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interviewPublic Sénat· 18 mars 2026 27 min

Municipales 2026 : le PS sous l’emprise de LFI ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va filer du côté de Bordeaux à présent. On retrouve Jefferson Desport, grand reporter à Sud-Ouest. Bonjour Jefferson, comment ça va vous vous suivez Bordeaux, vous allez même animer le débat à Bordeaux.

Expliquez-nous comment ça se passe chez vous. Bonjour Steve. Vous l'avez suivi.

Bordeaux, coup de tonnerre hier soir puisque Philippe Desartines, l'économiste libéral, arrivé en troisième position, les véritables surprises de ses élections municipales à Bordeaux, a retiré sa candidature. On a vécu véritablement une journée à suspense, un rebondissement hier puisque toute la journée, les rumeurs ont enflé, il allait se retirer puis ils allaient se maintenir, puis ils allaient se retirer. Mais factuellement, à 14h hier, il n'avait toujours pas déposé sa liste à la préfecture.

Et toute l'après-midi, finalement, il n'y a personne pour Philippe de Certin qui s'est présenté à la préfecture. Et vers 18h, il l'a Il a confirmé dans une salle de Bordeaux qu'il retirait sa candidature. Il a expliqué s'être rendu à l'évidence qu'il ne pourrait pas, malgré ses 20 % du premier tour, gagner en cavalier solitaire, gagner tout seul la mairie de Il a préféré jeter l 'éponge, entretenant un certain flot d 'interrogations sur les raisons de ce retrait.

Est-ce qu'a-t-il subi des pressions ? Son équipe l'a-t-elle lâchée en interne En bref, il y a beaucoup encore de questions sans réponse aujourd'hui. En tout cas, le maire sortant Pierre-Hurmi que vous voyez à l'écran qui sera lui sur la ligne de départ puisqu'il est aviré en tête de ce premier tour avec 27 % et il retrouvera Thomas Cazenave qui a fait 25%.

Pierre-Hurmi que s'est engouffré dans la brèche, dénonçant les brutalités et les méthodes de Thomas Cazenave qui l'accuse d'avoir fait plier et renoncer Philippe de Sertine. Voilà, donc on aura un deuxième tour, un entre-deux tours sous tension entre ces deux candidats qui se connaissent puisque Thomas Cazenave est conseiller municipal sortant, député de Bordeaux et ancien ministre du budget. Voilà pour le point de situation avec ce rebondissement de dernière minute.

La vraie question, Jefferson, c'est est-ce que vous êtes prêt ? Vous allez animer ce débat avec Orian Mancini est-ce que vous êtes prêt à affronter ce débat d'entre deux tours ? Oui bien sûr on est prêt Steve, ce sera à suivre sur TV7 et Public Sénat bien entendu et sur sud-ouest .fr, voilà tout se met en place mais comme je vous le disais il devait être trois, on en attendait trois pour ce débat, ils ne seront que deux, Pierre-Eurmique Le Maire sortant, l'écologiste donc qui a refusé l'alliance avec LFI et la main tendue d'LFI et Thomas Cazenave qui lui a tenté de faire une alliance avec Philippe de Sertine mais Philippe de Sertine a préféré se partir, retirer sa liste donc on a deux candidats ce sera un mano à mano pour ce second tour à Bordeaux Steve et à suivre bien sûr ce soir ce débat et toutes les explications.

Bon trois c'est bien, deux c'est bien aussi un Merci beaucoup Jefferson, bien évidemment tout à l'heure donc pour ce débat à Bordeaux avec Oriane Mancini. Merci Jefferson, les affiches donc du deuxième tour sont désormais connues, les candidats avaient jusqu'à hier 18h pour déposer leur liste en préfecture, explication, présentation du casting avec Gaëlle Francesca et on en débat dans un instant. Après avoir essayé pendant deux jours de s'allier avec Rachida Dati, Sarah Knafo s'est de désister.

On a eu à faire, ces deux derniers jours, à ce que vous appelez souvent la droite la plus bête du monde. Donc, moi j'ai décidé d'être plus intelligente qu'eux. J'ai décidé de retirer ma liste pour nous laisser une chance de battre la gauche.

