Incendies: Laurent Nuñez annonce que le feu qui a parcouru 900 hectares dans l'Aude est "fixé"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à l'interpeller Benoît Ruiz avec Christophe Orlhomme Priorité au direct, on va écouter le ministre de l'Intérieur qui se trouve dans l'Aude à Pouzol-Miner-Vois sur les incendies des locaux, donc des deux députés, de monsieur le sénateur Nous sommes à la limite entre les deux départements sur un feu qui est parti dans le département de l'hérault à upia puis beaufort et puis ici à pouzol et puis d'autres communes aux alentours dont je dirais un mot donc je Je suis venu ici évidemment pour constater ce feu de végétation qui a parcouru 900 hectares. Ça ne veut pas dire que tout a brûlé, mais ça on fera un bilan à l'issue. Mais en tout cas le feu lui a parcouru 900 hectares je suis venu pour remercier l'implication de l'ensemble des acteurs et vous annoncer d'abord d'abord que au moment où je vous parle le feu est fixé c'est à dire qu'il ne progresse plus donc il y a encore des actions évidemment des sapeurs pompiers à l'intérieur du périmètre mais il est fixé ne progresse plus et donc c'est plutôt une bonne nouvelle au sein de ce sinistre malheureusement mais c'est plutôt une bonne nouvelle Il vient d'être fixé.
Je vous rappelle qu'il a démarré il y a un peu plus de 48 heures. Enfin, il y a 48 heures d'ailleurs exactement le 1er juillet en début d'après-midi. Donc ce feu est fixé.
Je veux remercier l'ensemble des acteurs qui se sont impliqués et qui m'entourent ici, notamment le directeur départemental des services d'incendie et de secours du département de L'Aude avec son collègue de l'Hérault, le préfet de L'Aude qui est également à mes côtés et le directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises. Je remercie évidemment aussi les militaires de la Gendarmerie nationale, les effectifs de l'Office national des forêts et puis également des militaires de la sécurité civile qui sont présents. Voilà, ils ont fait un travail remarquable ces 48 dernières heures.
Un travail qui a été difficile, compliqué dans un contexte de grande chaleur avec beaucoup, beaucoup de vent qui perturbe évidemment les opérations. Ils ont fait un remarquable travail, un engagement extrêmement important qui a mobilisé au total sur des pics au moment les plus importants. Donc jusqu'à 900 sapeurs-pompiers, dont 500 qui proviennent de l'Aude et de l'Hérault, les renforts de l'Hérault.
Et puis pour le reste, à peu près environ 400 effectifs qui proviennent de sapeurs-pompiers en renfort qui viennent de beaucoup de départements. On a rencontré des sapeurs-pompiers du Tarnes, d'Or et Loire. Beaucoup de départements sont des colonnes de renfort qui ont été mobilisées sur ce feu. 900 personnes engagées sur le terrain, sapeurs-pompiers ou militaires de la sécurité civile puisqu'il y a un contingent également qui est arrivé de nos gens le retrou, une quarantaine d'effectifs que je veux évidemment également saluer.
Nous avons mobilisé également sur ce feu des moyens aériens, ce qu'on appelle les moyens nationaux. Il y avait quatre canadaires, donc on a eu deux dashes, des avions et deux hélicos bombardiers d'eau. Et j'ajoute un neuvième moyen aérien qui est celui mis en place par madame la présidente du conseil départemental et la présidente du conseil d'administration du SDIS, c'est-à-dire un hélicoptère de l'Aude qui a également participé aux opérations de lutte contre l'incendie.
Voilà, donc le feu est stabilisé. J'ai vraiment remercié, discuté d'abord longuement avec l'ensemble des acteurs et je les remercie vraiment chaleureusement parce que c'était un travail qui a été très compliqué, très, très compliqué. Évidemment, ce qui s'est passé ici et je remercie également aussi les maires des communes puisque en réalité aucun aucune habitation, enfin les habitations ont été préservées grâce au travail très complémentaire entre les sapeurs-pompiers et les maires des communes, les gendarmes aussi qui sont allés prévenir un certain nombre d'habitants.
