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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 8 janvier 2025ComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & internationalDéfense

La dernière interview accordée par Jean-Marie Le Pen !

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Quelle est votre analyse de la passivité de l'Europe face aux événements mondiaux ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette décadence politique et morale selon vous ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    L'immigration menace-t-elle l'identité française ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    L'euro et l'UE ont-ils été bénéfiques pour la France ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    La langue française est-elle essentielle à l'identité nationale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Jean-Marie Le PenFait
    « L'Europe va être submergée par l'immigration d'origine africaine. »
  • 8:00Jean-Marie Le PenFait
    « Vouloir construire une Europe par-delà les nations et contre elle était nuisible. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Sud Radio Bercov dans tous ses états, le face-à-face. Jean-Marie Le Pen, bonjour et merci de nous recevoir chez vous. Je voulais vraiment depuis quelques temps déjà, on voulait faire un point avec vous de cette situation tout à fait étonnante.

Nous sommes en 2023, le monde est en train de basculer, on le voit, pour le meilleur ou pour le moins bon. On voit ce qui se passe en Russie-Ukraine, on voit ce qui s'est passé avec le Covid, on voit ce qui s'est passé en Arménie, aujourd'hui avec la guerre à Gaza, en Israël et ailleurs. Et on voit ce qui se passe dans cette Europe en général et dans cette France en particulier, où l'impression que nous avons, mais vous me direz, c'est qu'on est à la fois spectateur, et je dirais un peu un spectateur passif et un peu décomposé.

Je voulais avoir votre sentiment là-dessus. Oui, l'Europe est passive en quelque sorte. Les événements qui se déroulent tout naturellement dans l'histoire du monde ne la laissent pas indifférente, mais ne l'impliquent pas toujours directement.

Oui. Et qu'est-ce qui explique selon vous cette passivité ? Ou bien, je crois que c'est l'affaiblissement progressif des différents gouvernements qui la composent.

En l'occurrence, il n'y a pas de gouvernement européen, il n'y a même pas d'entente européenne, on peut dire. Mais, et donc, chacun tire de son bord, assez modestement, dans l'histoire du monde pour l'instant, l'Europe joue un rôle modeste, et malheureusement, probablement, plus de sujets ou de victimes que d'acteurs principaux. Et spécifiquement en France, vous considérez que cette espèce de suggestion, ou enfin de victimisation, je ne sais pas, vous qui avez connu cette France qui était quand même considérée de façon quand même comme un acteur du monde, qu'est-ce qui fait pour vous que nous sommes devenus spectateurs, et encore ?

Je crois que c'est l'affaiblissement général de nos forces, aussi bien politiques, militaires, syndicales, contre, je pense qu'il y a un recul de l'influence européenne dans le monde, et que la France, en étant un des éléments principaux, et bien elle en est à la fois responsable et victime. Et victime. Et alors justement, vous, vous vous êtes battu depuis, allez, plus de 50 ans, on le sait, depuis bien avant, pour non seulement une certaine idée, il faut dire, de la France, mais pour une France, et ce qui est très frappant aujourd'hui, que les gens s'en réjouissent ou le déplore, mais beaucoup de gens, je vois, dans le personnel politique, même intellectuel ou autres, reprennent ce que vous aviez dit il y a 30-40 ans.

Je ne dirai pas mot pour mot, mais pas loin. Il y a quand même quelque chose, comment ça vous fait réagir, comment, quand vous entendez tel ou tel homme politique, ou leader politique, ou intellectuel ou autre, dire oui au fond, on aurait dû faire peut-être plus attention ? Oui, mais c'est un hommage posthume qui m'est rendu, en quelque sorte.

Posthume, posthume. Je veux dire, un hommage passé, je crois avoir été dans ma vie politique relativement lucide, en tous les cas tout à fait libre de penser, et responsable donc de ce que je disais ou faisais, mais que ce que j'ai dit a pu quelquefois choquer, parce que justement mes dires étaient en avance sur la perception qu'en avaient mes contemporains. Il n'est pas toujours facile d'être un promoteur ou un ouvreur de route.

