IRAN VS ISRAËL, AFRIQUE / FMI : POURQUOI LE PÉTROLE N’EST JAMAIS BIEN LOIN DES GUERRES
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pour ne rater aucune de nos vidéos n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche c'est pas normal ça c'est pas normal la crise 2008 ça se passe aux États-Unis les subprime c'était aux États-Unis les chocs que nous avons subis ces 15 dernières années sont toujours des chocs qui sont externes nous sommes dans une économie mondialisée par moment o les prix de de l'énergie augmente vous avez un impact sur les prix mais après comme il y a une un manque de transparence entre ce qui se passe en amont et les prix que nous achetons en aval dans les supermarché il y a un certain nombre de gens qui se sucrent entre l'amont et la Val y a une vraie hypocrisie bonjour tout le monde je suis ravi de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'instant porscher à l'heure où on est assommé he par les discours de toutes part il est bon de se poser de faire le tri et de décrypter avant de commencer on vous dit un petit quelque chose les autorisations des 15 chaînes nationales de la TNT arrive à échéance en 2025 l'arcom a donc lancé un nouvel appel à candidature qui représente une opportunité pour le média nous allons déposer un dossier de candidature pour être diffusé sur la TNT une tâche loin d'être simple voilà pourquoi on en appelle aux spécialistes des médias de la télé juristes experts et expert technique pour nous aider à monter ce dossier de candidature et marquer un nouveau tournant historique dans l'histoire des médias indépendants et engagé soutenez-nous abonnez-vous parlez de nous parlez de vous bonjour Thomas salut Lisa alors avec toi aujourd'hui au programme escalade Israël Iran quelles conséquences et on va décrypter les idées des idées reçues sur le continent africain c'est parti [Musique] la région proche Moyen-Orient est-elle en train de s'embraser quelle conséquence d'un point de vue économique pour le monde entier la semaine dernière Israël promettait une repost après l'attaque des drones de l'Iran le weekend précédent qui faisait suite à la Frappe mortelle imputée à Israël contre le consulat de l'Iran à Damas le 1er avril dernier et qui avait fait 13 morts de haut responsables américains font état d'une attaque israélienne malgré les appels au calme de nombreux pays y compris son allié américain vendredi dernier de fortes explosions ont été rapporté tôt dans le centre de l'Iran cette journée-là il semblerait que le scénario pessimiste celui de l'escalade soit en train de se confirmer a prévenu sur France Info le professeur émérit Bertrand Badi spécialiste des relations internationales qui intervient aussi sur notre antenne dans l'émission le monde n'a pas de centre la région est au bord du précipice he selon le secrétaire général de l'ONU Antonio guouterz d'autres part les raides israéliens continuent en syjordanie et dans la région de Gaza il est bon de le rappeler he nos questions économiques sont évidemment secondaires au regard de la catastrophe humanitaire en cours l'offensive actuelle a plongé Gaza dans une crise humanitaire déplaçant plus de 80 % de la population et laissant plus d'un million de personnes dans une famine désastreuse depuis le 7 octobre l'armée israélienne a fait plus de 34000 morts dont plus de 14000 enfants Thomas on va revenir à l'économie et à la géopolitique quel impact pourrait avoir l'escalade au Proche et Moyen-Orient avec l'Iran là qui qui entre dans l'équation c'est ce ce qu'on avait dit au début je me souviens qu'on avait fait une émission il y a quelques mois après le le 7 octobre pour parler des conséquences bien sûr économiques d'un d'un embrasement du conflit au-delà de de d'Israël c'est exactement ce qui s'est passé avec avec cette frappe de de de l'Iran c'est que l'Iran est un pays pétrolier important qui fait partie de l'OPEP très gros pays pétrolier et c'est aussi un pays important en terme de production de gaz si vous voulez vous avez trois pays dans le monde la Russie le Qatar l'Iran qui représente quasiment plus de 50 % des réserves de gaz au niveau mondial donc là à partir du moment où vous touchez un pays qui a des