« Si la censure est adoptée, le budget qu’ils prétendent combattre serait imposé aux Français·es. »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Nous n'allons pas voter la censure pour une raison qui a été largement explicitée par Laurent Baumet il y a quelques instants. Mais je voudrais vous dire aussi que il y a une formidable hypocrisie dans cet hémicycle. Toutes celles et ceux qui vont voter la censure savent que si elle était votée, en réalité le gouvernement procéderait par loi spéciale et tout ce qu'ils prétendent combattre serait en réalité imposé aux français et aux français.
En acceptant d'entrer dans le débat comme nous le faisons, nous allons au contraire permettre d'amender et de corriger très sensiblement une copie qui n'est évidemment pas la nôtre et qui n'aurait jamais été le projet de budget de financement à la fois de la sécule et de l'État que nous aurions proposé si nous étions aujourd'hui au gouvernement. Mais nous allons permettre donc de grandes conquêtes dans les prochaines semaines alors que celles et ceux qui votent à censure aujourd'hui savent très bien que la conséquence de leur vote s'il était suivi par une majorité et bien permettrait une loi spéciale au gouvernement et que nous n'ions plus jamais la possibilité de corriger la copie. C'est la raison pour laquelle je suis heureux de avec mes camarades socialistes de faire en sorte que le débat puisse s'engager.
Pas essayé de les combattre de se rallier à votre à votre point de vue ? Mais je crois que comme toujours dans ces moments-là, il y a des gens qui cherchent davantage le symbole et c'est vrai que c'est beaucoup plus facile d'expliquer que comme ce gouvernement n'est pas le nôtre, on le censure. Mais que veut-on passer d'une censure à l'autre, être d'un gouvernement à l'autre, amené à dire que aucun d'entre eux ne tiendra jamais.
Il n'y a pas de majorité dans ce parlement. Aucun d'entre nous n'a la majorité. C'est vrai pour l'extrême droite, c'est vrai pour la droite, c'est vrai pour la gauche.
Et donc nous sommes dans une situation où il faudra forcément agir avec un parlement qui n'est le parlement de personne ou plus exactement qui est le parlement de tout le monde. En tout cas celui que les Français ont choisi il y a un an qui est parfaitement légitime puisque il est celui qui a connu finalement le taux de participation le plus élevé depuis 40 ans et donc nous allons faire avec. Mais que ne l'avez-vous pas fait plus tôt avec les autres gouvernements ?
Mais ce qui a changé avec ce gouvernement par rapport au précédent, il s'est rallié à la position défendue par tout le Nouveau Front populaire de ne pas gouverner avec le 493 et donc d'accepter l'idée que c'est le Parlement qui est souverain. Alors chacun prendra son risque et chacun devra répondre de ses actes devant vous, devant les Françaises et les Français parce que à chaque vote, chacun saura que son vote compte puisque il n'y aura pas de correction possible par le gouvernement en fin de parcours avec un 493. Qu'est-ce qu'il fera dans les prochaines semaines ? pourrait censurer monsieur mais si le parl si le parlement n'était pas respecté si le gouvernement ne tenait pas ses engagements je pense notamment à la suspension de la réforme des retraites il va de soi que nous censurerions immédiatement et donc tant que le parlement tant que le parlement sera respecté tant que le gouvernement sera loyal avec le parlement nous ne le censurerons pas dès lors qu'il ne le serait plus nous le censurons immédiatement est-ce que sur vous avez droit de vie ou de mort sur ce gouvernement une question de droit de vie ou de mort mais c'est une évidence pense que il faut maintenant des parlementaires qui aient l'intelligence de comprendre que nous avons peut-être le moment le plus parlementaire de la 5e.
Ça n'est jamais arrivé. Depuis 58, les parlementaires font semblant d'être des députés. Ils ne le sont pas.
Ils ne le sont pas parce que à chaque fois qu'ils votent un amendement, ils savent très bien que derrière le gouvernement reprendra la copie et fera ce qu'il voudra. Pour la première fois, nous sommes considérés pour ce que nous sommes des législateurs et donc peut-être que ça donnera lieu à des débats qui vont être des débats homériques. Je sais très bien que sur la partie fiscale, sur la partie des dépenses, nous allons avoir beaucoup de débats et bien tant mieux et chacun sera appelé à la responsabilité et chacun devra répondre de ses actes devant les Françaises et les Français et dire s'il a voté la taxe Zucman ou s'il ne l'a pas voté, s'il a préféré taxer les retraités. ou taxer les milliardaires, c'est aussi simple que ça.
Et donc moi, je le prétends, pour nous, nous allons défendre les retraités, les malades, les gens de la classe moyenne et des classes populaires, les étudiants, les apprentis, tous ceux qui sont aujourd'hui dans le projet actuel qui sont les premières victimes de ce gouvernement. Et nous verrons ce que chacun fait et on verra même dans le bloc central ce qu'ils sont prêts à faire. Et est-ce qu'ils sont prêts à dire à leurs électeurs nous avons préféré défendre Bernard Arnaud ou Vincent Bolloré plutôt que celui ou celle qui bénéficient d'une retraite très faible et qui a tant de difficultés à fin de mois.
