Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewRadio France (sur Site radio)· 13 mai 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeInstitutions & élections

Les audiences correctionnelles reprennent au tribunal de Péronne après 16 ans de pause

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Ce retour des audiences correctionnelles à Péronne, qu'est-ce que ça change dans la vie des gens ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça s'accompagne d'une réduction des délais de traitement des affaires ?

  • 1:43OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il est question de créer des postes pour le tribunal correctionnel de Péronne ?

  • 2:24OuverteRéponse directe

    Comment vous expliquez que ça arrive maintenant, après 16 ans ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce sera sur le même modèle qu'à Péronne ? Dans quel délai ?

  • 3:16OuverteRéponse directe

    Quels sont les critères pour dire que ça fonctionne à Péronne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30PrésentateurFait
    « Ils peuvent se rendre dans un tribunal plus près de chez eux. C'est l'objectif principal. C'est ce qu'on appelle la justice de proximité. »
  • 1:34PrésentateurChiffre
    « Pour les habitants de cet arrondissement, on est dans un délai inférieur à quatre mois. »
  • 2:54PrésentateurFait
    « Exactement le même modèle, avec des audiences de plaidés coupables et de juges uniques. »
  • 3:11PrésentateurPromesse
    « On va pouvoir imaginer de commencer, à mon avis, au premier quadrimestre 2027, des audiences de la même nature à Abbeville. »
  • 4:04Invité politiqueFait
    « Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a proposé finalement hier soir d'exclure les viols et tous les crimes passibles des assises. »
  • 4:26PrésentateurFait
    « On essaye de trouver des issues pour faire face au mur du stock des affaires criminelles qui s'épaissit. »

Temps de parole

  • Présentateur69 %
  • Rachida Dati24 %
  • Locuteur non identifié7 %

6,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

C'est une première depuis 16 ans. Le tribunal de proximité de Perronne vient de retrouver une activité pénale correctionnelle. Concrètement, il va juger une fois tous les deux mois les vols, les arnaques ou les conduites en état d'ivresse jusqu'ici traitées uniquement à Amiens. Alors pourquoi c'est important ? Céline Autain, vous posez la question au président du tribunal judiciaire d'Amiens.

0:20
Rachida Dati

Bonjour Éric Brama. Bonjour. Alors ce retour des audiences correctionnelles à Perronne, qu'est-ce que ça change dans la vie des gens qui passent au tribunal, soit en tant que victime, soit en tant que prévenu ?

0:30
Présentateur

Déjà, ils peuvent se rendre dans un tribunal plus près de chez eux. C'est l'objectif principal. C'est ce qu'on appelle la justice de proximité. Il y avait déjà un tribunal de proximité qui jugeait les affaires de faible intensité en matière civile, qui s'occupait des mesures de protection par exemple, qui a continué même après 2010, après la fermeture du tribunal de grande instance. Il y avait aussi des audiences de police. Et puis on a décidé d'y ajouter. Hier, ça a commencé hier, les logements des déliés. Alors, en juge unique, comme on dit, c'est-à-dire les délits de faible intensité quand même. Mais c'est vrai que pour les gens, c'est une proximité pour se rendre, pour les victimes.

Le bureau d'aide aux victimes a reçu hier trois victimes. Donc c'est le point principal.

1:12
Rachida Dati

Est-ce que ça s'accompagne d'une réduction des délais de traitement des affaires ?

1:15
Présentateur

Absolument pas.

1:16
Rachida Dati

Que ce soit à Amiens ou à Perronne ?

1:17
Présentateur

Absolument pas. Ce n'est pas un objectif. D'ailleurs, il y a eu une communication dans la presse écrite à ce sujet. Ce n'est pas du délestage ou des choses comme ça. On a de très bons délais. Je vais peut-être l'occasion de venir vous les réexpliquer. On a de très bons délais au tribunal judiciaire, Damien. Pour ce qui concerne le plaid des coupables ou les juges uniques qu'on va juger désormais à Perronne pour les habitants de cet arrondissement, on est dans un délai inférieur à quatre mois.

1:38
Rachida Dati

Effectivement, ça se fait à moyen constant. Ce sont des magistrats d'Amiens qui se déplacent à Perronne une fois tous les deux mois. Est-ce qu'il est question, à un moment, de créer des postes, par exemple, pour le tribunal correctionnel de Perronne ? Ou en tout cas, de faire plus d'audience correctionnelle, plus qu'une fois tous les deux mois ?

1:52
Présentateur

Alors, de créer des postes, peut-être pas. Je précise immédiatement que pour le siège, on a un juge à Perronne qui a présidé hier l'audience. En revanche, pour le ministère public, le parquet, c'est lui qui s'est déplacé, effectivement. Le greffe aussi local a tenu les audiences. Bon, même si, en termes d'éducation ou d'audiencement, on s'appuie sur les équipes du greffe Damien. Alors, non, c'est pas ce qu'on attend en réalité, même si, finalement, derrière votre question, je retiens, il y a une forme de consolidation de l'équipe de Perronne qui est une petite équipe et qui ne peut pas disparaître. Donc, leur donner des missions supplémentaires, c'est aussi assurer leur pérennité.

