🟡Suivez le discours d'Emmanuel Macron devant le Parlement britannique lors de sa visite à Londres
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Le nom est long et deep. Indeed, ils sont embêtés dans le langage que nous utilisons ici en both Houses. Pour commencer, le mot pour l'Assemblée, a polyamend. Chaque jour, je travaille avec un document qui s'appelle le dossier. Et les législations sont passées entre les Houses, c'est encore encore indiqué dans le français. Les Houses, c'est encore un peu plus de 100 ans. Mais l'entente cordiale a commencé relativement à 120 ans. Since then, les États-Unis ont eu un grand et deep partnership, travaillant ensemble sur la sécurité et la sécurité européenne. Avec les relations de la paix, nous avons coopéré sur la défense dans le passé. Du côte à côte, lors de la Première Guerre mondiale,
dans chaque ville, dans chaque village, il y a des monuments aux morts qui rappellent ceux qui sont allés se battre et qui ne sont jamais revenus. Ça va si je parle comme ça, non ? Ah, j'ai plus de son.
Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remercie. a reçu la France, la national ordre, la Légion d'Honneur, pour leur part en la libération de France. En ce mois, les 80 anniversaires de la victoire en Europe et de la victoire en Japan, nous allons remercier. Notre défense et coopération continue et est plus vital que jamais. Les 50 des Canadiens, les 50 ans, l'Université d'America et France ont fait un long-termheur d'affaires d'affaires en sécurité. Les 80 ans, l'Université d'Université d'Amérique et de l'Université d'Université d'Albert, et l'Université d'Allemagne Faites à l'Université d'Archeve. L'Université d'Université d'Albert de ouvrir le 1er honn.
On a reçu la première part en Europe et a reçu la préférence d'exploitation. Sous-titrage Société Radio-Canada, c'est encore plus encore de сказала. As Europe continue to be under threat once more, je salute votre efforts, à travailler avec notre pays pour construire une coalition de willing, ready to play leur part en assurant l'Ukraine's future sécurité. Défense remains un key consideration, mais nos ties ne sont pas juste défendre-related, mais aussi parlementaire. En March 1939, le premier-même foreign dignité à l'adresse both houses était le président français Albert LeBaron. Il a commencé une longue tradition
d'engagement entre la France et le Royaume-Uni au niveau politique. Et en effet, il y a seulement quelques semaines, j'ai accueilli mon homologue, Mme Brown-Pivet, après une longue difficulté avec nos homologues du G7.
il y a plus de 100 ans,
nous avons bâti une union interparlementaire pour promouvoir l'appel à la démocratie pour tout le monde par le biais de la démocratie parlementaire. Et bien sûr, il y a aussi nos liens liés avec le sport, car je suis un grand fan de sport, M. le Président. Lorsque l'on pense au sport français, on pense au cyclisme ici, mais il y a aussi l'escrime, le football. Et il y a de très bons sportifs français, notamment dans le rugby. Et je voudrais aussi vous féliciter pour le football, pour votre rugby, et vos joueurs passionnés. D'ailleurs, en 1934, Jean Gallet
est venu au Yorkshire
avec l'équipe de rugby
et est venu jouer
dans mon propre comté. Et après cette victoire, la Ligue française de rugby a été formée en 1934. Et après de nombreuses tribulations, elle a réussi à s'imposer en France. et après la guerre,
la France est devenue
l'un des grands, l'une des grandes équipes de rugby. Et la France a été l'un des moteurs aussi de l'établissement de la Coupe du monde du rugby.
Et cette ligue de rugby
française aujourd'hui a rencontré beaucoup de succès. Et il y a aussi les Dragons Catalans qui sont venus nous rejoindre et qui ont gagné la Rugby League
en battant d'ailleurs
ma propre équipe avec le score de 20 à 14 devant 20 000 personnes à Wembley. Et comme on dit en France, c'est la vie.
Mais il y a aussi l'ingénierie qui relie nos pays.
Nous savons tous qu'il y a 30 ans, il y a le tunnel sous la manche qui a relié nos deux pays pour toujours. Nous avons aussi des liens énergétiques avec des interconnecteurs électriques et un grand partenariat industriel, par exemple Airbus. Nous sommes vraiment liés l'un à l'autre. Et donc, M. le Président, je vous accueille ici du fond du cœur et j'espère que la coopération entre nos deux pays se poursuivra. M. le Président, s'il vous plaît, venez me rejoindre.
