Abrogation de la réforme des retraites : "C’est d’une imbécilité forte !"
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merci d'être avec nous Eric et nous accompagner pendant cette première demi-heure sénateur socialiste des Landes vous êtes vice-président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales et à la décentralisation et on va commencer à en parlant de ces violences d'abord un peu plus généralement on va parler des violences envers les élus on a vu le maire des missionnaire de Saint-Brévin on a vu cette infirmière qui a été assassiné à Reims les policiers trois policiers qui ont été tués à Roubaix par un chauffard Emmanuel Macron hier on conseille des ministres à parler de des civilisations vous partagez ces mots ce qu'il faut surtout pas surréagir à des événements qui sont tragiques parce que ça c'est une réalité pour les familles qui sont pour les familles qui sont concernées je pense également aux gendarmes policier qui ont été fortement impactés ces derniers temps meurtriers dans leur chair et puis mort décédé pour pour certains on l'a vu encore à Roubaix je pense à ce qui s'est passé également dans mon département récemment où il y a eu aussi un accident tragique qui a concerné des gendarmes après il faut pas se il y a des tendances il y a des tendances lourdes qui sont pas celles de des civilisations il y a des faits graves parfois et d'effets tragiques on le voit maintenant on peut pas on peut pas dire que partout dans la société c'est de la décibilisation il s'agit pas un peu d'aller comme d'habitude dans une politique de la réaction facile mais plutôt dans une politique de la prévention active ce qui est pas le cas pour vous c'est une réaction facile c'est un mot lâché de l'État est écoute humilié de formule facile donc celle là ou une autre je suis pas vraiment étonné à Saint-Brevin on l'a vu la marche a eu lieu à l'appel des personnalités de gauche il y avait pas de monde des républicains pas de monde de la majorité présidentielle est-ce que du coup c'était une marche politique hier je crois que c'est que le choix qui a été fait de la part des autres forces politiques et regrettable soit on dit que collectivement nous soutenons ce que font les élus locaux et singulièrement les mers et je pense que ça concerne toutes les forces politiques républicaines soit pas et essayer de coller ça à une seule réaction des forces de gauche c'est pas parce que l'initiative est lancée par la gauche que forcément elle est mauvaise parce que en l'espèce elle concerne tout le monde mais le maire lui-même a parlé de récupération de l'extrême gauche il y a pas eu de tentative de récupération j'ai pas vous avez vu vous avez vu les images vous avez vu que la plupart des grands leaders nationaux sont restés comme cela était dit d'ailleurs en retrait la perspective c'est surtout de montrer à un moment qu'il faut un coup d'arrêt à la complaisance qui est réelle vis-à-vis des débordements d'extrême droite en France qui se multiplie et qui sont un problème majeur pour notre démocratie il y a de la compétence du gouvernement vis-à-vis de cette de cette extrême droite on a la plupart du temps une espèce de mise à l'écart et à discours autour de l'ultra gauche mais en revanche tout ce qui relève de l'extrême droite et peut traiter par ce gouvernement c'est pas traité de la même façon pour vous l'ultra absolument pas absolument pas parce que j'entends bien que dissocier les forces de gauche peut être un objectif politique pour pour le gouvernement puisque c'est la seule vraie opposition à l'Assemblée nationale mais ça risque permanent qui est celui de légitimer l'extrême droite il y a plein d'exemples en France il y a pas que l'exemple de Saint-Brevin il y a l'exemple des identitaires qui se multiplient ou à ou à Lyon voir à Bordeaux et ces problèmes spécifiquement ne sont pas assez traités en tout cas pas à la hauteur de ce que ça demande à mon sens le maire de Saint-Brevin a dit qu'il s'était senti abandonné par l'État mardi le ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti qui a été auditionné par le Sénat à Dinant à la justice n'a pas abandonné le maire de Saint-Brevin qu'est-ce que vous en dites je dis quand même que moi j'ai entendu j'étais à l'audition du maire de Saint-Brevin et je vais vous dire il a été doublement abandonné il a été abandonné parce que c'est l'ensemble de cette affaire c'est en raison du déplacement d'un centre qui accueille les migrants un cada et en l'espèce habituellement contient un accompagnement de l'État les choses peuvent bien se passer c'est pas exactement ce qui s'est passé du tout à sa braisa il y a d'abord eu ça et ensuite dans cet emballement quand on voit la chronologie que nous rappelle le maire de Saint-Brévin on se rend bien compte que quand même à mon sens en tout cas si