Nicolas Dupont-Aignan invité du "Brunch Politique" sur Sud Radio
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:36OuverteRéponse directe
Hier, le premier congrès du parti Les Républicains, vous avez vu les images ?
- 3:16OuverteRéponse partielle
François Fillon, Alain Juppé ont été hués hier lors du Congrès. Vous êtes heureux de voir que les Républicains sont divisés ?
- 4:48OuverteRéponse directe
Avec ce changement de nom, la page est définitivement tournée entre vous et l'ancienne UMP ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, on va justement en parler de l'Europe. Une Europe à deux vitesses, c'est ce que propose Emmanuel Macron à titre personnel ce matin, dans le JDD. Vous pourriez y être favorable ?
- 9:01OuverteRéponse directe
François Hollande et Angela Merkel ont rédigé un texte qui préconise un gouvernement économique de l'Union Européenne. Nicolas Dupont-Aignan, ça ne va pas vraiment dans votre sens ?
- 10:54OuverteRéponse directe
Vous, un référendum, c'est ce que demande David Cameron sur la présence de la Grande-Bretagne au sein de l'Union Européenne. Vous souhaitez, vous, le départ de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:31InvitéFait
« L'Europe. Non pas parce que je suis anti-européen, je ne le suis pas. Parce que je considère que si on veut des résultats en matière d'emploi, d'immigration, de sécurité, il faut changer le fonctionnement de l'Europe. »
- 7:14InvitéChiffre
« 500 000 travailleurs détachés en France, 500 000 chômeurs français, artisans, des petits métiers. »
- 9:08InvitéFait
« Non, parce que ça sera le gouvernement économique de Mme Merkel. Et cela représentera encore des centaines de milliers de chômeurs en plus. »
- 10:07InvitéFait
« Le coût du travail est quasiment équivalent entre la France et l'Allemagne. »
- 10:26InvitéFait
« Donc les Allemands font une concurrence déloyale. »
- 16:03InvitéFait
« Non, c'est la seule solution. »
- 17:22InvitéFait
« J'accuse M. Sarkozy, M. Fillon, les socialistes aujourd'hui d'avoir refilé la dette des Grecs aux contribuables français. »
- 23:17InvitéFait
« Considérable. »
- 23:20InvitéFait
« Parce que je ne soutenais en rien M. Kadhafi, qui était un dictateur épouvantable, sauf qu'il y avait un État. Et que M. Kadhafi freinait l'immigration et la bloquait. »
- 27:37InvitéFait
« D'abord, c'est totalement surréaliste. »
- 28:49InvitéFait
« Avec des frappes aériennes, en un mois, les bateaux des passeurs seraient détruits. »
- 29:00Invité politiqueFait
« Il y a trop d'ambiguïté. »
- 29:02Invité politiquePromesse
« Vous, demain, vous arrivez au pouvoir, vous bombardez tous les bateaux des passeurs. »
- 30:53Invité politiqueFait
« François Rebsamen envisage une réforme de l'assurance chômage. »
- 30:56Invité politiqueFait
« Il a envisagé de diminuer l'indemnisation des chômeurs les plus aisés. »
- 33:23Invité politiquePromesse
« Vous demandez au président de la République un référendum sur le projet de TAFTA. »
- 34:10Invité politiqueFait
« Vous avez déclaré ne pas avoir accès à ce projet, de ne pas avoir pu le lire. »
- 36:56InvitéFait
« Ségolène Royal, vous les réformez justement. »
- 38:10Invité politiqueFait
« Nicolas Dupont-Aignan, où en êtes-vous avec le Front National ? »
- 38:48InvitéChiffre
« 55% des Français ont voté non au référendum de 2005. »
- 39:23InvitéFait
« Moi, j'ai un projet qui est le projet gaulliste d'Europe confédérale. »
- 42:34Invité politiqueFait
« On va dire un mot des régionales le 6 et 13 décembre prochains. »
- 43:59Invité politiqueFait
« Si vous faites plus de 5% et moins de 10%, vous ne pouvez pas vous maintenir, mais vous pouvez fusionner avec une autre liste. »
Temps de parole
- Invité78 %
- Nicolas Dupont-Aignan13 %
- ?8 %
≈ 44,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Le
Brunch Politique Sud Radio, tour d'horizon, petites phrases, confidences, analyses. Louis Morin décrypte l'actu politique avec ceux qui la font. Votre
invité aujourd'hui, Nicolas Dupont-Aignan, au menu du Brunch Politique, le chômage dont les chiffres seront publiés demain, l'Europe et les quotas de migrants, la Grèce. Et puis nous reviendrons sur le Congrès des Républicains, sur le Front National et sur le parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France.
Louis Morin,
le
Brunch Politique Sud Radio.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Louis Morin. Merci d'être notre invité aujourd'hui en direct sur Sud Radio. Hier, le premier congrès du parti Les Républicains, vous avez vu les images ? Oui. C'était une réussite selon vous
? Écoutez, c
'est une opération marketing,
j
'allais dire peut-être une opération de blanchiment politique.
Qu
'est-ce qui est important aujourd'hui pour la France ?
C
'est d'en finir avec les socialistes. Moi, je ne veux pas que François Hollande soit réélu.
Et
ce que je constate,
c
'est que la personnalité de Nicolas Sarkozy, son bilan, ses méthodes, son mode de fonctionnement,
constitue une
carte maîtresse pour François Hollande. Et vraiment,
je pense... C'est un atout
pour François Hollande ?
Bien évidemment. Parce que, on le voit bien, ce sont toujours les mêmes réflexes pavloviens. On peut faire de très beaux congrès, de très belles images. Mais ce qui compte, c'est quoi ? Surtout quand on veut s
'appeler les Républicains.
Non, je dis qu'il y
a
des belles images. Il y a un beau marketing. Le papier cadeau est un papier cadeau. Il
y a
un emballage.
Mais
qu'est-ce qui compte pour moi dans la politique, et je pense pour les Français ?
C
'est la cohérence entre les images et la réalité, entre les paroles et les actes.
Et
ce n'est pas faire offense à Nicolas Sarkozy de constater que quand il a été au pouvoir,
il
n'a jamais mis en application ces belles paroles.
Et
donc, revenir
en
disant « je vais bâtir une république de la confiance
»,
voilà, je ne
veux
pas polémiquer, mais tout le monde voit que c'est complètement creux. Et ce qui m'inquiète,
c
'est qu'il prend en otage, encore une fois, les électeurs de droite, et je suis convaincu, tous les sondages, le monde d'ailleurs, que la plupart des électeurs de droite veulent tourner la page, veulent une personnalité digne, honnête, cohérente. Et je pense que nous avons besoin vraiment de tourner la page si on veut redresser le pays. Ils veulent Alain Juppé
? Je
ne suis pas sûr. Je pense qu'ils veulent un renouvellement politique. En tout cas, ce qu'ils veulent, je crois, ce sont des hommes et des femmes politiques
qui
soient, comment dire, qui aient des paroles justes et des actes forts. Ce n'est pas parce qu'on crie fort que l'on agit bien. Ce n'est pas... On a besoin maintenant de crédibilité, de sérieux et d'efficacité sur des sujets concrets, comme le chômage, comme la sécurité, comme l'immigration, comme l'école publique, comme le logement, comme la santé.
Et
c'est pourquoi, moi, toutes ces grands messes à grand renfort de slogans de communication ne m'intéressent plus beaucoup, je vais vous dire.
