça me paraît clairement évident. Je suis même d'ailleurs étonné qu'avec son langage flotri, cet individu soit en master, dans une faculté de lettres. Totalement d'accord. Je suis un peu effaré de savoir de quelle manière... Enfin, je serais curieux de savoir comment il a obtenu son diplôme. Parce que c'est quand même un peu délirant. Mais je pense que Samuel Paty, ça n'a pas servi de leçon. Je suis scandalisé de voir qu'il est vraisemblablement encore dans cette université.
Pour moi, il doit être dégagé dans la minute, y compris de sa résidence universitaire. Je pense qu'il faut aussi prendre des mesures quand même par anticipation de protection vis-à-vis de cette prof qui jette en pâture comme ça. C'est quand même délirant. Je pense que ce type est radicalisé par sa connerie. Excusez-moi de dire les termes de manière crue. Fort heureusement, cet individu ne représente pas l'islam, mais il fait honte à celle-ci.
Alors, c'est drôle, parce que c'est exactement ce que j'allais dire pour conclure cette histoire. Il me fait honte. J'allais dire en fait, à qui il fait presque le plus de mal, il fait le plus de mal aux musulmans français, parce que qui vont être associés à cet abruti, excusez-moi, il n'y a pas d'autre mot, à ce mec qui est dangereux. C'est dangereux parce que même s'il ne passe pas l'action, il peut pousser des gens à passer à l'action. Et c'est un vrai danger. Il faut agir vite, il faut agir rapidement, il faut agir fermement. Il n'est même pas encore en cartes à vue.
Parce que le terrorisme, par rapport à cette propagande, vous avez totalement raison, c'est de voir que ce sont les islamistes qui utilisent le plus le mot Allah, d'espoir, complètement à temps et à travers, et qui jettent justement le discrédit sur la religion de l'islam, la religion musulmane. Et c'est ça qui est terrible, parce qu'en fait, on ne regarde qu'eux, on a l'impression qu'ils sont des portes-paroles, alors qu'il n'y a pas de parole dans l'islam. Et donc, du coup, ils deviennent les mauvais portes-paroles de l'islam. Et n'oublions pas que 92%, il faut le redire et le répéter, des victimes du terrorisme islamique dans le monde, ce sont des musulmans.
Alors, n'oublions pas que c'est la première type.
On fait le CNews Info, on continue à parler dans un instant, on va parler du Premier ministre François Bayrou ce matin, qui a dit qu'il était contre l'interdiction du port du voile pour les moins de 15 ans dans la rue. Il est en contradiction avec Gabriel Attal, on en parle dans un instant, tout de suite, le CNews Info, et il est signé Barbara Durand.
Dramatique accident dans le nord de la France. Un homme et deux enfants de 5 et 8 ans sont morts cette nuit après l'incendie de leur maison à Attis. Selon la préfecture, deux autres enfants ainsi que la mère de cette famille ont été transportés à l'hôpital, leur pronostic vital n'est pas engagé. À l'heure où son armée bombarde intensément le territoire palestinien, le Premier ministre israélien promet de ramener tous les otages, les vivants et les morts, dit-il, retenus par le Hamas à Gaza. Avant ces déclarations, une source du Hamas a affirmé que le mouvement avait accepté une proposition prévoyant une trêve de 70 jours, en échange de la libération de 10 otages.
Enfin, freiné en partie par la réputation de son patron Elon Musk, les ventes de Tesla ont été divisées par deux au mois d'avril dans l'Union Européenne. La marque américaine a vu ses immatriculations baisser de 46,1% en cumulé depuis le début de l'année. Les constructeurs chinois ont pour leur part vu leurs ventes progresser.
11h07 sur CNews, merci d'être en direct avec nous. On va parler de François Bayrou, Premier ministre François Bayrou, qui s'est exprimé ce matin chez nos confrères de BFM. Et il a été interrogé sur cette idée de Gabriel Attal du port du voile pour les moins de 15 ans, qui sera interdit dans la rue. Eh bien, François Bayrou est contre d'ailleurs, il explique, je ne comprends pas cette proposition. Écoutez.
Lorsque Gabriel Attal dit qu'il faut aller jusqu'à interdire le voile aux jeunes filles de moins de 15 ans, c'est là la surenchère ?
Je ne sais pas ce que ça veut dire.
Ça veut dire quoi ? Je ne sais pas ce que ça veut dire.
Je travaille beaucoup avec Gabriel Attal. Comment vous faites ? Ça veut dire que dans la rue, les policiers disent à une jeune fille, montrez-moi votre carte d'identité pour savoir si vous avez l'âge. Donc je ne crois pas. Et je crois que Bruno Retailleau a dit à peu près la même chose que vous citiez tout à l'heure. Je ne crois pas que ce soit en dressant sur des sujets qui sont des sujets d'irritation et de montée des tensions. Je ne crois pas que ce soit de cette manière qu'on puisse traiter de la question de la vie en commun des différentes communautés, des différentes sensibilités religieuses en France.