2:24
Rachida Dati

Et comment vous expliquez que ça arrive maintenant, après 16 ans, effectivement, de vacances, on va dire, à Perronne ?

2:30
Présentateur

C'est une volonté, tout simplement. Je l'explique aussi par le fait que j'étais président du tribunal judiciaire d'Agin auparavant et que je l'ai fait à Marmande et à Villeneuve-sur-Lôte.

2:36
Locuteur non identifié

Ici Picardie, les 7h49, nous sommes avec Éric Brama, président du tribunal judiciaire d'Amiens.

2:42
Rachida Dati

Et il est question aussi de rouvrir le tribunal correctionnel d'Abbeville. Est-ce que ce sera sur le même modèle que Perronne ? Dans quel délai ?

2:49
Présentateur

Exactement le même modèle, avec des audiences de plaidés coupables et de juges uniques. Le délai, bon, et on veut vérifier que ça fonctionne d'abord à Perronne avant de le lancer à Abbeville. Pourquoi Perronne avant Abbeville ? Tout simplement parce que l'équipe de Perronne était particulièrement motivée et au complet. Ce qui n'est pas actuellement le cas de l'équipe d'Abbeville, qui se renforce et qui se muscle, on va dire. Et on va pouvoir imaginer de commencer, à mon avis, au premier quadrimestre 2027, des audiences de la même nature à Abbeville.

3:16
Rachida Dati

Et quels sont les critères que vous allez retenir pour dire ça fonctionne à Perronne, on va le faire à Abbeville ? Qu'est-ce que vous allez regarder exactement ?

3:22
Présentateur

Déjà, le bien-être des magistrats et fonctionnaires qui vont rendre la justice là-bas dans ces conditions. Il faut qu'on vérifie que ça fonctionne bien et que ça ne bouscule pas trop nos organisations. Et puis aussi, il faut qu'on regarde bien de près, puisqu'on parle de juste proximité, l'intérêt des justiciables, la capacité du bureau d'aide aux victimes à se déplacer systématiquement. On a eu un courrier d'une dame, d'Albert, qui nous explique qu'elle a le train pour aller à Amiens, mais qu'elle n'a pas le train pour aller à Perronne. Il faut qu'on regarde tout ça. Dans le détail, pour être sûr de remplir nos objectifs de proximité.

3:55
Rachida Dati

Un mot pour finir, Eric Brama, au sujet du plaidé coupable en matière criminelle. Une réforme qui a mobilisé ces derniers temps les avocats à Amiens et dans toute la France. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a proposé finalement hier soir d'exclure les viols et tous les crimes passibles des assises. Alors c'est un peu technique, mais qu'est-ce que vous en pensez ? De manière aussi assez claire pour celles et ceux qui nous écoutent qui n'ont pas l'habitude de ce genre de sujet.

4:19
Présentateur

Écoutez, je crois qu'on a un traitement des affaires criminelles qui est très qualitatif en France. On essaye de trouver des issues pour faire face au mur du stock des affaires criminelles qui s'épaissit, ne serait-ce que tout simplement en raison de l'appel. L'appel qui n'est pas si ancien. Donc le nouveau procès après le premier. Vous avez un taux d'appel qui est très important. On a aussi constaté pour la Cour criminelle départementale, pour ce qui est très très simple, c'est déjà les crimes de faible intensité en termes de peine encourue. C'est jamais de faible intensité les crimes. Ça prenait quand même plus de temps qu'on ne l'avait imaginé.

On a déjà essayé de réduire nos délais par des techniques de cette manière-là.

5:05
Rachida Dati

Donc cette réforme du pied des coupables.

5:07
Présentateur

Écoutez, moi, je sais que les avocats sont contre parce que c'est une raison peut-être pour eux, effectivement, de défendre une forme de qualité. En revanche, dire par exemple que les victimes en pâtiraient non, il faut leur accord pour faire ça. Donc ce n'est pas quelque chose qu'elles vont donner sans le mesurer. Elles ont un avocat en matière criminelle. Je n'ai pas, si vous voulez, à prendre position, surtout qu'en plus, là, il y a des va-et-vient assez importants, on va dire. Mais je crois qu'effectivement, il faut qu'on réfléchisse très sérieusement à la manière dont on va apurer nos stocks criminels. Sinon, on ne pourra pas juger le reste.

Actuellement, une priorité chasse sur l'autre, si vous voulez, c'est la nouvelle priorité du ministère de la Justice. Ça veut dire qu'on met des moyens nouveaux sur ces sujets. Et on les a enlevés pour mettre ces moyens nouveaux sur les anciens sujets.

5:51
Rachida Dati

Et on ne manquera pas, effectivement, d'en reparler, bien évidemment, Eric Brabain, je le rappelle.

5:55
Présentateur

On ne peut pas parler en une minute.

5:57
Rachida Dati

Vous êtes président du tribunal judiciaire, Damien. Merci beaucoup d'être venu évoquer, effectivement, ce retour des audiences correctionnelles au tribunal de Perronne. Bonne journée.

6:05
Présentateur

Merci, merci à vous.