M. le Premier ministre,
Madame, Honorable ministre, M. le Président, M. le Lord Speaker, Honorable membre du Parlement, membres de la House of Lords, Mesdames et Messieurs,
j'aimerais premièrement
vous remercier, M. le Président de l'Assemblée,
pour votre accueil
au nom de ma femme Brigitte, moi-même et ma délégation. Merci du fond du cœur.
C'est un grand honneur de m'exprimer
devant les deux chambres du Parlement anglais, à la fois la Chambre des députés et la Chambre des Lords, qui est un lieu historique où l'histoire, d'ailleurs, continue de se faire.
Un lieu où la démocratie moderne
se base sur la représentation démocratique et où la démocratie, d'ailleurs, est liée. Votre peuple nous a inspirés
et notamment a inspirés
mes compatriotes. Et nous vous regardons avec respect et avec admiration. En France, Montesquieu, Rousseau se sont inspirés des travaux de Locke de telle mesure que les lettres philosophiques de Rousseau, auxquelles je fais souvent référence, comme les lettres aux Anglais, dans mon pays. Mais ne me méprenez pas.
Je ne vais pas jusqu'à dire
que l'Angleterre a donné naissance à la Révolution française. Toutefois, je dois avouer que nous aimons la monarchie, mais surtout quand ce n'est pas chez nous. Et je crois profondément que depuis la Magna Carta jusqu'à la déclaration d'indépendance des Etats-Unis en 1776, puis la déclaration des droits de l'homme et du citoyen en France en 1789, le même chemin s'est tracé vers l'ordre démocratique et l'État de droit.
Et tant de fois,
ce chemin a été tracé par la France, par exemple dans les Ardennes, dans les Vosges, en luttant contre les forces allemandes, par exemple, de 1914 à 1918. Tant de fois, nous nous sommes éloignés de ce chemin. Il a fallu reconquérir les côtes normandes comme nos ancêtres, centimètre par centimètre. Et il y a eu aussi le débarquement de 1944. Et j'aimerais remercier le Premier ministre Starmer ici pour avoir assisté aux célémonies du 8 novembre de l'année dernière pour honorer nos soldats morts au combat, qui était le Premier ministre anglais qui a passé l'armistique à Paris en 80 ans. Merci beaucoup.
Le peuple français n'oubliera
jamais les sacrifices réalisés par le peuple britannique pour protéger l'Europe et le monde lors des deux guerres mondiales.
et pour faire respecter
avec une détermination la promesse de notre entente cordiale.
Nous n'oublierons jamais le soutien aussi
de vos ancêtres aux forces françaises dans leur combat contre la barbarie des nazis.
Et Winston Churchill
était l'un des visionnaires
qui a su voir
l'intérêt d'une alliance transatlantique force et une alliance dans laquelle nous croyons profondément encore aujourd'hui. Il a transmis cette vision d'un ordre mondial qui est basé sur la loi, la justice et le respect pour l'intégrité territoriale.
Un ordre qui aujourd'hui
est attaqué tous les jours. Comme nous le voyons, il y a des attaques de direction sur nos démocraties. Il y a le retour aussi de la guerre sur notre continent, la résurgence de l'impérialisme
et des pouvoirs
qui déstabilisent le monde et qui ne respectent pas les droits internationaux et qui essayent de déstabiliser le monde à leur avantage. Monsieur le Président, vous et vos prédécesseurs
sont devenus célèbres,
je dois dire, même en France
par la manière
avec laquelle vous avez restauré l'ordre dans vos cours avec votre manière de dire toujours ordre, ordre pour appeler les gens à l'ordre. Et aujourd'hui, nous voulons aussi dire ordre avec vous pour mettre un peu d'ordre justement dans le monde.
En tant que membres permanents
du Conseil de sécurité des Nations Unies, nous sommes pleinement engagés en faveur du multilatéralisme et la France et le Royaume-Uni doivent une fois encore montrer au monde que notre alliance
peut faire
toute la différence.
Cela est clair
et nous devons travailler ensemble
pour défendre
un multilatéralisme efficace
mais aussi
pour protéger l'ordre international tel que nous l'avons forgé après la Deuxième Guerre mondiale.
