Le bilan du gouvernement Bayrou est-il indéfinissable ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Les vraies voix sud radio, le grand débat du jour. François Bairou s'apprête à vivre un été un été sous haute tension à Matignon alors que le dernier conseil des ministres est tenu ce matin. Il ne prendra pas de congé et il restera à Paris pour préparer une rentrée qui s'annonce particulièrement compliquée suite au dévoilement d'un plan de rigueur budgétaire ambitieux pour amener le déficit public à un niveau acceptable d'ici 2026 plan qu'il qualifie lui-même de Churchilien mais qui a déclenché une vague de critique.
Les partis d'opposition dénoncent une provocation et envisagent déjà le dépôt d'une mention une motion de censure. Les syndicats expriment leur colère et annoncent une première mobilisation le 1er septembre. Par ailleurs, le collectif Bloont qui rappelle les méthodes des gilets jaunes appell lui à un blocage général du pays à partir du 10 septembre.
Dans les couloirs de l'exécutif, certains redoutent une rentrée marquée par une contestation sociale de grande ampleur quand d'autres plus optimistes saluent le courage politique du Premier ministre même s'il s'inquiète du coûp politique d'une telle fermeté. Le dernier conseil des ministres a battu des records ce matin. Une durée de 3h d à de nombreux dossiers à traiter avant le départ en vacances de la quasi totalité de ses membres.
Voici 7 mois que l'équipe composée par François Baou résiste à la censure. Mais encore pour combien de temps ? Nous vous proposons de juger son parcours à cette équipe alors global hein certes mais en tenant compte quand même de ses individualités.
Membr coalition effectivement restreinte. La question pour vous le bilan du gouvernement Bairou est-il un indéfinissable 2 mauvais 3 inégal 4 encourageant c'est sur le compte X de Sud Radio. C'est également au téléphone au 0826 300 et Judit au fur et à mesure les votes arrivent he je vois mais il y en a un qui bouge pas c'est le encourageant à 0 %.
Ah bah voilà c'est assez clair. Voilà. Alors il y en a un sur le inégal qui est à 2 % et puis alors là ça y va. mauvais 63 % indéfinissable parce que certains ne le comprennent pas, c'est pour ça qu'on l'a mis 34 %.
Allez-y, faites-vous plaisir, vous êtes je vous donnerai l'évolution du petit challenge que les uns et les autres se donnent. Et pour en parler, nous sommes avec Christophe Boutin qui est politologue et constitutionnaliste à l'université de Camp. Alors que Christophe, juste avant la pause, vous avez commencé à nous expliquer que Bairou va avoir du mal à tenir un face à la contestation sociale, deux face à la contestation de son propre gouvernement.
Allez-y, vous pouvez étayer maintenant. Bah écoutez, effectivement, je crois que le socle commun a quand même un peu de plan dans l'aile. Quand on regarde les textes qui sont actuellement à l'examen, qu'est-ce qu'on constate ? qui a un désaccord sur la loi du plomb, qui a un désaccord sur la loi Corse qui rejillit même avec un désaccord avec le Sénat, qui a un désaccord sur les énergie renouvelable, qui a un désaccord sur la politique à mener dans le cadre des relations internationales.
Euh finalement, un désaccord au sein du gouvernement, désaccord avec le président sur un sujet, l'atelage est quand même, on ne peut plus hésitant. Bon, alors reprenons euh notre débat euh et euh point par point déjà, est-ce que pour vous, cher vraie voix, Émilie Perrier, c'est déjà quand même une sacrée performance d'avoir tenu 7 mois, vu comment le précédent de Michel Barnier avait euh duré ? Bah Michel Barnier, lui, il avait soumis son budget là.
Berou, il l'a pas encore fait. Donc on verra bien comment ça va se passer. Mais moi, j'aurais plutôt rajouté dans vos Oui, les quatre procés.
Allez-y parce qu'on peut dire médiocre en réalité euh parce que au final à part des coupes budgétaires, il y a aucune réforme, il y a pas de perspective, il y a pas il y a pas de cap. Euh alors il y a eu des négociations qui ont voilà qui ont été tenté d'être faites. Il y a on a eu un conclave mais au final la moitié des participants ont claqué la porte.
Euh et il y a ces coupes budgétaires. Et en fait ce que je regrette euh là-dessus et je rejoins Marie Barsac qui est la ministre des sports. Je sais pas si vous la connaissez.