Alexandre Ricollic, vous pensez quoi de son analyse ? Vous lèvez les yeux au ciel. Oui, je lève les yeux au ciel parce que ce n'est pas la première fois que Bayrou contredit ce que peuvent dire d'autres personnes de la majorité. On voit qu'il y a presque un jeu électoral qui s'installe. Il y a M. Retailleau qui avait dit qu'il était contre l'AME. Quelques jours après, on voit que c'est revoté dans le budget. Il dit qu'il veut un référendum sur l'immigration. M. Retailleau, M. Bayrou dit qu'il n'y aura pas de référendum sur l'immigration. Pareil sur le voile à l'université. Là, M. Attal, on se demande... Vous savez, il a été Premier ministre.
On se demande pourquoi il n'a pas proposé ça avant. S'il considérait que c'était un problème, il le fait de manière électoraliste. Et M. Bayrou va le contredire. Donc il n'y aura rien, en fait. Et tout ça, ça entretient des débats comme ça. Mais l'important derrière ce sujet, c'est qu'aujourd'hui, il y a des parents, et c'est ça la gravité, qui considèrent qu'il est normal d'enfermer des petites filles de 8 ans dans déjà une forme de radicalité. Alors quand M. Bayrou dit « Est-ce qu'on va arrêter des petites filles ? » Non, mais on va peut-être interroger les parents, en fait. Oui, effectivement.
Et les sanctionner parce que, non, ce n'est pas normal d'enfermer dans cette radicalité des petites filles, parce qu'on est le pays des lumières, on est le pays de la liberté de conscience. Et le fait de, dès le plus jeune âge, dire « La norme, la règle, c'est de suivre ces préceptes-là, et tu dois les suivre totalement », eh bien oui, ça enferme. Et je voudrais citer Voltaire, qui est vraiment le cœur des lumières, parce qu'on incarne ça, la sortie du sacré pour la pensée, la raison. Il disait « Ceux qui peuvent vous faire croire des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités.
» Quand on considère qu'il faut suivre à la lettre des textes moyenâgeux comme ça, et que l'application doit se faire même au plus jeune âge et cacher sa féminité plus tard, c'est très compliqué pour une jeune fille de s'en sortir. Et donc oui, c'est un problème quand on enferme des jeunes filles déjà à cet âge-là, et c'est un problème que les parents le fassent. Alors Gabriel Attal, à quasiment au même moment, était sur France Inter, en fait, et il a répondu aux arguments de François Bayrou. Écoutez.
Évidemment pas des fillettes qui vont être verbalisées ou poursuivies, puisque la responsabilité en l'espèce, une jeune fille, une fillette de 5-6 ans, de 7 ou 8 ans, c'est pas son choix que de porter le voile, qui lui est imposé par des parents, par une association, et c'est ça qui sera visé par que vous posez...
Oui, et une petite fille de 13 ans, de 14 ans, qui n'est pas accompagnée par ses parents, comment est-ce que des policiers interagissent ?
Je peux aller au bout de ma réflexion. Toutes ces questions que vous posez sur l'espace public, les mêmes avaient été posées en 2009, quand la burqa était interdite dans l'espace public. On a dit que c'est pas possible d'interdire le port d'une tenue dans l'espace public, et pourtant ça a été fait. Il y a quelques années, vous parliez de Gérard Larcher, la majorité sénatoriale dont il fait partie, a proposé cette mesure. Vous parliez de personnalité de gauche, il y a quelques années, une ancienne ministre de Lionel Jospin, sénatrice communiste, a elle-même proposé cette mesure au titre de la protection de l'enfance.
Et ensuite, pour ce qui est de la burqa, vous dites, c'était pas le voile qui était visé, effectivement, c'était une mesure d'ordre public. C'est ça le terme juridique qui a été employé. C'est précisément la mesure sur laquelle on a travaillé depuis plusieurs mois avec des juristes, avec des constitutionnalistes, dont certains se sont d'ailleurs exprimés dans la presse, c'est la protection de l'enfance. C'est ça le terme juridique qui va être employé.
Voilà, donc pour ce que disait Gabriel Attal, Rayet Chaybi, vous pensez quoi de cette idée ?
On est clairement dans une course à la surenchère, très clairement. Et je pense que même son entourage a bien compris qu'il est allé un peu vite en besogne, parce qu'il a balancé une proposition comme ça. Sans se soucier de la faisabilité juridique, sans se soucier également des questions d'ordre, de liberté, de la liberté individuelle, moi je pense que c'est de la surenchère et qu'elle est absolument impraticable.
