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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 29 mai 2020 9 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprises

Interview "Découverte" : Réouverture sous conditions dans les restaurants - 29/05

Source d'origine 3 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteRéponse directe

    Quelles sont les règles pour les restaurants en zone verte ?

  • 2:01OuverteRéponse directe

    Comment faire à Paris pour les établissements sans terrasse ?

  • 3:49OuverteRéponse directe

    Combien de terrasses sont fermées en région parisienne ?

  • 4:22OuverteRéponse directe

    Ces terrasses pourront-elles être étendues à Paris ?

  • 5:17OuverteRéponse directe

    Qu'en est-il des cafetiers sans terrasse en Île-de-France ?

  • 6:53OuverteRéponse directe

    Quel est le protocole vestiaire pour le personnel ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33InvitéFait
    « Maximum 10 personnes par table dans les bars, dans les restos, pas de distance obligatoire au sein d'un même groupe. Ça, c'est en zone verte. »
  • 0:43InvitéFait
    « Masque obligatoire pour les serveurs, pour les cuisiniers, pour les clients aussi, quand ils se lèveront, par exemple, pour aller aux toilettes. »
  • 0:51InvitéFait
    « Pas de limite pour la capacité d'accueil. Et en fait, ça dépendra tout simplement de la taille du restaurant. »
  • 0:56InvitéFait
    « Interdiction de consommer debout, ça veut dire pas de café au comptoir. »
  • 1:03InvitéFait
    « Si, les cafés, vous pouvez le prendre au comptoir, mais ressortir aussitôt de l'établissement. »
  • 1:36InvitéFait
    « Les salles intérieures restent fermées. On ne pourra pas s'asseoir à table à l'intérieur, en Ile-de-France, à Mayotte et en Guyane. »
  • 1:47InvitéFait
    « Ça va durer au moins trois semaines. »
  • 1:58InvitéChiffre
    « Environ 40% des établissements n'en ont pas seulement professionnels. »
  • 3:52InvitéChiffre
    « 4000 terrasses fermées. »
  • 4:00InvitéChiffre
    « Vous avez 10500 terrasses ouvertes. »
  • 7:26AuditeurFait
    « Moi, j'ai eu le protocole vestiaire pour le personnel. »

Temps de parole

  • Invité47 %
  • Présentateur28 %
  • Présentateur 214 %
  • Invité 210 %

14,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. Il est 6h39, nous allons parler des restaurants, évidemment, des cafés, bars, restaurants, surtout des cafés-bars d'ailleurs, avec Marcel Bénézé dans un instant, qui est le président de la branche des cafés-bars et brasseries au Groupement National des Indépendants Hôtelleries et Restaurations. Marcel Bénézé, bonjour. Bonjour. Et les discothèques aussi. Et les discothèques aussi. Et les discothèques aussi, Marcel Bénézé. Bien. Alors, réouverture sous condition dans les restaurants, avant de parler des cafés-bars, dans les restaurants, réouverture sous condition. Quentin Bénézé ?

0:33
Invité

Maximum 10 personnes par table dans les bars, dans les restos, pas de distance obligatoire au sein d'un même groupe. Ça, c'est en zone verte. En zone verte, absolument. Par contre, il faudra respecter un mètre d'écart entre chaque table. Masque obligatoire pour les serveurs, pour les cuisiniers, pour les clients aussi, quand ils se lèveront, par exemple, pour aller aux toilettes. Pas besoin d'avoir un masque, par contre, quand ils sont assis à table. Pas de limite pour la capacité d'accueil. Et en fait, ça dépendra tout simplement de la taille du restaurant. Interdiction de consommer debout, ça veut dire pas de café au comptoir.

0:59
Présentateur

Ah oui, ça, je vais en parler. Pas de café au comptoir.

