Matthieu Valet : "Jordan Bardella avait demandé un audit des finances publiques !" (BFMTV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:29OuverteRéponse directe
C'est un mensonge d'État selon vous ?
- 2:11RelanceRéponse partielle
C'est vraiment fort de café pour le dire gentiment d'entendre tous les représentants de la Macronie qui sont responsables de la situation budgétaire actuelle du déficit.
- 3:21FerméeRéponse directe
Sauf que les déficits vont s'aggraver encore plus demain puisque vous ne votez pas de réduction de dépenses publiques.
- 3:35RelanceRéponse directe
Non, nous, nous avons fait en sorte que les recettes soient élargies parce que nous considérons...
- 5:42OuverteRéponse directe
Oui, mais effectivement, le Premier ministre a été très clair sur ce point, à déficit constant, c'est-à-dire sous les 5%.
- 6:45OuverteRéponse directe
Juste, Olivier, juste une chose qui est importante aussi de revenir, c'est qu'effectivement, on a 1 400 milliards de dettes en plus entre 2017 et 2025.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:05Invité politiqueFait
« Vous mettez carrément en cause la sincérité du budget et vous dites même que les élections européennes finalement ont reposé sur un mensonge »
- 0:36InvitéChiffre
« Il explique qu'il s'est gouré de 42 milliards d'euros sur la dépense. »
- 0:57InvitéFait
« On avait même déposé une motion de censure fin mai. »
- 1:03InvitéFait
« Et lors des élections en juin, il avait demandé qu'est-ce qui allait se passer après le 9 juin, le jour des élections. »
- 1:59Invité politiqueChiffre
« Elle cite notamment le gel de 10 milliards d'euros dès le mois de février. »
- 3:54PrésentateurChiffre
« on parle de 62 milliards par an, ce n'est pas nous qui le disons, c'est la cour des comptes, de coupes dans les recettes, qui ont bénéficié aux ultra-riches. »
- 6:00InvitéChiffre
« L'objectif était quand même de passer de 22,5 milliards d'euros à 17,5 milliards d'euros. »
- 6:49InvitéChiffre
« on a 1 400 milliards de dettes en plus entre 2017 et 2025. »
- 8:09InvitéChiffre
« les aides liées à l'immigration de 12 milliards d'euros »
- 8:13InvitéChiffre
« la contribution du budget de la France à l'Union européenne de 8,7 milliards d'euros »
- 9:14InvitéPromesse
« on ferait 62 ans pour tout le monde »
- 10:22InvitéChiffre
« 183 milliards de taxes par votre parti »
- 10:25InvitéChiffre
« Vous proposez de taxer la mort, les héritages, 10 milliards. »
- 10:35InvitéFait
« Comment vous financez ? »
- 11:25PrésentateurChiffre
« nous avons réussi à faire en sorte qu'il y ait 26 milliards de dégagés »
- 13:53InvitéChiffre
« l'augmentation de 1,4 point de la CSG. C'est 3 milliards d'euros »
Temps de parole
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- Invité31 %
- Invité 212 %
- Matthieu Valet12 %
- Invité 32 %
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Mathieu Vallet pour le Rassemblement National, bonsoir. Vous mettez carrément en cause la sincérité du budget et vous dites même que les élections européennes finalement ont reposé sur un mensonge puisqu'on n'a pas dit la vérité, notamment du déficit, aux Français avant d'aller voter. En même temps, les macronistes ont pagné ces élections.
Ils ont envoyé ma maillée la pauvre soldat courageuse au milieu du champ de bataille avec le résultat qu'on lui connaît, donc elle a au moins le mérite d'y aller. Personne ne voulait y aller. Parenthèse fermée sur les élections. C'est un mensonge d'État selon vous ? Ah oui, c'est un mensonge d'État parce que M. Le Maire le reconnaît chez Caroline Roux sans faire de pub pour votre concurrence. Il explique qu'il s'est gouré de 42 milliards d'euros sur la dépense. Donc à partir de ce moment-là, ce n'est pas un petit dérapage. C'est une sortie de route complète, il serait interdit bancaire.