François Fillon, Alain Juppé ont été hués hier lors du Congrès. Vous êtes heureux de voir que les Républicains sont divisés
? Non,
parce que moi, je ne
me réjouis jamais du malheur des autres. J'ai fait partie de la famille UMP. Je l'ai quitté sur une question de fond. L'Europe. Non pas parce que je suis anti-européen, je ne le suis pas. Parce que je considère que si on veut des résultats en matière d'emploi, d'immigration, de sécurité, il faut changer le fonctionnement de l'Europe. Bon, je l'ai quitté sur du fond. Mais j'ai encore des amis là-bas. D'ailleurs, des amis qui viennent de plus en plus chez nous, à Debout la France. Et je ne me réjouis pas de les voir malheureux. Parce qu'on sent bien des divisions très profondes. Quand dans un Congrès fondateur, Nicolas Sarkozy, parce que c'est ainsi, fait huer
deux
anciens premiers ministres. Parce que ça a été organisé. Les militants UMP ont organisé cette espèce de lynchage d'Alain Juppé et de François Fillon. Est-ce qu'on peut confier la France à nouveau à un homme qui, le jour de son Congrès fondateur, fait huer ses deux adversaires ? Enfin, rien que ça. Et je ne parle pas à débit de la manière dont Nicolas Sarkozy gagne son argent. Je ne parle même pas de l'affaire de la présidentielle où il a triché avec les règles financières. Et il a été condamné par le Conseil constitutionnel. Donc bref,
je
ne
veux
pas accabler parce qu'après on va dire « Ah, il en veut ». Ce n
'est
pas ça la question. Comment on bat la gauche ? Est-ce qu'on veut rester dans le piège
gauche
-Front national ? Est-ce que c'est ça que veulent les Républicains ? Les adhérents de
l
'UMP, de l'ancienne UMP ? Je ne crois pas.
Avec
ce changement de nom, la page est définitivement tournée entre vous et l'ancienne UMP ? Non, mais moi la page
est tournée sur des questions de fond. Parce que je considère encore une fois qu'aujourd'hui, les Français n'en peuvent plus de la classe politique et la moitié ne votent plus quand même. Parce qu'il n'y a pas de résultats dans la vie quotidienne. Et si l'on veut des résultats, il faut changer de programme. Et c'est pourquoi avec Debout la France, avec tous ceux qui m'accompagnent, on a un projet concret pour obtenir des résultats, des solutions concrètes. Encore une fois, pas des bavardages. Donc il n'y aura jamais d'accord entre vous et les Républicains ? Mais si
les
Républicains changeaient de vision européenne, mais ça n
'a
pas été le cas, puisque Mme Merkel, hier, au Congrès des Républicains, a envoyé un message. Ça veut dire que le maître envoie un message à l'esclave. C'est incompréhensible. Encore une fois,
on doit avoir une bonne relation. Nicolas Sarkozy s'est fait avec
Angela
Merkel ? Oui, il l'a prouvé pendant sa présidence. Puisqu'il a signé le traité de Lisbonne, alors que les Français avaient voté non. On est au 10 ans du référendum. Beaucoup de nos auditeurs ont sans doute voté non en 2005. Et c'est Nicolas Sarkozy qui a trahi ce vote populaire. Donc la gauche aurait fait peut-être de même, notamment le Parti Socialiste, puisque François Hollande, ne l'oublions pas, a fait exactement la même chose en 2012, sur le traité budgétaire. Encore une fois, juste un point. Qu'on ne se méprenne pas sur mes propos. Moi, je veux une relation amicale avec l'Allemagne. Mais une relation amicale,
c
'est fondé sur une égalité. Ça veut dire que nous, on doit faire des efforts de sérieux budgétaires, mais que l'Allemagne doit faire un effort de relance budgétaire. Parce qu'il faut créer de l'emploi pour offrir à une dignité, un avenir à notre jeunesse. C'est ça l'enjeu.
Nicolas Dupont-Aignan, on va justement en parler de l'Europe. Une Europe à deux vitesses, c'est ce que propose Emmanuel Macron à titre personnel, ce matin, dans le JDD. Vous pourriez y être favorable ? Mais ça ne veut pas dire grand chose,
parce que M. Macron, par exemple, prenons un exemple précis, ne lutte pas aujourd'hui contre le phénomène dramatique des travailleurs détachés. Qu'est-ce que c'est ? Vous avez des entreprises, par exemple, dans toutes les régions de France, qui font appel à des sociétés luxembourgeoises pour faire venir des travailleurs polonais, espagnols, portugais, roumains, et les charges sociales ne sont pas payées en France.
Elles
sont payées en Pologne, en Roumanie, en Espagne. Ça veut dire que le coût horaire des salariés est deux fois inférieur à celui français. 500 000 travailleurs détachés en France, 500 000 chômeurs français, artisans, des petits métiers. Petits métiers, ce n
'est
pas péjoratif, mais il y
a
des petites entreprises, maçons, carreleurs, peintres, tous ces métiers qui font la France.
Qu
'est-ce que fait M. Macron
?
Rien.
Et en même temps, ça permet à nos entreprises françaises d'être compétitives et par conséquent
d
'exporter ? Ça veut dire que si être compétitif, c'est ne plus embaucher aucun français, il y aura 25 millions de chômeurs en France et le pays sera ruiné. Donc, c'est impensable. En revanche, il faut faire ce qu'on propose, nous, à Debout la France, réduire les charges des entreprises françaises et pas prendre des Polonais et des Roumains dont les charges sont réduites là-bas. C'est absurde. Donc, je reviens à M. Macron. Encore une fois, c'est du vent. Il propose l'Europe à deux vitesses, mais ça fait 20 ans que j'entends les mêmes âneries. Oui, bien sûr que l'Europe, elle ne peut pas être à la même vitesse. D'accord. Mais maintenant, qu'est-ce qu'il fait concrètement ? Rien. Du baratin.
Moi, je n'en peux plus, mais je pense, comme beaucoup des auditeurs, de cette vie politique qui tourne autour de mots qui sont répétés comme des totems. Voilà, ça fait bien. Mais quand M. Macron va s'occuper des PME ? Quand M. Macron va réformer le RSI
?
Vous savez, le RSI qui... Le Régime Social des Indépendants. Mais qui brise
des
dizaines de milliers d'artisans, de commerçants. Alors là, quand on va s'en occuper, on peut le faire. Il n
'y a
pas de fatalité. Nous, nous proposons une réforme du RSI, nous proposons la fin des travailleurs détachés, nous proposons une baisse des charges sur les PME. Ça, c'est concret pour créer un million d'emplois dans les cinq ans qui viennent. C'est possible. Le Brunch
Politique Sud Radio.
Louis
Morin.
Le Brunch Politique de Sud Radio en direct avec Nicolas Dupont-Aignan. François Hollande et Angela Merkel ont rédigé un texte qui préconise un gouvernement économique de l'Union Européenne. Nicolas Dupont-Aignan, ça ne
va
pas vraiment dans votre sens ?
Non, parce que ça sera le gouvernement économique de Mme Merkel. Et cela représentera encore des centaines de milliers de chômeurs en plus. Ce qui est extravagant.
Vous ne pensez pas que la France puisse peser au même titre que l'Allemagne, autant dans ce type de décision ?
Mais non, puisqu
'elle
est
incapable aujourd'hui de peser.
Enfin,
vous savez, dans la vie, vous pouvez commettre des erreurs.
