Jean-Didier Berger est l'invité politique de la matinale de franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Jean-Vilvier Berger. Le conflit en Iran sans lise et avec lui la menace d'attentat. Vendredi, c'est la Bank of America à Paris qui a été visé par un engin explosif.
Attentat déjoués, cinq personnes sont en garde à vue. Est-ce que vous avez des précisions sur l'enquête et surtout est-ce que vous pointez ce matin la responsabilité de l'Iran ? Lorsqu'une enquête est en cours, évidemment, on n'apporte pas d'éléments particulier.
Ce que je peux vous dire, c'est que nous sommes particulièrement sensibles aux efforts qui ont été déployés par toutes les forces de sécurité intérieure pour patrouiller partout dans le pays, pour prévenir toutes les menaces. La menace en France, elle est permanente mais il n'y a pas en l'occurrence de menaces particulières sur les intérêts français. En revanche, nous savons qu'il y a des lieux d'intérêt israéliens américains qui sont dans le viseur et donc c'est que ce sont davantage les euh les Américains et les Israéliens euh qui sont visés plutôt que la France en ce moment.
Oui, c'est une menace qui est identifiée. Donc nous avons demandé à tous les préfets de France de renforcer la vigilance sur ces lieux d'intérêt. C'est la raison pour laquelle il y a des patrouilles permanentes qui sont organisées et l'une d'entre elles a détecté ces individus. en train de mettre en place un dispositif d'allumage artisanal et donc fort heureusement grâce à ces effectifs, nous les avons interpellés.
Je repose ma question. Est-ce que vous vous pouvez nous assurer ce matin que c'est bel et bien l'Iran qui est derrière cette tentative d'attentat ? Ce que je peux vous assurer, c'est que l'enquête est en cours et que la France est particulièrement vigilante sur tous ces lieux d'intérêt, sur tout ce qui fait que notre pays est un lieu sûr, reste un lieu sûr en toute circonstances.
Quand vous dites les lieux d'intérêt concrètement pour nos téléspectateurs, c'est où ? C'est quoi ? Ça peut être à la fois des lieux de culte, ça peut être des banques, ça peut être tous les lieux.
Euh vous savez, on a vu dans un certain nombre de pays amis européens des faits d'une nature similaire et donc ces faits ont éveillé notre vigilance particulière et c'est la raison pour laquelle nous prenons ces dispositions parce que finalement ces faits ils ont des similitudes et donc quand on les regarde bien, quand on les analyse, ça nous amène à prendre un certain nombre de mesures. Mais en même temps, vous vous dites pas ce matin que c'est l'Iran qui est derrière tout ça. C'està-dire pourquoi cette réserve ? parce qu'on est dans un état de droit et que dans un état de droit, c'est à la justice de se prononcer sur les tenants et les aboutissants des faits.
Nous, notre rôle c'est de protéger, de protéger partout sur le territoire et l'intégralité de ceux qui vivent sur notre territoire. Ce weekend encore, la mairie de Freine a été attaquée au tir de mortier, saccagé et et pillé. Là encore, où on est l'enquête ?
Qui qui est à l'origine de de cette attaque ? La justice le déterminera, mais moi je suis certain que des interpellations euh seront faites le moment venu. Vous savez, nous avons des éléments pour identifier euh les auteurs de ce type d'infraction et euh je le crois euh nous devons réaffirmer notre plein et anté soutien à la fois à tous les élus, à tous les candidats, à tous les agents aussi du service public qui font la qualité de vie dans notre pays.
Et donc ce type de fait est inadmissible en République et nous serons là pour que faire en sorte que force reste à la loi. Mais est-ce que vous pensez que c'est c'est une attaque qui est liée à un dessin politique ou est-ce que on peut mettre en cause aussi éventuellement des narcotraafiquants qui essaieraient d'impressionner les élus pour asseoir leur trafic ? Ce qui est sûr, c'est que nous ne laisserons pas quelque violence que ce soit être commis dans ce dans cette direction. essayer de rentrer par effraction dans une mairie, c'est essayer de rentrer par réfraction dans le système institutionnel de notre pays.