réserves de gaz aussi importante et une production de pétrole aussi importante vous êtes sûr que sur les marchés internationaux si le conflit euh recommençait et c'est pas le cas a priori ça devrait se calmer mais si ça ça ça continuait aussi les tensions augmentaient vous allez avoir un impact très fort sur les prix du pétrole et très fort sur les prix du gaz alors il se trouve que nous sommes dans une situation où nous consommons un peu moins d'énergie parce que le printemps arrive mais on ne sait jamais il y a les départs en vacances et cetera et donc il peut y avoir un impact de la hausse des prix du pétrole et de la hausse des prix du gaz donc il y a il y a effectivement un impact possible sur les les prix de l'énergie ça montre aussi notre interdépendance économique vis-à-vis de cette cette région là et comment les les pays européens et autres sont vraiment impliqués dans dans la région d'un point de vue économique c'est à partir du moment où nous produisons nous ne produisons pas de pétrole donc nous importons 2 millions de barils par jour le problème c'est que ce pétrole aujourd'hui ne dépend pas de là où nous le puisons il dépend d'un prix du marché déterminé sur les marchés financiers et au niveau mondial et donc comme on a une consommation qui est assez proche de l'offre dès qu'il y a un impact sur un gros producteur c'est le cas de l'Iran et ben vous avez les prix qui flambent et donc vous avez des impacts ensuite indirects sur l'économie française et même les économies européennes qui sont des grosses consommatrices ou justement quel impact ça pourrait avoir sur l'économie française du coup et ben vient un petit peu au cas de ce qui s'est passé avec la le conflit entre la Russie et l'Ukraine il faut faut se rappeler que notre inflation en France était du à 60 % au prix de l'énergie 60 % au prix de l'énergie donc là vous voyez si on a un conflit qui s'ajoute supplémentaire il risque d'y avoir des tensions très fortes sur les prix de l'énergie comme on a dit et donc ça risque d'avoir un impact sur les prix de manière globale nous sommes dans une économie mondialisée la plupart des choses que nous consommons nécessite un coût de transport à partir du moment où les prix de de l'énergie augmente vous avez un impact sur les prix mais après comme il y a une un manque de transparence entre ce qui se passe en amont et les prix que nous achetons en aval dans les supermarchés il y a un certain nombre de gens qui se sucrent entre l'amont et laaval et ce qui fait que ça fait encore plus augmenter les prix que l'impact que pourrait avoir les prix de l'énergie sur les les les les les prix finaux tu le disais on était dans on est dans une économie mondialisée est-ce que ça montre aussi que nos économies sont extrêmement fragiles à ces moment-là mais nos économies sont très fragiles nous l'avons vu en fait ce ce qui est assez étonnant et ce qu'il faut rappeler aux gens c'est que les les chocs que nous avons subi ces 15 dernières années sont toujours des chocs qui sont externes à la France c'est le la crise 2008 et la crise 2008 ça se pass aux États-Unis les subprime c'était aux États-Unis mais ça a impacté les banques européennes pourquoi parce que il y a une interdépendance parce que des banques européennes ont acheté des titres pourris aux États-Unis parce que il y a un système financier mondialisé la crise du covid a aussi impacté très fortement notre économie en France parce que nous avons eu des problèmes avec des médicaments nous avons eu des problèmes dans la fabrication de Mass nous avons eu un certain nombre de problèmes et ça la faiblesse de notre souveraineté économique sans compter l'austérité budgétaire et cetera pareil pour le le conflit entre la la Russie et l'Ukraine il y a eu un impact sur les prix de l'énergie qui a entraîné de l'inflation mais qui a aussi fait monter grimper très fortement les prix d'électricité et là c'est la même chose la réalité en fait de de notre économie c'est que nous avons organisé avec la mondialisation une espèce de grande vulnérabilité et qu'aujourd'hui un choc à l'autre bout du monde a un impact chez nous beaucoup plus fort que si nous avions sur un nombre de secteurs voulu organiser