Qui
n'a pas commis une erreur ? C'est grave quand vous êtes au gouvernement, mais ça peut arriver. Mais ce qui est extravagant, c'est qu'on a des dirigeants français, d'ailleurs autant de l'UMP que du PS, ou maintenant des Républicains, qui commettent depuis dix ans les mêmes erreurs. C'est-à-dire d'avoir la même politique que l'Allemagne, qui est en chute libre démographique, qui n'a pas d'enfant, ça veut dire qu'il n'a pas de jeunes pour trouver du boulot, alors que nous, nous avons des jeunes dans les quartiers, dans le monde rural, qui n'ont pas de boulot. Donc il faut une relance économique en France que ne veut pas l'Allemagne. Ils ont un SMIC beaucoup plus bas également que le nôtre ?
Alors, ils n'avaient pas de SMIC, ils commencent à en avoir un. Ils
n'avaient pas de SMIC généralisé ? Aujourd'hui,
le coût du travail est quasiment équivalent entre la France et l'Allemagne. Ce n
'est
pas ça. C'est que les Allemands font venir des travailleurs polonais et des nouveaux esclaves qui travaillent 15 heures par jour dans des conditions déplorables. Et c'est la presse allemande qui le dit, ce
n'est
pas moi qui l'invente, à s'empayer les charges avec le système des travailleurs détachés. Donc les Allemands font une concurrence déloyale. Et en France, on ne dit pas la vérité sur l'Allemagne. Mais un pays qui n'a plus d'enfant, c'est un pays qui se suicide. Et d'ailleurs, beaucoup d'Allemands s'inquiètent de l'avenir de l'Allemagne. Donc, il faut arrêter de croire qu'en Allemagne, c'est parfait et que nous, nous sommes des mauvais. Nous avons des défauts, ils ont des défauts, personne n'est parfait. Je demande simplement que les hommes politiques français, les dirigeants français, défendent les intérêts de la France. Nicolas Dupont-Aignan. Vous,
un référendum, c'est ce que demande David Cameron sur la présence de la Grande-Bretagne au sein de
l
'Union Européenne. Vous avez souligné l'initiative. Vous souhaiteriez, vous, le départ de la Grande-Bretagne, de l'Union Européenne ? Je souhaite
surtout
que l'on consulte les peuples pour réorienter l'Europe. Quand une Europe ne marche pas...
Là, c'est pas réorienter l
'Europe, là, c'est un départ. Non, mais ce que dit M. Cameron, il dit deux choses. Il dit, soit vous réformez l'Europe
et
la Grande-Bretagne, en gros, restera, soit vous ne voulez rien changer et alors on s'en ira. Ben, il a raison.
C
'est ce qu'avait fait le général de Gaulle avec l'OTAN en son temps. Quand vous êtes dans un système qui vous tue, qui fait rentrer un million de migrants par an,
parce
qu'on ne contrôle
pas les frontières, qui laisse le chômage se développer à un point inimaginable, un jeune sur deux espagnol est au chômage. En France, on va arriver à cela si on continue. Donc, il y
a
un moment dans la
vie...
Enfin, je ne
sais
pas, vous avez une entreprise, vous avez une boulangerie, vous êtes agriculteur, vous avez une PME, vous voyez votre carnet de commandes s'effondrer, vous vous dites, je dois changer quelque chose. Votre émission marche, je m'en félicite. Si votre émission ne marchait pas, peut-être que vous vous poseriez la question. Je vous le confirme. Alors, elle marche. Donc, pourquoi les dirigeants français sont les seuls au monde
à
ne se jamais poser de questions quand ils échouent et pire, ils veulent revenir au pouvoir ? Mais enfin, il y
a
un moment, moi je dis à nos concitoyens, arrêtez de soutenir ces gens-là.
Parce que c
'est curieux. Je vous dis juste une parenthèse, Louis Morin.
C
'est vrai qu'ils ont beaucoup plus de moyens. C'est vrai qu'on entend beaucoup plus parler d
'eux
à la télévision. Mais je dis à nos concitoyens, au lieu de vous abstenir, allez voir ce qu'il y a d'autre. Venez chez nous, il
y
a d'autres partis. Il
n
'y a pas que l'UMP, enfin les Républicains, et
le Parti Socialiste.
Oui, c'est difficile parce que les Républicains, il y en a beaucoup. Ils auraient mis, pour revenir là-dessus, je trouve que ce n
'est
pas très digne. Parce qu'ils auraient dû, par exemple, appeler le Parti Républicain, comme aux États-Unis ou ailleurs. Mais les Républicains, moi je peux appeler mon parti les Français. Bon, tant pis, ce n
'est
pas grave. Ce
qui compte, c'est le fond. C'est le fait devant
la justice, par ailleurs. Oui,
mais qu'importe, c'est une question morale. En tout cas, moi je vous dis une chose. Si on ne change pas de direction, notre pays sera à feu et à sang en termes de sécurité et d'immigration. et aura un chômage de masse encore plus fort. Concrètement,
Nicolas Dupont-Aignan, excusez-moi, mais vous n'avez pas répondu à ma question. Souhaitez-vous le départ de la Grande-Bretagne, de l'Union Européenne
?
Je souhaite la réforme complète de l'Union Européenne. La remise à plat complète, la renégociation de tous les traités, comme les Anglais le veulent.
Et
je dis, j'aimerais que la France, au lieu de faire un combat d'arrière-garde, M. Hollande a été ridicule.
Se joigne à
David Cameron.
Mais oui, pour remettre à plat la structure. Quand une maison
n
'a pas de fondation, quand une
maison
est en
train de se lézarder,
C'est un modèle économique,
aussi, David Cameron, Nicolas Dupont
-Aignan. Il appelle d'ailleurs
cette semaine Bruxelles à être flexible et imaginative. Mais
ce
que demande M. Cameron,
c
'est de pouvoir gérer son pays comme il l'entend.
Et
en revanche, il n'est pas hostile, comme moi d'ailleurs, à des coopérations.
M.
Cameron est plus libéral, moi je suis différent. Non, chaque pays doit pouvoir se gérer comme il l'entend.
Parce que c'est ça, le modèle économique de David Cameron.
M. Cameron ne veut pas imposer à l'Europe son modèle. C'est au contraire, quand la Grande-Bretagne était dans l'Union Européenne, qu'elle a imposé son modèle. C'est pourquoi le général de Gaulle ne voulait pas de la Grande-Bretagne en Europe. Quand la Grande-Bretagne est entrée dans l'Europe, elle a mis le virus dans l'Europe. Donc moi, qu'elle s'en aille, ça ne me gêne pas. Mais ce qui m'intéresse, ce n
'est
pas de rester dans un face-à-face avec l'Allemagne. Non, je suis favorable, en premier,
à
la renégociation de tous les traités pour rétablir des fondations à la Maison Europe, arrêter l'élargissement vers la Turquie, réduire un fonctionnement à 5 ou 6 pays
qui
pourraient fonctionner bien ensemble, recréer de
l
'emploi en Europe,
arrêter, rétablir
les frontières nationales, rétablir les frontières nationales, prendre en main nos affaires. C'est tout ce que je demande. En revanche, et c'est important,
je
ne suis pas pour qu
'on
casse l'Europe.