Et premièrement, dans notre soutien à l'Ukraine qui a été attaqué illégalement et où nous nous sommes
coordonnés avec les États-Unis pour créer les conditions nécessaires pour une paix durable et robuste. Je veux vraiment féliciter votre pays
dès le premier jour
et même avant le premier jour. Vous avez fait partie des alliés
les plus étroits,
les plus solides de l'Ukraine. vous avez formé leur armée, vous êtes là depuis le premier jour à protéger le président Zelensky, son gouvernement
et à permettre
aux forces simplement de résister comme vous l'avez fait il y a déjà des décennies avec mon pays.
et ensemble
nous avons travaillé dur ces dernières années pour résister auprès du peuple ukrainien, pour les aider eux-mêmes à résister. Nous avions... C'était le bon choix à l'époque et c'est toujours le bon choix. Et comme les forces de Poutine avancent encore aujourd'hui en Ukraine, c'est une menace qui pèse sur nous tous et nous n'accepterons jamais que ce soit la loi du plus fort. Et je veux dire clairement que nous sommes là ensemble avec vous, M. le Premier ministre. Et bien ensemble nous avons lancé en février cette coalition que vous venez de mentionner, cette coalition des volontaires
qui signale
que les Européens n'abandonneront jamais l'Ukraine. Jamais.
Et quelles que soient
les décisions qui seront prises ailleurs, nous nous battrons jusqu'à la dernière minute pour nous assurer qu'il y aura un cessez-le-feu et commencer des négociations pour bâtir cette paix robuste et durable. Car c'est aussi notre sécurité et ce sont aussi nos principes qui nous unissent et c'est ce qui est en jeu en Ukraine. C'est la possibilité de cette Europe en paix. Notre génération a profité de cette paix et c'est cela qui est en jeu en Ukraine et rien de moins. Et ensemble, nous allons poursuivre ces efforts.
nous avons aussi résisté ensemble
pour demander un arrêt des hostilités et une paix au Moyen-Orient
depuis que
la spirale de la violence a été lancée après les attaques du 7 octobre 2023 par le Hamas. Ensemble, nous lançons un appel pour la libération de tous les otages. Ensemble,
nous appelons aussi
un cessez-le-feu à Gaza.
c'est une question d'urgence
absolue de mettre fin à la souffrance des otages et des Gazaouis.
Une guerre sans fin
et sans stratégie, sans objectif pose une menace immense à la région et à notre sécurité collective. Aujourd'hui,
la démonisation a lieu
et ne peut jamais être justifiée. ensemble,
nous sommes conscients
que trouver une issue politique est cruciale et je crois qu'à l'avenir, une solution à deux États sera la base de l'architecture de la sécurité et cela permettra à Israël de vivre en paix et en sécurité à côté de ses voisins. Mais je dois le dire clairement, appeler aujourd'hui à un cessez-le-feu
à Gaza
sans aucune condition. c'est simplement dire au reste du monde que pour nous, en tant qu'Européens, il n'y a pas de double standard. Et comme nous sommes attachés à la vie humaine mais aussi à l'intégrité territoriale, nous souhaitons se cesser le feu tout simplement.
Aujourd'hui, travailler ensemble
pour reconnaître l'État de Palestine et pour mettre en place ce dynamisme politique, je pense que c'est le seul moyen d'avancer vers la paix.
Car depuis les accords
d'Oslo en 1993, avec le problème de Gaza mais aussi avec la césure d'un nazi attaqué tous les jours, eh bien la perspective de l'État palestinien n'a jamais été mise en danger comme c'est le cas encore aujourd'hui. Et donc l'objectif de cette reconnaissance
n'est pas simplement
pour remplir notre devoir, c'est aussi un moyen de rouvrir, de redonner une perspective politique et de refuser une réponse, un non qui serait simplement basé sur la sécurité. Et c'est pourquoi la solution à deux États et la reconnaissance de l'État de Palestine
est pour moi
le seul moyen de bâtir la paix et la stabilité pour tous dans l'ensemble de la région.
Cette approche s'aligne
sur notre refus commun de tolérer les menaces posées par l'Iran
qui pourrait avoir
des armes nucléaires. Car nous savons si bien quelles sont les limitations des solutions basées sur la force et la tentation de vouloir apporter un changement de régime. Et la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne en coordination avec toutes les parties prenantes ont le devoir d'imposer des négociations strictes qui garantiront un suivi international du programme nucléaire de l'Iran sur le long terme de manière à préserver le cadre de non-prolifération nucléaire dans le monde comme base de la sécurité collective.
Et c'est avec
cette même cohérence et cette même fermeté que nous devons agir pour défendre l'ordre mondial. En Afrique,
nos deux pays ont un passé
particulier qui nous permet aujourd'hui d'envoyer un message de conciliation et de refuser de l'influence des étrangers et de respect de la souveraineté territoriale et économique. Dans l'Indo-Pacifique, notre histoire
nous donne
aujourd'hui cette position de surveillance de la navigation et de faire respecter le droit international.
