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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 9 avril 2024 21 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & famille

Face à Face : Michaël Zemmour - 09/04

Au micro : Apolline de MalherbeSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:23OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a le feu ou qu'il n'y a pas le feu ? On nous parle d'économie, de milliards, dizaines de milliards d'économies à faire.

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est un problème de dépense excessive ou de moindre recette ou les deux ?

  • 2:11OuverteRéponse directe

    Est-ce que cet objectif de repasser sous la barre des 3% est tenable et souhaitable ?

  • 3:14RelanceRéponse partielle

    Est-ce que quand on agite l'exemple de la Grèce, on est réaliste ?

  • 4:19OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous pouvez nous donner une indication sur la situation de l'Allemagne, de l'Italie ?

  • 5:18OuverteRéponse directe

    Pour vous, il faudrait aller chercher l'argent où ? Il y a ce mot de super profit.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:47Invité politiqueChiffre
    « Depuis 2017, le gouvernement a beaucoup baissé les impôts sur les ménages mais aussi sur les entreprises et s'est privé d'à peu près 50 milliards de recettes par an. »
  • 2:43Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas le feu parce que la France s'emprunte aujourd'hui pour pas cher. »
  • 3:36Invité politiqueFait
    « Non, pas du tout. La Grèce était dans une situation particulière. »
  • 6:38Invité politiqueChiffre
    « 50 milliards depuis 2017. »
  • 12:21Invité politiqueFait
    « Est-ce que ça marche ? Non, globalement ça marche pas. »
  • 16:22Invité politiqueChiffre
    « L'indemnisation du chômage a baissé de 16% en moyenne. »
  • 18:31Invité politiqueFait
    « Le SMIC n'a pas bougé en pouvoir d'achat, il a suivi l'augmentation des prix. »

Temps de parole

  • Invité politique61 %
  • Présentateur39 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC Face à Face Apolline de Malherbe Il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV Avec vous, Mickaël Zemmour ce matin, bonjour Merci d'être dans ce studio ce matin Vous êtes économiste, économiste plutôt à gauche Vous êtes enseignant-chercheur à l'université de Lyon 2 Et je voudrais voir avec vous ce matin si vous estimez qu'il y a le feu ou qu'il n'y a pas le feu On nous parle d'économie, de milliards, dizaines de milliards d'économies à faire Alors tout le monde n'est pas absolument d'accord Mais enfin au minimum 10 milliards cette année, peut-être 20 milliards l'an prochain Essayez de comprendre avec vous les conséquences, de quoi on parle Du déficit, de la dette, de la réforme du chômage La faute à qui ?

Si on écoute le gouvernement c'est peut-être la faute des chômeurs On va y revenir Mais je voudrais qu'on commence par écouter les mots du président hier Emmanuel Macron qui s'est invité semble-t-il dans une réunion où il y avait la majorité Pour faire la leçon à ses ministres Il a dit que le gouvernement se met dans une situation où il se prend des leçons de sérieux budgétaires Matins, midi et soir Par des gens qui n'ont pas voulu voter l'année dernière les réformes des retraites Là il parle des oppositions Il précise, il ne faut pas que ce soit la foire à la saucisse Voilà l'expression d'Emmanuel Macron Il faut le calme des vieilles troupes Et il dit, nous n'avons pas un problème de dépense excessive Mais un problème de moindre recette Alors je vous pose tout de suite la question d'abord Est-ce que c'est un problème de dépense excessive ou de moindre recette ou les deux ?

1:29
Invité politique

Donc il y a effectivement un déficit qui est important Et c'est plutôt un problème de moindre recette Mais qu'il y a deux choses D'une part une croissance qui est plus faible qu'attendue Une année 2023 qui n'est pas très bonne Et puis d'autre part c'est le gouvernement qui s'est lui-même créé ces problèmes de recette Depuis 2017, le gouvernement a beaucoup baissé les impôts Sur les ménages mais aussi sur les entreprises Et s'est privé d'à peu près 50 milliards de recettes par an Et donc aujourd'hui, effectivement, quand on regarde la politique du gouvernement dans les années passées On ne voit pas une priorité à la baisse du déficit Parce qu'il y a vraiment eu des baisses importantes de recettes Et en face des baisses de dépenses Donc on a plutôt le sentiment qu'il y a des baisses de recettes Qui sont une explication du déficit Mais que le gouvernement en est en partie responsable

2:10
Présentateur

Alors Bruno Le Maire affirme donc que le retour des déficits sous la barre des 3% Reste l'objectif Aujourd'hui, je précise les choses Le déficit est à 5,5% du PIB Les prévisions c'était 4,9% Ça a donc déjà dérapé par rapport aux prévisions Un, est-ce que cet objectif, c'est-à-dire repasser sous la barre des 3% Qui est une sorte de règle budgétaire européenne Est-ce que c'est tenable et est-ce que c'est souhaitable ?

