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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 24 septembre 2025 11 min

Attaque au couteau dans un collège : "L’école est devenu un lieu dangereux" (Gauthier Le Bret)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

va évoquer évidemment ce drame dans cette école dans ce collège du Barin. Cette professeure de musique qui a 66 ans et on pense à elle ce soir qui a été blessé à coup de couteau au visage et au cou par un jeune de 14 ans dont on va voir évidemment qu'il avait un parcours chaotique, un parcours personnel chaotique. Il est lui-même dans un état grave parce qu'il s'est poignardé avant l'arrivée des des policiers et des secours.

La procureur de Strasbourg a tenu une conférence de presse. On écoute le profil psychologique de ce jeune de 14 ans. C'est donc un garçon de 14 ans à ce jour qui n'avait pas d'antécédents pénaux.

C'est un jeune homme qui était suivi sur le plan éducatif quasiment depuis sa naissance étant d'abord placé en famille d'accueil où il a subi des violences de la part de la famille d'accueil. violences qui ont abouti à la condamnation de l'assistante familiale en 2024 par la cour d'appel de Colmar. Il a ensuite été placé en établissement où il se trouve encore à ce jour avec sa scolarité au collège de Benfeld.

Il avait attiré l'attention pour son goût, pour les armes, pour tout ce qui a trait à la seconde guerre mondiale avec des références nettes au nazisme. Voilà pour la procureur de la République de Strasbourg, Tang Guillamont, on en sait plus he donc désormais sur le profil de ce jeune de 14 ans qui est actuellement entre la vie et la mort. Ouais, exactement. on nous le présenter au cours de la journée comme donc un jeune adolescent avec de graves problèmes psychiatriques en grande difficulté et très suivi par le corps enseignant du collège.

C'est le rectorat qui nous avait indiqué ça. C'est ce cas donc confirmé la procureur avec donc son placement en famille d'accueil dès sa naissance où il a donc subi des violences. Il a ensuite été placé dans un foyer de Laux où il se trouvait donc au moment des faits.

Et on confirme aussi ce profil avec son attrait pour les armes pour la Seconde Guerre mondiale, pour le nazisme visiblement puisqu'il avait aussi fait deux dessins sur des cahiers. Un l'année dernière au mois de mars, c'était un soldat avec le bras levé, un autre plus récemment avec le signe SS. Est-ce que c'est ça qui a qui a enduit son qui a entraîné son passage à l'acte ?

On a appris aussi que la victime était bel et bien sa prof. On se demandait vraiment s'il était encore dans cette classe et si sa victime était sa prof. Manifestement oui.

Est-ce que c'était dans ce cours-là qu'il avait fait ce dessin avec le sigle SS ? L'enquête va devoir encore le déterminer. On sait que le parquet national antiterroriste est en observation à l'heure où on se parle.

Ça va être des éléments extrêmement importants pour la suite de l'enquête. Absolument. Donc le parquet national antiterroriste n'est pas encore saisi du dossier mais il attend les premiers éléments est en train d'investiguer.

On va écouter quelques élèves et puis on va écout ensuite débattre du cas de de ce jeune homme et de la succession de ces attaques au cô devenu un véritable fléo. Quelques élèves sous le choc évidemment après ce qui s'est passé dans ce collège. J'ai entendu un un cri qui venait qui était un peu très aigu mais qui était un peu étouffé.

On a tout fermé à clé dans la salle. Et après tout le monde a couru, on est tous allés dans la salle polyvalente pour appeler les parents qui viennent nous chercher. Et pour nous expliquer, on a dû aller dans le hall du collège.

Voilà, pour ces élèves Gottier Lebrette, on est sur une multiplication de ces attaques au coto. Là, c'est un cas très particulier avec un jeune vraiment dont le parcours est est édifiant et terrible. Mais maintenant, le processus euh le mode opératoire, c'est les attaques au couteau.

Et la fameuse question à chaque fois, c'est est-ce que ce drame aurait pu être évité ? Alors là, Tangy nous l'a très bien rappelé. Il y avait euh voilà des premiers euh signaux, euh des croix gamés, euh un parcours euh totalement euh chaotique, mais vous pouvez pas mettre enfin de manière très difficile euh des portiques de sécurité à l'entrée de de chaque école.