Donc il faut laisser les gamines se voiler pour vous ?
C'est pas une question qu'il faut laisser les gamines se voiler. Il y a une liberté de chacune de... Donc il faut laisser les gamines se voiler.
Vous pensez qu'une fille de 6 ans a déjà cette liberté de conscience et de pensée pour déterminer ce qui est bien ou mal ?
Une gamine de 6 ans, certainement pas. Là après, il en revient à la responsabilité des parents. J'en conviens parfaitement. Mais...
Est-ce qu'il y a un âge où ça devrait être interdit ? Alors peut-être à 15 ans. 15 ans c'est peut-être un peu grand, mais c'est peut-être 12 ans. C'est peut-être 11 ou 12 ans.
La question que vous soulevez, elle est intéressante. C'est-à-dire, on parle d'interdiction de mettre... Enfin, en tout cas... Dans l'espace public. De mettre le voile. Il y a des arsenaux juridiques. Mais tout à l'heure, vous avez cité Voltaire. Je vais vous citer la Déclaration universelle des droits de l'homme, l'article 18. La liberté de conscience, la liberté de religion.
Mais vous considérez pas que c'est une forme de radicalité de mettre un voile à une fille de 5 ans ? Parce que vous pensez que... Parce que pour vous, c'est la liberté de religion ? Les qui portent le voile sont radicales ? Ah, je considère que quand on met un voile à une petite fille... Moi, j'en connais beaucoup qui pendent le voile. Écoutez la fin de sa phrase. N'écoutez pas que le début, parce que je sais où il est. En normalisant ça, et considérez que ça doit être des règles à suivre, oui, on est déjà dans une forme de radicalité et d'islamisme. Oui, je le considère. On n'est pas juste dans la liberté de religion. Quand on fait porter...
Je précise donc, pour que ce soit à dire, quand on fait porter le voile à une fille de 5 ans. Non, non, non, mais je le répète, on parle de la même chose. Là, c'est la responsabilité. Pour vous, c'est la religion classique ? C'est marrant, c'est ce mélange. Vous normalisez la radicalité. Non, non, non. Et ensuite, c'est vous qui... Ben, je suis désolé, monsieur.
Ne faites pas dire ce que je n'ai pas dit. Il y a la question de la responsabilité des parents sur le fait de faire porter le voile à une enfant de 5 ans, qui n'a pas forcément, on va dire, cette conscience religieuse.
Donc à partir de quel âge ? 12, 13 ans ?
Je ne saurais pas vous fixer d'âge.
Non, mais parce qu'en même temps, est-ce que vous dites deux choses ? Excusez-moi, vous dites deux choses contradictoires. Vous dites c'est la liberté, et après vous dites, ah ben oui, mais quand on a 5, 6 ans, non. Donc à un moment, ça veut dire qu'il y a une limite. Qu'il y a une limite, selon vous, à laquelle c'est acceptable.
C'est une question, je veux vous dire, c'est une question qu'on ne peut pas apporter de solution comme ça immédiate. Parce que vous avez des parents qui, effectivement, voilent leurs enfants à un âge, à 5, 6, 7, 8 ans. Mais est-ce que c'est un signe de radicalité ? Ça vous choque ? Non, c'est un signe de radicalité. Non, mais si c'est pas dans une optique de radicaliser, non, ça me choque pas. Mais pourquoi elle le voit, il vient, c'est pour cacher les cheveux, dont cacher la féminité ? Non, mais attendez, attendez. Si c'est dans une optique de radicaliser, moi je le condamne. Je le condamne absolument.
Paul-Antoine ! Moi, dans ce débat, il y a plusieurs choses. Déjà, je note qu'il y a 20 ans, ce n'était pas des sujets qu'on avait. Donc je veux bien qu'on nous explique que l'islam n'a pas de plus en plus de place en France.
Si, c'est factuel, il y en a de plus en plus Maintenant, il y a aussi une question Parce que très clairement, ça, ça ne changera rien Et il n'y aura jamais de l'eau en France dans les 5 ans à venir Là-dessus, tant qu'il n'y a pas de changement politique Donc là, en fait, c'est rien Moi, je ne suis évidemment pas d'accord avec le Premier ministre Mais c'est quand même, je suis désolé, le plus honnête de notre gouvernement Et en fait, c'est ça qui n'est pas en campagne C'est-à-dire que M.