j'avais été élu de ce département j'aurais vraiment souhaité beaucoup plus d'aide de la part du sous-préfet et du préfet peut-être que les autorités locales ont eu l'impression de réagir mais cette impression enfin la réaction n'est pas à la hauteur de ce Corée exiger cet emballement qui finit par un incendie volontaire quand même des voitures qui a une conséquence sur sa maison enfin là il devait y avoir beaucoup plus pour aider le maire et son équipe municipale c'est une évidence vous allez auditionner la semaine prochaine le préfet et le sous-préfet de leur Atlantique qu'est-ce que vous attendez de cette édition je vais à titre individuel je voudrais juste savoir s'ils ont été à la hauteur du poste qui est le leur et de ce qu'ils sont censés faire alors je connais bien le sujet des préfets et des sous-préfet pour avoir travaillé dessus moi j'aurais simplement savoir s'ils ont été à la hauteur de ce qu'ils sont c'est-à-dire des représentants de l'État et une incarnation locale de l'État qui doit faire en sorte justement que en ce qui concerne l'ordre et la sécurité publique et bien celle-ci ceci soit assurée est-ce que vous allez vous envisagez d'auditionner Gérald Darmanin par exemple ou des membres du gouvernement on va voir d'abord c'est d'abord c'est un problème d'abord c'est un problème local il faut donc continuer j'allais dire à des idées le fil local et puis après nous verrons si d'autres investigations soient nécessaires mais c'est quand même en première ligne au vu de ce qui nous a été dit la question effectivement du corps préfectoral local et je crois que cet événement d'ailleurs à étonné en tout cas c'est ce que je sais beaucoup de leurs collègues dans d'autres départements ça les interpelle parce que pour encore une fois discuter avec pas mal de préfets et de sous-préfet ils sont vraiment très allez on va le dire gentiment surpris de ce qui s'est passé cette annonce de la démission du maire de Saint-Brévin Elizabeth borne la reçu et la ministre des collectivités territoriales a annoncé plusieurs mesures renforcement des sanctions pénales en pas de sécurité des référents gendarmerie est-ce que pour vous ces mesures sont à la hauteur là encore une fois ces mesures vont être utiles alors nous aurions souhaité au parti socialistes qui s'assoit encore plus important mais on va pas on va pas dire on va pas dire qu'elle je vais y revenir on va pas dire qu'elle ne va pas dire qu'elle ne sont pas nécessaires maintenant il faudrait faire en sorte que on ne traite pas de ces questions à chaque fois après il y a des problèmes de violence vis-à-vis des élus il y a des problèmes de dureté de l'exercice des fonctions il y a des problèmes pour trouver des élus en tout cas pour faire en sorte que l'ensemble des conseils municipaux soit complet pour faire en sorte que l'on les garde dans le temps pour faire en sorte que les mères continuent à exercer leur rôle dans le temps ça veut dire qu'il faudrait prendre le problème du statut de l'élu abra le corps ce n'est pas le cas et c'est pour moi un regret profond ça veut dire que le phénomène de démission des lieux locaux re travailler plus de 1200 d'émissions depuis les dernières municipales pour vous va continuer on n'arrive pas à enrayer ce phénomène non on n'arrive pas à envoyer ce phénomène alors le ministre nous dit a raison que on est au même taux de démission ce mandat que le mandat précédent mais pour travailler par ailleurs sur ce sujet ce qu'on ne voit pas c'est que dans le même temps progresse la démission des conseillers municipaux et des adjoints qui elle prend une tournure inquiétante singulièrement pendant ce mandat donc on voit bien qu'il y a un malaise si on veut faire fonctionner la démocratie locale si on veut que tout le monde est une chance d'accès à cette démocratie locale et puis s'exercer un poste local il faut un statut de l'élu pas pour en faire une caste à part pour faire en sorte que on puisse avoir une démocratie qui fonctionne et qui se donne sa chance à chacun on va parler de la réforme des retraites le 8 juin sera examiné à l'Assemblée nationale la proposition de loi du groupe yote visant à abroger cette réforme des retraites mais une bataille politique se joue déjà autour de ce texte le débat aura-t-il lieu il y aura-t-il un vote on va en parler avec notre journaliste parlementaire Audrey [Musique] bonjour et Audrey face à la proposition de loi du groupe liotte qui vivent donc à abroger la recul de l'âge de départ à la retraite de 62 à 64 ans c'est défenseur envisage d'activer l'article 40 qu'est-ce que c'est l'article 40 ans c'est un article de la Constitution et son but c'est d'éviter tout dérapage financiers selon cet article les propositions et les amendements des parlementaires ne doivent pas diminuer les recettes ou aggraver la charge publique ou