Mais on a réussi à protéger les habitations des villages qui bordaient cet important incendie et il n'y a pas eu du coup d'habitation endommagée comme ça a malheureusement été les cas hier à Narbonne où il y a eu un feu en superficie d'une importance moindre à 8 hectares environ mais où on a eu deux maisons impactées et deux maisons détruites. Et là encore, je veux saluer évidemment l'engagement des sapeurs-pompiers de l'Aude sur cet incendie d'hier. Voilà pour ce qui est de cet incendie ici.
Je profite évidemment des micros que vous me tendez pour rappeler que nous sommes évidemment très inquiets sur cette période de saison de feu. Saison de feu que j'ai ouverte le 4 juin dernier à Nîmes-Garon, dans le département du gare nous sommes inquiets pourquoi parce qu'il ya évidemment la canicule on a eu des pluies importantes à la fin de l'année qui ont fait que la végétation est plutôt abondante et puis on a des phénomènes de vent qui se lève ici ou là et on a vu que pendant tout l'épisode d'ici de ces 48 dernières heures s'il y a eu un vent qui est venu aggraver en réalité la situation. Donc on est évidemment très inquiet pour la saison, on a un mois d'avance sur les départs de feu.
Hier par exemple il y a eu 26 feux en simultané sur l'ensemble du territoire national. Je parle des feux, je ne parle même pas des départs de feu où il y a pu en avoir plusieurs dizaines dans certains départements et c'était le cas dans l'Aude et dans les Rôdes. Donc on est évidemment très inquiets vous dire évidemment que ce travail c'est cette inquiétude s'accompagne d'une grande détermination de la mobilisation totale des moyens qui sont les nôtres des moyens nationaux dans le cadre des campagnes de feu de forêt vous savez que depuis Depuis 2022, le président de la République a souhaité qu'on renforce significativement ces moyens.
C'est ce qui a été fait notamment dans le cadre du pacte capacitaire où on a engagé 150 millions d'euros pour l'investissement des On a à peu près environ un peu plus de 500 engins spécialisés qui peuvent être mobilisés partout sur le territoire national et qui ont été obtenus grâce au pacte capacitaire. C'est le cas ici dans le département de l'Aude où 8 engins ont pu être acquis grâce au pacte capacitaire, ce qui nous permet partout sur le territoire national de mobiliser des colonnes de renforts qui viennent à l'appui des sapeurs pompiers locaux quand il y a des feux importants. Et encore une fois, j'insiste ici, c'était le cas. 900 sapeurs pompiers engagés, 500 locaux et 400 qui sont arrivés avec ces colonnes de renfort.
Et puis, il y a les moyens aériens dont nous disposons. Je veux rappeler que nous avons évidemment nos canadaires, les 12 canadaires. Nous avons 8 avions dash et puis nous avons 3 avions de reconnaissance, les avions beach.
Et nous louons chaque année. Et ils étaient à l'action ici dans l'Aude. Nous louons chaque année 10 hélicoptères bombardiers d'eau, 6 qui peuvent avoir une capacité d'emport de 3500 litres, qui sont des moyens lourds, et 4 qui sont des moyens plus légers.
Et puis nous avons également 6 avions de bombardiers d légers que nous louons en plus. Ce qui fait donc nos 12 canadaires, nos 8 avions d'âge et puis les 10 hélicoptères que nous louons et les 6 avions supplémentaires que nous louons. Plus les moyens aériens d'ESDIS quand il y en a une trentaine sur l'ensemble du territoire national.
Et encore une fois, j'insiste ici dans l'Aude, c'était également le cas. Voilà donc et ce travail, ce renfort de moyens, il s'accompagne d'un travail de prépositionnement qui est effectué par la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises, dont je veux saluer le directeur encore une fois qui est à mes côtés. Puisque tous les jours, grâce au concours de Météo France, grâce aux observations qui sont faites aussi sur le terrain par les sapeurs pompiers, par les effectifs de l'Office national des forêts à qui je veux rendre hommage.