2:35
Invité politique

Tenable, je ne sais pas Souhaitable, peut-être pas Effectivement, on a un déficit important Il n'y a pas le feu, vous posiez la question au début Il n'y a pas le feu parce que la France s'emprunte aujourd'hui pour pas cher Mais il y a vraiment une nécessité de réduire au fur et à mesure le déficit Parce que ça coûte des intérêts chaque année à la France Maintenant, si on fait ça trop vite Et si on fait ça en même temps que les autres pays européens Il était question de l'Italie sur votre antenne il y a quelques minutes On risque d'avoir le même épisode qu'en 2010 Où tous les pays européens ont fait de l'austérité en même temps Et la conséquence, ça a été un ralentissement économique Pendant plusieurs années Et puis avec des conséquences sociales très dures On peut se rappeler des fermetures d'hôpitaux Des baisses de retraite en Grèce par exemple

3:14
Présentateur

Est-ce que, quand vous mentionnez la Grèce Évidemment, ça crée l'effroi La Grèce, on le sait, a traversé une crise budgétaire majeure Avec des conséquences pour toute la population Pour les fonctionnaires d'abord, mais pour les autres aussi Est-ce que quand on agite cet exemple de la Grèce On est réaliste ? C'est-à-dire, est-ce qu'à un moment ou à un autre Il faut se dire, la France, ça peut aussi être la Grèce ?

3:36
Invité politique

Non, non, pas du tout La Grèce était dans une situation particulière L'exemple que je voulais donner de la situation européenne C'est l'exemple de l'austérité coordonnée Si on fait une austérité coordonnée un peu précipitée En disant, il y a le feu Et tout de suite, on coupe dans les dépenses de manière dure On risque de créer des problèmes plus gros Que ceux qu'on essaye d'affronter Le déficit, c'est un problème Mais il y a d'autres problèmes auxquels on doit faire face Il y a la question de la transition écologique Il y a la question de la santé De l'éducation aussi Par exemple, quand des écoles ne sont pas suffisamment financées Comme c'est le cas en ce moment en Seine-Saint-Denis Ce n'est pas un plus petit problème que le déficit public Et il faut tenir les deux ensemble

4:09
Présentateur

Donc pour vous, c'est aussi une question de choix Dans les priorités Dans ce que l'on tient ou qu'on ne tient pas Vous évoquiez la question des voisins Et est-ce qu'on fait tout ça ensemble ou pas ? Est-ce que vous pouvez nous donner une indication Sur la situation de l'Allemagne, de l'Italie De nos voisins ?

4:24
Invité politique

Je ne vais pas passer tous les pays en revue Mais il y a un ralentissement économique Par exemple, important en Allemagne Il y a un ralentissement économique Dans beaucoup de pays en même temps Et c'est ça qui est inquiétant Si vous avez un pays qui est très dynamique C'est un peu plus facile De faire des économies dans les pays voisins Parce qu'on va bénéficier de leur croissance Si tous les pays sont ralentis en même temps Alors l'austérité coordonnée Devient de plus en plus dangereuse Et vous parliez de choix politiques Il y a aussi un choix qui, pour l'instant Est celui du gouvernement Qui est de dire Le déficit budgétaire, on va le réduire Uniquement par la réduction des dépenses publiques Et absolument pas Par une augmentation des recettes Et ça, ça paraît à la fois pas très souhaitable Parce que les dépenses publiques Et financent des choses utiles Et ça paraît même pas très réaliste Parce que si on veut résorber le déficit Probablement qu'il faut passer en revue A la fois les baisses d'impôts précédentes Et les dépenses publiques

5:11
Présentateur

Et ça c'est un vrai choix politique Vous l'assumez d'ailleurs, Michael Zemmour Quand on se dit qu'il faut trouver des sous Soit on en dépense moins Soit on en gagne plus Pour vous, il faudrait aller les chercher où ? Il y a ce fameux mot de super profit Qui a été lancé dans le débat public Sans qu'on sache d'ailleurs précisément ce que c'est Donc je voudrais d'abord Un, que vous me donniez la définition De ce que sont les super profits L'autre mot qui a été utilisé Et est-ce qu'on parle de la même chose C'est le mot de rente On a Gabriel Attal qui a dit On pourrait taxer les rentes Est-ce que c'est la même chose ? De quoi on parle ?