Est-ce qu'il défendent les salariés ou est-ce qu'il défendent le patronat ? Et bien chacun sera devant sa responsabilité. Emmanuel vous insistez à remettre à chaque fois Macron par marché.
Non, Emmanuel Macron n'a jamais eu raison de ne pas entendre ce que le disaient les Français. Mais ce que ce gouvernement a compris plus que les autres, c'est qu'il ne pourrai pas gouverner comme les autres l'ont fait précédemment. Ils ne pourront plus procéder avec le 493.
Ils ne pourront plus avancer sous la contrainte du parlementarisme rationalisé. Et donc chaque parlementaire sera désormais maître de ses votes. C'est un changement substantiel et c'est la raison pour laquelle nous acceptons de rentrer dans le débat.
Ça ne veut pas dire que nous partageons le point de vue du gouvernement. Ça veut dire que nous sommes simplement prêts à assumer un débat parce que nous sommes des parlementaires. Et un parlementaire, il représente, il a reçu un mandat de ses électeurs.
Nous allons défendre notre mandat. Nous allons défendre ce que nous avons les raisons pour lesquelles nous avons été choisis mais nous n'accepterons pas évidemment la copie gouvernementale. Est-ce que Et si vous n'arrivez pas mais vous verrez bien.
Non mais arrêtez avec l'histoire du NFP. Vous avez Mais nous allons défendre dans l'hémicycle. Qu'est-ce que nous allons défendre dans l'hémicycle ?
Nous allons défendre ce que nous avons défendu devant nos électeurs quand nous suspendons la réforme des retraites. Que faisons-nous sinon répondre d'abord à des gens qui ne voulaient plus de la réforme borne ? Et après, il y aura puisque la suspension ne vaut que jusqu'en 2028 entre les deux, il y aura une élection présidentielle.
Cette élection présidentielle remettra les horloges à l'heure si j'ose dire. Si vous voulez que la réforme borne se prolonge, votez pour les macronistes. Si vous voulez qu'elle s'interrompe, votez pour la gauche.
C'est aussi simple que ça. Et donc sur le programme du NFP, est-ce que vous croyez que on a on va défendre autre chose dans l'hémicycle que ce que nous avons défendu depuis 1 an ? Nous allons aller dans l'hémicycle, nous défendrons la taxe Zucmane.
Nous allons dans l'hémicycle et nous allons défendre les services publics. Nous allons défendre l'école, l'hôpital, les salaires, faire en sorte que il y ait des gains de pouvoir d'achat pour les Françaises et les Français. Nous n'allons pas défendre l'inverse, ce que nous avons toujours défendu, mais nous allons pouvoir le faire et donc ce serait absurde de dire on préfère censurer comme ça on est sûr d'avoir une dissolution.
Avec une dissolution, pendant ce temps-là, le gouvernement procède par loi spéciale parce que les délais seront forts clos et nous aurons en réalité tout ce que nous ne voulons pas. Nous, en ouvrant le débat, nous permettons que cette copie là soit corrigée. Et ce que les Françaises et les françaises doivent comprendre, c'est que nous sommes les seuls à vouloir corriger la copie.
Il y a des gens qui vous disent qu'ils sont pour la 6e République, mais ils n'ont jamais été aussi présidentialistes. Ils ne rêvent que d'une chose, de d'être candidat les uns les autres à la présidentielle. Mais si on avait la certitude que la gauche gagne la présidentielle, je vous diraiis OK, on y va.
Mais personne ne le sait, personne ne peut en avoir la garantie. Et donc moi, je préfère un parlement qui légifère, qui est responsable et une gauche qui obtient une gauche qui permet des avancer maintenant. pas euh promettre la lune pour demain, mais permettre qu'aujourd'hui les choses changent.
Si vous n'arrivez pas la copie du budget, est-ce que vous le vz quand même ? Mais vous verrez que dans l'hémicycle, la gauche, elle est unie parce que elle procède des mêmes électrices et des mêmes électeur et elle défendra les mêmes idées et elle défendra les mêmes volontés de corriger en fait un budget qui est un budget très injuste, qui est un budget récessif. Et donc vous verrez que la gauche est parfaitement unie quand elle est dans l'hémicycle et nous serons dans la tranchée avec les uns et les autres et ce sera en fait un débat droite gauche parce que la meilleure façon d'arriver à mettre fin à cette domination intellectuelle culturelle de l'extrême droite, c'est encore de revenir à un clivage gauche droite où chacun saura trouver l'alternative et où chacun pourra se positionner.
Voilà. Merci beaucoup. Yeah.
Olivier Faure