Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewSud Radio· 22 juin 2025 11 min

Vivons-nous les derniers jours de François Bayrou à Matignon ? - Le débat du dimanche

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] Vivons-nous les derniers jours de François Baïou à Matignon ? C'est la question qu'on peut se poser lorsqu'on lit ces députés du groupe Ensemble pour la République, donc de la majorité présidentielle dans les pages du Figaro hier. Il s'adresse au Rassemblement national.

Je cite parfois j'ai envie de les voir, d'aller les voir et de leur dire "S'il vous plaît, lâchez-vous, censurez-le". Je cite un autre : "Bayou ne fout rien, il ne porte aucun combat, c'est pas possible. Pourquoi François Baïou est-il à ce point démonétisé ? qui est maintenant et c'est un exploit le premier ministre le plus impopulaire de toute l'histoire de la 5e République. 17 % d'opinions favorables.

On en débat avec nos deux invités. Nicolas Corato, bonjour. Bonjour.

Président du Singank, place de la République et Mathieu bonjour. Bonjour. Secrétaire général du ST tank le millénaire classé plutôt à droite.

Normalement vous soutenez plutôt ce bloc central qui sert de majorité à François Bairou. Est-ce que comme un certain nombre de ses alliés maintenant vous souhaitez sa censure ? Alors, je sais pas si je souhaite sa censure, mais en tout cas, vous Non, mais François Bairou est véritablement dans une impasse.

C'est-à-dire qu'il est dans une impasse. Il est à 17 % d'opinion favorable auprès des auprès des Français avec une activité gouvernementale qui a été quasiment faible, enfin faible voir à néant depuis qu'il est nommé premier ministre. Il n'a fait que passer le budget avec cette fameux accord avec le Parti socialiste, accord de non censure à sa décharge.

C'est tout ce qu'il pouvait faire avec cette apporé. La situation était compliquée et on sortait d'une situation où la censure avait coûté extrêmement cher et politiquement et au contribuable français. plus de 100 millions d'euros quand même, faut-il le rappeler.

Et ensuite après le la question qui se pose maintenant, c'est que pour François Bairou, les les leviers pour pouvoir se relancer sont quasiment inexistant. C'est-à-dire que ce qu'il avait réussi à faire euh en février-mars dernier, donc c'est-à-dire faire voter un budget, aujourd'hui, il a la il a la même chose à faire mais d'une manière encore plus difficile puisqu'il doit trouver 40 milliards d'euros euh de de baisse de déficit public, a priori surtout des économies sur la dépense publique. Or le aujourd'hui l'État français est l'état qui prélève le plus qui pour dépenser le plus 57 % du PIB.

Et donc forcément si l'on fait des économies sur quand on est premier ministre sur sur le budget de l'État, on va forcément mécontenter une partie des Français parce que de nombreux Français aujourd'hui vivent de l'argent public indirectement ou directement. Et donc de fait pour un premier ministre qui est déjà impopulaire faire passer un type de ce type de budget là c'est encore plus compliqué et donc effectivement François Baou est dans une impasse très importante. Donc si je suis Mathie Nicolas Corato, c'est pas la faute de François Bairou si on lui a confié ou s'il s'est porté volontaire pour une mission impossible.

Je suis d'accord avec Mathieu. Je suis d'accord avec Mathieu. Je suis heureux de que vous reconnaissiez ce matin que nommer un premier ministre représentant d'un camp qui a perdu les élections législatives était une erreur une impasse.

Et ce que vous dites est vrai de monsieur Baïou comme cela était vrai de monsieur Barnier. Et vous dites très bien qu'effectivement après tout ça a peu de choses à voir avec la personnalité ou le style de monsieur Baïou. Monsieur Bairou a son style et on connaît sa capacité à faire durer à ne rien faire mais d'une certaine manière encore voudrait-il faire quelque chose qui ne le pourrait pas.

Donc effectivement cet impasse elle est pas conjoncturelle, elle est elle est pas personnelle, elle est institutionnelle. Que le style de monsieur Baou pose des difficultés à l'opinion publique, que la manière dont il a géré l'affaire Betaram lui soit reproché. Ce sont des choses qu'on peut ajouter mais l'impasse elle est d'abord institutionnelle et on voit bien que ça va être très intéressant.

On va reprendre les vieux débat. Vous allez nous dire que le la censure va coûter très cher au français. Monsieur Hollande est déjà inquiet pour le chaos et le désordre qui vient mais on retombe bien et on risque de retomber un an en arrière c'est-à-dire au moment où finalement on cherchait désespérément à l'Élysée un locataire de Matignon qui convenait au président de la République.