Avec la fusion des listes Dati-Bournazel sans Bournazel, il y aura donc une triangulaire pour le second tour des municipales dans la capitale. LR et macronistes affronteront Emmanuel Grégoire et son union des gauche ainsi que LFI, Sophia Chikirou n'a pas retiré sa candidature au risque de diviser les votes. A Marseille, au contraire, Sébastien Delogu a décidé à contrecoeur de se retirer pour ne pas laissé de chance à l'extrême droite de passé.

C'est ce que j'aurais fait, on est dans le plus grand combat contre le RN de l'histoire de cette ville, ils n'étaient plus en capacité de gagner. Du côté du Rassemblement national, au coude à coude avec Benoît Payan. Franck Alizio a appelé au désistement de la liste LR2 vassal sans succès. « J'ai toujours dit que j'irais au bout d'un combat et bien je vais au bout du combat.

A Bordeaux, pas de liste pour le candidat diversant entre Philippe Dessertine au deuxième tour. Refus aussi pour lui, arrivé troisième du scrutin, de s'allier avec le macroniste Thomas Cazenave. Ce dernier affrontera donc seul dimanche prochain le maire sortant écologiste Pierre Urmic.

Remontons vers Strasbourg enfin pour une alliance des plus surprenantes. Face à l'union des écologistes et des insoumis, la socialiste Catherine Trottmann a décidé de fusionner sa liste avec celle d horizon. Une union désavouée immédiatement par leurs partis respectifs.

Olivier Faure ne soutient plus sa candidate et le parti d'Edouard Philippe soutient à présent le candidat LR Jean-Philippe Vetter. Le scrutin s'annonce particulièrement entendu. Les cartes sont-elles rebattues pour ce deuxième tour des élections municipales ?

Pour en parler, pour en débattre, j'ai le plaisir d'accueillir sur ce plateau Bérangère Bonde. Bonjour Bérangère. Vous êtes journaliste politique.

Votre Votre dernier livre s'intitule Gabriel Atta, l'ange exterminateur. C'est à retrouver aux éditions de L'Archipel. Vous êtes aussi aux manettes du podcast dans l'hémicycle.

Je crois que c'est le huitième héros cette semaine. Sur le nuançage justement des listes et des candidats. Comment ça marche ?

Qui fait quoi ? C'est important parce que le nuançage du deuxième tour va être intéressant à suivre. Partout où il y a eu des fusions, si une liste d'extrême-gauche fusionne avec le PS ou les Verts, le préfet va devoir se re...

On a besoin de beaucoup de pédagogie. En ce moment, Jean-Baptiste Forêt, bonjour. Rédacteur en chef délégué de la Gazette des communes.

Vous avez notamment signé les Frères Ennemis de la Côte. La Côte, c'est quoi ? C'est Nice.

C'est Nice. On va en parler dans quelques instants. Votre livre est à retrouver chez Plon.

Le casting complet pour le deuxième tour est désormais connu. Quel bilan vous tirez de ces tractations, Jean-Baptiste qui ont eu lieu depuis dimanche avec des ultimes tractations jusqu'à hier soir très tard. C'est 18h, l'horaire limite pour déposer la liste ?

Les tractations sont quand même la conséquence du premier tour. Ce qu'on voyait jusqu'à présent, c'est qu'on avait des maires LR et PS qui étaient à l'abri des grandes tempêtes, des grandes vagues nationales. Et là, on voit quand même l'irruption depuis dimanche du Rassemblement national et surtout de la France insoumise, qui était jusque-là totalement inexistante sur le plan local.

Donc les maires, en particulier socialistes, doivent composer avec LFI, ils doivent constituer une sorte de nouveau Front populaire local, mais ils y vont en traînant des pieds avec des alliances très particulières. On parle de fusion technique, ce sont des gens qui se marient pour mieux divorcer dans 8 jours. Les électeurs ont quand même du mal à comprendre ce qui se passe aujourd Oui et peut-être de manière plus générale, je sais que dimanche on a organisé cette soirée spéciale à l'élection municipale.