En tous les cas, c'est dangereux. Est-ce que, Jean-Marie Le Pen, est-ce que certaines choses que vous avez dites, en fait, vous aviez aussi un goût de la provocation ? Ou pas ?

À partir du moment où on énonce des vérités qui ne sont pas celles du commun, on est toujours provocateur. Je suis provocateur de quelque chose. Non, je n'ai pas le sentiment.

Je ne le faisais pas pour cela, encore que ça puisse être un procédé pour percer le barrage de la différence. Oui. Et oui.

Donc, il y avait ça et ça faisait partie de...

Mais je voulais savoir, qu'est-ce que vous avez senti ? Une fois, une chose dont je me rappelle, et qui est, l'histoire est intéressante. En 1983, vous avez fait, je crois, corrigez-moi si je me trompe, votre première grande émission, comme on dit les Américains, le jargon, le prime time à la télévision, dans l'heure de vérité, de François-Henri de Vérieux.

Oui. Vous étiez passé, et ça avait fait une très grande impression, et après, est-ce que c'était bien la première fois que vous passiez dans une émission de très grande audience, où vous aviez déjà votre... ou pas ?

Je dois dire que je ne me souviens pas, et que je n'inscris pas les différentes prestations que je fais dans un schéma...

Oui, bien sûr. Non, pourquoi je vous dis ça ? Je vais vous dire pourquoi pas pour me souvenir de l'émission de télévision.

Mais François Mitterrand avait, paraît-il, paraît-il, exigé, c'était le service public, que vous passiez à une heure de grande écoute, et pratiquement deux mois après, il créait SOS Racisme. dans la tradition de dire « on va faire un peu l'équilibre ». Et quand vous avez senti qu'au fond, ce que vous faisiez, vous, il y a eu après le choc de 2002, mais on en reparlera, quand vous avez senti que la France était en train de basculer dans quelque chose d'autre, est-ce que c'est il y a 40 ans, ou est-ce que c'est plus avant, personnellement, vous-même ?

Je crois que c'est une évolution qui ne s'est pas démentie, il n'y a pas eu d'accélération particulière, non, nous sommes dans un procédé de décadence de la puissance politique, économique, morale, et il y a des moments plus ou moins rapides, mais imperceptibles, pour ainsi dire, au grand public. Mais alors, est-ce que c'était inscrit ? Pourquoi, selon vous ?

Pourquoi cette décadence ? Pourquoi ce processus ? Est-ce que c'était inscrit ?

Est-ce que c'était inéluctable ? Est-ce que c'était mectoube ? Ou pas ?

C'est l'usure des institutions, quelles qu'elles soient, et des situations sont mouvantes, les équilibres se modifient, et qui ne dépendent pas, et ne dépendent généralement pas, de nous, et nous en sommes donc, par conséquent, les victimes, mais, quelles qu'elles soient, nous devons en faire face, et nous essayons de trouver des réponses à des questions dont nous ne connaissons pas toujours l'intitulé. Mais, vous, vous l'avez senti, quand même, puisque vous en parliez très tôt, en tout cas, vous aviez pris position, en disant, je me rappelle, votre Jeanne d'Arc sauve-nous, je veux dire, vous aviez pris position, en tout cas, en disant, mais il faut casser ce processus, ou en tout cas, essayer de l'endiguer. C'est ce que vous disiez à ma entreprise.

Oui, je n'étais pas dans ce domaine de changer d'idée. Ma base de réflexion est principalement nationale. Je considère, même si le mot a perdu de sa force, que la nation reste un élément fondamental de la science politique, et donc des éléments de détermination, des volontés qui s'expriment.

Cela étant, je n'ai pas le sentiment d'avoir été le promoteur de solutions particulièrement remarquables, si ce n'est que d'apporter à chaque fois la réponse que, tout naturellement, devaient donner les institutions politiques et de défense de la nation que je considère comme un élément fondamental de l'équilibre des sociétés. Nous allons mettre une petite pause et nous allons reprendre notre entretien avec Jean-Marie Le Pen. Jean-Marie Le Pen, nous sommes toujours avec vous et il y a une question que je voulais vous poser parce que vous avez traversé, je dirais, une bonne partie du XXe siècle et une bonne partie du XXIe, et oui, et en fait, il y a quelque chose, je voulais vraiment vous demander, comment vous avez côtoyé le personnel politique pour ne parler que de celui-là des années 50, 60, 70, etc, 80, nous sommes en 2020 et quand vous regardez le personnel politique d'aujourd'hui, pour ne parler que de la France, mais on pourrait aussi parler du reste, comme vous voulez, qu'est-ce que, quand même, il y a quelque chose d'assez frappant sur les différences.