1:02
Invité

Parlons-en tout de suite, Marcel Bénézé. Si, les cafés, vous pouvez le prendre au comptoir, mais ressortir aussitôt de l'établissement. Ça veut dire que vous allez vous faire servir dans un gobelet jetable et recyclable, surtout. Oui, recyclable. Et ressortir aussitôt de l'établissement, et pas stagner devant le comptoir. Oui, alors, en zone verte, on pourra s'installer partout dans l'établissement, dehors comme dedans. Mais le bar aussi. Le bar, vous allez vous faire servir, même dans la zone verte, et sortir immédiatement du comptoir.

1:24
Présentateur

Ah, oui. Parce que souvent, les comptoirs sont très petits. Et oui, bien sûr. Oui, mais sortir du comptoir en zone verte, dans un bar, on peut s'installer dans la salle. Alors qu'en zone orange, on ne peut pas s'installer dans la salle.

1:34
Invité

Oui, c'est ça. Les salles intérieures restent fermées. On ne pourra pas s'asseoir à table à l'intérieur, en Ile-de-France, à Mayotte et en Guyane. Ce sont les trois zones qui sont désormais en orange. Ça va durer au moins trois semaines. On pourra seulement s'installer en terrasse dans ces zones-là. Et alors, ça va poser certains problèmes, parce que tout le monde n'a pas de terrasse à Paris. Environ 40% des établissements n'en ont pas seulement professionnels. Et certains n'ont qu'un bout de trottoir. Il y a des centaines de demandes de nouvelles terrasses qui sont refusées chaque année à Paris.

2:01
Présentateur

Oui, Marcel Bénézé. Comment faire à Paris ?

2:03
Invité

Alors, on a eu des cent dents et des cent terrasses aujourd'hui. Mon téléphone, pour les restaurants, c'était un jeu de mots. Mais mon téléphone n'a pas arrêté de sondager, parce que moi, j'ai beaucoup d'établissements qui n'ont pas de terrasse. Il y a de très, très bons restaurants, qui sont des grands restaurants, parce qu'ils servent et parce qu'ils font quand même un chiffre important, mais qui n'ont pas du tout de terrasse et qui sont condamnés à rester fermés en payant des loyers. Aujourd'hui, il y a un cri d'alarme par rapport à ces restaurateurs. Moi, j'ai peur que la deuxième vague de la profession du tourisme soit critique, parce que vous avez des problèmes psychologiques.

Moi, j'ai des gens qui sont à bout, qui n'en peuvent plus. Aujourd'hui, vous avez des restaurateurs qui déposent les clés. Il y a un qui m'a dit, je vais apporter mes clés à Matignon. Je dis, ce n'est pas la peine, remets-toi. Mais ils sont dans un état terrible. Ils sont catastrophiques.

2:48
Présentateur

Bien, Marcel Bénézé, restez avec nous, nous allons détailler tout cela. Si vous voulez intervenir, n'hésitez pas, le 3216, c'est notre lien, vous le savez. Vous êtes avec nous, nous sommes avec vous. RNC, 6h09h, vaut en direct. Marcel Bénézé, reprenons. Je rappelle que vous êtes président de la branche Café, Bar, Brasserie au Groupement National des Indépendants Hôtellerie Restauration. Donc, en zone verte, à partir de mardi, tout sera rouvert. À part le comptoir, on pourra tout faire. Tout, on pourra boire à la terrasse, à l'intérieur de la salle, sans problème. Mais le comptoir va être ouvert, mais vous ne pouvez pas rester stacené. Vous ne pourrez prendre votre gobelet.

3:25
Invité

Je ne pourrais pas rester, m'accouder au comptoir. Pourtant, c'est un plaisir. Vous aurez le sourire du serveur, quand même, parce qu'il aura une visière, peut-être. On n'a pas les plastiglas, c'est pour ça, d'ailleurs. Parce que c'est pour ça qu'ils sortent, les clients vont sortir. Parce que sinon, il fallait mettre un plastiglas qui n'était pas très commercial. On ne voulait pas que nos établissements ressemblent à une effirmerie. Combien de terrasses, maintenant, en région parisienne ? Alors, 4000 terrasses fermées. 4000 terrasses fermées, ce qu'on avait, c'est qu'avec des vrites qui sont fermées. C'est juste Paris ou la région parisienne ? Paris, c'est 4000 terrasses fermées.