5:40
Invité politique

C'est pas forcément la même chose Les super profits Il y a des secteurs Qui ont fait des taux de marge très importants Suite à la crise du Covid Le secteur de l'énergie Le secteur de l'agroalimentaire Qui dans un contexte d'inflation Ont réussi à faire des marges Encore plus importantes Que d'habitude Donc là on a ce qu'on peut appeler Des super profits Et des choses qu'on peut taxer De manière exceptionnelle Y compris pour financer Des dépenses publiques Et puis de manière générale Il y a eu des baisses d'impôts Qui a été justifiées Selon le gouvernement En disant On va faire des baisses d'impôts Ça va dynamiser très fortement l'économie Ce qu'on voit aujourd'hui C'est qu'on a payé trop cher Pour ce qu'on obtient

6:16
Présentateur

Vous pensez à quelle baisse d'impôts en particulier ?

6:18
Invité politique

Alors par exemple La baisse de l'impôt sur les sociétés Qui a coûté extrêmement cher De l'ordre de 10 milliards par enjeu La baisse des impôts de production Ou même des baisses d'impôts Sur les ménages dans leur ensemble Ou les ménages les plus aisés La baisse de la taxe d'habitation Sur les ménages riches Ça coûte très cher Et ça dynamise pas beaucoup L'économie française Et donc ça serait intéressant De passer en revue Ces baisses d'impôts 50 milliards depuis 2017 Pour voir lesquelles ont été utiles Lesquelles ne le sont pas

6:44
Présentateur

Utiles au sens Créer de la croissance Créer de l'emploi ?

6:47
Invité politique

On remplit leur objectif S'il s'agit simplement De baisser les impôts Pour un objectif Les impôts ont baissé Y compris sur des ménages Qu'on n'avait pas forcément besoin Mais s'il s'agit De répondre aux défis C'est-à-dire croissance Emploi Mais aussi transition écologique On est sans doute passé à côté

7:01
Présentateur

Michael Zemmour Le mot de rente Je le disais Utilisé par Gabriel Attal Est-ce qu'on parle De la même chose ?

7:08
Invité politique

Alors je ne sais pas Ce que le Premier ministre Entend par là La rente en économie C'est des revenus Qui sont produits Par une propriété Des revenus exceptionnels Qui sont produits Par une propriété Du simple fait De posséder quelque chose Qu'on n'a pas forcément produit Après taxer la rente Si on le prend au sens large

7:26
Présentateur

Ça veut dire une rente immobilière Ça veut dire des entreprises Qui alors que la situation Ne change pas Gagnent davantage On parle de quoi en fait ?

7:35
Invité politique

Je ne sais pas Ce que le Premier ministre entend De manière générale

7:37
Présentateur

Il a dit ce mot Sans expliquer encore précisément Mais vous-même économiste Vous ne savez pas de quoi on parle

7:41
Invité politique

On pourrait taxer Les revenus du patrimoine Quand Les taxés de manière plus importante Ils sont déjà taxés Emmanuel Macron En arrivant au pouvoir A mis en place Une sorte de bouclier fiscal Le prélèvement forfaitaire unique Qui fait que Les revenus du patrimoine Sont moins taxés A l'impôt sur le revenu Que les revenus du travail Donc il y a une baisse d'impôt Sur les revenus du patrimoine Par rapport au gouvernement Hollande Qui avait augmenté Cette imposition Et donc on pourrait Faire une partie du chemin en arrière Et taxer davantage Les revenus du patrimoine Dans la période récente On a constaté Une augmentation du taux d'épargne Ça veut dire que Probablement les ménages Qui ont le plus de moyens Mettent de côté en ce moment Et donc là Il y a une source de revenus potentielle