Qu'est-ce qui vous paraît frappant, ce qui me paraît frappant, c'est la baisse de niveau. Là ? La baisse de niveau.

La baisse de niveau de personnalité, de stature, d'épaisseur, d'épaisseur quand même. Oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, ceci est en effet un des signes du temps. La vie politique, si j'ose, cette formule est moins vivante qu'elle ne l'a été en d'autres temps parce qu'aussi, notre capacité à agir, notre puissance a diminué, a aussi relativisé.

Le rôle de la France en Europe et de l'Europe dans le monde n'ont pas augmenté, au contraire. est dans cette situation je dirais d'attente des événements parce qu'il y aura des événements déterminants mais il y a de grandes chances qu'ils ne soient pas de notre fait. Mais vous pensez qu'il y aura des éléments déterminants, on va en parler.

Oui, mais ça, écoutez, c'est une explication mais ça ne suffit pas. Qu'est-ce qu'il fait quand même même si la France ou l'Europe a perdu de sa puissance ? C'est évident.

Mais qu'est-ce qui fait que nous avions, allez, je vais prendre des exemples et je ne vais pas vous citer à vous, qu'est-ce qui fait que nous sommes passés de qu'on aime ou qu'on n'aime pas, de De Gaulle, d'un Mitterrand et encore une fois je ne fais aucune préférence politique d'un Pompidou, même d'un, je ne sais pas moi, d'un Pascoua à, allez, je ne vais pas les citer à nos petits marquis d'aujourd'hui. Oui, je ne trouve là rien que de très banal, somme toute, les statures sont dessinées a posteriori, c'est-à-dire que chacun essaye d'y mettre ce qui convient à son équilibre personnel. vous pensez qu'on projette ?

Je dois dire que la vie politique ne me surprend pas, si ce n'est qu'elle s'inscrit dans ce que je crois être, hélas, une décadence de nos institutions, de notre morale, de notre intelligence. Alors, je vous repose la question, Jean-Marie Le Pen, cette décadence, elle est due à la perte de puissance, elle est due à quoi ? On ne décadence pas comme ça, si je peux me permettre.

Oui, elle est certainement liée à nos formules de savoir, c'est-à-dire d'éducation. Je crois que les différentes exigences ont baissé de niveau et qu'on tolère maintenant beaucoup de faiblesses que l'on n'aurait pas admises dans d'autres temps. Cette espèce d'indulgence à l'égard de l'effort, du travail, des valeurs qui étaient en quelque sorte jusqu'ici exigées de tous les États et de tous les gouvernements c'est là qu'il y a je pense une différence.

La demande est affaiblie, on se contente de peu. On est beaucoup moins exigeant. C'est ça.

D'accord. Et donc effectivement il y a cette espèce de facilité qui règne, on le voit bien. Et en même temps est-ce que vous pensez toujours qu'il y a cela ?

ça c'est tout le monde le voit, enfin beaucoup de monde le voit, c'est clair. Est-ce que vous pensez aussi, je ne veux pas pour employer des mots d'un certain général, est-ce qu'il peut y avoir pour vous ce pays que vous avez toujours aimé, défendu, etc. Est-ce qu'il peut y avoir un sursaut ?

Est-ce que c'est une pente inéluctable ou c'est quelque chose qui peut réagir ? Je pense que là les éléments démographiques jouent un rôle capital. Nous sommes un petit pays démographiquement et nous n'avons pas de réel dynamisme dans ce domaine.

Nous sommes donc conduits à des attitudes passives qui correspondent aux forces qui sont les nôtres. Le pays ne s'est pas renforcé dans le domaine de l'intelligence, de la qualité de vie, de l'exigence morale. Donc, nous allons notre petit bonhomme de chemin en espérant que le ciel ne nous tombera pas sur la tête.