Vous avez 10500 terrasses ouvertes. Ça veut dire, quand vous avez des chaises à l'extérieur, non protégées. Alors, il y a des terrasses ouvertes, il y a plein de systèmes. Terrasse protégée, non protégée, avec des écrans, tout ça. Mais il y en a 10 000, c'est énorme. C'est un chiffre d'affaires énorme pour la ville, qui est en train, aujourd'hui, d'être mis à plat par rapport à tout ça. Ils n'ont plus rien qui rentre. Ils ont fait gratuit depuis le début de l'année, je crois, d'ailleurs.

4:20
Présentateur

Bon, alors, Marcel Bénézé. Ces terrasses vont pouvoir être étendues à Paris, en région parisienne, en Ile-de-France. Étendues sur la chaussée, à condition que les maires donnent la possibilité.

4:34
Invité

Exactement. Et ça, ce n'est pas acquis, parce que vous avez des trottoirs très petits. Vous avez des rues, quand même, où il y a des voitures qui passent. Il ne faut pas mettre en danger non plus. Parce qu'après, notre responsabilité pourrait être mise en question. Parce que si vous avez quelqu'un qui s'est fait écraser en sortant de votre terrasse, c'est que vous avez la responsabilité. Donc, attention, tout le monde n'aura pas sa terrasse à rallonger. Donc, si déjà, dans l'Octurne et une, dans des petites rues, vous avez des rues piétonnes à Paris circulables. Là, vous allez pouvoir utiliser la totalité du trottoir. Et ça, ça va être accordé.

Je pense que la rue Montorgueil, tout ça, tous ces endroits-là, sont des rues piétonnes circulables. Donc, là, on va pouvoir étendre un peu les tables et les chaises. Le problème, on va avoir les riverains sur le dos.

5:10
Présentateur

Oui, ça, les riverains ne vont pas être entendre. Je les ai déjà eus. Vous les avez déjà eus ? Dites-moi, vous me parliez de ces restaurateurs ou de ces cafetiers qui, eux, n'ont pas de terrasse ?

5:19
Invité

En Ile-de-France. Alors là, c'était le coup de massue, parce que déjà, ils pensaient peut-être ouvrir. Moi, j'avais voulu, j'avais d'ailleurs recruté pas mal ça. Nous avons fermé ensemble, nous voulons réouvrir ensemble. Ça veut dire que j'aurais voulu, sur le plan national, en rouvre tous nos restaurants et tous nos cafés. Bon, je suis ravi pour la province, parce que quand même la saison arrive, je suis ravi parce qu'ils vont pouvoir travailler. Quand même, ils vont pouvoir travailler, mais qu'à 50% de leur établissement. Parce qu'aujourd'hui, avec la distanciation des tables et tout ça, on perd de la recette. Ça va être difficilement rentable.

Donc, ils pourront laisser le personnel au chômage partiel encore. Ils pourront utiliser certains de ces salariés, faire des roulements, les faire travailler. S'organiser. S'organiser, oui. Tout ça, ils ont le protocole aussi, qui est quand même contraint. Vous avez un protocole sanitaire, quand même, que le client, quand il rentre, il faut qu'il se sente rassuré.

6:05
Présentateur

Oui, qu'il se sente rassuré. Mais vous me disiez, à Paris, en Ile-de-France, c'est une catastrophe pour ceux qui n'ont pas de terrasse, évidemment. C'est catastrophe. Vous disiez, il y en a qui sont au bord du burn-out.

