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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 30 mars 2021 23 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

L'invité de Bourdin Direct : Christian Estrosi - 30/03

Au micro : Jean-Jacques BourdinSource d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:36OuverteRéponse directe

    Qu'attendez-vous de lui ? Des décisions fermes maintenant ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Confinement, est-ce qu'il faut maintenant avancer les vacances scolaires ?

  • 4:06OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'en politique, il vaut mieux s'adapter ou s'obstiner ?

  • 6:45OuverteRéponse directe

    Un nouveau centre de vaccination, à quel endroit ?

  • 7:18OuverteRéponse directe

    Quelle réponse pour le Spoutnik ?

  • 8:45OuverteRéponse directe

    Le 15 juin sera disponible un certificat sanitaire européen. Pourquoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Invité politiqueChiffre
    « 4974 personnes en réanimation en France. »
  • 0:18Invité politiqueChiffre
    « Le pic de la deuxième vague dépassait 89% des services de réanimation occupés. »
  • 1:42PrésentateurPromesse
    « Vacciner tous les enseignants et les personnels des écoles, les ADSEM. »
  • 1:48PrésentateurPromesse
    « Chaque enfant qui arrive à l'école, on fait le test salivaire. »
  • 5:07PrésentateurChiffre
    « On a atteint un niveau de vaccination des plus de 75 ans et qu'on a commencé les plus de 70 ans. »
  • 5:45Invité politiqueChiffre
    « J'ai une plateforme qui a déjà vacciné à près de 14% la population de notre métropole. »
  • 6:33PrésentateurChiffre
    « On a fait 13 000 vaccins en 48 heures. »
  • 12:59PrésentateurChiffre
    « Un plan de relance de près de 2 milliards et demi à engager dans les trois ans. »
  • 22:23PrésentateurChiffre
    « 6500 morts, selon les enquêtes. »

Temps de parole

  • Présentateur82 %
  • Invité politique18 %

2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC Bourdin Direct, Jean-Jacques Bourdin.

0:11
Invité politique

Christian Estrosi, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. 4974 personnes en réanimation en France. Le pic de la deuxième vague dépassait 89% des services de réanimation occupés. Malade Covid et malade non Covid. Christian Estrosi, on attend maintenant des décisions du président de la République. Il pourrait s'exprimer demain soir. Qu'attendez-vous de lui ? Des décisions fermes maintenant ? Je ne sais pas moi, un reconfinement, qu'attendez-vous ?

0:43
Présentateur

Ce que j'attends c'est de la clarté. Oui. Parce que sans clarté, il ne peut pas y avoir d'efficacité. Nous voyons bien que depuis quelques jours, il y a une hausse qui est de plus en plus prononcée. Vous venez de rappeler les chiffres. Beaucoup de lits sont à saturation dans nos hôpitaux et gagnent progressivement les régions qui, jusque-là, ne faisaient pas l'objet de mesures particulières. Bon. Donc tout ça est préoccupant. Ça veut dire que les règles qui ont été édictées ne sont pas comprises par manque de clarté et donc problème d'efficacité. Prenons l'exemple des écoles. Depuis quelques jours, on nous dit, premier enfant atteint par le Covid, on ferme la classe.

Vous voyez un peu la désorganisation dans les familles, les enfants. On vous appelle au boulot, il faut quitter le boulot, venir récupérer votre enfant, puis on ferme la classe. Bon, moi, je demande depuis plusieurs jours qu'il y ait deux mesures qui soient prises. Vacciner tous les enseignants et les personnels des écoles, les ADSEM, comme on dit. Et en même temps, systématiquement, puisque maintenant on a ce test salivaire qui est non-invasif, chaque enfant qui arrive à l'école, on fait le test salivaire. En quelques minutes, on a le résultat. À partir de là, ça réglerait les choses.

Et nous voyons bien que nous allons sans doute vers un confinement beaucoup plus large, en tout cas un vrai confinement, là où on n'était pas dans un véritable confinement. Parce que je ne vois pas comment, avec la hausse que nous connaissons, nous pourrions passer à travers.

2:16
Invité politique

Oui, vous dites, nous n'allons pas y couper, confinement. Et la fermeture des écoles, est-ce qu'il faut maintenant avancer les vacances scolaires ? Tout simplement, comme le demande Valérie Pécresse et bien d'autres. Ben, la fermeture des écoles, elle se ferme toute seule, les écoles.