Encore une minute, M. Le Bourreau. C'est un peu ça.

Oui, ce n'est pas très...

Mais juste, vous demandez par rapport à ce qui se passe aujourd'hui, parce que ça a été quand même un des moments forts de votre vie. J'étais il y a deux jours aux 50 ans du cercle algérianiste qui se tenait à Béziers. Il y avait les Bouélème Sansal, les Malika Sorel et tous ceux qui parlaient de tout ce qui s'est passé, on ne revient pas là-dessus, mais est-ce que vous pensez vraiment qu'aujourd'hui, alors c'était, il y avait, je vous le résume, il y avait des gens qui disaient mais si l'Algérie était française aujourd'hui, ce serait quand même, l'affrontement des civilisations serait encore plus fort. d'autres qui disent bon, c'est très bien que ça soit passé comme ça, mais le fait que par exemple, quand vous entendez un président de la République qui dit la colonisation était un crime contre l'humanité, Emmanuel Macron en 2017 pendant sa campagne, quand vous entendez que l'Algérie a effectivement interdit le français dans les écoles privées algériennes, mais quand vous entendez aussi un Bouélème Sansal qui dit mais quel dommage a été un drame cette histoire parce qu'il y a une famille extrêmement importante qui devait être là et qui est partie avec le recul 60 ans ont passé aujourd'hui un peu plus de 60 ans vous le ressentez vous le jugez comment ?