Donc c'est un symbole auquel nous restons très attachés et nous apportons notre soutien plein entier aux élus, aux agents du service public et à tous ceux qui font euh ce travail difficile au quotidien. Mais là encore, on sait pas si c'est visé politique ou c'est plutôt de du grand banditisme. Non, c'est à la justice de le déterminer.
Ce qui est sûr, c'est que ceux qui du point de vue politique dans certains partis font de la violence une forme de prolongement du combat politique, ça n'est pas acceptable. Nous, nous sommes là pour dire que la politique, elle doit être dans une démocratie non violente. C'est la raison pour laquelle nous avons mis en place des dispositifs pour protéger à la fois les élus, mais aussi les candidats, notamment en élargissant la protection fonctionnelle, en mettant en place un kit aussi pour tous les nouveaux maires pour faire en sorte de leur montrer que ils ne sont pas tout seuls lorsqu'il y a des événements, que ce soit de ce type ou d'autres natures qui se produisent.
Euh la République est à leur côté. On a vu encore hier un un maire démissionné dans dans les codes d'armor, beaucoup de scènes de tension aussi de de violence dans certaines mairies notamment remportées par la France insoumise. Vous en avez recensé combien et est-ce que pour vous c'est quand même un phénomène nouveau ?
Il y a 130 faits qui ont été judiciarisés donc c'est tout à fait significatif et je crois que c'est aussi le fait que les élus voient désormais qu'ils ne sont plus seuls face à ce type de menace. Vous savez, moi j'ai été maire aussi pendant 10 ans. Donc j'ai vu cette violence monter au fur et à mesure depuis plusieurs décennies.
Et donc ce qui est nouveau, c'est que nous sommes en mesure d'y apporter des réponses concrètes. C'est ce que nous faisons aussi dans le cadre du projet de loi repost qui fait à la fois de la sécurité du quotidien mais aussi du haut de spectre. Nous partons des attentes du terrain, de ce que nous remontent les Français, de ce que nous remontent les forces de l'ordre pour mettre en place des solutions nouvelles face à une menace qui mute extrêmement rapidement.
Vous êtes vous êtes d'accord avec l'expression employée par Gérald Armanin qui évoque un sentiment prérévolutionnaire électoral ? Écoutez, en tout cas, nous apportons les réponses qui permettent de euh régler un certain nombre de problèmes qui nous ont été euh remontés. Euh que ça soit sur les mortiers d'artifice, que ça soit sur les rodéos urbains, que ça soit sur les rassemblements musicaux illégaux, nous prenons toutes les mesures pour faire en sorte que il y ait à la fois un durcissement des sanctions, mais également des réponses très pragmatiques.
Le le saisissement des objets concernés, la fermeture des commerces lorsque c'est nécessaire, la suspension voir le retrait du permis de conduire lorsqu'il y a des conduites addictives en jeu. Voilà, des mesures extrêmement concrètes. Autre chose très concrète, le nouveau maire insoumis de Saint-Den Bali Bagayoko veut désarmer la police municipale.
Est-ce que de votre point de vue fait une erreur ? Je le dis avec force avec Laurent Nugè, ministre de l'intérieur. Nous sommes aussi voilà en en charge du contrôle de l'égalité.
Les fonctionnaires dans notre pays ne peuvent pas être jugés sur telle ou telle orientation politique. Ils sont dans la neutralité du service public et à ce titre, ils ont aussi à être protégés. Et un maire par définition doit protéger aussi ses agents.
Donc on ne peut pas avoir un maire qui menace ses agents. On ne peut pas un maire avoir un maire qui fasse de la politique. Vous dites qu'il a menacé ses agents.
Il a dit qu'effectivement euh les fonctionnaires sont avant tout des gens qui répondent à une commande politique. Euh donc en clair, ça pouvait être interprété de manière à ce qu'ils disent bah si si vous êtes pas d'accord avec le projet politique effectivement vous pouvez vous pouvez partir. J'espère que chacun va revenir à la raison.