Quand on a un pays qui est en état de surendettement, on ne peut pas se permettre de faire tout et n'importe quoi. Vous voyez bien qu'on verse de l'argent à tout le monde, on verse de l'argent à Gaza, on verse de l'argent à l'aide publique au développement, on donne de l'argent à l'Ukraine, mais on n'a plus un rond. Donc c'est ça que je ne comprends pas. Il y avait des réductions à faire et nous, on avait alerté. On avait même déposé une motion de censure fin mai. Jean-Philippe Tanguy, sur 20 trentaines, chez Apolline de Manarme, avait alerté dès mars 2024. Et lors des élections en juin, il avait demandé qu'est-ce qui allait se passer après le 9 juin, le jour des élections.
Donc on est rassuré quand même. M. Le Maire nous explique dans l'interview qu'il va avec ses enfants à Saint-Malo faire du vélo et que sur la piste cyclable qu'il emprunte, son copain qui est le maire de Saint-Malo lui explique que ce n'est pas l'Amérique à financer la piste cyclable mais que c'est bien son budget pour lequel, visiblement, il n'est pas au courant. Donc ça en dit long sur le sérieux budgétaire qui était le sien. Donc en réalité, oui, ils sont mauvais en budget et au lieu de nous prendre pour des toccards, ils auraient mieux fait nous écouter parce que nous, on n'est pas dans des clans partisans, on est pour l'intérêt général.
C'est pour ça qu'on avait alerté l'opinion des élections. Jordan Bardella avait demandé sur notre antenne à nous dire des finances publiques. Tout le monde s'était foutu de sa gueule mais finalement, les faits nous donnent raison et malheureusement, si je veux dire, parce que je ne me délecte pas de voir le budget de l'État et l'argent des Français jeté par les fenêtres telle que la situation du pays nous montre aujourd'hui.
Ces accusations sont balayées par le gouvernement et notamment par Maud Bréjon, Daniel Bonneau, bonsoir, la porte-parole du gouvernement qui affirme que le président de la République avait pris toutes les mesures nécessaires durant cette année 2024, la fameuse année, pour réduire les déficits et elle cite notamment le gel de 10 milliards d'euros dès le mois de février. Elle dit en gros, arrêtons de regarder dans le rétroviseur et si maintenant on veut réduire le déficit, que les députés fassent ce boulot en quelque sorte.
C'est vraiment fort de café pour le dire gentiment d'entendre tous les représentants de la Macronie qui sont responsables effectivement de la situation budgétaire actuelle du déficit. C'est ce qu'avait montré la commission d'enquête menée par Éric Coquerel, vous savez, en tant que président de la commission des finances, dès qu'il a été président de la commission des finances, il l'a pointé lors de tous les débats budgétaires, nous l'avons pointé sur le manque de lisibilité, le manque de sincérité et ça a été démontré à chaque fois que nous avons eu l'occasion de pouvoir débattre du budget quand les débats n'ont pas été arrêtés par 49-3.
Donc oui, ça c'est su depuis très longtemps et c'est un problème très grave du débat public qu'il n'est pas dû en rendre des comptes plus tôt et qu'ils aient tous continué parce qu'il avait indiqué lors de la commission d'enquête que Mme Borne était au courant puisqu'il l'avait alertée elle aussi. Et donc je suppose que les premiers ministres à sa suite l'ont aussi été. Donc on voit que depuis des années en vérité, depuis 8 ans, qu'Emmanuel Macron mette sa politique au service des plus riches et fait payer aux classes moyennes et populaires cette politique, c'est mensonge après mensonge.
Sauf que là on regarde le rétro, mais c'est vrai que quand je regarde ce qui se passe à l'Assemblée nationale, pardon, mais vous, au sein du groupe de la France Insoumise, vous ne votez pas beaucoup de réduction de dépenses publiques. On continue à dépenser de l'argent qu'on n'a pas.
Non, nous, nous avons fait en sorte que les recettes soient élargies parce que nous considérons... Oui, on augmente les impôts, mais on ne baisse pas la dépense. Non, non, non, je vous assure, on n'augmente pas les impôts de manière générale. Nous faisons en sorte que ceux qui ont beaucoup profité précisément de la politique d'Emmanuel Macron, on parle de 62 milliards par an, ce n'est pas nous qui le disons, c'est la cour des comptes, de coupes dans les recettes, qui ont bénéficié aux ultra-riches.
Donc vous remettez les impôts.