Frédéric l'aime bien. Voilà. Oui oui oui.
Je je trouve que alors j'ai eu l'occasion de faire une table ronde avec elle d'ailleurs et je trouve que c'est quelqu'un d'extrêmement pertinent et elle a qui a fait cette preuv lors de l'organisation de Paris 2024 en plus. Tout à fait. Tout à fait.
Et surtout elle a elle a pointé quelque chose qui est assez intéressante qui consiste à dire que lorsque on investit 1 € dans le sport, on économise 13 € de dépenses publiques parce que le sport voilà le sport c'est bon pour la santé donc forcément on est moins malade. C'est aussi un un bon vecteur de cohésion sociale et donc ça retisse un petit peu des liens. Ça permet à des chômeurs longue durée de se remettre un peu dans une activité.
Bref, voilà, c'est une un manque de vision, un manque de cap et puis si on va un petit peu plus loin, malheureusement pour moi, c'est une action courttermiste. C'est une une revisite de du théorème de Schmidt, hein. Les investissements d'aujourd'hui sont les profits de demain.
Exactement. Donc, il faut réfléchir, je pense, un petit peu plus loin que le bout de son nez, quoi. Michael Sherman, les niveaux d'insatisfaction, ils sont en France, ils sont très élevés après 3 mois de gouvernement Bairou.
Il y a 83 % d'insatisfaits sur le pouvoir d'achat, 80 % d'insatisfaits sur l'école. pour la santé, l'immigration, la jeunesse. Le bilan est vu comme insatisfaisant à 80 % sur le logement et à 78 % sur la sécurité.
Quel Quel beau bilan ! Voilà, un gouvernement sans cap, des ministres sans cohérence et puis aucune continuité de l'État. Vous prenez les deux mandats du président de la République.
Moi, je suis président de l'association. Les sujets sur lesquels mes expertises, c'est l'éducation. Imaginez-vous qu'on a rencontré 7 ou 8 mini.
Je crois qu'on a pas rencontré le dernier parce que de toute façon, il va changer donc on le rencontre pas. Non, mais c'est vrai, vous rendez compte ? Imaginez-vous sur les différents ministères.
Moi juste pour l'éducation, dans mes sujets éducatifs où on s'occupe notamment des sujets de la mémoire et dans les écoles et les interventions en milieu scolaire, on est reçu huit fois par des ministres distinctifs. Certains Gabriel bah en deux mandats h ministres donc on les a tous eu on les a tous vu de Jean-Michel Blanquer. On a eu Papend, je sais même plus comment il s'appelle.
Vous avez croisé Améie ou Castera parce que ça a été rapide. Bah non et comme Gabriel atta il a été nommé premier ministre donc félicitations à lui. Mais je veux dire c'est qu'en fait à chaque fois on repart à zéro il nous disent enchanté.
Enfin là c'est Ellisabeth Born donc éducation nationale elle connaît un peu les dossiers sans la défendre. Le premier jour vous pouvez aussi hein. C'est pas interdit hein.
Je suis pas là pour ça. Je suis pas son avocat. En tout cas on va négocier.
En tout cas je ne sais pas si vous êtes son avocat mais le jour où elle a été nommée elle a dit c'est pas ma spécialité. Donc c'est ses propos. C'est pas moi qui le dit c'est elle qui le dit.
C'est bien de le de l'avouer hein on met des experts à ce poste là. Il y a suffisamment de talent en France pour qu'on met des experts. Oui.
Mais qu'on mette au moins des personnes qui connaissent leur métier et puis qui connaissent ce sujet et puis surtout qu'il y a une continuité de l'État. En fait, il y a le même président de la République, les Français l'ont élu démocratiquement, on respecte le la voix des Français mais qu'au moins que les dossiers puissent se poursuivre à chaque à chaque changement de ministre. Sachez qu'en France, on repart à zéro. 0826 300 si vous voulez réagir à notre antenne.
Ça me ça me perturbe toujours autant ce petit téléphone. C'est nouveau mais c'est c'est nouveau quoi. On est avec Samy.
Sami, vous êtes fâché. Vous vous dites que le bilan est inexistant, que c'est le néant avec Baï. Oui, si je veux dire, parce que les qualificatifs, les adjectifs.
Merci de me donner la parole d'abord. Bonjour. Bonsoir.
Bonsoir. Bonsoir. C'est que le les qualificatifs les agentifs que vous avez proposé en fait moi je pense qu'il manquait le mot inexistant parce qu'en fait c'est la traversée du désert.