L'alliance
donc entre la France et le Royaume-Uni n'a jamais failli malgré tous ces défis. Elle ne fait que devenir plus forte. Et ces dernières années, d'ailleurs, cette alliance s'est vraiment renforcée. En matière de défense et de sécurité, le traité de Lancaster-Hars a montré que nous sommes disposés à coopérer sur tous les sujets les plus épineux liés à notre souveraineté, notre sécurité.
Et nous avons
continué notre entente cordiale. Nous y sommes certains l'ont appelé une entente frugale. et cela fait 15 ans que nous continuons donc à poursuivre nos efforts. À ce sommet bilatéral, aujourd'hui, nous allons commencer une nouvelle étape qui va encore renforcer cette coopération. Et les deux pays qui sont les deux États européens qui ont l'arme nucléaire et qui représentent 40 % du budget militaire européen
vont assumer
la responsabilité de la sécurité européenne. d'autant qu'il y a de plus de menaces aujourd'hui avec de nouvelles puissances nucléaires, de nouvelles alliances et les retours de grands conflits sur notre continent. C'est pourquoi
aujourd'hui, notre sommet
est si important et que l'annonce
que je vais faire
est historique. Les capacités identifiées il y a 15 ans à Lancaster Haas doivent être augmentées dramatiquement en proportion aux menaces. Notre coopération industrielle doit aussi avancer au niveau supérieur et notre relation avec l'Europe doit changer, même dans le domaine de la souveraineté. Il y a une attente en Europe et face à nos voisins révisionnistes, nos deux pays doivent assumer une responsabilité spéciale en matière de sécurité pour notre continent. Et il est temps d'articuler cette volonté de sécurité et pour paraphraser
ce qui a déjà été dit
pour nous assurer
que nos deux pays
vont sauver l'Europe aussi par leur exemple et par leur solidarité. Mais je vous donnerai davantage de détails sur ce sujet jeudi lors de notre sommet. Mais en tout cas, il faut vraiment s'engager pour atteindre 3,5% de défense, de dépense de dépense pour les années à venir. Et ce n'est pas simplement dépenser de l'argent, mais c'est vraiment augmenter notre coopération ensemble. C'est aussi réduire notre dépendance
et bâtir
un pilier européen plus solide dans l'OTAN. Nous devons travailler ensemble pour coopérer comme nous l'avons fait il y a déjà quelques années au Sahel.
Nous devons coopérer pour bâtir un nouveau programme de commande
pour accroître la coopération entre nos industries.
et pour avoir
une Europe de la défense qui va plus indépendance et plus solide. Deuxièmement, en ce qui concerne le climat et la biodiversité, ensemble nous sommes engagés en faveur de la planète face à une nouvelle vague réactionnaire dans le monde. Nous défendons aussi la mise en oeuvre de nos ambitions climatiques, par exemple en éliminant les carburants fossiles en défendant les forêts
avec une coalition
que nous allons créer pour la prochaine COP30 à Belém. Nous travaillons ensemble à la ratification d'un nouveau programme pour la protection des océans en mobilisant différents secteurs d'activité en réformant le système d'aide publique au développement de manière à mieux respecter les personnes et la planète là où nous travaillons. Et nous travaillons très activement, main dans la main sur la question de la biodiversité et des crédits
de biodiversité.
Le rapport que nous avons commandé ensemble, un rapport franco-britannique lors de la visite du roi Charles en France, c'est excellent et nous allons d'ailleurs l'approuver et le mettre en oeuvre. Et nous allons continuer de travailler ensemble pour faire avancer ce travail. Maintenant, ce qui concerne la migration, et je crois qu'ici, dans votre pays, vous attendez de savoir ce que j'ai à dire ici.