la souveraineté et nous sommes un des pays pour qui le choc énergétique est le moins élevé parce que nous avons quand même une grosse part de production d'électricité qui est nucléaire et donc qui est fait sur notre notre territoire mais il y a quand même des questions à se poser sur euh notre consommation d'énergie notre production euh mais également de manière générale dans notre industrie où est-ce que nous ne voulons pas être dépendant de l'étranger parce que on se rend bien compte que n'importe quel choc bah a un impact Infiné chez nous et on se rend compte que ah ben pour la production de médicaments ce serait mieux que ce soit chez nous ah ben pour la production euh d'électricité c'est mieux que ce soit chez nous ah en fait ce serait pas mal que on consomme moins notre d'énergie parce que la croissance de la consommation fait que ça augmente notre vulnérabilité vis-à-vis de l'extérieur et ainsi de suite et ainsi de suite donc c'est ces criseslà doivent nous rappeler qu'il faut avoir une politique industrielle et et repenser un peu la souveraineté à l'échelle euh de notre pays vous nous connaissez dans l'instant Porché on adore déconstruire les idées reçues en économie tant elles ont la vie dure et servent les décideurs politiques tous les jours il y a près de 10 ans Thomas tu as écrit avec raphaë bouromont et Stéphane goutt les 20 idées reçues sur l'énergie et vous rééditez ce livre aujourd'hui et vous aviez prédit plusieurs choses hein vous vous attelez notamment à des idées reçues concernant le continent africain avec cette idée les pays pauvres et producteurs de pétrole ne se développent pas en raison de la corruption pourquoi avoir choisi cette idée reçue qu'est-ce que vous vouliez expliquer là en fait les ce qui est assez marrant c'est que pendant très longtemps les institutions internationales type FMI Banque mondiale mais aussi des des des des économistes célèbres du monde entier euh pointer du doigt la corruption dans les pays pauvres pour expliquer leur manque de développement ça ça a fait ça ça a amené à toutes les les réflexions sur le rôle des institutions dans le développement or quand on regarde l'histoire des pays y compris les nôtres se sont développés avec des institutions beaucoup plus corrompues euh que que ce que que que les pays africains aujourd'hui il y a des problèmes de corruption parfois dans des pays comme la Chine où il y a des grosses affaires de cor cor option et c'est pourtant des pays qui arrivent à se développer donc la corruption est certes quelque chose qu'il faut combattre je dis pas que c'est c'est c'est qu'il faut pas le combattre mais ça peut pas être le facteur unique qui explique le le sous-développement c'est c'est c'est c'est c'est parfaitement c'est parfaitement faux et et et en fait je je me base dans dans le livre c'est intéressant sur un article qui avait eu pas mal de qui avit fait pas mal d'écho qui avait été publié au au Wall Street Journal d'une journaliste chevronnet qui s'appelait Claudia Rosset qui avait publié un article qui qui qui dont le titre était des dollars pour les dictateurs et qui avait publié cet article suite à la venue de Souen gesso le président du Congo aux États-Unis et dans dans ces calculs elle montit en fait la production pétrolière au Congo combien était de combien éta évalué les revenus des Congolais et elle déduisait de cet article que le Président de la République du Congo sasouen guesso volait 300 dollars par habitant au Congo alors ça avait beaucoup marqué les gens parce qu'il s dit quand même 300 dollars par congolais c'est c'est c'est c'est énorme me et en réalité son calcul était faux ça veut pas dire que la corruption n'existe pas mais son calcul était faux parce que si on prenait les mécanismes de partage de production c'est-à-dire la part qui va à la compagnie pétrolière et au pays parce que savez au Congo les les deux principales compagnies pétrolières sont des des compagnies privé européenne total et les l'italien Agip ENI et en fait ces compagnies qui ont 90 % de la production quand elles produisent elles exploitent du pétrole congolais elles prennent une partie pour elles parce qu'elles ont financé l'exploitation et elles