2:30
Présentateur

Oui, elle se ferme toute seule. Ben oui, elle se ferme toute seule. Autant les fermer, alors. Un enfant touché par classe, on ferme la classe. Mais c'est catastrophique de fermer une école. C'est catastrophique de fermer une école. Oui, c'est catastrophique. C'est insensé. Nous avons aujourd'hui des études très claires, psychotraumatiques, qui démontrent très clairement que ça n'est pas sans conséquence sur les enfants, avant d'être aussi sans conséquence sur les familles. Donc, on avance tout de même les vacances.

2:59
Invité politique

Moi, je ne vais pas dicter les règles. Non, je vous dis ça parce que, non, non, vous n'avez pas dicté les règles, mais vous dites que ce n'est pas clair.

3:05
Présentateur

Mais qui est clair dans ce que je demande ? Oui, pour que ce soit plus clair, il ne faut pas que tout le monde dise sa petite phrase, et je ne vais pas dire la mienne ici. Je me suis toujours appliqué, depuis le premier jour, en mars 2020, que je sois d'accord ou pas à la marge, c'est si difficile. Vous savez, c'est si facile de commenter et si difficile de prendre des décisions. Donc, simplement, chaque fois que le gouvernement a pris des décisions, j'ai veillé à ce que ma collectivité soit exemplaire et qu'elle suive, même si j'avais une différence d'appréciation.

Donc, je ne vais pas dire ce matin, il faut faire comme ceci, plutôt comme cela, parce que, naturellement, c'est très difficile. Mais, simplement, la seule chose que je demande, ce sont des mesures claires et applicables par tout le monde.

3:51
Invité politique

Bien, mesures claires, applicables par tout le monde. Emmanuel Macron semble, il va peut-être changer d'avis. Et, effectivement, nous allons attendre les décisions de ces prochaines heures ou de ces prochains jours. Mais, pour l'instant, il reste sur sa ligne. Est-ce qu'en politique, il vaut mieux s'adapter ou s'obstiner ? Je vous dis ça parce que c'est très commenté. Son comportement, son attitude, ses décisions sont très commentées.

4:16
Présentateur

Non, mais je comprends parfaitement qu'on essaie de rester sur le fil du rasoir. Oui, c'est ce qu'il essaie de faire. En se disant si on peut sauver l'économie et, en même temps, éviter que la maladie ne se propage. Mais, malheureusement, ce qu'on savait au mois de décembre, qu'on prendrait un variant britannique qui serait 70% plus contagieux et 64% plus dangereux. Donc, naturellement, ce que vous imaginez en décembre par rapport à ce qu'on connaissait d'un Covid, qui n'est d'ailleurs plus là, c'était celui de 2020. Et, on voit bien qu'il est de nature différente aujourd'hui et qu'il frappe les gens de plus en plus jeunes.

Mais, puisqu'on parle, par exemple, de gens de plus en plus jeunes, si j'avais une suggestion à faire, ce serait que, maintenant qu'on a atteint un niveau de vaccination des plus de 75 ans et qu'on a commencé les plus de 70 ans, qu'on pense aux actifs, les enseignants, vaccinons-les, les caissières des grandes surfaces, vaccinons-les, ceux qui sont en première ligne pour faire tourner l'économie, protégeons-les. Aujourd'hui, il faut presque plus penser à protéger l'activité après avoir protégé d'aux plus anciens. Naturellement que les plus fragiles, ceux qui sont atteints de comorbidités, doivent l'être. Mais, nous savons que les vaccins arrivent de plus en plus nombreux.

Ça y est, on me les annonce. Et, je salue le fait que le gouvernement tienne le respect de sa montée en puissance de la vaccination. J'ai une plateforme qui a déjà vacciné à près de 14% la population de notre métropole parce que nous avons une bonne logistique locale. Et, là aussi, faisons confiance aux collectivités, d'ailleurs.

5:55
Invité politique

Alors, justement, la vaccination, un nouveau centre de vaccination va ouvrir à Nice. Oui. Un vaccinodrome, à quel endroit ? Moi, je n'aime pas le terme vaccinodrome.