il y a bien sûr
le désir d'aller chercher une meilleure vie ailleurs est légitime, mais nous ne pouvons pas pour autant accepter qu'il y a des réseaux criminels qui exploitent ces migrants avec si peu de respect pour la vie humaine. La France et le Royaume-Uni ont une responsabilité commune pour traiter
la migration
avec humanité, solidarité et fermeté. Les décisions que nous prendrons lors de notre sommet bilatéral répondront à nos besoins de coopération
et nous devons
atteindre des résultats tangibles sur ce sujet. Nous avons demandé nos deux ministères de travailler ensemble, nos deux ministères de l'intérieur, et je salue d'ailleurs la coordination étroite, mais notre objectif clairement,
c'est d'atteindre
encore la meilleure coopération qui n'a jamais entre nos deux pays pour vraiment résoudre ce problème aujourd'hui qui pèse si lourd pour nos deux pays. Mais je vous rappellerai aussi
qu'alors que nous faisons ces efforts bilatéraux
et que nous accélérons notre coopération,
qu'un tiers des personnes
qui rentrent dans la zone Schengen légalement essayent de traverser la Manche. Et nous ne trouverons qu'une solution durable et efficace uniquement s'il y a aussi une action au niveau européen et s'il y a une coopération entre les pays, notamment les premiers des premiers arrivés sur le sol européen. En travaillant aussi avec les pays de départ et de transit, en essayant de limiter les routes de migration et en résolvant les autres facteurs également. Mais soyons clairs, nous allons trouver des résultats, atteindre des résultats ensemble car c'est une question qui accable nos deux pays. Maintenant, l'économie. Nos échanges commerciaux ont été ravivés
et ils sont revenus
au niveau pré-Brexit. Les 3 500 entreprises françaises qui sont présentes au Royaume-Uni sont le deuxième employeur étranger dans votre pays et vice-versa. Et nous voulons faire plus. Nous allons multiplier nos efforts lors de notre sommet, nous allons apporter plus d'investissements, notamment des investissements stratégiques dans les domaines de l'espace et de l'énergie où notre coopération date depuis longtemps
et nous voulons
ouvrir encore une nouvelle ère. Depuis la dernière fois qu'un président français s'est exprimé devant vous en 2008, le monde a changé.
Premièrement,
bien sûr, car le peuple britannique souverain a choisi de quitter l'Union européenne en 2016, une décision que nous respectons, même si nous la trouvons particulièrement regrettable.
je suis conscient
que je suis le premier chef d'État européen
à réaliser une visite
d'État depuis que le Royaume-Uni a quitté l'Union européenne
et je m'en compte
de l'importance de ce moment aujourd'hui. Il nous a fallu quelques années
pour y parvenir,
mais nous avons maintenant bâti de nouvelles bases pour notre relation avec des accords de coopération, de commerce qui ont été renforcés par le cadre de Windsor et certains d'entre nous d'ailleurs ont travaillé dur sur ces textes. Moi, j'en ai de très bons souvenirs.
Je soutiens les efforts
du Premier ministre Starmer pour garantir la conformité avec les accords qui ont été conclus et renforcer ce cadre par le biais d'une coopération ciblée dans notre intérêt commun. J'accueille aussi favorablement que le 19 mai, nous avons pu définir une feuille de route pragmatique entre l'Union européenne et le Royaume-Uni sur la défense, l'énergie, le climat et d'autres questions.
Mais alors que quitter
l'Union européenne n'a pas signifié que le Royaume-Uni a quitté l'Europe, et bien répondre à tous les défis de l'Europe ne doit pas se limiter à l'Union européenne uniquement.
Ce qui est en jeu
aujourd'hui en Europe,
c'est notre capacité à assumer
toutes nos responsabilités pour garantir la sécurité de notre continent.
Et ce qui est en jeu
aussi aujourd'hui en Europe,
c'est notre capacité
d'investir dans des technologies clés pour l'avenir, l'intelligence artificielle, les technologies quantiques, l'aérospatiale, les sources décarbonisées et d'autres types d'énergie encore pour éviter les dépendances stratégiques et le désengagement qui posera des risques pour nous et notamment le risque d'une mort lente. Car en effet,
nous devons limiter les risques
dans notre économie et dans nos sociétés. Premièrement,
le risque
de manque d'innovation que nous avons d'ailleurs connu ces dernières décennies si nous comparons nos pays aux États-Unis. Mais nous devons aussi limiter les risques pour nos propres pays.
Par exemple, nous avons
cette dépendance excessive vers les États-Unis et la Chine. Même si ce ne sont pas deux pays égaux pour nous, nous avons une forte alliance d'un côté et parfois nous allons un partenaire qui peut aussi poser des défis qui est la Chine. Mais en tout cas, soyons réalistes. Si les Européens,
si le Royaume-Uni
et la France ne travaillent pas ensemble
de manière à bâtir des chaînes
logistiques solides et de manière de réduire nos dépendances dans ces domaines critiques que je viens de mentionner, si nous dépendons toujours à la fois des États-Unis et de la Chine, je crois que nous voyons clairement quel sera notre avenir et l'avenir de nos enfants. D'un côté, des surcapacités et des subventions excessives qui sont des menaces vis-à-vis des échanges commerciaux justes. et cela crée de nouvelles dépendances commerciales. Et d'un autre côté, ça peut être une guerre commerciale qui est aussi une décision explicite, c'est-à-dire de ne plus respecter l'OMC. Et ce doux commerce que nous aimions tant jusqu'à aujourd'hui.
