"FAITES CONFIANCE À VOTRE PATRON !", MÊME VOYOU...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
des actionnaires qui détruisent une entreprise c'est comme un enfant qui casse son jouet il faut les laisser faire ça s'appelle le libéralisme cette maxime sort du ministère de l'économie et c'est une maxime qui pourrait résumer la politique industrielle du gouvernement ou une non politique cette maxime je les ai entendus à gerzat près de clermont ferrand en fin mars 27 mars de cette année dans l'entreprise luc ce faire l'entreprise luxair depuis 1939 fabriquer des bonbonnes qui peuvent être mis sous haute pression en fait c'est à peu près toutes les bouteilles que vous voyez dans les hôpitaux dans les camions de pompiers qui contiennent de l'oxygène jusqu alors donc s'était fabriqué en france et comme c'était de tenues désormais par un info anglo saxons au nom de la concurrence fasse disait-il à une concurrence de plus en plus agressive il ya un manager de transition qui est arrivé et qui a décidé de tout fermer pour amener ça dans des pays à bas coûts et on nous parle de concurrence alors que à l'époque en 2018 dans le monde lux faire réaliser 25 millions de dollars de bénéfices en progression 50% par rapport à l'année précédente et que le site de gerzat enregistré l'une 9 % de rentabilité 2 millions d'euros de profits un carnet de commandes plein et c'était donc un savoir-faire vieux de 80 ans qui est unique en europe qu'il a allait disparaître sacrifié sur l'autel des actionnaires qu'importe finances obligent 136 salariés seraient laissés sur le carreau qu'ont fait les salariés ils ont alors proposé un contre-projet validé par les experts ils sont allés d'eux mêmes chercher un repreneur et notamment un repreneur chinois mais c'était balayé d'un revers de main par l'actionnaire qui préfèrent la politique de la terre brûlée que rien ne repousse surtout pas un concurrent et leur soeur s'est réglé le jour où je suis passé les des négociations se terminer ce jeu matin même avec 47 mille euros d'indemnités supra légale le payement des quatre mois de grève mais désormais les paupières les pompiers français et les hôpitaux français à chaque tronc anglais américains ou ninon des pays d'asie du sud est quel soutien au cours de leur bras de fer contre le trouver dans le ministère de l'économie aucun aucun au contraire même à bercy le délégué interministériel aux restructurations leur a exposé sa vision l'économie avec franchise je répète des actionnaires qui détruisent une entreprise c'est comme un enfant qui casse son jouet il faut les laisser faire ça s'appelle le libéralisme voilà et même il leur a recommandé les a mis en garde l'a mis en garde les salariés comme si il est supposé à la fois suppléant du patronat et des forces de police en déclarant faites attention à votre attitude on ne te leur a pas de débordements alors que les débordements de la finance ont été largement accepté ce don ça témoigne ma route s'est poursuivi ma route s'est poursuivie elle s'est poursuivie alors on pourrait citer fort d'ascq ovale general electric tous les grands dossiers industriels mais je suis pas passée par là donc je vous dis ce que j'ai vu j'ai vu près de dijon à longvic qu l'entreprise france les hommes avec imad qui me déclarer l'écologie c'est dans l'air du temps mais personne ne vient nous voir on est à l'abandon que fabrique ton chez français all comme son nom l'indiqué on la fabrique des mâts d'éoliennes en acier c'est la seule fabrique française de mâts d'éoliennes en acier acier que me distille les salariés et la directrice de l'entreprise on a eu trois redressement judiciaire et on n'a jamais vu personne bouge et 3 redressement judiciaire en cinq ans une lente agonie industriel ponctuée comme souvent de sursaut d'espoir en septembre 2007 l'usiné rachetée par nimbus un fonds d'investissement néerlandais qui promet monts et merveilles la totalité des emplois préservés surtout ils vont investir la fatalité semble s'enrayer s'enrayer l'éolien français n'a pas dit son dernier mot mais en fait seulement trois cent mille euros seront investis dans l'entreprise c'est le prix d'un seul segment demain 1% du chiffre d'affaires de 2010 à 2016 dont la directrice me dit ça nous a permis de tenir 18 mois pourquoi parce que face à la concurrence la concurrence pagnol portugaise où la concurrence des pays d'asie du sud-est qui parviennent après reproduire 10 à 15% moins chers français on le prend des marchés mais en fait prendre des marchés à perte donc évidemment là c'est le chômage technique c'est en ce moment même et je sonne donc l' alerte au bord de la fermeture et là je crois qu'il ya la possibilité de mettre en place ce qu'on appelle un protectionnisme des industries naissantes qu'est ce que c'est que le protectionnisme et industrie naissante c'est de considérer que de la même manière que comme quand un humain n'est si on met le petit bébé sur le trottoir il va mourir de froid il va mourir de façon on s'en occupe pas si jamais même dans la jungle on met un petit lionceau et qu'on l'abandonnent dans la jungle il va se faire dévorer il mourra il en est de même pour une industrie naissante si une industrie naissante comme l'éolien en france n'est pas protégée elle est