Grâce au travail qui est effectué, nous prépositionnons les moyens tous les jours pour pouvoir faire ce que nous faisons dans ce pays et qui est remarquable. C C'est-à-dire être en capacité de traiter 95 % des feux par des moyens terrestres sans avoir recours aux moyens aériens, pour être en capacité de nous projeter sur un feu en 8 à 10 minutes en moyenne pour pouvoir l'attaquer tout de suite à la racine et pour faire en sorte que 90 à 95 % des feux ne parcourent que quelques hectares en réalité puisqu'on arrive à intervenir très vite. Alors évidemment on se prépare à être aussi réactif tout au long de la saison mais je vous le redis ça sera compliqué parce qu'on voit que la saison a démarré plus tôt que les conditions météorologiques ne sont pas favorables donc nous sommes en vigilance maximale et j'en terminerai par là évidemment le dernier message c'est un message de prévention 9 feux sur 10 ont une origine humaine donc voilà il faut vraiment que nos concitoyens fassent extrêmement attention les conditions sont propices au développement de feux importants donc il ya tous les gestes de prévention habituel évidemment de ne pas faire de barbecue d'éviter des randonnées dans les Les secteurs, quand ils sont fermés à l'usage pédestre, faire attention évidemment aux gènes mégots.
Voilà tout un tas de mesures sur lesquelles nous communiquons énormément, mais qui doivent être appliquées avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de vigilance parce qu'encore une fois neuf sur dix c'est une origine humaine et l'inquiétude qui est la nôtre doit et la mobilisation la vigilance qui est la nôtre elle doit être partagée par l'ensemble des acteurs bien sûr les professionnels mais aussi nos concitoyens et nos compatriotes. Voilà ce que je voulais vous dire et encore une fois je remercie, je félicite l'ensemble des acteurs présents ici, les sapeurs-pompiers, les élus locaux, les militaires de la gendarmerie, voilà tout le monde a travaillé dans un excellent état d'esprit. Les maires notamment se félicitent des relations qu'ils ont eues avec les sapeurs-pompiers, avec la gendarmerie nationale qui ont permis de protéger les populations et c'est bien là l'essentiel.
Voilà je peux répondre à quelques questions rapidement. Monsieur le ministre, beaucoup de services de secours avec qui on a pu échanger depuis deux jours nous disent on est épuisé et c'est que le début de la saison. Comment on les rassure et on les soutient moralement, psychologiquement ?
Vous avez raison de dire qu'ils font un travail déjà formidable et que c'est effectivement on est la saison a commencé beaucoup plus tôt que d'habitude. On a je vous le redis un mois d'avance et donc voilà dans chaque six il y a des sous direction du soutien opérationnel avec eux des professionnels de santé, des médecins, des des infirmiers qui font aussi un travail remarquable, dont on parle à moins. Mais quand les pompiers montent au feu et qu'ils se retirent, ils sont pris en charge.
Il y a tout un des dispositifs de soutien qui se mettent en place. Et puis ils le savent aussi, je crois que c'est aussi le moteur du...
C'est le moteur, c'est ce qui leur donne beaucoup d'énergie. Ils ont un soutien fabuleux de la population française qui reconnaît le travail de ces sapeurs-pompiers, qui apprécie le travail de ces sapeurs-pompiers. Et je crois que ça aussi, c'est pour eux un carburant important, vraiment vraiment d'avoir cette reconnaissance de la population on l'a vu ici en discutant avec les élus locaux qui portent une grande reconnaissance au travail qui est fait par le sapeur-pompier et je veux redire c'est un travail qui est très compliqué vous avez raison de le dire ici faisait 36 degrés pendant les 48 heures des interventions ça a été très compliqué ils sont effectivement fatigués voilà maintenant et d'ailleurs l'action continue à l'intérieur du feu même s'il est fixé il faut continuer à combattre il ya beaucoup d'agriculteurs touchés aussi on a beaucoup échangé avec eux beaucoup nous disent C'est un ras-le-bol, on en a marre.
Il y a le massif des Corbières l'an dernier. Et là, c'est nos cultures. C'est des années de travail qui partent en fumée.
C'est le cas de le dire. Comment on les soutient aussi ? Alors on verra avec le préfet.
Un certain nombre d'entre eux m'ont dit une table en du maire, m'ont dit qu'il y avait des les lettres qui étaient parties à la préfecture puis au ministère. Voilà, on va regarder tout ça. Là, on est dans le temps de l'action et le temps de combattre cet incendie.
Encore une fois, qui est fixé et qui est en train d'être...
Les interventions sont en train de se terminer, mais elles vont encore durer. Est-ce que tous ces départs de feu amèneront à plus de mesures concernant le réjouement climatique ? Oui, mais bien sûr.