8:22
Présentateur

Michael Zemmour Est-ce que le gouvernement A été sincère ou insincère Est-ce que quand ils ont Défini le projet De loi de finances Ils avaient ou non Connaissance De cet état Des dépenses

8:34
Invité politique

Ce qu'on peut dire C'est que La prévision budgétaire Du gouvernement A été très optimiste Par rapport à Toutes les autres prévisions Et donc Quand le gouvernement Dit qu'il y a eu Un dérapage Et dit On va faire un plan d'économie De 10 milliards Il est un peu Le seul surpris De ce dérapage C'est-à-dire que Personne n'attendait

8:52
Présentateur

Est-ce que surjoue la surprise ?

8:54
Invité politique

Souvent le gouvernement A tendance à dramatiser On l'avait vu Pendant la réforme des retraites Dramatisation Une solution proposée Qui n'est pas mise en débat De la même manière Le gouvernement Dramatise La situation budgétaire Et met en place Un plan d'économie De 10 milliards Qui ne met pas en débat A l'Assemblée nationale

9:11
Présentateur

Mais si je vous pose La question Michael Zemmour C'est aussi parce que Ça a des conséquences politiques C'est-à-dire que Le fait de définir Un budget Enfin chacun doit le faire Dans son propre foyer Définir un budget En fonction de Ce qu'on pense Qu'on va gagner Et de ce qu'on pense Qu'on va dépenser Est-ce qu'au moment Où ils font ça Ce gouvernement N'est qu'optimiste Ou est dans une forme De mensonge En se disant On va voir si ça passe

9:37
Invité politique

Un gouvernement Peut avoir des bonnes raisons D'être optimiste De manière budgétaire Parce que si vous êtes Trop pessimiste Et que vous faites Un budget trop serré Vous allez vous-même Ralentir votre économie Donc ça peut être Une bonne raison Pour un gouvernement D'être volontariste

9:50
Présentateur

Parce que c'est dynamique En quelque sorte

9:51
Invité politique

Parce que c'est dynamique On a intérêt à prévoir Que ça va aller mieux Pour dépenser un peu plus Et accélérer l'économie Là où Moi je comprends moins C'est la question De la dramatisation Et en catastrophe De mettre en place Un plan d'économie De 10 milliards Donc on ne connait Toujours pas Très bien le contenu Et puis un jour D'être un peu optimiste Et de l'autre côté De même pas discuter Les conditions de l'économie Avec l'Assemblée nationale Ni le calendrier Est-ce qu'il faut faire Les économies tout de suite Ou est-ce qu'il faut Se donner du temps

10:18
Présentateur

Et c'est d'ailleurs là Qu'on a ce feu Contre-feu Avec Bruno Le Maire Qui d'un côté En effet Comme vous le dites Dramatise Dit soudain Attention Ça ne va pas Et il faut faire des économies Immédiates Et à moyen terme Et puis on a Emmanuel Macron hier Qui a l'air un peu D'engueuler tout le monde En disant Mais enfin Ça ne doit pas être La foire à la saucisse Il faut le calme Des vieilles troupes Sous-entendu Calmez-vous tous Qui croire ?

10:43
Invité politique

Ça c'est plutôt Des propos politiques Mais par contre Encore une fois Dans le ça ne va pas Moi quand je regarde La politique du gouvernement Je n'ai pas l'impression Que la priorité Soit la réduction des déficits La priorité du gouvernement Est la réduction Des impôts D'une part Et il y a eu Des baisses d'impôts Et de l'autre côté À la réduction Des dépenses publiques On va regarder Le programme Et la politique De Bruno Le Maire On a l'impression Qu'il a davantage Une priorité À faire reculer Les services publics Les dépenses sociales Et les impôts Qu'à réduire Le déficit public

11:12
Présentateur

Et on va y venir Et on va y venir Avec notamment La perspective D'une réforme Encore une réforme De l'assurance chômage Je rappelle les chiffres Bruno Le Maire Il indique qu'il faut 10 milliards Cette année Son ministre du budget Précise également Qu'il faudra au minimum 20 milliards L'an prochain Et pendant ce temps-là La cour des comptes Elle évoque le chiffre De 50 milliards 50 milliards D'ici 2027 Pour ce qui est des chiffres Est-ce que vous êtes d'accord Michael Zemmour ?