On avait du mal à avoir une analyse globale de la situation. Est-ce qu'aujourd Aujourd'hui, on peut proposer une lisibilité politique plus grande aujourd'hui Bérangère. Donnez-nous vos lumières parce qu'on a un peu de mal à comprendre.

Je ne suis pas sûre de vraiment vous éclairer de façon définitive. Le temps va permettre de comprendre et le deuxième tour va on est un peu face à ce qui se passe au niveau national depuis la dissolution, c'est-à-dire le morcellement général. Même si c'est toujours important de rappeler qu'une élection municipale est différente, c'est un attachement à des candidats plus forts qu'au niveau national.

Mais quand même, ce morcellement fait qu'aujourd'hui, on a des...

Enfin, ils sont contraints tous les uns les autres à des fusions pour éviter des cadres angulaires, des cadres angulaires, je ne sais pas comment on dit pour six. Mais ils sont un peu contraints, sans doute plus, me semble-t-il, que par le passé à des fusions et à reconstituer finalement une espèce d'affrontement entre la droite et la gauche. Chacun veut faire son front républicain, la droite et l'extrême-droite contre LFI, la gauche et l'extrême-gauche contre le RN.

Et donc il y – La reconstitution de ce bloc gauche-droite, c'est ce que vous tirez de ce premier tour, de cet entretour de tours. Alors on va partir à Paris où il y a eu beaucoup d'agitation au moment des ultimes tractations. Le deuxième tour, ça sera donc sans Sarah Knafo qui a décidé de se retirer de la course.

Écoutez. On a eu affaire ces deux derniers jours à ce que vous appelez souvent la droite la plus bête du monde. Donc moi j'ai décidé d'être plus Je pense que Rachida Dati a eu des suiveurs froides quand elle a vu Sarah Knafo dépasser très très peu les 10%.

C'était quand même une très très mauvaise surprise pour elle. Et puis là de manière assez étonnante, Sarah Knafo se retire. Alors moi j'aimerais bien comprendre les coulisses de cet accord, enfin de cet accord, de ce retrait.

J'y vais vite en besogne quand je parle d'accord mais il me semble quand même que d'une certaine manière c'est quand même une union des droites qui ne dit pas son nom, c'est-à-dire que les apparences sont saufs, c'est-à-dire que c'est un retrait, il n'y a pas de fusion mais quand même on a vu beaucoup de colistiers et on peut les comprendre saluer le qui se met en place sans le dire et à bas bruit, Bérangère ? En fait c'est le résultat qui le dira. Si c'est un pari effectivement gagnant ou judicieux ou ou à poursuivre.

Parce qu'en fait, on lui dit toujours et c'est plus vrai que jamais, on ne fait pas de mathématiques là. Il ne suffit pas d'additionner les voix de Dati, de Bournazel et de Cnafaux qui amènent Rachid Haddati autour de 47%. C'est plus compliqué que ça.

Il y a plusieurs zones de doute, même si c'est vrai que sur le papier, c'est une bonne nouvelle pour Rachid Haddati, clairement. Mais l'électeur va...

Que va-t-il faire ? Je lisais, moi notamment, je ne sais pas si vous avez vu les résultats de Rachid Haddati dans son arrondissement où elle était élue confortablement maire d'arrondissement. Ça représente plus de 5, c'est 11 000 C'est plus de 5 % de ce qu'elle a récolté dans tout Paris.

Est-ce que ces gens-là vont retourner voter ? Ce n'est pas certain, puisqu'il n'y a plus d'enjeu dans leur arrondissement. Et là, c'est cette loi Paris-Lyon-Marseille qu'elle a elle mêmes poussées qui pourraient se retourner d'une certaine façon contre elle.

Et puis moi, j'ai une autre question, c'est pourquoi la droite parisienne n'a pas plus franchement voté que ça ? En fait, vraiment, ça m'interpelle depuis ces dernières semaines et depuis dimanche. Pourquoi la droite parisienne ne vote pas plus franchement pour elle ?

Les listes Dati dans les arrondissements recueillent davantage de voix que Dati elle même en mairie centrale. C'est très clair, c'est l'inverse pour Emmanuel Grégoire, par exemple. Donc il y a toute une série de choses comme ça qui, encore une fois, sur le papier, ça paraît gagner pour Dati et je Je ne pense pas...