donnent une parti à l'État congolais à l'époque de l'écriture de cet article l'État congolais récupérait un/ers de la production et la compagnie 2/3 c'est c'est quand même énorme c'estàd le Congo produisait 90 millions de barils par an il y avait 2/ers qui allaient dans les comp dans les poches des compagnies 1 tiers seulement au Congo et donc les 300 dollars qui disparaissaient que Madame Rosset disait que ça ça allait dans les poches de du président de la République en réalité ça allait juste dans les poches légalement des compagnies et et c'est là qu'elle s'était trompée en fait comme elle ne connaissait pas les contrats partage de production pour elle ça allait dans la poche de de de sasou mais ça allait en fait dans la poche des compagnies ce qui veut dire que la corruption au Congo se fait sur une partie encore plus faible des revenus ça soit en fait sur les 1/ers qui restent vous voyez la réalité en fait c'est que si demain les gens ont envie que ces pays se développe la première des choses qu'il faut faire c'est que les gouvernants par exemple du Congo soient beaucoup plus agressifs dans la négociation des contrats pétroliers pour récupérer une plus grosse part du gâteau parce que à cette époque il récupérait une part très très faible en réalité vous voyez donc euh tous les pays qui pétroliers qui ont réussi à se développer ce sont des pays bon qui ont des conditions particulières c'est-àdire qu'ils produisent beaucoup ils produisent énormément euh ce qui est pas le cas du du Congo hein le Congo est loin de la production du Qatar ou d'Arabie Saoudite mais la deuxième condition c'est qu'ils ont une compagnie publique nationale c'est-à-dire que quand le Qatar produit il récupère 100 %. quand l'Arabie Saoudite produit elle récupère 100 %. quand le Congo produit il récupère qu'une petite partie à l'époque c'était un/3 aujourd'hui c'est un peu plus hein avec l'augmentation des prix mais il récupère qu'une petite partie donc à partir du moment où vous récupérez qu'une partie de cette production il faut avoir une stratégie d'agressivité envers la compagnie pour récupérer beaucoup plus c'est les conditions on ne peut pas avoir de développement sans financement et les recettes pétrolières sont un des financement pas le seul mais un des financements nécessaires pour pour financer des infrastructures oui parler de corruption c'est un peu un regard infantilisant en fait sur des pays africains en disant bon bah votre problème c'est la corruption c'est pas du tout l'accaparement des richesses de compagnie privées ou même de de pays occidentaux qui sont bien contents que ces pays ne soient pas développés tout à fait c'est exactement ça il y a un tas de problèm sur sur le le sur le développement de pays par exemple pétrolier au producteurs de matières premières notamment en Afrique c'est que quand vous faites du pétrole le prix du pétrole c'est pas vous qui le maîtrisez alors il peut augmenter là par exemple si avec l'aspect géopolitique dont on a parlé avec l'Iran le prix du pétrole augmente c'est un effet d'ben pour le Congo il est très content mais il peut aussi chuter fortement il est arrivé à zéro au moment du covid donc là il y a plus de rentrée pour le Congo il ne maîtrise pas les volume de production parce que les volumes de production c'est la compagnie qui décide quand le prix est faible elle ralentit la production quand le prix est élevé elle augmente voyez et donc votre économie est basée sur des choses que vous ne maîtrisez pas c'est c'est c'est quand même hallucinant donc le développement est très difficile dans ces conditionsl et la dernière chose c'est que les pays pauvres ont difficilement accès au financement nous nous levons des de l'argent très facilement à des taux très très faibles avec une dette très élevée ce qui n'est pas un problème eux ont des dettes très faibles qui sont rapidement des problèmes parce qu'ils n'arrivent pas à lever de l'argent c'est pour ça qu'ils font des prêts à des États notamment la Chine qui a réussi à s'insérer très rapidement en Afrique parce qu'elle faisait des prêts aux États aux États africains eux n'arrivent pas à avoir des prê sauf des prês du FMI qui leur imposent des politiques