On rend de la justice fiscale qui permet effectivement d'avoir les recettes nécessaires pour pouvoir faire fonctionner le pays,
pour pouvoir faire fonctionner les services publics. Il ne faut pas baisser les dépenses,
c'est simplement augmenter les recettes. Oui, c'est une logique, nous ne sommes pas d'accord avec la logique macroniste, c'est précisément... Je vous rappelle, vous venez de dire à l'instant, et je pense qu'il y a un accord sur tout le plateau, que les responsables des déficits, ce sont les politiques d'Emmanuel Macron. C'est la politique supposément de l'offre. Oui, parce qu'il n'a pas baissé les dépenses. C'est le rison. Non, non, non, ce n'est pas vrai. Ils n'ont pas arrêté de faire des coupes budgétaires sur le dos des classes populaires. Je vous renvoie, je vous renvoie encore une fois. On a continué à embaucher des fonctionnaires. Non, non, non, ce n'est pas vrai.
Écoutez, allez dire ça à l'hôpital, allez dire ça à l'école. La fonction publique... Ce n'est pas vrai. Ce n'est pas vrai. Les infirmières ont été revalorisés. Écoutez, allez dire ça aux infirmières, je vous assure que... Ah, peut-être pas assez, mais c'est vrai. Oui, mais en fait...
Je parle de ce que vous êtes des gâtels, mais là, le problème...
Non, mais vous n'allez pas faire croire aux Français, aux Françaises, que dans la situation où on a 10 millions de pauvres dans ce pays, dans la situation où 22% de la population a découvert le 16 du mois que cette politique-là leur a profité ou que leurs impôts ont été pressés. Non, ce n'est pas vrai. Les ultra-riches ont vu leurs impôts quasi réduits à zéro. Effectivement, les classes moyennes et populaires ont subi les contre-coups de cette politique. Donc oui, il faut en finir avec cette politique et nous sommes contre la logique même qui a mené à la crise.
Sauf que les déficits vont s'aggraver encore plus demain puisqu'on va suspendre la réforme des retraites. C'est soumis au vote des députés et c'est même élargi, et c'est le gouvernement qui le souhaite, cette suspension aux carrières longues, aux fonctionnaires. C'est ce que réclamait la gauche à certaines carrières de fonctionnaires. Donc là aussi, on va dépenser de l'argent.
Oui, mais effectivement, le Premier ministre a été très clair sur ce point, à déficit constant, c'est-à-dire sous les 5%. Et comment on y arrive ? Eh bien, on augmente tout simplement les recettes. Et c'est ce qui va se passer. C'est qu'effectivement, d'un côté, on va avoir des dépenses qui vont être beaucoup plus importantes que prévu. Il n'y a qu'à regarder le budget de la Sécurité sociale. L'objectif était quand même de passer de 22,5 milliards d'euros à 17,5 milliards d'euros. Et là, en fait, on va avoir un budget de la Sécurité sociale qui va être de 25 à 30 milliards d'euros. Donc vous voyez bien que le déficit, il va être... On fait l'inverse de ce qui était annoncé. Exactement.
Et donc, pour financer ces mesures, on va augmenter les recettes. Donc, une grande partie, effectivement, vont être prises en charge par les grandes entreprises, les ménages les plus fortunés, mais aussi par les ménages modestes. Ça, il faut le dire. C'est très important. Eh bien, tout simplement parce qu'il y a certaines niches fiscales qui vont être abandonnées. Il y a certains impôts qui vont être relevés. Donc oui, ça va être supporté aujourd'hui par les ménages.
Je voulais juste... Les oppositions sont quand même peut-être mal placées pour des déceaux.
Juste, Olivier, juste une chose qui est importante aussi de revenir, c'est qu'effectivement, on a 1 400 milliards de dettes en plus entre 2017 et 2025. Mais aussi, il faut expliquer que ces dépenses supplémentaires ont permis de financer un certain nombre de choses. Je pense aux Gilets jaunes, je pense à la crise du Covid, je pense à la période d'hyperinflation. Le problème de l'exécutif aujourd'hui, c'est qu'ils n'ont pas su débrancher suffisamment vite, effectivement, le quoi qu'il en coûte, le chèque facile... Souvent réclamé par les oppositions. On a eu exactement un exécutif. Vous étiez les premiers à dire qu'il faut faire des chèques. Et vous aussi.
Vous étiez les premiers à réclamer à Brunelemer des chèques. Parce que vous êtes en forme, M. Toucheau. Oui, oui, mais toujours. C'est le 11 novembre, c'est sûrement pour ça que la fête de la France vous rend heureuse. C'est bien, tant mieux. On partage sur ce plateau, j'imagine, la fête des Français. Mais vous dites une bêtise, madame. Je sais que vous êtes assidus dans vos comptes. Vous n'êtes pas d'accord avec ou vous n'êtes pas de bêtise ? Je vais vous démontrer pourquoi. Il y a des économistes qui nous expliquent sur les 1 400 milliards de dettes que vous évoquez, la moitié est due aux crises. Crise sanitaire, crise des Gilets jaunes. Je n'ai pas dit le concret. Et l'autre moitié...