On peut faire des fouilles systématiques mais enfin vous demandez au prof c'est pas au professeur de de les faire parce que fouille systématique vous ouvrez un sac et un couteau dedans. Quelle réaction vous avez de l'élève envers son professeur ? Par contre ce que je ne supporte plus c'est les discours de nos ministres qui disent toujours la même chose.

L'école doit rester un sanctuaire comme un vent Exactement. et qui ne font ensuite absolument rien. Euh, on a eu le même discours à la sortie de l'établissement scolaire à Nant quand cette jeune femme a été massacré euh de dizaines de coups de couteau par l'un de ses camarades.

Il y avait François Berrou qui était encore premier ministre avec la même Ellisabeth Borne qui nous dit "L'école doit rester un sanctuaire. L'école n'est plus un sanctuaire. L'école maintenant est un lieu euh aussi dangereux que le reste de la société française.

Quand on a eu Dominique Bernard, quand on a eu Samuel Pati, quand on a eu cet élève à Nant, quand on a eu Agnès Lassal, quand euh on a aujourd'hui cette prof de de musique, l'école n'est pas un sanctuaire. Donc ça sert à rien de nous le répéter si c'est pour ne rien faire ensuite ou quelques fouilles ici et là. C'est juste la parole politique qui ne vaut plus rien, qui est démonétisée.

Et donc on est dans l'incantatoire en fait. On dit des choses et on aimerait que ça soit la réalité mais ça ne l'est pas. Ça ne l'est pas, ça ne l'est plus.

Les ministres prennent prennent leur voiture ou parfois l'avion, ils se rendent sur place, ils font un petit discours, ils disent l'école est à son peur, l'État ne se laissera pas faire. Euh, c'est toujours la même chose et au suivant. Et ben oui, mais là en même temps, comment éviter ce passage à l'acte Rachel Kh avec un tel profil avec un un enfant de la de la sociale à l'enfance qui à un moment a une bouffée délirante et qui s'en prend à sa prof.

Oui, mais les services sociaux étaient quand même alertés, c'està-dire qu'ils avaient déjà euh vu ces dessins, ils avaient déjà donc en fait, il y avait déjà des des signe avantcoureur. Moi, je suis inquiète aussi de manière générale pour notre jeunesse. Euh notre jeunesse avec de plus en plus de drames effectivement, de plus en plus de violence, un manque de sens, un manque de repère.

Et j'en veux aussi à la classe politique toujours dans le mode inconactoire sur le développement durable les générations futures. Sauf qu'en fait il ne s'occupe pas des générations futures au présent. André Valini vous êtes ancien magistrat élu vous avez été en prison ce sujet département.

Oui. Parce que la est une compétence départementale. Avant on appelait ça l'assistance publique.

Les enfants de l'assistance c'était l'état. Après c'était les enfants de la DAS maintenant sont les enfants de la Z. aide sociale à l'enfance, compétence des départements.

Bon, ce sont la plupart du temps des profils très douloureux, hein, que ces enfants qui sont confiés à la et puis alors lui, en plus, non seulement il était confié à la ZU, mais il a été confié à une famille d'accueil enlevé à ses parents à la naissance, confié à une famille d'accueil qui l'a violenté. Donc il a vraiment eu un parcours très douloureux, ce qui n'excuse pas du tout ce qu'il a fait, mais je crois qu'en plus il devait être dérangé mentalement pour admirer Hitler et le nazisme. Donc il était en situation de handicap he comme l'a précisé la procureur handicap physique ou mental, on sait pas.

Mais moi la question que ça pose plus généralement c'est celle de la psychiatrie, des pédopsychiatres qui sont insuffisamment nombreux, des psychiatres qui sont insuffisamment nombreux et de cette mode entre guillemets de la psychiatrie en milieu ouvert depuis 30 ou 40 ans. sans que je connaisse grand-chose, j'ai quand même lu deux ou trois articles sur ces sujets depuis quelques temps et c'est vrai que Fouo et d'autres ont culpabiliser entre guillemets la société à cause des asiles psychiatriques qui c'est vrai étaient souvent qui étaient très souvent des endroits où il se passaiit des choses horries. Enfin, on peut avoir aujourd'hui des établissements spécialisés en psychiatrie, en pédopsychiatrie.

On traite les gens convenablement plutôt que de les laisser en milieu ouvert avec le danger que ça représente. Rachelle Kan, on euh on apprend là que le pronostic vital de ce jeune est engagé euh parce qu'il s'est poignardé lui-même après avoir poignardé sa prof, ce qui en dit long sur l'état dans lesquels il se trouvait. Il y a pas de solution miracle en vérité.