6:04
Présentateur

Bon, enfin, un immense centre de vaccination. Non, mais nous avons déjà quatre immenses centres de vaccination puisque j'ai une capacité de faire 50 000 vaccinations par semaine sur toute la métropole. C'est les 49 communes de la métropole de Nice-Côte d'Azur. On nous donne aujourd'hui, ce qui est déjà beaucoup plus conséquent qu'au début, environ 10 000, 12 000 vaccins par semaine. Vous savez, le fameux Weekend Booster. Oui. On a fait 13 000 vaccins en 48 heures. Ça veut dire qu'on peut en faire 50 000 par semaine. J'ai même demandé à pouvoir disposer du Spoutnik.

6:43
Invité politique

Alors, justement, justement. Un nouveau centre de vaccination, à quel endroit ?

6:47
Présentateur

Christian Estrosi. C'est un grand gymnase qui va s'ajouter. Quel gymnase ? C'est un gymnase qui est dans le quartier nord de Nice. Bon. Dans un quartier qui nous permet, géographiquement, après le Zénith qui est à l'ouest, après le parc des expositions qui est à l'est, après le théâtre de verdure qui est au sud, de pouvoir avoir une bonne répartition géographique.

7:12
Invité politique

Vous avez demandé, donc, la possibilité d'utiliser le vaccin russe Spoutnik.

7:18
Présentateur

Quelle réponse ? Pour l'instant, on nous dit... Pas d'autorisation. L'Union européenne est en train, la Commission est en train d'étudier ça pour voir s'il peut y avoir une validation au mois de juin. Je dis qu'aujourd'hui, tout ce qui peut nous permettre de monter en puissance, alors que ce vaccin est utilisé dans 48 pays dans le monde, et qu'il semble, d'après toutes les études scientifiques, avoir fait ses preuves... Vous pourriez l'acheter ? Vous pourriez l'acheter ? C'est l'État qui achète les vaccins.

7:42
Invité politique

C'est l'Union européenne qui achète les vaccins.

7:44
Présentateur

Sur le Pfizer, sur le Moderna, sur l'AstraZeneca, sur le Johnson & Johnson, ce sont des commandes européennes. Comme il n'y a aucune commande européenne sur le Spoutnik, ça veut dire que, donc, commercialement, nous pourrions passer des commandes. La seule chose, c'est que je n'ai pas le droit de l'administrer, et qu'il faut que la Haute Autorité de Santé donne son feu vert. Mais vous pourriez passer des commandes ? Mais je peux passer des commandes.

8:06
Invité politique

Ce que vous avez fait, vous avez passé des précommandes ?

8:11
Présentateur

Aujourd'hui, j'ai simplement un accord avec les réseaux. Vous savez, c'est comme les masques. Je vous rappelle qu'au mois de mars 2020, on a fait venir 50 tonnes de matériel qu'on est allé chercher sur tous les continents, affrété des avions cargo pour le faire, et l'État ne disait pas quelques mots que ce soit pour s'y opposer, parce que nous apportions une réponse. Aujourd'hui, nous sommes en capacité d'apporter aussi des réponses dans ce domaine. Donc, vous avez passé des précommandes, Christian.

8:41
Invité politique

Eh bien, on peut le considérer comme tel. J'ai compris. On peut le considérer comme tel. Le 15 juin sera disponible un certificat sanitaire européen. Je sais que vous le demandiez.

8:52
Présentateur

Pourquoi ? Pourquoi tendre le 15 juin ? Pourquoi ? Pourquoi ? Moi, je suis en faveur d'un pass sanitaire tout de suite. Tout de suite ? Oui, tout de suite. Pourquoi ? Parce qu'avoir un pass sanitaire sur lequel figureraient à la fois ceux qui ont été vaccinés, ceux qui ont un test PCR de moins de 72 heures, avec un QR code pour vérifier auprès du laboratoire que ce ne soit pas un faux, avec un test sérologique, avec une immunité dont vous disposeriez parce que vous avez depuis moins de trois mois eu la Covid, permettrait tout de suite de libérer un certain nombre d'activités au plan culturel, au plan commercial.

9:37
Invité politique

C'est-à-dire ne pourrait, par exemple, entrer, je ne sais pas moi, dans un cinéma ou aller au restaurant ou venir à Nice que des citoyens étrangers, européens, munis de ce pass sanitaire.