Gabriel Attal En fait, il a oublié qu'il était Premier ministre avant Et je crois, on a un élu du RN En même temps, c'était rapide Oui, mais bon, ça c'est son problème, pas le mien Un élu du RN, donc il peut me corriger si je me trompe C'était il y a longtemps et je ne regarde pas tous les débats Mais il me semble que votre président avait eu un débat avec Gabriel Attal Où votre président M. Darmanin, pardon, c'est le même gouvernement Qui est contre le RN et contre le voile Après sur le Covid Parce que c'est ce que disait M.
là, notre Premier ministre Qui dit, on ne va pas aller courir derrière tout le monde Mais c'est ce qu'ils ont fait pendant le Covid, pendant 2 ans Ça ne les a pas dérangés Donc techniquement, c'est possible, il y a un manque de volonté politique Et encore une fois, pour finir, le plus honnête Je suis désolé, mais en fait, on a un gouvernement de communicants Rotaillot, Darmanin, Darmanin, un peu moins Mais on a un gouvernement, pardon, mais c'est votre boulot en plus C'est pour ça, vous lui en avez un bon amour Franck Tapirot, le communitaire
Je trouve que ce n'est pas une proposition C'est un coup Et je vais vous dire pourquoi On étant juif d'origine marocaine J'ai eu la double culture Moi j'ai vu aussi, ça peut choquer certains Mais ma grand-mère qui était juive d'origine marocaine Portait elle aussi, non pas un voile Mais elle se cachait les cheveux Parce que les dames à cette époque-là Avait cette pudeur Et ça avait une forme de pudeur Et donc on parle de dames et de femmes De femmes, on ne parle pas d'enfants Jamais, jamais au Maroc Mais en Tunisie Jamais, moi j'ai vu des petites filles voilées Mais absolument, jamais Mais jamais de la vie Et je peux vous dire que On regarde ça à chaque fois Avec une effrayante surprise Pourquoi ?
Parce qu'on sait très bien que derrière Et moi encore une fois Je dis que c'est pas le débat du voile Qui est important C'est la défense de la laïcité Nous sommes le seul pays au monde A avoir cette merveille de laïcité Qui nous empêche justement De basculer Totalement dans un pouvoir religieux Qui fait la distinction entre le religieux Et le politique Et qui permet à chaque personne de vivre Quel que soit sa foi D'abord de croire Ou ne pas croire Dans le cadre privé Tout est là Moi par exemple Je suis totalement contre Tous les signes religieux Sur l'espace public Là qui Et je parle d'abord pour moi La kippa Plein de choses qui peuvent dire Je suis juif Ou je suis chrétien Ou je suis musulman Ou je suis athée On s'en fout Tant qu'on s'en foutra pas On aura ce genre de polémique Absolument stupide Voile ou pas voile Moi je dis encore une fois Une grand-mère juive d'origine marocaine Qui portait un voile dans ces choses Ça choquait personne Aujourd'hui on le sait C'est un signe de Pas radicalisation C'est pire que ça De propagande De radicalisation Et vous l'avez dit tout à l'heure Il faut le redire De sexualisation aussi Des enfants Et ça c'est inadmissible Oubliez la religion Aujourd'hui Cacher les cheveux d'une enfant De 6 ans Ça veut dire que c'est un objet sexuel Quelle que soit sa religion C'est une oncle Donc la protection Et c'est ce que Gabriel Attal a raté Il l'a redit d'ailleurs En rétro-pédalant C'est que c'est la protection de l'enfance Et non pas Lutter contre le voile Voilà le sujet
D'assignation communautaire Identité différenciée Dans une société Où il y a de plus en plus de partitions On sépare déjà les gamins Avec des signes distinctifs Pour pas qu'il y ait de mélange Et je trouve ça très grave Alors on va rester sur la communication Mais on va changer de sujet On va parler du couple Macron Hier Et de cette communication Qui a été un véritable naufrage De la part de l'Elysée Je pense qu'on est tous d'accord Sur ça On va revoir cette fameuse image Qui a beaucoup fait parler Et j'ai voulu avoir Élodie Miel-Kzarek Avec nous Alors Élodie C'est intéressant Parce qu'elle est experte En langage corporel Et communication verbale Et non verbale Alors c'est absolument Elle qui nous fallait Bonjour Élodie Merci d'être en direct Avec nous Vous avez publié un livre D'ailleurs Qui s'appelle Ce que les gestes et les mots Disent des autres Et surtout des cons D'ailleurs au passage C'est écrit C'est pas moi qui le rajoute Élodie vous avez regardé Ces images bien évidemment Elles disent quoi Ces images Pour vous