Nous n'avons donc pas d'autre choix si nous voulons être lucides, si nous voulons bâtir un avenir durable pour nos enfants. Nous devons réduire les risques qui sont posés à nos économies, à nos sociétés et de ces deux types de dépendance. Nous voulons un monde ouvert, bien sûr, nous voulons coopérer, mais nous ne voulons pas dépendre des autres. Et dès qu'il y a une dépendance, dès que nous ne sommes pas capables de décider pour nous-mêmes ou de ne pas être d'accord, c'est le début de notre problème. Nous avons un problème. Et c'est pour ça que nous devons travailler dur ensemble
sur ces domaines
technologiques et économiques de manière à renforcer nos chaînes de valeurs ensemble et réduire notre dépendance. Mais ce qui est en jeu aussi en Europe aujourd'hui, c'est la défense du modèle démocratique. Alors qu'il y a des interférences étrangères, la domination des esprits par l'addiction des réseaux sociaux est de mauvaise influence.
C'est le même défi
que nous voyons aussi à l'ère numérique en général avec des restrictions en ligne. Nous devons la protection des enfants contre les réseaux sociaux et les écrans
qui était d'ailleurs
brutalement mise en lumière par la série britannique Adolescence. il y a juste quelques mois. Et c'est un autre type de risque d'être vulnérable face à des algorithmes qui sont conçus aux Etats-Unis, être vulnérable face à des algorithmes qui sont conçus en Chine avec des réseaux sociaux qui ne sont même pas permis que les adolescents chinois ne peuvent même pas regarder. Et cela, c'est intolérable et cela nous laisse ouverts à des interférences de la Russie et d'autres endroits. Et la force de nos démocraties dépend de notre capacité
à créer de nouvelles
réglementations de manière à mieux protéger nos enfants et notre démocratie et nos débats démocratiques, notre relation avec la science et la vérité.
Sinon, notre avenir
sera décidé par les autres personnes, par ceux qui construisent ces algorithmes.
Nos deux pays
sont parmi les plus anciennes nations souveraines d'Europe et la souveraineté veut dire beaucoup de choses pour nous. Et tout ce que je viens de vous dire est allié à la souveraineté décidée pour nous-mêmes, choisir nos technologies, notre économie, notre diplomatie et décider des contenus que nous voulons partager, les idées que nous voulons partager et les controverses que nous voulons partager aussi.
Et le Royaume-Uni,
même s'il ne fait pas partie de l'UE, ne doit pas rester sur le côté. Car la défense et la sécurité, la compétitivité, la démocratie, qui est vraiment le cœur de notre identité, c'est quelque chose qui nous connecte à travers toute l'Europe, dans l'ensemble du continent. Et vous m'avez compris,
ce qui compte,
c'est surtout de ne pas nous éloigner. Et donc, il faut avancer côte à côte sur ces choix stratégiques
qui nous attendent
pour éviter le risque d'effacement, de division, ou d'oubli.
une certaine idée
de l'Europe
doit continuer
de nous connecter encore aujourd'hui.
Et c'est aussi
le sens de la communauté politique européenne qui a montré sa capacité à réunir la famille européenne dans l'ensemble du continent européen pour répondre aux questions liées à la stabilité, la sécurité et la coopération entre les États de manière très concrète.
Et le Royaume-Uni
joue un rôle, son rôle complet ici, comme il l'a déjà démontré il y a un an au sommet de Manheim.
Et je crois que nos deux pays
vont continuer d'être les moteurs du changement,
les moteurs
de cette Europe élargie et de cette convergence.
Nous devons pouvoir compter
sur notre économie, nos relations culturelles, nos relations universitaires pour faire face à tous ces changements. Et j'accueille favorablement tous les accords qui ont été passés entre nos universités, nos recherches d'institutions, nos musées, et qui vont aussi être signées en marge de ces visites et qui participeront à nos programmes respectifs pour réindustrialiser nos pays, pour renforcer notre indépendance stratégique dans des secteurs clés, que ce soit l'intelligence artificielle ou la culture, par exemple. Nos deux pays sont des leaders en Europe
en ce qui concerne
justement l'intelligence artificielle, mais la concurrence des États-Unis et de la Chine est féroce et l'Europe ici doit multiplier ses investissements et c'est pour ça aussi que nous devons travailler ensemble.