11:38
Invité politique

Les chiffres c'est un calendrier Dire qu'il faut réduire Le déficit Je suis d'accord Dire qu'il faut faire Les économies Très rapidement Et dans les proportions Importantes Je pense que ça peut Se discuter Et puis la troisième question C'est comment on fait Les économies Et si c'est en réduisant Par exemple Les dépenses de l'assurance chômage Ou les dépenses Pour l'environnement La transition énergétique Ou l'éducation Là je pense qu'il y a Un débat à voir

12:00
Présentateur

Alors justement Plongeons-nous dans cette Perspective de réforme De l'assurance chômage Gabriel Attal a annoncé Une nouvelle réforme De l'assurance chômage En 2024 Avec la volonté Dit-il de durcir les règles Pour inciter Au retour à l'emploi Alors d'abord Avant de voir comment il fait Est-ce que durcir les règles Incite à reprendre un emploi ?

12:20
Invité politique

Est-ce que ça marche ?

Non Globalement ça marche pas C'est-à-dire que D'abord il faut rappeler Qu'une personne sur deux Au chômage N'est pas indemnisée Donc durcir les règles De l'assurance chômage Ça n'agit pas sur tout le monde La deuxième chose On a constaté que Quand vous arrivez En fin de droit au chômage Une sorte de précipitation Est d'accepter Un peu plus vite Un emploi De moins bonne qualité Dégradé Ou à des conditions De salaire plus faibles Par contre On n'a pas de preuve Que ça réduit le chômage Parce que souvent Vous allez prendre Plus vite un emploi Qu'une autre personne Aurait prise Et peut-être Qu'il y avait plus Les qualifications En fait il y a deux visions De l'assurance chômage Pour les salariés Pour les syndicats Et même parfois Pour le patronat L'assurance chômage C'est une sécurité C'est-à-dire que Si vous êtes A un moment privé D'emploi Suite à un licenciement Suite à une rupture conventionnelle L'assurance chômage Est là pour remplacer Une partie de votre salaire Et vous permettre De faire une transition Puis il y a la deuxième vision Qui est celle du gouvernement Qui considère L'assurance chômage Comme un instrument De gouvernement Du marché du travail En se disant On va mettre sous pression Le marché du travail Pour espérer réduire le chômage Et en faisant ça D'une part Ça ne marche pas très bien En tout cas On n'a pas de preuves Que ça marche On en est à la troisième Quatrième réforme On n'a pas d'études Qui montrent Que ça a été très efficace

13:26
Présentateur

Le chômage On peut quand même le dire A baissé Alors là Il remonte légèrement Emmanuel Macron Avait promis le plein emploi En France A l'horizon 2027 Le plein emploi C'est un chômage Aux alentours de 5% On est aujourd'hui Aux alentours de 7,5% On est bien d'accord ?

13:42
Invité politique

Oui bien sûr Le chômage a baissé Plutôt par une reprise De l'activité économique Globale Aussi par deux choses Par exemple La mise en apprentissage De nombreux jeunes Dans l'apprentissage On n'a pas d'élément Qui nous montre Que les réformes De l'assurance chômage Qui ont eu lieu Pour la plupart Après en fait Cette baisse du chômage Ont eu un effet Sur le chômage Par contre On a des éléments concrets Pour montrer que D'une part Ça durcit Les conditions de vie Des personnes au chômage Et puis ça diminue aussi La sécurité des salariés En poste C'est-à-dire que Pour les relations Avec les employeurs Pour les négociations salariales La pression sur l'assurance chômage C'est aussi une pression Par exemple sur les salaires

14:17
Présentateur

Avec une question aussi Qui est celle de la Desmicardisation Qui est l'un des objectifs Aujourd'hui du gouvernement On va y revenir dans un instant Comment distinguer davantage Le travail Qui paierait davantage Que le fait De ne pas travailler Mais sur cette réforme De l'assurance chômage Il y a deux leviers Celui du montant Des indemnisations Et celui de la durée D'indemnisation Il y en a même un troisième Qui est celui De l'activation des droits Au bout de combien de temps Est-ce que ces droits Seraient activés Ces trois points-là Quel est celui Qui est privilégié Semble-t-il Par le gouvernement Quelle est pour vous La zone rouge Qu'il ne faut absolument Pas atteindre