Merci Jean-Marc Pour votre invitation C'est vrai qu'il y a Plein de niveaux différents Qui peuvent permettre D'analyser cette image là D'un point de vue très concret C'est vrai qu'on peut voir Sur ces images La surprise d'Emmanuel Macron Puisqu'il est là Après bouche ouverte Et presque à gare C'est quelque chose Qu'il a confirmé ensuite Dans une de ses prises de parole Sur BFM Notamment pour commenter La manière dont cette image Était reprise Et commentée en permanence Et donc il a dit Nous étions en train De nous chamailler Et j'ai été surpris de ça Et donc on voit bien Cette surprise là Après ce qu'on peut quand même noter C'est plusieurs niveaux De contradictions Il y a un premier niveau De contradiction Entre ce que l'Elysée A communiqué En disant qu'effectivement C'était un moment De chamaillerie C'était un moment De décompression C'est vrai que quand on regarde La séquence De manière un petit peu plus longue Quand on voit La manière dont Le couple Macron Descend les marches Et sa posture Voilà Merci de montrer De montrer ces images Voyez il tend le bras Et on voit bien que Brigitte Macron Ne N'accepte pas Cette proposition Elle a la bouche Qui est assez Pincée Assez serrée Donc le côté C'est un moment De détente C'est un moment De chamaillerie Et quand même Plutôt Mal appréciée là Parce qu'il y a Quelque chose Qui ne va pas Pareil Quand on regarde La suite Emmanuel Macron Apparaît Au bout de ces marches Voilà Exactement Avec également La bouche serrée Et le point Très serré Très fermé Donc le côté On était en train De se détendre Jeux de mains Jeux de vilains Nous étions en train De passer un bon moment Ça ça ne fonctionne pas Et puis par ailleurs L'autre niveau De contradiction C'est aussi Quand Emmanuel Macron Finalement Dit que Ce sont des vraies vidéos Que on leur fait dire N'importe quoi Alors déjà Il faut savoir Que l'Elysée au début A dit que ça avait été Une vidéo générée Par IA Et donc l'Elysée A dû rétro-pédaler Ensuite Voilà C'était sous-entendu Que c'était les Russes Qui avaient fait cette vidéo Donc on peut quand même S'interroger sur Des prises de parole Qui sont à la fois Institutionnelles Et officielles Qui tiennent un propos Et qui sont démentis Dans la foulée Par Emmanuel Macron Lui-même Donc vous voyez Cette image là Elle est intéressante Déjà Au niveau de ces contradictions là Et puis De manière plus générale Si vous me permettez C'est vrai que Je trouve ça intéressant De voir que finalement On vit à une époque On vit dans une société Qui est quand même Assez particulière Notre regard finalement Va en permanence Scruter Observer Le moindre geste De manière Quasi paranoïaque Et d'ailleurs J'en sais quelque chose Puisque j'en ai fait mon métier Donc moi J'adore ça Mais je vois bien Que je ne suis pas la seule Elle a adoré ça Et on peut quand même Se poser la question Umberto Eco Qui était un grand sémiologue Avait prédit Ce qu'il appelait La rupture Du pacte sémiotique Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que finalement Ce qui compte C'est moins le geste C'est moins l'image C'est moins le discours C'est plutôt moi Qu'est-ce que j'ai envie d'en dire ? Qu'est-ce que ça signifie pour moi ? Et là je crois que Voilà C'est quand même Une rupture Qu'on peut observer Parce que là Cette semaine-ci C'était avec ce couple présidentiel Mais souvenez-vous Il y a quelques temps C'était avec la poignée de main Entre Emmanuel Macron Et Erdogan Et finalement On voit bien comment La moindre attitude Vient comme ça Nous interpeller Et provoquer Commentaire sur commentaire Moi je ne dis pas Que c'est bien Que c'est mal Mais en tous les cas
C'est quelque chose En même temps Ce sont à chaque fois Des images un peu particulières C'est le moins qu'on puisse dire C'est parce que Cette image-là Dans l'avion Et cette autre image Dont vous parlez Avec Erdogan Qui tient Le doigt D'Emmanuel Macron Longuement Enfin On s'est tous dit C'est quoi Qu'est-ce qui est en train De se passer Qui ne vache plus Donc c'est vrai Que ça fait parler Mais enfin On a l'impression C'est vrai qu'on peut se dire C'est pas possible Enfin ce qui est en train De se passer C'est pas possible C'est artificiel