9:50
Présentateur

Français, munis de ce pass sanitaire. Et la condition, naturellement, serait que vous n'ayez à aucun moment refusé d'être vacciné. Car naturellement, celui qui refuserait de rentrer dans cette politique proposée par le gouvernement d'être vacciné, je ne dis pas de ne pas avoir été vacciné. C'est-à-dire refuser une convocation ou une invitation à se faire vacciner. Mais c'est la vaccination obligatoire. Non. C'est presque de la vaccination obligatoire, non ? Non, ça veut dire que vous acceptez de ne plus participer à un certain nombre d'activités où vous pourriez être contaminants.

10:26
Invité politique

Bien. Les élections régionales et départementales, est-ce qu'il faut les maintenir ?

10:30
Présentateur

En juin ? Lorsque je lis la liste des recommandations qui sont faites par le Conseil scientifique hier, vote par correspondance, Internet, peut-être étalées sur plusieurs jours, par tranche d'âge, sur des tranches d'heures, etc. En extérieur et pas dans des écoles. Je me dis que c'est très complexe, mais il faut consulter naturellement pour que la démocratie soit respectée.

10:59
Invité politique

Attendez, c'est très complexe, il faut consulter.

11:02
Présentateur

Vous dites quoi ? Il faut les reporter ou pas ? Il faut consulter. Soyons directs, Christian Estrosi. Je vous dis, les recommandations, tenir les recommandations du Conseil scientifique, ça me paraît extrêmement difficile. Donc il faut les reporter.

11:15
Invité politique

Si l'on suit les recommandations du Conseil scientifique, ça veut dire report.

11:19
Présentateur

Aujourd'hui, de toute évidence, c'est pas très raisonnable de les maintenir. à partir de ce rapport du Conseil scientifique qui dit que si des conditions par rapport à leurs recommandations ne sont pas respectées, il y a un danger. La préoccupation reste de protéger les Français. Moi, je ne suis pas pessimiste. Je suis plutôt optimiste sur le fait que nous aurons pendant l'été à peu près deux tiers d'immunité dans notre population et que des conditions seront beaucoup plus réunies à l'automne prochain.

11:48
Invité politique

Vous êtes optimiste et vous dites, après la crise, à la sortie de la crise, allons, au moins dans ma région, c'est ce que vous dites, voir un boom économique, constater un boom économique incroyable.

12:00
Présentateur

Je vais vous dire quelque chose. Oui. Naturellement, allez, 70% de mon temps aura été consacré au cours de ces 12 mois à protéger mes populations, mes administrés, être près d'eux pour sauver le plus de gens possibles de la maladie ou de la disparition. Mais en même temps, tout le reste, je l'aurais consacré à préparer la relance. Et le gouvernement français a signé avec l'Union européenne un très bon plan de relance économique. On regarde toujours si c'est plus vert ailleurs, mais je crois que c'est en France qu'on soutient le plus nos entreprises pour traverser la crise, y compris les activités culturelles d'ailleurs auxquelles je suis très, très attaché.

Et en même temps, les collectivités qui sont ambitieuses sur les trois volets du plan de relance, que ce soit la cohésion sociale, la transition écologique, ou que ce soit la compétitivité, peuvent disposer aujourd'hui de moyens importants de l'État. Je vais signer dans quelques jours, avec le Premier ministre, un plan de relance de près de 2 milliards et demi à engager dans les trois ans. Je suis prêt. Dans la métropole.

Et donc, je suis à partir de là, c'est pour ça que je vous dis que je suis pessimiste pour les jours qui viennent naturellement, mais que naturellement, ce sont des signes qui me permettent de penser que nous allons avoir un rebond économique sur les territoires ambitieux, pas ceux qui ont choisi la décroissance, je pense à Bordeaux, à Lyon, à tous ceux qui, aujourd'hui, ne souscrivent pas à ces politiques-là. Mais je suis...

13:33
Invité politique

Les territoires verts.

13:34
Présentateur

Mais ceux qui visent la création de l'emploi par l'innovation, par la transition écologique, faire de l'écologie un moteur de relance de l'économie et de l'emploi, c'est ce que nous faisons. Et donc, je vois le nombre, et d'industriels, d'acteurs du tourisme, notamment dans l'hôtellerie, qui viennent chaque semaine vers nous pour dire, c'est chez vous qu'on veut investir, eh bien, je crois que de ne pas avoir été timide pendant cette période, de soutenir son tissu économique, eh bien, doit à la sortie aussi nous permettre d'avoir un rebond. Voilà pourquoi j'ai aussi de l'optimisme pour la sortie.