On
a des choses à faire ensemble. Par exemple, l'Airbus. Airbus, on a fait un magnifique avion. Pourquoi on ne le fait pas dans d'autres domaines ? Je veux que chaque pays soit davantage libre, qu
'il
y
ait
moins de bureaucratie, moins de normes. Et je veux que ces pays travaillent ensemble à géométrie variable sur des projets concrets. C'est tout l'inverse d'aujourd'hui. Aujourd'hui, on a une bureaucratie infernale à 28 pays
et
ils ne font rien en commun de nouveau pour gagner des positions scientifiques. Donc, vous voyez l'inversion. Je veux une Europe qui laisse vivre les nations, les peuples, et qui s'attache à réussir quelques projets communs. Et donc, l'initiative de M. Cameron, elle est positive.
Nicolas Dupont-Aignan, il
y a
la question de la Grèce. Aussi, le scénario d'un Grexit, d'une sortie de la Grèce, la zone euro, fait peur aux Grecs. Il retire d'ailleurs en masse au guichet des banques. jeudi dernier, un demi-milliard a été retiré dans la journée, dans les distributeurs grecs. Ça vous inquiète, vous aussi, ce risque de la sortie
de la Grèce de la zone euro ? Non, c'est la
seule solution. C'est la seule solution. Puisqu'il y a quatre ans,
quand
le Parlement français
a
été saisi par M. Hollande, quatre ans, trois ans, c'était Hollande ou c'était Sarkozy, c
'était
à la fin de Sarkozy.
À
l'époque, les dettes de la Grèce, elles appartenaient aux banques.
Ce
n
'étaient
pas les contribuables français ni allemands. Et à l'époque, le gouvernement...
Il y en avait une
partie, déjà. Très peu, très peu. Et à l'époque, le gouvernement français de François Fillon, Nicolas Sarkozy, a dit, il faut qu'on aide les banques, alors on va reporter la dette des Grecs sur le contribuable, sur le budget de l'État. J'ai hurlé, j'étais l'un des seuls. On m'a traité de tous les noms.
J
'avais raison. Parce que les banques ont refilé les mauvaises dettes grecques sur le dos des contribuables français. Et maintenant, on nous dit, ah, c'est terrible, les Grecs ne
vont
pas nous rembourser, mais on le savait dès le départ. C
'était pour éviter les faillites bancaires à l'époque.
Oui,
mais
attendez, excusez-moi, les faillites bancaires, les banques qui font des milliards de profits, devaient payer leurs mauvaises dettes.
Et
ce n
'est
pas aux contribuables de les payer. Donc la mauvaise décision,
elle
a été prise en amont. Maintenant, tout le monde savait, il y a 4 ans,
que
les Grecs ne pourraient pas rembourser.
Et pourquoi, à
votre avis, les banques ont refilé aux États les dettes
?
Pour réussir à survivre, tout simplement ? Non, pour refiler le bébé et la patate chaude aux contribuables français. Donc j'accuse M. Sarkozy, M. Fillon, les socialistes aujourd'hui d'avoir refilé la dette des Grecs aux contribuables français. Ça, c'est le premier point. Deuxième point, quand on a des gens qui ne peuvent pas vous rembourser, qu'est-ce qu'on fait
? On
leur met la tête sous l'eau, comme font actuellement les Allemands ou les Français, en leur disant, allez, vous devez y arriver, ils n'y arriveront pas. Ou alors on essaye, d'étaler la dette pour être remboursé un jour. Eh bien moi, je veux que les Français soient remboursés un jour. Donc je veux que la Grèce sorte de l'euro, reconstitue ses forces économiques, puisse exporter son huile d'olive et avoir plus de touristes pour nous payer un jour. Et si on ne fait pas ça,
si
on dit, ils vont nous rembourser, ils vont nous rembourser, mais qu
'ils
ne peuvent pas,
qu
'est-ce qu'on fait ? On va tuer le peuple grec ? Une sortie de l'euro, ça veut dire demain, une hausse du chômage
monte en Grèce
?
Mais l'inverse. C'est parce que cette monnaie est trop chère pour les Grecs. Est-ce que vous croyez que le peuple grec peut supporter la monnaie qu'à l'Allemagne ? Est-ce que vous croyez que l'industrie grecque est au niveau de
l
'industrie allemande
?
Donc, si la Grèce faisait baisser sa monnaie de 40%,
eh
bien, comme la Turquie l'a fait récemment, eh bien, il y aurait plus de touristes, ils exporteraient davantage leurs produits, les industries reviendraient et il y aurait une relance économique en Grèce.
C
'est ce que
recommandent tous les prix Nobel. Donc, finalement, vous comprenez ces épargnants qui vont aux distributeurs retirer leur monnaie
tant qu'elle est encore en euro
?
parce qu'on les laisse aujourd'hui. Il faut agir vite. Il faut d'un coup sortir la Grèce de l'euro pour qu'elle puisse nous rembourser un jour. Sinon, on va avoir un drame en Grèce et ce qui est malsain dans ce qui se passe aujourd'hui,
c
'est que l'Allemagne,
qui
a bénéficié
de
l'abandon des créances françaises, américaines, anglaises à la fin de la guerre.
De
la moitié. En 1953, il faut que nos auditeurs sachent que, et on a eu raison de le faire, on a effacé la moitié de la dette allemande. Pourquoi ? Pour que l
'Allemagne... C'était une autre époque d'autres conditions.
Non, non, c'est exactement la même chose. Quand l'Allemagne ne pouvait pas rembourser.
Il n'y avait pas de l
'unique.
Et
ce n
'est
pas la question. La dette, c'est une dette. Qu'importe. Et les alliés, on dit, si on veut reconstruire l'Europe, il faut annuler Le Brunch
Politique, Sud Radio.
Louis Morin.
Le
Brunch Politique en direct avec Nicolas Dupont-Aignan. Nicolas Dupont-Aignan, vous soutenez Christine Lagarde lorsqu'elle déclare que la sortie de la Grèce de la zone euro est une possibilité ? Oui, mais tout le monde le sait. Donc vous êtes d'accord avec Christine Lagarde ?
Bien évidemment. En revanche, il faut le faire vite et il faut... Moi, je veux encore une fois que la Grèce rembourse sa dette. Elle ne pourra pas le faire d'un coup. Donc il faut l
'aider à
redémarrer... Attendez, il faut l'aider à redémarrer économiquement. Pourquoi est
-ce
qu
'ils
ne le font pas ? Parce que je pense qu'ils n'assument pas le choix vis-à-vis de leur opinion publique de sortir de l'euro parce que cela exigera aussi des efforts. C'est-à-dire que, par exemple, les Grecs fortunés qui ont des placements en euro, bien évidemment, ils perdront. En revanche, les Grecs qui sont au chômage, qui n'ont plus rien pour vivre, les médicaments ne sont plus accessibles en Grèce. Il faut quand même le savoir. Les maisons de retraite sont en train de fermer. La situation de la Grèce est catastrophique. Donc il
y a
un moment où il faut agir. Et je souhaite que ce pays s'en sorte et qu'à terme, ils puissent nous rembourser.
Nicolas Dupont-Aignan, on va dire un mot des migrants. Faut-il mettre en place des quotas de migrants ? Nicolas Dupont-Aignan ? Bien sûr que non.
C
'est quand même extravagant là aussi que des institutions européennes et des chefs d'État, de gauche comme de droite, qui ont signé les accords qui ont supprimé nos frontières, n'arrivent pas à juguler l'immigration massive et disent « Ben alors, comme on n
'y
arrive pas, on va répartir
». Mais
enfin, ça veut dire quoi ?
Il
faut deux choses.
C
'est un aveu d'échec ?