Je n'ai pas dit le concret. Je sens que vous êtes tous en forme, mais me souhaiter pas tous dessus. On va tous se parler tranquillement. Et donc, je disais simplement que la moitié, c'est due aux crises, des 1 400 milliards. Et l'autre moitié, comme quoi, je ne dis pas de bêtises non plus. Et l'autre moitié, c'est dû à des choix politiques. Donc, quand nous, on propose de réduire, par exemple, les aides liées à l'immigration de 12 milliards d'euros, lorsqu'on propose de réduire la contribution du budget de la France à l'Union européenne de 8,7 milliards d'euros, et je peux continuer à l'IS si on a le temps pendant une demi-heure d'émission, on fait des propositions.
On peut ne pas être d'accord, vous avez raison, M. Truchot, avec ce que nous, on propose. Mais en tout cas, nous, on a proposé des mesures depuis des années. Et en tout cas...
Mais vous n'êtes pas aussi en train de réclamer à Bruno Le Maire toujours plus de dépenses pour faire face, effectivement, à la hausse de l'inflation.
J'ai toujours l'impression que vous prenez pour quelqu'un qui est à la porte de la chapelle et qui fait la manche et qui demande des sous à M. Le Maire. C'est justement comme ça en France. On demande toujours des sous à l'État. Vous êtes trompé. Ben non, nous, on ne demande pas des sous à l'État. On veut d'abord faire des réductions à l'État. On veut mieux dépenser l'argent dépensé. Je suspend la réforme des retraites. Ben oui, parce que c'est... Attendez, on peut faire l'historique. Le système par répartition.
Donc, je ne vais quand même pas être comptable d'un système des retraites où nous, on a proposé une réforme depuis singulièrement 2022, la présentation de Marine Le Pen à la candidature à la présidentielle et la proposition des élections législatives anticipées en 2024 où on avait dit que oui, on ferait 62 ans pour tout le monde. Oui, on ferait pour les catalogues avant 20 ans on partira à 60 ans. Mais avec des pensions en dette, des cotisations en hausse, comment vous financez ? Mais madame, on fait des choix. Mais on finance déjà par des recettes que l'État aujourd'hui ne va pas chercher de nourrir. les agences de l'État. Si on fait un toilette, c'est 80 milliards d'euros.
Pardonnez-moi, on parle de notre système par répartition. Ça ne marche pas comme ça ? Le principe, ce sont les cotisations qui payent les pensions. Mais oui, vous avez raison. C'est d'ailleurs pour ça que Marine Le Pen propose que lorsqu'il y a un deuxième enfant, on puisse réduire cette part au niveau de l'impôt parce que ça permettra aux gens de faire plus d'enfants. En tout cas, c'est à faire des enfants pour que ce système... Vous relancez la natalité. Il faut que ce système... Ah ben pardon, mais si c'est par répartition, c'est qu'il faut... C'est un Paris, hein ? Augmenter les actifs. C'est pas un Paris, c'est un reposition. Effectivement, il faut augmenter les actifs.
Mais il y a une position... Madame Obono, vous hochez de la tête, mais pardon, je n'ai pas de leçon à recevoir de votre parti. Vous êtes la luculuc de la taxe. Vous connaissez cette chanson de l'une de folie. Avec vous, c'est et du taxe, taxe, taxe... Ok, d'accord. Alors sérieusement, si on pouvait revenir
sérieusement sur le débat,
sur le débat, si on pouvait revenir... Monsieur Valérie, Valérie, Valérie. Non, non, mais ça fait... D'abord, j'avais des choses à répondre là-dessus. Madame, vous l'interpellez. 183 milliards de taxes par votre parti, c'est ce que vous proposez. Vous proposez de taxer la mort, les héritages, 10 milliards. Non, mais... Vous proposez, madame Obono, s'il vous plaît... Vous proposez... Et vous êtes devenu journaliste des FFM maintenant ? Excusez-moi. Je suis un débat avec vous, madame. Non, non, moi, je voudrais répondre. Comment vous financez la suspension ? Comment vous financez ? Vous êtes gênés pour les taxes que vous proposez ?