14:09
Invité politique

La présidentielle, c'est parti à droite, candidature déclarée de Xavier Bertrand. Est-ce que sur les marchés de Nice, ce week-end, on a beaucoup commenté cette candidature ?

14:20
Présentateur

Bon, je pense que le temps n'est pas aux campagnes, quelles qu'elles soient, qu'elles soient départementales, qu'elles soient régionales, qu'elles soient présidentielles. Regardez, il y a aujourd'hui d'abord des dégâts psychologiques importants et qu'il va falloir réparer, qu'ils vont prendre en charge, que nous prenons d'ailleurs en charge avec des cellules aujourd'hui où nous essayons, par le sport, par la sophrologie, par l'encadrement, par la communication, par l'échange, par les visites à nos anciens, de pouvoir, et aussi chez les plus jeunes, chez les étudiants, tant d'entre eux sont frappés.

Donc, je disais, pendant la campagne présidentielle, à François Fillon, que je soutenais au premier tour, tu sais François, c'était son premier meeting et il se tenait à Nice d'ailleurs, c'était en janvier 2017. Si on mettait un peu de social dans le programme, ce ne serait pas un gros mot, le mot social. Et donc, j'ai envie de dire aujourd'hui que, quelles que soient les candidatures à venir, et les Français n'ont pas du tout leur esprit à quelque campagne que ce soit, mais ceux qui veulent s'engager pour 2017, doivent d'abord être aussi préoccupés par la condition humaine et la situation sociale dans laquelle nous retrouvons notre pays.

15:34
Invité politique

Xavier Bertrand, lui,

15:36
Présentateur

s'est engagé dans la course à la présidentielle. Il s'est engagé, vous allez le suivre ? Je ne vais pas vous dire ici que les Français n'ont pas l'esprit à la campagne électorale pour vous dire que ce soit pour les départementales, les régionales ou les présidentielles que je vais commenter à l'égard de qui que ce soit. C'est-il engagé, Trotteau ? Écoutez, je suis un homme libre, je m'occupe des miens, je m'occupe de ma ville, et quand on sera sortis de tout ça, je prendrai des positions claires et je jugerai de ce qui permettra aux Français et à la France. Je ne suis pas pour quelqu'un, je suis pour mon pays. Je suis gaulliste. Alors, position claire ? Je suis pour la France.

Je suis pour une relance industrielle et sociale qui permette à notre pays de retrouver toute sa cohésion. Et c'est ce qui comptera le plus dans ma réflexion.

16:29
Invité politique

Alors, position claire, deux questions sur la présidentielle. Tout de même, David Lysnard est votre voisin. Vous avez vraiment envie de me faire rentrer dans un débat dans lequel je ne rentrerai pas de toute façon. Mais est-ce qu'il a l'étoffe d'un président ? Je vous pose la question sincèrement, simplement et honnêtement. Je ne serai désobligeant

16:50
Présentateur

à l'égard de personne. Je respecte chacun sa volonté d'agir, de prendre des initiatives. Il en prend de très bonnes pour sa ville de Cannes. Et voilà, j'ai de la considération et de respect pour lui comme pour beaucoup d'autres. Vous savez, s'engager dans la vie publique, là où de plus en plus de gens de grande qualité peuvent être découragés pour un environnement judiciaire, réglementaire, les lourdeurs auxquelles on est confronté, les choses qu'on n'arrive plus à bousculer, les réformes qu'on n'arrive plus à faire. C'est bien qu'il y ait encore des gens qui s'engagent.

17:28
Invité politique

Est-ce que politiquement, certains le disent, Emmanuel Macron est en train de s'effondrer, j'ai lu ça, de s'effondrer politiquement ?

17:34
Présentateur

Je ne suis pas du tout certain de cela. Je pense qu'aujourd'hui, plus que de souhaiter l'effondrement du président de la République, il faut souhaiter la réussite de son pays. C'est notre devoir dans l'immédiateté. Pour moi, je regarde toujours une ligne d'horizon. Et si la France réussit d'ici les élections présidentielles, est-ce qu'on va se plaindre du fait qu'on a sauvé des emplois, qu'on a sauvé notre économie, qu'on a réussi à sortir de l'économie ? En tout cas, moi, je ne m'en plaindrai pas et je ne souhaite pas l'échec de mon pays.