d'ajustement structurel qui n'ont pas fait leur preuve donc ils sont ils sont vraiment dans une trappe à sousdéveloppement qui qui qui est très difficile ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas combattre la corruption mais la corruption est un des éléments et les autres éléments ne sont jamais cités alors que sont des éléments très importants pour développer certains pays africains tu dénonces aussi des des politiques climatiques injustes à l'égard des pays ouais il y a eu un moment dans dans le livre on en parle parce que ce livre a été écrit à 10 ans il y a 10 ans on était quand même très peu nombreux à parler de ça c'est-à-dire qu'il y avait une pensée dominante il faut le dire dans l'énergie av une pensée dominante aujourd'hui la la majorité des gens y compris les économistes remettent en cause les enfin sont plutôt d'accord avec nous mais c'était pas le cas à la COP 21 en 2015 il y avait tout un débat sur le prix unique du carbone défendu par un prix Nobel français qui disait un prix unique du carbone et puis des transferts entre pays et cetera c'est-à-dire qu'il partait du principe que les émissions de CO2 elles portent atteinte au climat et donc que chaque émission doit être taxée par un prix du carbone euh sauf que les les émissions je sais pas moi de d'un pays comme le Mali qui émet 05 tonnes de CO2 par tête et qui va demain construire un réseau d'eau ou même des infrastructures de transport ou des infrastructures routière pour se déplacer euh bah va émettre des émissions de CO2 et celui-là payera la même taxe carbone que un centre commercial à Boston ou à Paris c'est pas normal ça c'est pas normal il faut un un prix du carbone qui soit progressif qui tienne compte du niveau de développement quand vous êtes pauvre et que vous vous développez vous allez consommer de l'énergie c'est normal pour des choses bien c'est normal plus vous devenez riche plus la consommation d'énergie elle est fait pour des choses futiles et c'est là que ça devient normal c'est là qu'il faut mettre en place des politiques soit d'interdiction soit de taxation et cetera parce que on rentre dans dans dans dans dans dans le futile donc c'est important de de de rappeler ça parce que dans très longtemps on on dit disais grosso modo et c'est un peu l'esprit de la COP 21 cette horizontalité que chacun doit faire des efforts le Mali comme les États-Unis moi je suis contre les États-Unis doit faire plus d'efforts le Mali il a pas d'effort à faire parce qu'il émet très peu de tonnes de CO2 et qu'il faut qu'il se développe dans ce livre vous parlez d'une pensée dominante he comme tu viens de dire le fond en faveur des générations futures pour l'affaire courte c'est un fond qui compensera les baisses de revenus liés à l'épuisement du pétrole qui est une ressource non renouvelable et la Norvège a fait ce choix et cité comme un modèle à suivre Thomas tu dénonces une certaine hypocrisie ou un modèle sur un pays riche ne peut pas s'appliquer sur un pays en développement tout à fait alors ça c'était la grande mode repris aussi par des des des associations de la société civile africaine qui disait qu'il fallait un fond pour les générations futures c'est-à-dire que vous savez le le le pétrole comme il s'épuisent euh la la les réserves s'épuisent par exemple au Gabon et ben donc il y a une génération qui en aurait profité et puis après ils ont plus de revenus et donc il faut mettre sur un compte une partie des revenus pour les faire fructifier et les donner aux générations futures c'est ce que fait la Norvège avec son fond qui est un des fonds qui qui a un des fonds souverains les plus élevés c'est ce que fait aussi le Qatar qui a un fond souverain c'est ce que fait l'Arabie Saoudite qui a un fond souverain alors ça c'est des pays qui produisent énormément de barils de pétrole c'est des pays plutôt développés avec un PIB par habitant élevé c'est pas le cas par exemple du Tchad le Tchad a expérimenté ça c'est-à-dire que la Banque mondiale a a accepté de faire un prêt au Tchad en échange de la création d'un fond pour les générations futures 10 % de la production pétrolière tchadienne a été placée sur un compte à Londres en dehors du pays pour