C'est vrai que j'hésitais entre indéfinissable et inexistant parce que indéfinissable ça veut dire qu'on y arrive pas. Bon mais vous avez raison. Chose à définir.
Indéfinissable c'est qu'il y a quelques traces infinites imanes dit existence et que c'est le néant. Ils ont quand même travaillé. Ils sont levés véôt ces gens-là.
Allez-y. Rapidement, ce qui me trouble et peut-être que c'est une coïncidence, c'est que pour revenir sur le le bilan de Bairou, c'est que on a eu la Commission européenne et les négociations qui sont tombé les États-Unis et bizarrement, on peut pas faire croire que ils étaient pas au courant à l'avance de ce qui allait tomber et de l'issue des négociations et du montant de 15 % sur les entreprises. Donc pour moi plutôt ça s'apparente ce qui se passe, le budget et cetera. une sorte de transfert, c'est que ce que vont perdre des entreprises qui doivent exporter les États-Unis et les taxes de douin qui vont se prendre en fait tout simplement on est en train de diluer tout ça et le répartir en fait sur sur nous, sur la populace, sur les contribuables.
Donc pour moi c'est très c'est très bizarre cette coïncidence à quelques jours, quelques semaines que ça t comme ça. Donc c'est pour ça que ce bilan là en fait en fait finalement c'est pas un gouvernement, c'est un conseil d'administration si j'ose dire. C'est une société, c'est des gens qui qui qui voilà c'est alors ça ça mis non non non mais mais parlons vrai, c'est le principe et c'est bien parce que ça me ça me permet d'enchaîner avec la question que je voulais poser.
Merci beaucoup hein Sami. La question que je voulais poser à Christophe Boutin qui est notre grand expert politologue et constitutionnaliste à l'université de camp. Est-ce que finalement Christophe Boutin euh la France qui n'avait pas d'expérience de l'esprit coalition, je ne dis pas que c'est une coalition, mais enfin quand même entre Ellisabeth Borne et Bruno Retaillot, c'est un peu un grand écart.
Donc est-ce que c'est ça finalement l'échec du fonctionnement du gouvernement ou ça aurait très bien pu fonctionner s'il y avait eu un cap avec ces gens d'origine différente ? Allô Christ, il fallait le définir euh certainement avant de former la coalition. Parce que la coalition, elle a été formée ici par une logique d'intérêt dans le nid pour éviter les extrêmes, éviter l'arrivée des extrêmes gauche ou extrême droite au pouvoir dans une coalition.
Il y avait donc une logique politique pour ne pas dire une logique politicienne mais il y avait comme vous le disiez très bien derrière des divergences énormes entre les différents membres de la coalition quant aux objectifs à suivre et cela se retrouve le et en même temps quand même ses limites le et en même temps Bruno Retaillot et Isabh c'est assez difficile et donc les limites se retrouvent dans le programme et dans les tensions que l'on constate actuellement dans un socle commun qui ne cesse de se figurer de se fissurer finalement la seule alliance Ce que tente de faire Emmanuel Macron, qu'il a tenté de faire récemment, c'est de dire qu'il y avait une solidarité gouvernementale autour du budget. Un budget qui est présenté comme étant courageux mais qui sincèrement est un budget très limité. Ce sont des mesurettes qui sont faites, absolument rien de la rupture qui était annoncée par François Berou et malgré tout un budget qui amène une très importante tension sociale que vous évoquiez.
Alors, il y a ce collectif he cet appel citoyen qui circule un peu partout sur les réseaux sociaux Émilie Perry qui s'appelle Bloquou. Donc grosso modo, c'est un peu comme les gilets jaunes, ce sont des citoyens donc on sait pas trop qui est le chef, comment c'est défini tout ça, qui veulent bloquer la totalité du pays le 10 septembre sur le jour de la rentrée parlementaire. Bon, ça sent mauvais quoi.
Bah, ça sent mauvais mais peut-être un petit peu comme les gilets jaunes et encore je pense que il y a une initiative qui est un petit peu plus identifiée pour ce mouvement-là. Donc effectivement, c'est plusieurs appels euh qui ne sont pas structurés, mais euh voilà, il y a des soupçons, en tout cas des reprises de hashtag sur euh euh des profils d'extrême droite euh euh avec une sorte d'instrumentalisation, quelque chose qui n'est pas en tout cas quelque chose qui n'est pas spontané et citoyen. Voilà, on est loin de c'est récupéré politiquement quoi.