J'ai été de ceux qui pensaient qu'il y avait un avenir de développement pratiquement sans limite pour la France à partir de sa plateforme nord-africaine et de l'Algérie française en quelque sorte et puis bon j'ai déchanté de ce rêve et je me suis adapté moi aussi à la réalité banale d'un pays qui survit dans sa grandeur grandeur dont il n'était souvent pas responsable mais dont il est le bénéficiaire tout de même que dire je survis comme la plupart de mes compatriotes à un grand rêve qui était celui d'une France occupant un rôle plus important dans l'histoire du monde et je me résigne enfin pour le moment les événements peuvent eux-mêmes changer la donne car ce sont selon moi plus les événements que les hommes qui déterminent l'avenir des sociétés et pour l'instant ils ne sont pas favorables à une explosion de la puissance française oui si on regarde cela effectivement avec un avec un oeil froid je dirais c'est c'est vrai qu'on n'est pas très très encouragé mais je reviens à ce que vous disiez par rapport par rapport à quelque chose qui est quand même qui est arrivé je franchis on ne fait pas une chronologie du tout mais je voulais savoir qu'en 2002 vous êtes arrivé second aux élections présidentielles avec je me rappelle très bien les cris d'orfraie pour certains et de joie pour d'autres mais disant mais c'est pas possible alors pour eux c'était ça y est l'occupation arrive et tout et d'autres les cris de joie est-ce que très franchement aujourd'hui encore une fois avec le recul ça fait 20 ans est-ce que vous y attendiez c'était quelque chose qui était dans le cadre de l'époque normale et devait venir oui ça ne m'a pas étonné c'était prévu prévisible et prévu par nous donc ça n'a pas été surprenant oui et seulement avec la conviction aussi que les événements sont plus forts que les hommes et que nous ne manoeuvrons contrairement à ce qu'on croit quelquefois que sur une portion très légère de l'espace très intéressant vous vous dites la marge de manœuvre humaine est très étroite pardon la marge de manœuvre des hommes est très étroite bien sûr c'est ça ça me paraît évident alors on va on va on va faire une autre petite pause et on va reprendre parce que c'est très intéressant d'avoir effectivement ce recul que vous avez sur cette idée r tout à fait d'ailleurs exceptionnelle ça il faut le dire Sud Radio Bercov dans tous ses états le face à face Jean-Marie Le Pen vous suivez l'actualité mondiale etc vous regardez les journaux enfin la télévision etc vous suivez tout cela j'imagine avec ou pas ou pas du tout je suis un observateur que j'espère aviser mais de connaissance modeste de la réalité je n'ai pour me renseigner que les vecteurs habituels des citoyens c'est à dire la radio la télévision les journaux oui bien sûr et alors justement parlons un peu parce que je voudrais aborder cela quand vous regardez ce qui se passe l'actualité à travers le monde à travers tout ce qui se dit à travers justement je voudrais avoir votre avis parce que vous êtes arrivé dans un monde où effectivement bon la guerre vous êtes il y a eu 45 on sait ce qu'il y a eu après la guerre froide l'Amérique l'URSS ensuite les fondements de l'URSS avec la fin de l'histoire que prévoyaient certains comme Fukushima ils disaient ça y est l'histoire est finie tout va aller bien et puis juste après effectivement le 11 septembre ensuite ce qu'il y a eu toutes les guerres etc la Russie Ukraine aujourd'hui et le basculement du monde avec les BRICS avec la volonté de dédolariser le monde et avec effectivement la volonté de bâtir une alternative au dollar et à l'Amérique qu'est-ce que ça vous inspire cela ne me transporte pas d'enthousiasme je suis observateur des événements politiques et de leur déroulement et cela ne me surprenne pas outre mesure la toute puissance du dollar est mise en cause mais elle l'est depuis longtemps et somme toute elle n'a pas encore perdu sa guerre et je ne sais pas ce que l'avenir décidera de cela et je me borne à constater ce qui se passe à observer avec décontraction et relativement bienveillance les déroulements des événements en souhaitant qu'ils ne soient pas défavorables à mon pays et c'est c'est le souhait que je puis faire mais alors justement parlons de revenons à la France et à l'Europe est-ce que pour vous l'euro l'union européenne aujourd'hui quand même on a 20 ans de recul avec l'euro etc ça a été une bonne chose ou les avantages importent sur les inconvénients et les bénéfices sur les risques ou c'est le contraire je crois que vouloir construire une Europe par-delà les nations et contre elle était nuisible et donc par conséquent le déroulement somme toute banal de la vie qui fait qu'on s'incommode des différentes situations fait que je je constate que la France dans l'Europe actuelle joue un rôle qui est plutôt favorable à la fois à ses intérêts et au général aux intérêts de l'Europe même donc pour vous c'est un point positif enfin c'est nous sommes toutes oui mais en plus si j'ose dire on ne nous demande pas notre avis nous sommes là des éléments acteurs involontaires de la vie publique nous marchons avec notre temps et celui-ci et celui-ci n'est pas particulièrement défavorable je dois le dire pour la France et