14:54
Invité politique

Le gouvernement Fait mine De dire aux partenaires Sociaux De se mettre d'accord Entre eux Mais en fait Il leur donne une feuille De route Qui est tellement Pas acceptable Qu'on peut prévoir Qu'elle ne va pas aboutir Et il a déjà fait ça Trois fois Ils sont en discussion

15:08
Présentateur

Déjà actuellement Sur un point précédent Qui n'a déjà pas abouti Puisque l'une des discussions Qui devait se boucler Cette nuit Discussion entre Les partenaires sociaux Ils n'ont pas réussi A se mettre d'accord Hier Ils pensent réussir A se mettre d'accord Dans les jours qui viennent C'est sur la question De la vie au travail Et des seniors Mais ça veut dire Qu'ils n'arrivent déjà pas A se mettre d'accord là-dessus

15:26
Invité politique

C'est surtout que Sur l'assurance chômage Les lignes rouges En fait Elles ont déjà été franchies Depuis longtemps Si vous êtes un jeune Que vous travaillez 5 mois en CDD Par exemple Et que vous perdez un emploi Il y a un an et demi Vous aviez le droit au chômage Pour chercher l'emploi suivant Aujourd'hui Si vous avez moins de 25 ans Que vous perdez votre emploi Que vous avez travaillé 5 mois Vous n'avez plus le droit au chômage Et vous n'avez pas le droit au RSA Donc vous êtes dans un trou Donc vous êtes complètement dans un trou Et vous dépendez De la solidarité familiale D'un contrat jeune Si vous en trouvez un Etc Donc le durcissement Il a déjà eu lieu Du côté des jeunes par exemple Du côté des personnes En activité réduite Qui étaient au chômage Quelques jours par semaine Il a aussi eu lieu Du côté des seniors C'est-à-dire qu'on sait Que les personnes Qui sont sans emploi Autour de 58-59 ans Ont beaucoup de mal A retrouver un emploi Il y a eu la réforme des retraites Qui a décalé Le point d'arrivée à la retraite Et il y a eu un raccourcissement De la durée d'indemnisation En fait il y a déjà eu Des réformes extrêmement dures L'indemnisation du chômage A baissé de 16% en moyenne Mais plus pour certains profils La durée d'indemn...

Enfin l'accès A l'indemnité chômage A aussi été restreinte Et donc il y a Personne ne pense réellement D'une part Qu'il faut un nouveau tour de vis Et d'autre part Que ça va améliorer Les chiffres du chômage Y compris d'ailleurs Des économistes Qui sont plus proches D'Emmanuel Macron Qui l'ont souvent conseillé Disent aujourd'hui Stop Halte au feu Faisons une pause Évaluons les réformes Qui ont déjà été faites Et regardons ce que ça a donné

16:50
Présentateur

Michael Zemmour La question de la dé-smicardisation Du pays Gabriel Attal Insiste sur la nécessité Je cite Que le travail paye davantage Que le fait de ne pas travailler Est-ce qu'aujourd'hui Il existe une forme de trappe Dans laquelle serait pris A la fois ceux qui ne travaillent pas Qui ne sont pas forcément Encouragés à reprendre un travail Parce que l'effort Que ça demanderait Par rapport aux gains financiers N'est pas suffisant Et par ailleurs Est-ce que ceux qui travaillent Ont du mal A décoller De cette zone du SMIC

17:18
Invité politique

Alors cette expression De dire Le travail paye moins Que de ne pas travailler C'est trompeur Globalement C'est pas vrai Il y a une étude De France Stratégie Qui montre par exemple Que pour les personnes Au minima sociaux

17:27
Présentateur

Qui est une agence Qui est une agence de l'État Donc qui n'est pas censée Qui n'est pas censée Être politique