Génier pour Dati, oui, en termes arithmétiques. Arithmétiquement par exemple. Alors Jordan Bardella a réagi au retrait de Sarah Knafo et lui il sait pour qui il va voter dimanche, on va l'écouter.

Moi je suis pas électeur à Paris, je respecte le choix des Parisiens, mais si j'étais électeur à Paris, je ferai barrage à la gauche et à l'extrême-gauche, et je pense que Paris a besoin de sortir du socialisme municipal qui a plongé cette ville dans l'insécurité, dans les embouteillages et dans la guêpe financières jean-baptiste sera des enseignements nationaux à tirer de ce scrutin à paris c'est difficile à dire en fait à ce stade il y a quand même l'une des composantes de l'équation qui s'appelle Emmanuel Grégoire. Emmanuel Grégoire, il joue très clairement la carte locale face à Rachida Dati, qui est une figure nationale. Il essaye de renouveler ce qu'a fait Bertrand Delanoé en 2001 face à Philippe Séguin et ça lui a plutôt bien réussi au premier tour puisqu'il flirte avec les 38%, c'est sans doute le meilleur score dans les grandes villes du PS.

Donc il trace son sillon, il n'a pas voulu d'accord avec Mme Shikiru. Voilà, il reste dans son couloir et on verra dimanche s'il a eu raison ou pas sur le strict plan électoral. qui s'est mis en place, qui se met en place sous nos yeux ? – La logique d'alternance, l'envie d'alternance de toute la droite, effectivement de la droite et du centre, amènent ce front anti-grégoire, mais encore une fois, il faudra vraiment attendre dimanche pour voir si l'électorat de Jean-Yves Bournazel n'aura pas forcément...

La campagne a été violente entre les deux quand même, entre Rachid Adati et Pierre-Yves Bournazel n'est pas sûr qu'ils aient envie d'aller voter pour Rachid Adati, avec ce qu'on sait, ministre d'Emmanuel Macron, justiciable et elle est en procès dans quelques mois. Tout ça ne...

Bon, voilà. Mais l'alternance, ça fait envie aussi quand on est à droite. Et ça fait aussi peut-être envie à Marseille.

On va partir justement à Marseille où on retrouve Olivier Biscay, directeur de la rédaction de La Provence. Bonjour Olivier, on a désormais l'affiche du second tour de l'élection municipale. Chez vous ?

Oui, absolument. Une élection municipale qui est également très disputée, vous l'imaginez bien. On y voit un peu plus clair depuis hier, hier mardi, puisque Sébastien Delogu a annoncé son retrait du second tour et donc désormais on a une affiche assez simple, Benoît Payan le maire sortant, Franck Alizio pour le Rassemblement national et Martine Vassal qui a confirmé hier soir quelle semaine tiendrait.

Il y a eu beaucoup de tractations tout autour d'elle, dans son propre camp politique à droite avec beaucoup de silence entre dimanche et hier midi mais elle sera sur la ligne de départ pour le second tour donc une clarification à quelques heures de ce second tour, dans la douleur, à droite comme à gauche, parce que tout le monde a essayé de maintenir cette clarification et on a eu beaucoup d'incertitudes, d hésitation du côté de LFI, vous l'avez suivi, entre un Jean-Luc Mélenchon qui appelait Benoît Payan à ouvrir sa base et ouvrir sa liste et un Benoît Payan qui restait sur sa ligne ne pas inviter LFI à participer à sa dynamique et à sa majorité. On a beaucoup parlé de désunion à gauche, est-ce qu'à droite c'est vraiment mieux – Alors, clairement, la disunion, elle est là aussi à droite parce que d'abord, la campagne électorale était très compliquée du côté de Martine Vassal et dans la nuit de dimanche à lundi, alors même que les les résultats tombés, 12%, très loin des pronostics de certains à droite. Les discussions ont été âpres.

Il y avait plusieurs lignes. Certains considéraient qu'il fallait se rapprocher du Rassemblement national, de Franck Alizio, de de s'allier pour conserver une majorité, une espèce de majorité. D'autres considéraient tout simplement qu'il fallait se retirer pour éviter la nouvelle humiliation.