Mais vous avez tout à fait raison Et puis je crois Qu'on ne peut pas Bien comprendre Et analyser Cet emballement Si on ne fait pas référence A une certaine jouissance A un certain plaisir Justement Avoir des aspects Qui dérapent C'est-à-dire que Dans une société Où tout est mesuré Contrôlé Dans des communications politiques Et vous en avez parlé A l'instant Sur votre plateau Où tout est pensé En termes de coup de com' Où tout est présenté D'un point de vue Du symbole Où finalement Il n'y a plus tellement De marge De liberté D'espace Pour qu'il se passe Autre chose Que du contrôle Que de l'intention Que du volontaire Et bien c'est vrai Et bien c'est vrai que Pour nous En tant que récepteur Aussi Parce que nous ne sommes pas Conviés à ces événements-là Parce que nous ne faisons pas partie De ce cercle de pouvoir En particulier Et bien il y a quand même Un certain plaisir A pouvoir observer Quand les choses dérapent Quand les choses justement Paraissent hors de contrôle Quand on croit
Quand elle dérape Elodie Ou quand on croit Qu'elle dérape Parce qu'il y a cette autre image Vous allez la revoir Vous l'avez vu forcément Celle du train Voilà Où là tout le monde A raconté Qu'il y avait de la drogue Sur la table Que en fait Ce mouchoir là Qu'on semble voir au milieu Que c'était la drogue En fait Il y a aussi une volonté De narratif C'est à dire que Chacun se crée une histoire Chacun croit voir des choses Qui vont dans le sens Qui l'arrange au fond
Exactement Et là vous avez pris Cet exemple là Souvenez-vous Il y avait aussi Quand Emmanuel Macron Était en débat Et avait enlevé sa montre Parce que Alors certains avaient dit C'est parce que C'était une montre Trop onéreuse Et puis d'autres Effectivement Avaient dit Non mais c'est parce que Ça faisait du bruit Sur la table Mais vous avez tout à fait raison En fait quand je parlais De cette rupture Du pacte sémiotique C'est à dire que On n'est plus dans un pacte De lecture classique De l'image C'est à dire que Chacun va pouvoir Y confirmer Ce qui le conforte Et donc c'est vrai que Pour des pro-macronistes Et bien c'est évident Que ces histoires C'est vraiment ridicule Et ils vont pouvoir Critiquer les complotistes Qui vont Qui pour eux Voilà c'est la frange De la population Et elle se complaît Dans le fait De commenter Ce genre d'image Mais si on a une lecture Aussi un peu plus politique Et que voilà On n'est pas forcément Séduit par les idées Et le mandat D'Emmanuel Macron Bah c'est vrai que Ces images là Elles vont quelque part Être aussi Un petit peu satisfaisantes Parce que encore une fois C'est le moment Où Emmanuel Macron Parait presque Dans un moment D'authenticité Alors là en l'occurrence C'est vrai que Bon c'est un mouvement Qui est assez Assez brusque Voire même violent Bah c'est vrai que C'est presque Comme s'il y avait aussi Une jouissance De voir De voir ce geste là Effectuer Mais vous avez tout à fait raison En fait Il faut bien comprendre ça C'est à dire que Maintenant C'est pas tant le texte C'est pas tant l'image Qui compte Mais vraiment Qu'est-ce que ça signifie Pour moi Et donc là On comprend bien Qu'on rentre dans Une autre dimension
Merci beaucoup Elodie Maxarek Merci sémiologue Et je rappelle votre livre Ce que les gestes Et les mots disent des autres Et surtout Des cons Alors ça a beaucoup inspiré Sur les réseaux sociaux Je vais vous faire commenter Tout ça dans un instant Mais je voudrais vous montrer Quelques images Des réseaux sociaux Alors il y a eu des films Qui ont des affiches de films Il y a eu Kill Manu Volume 1 Voilà Avec Avec Brigitte Macron Il y a eu SAS Beigne à Hanoï Avec Encore Brigitte Macron Il y a eu Alors ça c'est assez classique La gifle Bien évidemment De Claude Pinotto Avec l'affiche Qui a été Refaites L'intelligence artificielle Nous a fait aussi Une photo de SOS Hommes battus Voilà Avec Emmanuel Macron Qui vient se confier Et puis alors Il y a une petite vidéo Alors elle est fausse Je le répète Elle est fausse Elle est fausse Elle est fausse Elle est fausse Voilà je l'ai dit 25 fois C'est l'intelligence artificielle Mais ils ont refait La descente d'avion Regardez pendant Pendant que j'en parle Regardez voilà C'est faux C'est faux C'est faux C'est bien fait Mais voilà C'est super bien fait Voilà Donc Il se chamaille Ouais mais c'est là C'est là où on se dit Que l'image quand même Parce qu'on peut y croire Ouais c'est Ça honnêtement Honnêtement C'est tellement bien fait Qu'on peut y croire Donc c'est faux C'est faux C'est faux C'est faux Je dis ça pour l'ARCOM Pour qu'ils entendent bien Parce qu'autrement On va dire Franck Tapirot
