Narcotrafic : "Nous sommes devant des gens qui ne reculent devant rien" Jean-Didier Berger|TF1 INFO
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
6 sur TF1, il est l'heure de l'invité politique dans toute franchise et je reçois ce matin Jean Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'intérieur. Bonjour monsieur. Merci d'être avec nous jeudi à Bolen dans le Vaclus.
Une jeune femme de 35 ans a été tuée vraisemblablement par son ex-compagnon. Il a été placé en détention provisoire pour meurtre. Cet homme faisait déjà l'objet euh d'un placement sous contrôle judiciaire pour des faits de violence conjugale.
La victime, elle possédait un téléphone grave danger qui est censé protéger les femmes qui sont victimes de violence conjugale. Malgré ces dispositifs, elle est morte. Pourquoi ?
Écoutez, s'agissant d'une enquête en cours, vous comprendrez bien que je ne vais pas commenter l'affaire. Simplement ce que je voudrais dire d'abord, c'est notre compassion pour toutes les toutes les femmes et toutes les familles de victimes. Mais surtout beaucoup de choses ont été faites depuis 2017 pour ces femmes pour ces femmes qui sont en situation de très grave danger et notamment les téléphones graves danger ont été multipliés par 10 dans notre pays.
Oui. 5000 téléphones grave danger distribués depuis 2025. Elle en avait un cette dame.
On dit quoi aux femmes qui aujourd'hui ont ce téléphone ? Vous n'êtes pas protégé à 100 %. Écoutez, nous verrons euh dans quelles conditions euh ces ces cet événement est intervenu, ce meurtre est intervenu, mais pour l'heure, ce qu'il faut regarder, c'est euh d'abord tout le chemin qui reste à parcourir, mais aussi tout le chemin qui a été parcouru.
Et encore une fois, quand en 10 ans, on arrive à multiplier par 10 le nombre de téléphones grave d'anger, euh on pourrait parler aussi des bracelets antirapprochement qui ont beaucoup progressé dans notre pays et puis tout le travail qui reste à faire en lien avec les associations, en lien avec toutes les équipes de la police et de la justice sur le terrain parce que cette cause, elle n'est pas encore gagnée. Il y a encore beaucoup de travail à faire. 53 femmes sont mortes sous les coûts de leur conjoint ou exconjoint depuis le début de l'année.
Quand on voit ce chiffre, on se on peut pas se dire que la lutte fonctionne. Bien sûr, il faut se dire qu'il y a encore beaucoup de travail à faire mais simplement aussi voir que en Europe, à part l'Espagne et le Portugal, la France est sans doute le pays qui a le plus fait, qui fait le plus, qui a le plus progressé dans cette direction et même si encore une fois il reste encore beaucoup de choses à faire, on peut se féliciter que dans notre pays les femmes soient mieux protégées aujourd'hui qu'elles ne l'étaiit il y a 10 ans. Un mot sur la lutte contre le narcotrafic.
Il y a eu euh en quelques jours deux interpellations de cadre de la DZ Mafia, Medari et Jamel Jeb. Euh est-ce qu'on peut euh estimer que ce sont des arrestations importantes où les experts disent en gros c'est pas ça qui va mettre fin à la DZ mafia ou est-ce que ces deux arrestations, c'est une goutte d'eau finalement dans l'immensité que représente aujourd'hui la la DZ Mafia. Bon, ce qu'il faut se dire, c'est que le trafic de drogue dans notre pays, c'est un fléau.
Un fléo qui touche toute la société. Et ces arrestations, comme tout le travail qui est fait, il mérite d'être fait, il mérite d'être poursuivi, mérite d'être amplifié. encore le président de la République et le premier ministre sont sur sujet à fond parce que le trafic de drogue c'est un enjeu très important, un enjeu sanitaire, un enjeu aussi de maintien de l'ordre public dans notre pays.
été au Brésil et puis dans les Antilles il y a quelques semaines de cela pour annoncer le grand plan Urgence antiguillane parce que un/art de toute la drogue saisie dans le monde en mer l'air Caraïbe et donc que ça soit dans les outremers ou sur le territoire hexagonal, il faut faire feu de tout bois contre ce trafic de drogue. Ces deux arrestations ont eu lieu en Algérie. Sans la coopération des autorités algériennes, est-ce que la lutte contre la DZ mafia est veine en France ?
Vous avez raison de le dire. il faut une coopération internationale de tous les pays concernés, l'Algérie, mais aussi tous les autres pays qui sont comme nous victimes de ces trafic. Euh et puis euh voilà ce ce travail main dans la main entre la police, la justice, main euh dans la main entre la France et tous les pays qui sont concernés, il est euh important, il s'intensifie et puis vous avez vu euh également que en interne, nous faisons en sorte d'être dans l'exemplarité et le Premier ministre a déclenché toute une euh une vague de test pour faire en sorte que au plus haut sommet de l'État, il n'y ait pas de vulné sur ces sujets.