Mais Martine Vassal a eu sa ligne claire de dire je me maintiens parce que j'ai l'avenir à imaginer, c'est-à-dire la métropole. Il ne faut pas l'oublier. Il y a le 15 mars, il y a le 22 et puis il y a le 7 avril avec l'élection de la présidence de la métropole ex-Marseille.

Elle est présidente aujourd'hui et elle espère encore aujourd'hui pouvoir conserver cette présidence. Donc tout s'est joué aussi à l'aune de ce futur. Si beaucoup, Olivier, on suivra ça bien sûr avec de très près, on suivra les résultats à Marseille qui auront peut-être des conséquences aussi au niveau national.

Merci beaucoup Olivier d'avoir été avec nous ce matin, la Une de la Provence. Ils seront donc trois sur la ligne de départ dimanche. Merci Olivier.

Jean-Baptiste, le bilan que vous tirez de cet entre-deux tours marseillais ? C'est quand même incroyable quand même de voir Martine Vassal qui a 10 points de moins que lors de l'élection précédente qui est à 12%, viser la présidence de la métropole. On est quand même face à un hiatus démocratique assez considérable parce que c'est là que se situe la caisse, la monnaie sonnante et trébuchante.

Et effectivement, à la faveur de l élection d'un certain nombre de maires de droite dans la région de Marseille, elle peut garder la métropole avec une cohabitation qui pourrait s'annoncer avec le futur maire de Marseille. Mais sur le strict plan politique, c'est quand même une défaite en race campagne pour Martine Vassal, c'est-à-dire qu'on a aujourd'hui une forme de grand remplacement entre la droite et l'extrême droite. L'extrême droite a siphonné l'électorat de droite.

L'union des droites, elle s'est réalisée dans les urnes au profit de Franck Aliccio, qui aujourd'hui agrège à la fois l'électorat LR et l'électorat RN, ce qui n'est pas tout à fait étonnant parce qu'il vient précisément, Franck Aliccio, de l'UMP. – Même question, Bérengerle. Votre bilan, votre point d'étape sur ce qui se passe aujourd'hui à Marseille, pourquoi Martine Vassal s'est maintenue ? – Elle se maintient parce qu'on ne lâche pas une bataille comme ça et si on veut regarder le camp d'en face peut-être c'est intéressant de regarder ce que fait benoît payant dans cette histoire c'est à dire il prend un risque qui a l'air pour l'instant d'être payant puisque ils refusent la fusion, toute association, toute entente avec Sébastien Delogu qui lui proposait ce front antifasciste, pour reprendre les mots de Jean-Luc Mélenchon.

Et d'une certaine façon, il a tordu le bras de Sébastien Delogu, qui a fini par renoncer. Et donc ça, c'est vraiment intéressant de regarder si ce courage politique, on pourra peut-être appeler ça comme ça, est payant ou pas dans les urnes. Parce qu'évidemment, il y Il y a un risque et la droite et l'extrême droite, surtout, sont vraiment aux portes de la mairie de Marseille.

Ce qu'on ne comprend pas, c'est pourquoi Jean-Luc Mélenchon décide de retirer Sébastien Delogu à Marseille et de maintenir Sophia Chiquirou à Paris. Est-ce que que vous comprenez ? Non, il y a quand même beaucoup de choses que je ne comprends pas dans cette élection.

Pour rien vous cacher, quand on voit par exemple les écologistes qui s'allient avec les socialistes à Lille, mais avec les insoumis à À Strasbourg, on sent bien qu'il y a beaucoup de flottement, que les appareils centraux des partis n'ont plus forcément la main sur ce qui se passe dans les grandes villes. Et puis, on est quand même dans une zone de flottement dans un entre-deux politique. Personne n'a plié le match, donc personne ne veut insulter l'avenir dans ces élections et bien malin, c'est comment ça se terminera dimanche.