Alors que le tunnel
sous la Manche s'est 30 ans cette année, faisons un souhait ici aujourd'hui,
un vœu.
Il ne faut pas que la Manche devienne plus large, au contraire, car même s'il y a 300 000 Français qui vivent
au Royaume-Uni et plus de 150 000
Britanniques qui vivent en France,
il y a eu un déclin
des relations ces dernières années en matière d'école, de recherche universitaire, d'échange scolaire universitaire. Et aujourd'hui, il y a ce risque que nos sociétés s'éloignent et que les jeunes ne se connaissent pas aussi bien qu'ils le faisaient par le passé et que l'on finisse pas être des étrangers
à un moment
où les courants internationaux nous rappellent chaque jour que nous devons lutter pour notre avenir commun. Donc, travaillons ensemble de manière à faciliter l'échange des étudiants, de chercheurs, d'intellectuels, d'artistes.
Cela est très important.
Permettons à nos enfants d'avoir les mêmes opportunités que ceux des périodes passées.
chers membres du Parlement,
chers lords, demain, au British Museum, nous allons annoncer officiellement un échange historique. Alors que s'approche le millième anniversaire de la naissance de Guillaume le Conquérant, la France
prêtera au Royaume-Uni
la tapisserie de Bayeux.
Je dois dire
que ce projet a fallu plus d'années pour mettre en place ce projet que le Brexit lui-même, car nous l'avons lancé
avec Theresa May
lors d'un sommet il y a déjà plusieurs années. Mais bon, nous y sommes finalement arrivés. cette tapisserie va être
exhibée à Londres
alors que les musées de Rouen et de Caen vont recevoir aussi des trésors britanniques
en prêt.
Et je crois que ces échanges de prêt
de trésors nationaux fascinants seront particulièrement positifs
pour notre futur en ce qui concerne la culture. Et je crois que cet échange qui aura lieu entre l'été 26 et l'été 2026, je crois qu'il sera le début de cette nouvelle ère d'échange, de cette réouverture de ces alliances mutuelles. L'époque de Guillaume le Conquérant est finie, tant mieux. Et les règles de la cavalerie aussi. Notre entente cordiale qui a été signée il y a 126 ans
a permis à nos pays
de rapprocher ses avenirs pour protéger les équilibres stratégiques européens et de mettre en place une époque de coopération qui a remplacé nos champs de bataille par des terrains de foot
et de rugby.
À l'invitation de Sa Majesté le Roi Charles III
que je remercie profondément
pour son hospitalité
et sa relation
très spéciale et de très longue date avec mon pays, eh bien je suis venu ici
pour renouveler
le message d'amitié et de fraternité du peuple français. Oui,
enfin nous nous réunissons
de nouveau
et nous devons
nous assurer que nous nous rencontrerons encore pendant de nombreuses années et décennies car nous sommes reliés par notre géographie, par notre passé mais nous sommes aussi reliés par notre avenir commun.
Et le seul moyen
de surmonter les défis qui nous accablent, les défis de notre époque,
sera d'avancer
ensemble, main dans la main et pour le contre-épaule car c'est notre destinée
commune. Longue vie à l'amitié
de la France et du Royaume-Uni et vive le Royaume-Uni et vive la France.
Président Macron, Mme Macron, Prime Minister, mes lords, mesdames et messieurs, mesdames et messieurs, d'abord, Monsieur le Président, merci.
Merci pour votre discours qui a permis à la fois de réfléchir à la profondeur de notre amitié et aussi d'envisager de manière inspirante la manière dont cette amitié pourra se développer dans les années à venir. Vous êtes le huitième président de la République française à vous adresser aux deux chambres du Parlement ici à Westminster. Un record inégal par aucun nôtre et qui témoigne de la force, de la stabilité et de la proximité des liens qui nous unissent. Votre présence ici fait suite à la visite d'État de Sa Majesté le Roi en France au cours de laquelle il a déclaré au Sénat à Paris que le Royaume-Uni serait toujours l'un des plus proches alliés et des meilleurs amis de votre pays.
Une déclaration que j'approuve sans réserve. Monsieur le Président, les vies de nos deux nations sont étroitement liées à bien des aigüeurs. Nous avons des liens profonds à travers le commerce, la science, l'éducation, l'art et, comme vous dites, le grand nombre de nos concitoyens qui visitent et vivent dans nos pays respectifs. Et je suis fière que les amateurs d'art français affluent actuellement par milliers chaque jour à Paris pour voir l'exposition de l'un des plus grands artistes britanniques, David Ockney.