les générations futures alors déjà on peut s'interroger sur ce type de de politique qui vise à extraire une partie des des des des ressources et à les mettre dans un autre pays enfin je je trouve pas ça moi on n'accepterait pas de de faire ça chez nous et là et là on l'impose à des pays pauvres et surtout ce sont des pays où 80 % de la population vit avec moins d'un dollar qu' on des besoins maintenant des besoins vous savez pour pour sortir un pays de la pauvreté il faut donner 100 dollars par an en investissements sociaux hein 100 dollars par an par habitant sur 10 ans et vous éradiquer la pauvreté des calculs de de d'un économiste sax très bon économiste donc je veux dire les besoins aujourd'hui chaque dollar compte et vous allez dire à des pays pauvres qu'il faut qu'il créent un fond pour les générations futures il il y a une vraie hypocrisie le Congo le Tchad le Gabon c'est pas la Norvège il faut donner de l'importance aux investissements sociaux bien sûr il faut que les gouvernements s'en emparent pas les pas les institutions internationales qui les imposent au gouvernement faut que les gouvernements comprennent que les investissements sociaux sont importants mais les générations futures le fond pour génération futures c'est c'est quelque chose de complètement idiot et d'ailleurs la grande hypocrisie qu'il y a là-dessus c'est que vous avez un pays qui a augmenté drastiquement sa production de pétrole de de de 3 à 4 millions de barils par jour qui s'appelle les États-Unis avec les pétroles de schiste et qui n'a jamais fait un fond pour les générations futures moi dans dans une commission en France quand on voulait exploiter le pétrole de schiste pour rigoler j'ai dit ça pour rigoler parce que j'avais insisté moi quand j'étais au Congo à à à des à des des des des réunions avec des organisations internationales il demandaient toujours au Congo où le fond pour les générations futures c'était vraiment la question la question un peu qui qui était embêtante vous avez fait un fond pour les générations futures et quand il y a eu ces débats en France sur le pétrole de schiste j'étais reçu au ministère de de de l'écologie à l'époque et j'avais dit moi est-ce qu'on a pensé à faire un fond pour les génération future et tout le monde a rigolé dit c'est pas la question je mais comment ça c'est pas la question pourquoi c'est pas la question chez nous et c'est la question en Afrique c'est c'est il y a une hypocrisie là nous on était prêt à à il y avait quand même des gens comme Rocard qui disaient qu'on était le Qatar même madame lvergon qui disait qu'il fallait faire des trous creuser que ça allait profiter à tout le monde mais la question des fonds pour les génération futures il fallait pas en parler bah voyez il faut en parler en Afrique mais il faut pas en parler aux États-Unis faut pas en parler au Canada faut pas en parler en France faut pas en parler dans toute l'Europe donc il y a une forme d'hypocrisie où on a l'impression que attention les pays africains ils sont corrompu ils savent mal gérer donc on doit leur imposer des choses que nous ne nous imposons pas chez nous pour les les Parisiens ne loupez pas l'info mercredi soir à 18h30 Thomas organise une rencontre à la librairie erérol boulevard Saint-Germain à Paris et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant Porcher j'attrape une dernière fois votre attention avant de se quitter la situation politique est inédite urgente de directes par jour du terrain du reportage mais aussi de l'enquête le média c'est 25 travailleurs et travailleuses qui produisent de l'information au quotidien abonnez-vous au médias à partir de 5 € par mois l'abonnement c'est notre moyen de financement le plus pérenne le plus solide être abonné c'est faire vivre une chaîne télé d'information indépendante et engagée accessible à toutes et tous en francophone être abonné c'est faire vivre le pluralisme et le débat dans le très petit monde de la télé nous sommes ravis de décrypter l'actualité avec Thomas chaque semaine merci pour tous vos pouces en l'air et commentaires qu'on lit sous les vidéos YouTube spectateurs abonnés 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Xavier Bertrand