C'est ça que vous dites complètement. C'est mon avis. Après, il y a il y a toujours la la question du Nicolas travaille, vous savez ce fameux hashtag et qui paye et qui travaille ou mais justement c'est sous cet emblème c'est sous cet emblème là que ce rassemblement voilà c'est qu'est-ce que vous en pensez de ce rassemblement qui est est-ce que c'est déjà en récupération politique en l'occurrence ?
Je pense que tout mouvement de toute façon syndicaliste ou de revendication sociale est à un moment donné récupéré. On l'a vu dans l'Europe, dans toute l'Europe, c'est toujours récupéré par les partis politiques. Pourquoi ?
Parce que c'est des professionnels de la manifestation. C'est des professionnels des manifestation revendicatives. Le problème c'est que contrairement aux gilets jaunes ou du moins dans la suite logique des gilets jaunes, je crains que ça soit bien pire.
Ce qui nous attend. Les Français n'en peuvent plus. Euh il y a énormément de notamment de petites entreprises, de très petites entreprises des TPE qui n'ont pas réussi à rembourser leur PGE post Covid, qui ne se qui n'ont pas pu relever la tête et après que ça soit récupéré par des partis politiques, ben j'ai envie de vous dire en même temps, il y a des il y a des échéances électorales.
Donc si ce au pouvoir, ils font pas le travail, évidemment qu'au bout d'un moment, il y a d'autres oppositions qui eux sont dans le bon rôle parce qu'ils sont opposants et qui peuvent récupérer ces mouvements de contestation. Donc je pense que on ce qui va arriver en septembre sera bien plus pire que les g jaunes malheureusement. 0826 300, c'est autour de notre auditeur Filoulem, Raphaël.
Alors Raphaël, je je me tente à une question quand même parce que mais mais c'est pas la plus simple hein et elle est pour vous. Il y a quand même des personnalités qui marquent les esprits et qui font un travail que vous trouvez intéressant dans ce gouvernement. Oh, c'est effectivement c'est une question difficile.
C'est cadeau. Allez-y. Je répondre simplement non aucune personne.
Ils sont tous ils sont tous pires les uns que les autres. Ce sont des gens qui sont là uniquement pour se raccrocher à leur petit pouvoir et faire en sorte d'être élu ou d'être mis à un bon poste avec leurs copains lorsque lorsque le vent tournera. Donc pour vous le bilan il est mauvais.
S'il avait fallu le bilan il est le bilan il est il est il est c'est plus que mauvais. Mais on doit souligner quand même le courage de du Premier ministre qui euh qui intervient sur le budget, qui nous explique que la France est sûrement le pays le plus taxé du monde et qui va passer une demi-heure à vous expliquer en tant que personne euh qui paye ses taxes et ses impôts que c'est de votre faute, si le budget va mal, que on va encore devoir se priver, qu'on va encore devoir payer tout plus cher. Le bilan il est il est simple.
Christophe Boutin, merci beaucoup Raphaël. Christophe Boutin, on entend le mécontentement dans la bouche de Raphaël et sur la représentation en fait hein des hommes politiques et des femmes politiques d'ailleurs de ce gouvernement et en général on peut pas quand même dire que la totalité de la classe politique fait les choses pour elle-même et sans sans conscience ou ou prise de conscience de l'importance justement de la voix du peuple. On peut dire ça comme ça.
On peut pas dire ça comme ça, mais il y a un autisme qui est quand même assez frappant. Un autisme qui se manifeste à chaque fois qu'il y a une manifestation populaire de mécontentement. Alors, on parle de récupération politique, mais la récupération politique, c'est quelque chose de normal.
Il est normal que les politiques soient à l'écoute des demandes du peuple et qu'ils essayent au maximum de prendre en compte ces demandes. Euh au contraire, ce à quoi l'on a assisté ces dernières années, pour ne pas dire dans la dernière décennie macronienne, c'est un refus complet de cette récupération politique. C'est un autisme de la classe politique face à un grand nombre de demandes formulées par les populations.
Ce qui fait qu'on est dans un cycle qui revient régulièrement. On a les bonnets rouges, on a les gilets jaunes et on a les gu et maintenant on a encore cette demande, cette demande d'une France périphérique qui n'en peut plus. Bon, ce qu'il y a quand même alors allez je je tente je tente.