Total
échec. Schengen, l'ouverture des frontières, est un échec total. Puisque c'est très simple. Vous avez supprimé les frontières entre la France et les autres pays,
mais
il n
'y a
pas de frontières efficaces entre la Grèce et la Turquie, entre l'Espagne et le Maroc, entre etc. Ça veut dire quoi ?
Je
ne
sais
pas si vous habitez un immeuble pour ceux qui habitent un immeuble et qui ne sont pas en pavillon. Ceux qui habitent un immeuble, c'est comme si vous supprimiez votre porte d'entrée de votre appartement en disant « Ben, ce n
'est
pas grave, il y
a
une porte à l'immeuble avec un code ». Mais tout le monde a le code. Alors, moi, je dis aux Français « Est-ce qu'ils ont envie de vivre dans leur appartement porte ouverte ?
»
En se disant « Ben, ce n
'est
pas grave, il
y
a une porte en bas
».
Tout le monde sait bien que c'est absurde. J'allais dire, si je suis un peu vulgaire, avec le frigidaire ouvert pour qu'on vienne prendre toutes les aides sociales et continuer. Ça ne peut plus durer. J'ose le dire. Ce n'est pas être contre les étrangers, c'est dire que
on
ne peut pas continuer à avoir table ouverte,
être
le seul pays au monde qui offre tant de prestations sociales, ne pas contrôler nos frontières, c'est créer
une situation explosive. Les
deux.
Nicolas Dupré. Alors
attention,
il
faut traiter aussi la question de l'Afrique,
du
bassin méditerranéen.
Vous
pouvez mettre « Rétablir les frontières nationales
»,
je le revendique, pour éviter
ce
flux massif,
mais
ça ne suffira pas. Vous voyez, je ne dis pas qu'il y a des solutions miracles. Ça sera un plus, mais ça ne suffira pas si parallèlement on ne développe pas le bassin méditerranéen.
Les bateaux de migrants, ils continueront à arriver.
Ils arriveront, ça sera plus difficile pour eux, il y aura moins d'appels d'air. Il faut un délai de carence sur les aides sociales. Je suis le seul à le proposer, comme Cameroun. Quatre ans.
Quand
on arrive sur le sol français, même régulier, on ne devrait pas pouvoir bénéficier des aides sociales pendant quatre ans. Premier point. Ensuite, il faut rétablir nos frontières nationales. Enfin, il faut régler
le
développement économique du bassin méditerranéen, car si
les
pays du Maghreb s'effondrent,
nous
serons face à une vague migratoire colossale.
Et un des problèmes d'ailleurs, c'est la Libye. C
'est la Libye, l
'un des problèmes. Qui a
envahi la Libye ? La France. La France et l'Angleterre de M. Sarkozy.
Donc Nicolas Sarkozy porte une
responsabilité selon vous
? Considérable. Pourquoi ? Parce que je ne soutenais en rien M. Kadhafi,
qui
était un dictateur épouvantable, sauf qu'il
y
avait un État.
Et
que M. Kadhafi freinait l'immigration et la bloquait.
À
partir du moment où on a détruit la Libye, sous l'influence de M. Bernard-Henri Lévy, qui n'a aucune compétence en matière de politique étrangère et qui a fait faire une énorme erreur, eh bien, on a eu quoi ? La charia, la destruction de l'État libyen,
l
'éparpillement des armes libyennes dans toute l'Afrique.
Il aurait fallu laisser Kadhafi tuer son
peuple ? Il ne tuait pas son peuple. Il y a eu des difficultés. On aurait pu intervenir à Benghazi, il fallait le faire. J'avais dit oui à Benghazi, mais s'arrêter là.
On
n'était pas obligé de poursuivre Kadhafi et de détruire l'État. Et pour quelles raisons j'aimerais savoir ? Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, encore une fois, c'est une affaire compliquée. Moi, je ne vais pas vous promettre au micro que si demain j'étais au pouvoir,
il
n'y
aurait
plus d'immigration clandestine. Ce n'est pas vrai. Il n'y aura pas d'immigration zéro. Ce n'est pas vrai. En revanche,
il
faut limiter le flux. Il faut mieux intégrer les étrangers. Il faut
aider
davantage ces pays pour qu'ils gardent chez eux les forces vives. Car ce n
'est
pas bon d'avoir leur jeunesse qui vient chez nous.
Il
faut assimiler au maximum ceux qui sont sur notre sol.
C'est une politique raisonnable et ferme.
Les quotas de migrants,
c
'est notamment pour les demandeurs d'asile. Et c'est bien le problème. 40 000 demandeurs d'asile syriens et érythréens sont arrivés en Italie et en Grèce. Est-il normal de laisser ces deux pays seuls les accueillir
?
Mais il n'est pas normal de les accueillir en Europe. Des demandeurs d'asile.
Des
demandeurs d'asile puisque derrière ces 40 000 demandeurs d'asile, il y en a peut-être 1% ou 2% qui obéissent à la réglementation des demandeurs d'asile. C'est un moyen de tourner la loi sur l'immigration. Ça veut dire aussi qu'il faut avoir une politique étrangère intelligente.
Or,
quand François Hollande et Laurent Fabius
n
'ont qu'un objectif c'est de détruire la Syrie,
avec
une politique très ambiguë vis-à-vis de Dash,
vous
savez, les islamistes qui sont contre les Syriens, je dis qu'il faut s'appuyer sur Assad et qu'il ne faut pas faire avec Assad ce qu'on a fait avec Kadhafi. Et si la
France... Est-ce qu'il faut
arrêter avec Bachar el-Assad ? Bien
sûr. Parce qu'entre deux mots, il faut choisir le moins pire. Et le pire aujourd'hui, ce sont les barbares de Dash qui exécutent les fillettes, qui sont des monstres, des barbares et qui gagnent du terrain.
Et
tout ça parce que la France, les pays du Golfe, le Qatar, l'Arabie Saoudite, la Turquie ne sont pas claires. Donc, il y a un moment, il vaut mieux s'appuyer sur Bachar el-Assad, il faut stabiliser la Syrie parce que si la Syrie tombe, demain, ça sera le Liban.
Et
vous aurez des massacres de chrétiens monstrueux au Liban. Et le gouvernement français mène une politique scandaleuse en Syrie.
Il y
a
des frappes aériennes de la coalition, ça ne suffit pas ? Mais non, on le voit bien.
Ils ont repris des positions parce que derrière...
Il faut
envoyer
des troupes au sol, selon vous
?
La France n'en a pas les moyens mais les Américains devraient réparer les dommages qu'ils ont faits en Irak. Mais pour ça, il faudrait rompre l'ambiguïté des Français et des Américains
avec
l'Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie. Est-ce que les Français savent qu'on continue à donner de l'argent des Français de l'Union Européenne à la Turquie
? Et
que la Turquie fait vivre Daesh les islamistes barbares en leur rachetant leur pétrole
? Est
-ce que les Français savent qu
'avec
notre argent français, européen, on aide la Turquie encore pour l'aider à adhérer à notre Union Européenne ?
Mais
est-ce qu'il
y a
un moment où on va arrêter tout ça
? Il
faut bloquer complètement les importations de pétrole venant de toute la
région ? Non, pas de toute la région. Mais c'est bien le problème ?
Le
Daesh, non, non. On sait très bien qu'il
y a
de la contrebande. On sait très bien que ces islamistes fous furieux vendent leur pétrole à la Turquie. Et
quand
je pense que même on a invité les Turcs lors des cérémonies du 11 janvier,
vous
savez, il y
a
de quoi pleurer.