qui essaye de sauver ses billes avec assez de succès je crois oui et donc en fait vous pensez que nous sommes plutôt pas mal lotis dans cette espèce d'évolution du monde oui somme toute le rôle de la France est reconnu comme un des éléments fondamentaux de l'évolution de la société humaine et alors par rapport quand même parce que vous en avez aussi beaucoup parlé Jean-Marie Le Pen immigration chômage sécurité insécurité quel est votre là je suis beaucoup plus pessimiste je pense que l'Europe va être submergée par l'immigration d'origine africaine probablement et là c'est un je crois que rien pour l'instant en tout cas n'est promu comme mesure de contrainte de règlement et c'est très inquiétant car nous risquons d'être submergés humainement parlant oui et vous pensez que à ce moment là la France serait autre chose que ce qu'elle est aujourd'hui ah oui il n'y a pas de doute si nous avions une France avec 60% d'arabes ou de musulmans il est bien évident que ça ne serait pas tout à fait la même France que celle d'aujourd'hui là vous rejoignez complètement le général de Gaulle oui là dessus en tout cas ce n'est pas le seul terrain sur lequel je me suis trouvé quelquefois en accord avec le général de Gaulle oui tout à fait et donc de ce point de vue effectivement c'est un vrai problème mais là justement est-ce qu'il n'y a pas contradiction avec le fait qu'on dit bon la France voilà bon suit son chemin et on est dans une plutôt positive mais de ce côté il y a tous ces dangers comme ça d'ailleurs européens aussi et on ne sait pas où on va et vous vous dites bon écoutez c'est intéressant parce que vous revenez à dire et toujours les événements sont plus importants que les hommes c'est ça c'est eux ce sont eux qui modèlent effectivement notre avenir et tout voilà c'est ce que je crois je crois que les événements sont plus importants que les hommes même si à certains moments certains hommes peuvent jouer un rôle capital par rapport aux événements eux-mêmes mais je pense tout de même que l'évolution des temps conduit à un maintien du rôle de la France dans l'histoire du monde oui bah écoutez espérons-le en tout cas je pense que tout le monde sera d'accord avec vous là-dessus je vais vous demander Jean-Marie Le Pen vous avez dans votre vie que vous ayez connu ou pas quels sont les hommes ou les femmes politiques ou autres il ne s'agit pas que vous avez le plus soit admiré soit qui vous ont concerné ou bouleversé est-ce qu'il y a quelles sont les personnes disons vous avez quand même côtoyé énormément de monde vous avez rencontré énormément de monde et rencontré ou pas ça peut être des écrits ou des livres ou des oeuvres qui vous ont vous particulièrement touché influencé ou concerné tout un traque comme ça je dois vous dire que il m'est difficile de vous répondre parce que je certainement je suis comme tout le monde le sujet de l'évolution des problèmes mais pour autant comme je ne suis pas de ceux qui en décident je me demande à observer non mais vous avez été décideur à un moment donné quand je dis décideur ça veut dire que vous avez pesé sur à la fois l'opinion publique sur les rapports vous avez toujours été quand même Jean-Marie Le Pen la personne avec laquelle on se démarquait ou on se marquait vous le savez très bien c'est vrai mais ça n'était pas déterminant dans la marche ni dans des pouvoirs j'étais un observateur souvent critique d'ailleurs de la situation politique et de l'avenir de notre pays et je disais mon sentiment appelant toujours à la vigilance et à l'effort qualité qui serait moindrie il faut le dire dans l'histoire de notre temps oui vigilance et effort vous en parlez beaucoup et vous avez raison de et vous avez raison enfin je pense que raison d'en parler parce que rien ne se fait dans les efforts et dans tous ces pays émergents on voit très très bien ce qui se passe juste un mot est-ce que vous avez été vous êtes concerné ou pas du tout par transition écologique environnement qui a pris une place énorme vous avez vu comment le nucléaire à un moment donné on l'a presque mis de côté enfin maintenant ce n'est plus le cas parce qu'on disait non non le nucléaire c'est quelque chose de très mauvais par rapport est-ce que vous vos préoccupations ça a été quelque chose qui a joué ou pas du tout maintenant avec le recul oui bien sûr que oui je t'ai d'accord tous ces éléments qui sont fondamentaux et en particulier ceux qui touchent l'énergie sont ses sources son contrôle son coût je pense que tous les hommes politiques responsables ont présent à l'esprit les différentes constitutions d'intérêt ou de groupement ça fait partie de l'évolution du temps ça fait partie de la vie des nations comme telle justifie l'attention évidente des dirigeants ou de ceux qui souhaitent l'être et vous par exemple justement vous avez été vous avez vous êtes né dans le pays breton si je ne m'abuse oui est-ce que c'est quelque chose qui a toujours été important je veux dire parce que il y a eu vous savez quand l'écologie est devenue politique quand l'écologie est devenue politique est-ce que c'est quelque chose vous avez vu croître le mouvement écologiste qui est devenu aujourd'hui un parti etc etc c'est quelque chose que vous considérez