alors il faut que ce soit compensé dans la foulée les défenseurs de la réforme des retraites estiment que si on abroge le texte on supprimerait entre 12 et 18 milliards d'euros de ressources sont tombés donc sous le coup de l'article 40 alors pour l'instant le texte suit son cours il a même été accepté par le Bureau de l'Assemblée nationale qu'il a jugé recevable parce que les auteurs de la proposition veulent compenser les pertes avec de nouvelles taxes sur le tabac écoutez Éric Coquerel c'est le président de la commission des finances à l'Assemblée une proposition loi elle est elle passe d'abord au bureau de l'Assemblée le bureau de l'Assemblée ou la majorité comme vous le savez est majoritaire et le bureau de l'Assemblée décide de la recevabilité de ses lois y compris en vertu du fameux article 40 donc de ce point de vue là ça a été fait et madame la présidente de l'Assemblée n'a pas voulu revenir là-dessus malgré ce que lui ont demandé certaines de ses amis bien après il peut y avoir un recours sur le président de la commission des finances mais c'est pas le fait de déclencher c'est pas automatique c'est à recours que peuvent décider ou pas certains députés le gouvernement etc en l'occurrence ce recours il a été déposé entre cette interview lundi sur votre plateau et aujourd'hui Eric Coquerel le président donc de la commission des finances a été saisie par la majorité présidentielle tout comme Jean-René Cazenave le rapporteur général qu'il a fait savoir dans une tribune au Monde on leur demande de réexaminer donc la proposition sur la base de l'article 40 en fait l'objectif pour les défenseurs de la réforme c'est d'éviter à tout prix que le texte soit examiné le 8 juin avec donc le risque d'être adopté on le voit pour beaucoup de régions la contestation et les manifestations ont trouvé un certain calme c'est cette proposition de loi qui rejette de lui sur le feu on fera tout pour que ce débat n'est pas lui il est illégitime politiquement techniquement et il met en danger à nouveau nos finances publiques alors enricoquerel appartient je le rappelle à la France insoumise qui soutient la proposition lot Jean-René Cazenave lui fait partie de la majorité présidentielle c'est finalement une troisième personne il y a elle brûle Pivet la présidente de l'Assemblée qui pourrait être amenée à trancher et dans une interview à la tribune elle n'exclut rien Eric kerouge vous y croyez à l'activation de l'article 40 avec ce gouvernement tout est possible pour museler le Parlement et on l'a vu pendant l'ensemble de l'examen du texte mais croire que des procédures techniques parce que c'est ça qu'on utilise depuis le début vont empêcher à la fois la frustration démocratique et la colère c'est une imbécilité forte la déclaration que j'entends là selon laquelle le débat serait légitime mais en fait c'est cette réforme qui est illégitime et quand on parle de 12 à 18 milliards d'économies on oublie que le recul de 62 à 64 ans va générer en fait entre 3 et 4 milliards de dépenses en plus parce que ça va il y aura des problèmes de santé des problèmes en termes d'arrêt maladie etc donc du début jusqu'à la fin on aura fait en sorte de marcher sur un parlement où on n'a pas la majorité c'est le cas je le rappelle de Emmanuel Macron et de son de son gouvernement et donc le palliatif c'est d'utiliser tous les moyens qui existent au sein à la fois de la Constitution ou du règlement des assemblées pour j'allais dire museler artificiellement les choses et pour vous sur le fond c'est pas justifié cette proposition de loi elle a alourdit pas la charge publique elle alourdit pas les dépenses il y a encore une fois il y a une principe sain et ça a été dit il y a un principe simple et vous l'avez répété c'est que dans plein puisque quoi qu'il arrive l'article 40 est une limite très forte à l'activité parlementaire depuis 1958 c'était d'ailleurs le but de cet article et bien depuis 1958 les parlementaires députés sénateurs cherchent d'où qu'il soit de quelques bords politiques qu'ils soient à contourner l'article 40 notamment en gageant le texte c'est-à-dire comme vous l'avez dit on l'espèce engageant le texte par une taxe souvent sur le souvent sur le tabac il y a de multiples textes qui ont été étudiés avec cette modalité alors la question est toute simple pourquoi ça a été possible sur d'autres textes pourquoi on l'espèce ça ne le serait pas ça ne sera pas parce que encore une fois la majorité qui pense avoir gagné un peu de tranquillité risque de la perdre à nouveau parce que le sujet démocratiquement n'est pas tranché au fond malgré toute l'apparence d'une parfaite technicité et du respect de la formalité des choses du coup vous croyez un débat vous croyez un vote le 8 juin vous pensez qu'au final il y aura un honnêtement je doute profondément de la volonté de