La chronique d'Anthony Morel : La reconnaissance faciale accusée de racisme - 12/06
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:45PrésentateurFait
« IBM qui dit, moi j'arrête de travailler sur la reconnaissance faciale parce qu'il y a des dérives en termes de surveillance de masse, en termes de profilage racial, donc on arrête. »
- 0:54PrésentateurFait
« Amazon qui dit, moi pendant un an, je vais arrêter de fournir mes outils de reconnaissance faciale à la police, un peu pour les mêmes raisons. »
- 1:21PrésentateurChiffre
« les logiciels de reconnaissance faciale se trompent beaucoup plus lorsqu'on leur montre un visage noir ou asiatique par rapport à un visage blanc. »
- 1:29PrésentateurChiffre
« Il y a 10 à 100 fois plus d'erreurs, ce qui entraîne des arrestations abusives »
- 2:32PrésentateurFait
« c'est la théorie du couteau à steak. La théorie du couteau à steak. Oui, c'est qu'une technologie n'est jamais bonne ou mauvaise en soi. »
- 2:47PrésentateurFait
« On peut s'en servir pour faire du profilage racial. »
Temps de parole
- Présentateur66 %
- Invité34 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC, RMC, c'est déjà demain. Avec Anthony Morel, bonjour Anthony. Bonjour Jean-Jacques. Alors, écoutez bien parce que maintenant on est devenu, on tombe dans l'absurde. La reconnaissance faciale accusée de racisme. Ben oui. Aux Etats-Unis, sous la pression des manifestations qui se tiennent en ce moment, deux grands groupes technologiques ont annoncé qu'ils allaient arrêter de fournir à la police des outils de reconnaissance faciale, accusés de cibler les personnes noires de manière disproportionnée.
Exactement, c'est-à-dire qu'on a la toute puissante Silicon Valley qui cède face aux pressions de Black Lives Matter notamment. On a eu coup sur coup IBM. IBM qui dit, moi j'arrête de travailler sur la reconnaissance faciale parce qu'il y a des dérives en termes de surveillance de masse, en termes de profilage racial, donc on arrête. Amazon qui dit, moi pendant un an, je vais arrêter de fournir mes outils de reconnaissance faciale à la police, un peu pour les mêmes raisons. Ils ont un logiciel qui s'appelle Recognition, qui est utilisé par la police aujourd'hui et qui sert à identifier des suspects.
En gros, on arrête une personne, on la prend en photo, on va comparer la photo à une base de délinquants connus et on va identifier le délinquant. Le problème, c'est que ces logiciels, ils sont accusés par un certain nombre d'associations, alors il y a des études qui ont travaillé sur le sujet, de racisme, de biais ratio, c'est-à-dire que les logiciels de reconnaissance faciale se trompent beaucoup plus lorsqu'on leur montre un visage noir ou asiatique par rapport à un visage blanc.
Il y a 10 à 100 fois plus d'erreurs, ce qui entraîne des arrestations abusives et donc toutes les associations dont on entend beaucoup parler en ce moment de défense des droits, disent qu'il faut arrêter absolument la reconnaissance faciale.
Oui, il y a quand même une bonne part d'opportunisme. On est de la part de ces entreprises qui ne veulent pas se mettre à dos. le mouvement Black Lives Matter.
C'est exactement ça. On est dans ce que les Américains, les Anglo-Saxons appellent le Virtue Signaling. Le fait qu'il faut montrer sa vertu. Il faut montrer sa vertu. Il faut montrer qu'on est moral. Il faut montrer qu'on est dans le camp des gentils. Je vais me réfugier dans mes Cévennes. On n'a pas ces problèmes-là. Vous savez, dans la Silicon Valley, en plus, ils sont très progressistes. Il y a une pression en interne des salariés, chez Amazon par exemple, pour arrêter de travailler sur ces lois-là.
Vous ne connaissez pas le Vegans Valley ? Le Vegans Valley dans les Cévennes. Je peux vous dire qu'on est loin de tout ça. Il y a beaucoup d'entreprises innovantes. Il y a beaucoup d'entreprises innovantes.
Mais on n'est peut-être pas dans l'esprit Silicon Valley. Franchement, non. Du coup, la reconnaissance faciale, c'est devenu le grand méchant loup, etc. Il faut rappeler, comme je dis à chaque fois, c'est la théorie du couteau à steak. La théorie du couteau à steak. Oui, c'est qu'une technologie n'est jamais bonne ou mauvaise en soi. Un couteau à steak, vous pouvez vous en servir pour découper votre steak ou pour aller découper votre voisin. Ce n'est pas pour ça qu'il est mauvais. L'intelligence artificielle, la reconnaissance faciale, c'est pareil. On peut s'en servir pour faire du profilage racial. C'est comme le platan au bord des routes. Ce n'est pas lui qui est responsable des morts.
C'est exactement ça. Mais il faut quand même toujours garder ça à l'esprit. La technologie n'est pas mauvaise en soi. C'est l'usage qu'on en fait qui peut être mauvais.
On est d'accord. Merci, mon cher Anthony. Bravo. Merci, Anthony.