Communiquant Alors d'abord Pour rester dans le domaine aérien Ça commence par une forte turbulence Et ça se poursuit par un vent violent Moi c'est ce qui m'a fait rire C'est de voir la séquence C'est que d'abord Il est surpris Il regarde Il fait un coucou Et derrière Il reste avec son bras Il a envie de se gratter Il ne sait pas quoi faire Ça c'est pour la petite blague Non ce qui est incroyable C'est de voir la disparition totale Finalement de la sphère privée Aujourd'hui Quand on est un homme public Notamment un président La vie privée
Il est privé de tout Si c'était arrivé sous Pompidou Ça aurait été la même chose Excusez-moi Sous Pompidou Sous Giscard Mais non Mais oui Mais non Excusez-moi Non mais Le RTF
On aurait même refait la truc Avec un petit disque Aujourd'hui on est dans un autre monde La sphère privée a disparu On a une vie privée Privée de tout Et le off Moi je dis à chaque fois C'est l'officiel J'ai eu à le gérer plusieurs fois Avec certains politiques Notamment Nicolas Sarkozy A l'époque où Tout ce qui était en off Sortait dans la seconde Parfois même avant Que les deux intervenants Soient même au courant Où il réalisait Ce qui leur était arrivé Quand il a pris la parole D'ailleurs sur France 3 Pour dire que Comme tous les français Il vivait des problèmes De couple Des problèmes de famille C'était un moment de vérité Très fort Mais c'était la première fois Qu'un homme public Qui allait être président Il ne l'était pas encore Avouait qu'il était un homme Comme les autres Et donc ce jour là On a C'était intéressant pour lui Parce qu'il a réussi à Reprendre la main Sur la communication Avec de l'humanité Parce que c'est une comme de crise Et dans la comme de crise Vous savez très bien Si vous ne communiquez pas C'est la crise qui communique pour vous Donc il a fait preuve d'humanité Il a dit je suis comme vous En plus il était tellement en France Avec les français Oui mais là par exemple Pour revenir à ça
Est-ce que l'Elysée A eu raison de communiquer ? Honnêtement Si l'Elysée n'avait pas communiqué Ça aurait vécu 24 heures Sur les réseaux Et tout le monde Serait passé à autre chose
Ils se trompaient deux fois Un Ils communiquent en disant Que c'est une IA Ça va bien Deux Ils communiquent en disant Il se chamaille Alors moi J'ai déjà écrit une chanson Sur la chamaillerie Et je pense qu'on est des milliers En France Le mot chamailler C'est comme faire l'impimpin C'est un nouveau mot Encore une fois Et de la macronie C'est très macro Macrompatible Très macrompatible Mais il se chamaille pas Je pense que ce qu'il fallait dire C'est écoutez C'est une image de la sphère privée Point barre S'il fallait dire une seule chose C'est ça et encore Moi je pense que ça valait pas le coup À part
Moi je suis pas d'accord C'est pas une image de la sphère privée Excusez-moi Bah non Bah non Excusez-moi Non mais d'accord Ça c'est différent Ça c'est différent Mais on peut pas dire Que ça n'existe pas C'est la sphère privée
Ça n'existe pas J'ai dit que c'est leur vie privée Mais encore une fois aujourd'hui Encore une fois Est-ce qu'un président de la république A une vie privée ?
Mais justement Alors même si le président de la république Nous appartient Je ne sais pas Il est d'abord président Vendant Emmanuel Macron Là on a typiquement Une scène de la vie privée Je peux vous dire que A tous Et moi ça m'est arrivé pas mal de fois Dès que c'est exposé Vous vous dites Là ils vont vraiment trop loin Là je pense que Emmanuel Macron d'ailleurs le fait Juste après Il intervient lui-même Alors C'était peut-être mieux Qu'il intervient lui-même Que l'Elysée Balance deux communiqués Qui sont complètement à côté Que lui Parce qu'il aime bien faire ça Il aime bien prendre le devant Il aime bien aller au front Ou le face A la limite c'était bien Mais de mentir sur l'IA Et de rétro-pédaler derrière C'était un peu Après il est pris à son propre piège aussi
Pour l'Antoine Niveau communication Ça fait quand même quelques moments Qu'il n'est pas très bon Il est pris à son propre piège Là où je suis d'accord avec vous C'est que pour moi Ils auraient dû dire Écoutez Voilà il s'est passé Ce qui s'est passé C'est un couple Comme des millions de couples en France Bien sûr Exactement Privé Fin de commentaire Merci au revoir Le problème c'est qu'au début C'est une IA Ensuite c'est les russes
Ensuite c'est machin