Nicolas Dupont-Aignan, on va revenir sur les migrants. L'Union Européenne souhaite donc que la France accueille 9000 migrants et elle déclare faire ce calcul en fonction de la population et du PIB des États et de leur
taux de chômage. D'abord, c'est totalement surréaliste.
Ça
montre bien que l'Union Européenne est devenue une bureaucratie absurde. D'ailleurs, ils ne disent pas 9000, ils disent 9000 avec un chiffre précis.
Quand
on sait qu'il
y a
la frontière entre l'Italie et la France, c'est parfois en une journée plus de 1000 qui passent. Donc, les 9000, ils sont déjà arrivés en France depuis le début de
l
'année. C'est n'importe quoi, tout ça. C'est des comptes d'apothicaires. Aujourd'hui,
si
on continue à ce rythme, ce sera un million de migrants en Europe qui ont traversé la Méditerranée sans compter les pauvres malheureux qui se noient. Donc, quelle irresponsabilité ? Il faut détruire les bateaux des passeurs. Ça, ce n
'est
quand même pas compliqué
à faire. Le problème, c'est
qu'ils en retrouvent d'autres ? Non, non,
non, non. Les bateaux des passeurs viennent en Italie et repartent à vide. Et on n
'est pas capable de les couler. Sauf que les passeurs gagnent plusieurs centaines de milliers d'euros à chaque traversée, donc ils ont largement de quoi en racheter d'autres.
Ce n'est pas le problème du bateau. je ne suis
pas d'accord. C'est curieux. Quand il s'est agi d'Abad Kadhafi, on a été capable de mettre les armées
et
aujourd'hui, pour des passeurs qui sont certes importants, mais qui ne sont pas non plus une armée gigantesque, je veux dire, avec des frappes aériennes,
en
un mois, les bateaux des passeurs seraient détruits. Qu'est-ce qu'on attend ? Donc, c'est quand même curieux cette
incapacité à agir. Il
y a un manque de volonté.
Il y a trop d'ambiguïté. Vous, demain, vous arrivez au pouvoir, vous bombardez tous les bateaux des passeurs. Bien évidemment.
Je détruis
systématiquement les bateaux des passeurs pour qu'ils ne puissent plus organiser un esclavage monstrueux. Parce que c'est quand même la faute des passeurs s'il
y
a des noyés. Et regardez l'inversion des valeurs.
J
'entendais à la radio des gens plaindre et ils ont raison, ces pauvres migrants qui se noient. Mais c'était de la faute des Européens.
Mais
ce n
'est
pas la faute des Européens s'il
y
a des migrants qui se noient. C'est la faute des passeurs.
Donc,
il faudrait peut-être arrêter la culpabilisation et la repentance permanente et il serait peut-être temps que le gouvernement soit capable de détruire... Allez, il doit y avoir 200 bateaux.
On
n
'a
pas une armée capable de détruire 200 bateaux avec les Espagnols, les Italiens. Il faut
arrêter. Nicolas Dupont-Aignan, un mot du taux de chômage dont on connaîtra les chiffres demain pour le mois d'avril. Pas de déclaration prévisionnelle du gouvernement cette fois-ci. Vous attendez ces chiffres du chômage ? Non.
Mais
non, parce que ce n
'est
pas un chiffre au jour le jour, au mois le mois qui va changer quoi que ce soit. On sait que le chômage continue à croître. C'est tout. Et pourquoi
?
Parce qu'il n
'y a
pas de croissance, ça commence, il
y a
un petit rebond
et
parce que tout est fait pour délocaliser et quand on délocalise par les entreprises,
on
fait venir des travailleurs polonais, les fameux travailleurs détachés dont je vous parlais. Alors,
moi
je voudrais qu'on baisse les charges massivement sur les PME,
qu
'on fasse payer les impôts aux grandes multinationales
et
vous verrez que s'il y avait un peu moins de charges sur les PME, naturellement, et s'il n'y
avait
plus la directive travailleur
détachée et on relancerait l
'emploi parce que notre pays a beaucoup de talent contrairement à ce qu
'on
dit. Et je voudrais ajouter un mot, contrairement à ce qu
'on
dit, les Français ont beaucoup de talent, sont capables de travailler si on allégeait un peu les normes, si on aidait un peu plus nos entreprises en leur facilitant la tâche,
je
peux vous dire que l'emploi repartirait en
France. François Rebsamen envisage une réforme de l'assurance chômage. Il a envisagé de diminuer l'indemnisation des chômeurs les plus aisés. Faut-il plafonner davantage l'assurance chômage
? Pourquoi
pas
?
Il y a sans doute des abus.
Il
faudrait surtout vérifier ceux qui ne cherchent pas de travail. Mais il faut aussi arrêter de faire croire que c'est la faute des chômeurs s
'il
n
'y a
pas de boulot.
Je
rencontrais hier une femme qui a son fils qui a fait de longues études de chimie
et
qui a été pris en stage dans toutes les grandes sociétés.
Ça
fait deux ans qu'il cherche un boulot. Donc, il faut arrêter de culpabiliser les chômeurs. J'ai dans ma ville hier des gens de 50 ans.
On
leur dit vous êtes trop vieux à 50 ans. Jusqu'à 35 ans,
on
leur a dit qu'ils étaient trop jeunes. Donc, si je comprends bien, dans la société qu'on nous crée, jusqu'à 30 ans, vous êtes trop jeunes pour avoir un vrai boulot. Et puis, à partir de 45, 50, vous êtes trop vieux pour en avoir un... Enfin, de qui se moque-t-on ? Et il faut cotiser 42 ans pour avoir sa retraite
?
Mais vous savez,
le
problème de fond, à mon avis, c'est que tous ces hommes politiques qui passent leur vie dans des
systèmes
de communication ne voient plus la vie réelle, ne vivent plus avec les gens, ne comprennent pas ce qui se passe. Et tant qu'ils ne changeront pas leur perception des choses, nous subirons. C'est pourquoi on doit changer de politique et surtout renouveler la classe politique. Vous ne pouvez pas continuer avec des incapables.
Je pèse
mes mots. On va y revenir dans quelques minutes, Nicolas Dupont-Aignan. Mais du coup, vous êtes favorable au durcissement des contrôles sur les chômeurs ? Oui, mais ça
devrait
être fait. La semaine dernière, le Conseil d'administration de Pôle emploi votait la généralisation du contrôle des chômeurs. Mais c'est
normal.
C
'est normal ?
Quand
on a une prestation,
je suis même pour que l'il y ait une journée, quand on a le RSA,
une
journée de service au sein de la collectivité. Vous bénéficiez du RSA, chaque commune de France devrait donner une activité, une journée, ne serait-ce que pour faire sortir et redonner confiance et de la dignité aux chômeurs. C'est terrible d'être au chômage. Personne ne peut accabler les chômeurs.
Donc vous êtes d'accord avec la proposition de Nicolas Sarkozy ?
Là-dessus, oui. D'ailleurs, c
'est
une proposition que j'ai toujours faite, mais moi, je ne suis pas hostile à tout ce que propose Nicolas Sarkozy. Ce serait absurde. Je demande simplement que l'on ait des hommes d'État et pas des politiciens.
Louis Morin.
Le
Brunch Politique Sud Radio.