la majorité relative d'aller vers un débat un débat qui n'est pas illégitime et un débat justement qui quand il n'est pas tranché au Parlement et trancher ailleurs mais est-ce que du coup c'est un peu ce que dit aussi elle brune Pivet est-ce que c'est pas un problème pour le Parlement et pour la crédibilité du Parlement d'avoir une proposition de loi qui abroge un texte qui vient tout juste d'être adopté alors si c'est un problème pour le Parlement de faire la loi et de la défaire dans ce cas là il faut que Madame brun Pivet change de fonction parce que encore une fois ce café une loi une autre peut le défaire et encore une fois le débat parlementaire le débat démocratique ce n'est pas l'unanimisme quand bien même le gouvernement le souhaiterait l'autre argument de la majorité présidentielle c'est de dire que finalement cette proposition liotte c'est une fausse promesse puisque ensuite le texte sera sûrement retoqué au Sénat qu'est-ce que vous répondez là dessus c'est pas le problème le problème c'est que il y a un texte on le laisse cheminer et on verra où il arrive la fosse promesse la fosse province initiale c'est celle portée par cette réforme qui est néfaste pour la plupart des Français pour les plus précaires et singulièrement pour les femmes c'est pas aussi une fausse promesse que vous faites aux Français aux opposants en tout cas cette réforme de leur faire croire que ça peut être abrogé excusez-moi le vous ne s'applique pas parce que en l'espèce vous savez que c'est une proposition du groupe liotte et qui est assez loin à vrai dire en général à gauche soutenu par la gauche mais ce n'est pas une proposition de la gauche mais il est il est fatal que nous la soutenions puisque pour nous ça va dans le bon sens celle d'une abrogation mais encore une fois encore une fois s'il y a un combat politique sur un sujet en particulier il est normal que l'opposition aussi se saisisse de tous les moyens dont elle dispose pour faire entendre sa voix c'est aussi simple que ça si jamais il y a un vote à l'assemblée le 8 juin si jamais ce vote fait que le texte est adopté par l'Assemblée nationale que fera la gauche au Sénat il y a une niche du groupe socialiste au mois de juin est-ce que pour vous il faut s'emparer du texte très vite ou est-ce qu'il faut attendre la rentrée on fera ce qu'il faut faire c'est-à-dire très vite c'est-à-dire je pense faire passer le texte il y a différentes il y a différentes niches on discutera entre nous mais il faut continuer enfin j'entends encore une fois que Emmanuel Macron et son gouvernement va lui faire comme si tout était bien passé d'ailleurs on l'a vu et qu'il fallait passer à à autre chose mais les Français ne passent pas à autre chose parce que comme vous le savez certains qui devaient certains et certaines qui devaient partir à la retraite commence à être impactés un peu à la fois et tout le monde est en train de prendre la dimension et la mesure de ce que représente en fait la réforme pour eux donc non le débat n'est pas terminé merci Audrey merci à tout à l'heure on va parler logement avec vous logements social quand et c'est très important quand on sait qu'il y a plus de 2 millions de Français qui sont sur liste d'attente pour le social ce sera à suivre dans le club vous avez suivi une audition au Sénat Audrey on va aller du côté de chez vous dans le Sud-Ouest on va aller voir Jefferson bonjour Jefferson des sports merci beaucoup d'être avec nous journaliste à sud-ouest Jefferson et vous allez nous parler d'un autre texte c'est le texte immigration ce texte va donc revenir sur le tapis alors je reviens pas sur les différents revirements qui accompagnent ce projet de loi depuis plusieurs mois erikao je vous les avais suivis simplement la droite y compris la droite sénatoriale a battu ses cartes elle veut pouvoir toucher à la constitution organiser des référendums sur l'immigration et toucher à la primauté des traités européens la question est la suivante est-ce que vous craignez une surenchère sur ce texte on est on est littéralement dans la démesure sur le texte de la part de la part du groupe LR à l'Assemblée comme au Sénat des mesures c'est à dire la démesure dans tous les sens dans dans tous les sens du terme on fait tout ce qu'on peut et plus à vrai dire la droite n'a plus de projet politique elle n'a plus de projet social le seul projet social c'est de reprendre et c'est assez amusant d'ailleurs dans les enquêtes d'opinion de reprendre les thématiques qui sont celles du rassemblement national une thématique de la droite pour vous la lutte la lutte contre l'immigration c'était une des thématiques de la droite le problème c'est que ça devient de fait la seule thématique de la droite parce que on voit dans certains sondages j'y reviendrai que les Français peuvent être en accord avec ces