C'est inadmissible C'est inadmissible Parce qu'il y a un problème De l'image de la présidence De la république Et de la France Et ensuite il vient en parler Il vient en parler On le voit là Il vient en parler Dans les caméras en plus C'est un peu problématique Et je suis désolé Le mensonge C'est que le problème La prochaine fois Qui nous dira C'est l'IA C'est les russes Mais moi je ne vais pas le croire Je suis désolé Je ne peux pas le croire On est avec Gilles Casanova Consultant stratégie et communication Bonjour Merci d'être en direct avec nous Est-ce que vous êtes d'accord Pour dire quand même Que c'est le naufrage De la com' de l'Elysée Cette affaire
Il y a des erreurs De communication Et il y a une faute politique Les erreurs de communication La première c'est de dire C'est Poutine et les complotistes Vous savez C'est comme Christine and the Queens C'est des formules toutes faites Personne n'y croit plus Il fait chaud C'est Poutine et les complotistes Il fait froid C'est Poutine et les complotistes Alors ça C'est déjà une stupidité Ensuite La seconde C'est de dire C'est une chamaillerie C'est un moment de complicité Il prend les gens pour des idiots Une chamaillerie C'est une chamaillerie Un moment de complicité C'est un moment de complicité Ce sont deux choses différentes Donc La troisième C'est la faute politique Connaissez-vous Le détail Des discussions Entre Winston Churchill Et son épouse Connaissez-vous Le détail Des discussions Entre Charles et Yvonne de Gaulle Même François Mitterrand Même Jacques Chirac Ils ont eu des difficultés Avec leurs épouses Tous Qu'il n'en a pas Mais Ils n'ont pas considéré Que c'était une question suffisamment importante Écoutez le discours d'Emmanuel Macron Qui est terrible Il dit Mais enfin Avec ce qui se passe en Ukraine Avec ce qui se passe à Gaza Mais enfin Bon voilà Alors elle a fait ça Moi j'ai fait ça Et puis les images Elles sont vraies Mais c'est pas important Mais qu'est-ce qu'il est ?
Est-ce qu'il est celui Qui commente Des petites images Sur un mouchoir Qui disparaît Sur un geste De son épouse Ou est-ce qu'il est Le dirigeant De ce qui fut Un grand pays Mais on se demande Si ça l'est encore Alors là C'est le problème politique Et pourquoi Ça prend cette dimension Moi je vous dis Que si dans les premières semaines A l'époque de l'état de grâce De sa première élection En 2017 Un tel événement Était survenu C'est-à-dire Une agence De communication américaine Publie de telles images Personne n'en aurait parlé Pas un journaliste Dans un coin Dans des réseaux sociaux Des agités Auraient dit quelque chose Ça n'aurait pas même Duré 24 heures C'est parce qu'aujourd'hui Il a perdu L'élection européenne Dissou Et perdu L'élection législative Et ensuite Refusé De faire le gouvernement Avec les gagnants L'élection européenne Le Rassemblement national Ou les gagnants De la législative Le nouveau front populaire Il a voulu imposer Un gouvernement Avec ses amis Ce gouvernement A 85% D'impopularité Lui Il a 80% D'impopularité Et il court le monde Pour dire C'est la guerre Avec la Russie Les gens savent Que la guerre avec la Russie C'est des millions de morts Et puis il dit Oui, le petit mouchoir aussi C'est important Il n'a plus La confiance Il n'a plus La stature A partir de ce moment-là N'importe quel moucheron Qui passe Devient un événement Qui se tourne contre lui Ça, c'est un problème politique Ensuite La gestion calamiteuse De la communication Par l'Elysée En rajoute encore
Bon, merci beaucoup Gilles Casanova Je suis assez d'accord Avec tout ce que vous avez dit C'était énoncé parfaitement Merci beaucoup Consultant en stratégie Et communication Vous voulez dire un petit mot Rapide de là-dessus ?
Non, non, non Je voulais juste dire Que Effectivement Ce qui est pathétique C'est qu'il ne devrait même pas Commenter ça Comme le mouchoir Là, le mouchoir Quand il est allé Nous parler du mouchoir Qui était dans le train Franchement Ce n'est pas du niveau De l'Elysée De commenter ça Il est au Vietnam Quand on sait l'histoire Qu'on a avec le Vietnam On est en train de vendre 20 Airbus au Vietnam Il représente la France Il incarne ça Et vous montriez juste Vite fait sur l'incarnation Vous montriez Erdogan Pour moi, ça C'était beaucoup plus grave En fait Et le symbole que ça représente Je rappelle qu'Erdogan Avait dit Qu'il avait des problèmes De santé mentale Parce qu'il parlait Du séparatisme Après que Je crois que c'était Samuel Paty Qui avait été tué Je veux dire Le manque de respectabilité Qu'il veut entraîner En se faisant respecter Quand parfois Il est même insulté C'est vraiment inquiétant Sur l'image de la France Que véhicule Emmanuel Macron
Aleksandar Nikolic