Et donc effectivement l'histoire risque de recommencer. avec cela quand même dans un sentiment où les Français ne savent plus vraiment qui gouvernent. D'ailleurs, c'est très intéressant.

Je crois que personne n'est capable de citer le nom d'un ministre en exercice à part monsieur Retaillot qui a effectivement en vos faveurs. Mais et mais on voit bien effectivement qu'il y a une forme de d'indifférence des Français par rapport à leur gouvernement euh qui n'est pas euh s'en rappeler certaines époques. Alors indifférence des Français à la gard de leur gouvernement, je veux bien mais on comment on explique dans ce cas-là que François Baou parvienne à être encore moins populaire que le président de la République Emmanuel Macron ?

Parce que en fait quand on regarde aujourd'hui les préoccupations des Français sur l'ensemble des sujets sur lesquels le Premier ministre est en responsabilité, donc et qui sont les préoccupations des Français, c'est-à-dire la la l'insécurité, première préoccupation des Français, l'inflation, je non Hippsos, juin 2000 2025 sécurité, évolution de la criminalité, inflation, pouvoir d'achat et ensuite santé. Donc c'est ça les trois bou or sur or sur ces trois sujets là qui sont des sujets liés au gouvernement c'est le gouvernement qui conduit à faire de la nation François Bairou a des marges de qui sont excessivement réduites face sur le monde de la santé il doit faire face aussi à une gronde des médecins qui est structurelle par rapport à à l'organisation du système de santé et le déclin de la démographie médicale. Enfin c'est pas la gronde des médecins qui est structural, c'est la gronde des français qui en ont marre de pas avoir de médecins.

Non mais les les deux mais en fait quand quand il doit quand il doit faire des des des réformes, il doit il doit consulter parce que c'est la méthode Baou, c'est de consulter les les corps de la société, les corps constitués et donc ils doivent faire face il do faire face aux médecins, il doit faire face aux infirmiers et cetera et cetera. Euh sur l'inflation, c'est on peut reprendre les mêmes sujets et cetera. Il a beaucoup il a peu de marge de manœuvre.

Or, le président de la République, lui, les marges de manœuvre sur lesquelles qui qu'il a sont un peu plus euh larges. Donc, quel que soit le Premier ministre, pour vous, de toute façon, il aurait pas pu, quoi. Bah, exactement.

Et puis en fait le président de la République lui peut se réfugier enfin se réfugier sur le terrain diplomatique et on le voit à la lorsque le sa code de popularité était remonté lorsqu'il y avait eu l'altercation entre Donald Trump et Vlodir Zelenski donc à sur à la faveur des sujets internationaux lorsqu'il ne fait pas de bourde le président de la République récupère des des points et c'est pour ça que vous avez un décalage aujourd'hui un découplage dans la côte de confiance d'opinion favorable pardon entre au sein de l'exécutif en dit que François était encore moins populaire queuel Macron. Ça veut dire qu'Emmanuel Macron est quand même très très peu lui-même. Nicolas Corato, parlons de la suite maintenant.

Bon, vous êtes plutôt à gauche. Est-ce que vous souhaitez que vos camarades socialiste le censure une bonne fois pour toutes ? Pourquoi pas ?

Tiens, en cas d'échec définitif du fameux conclave sur la réforme des retraites. Oui, c'est possible et je crois que la censure, elle doit être politique, elle doit être je veux dire, elle doit être documentée, justifiée politiquement. À partir du moment où elle est justifiée politiquement et que ça n'est pas simplement un artifice politicien, il faudra le faire.

Mais pardon de vous le dire, je il est possible que monsieur Baïou ne chute pas avec une censure parce qu'aujourd'hui le meilleur ennemi de monsieur Bairou bah c'est son propre camp et c'est notamment les Républicains qui depuis quelques jours euh font alliance avec le Rassemblement national et monsieur Sioti. Donc ils se sont séparés d'avec monsieur Sioti mais à l'Assemblée nationale ils ont voté les mêmes textes sur notamment la loi de simplification ou sur la la politique énergétique de la France. Et donc et donc si vous voulez la censure, elle viendra peut-être d'un autre camp que la gauche parce que si LR se met dans une nouvelle majorité avec le Rassemblement national comme on est en train de de le voir aujourd'hui se se modéliser dans les bans de l'Assemblée nationale et de l'hémicycle et bien effectivement monsieur Baou n'aura plus de majorité.

Autre question et c'est à vous que je la pose en priorité maintenant parce que je vous ai entendu au début mon cher Nicolas Corato, vous avez dit si seulement on avait nommé un premier ministre du camp qui d'après vous a gagné les élections. Ce que vous avez dit ? J'ai dit que c'était une erreur de nommer un premier ministre du côté des plus.