18:06
Invité politique

Bien. Lors des réunions organisées pour débattre des discriminations raciales, les personnes blanches doivent se taire, a dit samedi. Audrey Pulvar, candidate socialiste à la présidence de la région Île-de-France. Alors, est-ce qu'Audrey Pulvar légitime le concept de race à travers ses propos,

18:23
Présentateur

selon vous ? C'est une faute grave. Voilà. Il ne peut pas y avoir un racisme plus à l'égard de qui que ce soit et quelle que soit sa couleur de peau, son origine culturelle. Voilà. Ce n'est pas l'idée que je me fais de mon pays. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la France.

18:43
Invité politique

C'est un propos raciste

18:44
Présentateur

pour vous ? C'est un propos en tout cas très réducteur. je trouve ça très regrettable pour le débat démocratique, pour moi qui ai toujours voulu qu'il y ait un respect par rapport à une origine culturelle. Ce qui fait notre force c'est d'être égaux parce que nous sommes français. On est français. Je suis gaulliste et quelle que soit son origine culturelle, quelle que soit sa couleur de peau, quelle que soit sa condition sociale, eh bien, chacun a droit une égalité des chances et chacun a droit à le respect de son prochain.

Et donc, se positionner de cette manière où il y aurait certaines catégories de français par rapport à ses différentes origines me semble être en total décalage avec les valeurs de la République, en tout cas celles qui sont les miennes. Et que dites-vous ce matin

19:34
Invité politique

à la maire de Strasbourg qui souhaite voter une subvention à l'association Miligorus pour construire la plus grande mosquée d'Europe ?

19:43
Présentateur

Qu'on ne doit avoir aucune complaisance avec l'islam radical et politique en quelque circonstance que ce soit et c'est une faute extrêmement grave. J'ai moi-même imposé il y a six ans une charte de respect des valeurs de la République pour accorder la moindre subvention à une association sportive culturelle qui, si elle n'est pas respectée, conduit immédiatement à la suppression de la subvention ou à l'équipement municipal qui a été mis à disposition pour pratiquer du sport, de la culture ou une activité quelle qu'elle soit. Voilà pourquoi je lui demande de revenir là aussi ce n'est pas parce que l'Alsace a des...

Ou l'association signe la charte a un statut un peu particulier vous le savez dans notre droit qu'on doit accepter cela.

20:33
Invité politique

Ou l'association signe la charte ou il n'y a pas de subvention

20:37
Présentateur

si je comprends bien. En plus, je crois savoir que c'est une association qui mérite d'être dissoute plus qu'autre chose. Vous demandez

20:43
Invité politique

sa dissolution ? Oui. Oui. Coupe du monde de foot au Qatar. Comme d'autres d'ailleurs. Comme d'autres. Coupe du monde de foot au Qatar décembre 2022 faut-il boycotter ?

20:53
Présentateur

Non, parce que là aussi vous savez, le Qatar a signé avec l'Arabie saoudite, avec le Bahreïn, avec les Émirats, les accords d'Abraham au mois de janvier dernier, ces fameux accords avec Israël qui fait que désormais face aux menaces nucléaires et à l'Iran notamment et aussi en matière économique pour la première fois alors qu'on imaginait ça impossible. Regardez, nous qui avons toujours été fragiles, faibles, entre l'autorité palestinienne et Israël, moi qui considère qu'Israël doit être un très très grand partenaire, la France est un peu en dehors de tout ça.

Moi je travaille beaucoup avec des start-up israéliennes notamment sur la safe and smart city à Nice, sur la sécurisation de mes espaces publics et dans bien d'autres domaines universitaires, sanitaires, j'ai un accord entre le CHU de Nice et l'hôpital Hadassah à Jérusalem et je vois la qualité de nos relations. Qu'aujourd'hui le Qatar se soit intégré à ces grands accords pour que la paix soit là, pour que l'on se protège des menaces nucléaires de l'Iran, aller sur une coupe du monde de foot, les montrer du doigt ne me paraîtrait pas raisonnable. Malgré 6500 morts, selon les enquêtes. Chiffres.

Nous devons être là pour contribuer justement par le dialogue à faire avancer les choses dans nos relations plus qu'à critiquer et à rentrer dans une adversité qui est dangereuse pour l'avenir.

22:37
Invité politique

Merci Christian Estrosi d'être venu nous voir RMC et BFM TV 8h56.