Il y a un événement qui a énormément choqué les Français, c'est le 20 juillet dernier. Le maire d'Alè a dû être exfiltré par le raid parce qu'il était menacé par des narcotraafiquant. C'est quoi ?
C'est la République qui est en train de reculer face à la DZ mafia. D'abord, je voudrais apporter une nouvelle fois tout mon soutien Christophe Rivinc et à tous les élus qui peuvent se trouver dans sa situation. Mais nous ne lâchons absolument rien.
Nous avons soutenu ce maire comme nous soutenons tous les élus qui sont menacés par les trafiquants ou par d'autres menaces. Et il faut bien se mettre en tête que nous ne sommes pas face à des anges. Nous sommes face à des gens qui ne reculent devant rien pour faire ce ce business de la mort.
Et donc nous sommes en soutien de ces élus et puis surtout nous sommes en lutte pied à pied. Le nombre de points de a diminué d'un tiers dans notre pays et la mafia comme les autres systèmes seront mis hors d'état de nuire parce que nous ne pouvons pas laisser un seul pouce de terrain à ce type de trafiquant. Monsieur le ministre, un mot sur la loi repost.
Réponse immédiate au phénomène troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité. Le texte a été adopté définitivement par l'Assemblée nationale mais il va devoir passer devant le Conseil constitutionnel. Euh il s'agit donc de lutter contre les troubles à l'ordre public, notamment la consommation de protoxydes d'azote ou encore les frit parties.
Sur le protoxyde d'azote, regardez, il y a l'interdiction de la vente au particulier à partir du 2 février 2027, du 1er février 2027. L'aggravation dépense si il est offert à un mineur ou encore l'obligation pour les sites en ligne de retirer tout contenu relatif au protox d'azode. On sait que les jeunes qui on consomme passent aussi par des réseaux souterrains par des narcotrafiquants.
En quoi le fait d'interdire la vente va changer quelque chose à cette consommation ? Bon d'abord le travail que nous avons fait avec Laurè le ministre de l'intérieur et toutes les équipes du ministère de l'intérieur c'est de resserrer les mailles du filet. Donc sur ce sujet du protoxyde d'azote comme sur les autres, nous ne prétendons pas tout régler mais nous mettons en place les outils qui manquaient aux forces de l'ordre, aux élus locaux, aux français sur le terrain pour obtenir plus de résultats.
Voyez par exemple sur le protoxyde d'azote quand on vient créer trois délits. Le délit de consommation, le délit de conduite sous-prise, le de délit de transport de quantité totalement anormal, et bien on vient donner des outils très concrets aux forces de l'ordre pour réprimer ces délit. Comment voulez-vous réprimer des délits lorsque ces délits juridiquement n'existent pas ?
Et bien, c'est ce que nous venons euh réparer très concrètement, que ce soit sur le protoxyde, sur les tirs de mortier, sur les squats de logement meublé, sur euh les infractions qui se passaient dans et aux abords des stades, des outils hyper concrets et puis tout le volet technologique aussi avec les caméras piéton, avec la vidéo protection assistée. Donc des choses qui vont vraiment encore améliorer la sécurité des Françaises et des Français. Un mot rapidement, monsieur le ministre, sur la situation à Seouta.
Euh, plus de 60000 migrants ont essayé de franchir la frontière espagnole. Euh, une partie de ces migrants sont pour le moment sur ce territoire espagnol de Seouta. Que vont-ils devenir ?
Est-ce que l'Espagne va les laisser entrer euh sur euh son territoire continental ? Est-ce que ce sont des gens qui pourront ensuite par exemple venir en France ? Bon, d'abord, il faut euh bien préciser que sur les 72000, c'est l'estimation que nous que nous avons, euh près de 70000 d'entre eux sont déjà repartis dans leur pays.
Il faut souligner la très bonne gestion de l'Espagne d'abord et puis l'excellente coopération avec le Maroc. Laurentz a eu l'occasion de le souligner et il n'y a eu aucune traversée vers le continent européen. Donc c'est vrai que ces images elles ont été exploitées, surexploité par ceux qui sont les ennemis de la France, les ennemis de l'Europe, par ceux qui veulent nous diviser.
Mais ce qui est certain que c'est par la coopération qu'on évitera d'avoir ces afflux de d'immigration irrégulière. l'immigration irrégulière vers euh le le continent, elle est en baisse. On est en train de gagner euh ce combat contre l'immigration irrégulière qui dont l'enjeu est pas derrière nous, il est pas en ce moment, il est devant nous et nous avons voilà une coopération renforcée.
Le pacte as l'immigration nous permet d'avoir des moyens supplémentaires. Il faut encore le traduire juridiquement encore avec quelques outils dans notre pays mais on est en train d'avancer très vite sur ce sujet. Merci.
Jean-Didier Berger