propositions mais quand vous regardez et dans le même temps la force politique dit qu'il doit qu'il doit porter ses projets c'était pas les républicains qui est choisi c'est leur rassemblement national ce qui fait que cette cette volonté de la droite et à la fois incompréhensible et ridicule à droite ce qu'on oublie la droite je voudrais juste préciser ça c'est que à un moment donné et selon le les Français peuvent réagir contre certains aspects de l'immigration mais dans le temps dans le temps et toutes les études le montrent la tolérance vis-à-vis de l'immigration et l'attitude par rapport à l'immigration elle est plus positive donc vous avez des variations fortes à des moments donnés mais la tendance à la à l'acceptation de l'Immigration et de plus en plus forte c'est ça qui est sidérant c'est de voir que comme on peut pas se focaliser sur un projet social parce que la droite n'en a plus qu'elle s'est fait prendre son projet économique par Emmanuel Macron elle se focalise sur un seul point celui de l'immigration au point d'ailleurs de rompre avec toutes les boussoles qui ont été les siennes dans le passé j'ai personne voulu ajouter quelque chose oui non est-ce que simplement ça vous pensez encore qu'il y en aquare est possible entre cette majorité présidentielle relative et les LR à la lueur de cette que vous constatez donc à vrai dire c'est pas moi de C'est pas moi c'est pas à moi de le dire mais je pense que vous savez dans quoi on est reparti ah oui ça je vois à peu près bien dans quoi on est reparti mais enfin les LR vont pousser de plus en plus et de plus en plus loin pour pousser le gouvernement dans ces retranchements et l'Alliance bancale qu'ils ont eu pendant les retraites bancales parce qu'elle n'a pas été complète à l'Assemblée nationale d'où le 49.3 peut éventuellement se recréer ou pas mais à vrai dire je pense qu'il y a quand même une forme d'accord minimale est-ce que vous pensez que c'est un sujet qui peut dijorité sénatoriale parce que là on a vu la droite qui a proposé deux propositions de loi et on voit que le centre propre texte c'est un sujet de division pour vous au sein de la majorité écoutez s'il y a deux textes ça veut dire quand même qu'il y a pas uneanimité ou en tout cas que l'une des composantes veut faire entendre particulièrement sa voix en revanche je crois pas qu'il y aura de dissonance à l'intérieur du groupe LR ça c'est une certitude entre la droite faudra voir jusqu'où j'allais dire les LR pousse le curseur et ça sera difficile de le pousser plus loin qui est dans les tuyaux c'est celle du RSA oui simplement cette réforme du RSA sera présenté en janvier en juin pardon elle vise à rendre obligatoire 15 à 20h d'activités d'insertion par semaine pour les bénéficiaires est-ce que vous êtes prêts à étudier cette mesure parce que l'objectif annoncé est de les aider dans leur retour vers l'emploi ou est-ce que vous y voyez une nouvelle attaque contre un public une population déjà fragile je pense qu'il y a une incompréhension profonde des gens qui sont au RSA et en même temps il y a une stigmatisation de plus en plus forte parce que il y a une difficulté réelle pour les gens qui sont juste simplement quelques heures de grandeur le RSA pour une personne c'est 600 quelque chose 600 8 euros je crois par mois le taux le taux de pauvreté en France c'est 1120 euros par mois et le SMIC c'est 1300 1400 maintenant 1380 euros par mois ce que vous voyez en fait c'est que les gens qui sont au SMIC sont en fait dans une situation difficile et que on choisit forcément dans ces cas-là où on ne comprend pas forcément ce qui arrive ce qui se passe en dessous parce que on estime et à juste titre que quand on travaille certains vivent des aides des aides sociales le vrai problème c'est donc le montant des salaires en France qui est pas assez élevé qui permettrait de répondre à certains soucis mais le RSA c'est pas des gens forcément qui sont immédiatement mobilisables c'est des gens qui ont des problèmes de logement des problèmes de mobilité et souvent des problèmes de de santé c'est c'est toute l'histoire de la transformation du RMI le revenu municipal le revenu minimum d'insertion en RSA le revenu de solidarité active et effectivement il faut mieux les accompagner mais pas en présentant les choses enfin dans la tonalité de l'énoncé que vous avez donné on voit autre chose on voit bien que on essaye aussi dans l'intitulé de stigmatiser un soi-disant assistanat c'est ça le problème le problème de l'accompagnement c'est une c'est une évidence est-ce que font tous les départements en matière de RSA et d'ailleurs ils le disent merci Jefferson la Une de Sud-Ouest combien coûte le tour à Bordeaux c'est à la Une de votre journal ce matin merci de Jefferson d’espoir et merci beaucoup Eric et merci de votre planète
Éric Kerrouche