Mais ça, c'est un problème plus global, évidemment, sur le sujet. Mais là, moi, je vous parle comme ministre de l'Intérieur, comme ministre de l'Intérieur, en charge de la lutte contre les incendies. Et ce sur quoi on se concentre et ce dont je suis venu parler ici aujourd'hui, c'est la mobilisation exceptionnelle au plan national de nos moyens de lutte contre les incendies.
Avec des moyens locaux qui ont été renforcés grâce aux facs capacitaires, des moyens nationaux et notamment aériens qui ont également été renforcés. Et puis surtout une action de prépositionnement qui nous permet d'intervenir le plus vite possible pour comme je le disais, être en capacité d'éteindre les incendies, de combattre les incendies en seulement quelques minutes et de faire en sorte que plus du 9 dixièmes des incendies ne parcourent qu'à peine quelques hectares voire même moins d'un hectare. Vous rappelez ce chiffre, 9 feux sur 10 d'origine humaine, est-ce qu'il n'y aurait pas en France un problème de prévention, de sensibilisation auprès de la population ?
Je crois que c'est le directeur du SDIS de l'Hérault qui vous a interpellé là-dessus sur ces 20 départs de feu hier dans l'Hérault. Comment on explique cela ? On explique cela par l'imprudence d'un certain nombre de nos concitoyens malgré les messages de prévention, de précaution.
Nous sommes dans des régions, dans les départements qui sont sujets à ce type d'incendie et je crois que pour la plupart de de nos concitoyens, ils respectent les consignes de précaution. Vous savez, le sujet que nous avons, c'est que maintenant, les feux ne se déroulent pas que seulement dans le sud de la France. On le voit, on en a dans le centre Val-de-Loire.
La semaine dernière, il y a eu énormément de feux dans le département du Cher, par exemple. On voit bien que même dans des départements maintenant où les gens ne sont pas forcément habitués aux feux de végétation, il va falloir mettre en œuvre ces gestes de précaution et de prévention. Oui, nos moyens sont suffisants parce qu'on fait preuve de beaucoup d'agilité.
Je discutais ici avec les professionnels. Quand un feu démarre, on peut détourner un moyen pour aller le combattre, éviter qu'il prenne de l'ampleur et pour qu'il devienne encore plus difficile à combattre. Voilà, ça, c'est le rôle des préfets de zone.
Dans chaque département aussi, des directeurs départementaux d'incendie et de secours, qui ont une mission opérationnelle. Des préfets dans chaque département de répartir les moyens au mieux pour essayer d'éviter que les incendies prennent de l'ampleur. Il y a les préfets de zone qui demandent des moyens complémentaires.
Et puis il y a la Direction générale de la sécurité civile qui fait un travail de planification en temps réel c'est on n'a pas moins de moyens que dans d'autres départements on n'a pas dans d'autres pays pardon on n'a pas moins de moyens et en général la moyenne d'hectares détruits par nos feux les feux de végétation ou les feux de forêt en france est très inférieure à celle que l'on relève dans d'autres pays donc c'est donc quand même qu'on est assez efficace mais il faut continuer à l'être il faut qu'on s'y font qu Il faut continuer à être très concentré oui les moyens sont suffisants on a les 12 canadaires on a le 8 dash on a les avions que nous louons les hélicos que nous louons qui sont et des avions et des hélicos bombardiers d'eau ils ont pas la même capacité d'emport que les canadaires mais c'est une capacité d'emport qui est assez conséquente vous parlez des moyens nationaux importants est-ce que d'autres pays apportent leur soutien à la france en ce moment alors quand oui on a un mécanisme de protection civile européen qui fait qu'un certain nombre de pays quand nous avons les incendies importants, détache des moyens dans notre pays et vice versa. Nous le faisons également. Nous, de notre côté, nous allons soutenir un certain nombre de pays.
Et quel pays en ce moment ? En ce moment, je ne sais pas dans quel pays nous sommes mais nous avons accueilli des détachements. Nous avons ici, dans le sud de la France notamment, des moyens européens, d'autres pays européens qui sont venus nous soutenir.
Et puis après, on se projette parfois beaucoup plus loin. Vous savez que nous avons 85 000 de la sécurité civile qui sont présents actuellement au Venezuela également. Merci beaucoup.
Merci à vous.
Laurent Nuñez