condamnée à péricliter a à peine survivre ou a crevé et donc là je pense que quand on entend le premier ministre qui à ma place même vient réclamer un grand plan pour l'éolien en france qu'on nous parle d'un doublement sur dix ans passage de 8000 à 16000 éolienne en france je pense que ça doit s'accompagner de la construction d'une industrie française de l'éolien voilà ce que pourrait être une politique industrielle la filière le réclame à ce protectionnisme des industries naissantes un état stratège qui vient choisir quelques pains industriels sur lesquels ils choix il investit massivement choix il permet qu'il existe un développement chance suite revenu chez moi et au lendemain des élections européennes on apprenait le soudain redressement de wsn le repreneur de whirlpool on se souvient que le président la république était venu sur le site whirlpool a amiens est devant à peu près tous les caméras tous les micros tous les stylos rassemblé du pays devant toutes les autorités le président de région le préfet et ainsi de suite il avait vanté la reprise par monsieur de cayeux de l'entreprise et 280 salariés dans un esprit start-up un esprit start up avec 180 salariés ça paraissait un peu antinomique mans contradictoires mais c'est un tête c'était un tel miracle pour amiens et pour moi même qu'on voulait y croire on voulait y croire mais en même temps je pense que c'était à paris un certain ça partait sur les casiers réfrigérés ensuite on a entendu parler de boîtes à lettres électroniques ont entendu parler de deux moteurs pour des voitures sans permis on a entendu parler de différentes choses que ça réclamer une double vigilance de la part de ministères et de la part de l'état 2,5 millions d'euros ont été confiées par l'état à ew haine pour ce projet mais là l'état n'a pas joué son rôle d'actionnaire le n'importe quel actionnaire n'importe quel fond qu'est ce qu'il aurait fait il aurait demandé un siège au conseil d'administration il y aurait eu des reports thing mois après mois pour savoir où en étaient les marchés qu'elle 6 développer qu est-ce qui se développait pas il n'y a rien eu de tout ça nous avons lancé l' alerte avec les syndicats de whirlpool ya six mois nous avons dit les salariés passent leur temps à ne rien faire à l'intérieur de l'entreprise aei glandouille savent pas comment s'occuper c'est préoccupant nous n'avons reçu aucune réponse ni de l'elysée ni le ministère du travail ni à l'époque de la préfecture même pas une réponse de courtoisie et finalement notamment parce qu'il ya eu un changement de préfète qui a pris ce dossier nos avertissements à bras le corps le on appuie sur le frein l'homme en est déjà à rentrer complètement dans le mur pourquoi comment comprendre que l'état qui avait mis de l'argent dans la boutique qui finalement se porter garant auprès des salariés de ce projet de reprise comment ça se fait que l'état n'a pas joué son rôle je pense qu'il ya de la complainte compétences c'est pas parce qu'il ya des milliers de fonctionnaires dans un ministère et qui sont surdiplômés qu' il y en a qui viennent sur le terrain je pense qu'il est une espèce d'indifférence au sort de ses salariés une fois qu' il ya eu les médias il ya eu les micros il ya eu les caméras et ainsi de suite et je pense que plus profondément il ya l'idée qu'il ne faut pas d'ingérence il ne faut pas des ingérences dans les affaires de l'entreprise qui doit y avoir un seul maître à bord que l'entreprise est pour moi au contraire l'entreprise est une chose trop sérieuse pour être laissée aux seuls chefs d'entreprise ce pas dire qu' évidemment il n'est pas le capitaine de son vaisseau mais sait il doit pas être le le seul maître à bord et là il y avait une responsabilité de l'état de s'investir là dedans cette attitude elle peut être symbolisée par ce qui se passe aujourd'hui chez new look chez new look cote que vient dire le ministère de l'économie tels quels aux 464 salariés new look qui sont en voie de deux de licenciement il vient leur dire faites confiance à votre patron faites confiance à votre patron mais quand bien même ce patron ait quelqu'un qui a liquidé la branche belge en un claquement de doigt lors d'un comité d'entreprise qui n'était pas du tout prévu quand bien même new look a siphonné la branche française à pompe et la trésorerie a fait remonter l'argent vers la société mère qui est des modes domicilié à malte tout ça dans l'opacité la plus totale à travers une succession de holding dans des paradis fiscaux malgré tout ça la réponse du ministère de l'économie au salarié s'est fait confiance à votre patron est bien là je pense que l'état ne joue pas seulement c'est pas seulement son rôle d'actionnaire comme je l'aï dit plus tôt qu'il ne joue pas c'est l'état ne joue pas son rôle de protecteur ne joue pas son rôle de protecteur qui tu es là boucliers quand il ya des coups qui sont donnés par la finance mondialisée là c'est un fonds sud africain sur les salariés de new look ne vient pas s'interposer entre les coudes 2 du capital et les salariés qui sont frappés et qui les laisse seuls et dans le désarroi et comme ils le répètent tous à l'abandon et je pense à la nécessité face à ça de mener une véritable politique industrielle jeanmaire
François Ruffin