C'est de la tambouille c'est difficile encore une fois je parle de lésibilité politique il y a de la tambouille je reviens quand même au scrutin local me semble-t-il il faut observer quand même que dans un certain nombre de villes, à Lyon, à Toulouse, à Limoges, là où il y a même des fusions totales. Il faut bien faire le distinguo, fusion totale, fusion technique, fusion totale, ils vont gouverner ensemble, fusion technique, chacun va repartir dans son groupe ensuite. Mais localement, il y a quand même un certain nombre d'acteurs qui, au fil de l'année, travaillent ensemble dans le tissu associatif, etc.

C'est compliqué aussi de leur dire « non mais vous n'allez pas fusionner parce qu'au niveau national, c'est compliqué, parce que les outrances de Jean-Luc Mélenchon, etc. » Et donc c'est là où c'est compliqué. Et par ailleurs, il y a aussi...

C'est pour ça que...

Est-ce qu'il faut en tirer tout de suite des conclusions sur l'avenir d'LFI au niveau national ? C'est compliqué parce qu'au niveau...

Les très proches de Jean-Luc Mélenchon, par exemple, Sébastien Delogu, Sophia Chikirou, ne font pas des scores exceptionnels et d'ailleurs ne seront pas...

Enfin, voilà, n'ont pas fusionné. Donc...

Vous dites qu'on ne peut pas tirer d'enseignement au niveau...

Mais je suis d'accord avec ce qui vient d'être dit sur le fait que les appareils politiques, l'appareil du Parti socialiste a des questions à se poser, en revanche. Vraiment, sur sa capacité à suivre...

Enfin, avoir suivi sa ligne...

Et puis, peut-être sur le vote insoumis, qui est un besoin de radicalité, un besoin de gauche, que manifestement, l'EPS n'apporte plus. – Jean-Baptiste, on va parler de Nice dans quelques instants, mais peut-être un dernier mot sur cette réforme du monde du scrutin, PLM. Quels enseignements vous vous tirez ?

Quand vous regardez Paris, quand vous regardez ce qui se passe à Marseille... – C'est pareil, c'est quand même le grand...

C'est quand même à ce stade le grand méchant flou, c'est-à-dire qu'on voit par exemple du côté de Pierre-Yves Bournazel, du côté de cette équipe-là, il y a une fusion avec Rachida Dati sur le plan de la mairie centrale, mais dans beaucoup de de mairie ils y vont encore tout seul ils font cavalier seul donc il ya une espèce de contradiction que les électeurs vont sans doute avoir du mal à comprendre dimanche donc c'est ça sera aussi l'une des l'une des données du vatin à partir tout de suite à nice du coup que vous connaissez bien on a le droit à une triangulaire entre la liste du maire sortant christian estrosi celle de l'idée éric ciotti et celle de l'écologiste qui qui a fait 11 % dimanche dernier au premier tour. Ce matin, Christian Estrosi a eu quelques mots pour cet écologiste. Écoutez-le.

Marine Tondelier a fracassé le Front républicain et les la républicaine dont on pensait qu'elle y était attachée en devenant une alliée directe du rassemblement national et et de l'extrême droite tout simplement hier elle a fait voler madame chenel qui est sa tête de liste ici porterait si et ça ne sera pas le cas le rassemblement national a emporté dimanche toute leur vie politique la responsabilité d'avoir donné la cinquième ville de france à l'extrême droite et au rassemblement national bonjour baptiste il faut expliquer madame chenel l'écologiste qui a refusé de se ranger derrière christian estrosi or sans ce report des voix christian estrosi c'est fini pour nice écoutez c'est pareil moi je veux des réponses définitives ce matin je vais pas lire dans le mar de café il est évident christian estrosi au regard des résultats du premier temps alors oui 30 % estrosi ciotti 43 % je le rappelle il est en mauvaise posture mais il faut quand même pas oublier que c'est un ancien champion de moto il a même dit dans la presse locale dans nice matin pour pas citer le quotidien local hier qu 'il avait l'habitude sur les circuits il avait souvent 20 secondes de retard à deux tours de la fin et puis finalement il franchissait la ligne en tête et il est comme ça christian estrosi il va aller chercher les voies avec les avec les dents là on voyait hier dans des centres commerciaux sur la plage partout matin midi et soir il fait campagne et il épouse toutes les couleurs de l'arc-en-ciel politique c'est à dire que bon voilà il est écolo avec avec les bobos les gay friendly dans le quartier homo on a même vu que dans les cités il avait dit la semaine dernière que voilà les drapeaux israéliens au fronton de la mairie pendant des mois c'était une erreur que ça avait pu être mal perçu par l'électorat il a fait amende d'honorable là-dessus, il est prêt à tout pour battre son frère Enli, Eric Ciotti. C'est une campagne très violente qui suivait vraiment de très près cette campagne. Extrêmement violente et assez pathétique, assez poignante.