Être maire, c'est être responsable de d'un petit bout de la République et donc chaque maire, quel qu'il soit, quelle que soit son orientation politique, doit respecter les institutions, doit respecter les agents du service public et nous serons là pour le garantir. Bali Bagayoko a aussi été la cible d'attaque qui est de parallèle al je vais même pas dire plus que douteux puisqu'on est au-dessus de là au-dessus de ça avec des singes. Il a d'ailleurs déposé plainte et appelé un rassemblement contre le racisme et les discriminations samedi. peu de voix se sont élevées pour dénoncer ces propos et il s'indent même qu'il y ait pas eu de condamnation ferme de la part d'Emmanuel Macron de l'Élysé.
Bon, nous nous apportons notre soutien à tous ceux qui sont victimes de racisme, à tous ceux qui sont victimes de violence maire comme les autres. Voilà. et aussi euh en soutien de tous les agents du service public euh les agents partout en France et dans cette mairie aussi en particulier parce que sur tout point du territoire, on peut pas d'un côté se dire victime et de l'autre se rendre euh coupable de choses qui sont qui tombent sous le coup de la loi ou qui ne correspondent pas à la lettre ou à l'esprit de nos institutions.
Donc il faut que tout le monde reprenne de la hauteur. Ce que je vois c'est que la France insoumise est souvent dans une attitude de provocation, dans une attitude de non respect vis-à-vis des institutions. Et finalement, c'est même quelque chose de théorisé.
Mais quel que soit le parti politique, théoriser la violence, théoriser le chaos, ça ne peut pas être une solution pour nous. Un tout dernier mot rapide, vous faites partie des 90 ministres, députés, sénateurs de la droite et du centre qui ont signé une tribune dans la tribune dimanche pour une candidature unique en 2027. Euh pour vous euh c'est crucial.
Sans ça euh ça veut dire que c'est euh le RN éventuel éventuellement qui se retrouvera à l'Élysée. Bon, ça c'est ce que nous disent nos compatriotes euh le RN ou la France insoumise évidemment euh nous ce que nous voulons, c'est pouvoir porter une candidature. Mais qui soit une candidature positive, c'est pas simplement une candidature de barrage, c'est une candidature pour permettre à la France de s'adapter au nous au nouveaux défis qui sont devant nous.
Et est-ce que les Français ont envie de confier leur portefeuille ? Est-ce que les Français ont envie de confier leur sécurité à des gens qui finalement sont en marge des institutions pour un certain nombre d'entre eux ? Je ne crois pas.
Mais c'est sûr que si on y va à 10 euh c'est peine perdue. Euh Bruno Rotaillot est candidat à la présidentielle. Il est uside votre famille politique.
Donc vous ça vous gênerait pas que finalement il y ait pas de républicain qui soi sur la ligne de départ en 2027 ? Moi ce qui me dérangerait c'est qu'il y ait personne autre que les extrêmes au second tour de l'élection présidentielle. C'est la raison pour laquelle avec mes collègues ministres et parlementaires, nous avons fait en sorte de prendre cette initiative pour que chacun revienne à la raison et fasse passer l'intérêt général avant l'intérêt particulier.
Édouard Philippe, c'est le bon candidat, c'est lui qui à ce stade est en tête dans les sondages. Le rassemblement peut se faire derrière lui. Écoutez, moi à titre personnel, j'ai toujours été favorable à l'organisation de primaire, pas simplement pour cette élection, mais à toutes les élections précédentes parce que je pense que en démocratie, le vote c'est toujours la moins mauvaise solution.
Mais vous avez pas répondu à ma question, Édouard Philippe, ce serait le bon cheval. Mais ce que je crois c'est que surtout il faut que tout le monde se mette sur la ligne de départ et moi je n'ai à rien contre voir Philippe qui est très sympathique surtout très compétent mais il y a d'autres talents aussi qui veulent prétendre à à la candidature à la candidature. Donc euh il faut que tout le monde soit écouté et ça va permettre aussi de déterminer idée contre idée le meilleur des projets pour faire en sorte de de faire monter notre pays dans les années qui viennent.
Merci beaucoup Jean Didier.
Jean-Didier Berger