17:33
Invité politique

Bien sûr Qui montre qu'il y a quelques années Il y a quelques dizaines d'années Ça pouvait être vrai Mais quand on est au minima sociaux Et qu'on reprend un travail Même à mi-temps Le niveau de vie augmente Par contre On ne sort pas forcément De la pauvreté Quand on est au chômage La loi dit Qu'on ne peut jamais toucher Plus de 75% De son salaire de référence Donc c'est pas vrai De dire qu'on vit mieux Sans travailler Qu'en travaillant Sauf à dire Que si vous êtes cadré au chômage Bah oui effectivement Vous avez une indemnité chômage Qui est supérieure au SMIC Mais c'est la vocation De l'assurance chômage Donc cette idée de dire Que le travail Paye moins Que de ne pas travailler C'est faux Ensuite effectivement Le travail Ne paye pas beaucoup En ce moment On a une panne des salaires Il y a un mot Que je n'aime pas beaucoup Qui est SMICardisation Je n'aime pas beaucoup Parce que le SMIC Ça a vraiment permis De maîtriser Les inégalités de salarial Historiquement en France Mais on a Plus de personnes Qui se retrouvent au SMIC En ce moment A peu près 17% Des salariés Qui sont au SMIC

18:24
Présentateur

Contre 10% Il y a encore quelques années

18:27
Invité politique

Contre 11% Il y a quelques années

18:27
Présentateur

C'est aussi dû au fait Que le SMIC a augmenté quand même

18:30
Invité politique

Alors en fait Le SMIC n'a pas bougé En pouvoir d'achat Il a suivi l'augmentation Des prix Il est indexé Et donc il a augmenté en euros Mais son pouvoir d'achat N'a pas bougé Ce qui s'est passé C'est que les autres salaires Ont baissé C'est-à-dire qu'ils n'ont pas suivi L'augmentation des prix Et du coup Des gens qui étaient Un petit peu au-dessus du SMIC Ils se retrouvent au SMIC

18:46
Présentateur

Mais est-ce qu'il y a un plafond C'est-à-dire Est-ce qu'il y a un plafond Une sorte de faux plafond Qu'on pourrait réussir A faire sauter Qui permettrait Effectivement A ceux qui sont au SMIC Et qui y sont un peu coincés Gabriel Attal précisait Que ça coûtait En réalité très cher A ce niveau-là D'augmenter juste de 100 euros Un salarié Ça coûtait quasiment 500 euros Pour l'employeur Pour un gain En réalité minime Parce que même compensé Par le fait De se retrouver à perdre D'autres aides par ailleurs Bref Ça n'est plus l'intérêt De personne Avec cette prime d'activité Est-ce que Oui ou non Il faut faire sauter Un de ces verrous Et que ça permettrait De pouvoir reprendre Le chemin d'un salaire Plus élevé

19:23
Invité politique

On peut aménager Un peu Les exonérations De cotisations sociales La prime d'activité Mais je pense que Le gouvernement se trompe De diagnostic Il y a deux raisons Pour lesquelles Les salaires n'augmentent pas Première raison On a eu des années De croissance faible Et donc il y a des entreprises Qui ont des difficultés Mais la deuxième raison C'est qu'on a eu Pendant des décennies Des politiques Qui avaient pour but De désarmer la négociation salariale Les gouvernements Ont mis en place Par exemple Le gel du point d'indice Dans la fonction publique Non seulement Ça n'augmente pas Les fonctionnaires Mais ça crée un climat Sur le marché du travail Qui n'est pas favorable A la négociation salariale Deuxième exemple La prime Macron Elle est là exactement Pour dire aux employeurs Si vous voulez Rémunérer vos salariés On met une prime à disposition Ce qui vous permet De ne pas augmenter les salaires On a plein d'exemples Comme ça

20:04
Présentateur

Qui n'ont pas encouragé L'augmentation des salaires

20:06
Invité politique

Qui ont encouragé Même à ce que Les salaires diminuent En pouvoir d'achat réel Et donc Si on veut Réamorcer L'augmentation des salaires Ce qui probablement Se produira Dès qu'il y aura Un peu de croissance Il faut sans doute Aussi revenir Pas seulement sur la fiscalité Mais sur la législation Du marché du travail Et notamment Avoir des accords de branches Qui sont plus contraignants

20:26
Présentateur

Merci Mickaël Zemmour De nous avoir aidé A y voir plus clair Mickaël Zemmour Économiste Pour vous en tout cas Il n'y a pas forcément le feu Il faut réformer Mais de manière plus douce Et puis évidemment Vous estimez Que c'est du côté des recettes Qu'il faut aller chercher l'argent 8h53 sur RMC BFM TV

Face à Face : Michaël Zemmour - 09/04 · Pourquijevote