que l'écologie n'appartient-il pas n'appartient-t-elle pas pardon à tout le monde et pas à telle ou telle ou telle mouvance politique non mais je pense qu'il y a eu un un un un un de de l'écologie par la gauche qui est tout à fait injustifié moi je me considère tout naturellement comme un écologiste naturel c'est à dire un défenseur des équilibres harmonieux d'une société et je crois que je ne me démentirai pas en disant que la France somme toute est restée relativement modérée et équilibrée dans ce domaine oui qu'elle n'est pas allée vers des excès vous voulez dire et juste un mot on va on va reprendre et on va finir quand même sur le culturel et la culture on va en parler tout de suite après cette petite pause Jean-Marie Le Pen aussi il faut le dire là je voulais parler quand je parle de culture je parle des mots vous avez quand même on peut le dire vous êtes parmi les hommes politiques qui avaient le goût du français le goût du français bien dit et le goût du français bien écrit ça même vos adversaires les plus récalcitrants et les plus résolus vous le reconnaissent et vous avez aussi le goût de la formule quelquefois la formule à l'importe pièce alors qu'il déplait à certains qui plaît à d'autres mais c'est quoi c'est votre goût ça a toujours été d'avoir un sens de la formule comme ça qui sort c'est instructif en l'occurrence oui c'est on aimait une pensée et soit on la contrôle soit on la laisse libre et soit on la contraint et moi je suis un homme de liberté et si j'ai pu rendre quelques services justement c'est de dire les choses telles que je les voyais telles que je les ressentais même si elles paraissaient choquantes comme c'est normal chaque fois qu'une idée nouvelle ou apparentée à la nouveauté est produite non je j'ai vécu j'ai j'ai j'ai survécu puis-je dire avec une bonne formation de base j'ai eu cette chance c'est quoi cette formation de base ? Jean-Marie Le Pen c'était quoi ? d'abord j'étais au collège chez les jésuites à Vannes une formation très classique à base de travail d'effort de discipline toutes vertus qui sont amoindries dans le courant des siècles du siècle des siècles il y en a eu deux c'est vrai c'est déjà pas mal mais oui effectivement et vous dites que ça c'est la culture qui vous a vraiment fait enfin fait ce que vous êtes oui je pense que c'est l'apprentissage du latin du grec des pensées anciennes donc la relative valeur des opinions selon les moments historiques tout cela contribuait à à former l'honnête homme en quelque sorte l'honnête homme du 21ème siècle et oui l'homme de la renaissance enfin dans tout cas si on peut dire cela mais en même temps Jean-Marie Le Pen c'est intéressant parce que la politique en tout cas la famille que ce soit votre fille ou votre petite fille elles sont extrêmement présentes mais c'est intéressant c'est-à-dire que vous en tout cas vous êtes un arbre quel que soit ce qu'on peut penser qui a porté des fruits bien sûr mais ils ne les maîtrisent pas mais ils s'en ils s'en réjouissent d'ailleurs parce que je considère qu'ils sont plutôt flatteurs pour pour l'arbre de de de de de de l'essence je ne fais pas d'illusion sur la trace que nous laissons dans l'histoire du monde est-ce que vous êtes comme Giscard d'Estaing qui disait la postérité ne gardera aucune image de moi est-ce que vous pensez ça de vous non je pense que les le fait d'avoir été contesté sera probablement la plus sûre garantie que mon nom ne sera pas tout à fait oublié oui c'est vrai c'est à dire que vous n'avez laissé personne indifférent en tout cas ça on peut le dire je vous contente du peu le peu le peu écoutez vous avez vous avez en tout cas vous avez fait vous avez tracé vous avez fait alors dernière chose je ne veux pas vous redemander les gens ou les écrivains que vous aimez etc mais est-ce que vous pensez qu'un pays c'est d'abord entre autres c'est d'abord sa langue et que mais la maîtrise de la langue est vraiment l'une des conditions d'être français et que je dis français puisque nous sommes en France est-ce que c'est la langue le plus important pour vous est-ce que c'est la mémoire est-ce que c'est l'identité qu'est-ce qui est pour vous constitutif et c'est ma dernière question d'un pays c'est l'ensemble de ses valeurs mais il est bien évident que la langue est capitale parce que d'abord le capital intellectuel moral psychologique que contient la langue est en fait une poutre maîtresse de l'édifice de la pensée et c'est certain que les français sont d'abord des gens qui parlent le français ou l'écrivent et que si s'ils apportent des modifications à l'état de cette langue elle-même modifie l'état des psychologies de ceux qui s'en servent et le fait de parler le français de le bien connaître de l'étudier sont des éléments fondamentaux de notre forme de civilisation et donc et donc l'écriture inclusive ce n'est pas quelque chose qui vous attire beaucoup vous savez où on y met les points les E les points les S vous savez je ne sais pas c'est suivi ces polémiques sur la cancel culture sur le woke sur le genre etc oui non non je suis assez classique dans ce domaine là d'accord oui c'est pas vrai quelque chose qui vous attire non d'accord merci beaucoup Jean-Marie je vous en prie