Mais s'il vous plaît... Comment, par exemple, la suspension de la retraite qui va être a priori votée demain, ça, c'est de l'argent qu'il faut trouver, là. Comment on fait ?
Alors, d'abord, je voudrais rectifier ce que j'ai entendu. Non, aujourd'hui, le budget de la Sécurité sociale, tel qu'il a été arrêté au débat dimanche soir, et j'y étais, j'avais demandé que ce soit prolongé avec mes collègues parce que nous voulions aller jusqu'au bout, il maintient 12 milliards de coupes sur la protection sociale, sur les hôpitaux, sur les plus vulnérables, sur les soignants. 12 milliards de coupes. Voilà où en est le budget de la Sécurité sociale dont on ne va pas terminer la lecture parce que mercredi soir, ça s'arrête à minuit et ensuite, on reprend le débat sur le budget de l'État qui ne s'était pas terminé.
Et quand il s'est terminé, non, il n'y a pas eu les recettes qu'il fallait parce que nous, nous avons réussi à faire en sorte qu'il y ait 26 milliards de dégagés, mais le gouvernement annonce déjà qu'ils vont refaire voter pour enlever ça. Non, il continue sur la même voie. Et effectivement, c'est une voie catastrophique. Maintenant, on parle du décalage je rappelle quand même, ce sont les termes d'Emmanuel Macron. Je cite Emmanuel Macron qui a corrigé tout le monde. On sait bien qu'il y a...
Là, vous citez Emmanuel Macron quand ça vous convient.
Ah mais non, pas quand ça m'en convient. Moi, je veux bien le citer. Et d'ailleurs, je citais M. Le Maire qui a avoué l'entourloupe sur le déficit budgétaire. Moi, je prends au mot M. Emmanuel Macron et je le prends au mot quand il dit qu'on continuera la même politique. Il l'a dit et il l'a redit. Sur la question des retraites, il y a eu une espèce de magouille entre M. Le Cornu et le Parti Socialiste à qui il a vendu un décalage. C'est également M. Michael Zemmour, vous l'avez reçu sur votre plateau. Il a expliqué comment c'est un décalage qui fait gagner et qui fait trois mois à une génération. Et ensuite, en vérité, ça se décidera en 2027 à partir du débat présidentiel.
Et nous, ce que nous proposons et nous allons en débattre à l'Assemblée nationale puisque ce sera dans notre niche parlementaire à nouveau, c'est l'abrogation. L'abrogation
de la réforme
des retraites. Nous, nous ne voterons jamais sous quelque forme que ce soit la réforme des retraites à 64 ans. Je vous rappelle que... Pas de suspension. Je vous rappelle qu'il n'y a jamais eu de vote sur cette réforme à l'Assemblée parce que sinon, il aurait repoussé la réforme. Et nous, nous restons fidèles au serment qui a été pris par les députés de la NUPES qui ont toujours et ont été élus et nous avons été élus, nous avons été mis en tête des élections il y a un peu plus d'un an pour abroger cette réforme. Nous savons comment financer la retraite à 60 ans qui est notre objectif.
Par exemple, en augmentant les salaires parce que vous savez, c'est les salaires qui contribuent, par exemple, en réalisant l'égalité femmes-hommes, par exemple, en augmentant le point de la cotisation. Il y a plein de manières et surtout, bien sûr, en relançant l'économie, en relançant l'emploi par la bifurcation écologique et sociale. Voilà, tout un ensemble de politiques, c'est une autre politique qu'il faudrait mener effectivement et c'est l'objectif que nous gardons, celui de la retraite à 60 ans.
– Vous êtes en forme à Mme Obounou aussi. Mme Obounou, les socialistes, c'est quand même les gens à qui vous avez pactisé pour gagner, soi-disant, des sièges électoraux lors des élections législatives. C'est quand même les socialistes, vos amis, vos ex-amis, je ne sais pas si vous avez rompu le PACS ou pas, mais en tout cas, c'est eux, les socialistes qui ont voté l'augmentation de 1,4 point de la CSG. C'est 3 milliards d'euros sur quoi ?
Sur l'épargne des Français, le plan épargne-logement, sur par exemple l'assurance-vie et ça, c'est les Français qui vont le payer donc vous voulez augmenter les salaires mais vous leur prenez du note-masque, vous leur donnez et vous voulez augmenter la taxe d'habitation avec 1 milliard d'euros de taxes en plus.
Matthieu Valet