Vous auriez préféré un premier ministre de gauche. Concrètement, la gauche n'a pas réussi à avoir de majorité à l'Assemblée nationale. Concrètement, elle n'en a pas.

Qu'est-ce que la gauche, qui est encore plus divisé qu'elle ne l'était il y a un an, est prête à proposer aux autres partis pour essayer de former une nouvelle majorité qui ferait tenir un gouvernement si Bairou tombait ? Mais il faut arrêter de il faut arrêter de culpabiliser et de culpabiliser la gauche. C'est pas la gauche qui a dissu l'Assemblée nationale.

Ça n'est pas la gauche qui a formé deux gouvernements avec des purs échecs. Je vous demande ce que la gauche est prête à proposer à l'Assemblée nationale pour gouverner le pays. Aujourd'hui, aujourd'hui, je pense qu'il est toujours d'actualité de nommer un ou une première ministre de gauche et de lui laisser, comme on a laissé la chance à monsieur Barnier, à monsieur Baïou, la chance de faire son travail gouvernemental.

Qu'est-ce qui vous dit qu'elle aura il ou elle aura plus de chance mais qu'est-ce qui vous dit que le successeur de monsieur Bairou qui sera choisi entre les LR et le modem aura plus de chance dans vous avez vu dans quel état est le nouveau front populaire on en arrive à travers dans quel état cette pseudoajorité relative mais pardon vous mais entre qui qui va de madame Le Pen à monsieur Baou voilà parce que la réalité c'est que la maj mais pardon votre gouvernement ne tient que parce que Marine Le Pen est d'accord précise que quand il dit votre gouvernement il s'adresse à Mathieu H Mathieu la réponse. C'est de notre gouvernement Nicolas. Euh mais non le le Parti socialiste n'a pas censuré le gouvernement.

Donc à partir du moment où si le Parti socialiste veut censurer également la question se posera de la même façon qu'elle s'est posée pour le rassemb quelle majorité peut gouverner ? Non mais la la réalité c'est que la seule majorité qui aurait été viable pour si on se met dans la logique des institutions, c'est une majorité front républicain. Et c'est ce qui a présidé bah en fait c'est c'est c'est ceux qui ont fait battre le Rassemblement national.

Donc c'est une c'est une alliance entre les macronistes et la gauche. C'est ça qui aurait dû gouverner le pays. Enfin si on se met pourquoi dans ce cas-là vous avez proposé au macronis de faire alliance avec vous les répliqu ensuite ensuite après comme la gauche est irresponsable d'un point de vue politique et qu'elle a elle a fait une alliance avec le nouveau fond populaire pour s'assurer des des postes notamment dans les circonscriptions en regardant les circonscriptions qui leur sont favorables, il n'était pas possible de faire une alliance entre les macronistes.

En tout cas, c'est ce que les macronistes et les gens de gauche ont considéré. Et donc, de fait, la responsabilité ensuite d'une formation politique comme les républicains, ça a été de participer au gouvernement pour éviter que la gauche arrive arrive au pouvoir. Il semble que ce sujet soit terminé dans la mesure où on imagine mal aujourd'hui une alliance entre des socialistes et des insomines, du moins à l'échelle nationale.

Aujourd'hui, ça paraît improbable. Est-ce que vous vous souhaiteriez une alliance qui ait de la droite au Parti socialiste ? Mathieu H ?

Mais mais c'est en fait c'est parce que ça avec ça vous avez les chiffres he pour faire passer toutes les lois. Mais la non mais la question qui est à posé c'est au partis politiques. Est-ce que le est-ce que LR et est-ce que le Parti socialiste sont prêts à aller dans ce type son type d'accord ?

Le problème étant que chacune des deux formations politiques, que ce soit les parti socialistes ou les républicains préparent les élections municipales et que à ce nivec sur ce titre là. Ah oui, mais bien sûr. Et et sur et sur donc il y a pas de il y a pas de majorité à l'Assemblée nationale et ça on le découvre pas et c'est la faute du président de la République d'avoir mis une dissolution après avoir perdu les élections européennes une une trème défaite consécutive après les les élections notamment législatives.

Donc donc le le problème aujourd'hui qui est est le suivant, c'est qu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. On peut chercher comme on veut. Cette assemblée nationale ne donnera pas de majorité, ne produira pas de majorité gouver.

Donc a priori pour l'instant le socle commun est la seule option viable pour faire tenir le pays et pour éventuellement faire passer un budget. Et bien on en débattra on verra si François Bairou est toujours premier ministre la semaine prochaine. A priori oui.

Merci Nicolas Corato. Merci. Bonjour président du S tank place de la République.

Merci à vous. Mathieu H secrétaire général du STK. Le Milén.