Le Brunch Politique en direct avec Nicolas Dupont-Aignan. Nicolas Dupont-Aignan, vous demandez au président de la République un référendum sur le projet de TAFTA, le traité de libre-échange entre l'Union européenne et les États-Unis. Oui. C'est un traité
qui
est
extrêmement dangereux pour la France.
Il
faut savoir ce que c'est. Cela veut dire quoi ? Cela veut dire qu'il y aurait un traité de libre-échange entre l'Europe et les États-Unis qui ne porterait pas sur des droits de douane. Vous savez, les taxes qu'on met sur les produits, ce qu
'il
n
'y a
plus, mais qui porterait sur les normes.
Cela
veut dire par exemple que les appellations contrôlées dans nos terroirs, les poulets seraient lavés à l'eau de Javel, le bœuf aux hormones américains, enfin bref, un nivellement par le bas des exigences qualitatives, environnementales sous la pression des multinationales. Cela veut dire la fin d'une certaine démocratie.
Et en même temps, vous avez déclaré ne pas avoir accès à ce projet, de ne pas avoir pu le lire. Oui. Vous demandez un référendum sur un projet que vous n'avez pas pu... C
'est
habile, Louis Morin. Mais on a beaucoup d'échos.
On
a beaucoup d'échos, d'articles dans la presse. Mais c'est vrai que ce qui est extravagant, c'est que les détails de la négociation sont sous le sceau du secret.
Cela
veut dire qu'on a confié à des commissaires européens non élus qui ont été élus par personne la négociation sur un traité qui peut bouleverser notre vie quotidienne.
C
'est terrible. Je remarque d'ailleurs
qu
'il
y a
un vrai débat en Allemagne, encore plus fort qu'en France, qu'en France, nous sommes de tout bord politique scandalisés par ce qui
est
en train de se produire. Et donc, je demande qu'au moins, il y
ait
un référendum. Si
ils
ont le courage, s'ils estiment que ce traité est bon, pourquoi ils ne le soumettent pas à référendum ? Et je vais... J'ai demandé un rendez-vous, j'ai écrit à tous les chefs de parti pour aller les voir et je voudrais que chaque chef de parti français politique s'engage sur la demande de ce référendum. Et après, nous irions tous à l'Elysée pour demander ce référendum.
Cette semaine, Nicolas Dupont-Aignan, vous avez fait à nouveau une opération péage levé. Vous vous êtes juste trompé de sens. Vous l'avez fait à l'endroit où les automobilistes prennent les tickets et non pas à
l
'endroit où ils payent. Pourquoi est-ce que vous faites régulièrement ce type d'opération
? Je ne suis pas trompé de sens. Nous le faisions le samedi matin et le samedi matin, les gens partent le week-end de Pentecôte. Ils ne reviennent pas. Donc, nous nous sommes mis au système des tickets pour alerter les automobilistes avec un tract sur le coût des autoroutes scandaleux à un racket inadmissible. Le petit journal m'a moqué là-dessus, mais qu'importe, je n
'ai
pas vocation à lever les barrières à chaque fois, on le refera une autre fois. Et ce n
'est
pas une opération que
j
'ai faite moi. C'est dans toute la France. Vous y étiez en tout cas. Mais oui, symboliquement, bien sûr. Dans toute la France, les équipes de Debout la France ont voulu alerter nos concitoyens sur le fait qu'ils n'ont pas à payer ce montant de péage.
Il
y
aura
toujours des péages pour amortir les autoroutes qui ne sont pas remboursées. C'est-à
-dire
qu
'on
fait payer la construction par le péage. Mais quand, au bout de 30 ans, les emprunts ont été remboursés, pourquoi laisse-t
-on
le péage
? C'est ça que je conteste. Vous
le faites régulièrement à Debout la France. Ah mais je ne lâcherai pas.
Mais
parce que, est-ce que vous savez que les sociétés autoroutières, du bâtiment, des travaux publics ont un taux de profit de 25%
sur
un monopole privé
? Ça
veut dire qu'ils engrangent 2 milliards d'euros de bénéfices. Et pourquoi
? 2 milliards d'euros. Et sur ces
2 milliards, de bénéfices. De bénéfices.
Je
ne sais pas si vous réalisez. C'est pris dans le porte-monnaie des Français. Ségolène Royal, vous les réformez justement.
Oui, et elle avait raison.
J'avais même discuté avec elle à
l'Assemblée nationale. Pourquoi est-ce que le gouvernement ne fait rien
? Parce que je pense qu'il est sous influence comme les précédents d'une sorte de chantage de grand-major du BTP et je ne comprends pas pourquoi le gouvernement ne défend pas les Français. Et je ne dis pas...
Je vais être clair avec les auditeurs.
Vous, vous êtes le seul qui n
'est pas sous influence. Il y a
François Bayrou qui a demandé. Je ne suis pas le seul. Il y a des gens de différents bords politiques. Ségolène Royal, mais elle est ministre et on lui a fermé le son, si je puis dire. Attention, soyons clairs. Je ne dis pas que demain toutes les autoroutes seront gratuites. Je dis que quand une autoroute a été payée, il n'y
a
aucune raison de maintenir le péage. Ou alors, sur l'ensemble des autoroutes, on fait par exemple les week-ends gratuits pour les automobilistes, on trouve des solutions. Il n'est pas normal qu'une société privée puisse faire un bénéfice exorbitant sur un monopole donné par l'État. Ce n
'est
pas normal. Donc il y
a
de la fuite d'argent. Et je pense que le porte-monnaie des Français
n
'est pas bien rempli,
que
les Français ont un problème de pouvoir d'achat et que donc on n'a pas l'État, les gouvernements n'ont pas à laisser racketter les Français sur les
autoroutes. Nicolas Dupont-Aignan, où en êtes-vous avec le Front National
?
Mais,
quelle
question ?
On
peut vous la poser quand même. Mais,
ça fait des
années
qu'on me pose cette question
parce que... Lorsqu'on vous entend sur le
fond et notamment sur votre discours par rapport à l'Union Européenne, vous avez quasiment tout en commun avec ce que dit Florian Philippot, par exemple.
Mais j'ai aussi tout en commun avec ce que disent des gens à droite qui ne sont parfois... Alors l'ancienne UMP, Jacques Myard, parfois même Guénaud... Des gens
de droite
souverainistes. Souverainistes. J'en ai les mêmes choses avec des gens à gauche, chevènement, etc. Ça veut dire quoi ? Chevènement.
J
'en ai... Attendez.
55
% des Français ont voté non au référendum de 2005.
D
'accord
?
Est-ce que ces 55% des Français parce qu'ils sont en désaccord avec l'Europe qu'on nous impose doivent devenir obligatoirement Front National ? Si je suis votre question, cela voudrait dire que parce que on est en désaccord avec cette vision de l'Europe, on devrait être Front National. D'ailleurs, j'ajoute qu'il
y a
une différence avec le Front National qu'on oublie.
c
'est que je ne suis pas pour la fin de l'Europe.
Le
Front National n'a pas de projet. Il dit on arrête. Moi, j'ai un projet qui est le projet gaulliste d'Europe confédérale. Donc, il y a déjà une grosse nuance. Mais qu'importe. Je refuse cette pression insidieuse et volontaire de la pensée unique, c'est pas vous, de la pensée unique qui voudrait que si on n'est pas d'accord avec le Parti Socialiste et les Républicains maintenant,
on
doit obligatoirement prendre sa carte au Front National. C'est un piège parce que, ce faisant, on oblige les Français à choisir entre le système et un parti qui prend des positions qui ne
sont pas les miennes. Nicolas Dupoyant. Attendez, la suite.