Il faut suivre ses enfants comme le lait sur le feu en réalité. Oui, comme le lait sur le feu. Et puis toujours peut-être ce même proverbe, dit-on un enfant ça s'élève avec tout un village aussi.

C'est le le rôle des adultes. Après sa vie, on a l'impression que sa vie était en surcis en fait. Finalement, quand on vous écoute, monsieur le ministre, c'est-à-dire que quand on voit depuis la naissance abandonné euh la maltraitance d'une famille d'accueil et cetera, bon voilà, puis là le fait même de se de se viol de se violenter luiême lui-même, bon ça dit beaucoup de choses.

Rapidement Guillaume souscrit à ce qui vient d'être dit, je me demande simplement si pour le protéger contre lui-même et protéger les gens autour de lui, il n'aurait pas été préférable de le mettre en effet dans une structure fermée. Est-ce qu'on est pas est-ce que c'est pas un effet indirect de la l'engouement pour l'école inclusive où il faut à tout prix être inclusif et que tous les mêmes que tous les mêmes publics soient fréquentent les mêmes établissements ? Bien sûr, bien sûr.

C'est très bien sur le papier. Ça permet aussi de se faire applaudir, de dire qu'on est inclusif mais sur le des c'est un vrai débat de société principe. A priori peuvent avoir des des résultats désastreux.

Je prends les jeunes. Pour rebondir sur ce que disait André sur la santé mentale en fait la santé mentale en général et celle des enfants en particulier. Ça fait quelques années maintenant qu'on est alerté que l'opinion publique, je pense est sensibilisée au fait qu'il y a vraiment un problème que moi je ne serai pas qualifié d'ailleurs, mais qu'il y a un problème de mal de malaise ou de mal-être généralisé qu'on peut attribuer peut-être et d'ailleurs la liste n'est pas n'est pas exhaustive mais aux réseaux sociaux, aux jeux vidéos, au confinement, à beaucoup de choses qui n'ont dont les conséquences n'ont pas été réellement appréhendées puisque c'est nouveau.

Ça n'est jamais arrivé dans l'histoire que toutes ces choses s'entrechoquent en même temps. Et on voit de plus en plus de problèmes liés à des jeunes qui font des choses qui ne sont pas des choses de jeunes. on est passé d'une d'une violence de de des enfants ou des ou des jeunes ou des adolescents qui ne ressemblent pas à celle de la guerre des boutons il y a 100 ans quand c'était des bagarres bon enfant entre guillemets.

Et et par rapport à tout ça, on s'est beaucoup moqué au début de de du passage de Michel Barnier à Maton sur le fait qu'il avait donné je crois il me semble que c'était à Marie Clairec Carerger qui devait être à l'époque ministre et qui avait cette mission de la santé mentale. On s'est un peu moqué en disant "lelle a pas d'attribution à part celle-là et cetera." La réalité c'est qu'en fait c'est une c'est un sujet très important. elle était rattachée directement au premier ministre et on aurait dû garder ça parce que c'est quelque chose dont on mesure pas encore complètement les conséquences et c'est une vraie politique publique où il faut décider à un moment donné bah d'investir le sujet pour à la fois financièrement euh parce qu'il y a un manque une carence évidente et en même temps en terme de connaissance pour savoir se qualifier ce qu'on est en train d'avoir sous les yeux que pour l'instant on découvre au fur à mesure des faits divers de manière un peu sordie ou un mot simplement a raison de le rappeler Michel Barnier avait surpris tout le monde avec cette priorité qu'il voulait donner à la santé mentale des enfants et des adolescents.

Et moi, j'avais trouvé ça très bien. Ça avait paru un peu exotique entre guillemets à tout le monde. Et pour Barnier, c'était un sujet très important.

Vous avez raison de le rappeler. Allez, petite pause. On se retrouve dans un instant.

Gautier, vous avez évoqué le fait que les politiques ne sont plus entendus mais vous avez raison. Hier, Emmanuel Macron a pris la parole chez nos confrères de BFM salv pratiquement ces news été très le double de l'Union qui sont Christine Kelly a fait le double de l'audience du président Macron. Bravo à elle.

On se retrouve dans un instant. On en débat. M.