6:14
Invité

J'ai des restaurateurs que je connais, d'ailleurs un qui était d'ailleurs un ancien journaliste. Il était aux larmes. Il m'a dit, Marcel, je n'en peux plus, je n'ose même plus regarder mes enfants. Parce qu'il a fait une reconversion, il y a déjà quelques années, c'est un grand professionnel de la restauration. Il a quitté le journalisme pour ouvrir un restaurant. Mais il me dit, je n'osais même pas regarder mes enfants dans les unis, ma femme, parce que je les ai amenés dans un trou, sans me rendre compte. Parce qu'aujourd'hui, on ne m'autorise pas à ouvrir mon établissement, alors qu'il a un établissement de qualité, et il fait une cuisine très belle. Et j'en ai plein qui m'ont appelé.

Ça n'a pas arrêté, jusqu'à 11h du soir, qu'il m'a envoyé des messages pour me dire qu'est-ce qu'on fait Marcel.

6:48
Présentateur

On va prendre Sophie, qui est à Rochefort, en Charente-Maritime. Bonjour Sophie. Bonjour. Sophie, vous travaillez dans un restaurant qui doit rouvrir. On espère. Oui, ça y est, vous êtes en zone verte, vous Sophie. Oui, mais nous, on est sur une zone touristique qui s'appelle Brouage, et il faut que les touristes viennent. Ils vont venir. Ils vont venir à partir du 15 juin. Les touristes européens vont pouvoir circuler. On espère. En tous les cas. Oui, allez-y Sophie. Moi, j'ai eu le protocole vestiaire pour le personnel, puisque je fais partie du personnel. Oui. Et ça va être fantastique. Le protocole vestiaire, c'est-à-dire ? Ah oui.

C'est-à-dire que chaque personne devra arriver, puisque le vestiaire est une zone confinée.

7:39
Auditeur

Oui.

7:40
Présentateur

Donc, on devra arriver masquée.

7:43
Auditeur

Oui.

7:45
Présentateur

Il va falloir qu'on mette nos vêtements civils dans un sac fermé.

7:51
Auditeur

Oui.

7:52
Présentateur

Nos chaussures dans un sac fermé.

7:55
Auditeur

Oui.

7:56
Présentateur

Repartir au travail. Alors, les restaurateurs le savent très bien. On n'a pas beaucoup de temps pour manger, le personnel. On a 20 minutes.

8:05
Locuteur

Oui.

8:06
Présentateur

Et maintenant, ils vont nous demander de nous rechanger en civil pour aller manger. Et après, se rechanger pour retourner au... Enfin, finir le travail, quoi.

8:15
Invité

Ça ne va pas être facile pour le personnel, Marcel Benizé. Oui, elle a tout à fait raison. Vous savez qu'il y a des contraintes énormes pour les salariés. Et ça, on en est bien conscient. Mais quand elle dit 20 minutes pour manger, c'est quand même... Bon, peut-être qu'on va rallonger le temps. Oui, bien sûr. Le temps de déjeuner, Sophie.

8:29
Présentateur

C'est le temps autorisé de travail. Les 20 minutes, ce n'est pas moi qui l'invente. C'est la loi. La coupure personnelle, elle est de 20 minutes. Oui, mais chaque restaurateur peut aménager le temps, quand même. 20 minutes, c'est... C'est un peu court, quand même. C'est pas ça. Oui, mais l'été, quand vous avez beaucoup de monde... Quand il y a beaucoup de monde, oui. Déjà, vous êtes content de manger. Oui. Déjà, l'été, quand vous avez beaucoup de monde, vous êtes content de manger assis... Allez, 20 minutes. Oui, mais ça, j'imagine. Merci, Sophie, d'être avec nous le matin. Merci, bonne journée. Bonne journée à Rochefort. Merci, merci, Marcel Benizé d'être venu nous voir. Merci.

Interview "Découverte" : Réouverture sous conditions dans les restaurants - 29/05 · Pourquijevote