Et donc, j'offre à travers Debout la France un patriotisme serein, un patriotisme, c'est-à
-dire
la défense des intérêts du pays dans un esprit de rassemblement des Français qui est différent de celui du Front National. Libre aux gens de voter Front National, je ne l'ai jamais diabolisé. C'est vrai.
Vous comprenez que vous êtes deux partis
souverainistes et que vous êtes... Souverainistes, ça veut dire quoi ? Je suis... Nous sommes deux partis et il n
'y a
pas que celui-là, il y en a d'autres partis. Il y a plusieurs partis en France qui veulent une réorientation de l'Union Européenne. Il y a le Front National qui veut en finir avec l'Europe, il y a le Front de Gauche qui veut une autre Europe et il y a Debout la France qui veut une Europe gaulliste, confédérale, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'ils laissent vivre les nations et qu
'ils
organisent des projets communs. Est-ce qu'on a le droit en
France d'avoir des
nuances ? Est-ce que vous ne
pourriez pas trouver ? Je vais vous faire marquer. Je vais vous faire marquer. Vous dites le mot
nuance.
Est
-ce que vous ne pourriez
pas trouver ? Sur l'Europe, oui, ce sont des nuances. Je n'ai pas nié. Mais pour autant, on n'a pas le même projet de société que le Front National. Est-ce que vous ne pourriez pas
trouver des accords
de temps en temps ? Est-ce qu'il y
a
des accords entre le Parti Socialiste et l'UMP ou les Républicains ? Non, mais il y en a
entre le Parti Socialiste. Laissez-moi
finir. Laissez-moi finir. Est-ce qu'il y
a
des accords entre l'UMP et le Parti Socialiste ? Non,
mais il y en a entre le Parti Socialiste et les partis les plus à gauche. Est-ce que je peux finir
ma phrase ? Pour autant, c'est curieux, M. Sarkozy et M. Hollande partagent exactement la même vision de l'Union Européenne. Et pour autant, les Français de gauche peuvent voter pour le Parti Socialiste et les Français de droite pro-européens peuvent voter pour l'UMP. Pourquoi les Français n'auraient pas le choix entre des partis différents pour changer l'Europe avec des visions différentes de la société,
de
la conception du pouvoir ? Je n'ai pas la même vision de Mme Le Pen que de la conception du pouvoir. Du fonctionnement du Parti. On ne fonctionne pas pareil à Debout la France qu'au Front National. Et j'ajoute un dernier point sur le plan économique.
Sur le fonctionnement
du Parti, ça peut s'arranger, non ? Écoutez, on verra comment va évoluer le Front National quand on voit ce qui se passe au Front National. Attendez, excusez-moi un instant, je finis. Et enfin, sur l'économie. Moi, je ne veux pas le programme de Marine Le Pen qui consiste à revenir au socialisme 1981. Je veux un programme qui libère les entreprises. Ces différences, pourquoi je n'aurais pas le droit, au nom de la plupart des journalistes parisiens, et je ne vous mets pas dans le sac, pourquoi je n'aurais pas le droit de les exprimer et pourquoi les Français n'auraient pas le choix
? Je m'interroge.
Pourquoi on veut me jeter dans les
bras du Front National
? Parce que ça gêne que justement, il y a un nouveau parti de Boula France qui soit patriote
modéré. On va dire un mot des régionales le 6 et 13 décembre prochains. Vous serez présents dans toutes les régions ?
Toutes les régions. En Ile-de-France, je conduirais la liste pour sortir du grand gâchis du Grand Paris, Pécresse, Sarkozy, Bartholone, Huchon. En Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon,
il
y aura Damien Lempereur qui fera face puisque les Républicains ou l'UMP ont tout abandonné.
D
'ailleurs, sachez que dans la grande région Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, beaucoup de gens de l'UMP nous rejoignent parce qu'ils ont imposé un Dominique Régnier qui pense tout le contraire de ce que pensent les militants de droite. En Aquitaine, nous aurons un jeune, Samuel Morillon, qui est un type extraordinaire qui vient du privé. Bref, dans toutes les régions de France, des femmes aussi, dans le centre. Bref, on aura des gens bien
différents
des nouveaux. Vous l'avez dit, vous serez tête de liste en Ile-de-France. Vous espérez faire quel score
?
J'espère avoir dans toutes les régions de France des groupes indépendants pour arrêter avec le grand gaspillage financier de ces oligarques qui prennent l'argent des territoires, des petites villes, des territoires ruraux et qui le gaspillent dans des grands projets inutiles. Et si les Français votent pour nous à Debout la France au régional, ils auront l'assurance d'avoir dans chaque région un groupe indépendant qui ne se vendra pas aux uns et aux autres après.
Si vous faites plus de 5%, plus de 10%, il faut
faire plus de 10% par
tout. Exactement. Si vous faites plus de 5% et moins de 10%, vous ne pouvez pas vous maintenir, mais vous pouvez fusionner avec une autre liste. Mais nous ferons plus de 10% parce que les Français... Vous ne ferez pas plus de 10
% par tout. Vous ne vous présentez ? Vous ne ferez pas plus de 10% par tout. Qu'est-ce que vous en savez ? On peut parier si vous voulez. On peut
parier. On parie ? Nous ferons 10%, plus de 10% dans beaucoup de régions parce
que les Français... Non, non, mais attendez.
Pas partout. Est-ce que vous en
savez
? Est-ce que vous ferez des alliances si jamais vous ne faites pas
10% ? Nous
ferons plus de 10%. Nous n'avons pas vocation à faire des alliances avec des gens qui laissent mourir le pays. Nous avons
vocation à proposer une alternative. Si
le FN vous propose par exemple une alliance en Ile-de-France,
nous serons autonomes, indépendants, car la France a besoin de
gens droits. Donc vous refusez toutes les alliances au second tour. Bien
évidemment, si nous sommes candidats, ce n
'est
pas pour aller. Est-ce que j'ai une tête à me vendre
? Est
-ce que j'ai une tête à trahir mes électeurs ? Non. Je veux bouleverser la vie politique française avec des gens neufs, honnêtes, intègres et proches. C'est notre boulot. On ne
va
pas commencer à faire les magouilles politiques qu'on voit depuis 20 ans.
Ça ne m'intéresse pas. En novembre dernier,
vous m'aviez dit avoir proposé à Éric Zemmour d'être tête de liste de Debout la France aux européennes.
Oui, c'est vrai.
Je ne
vais
pas le nier.
Ça a suscité
des polémiques. Je ne
vois
pas pourquoi. Vous lui avez reproposé pour les régionales ? Non.
Vous êtes toujours
en discussion avec lui
? Mais
c'est un ami que je respecte. Je ne
suis
pas toujours d'accord avec tout, mais c'est un ami que je respecte. Voilà. Et qui pose de vraies questions. Donc vous pourriez lui
faire de nouvelles
? Je ne pense pas qu'il ait envie de s'engager en politique. Et donc, ce n
'est
pas la... Mais en tout cas, il y aura beaucoup de personnalités qui viennent de la vie civile, ce que j'appelle. Pas des politiciens professionnels. Il y a besoin d'air, Louis
Morin, dans notre vie.
Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir
accepté
notre invitation dans ce brunch politique.
Louis
Morin.
Le
brunch politique Sud Radio.
Nicolas Dupont-Aignan