On a eu le discours dimanche soir de Christian Estrosi, qui a duré une demi-heure. Il a expliqué pendant une demi-heure dans un seul souffle tout ce qu'il avait fait de bien, de grand pour Nice. Il ne comprend pas en fait ce qui lui arrive, Christian Pour lui, c'est une injustice insupportable d'être devancé par celui qui était sa créature, son obligé.

Il y a quelque chose de très cruel. C'est une sorte de mise à mort à laquelle on assiste, en fait, à Nice. Qu'est-ce qui se joue à Nice ?

C'est aussi l'avenir, le destin de la droite de manière générale, Bérangère ? Oui, et les effets de la Macronie après 10 ans d'éclatement du fameux clivage droite-gauche. C'est Christian Estrosi qui a fait le choix de la Macronie et qui n'est plus très lisible, manifestement, dans son positionnement par les lecteurs de droite quand ils regardent les étiquettes.

Parce que sinon, moi, ce que je comprends de Nice, et je connais mille fois moins bien que mon camarade, c'est que son bilan comme maire, c'est quelqu'un qui a fait pour cette ville manifestement beaucoup de choses, mais politiquement, oui, Éric Ciotti reprend un peu plus les fondamentaux de la droite et manifestement, c'est ça que l'électeur de Niçois attendait. Je ne vais pas vous demander comment tout cela va se terminer, vous allez me dire que vous ne savez pas, j'imagine. Mais cet écart tellement entre le RN et la Macronie, il y a aussi des...

Voilà, encore une fois, la droite devra se poser des questions après ce deuxième tour dimanche ? il a eu quand même un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale Eric Ciotti finalement en 2024 il a élargi son socle à la faveur de son alliance avec le rassemblement national et aujourd'hui il gomme de manière assez maligne cette étiquette là dans sa campagne en jouant à fond la carte de l des droites avec des appels du pied aux républicains on a vu françois fillon posé au restaurant il ya quelques semaines à nice à ses côtés c'est quand même le signe que les digues sont en train de s'y aider particulièrement à nice et on suivra ça notamment à nice ce dimanche on passe à l'histoire du jour et l'histoire du jour vous le savez c'est toujours beaucoup d'amour il n'y a pas que la politique dans la vie il y a aussi la vigne à narbonne la pluie n'en finissait pas de tomber ces dernières semaines l'eau a atteint jusqu'à 80 centimètres par endroit alors pour continuer à bosser un viticulteur a trouvé une solution sa vigne était sous l'eau alors il a décidé d'utiliser un kayak seul moyen de continuer à tailler ses vignes c'est moins facile j'avance moins vite mais ça c'est en effet ça n'est pas insurmontable raconte lionel morale de l'histoire bérangère il n'y a pas de fatalité quand on veut on peut c'est valable aussi peut-être en politique c'est simple pour le kayak et la vie c'est peut-être plus simple effectivement c'est la fin de cette émission merci bérangère merci jean baptiste merci à vous devant devant votre écran vous avez rendez-vous aujourd'hui à 17h pour les grands débats de l'entre deux tours sur public sénat 17h débat entre les deux candidats à bordeaux ça sera animé par oriane mancini avec nos partenaires de sud-ouest vous retrouvez ensuite alexandre poussard pour le grand débat à strasbourg c'est un véritable multiplex sur public sénat on partira ensuite à montpellier où tamtranui sera aux manettes du débat entre les candidats les municipales C'est donc sur Public Sénat. Restez avec nous, l'info continue sur la lutte.