Est-ce qu'il y a des ministres qui euh vous ont marqué et qui vous semblent aller dans le sens d'un d'une progression ? On commence par vous Michael Sherman. Je suis pas l'avocat du gouvernement, loin de là.
Après, il y a des ministres volontaristes mais qui ont pas les moyens d'agir. Vous avez une formidable ministre Aurore Berger qui a fait les assises de lutte contre l'antémitisme, qui est allé au front, qui a été en deux temps parce qu'elle a été elle a perdu son portefeuille ministériel et est revenue et a maintenu son voilà, j'ai pas d'autres mots que volontarisme mais franchement aujourd'hui c'est beaucoup d'éléments de langage, c'est énormément de marketing et puis aussi on peut pas changer aussi il y a plein de sujets de société où l'éducation est à la maison. Vous prenez les problèmes de justice notamment de responsabilité des mineurs, on va l'évoquer après dans le prochain débat mais c'est que c'est qu'aujourd'hui il y a plein de choses.
L'État ne peut pas tout faire. Il y a aussi il y a une partie le gouvernement la capacité aujourd'hui avec des deniers publics et et desah des propositions de force pour réformer la loi et cetera. Mais il y a aussi ce qui se passe à la maison.
Il y a plein de faits de société aujourd'hui. Les français ils ont besoin d'identité de sécurité. C'est c'est les premières demandes de du peuple aujourd'hui.
Et du haut rotaillau d'arrin. Alors non. Oui mais je veux D'accord.
Mais ce que je veux dire, c'est que au bout d'un moment, si on change pas la loi, si on n'est pas plus ferme, ce ne sont que des effets d'annonce, c'est que du marketing. C'est qu'on fait des belles annonces, des belles promesses avant les élections municipales, législatives, présidentielles pour se faire réélire. Mais si vous augmentez pas les les places en prison, si vous vous n'êtes pas plus répressif au niveau de la justice, ce qu'attendent les Français ?
Les Français veulent plus de répression sur ces dit Aurore Berger. Aurore Berger, on continue. Euh Émilie Perrier, allez-y.
Vous avez quelqu'un dans le gouvernement que vous avez envie de défendre ? J'ai quelqu'un en tête, c'est le ministre des outres mères. Ah, monsieur Vals.
Tout à fait. Euh alors, sa personnalité est certes, mais euh je suis plutôt assez euh pas admirative, mais il est quand même arrivé à un accord avec la Nouvelle-Calédonie. Et quand on a vu voilà les la fracture qu'il y avait dans ce territoire au moment des émeutes et euh l'emplacement stratégique que représente la Nouvelle-Calédonie pour la France, voilà, à la limite, je leur donne un bon point pour ça.
Ah ouais, c'est vrai que depuis Rocard, mais il est d'ailleurs assez rardien dans l'esprit. Bah, c'est lui qui avait participé au premier accord justement. Donc c'est pour ça qu'il a été choisi euh à mon avis pas forcément pour sa popularité mais en tout cas il a fait quelque chose de bien.
Boutin un mot un nom Christophe Boutin pour conclure un ministre. C'est difficile de vous demander ça vous vu votre position mais allez-y on joue. Euh ben en fait ni l'un ni l'autre de ceux qui ont été cités.
Voilà, je me défendre euh en tant que constitutionnaliste, je suis très réservé sur la notion de citoyenneté voir de souveraineté qui pourrait être accordé à la Nouvelle Caédonie parce que la souveraineté n'est pas quelque chose qui se partage et en tant que protecteur des libertés publiques, je suis assez inquiet des éléments proposés par Aurore Berger pour réprimer et réprimer encore plus la libre parole. Donc j'aurais peut-être un doute sur les deux mais c'est un débat. Merci Christophe Boutin.
On rappelle que vous êtes politologue et constitutionnaliste à l'université de Camp. Merci d'avoir participé à ce débat avec nous aujourd'hui. Vous restez avec nous chers auditrices, chers auditeurs. 0826 300300.
Vous pouvez nous appeler si vous avez envie de jouer dans un instant. Et bien c'est le quiz le quiz musical he de Frédéric Prindel. à plus ce soir.
Oui. Sud Radio, c'est vous qui donnez le temps. Je vous remercie d'abord de permettre à des tas de gens de s'exprimer et de leur laisser surtout le temps de développer leur discours.
Sudradio.
François Bayrou