Et, Monsieur le Président, je suis ravi aussi que les terrains de foot britanniques aient été honorés au fil des ans par le talent de stars français tels que Thierry Henry, Eric Cantona, David Ginola et Ibrahima Conaté. Et en parlant de foot, Monsieur le Président, en tant que Français fiers de l'être, vous avez dû vous réjouir de la victoire éclatante du Paris Saint-Germain en Ligue des champions de l'UEFA. Cependant, en tant que fervent supporter de l'Olympique de Marseille, vous avez peut-être eu un peu de mal à vous joindre aux célébrations avec enthousiasme.
J'ai été honorée d'être chaleureusement accueillie au Sénat lors de ma visite à Paris au mois de mars et j'espère bientôt saluer le Président du Sénat, Gérard Larcher, lors d'une nouvelle visite à la Chambre des Lords. Et pendant mon séjour à Paris, j'ai eu privilège d'être invitée à visiter la cathédrale de Notre-Dame et d'assister à son extraordinaire renaissance après l'incendie dévastateur de 2019. Monsieur le Président, nous reconnaissons en Grande-Bretagne que ce projet époustouflant a été mené par les plus hautes instances de l'État français.
Des artisans du plus haut talent combinant des techniques contemporaines et le savoir-faire traditionnel à grande échelle ont concrétisé la vision et le calendrier que vous avez personnellement fixé, Monsieur le Président. Nous, ici présents, saluons votre réussite. Monsieur le Président, je suis sûre que vous ne pouvez pas manquer de remarquer que certaines des peintures exposées ici dans la Galerie Royale témoignent d'une histoire commune qui n'a pas qui n'a pas été sans un certain nombre de ce que l'on pourrait appeler des contretemps. Mais les différences et les divisions que ces tableaux témoignent appartiennent à un passé lointain est profond.
L'entente cordiale conclue en 1904 a été le fondement d'une alliance qui n'a cessé de se renforcer au cours des 120 dernières années. Aujourd'hui, le Royaume-Uni et la France font front commun pour relever les défis de notre époque qu'il s'agisse de notre soutien à l'Ukraine, comme vous l'avez décrit d'une façon si élégante, notre défense de la liberté et de la démocratie ou de notre détermination commune à lutter contre le changement climatique. Lorsque le président Charles de Gaulle s'est adressé aux deux chambres du Parlement à Westminster en 1960, il a déclaré que la France se sentait aux côtés de la Grande-Bretagne.
65 ans plus tard, je prendrai les mots mêmes de de Gaulle dans leur version originale française pour vous assurer que nos deux pays frères sont côte à côte et nous sommes toujours côte à côte et en tant qu'Écossais, permettez-moi de dire que l'amitié entre la France et ma partie du Royaume-Uni en fait est encore un peu plus ancienne et d'ailleurs 730 ans de plus, l'ancienne alliance entre le King John Balliol et Philippe IV en 1995, cela a été salué par de Gaulle comme la plus longue alliance de l'histoire. En honneur de cette ancienne alliance, je vous offre quelques mots de bonne volonté du poète national écossais Robert Burns.
Ils sont connus de tous les Écossais, mais je crois savoir qu'ils sont aussi également chantés en France dans cette traduction « Buvons ensemble à l'amitié et au jour du temps passé ». Alors, ils répètent en anglais « We'll take a cup of kindness yet to old lang syne ». Monsieur le Président, dans cet esprit, qui sait, peut-être chanterons-nous cela ensemble lors du banquet officiel de ce soir. En tant que fier Écossais, je suis certain que notre ancienne alliance continuera à prospérer. En tant que membre du Parlement britannique, je suis convaincue que notre étroite amitié perdurera et se renforcera.
En vous remerciant au nom du Parlement pour votre discours d'aujourd'hui, je ne peux que reprendre les mots que vous avez adressés à notre roi lors de sa visite à Paris, lorsque vous lui avez dit que nos deux peuples frères sont unis dans une alliance indéfectible. Permettez-moi donc de conclure en disant, au nom de mes collègues, vive la France. Je n'ai pas encore fini. Vive le Royaume-Uni et vive l'amitié franco-britannique. Merci.
...du sujet, nous ne pouvons que regretter que trop souvent, ce débat soit accaparé par ceux qui ne savent qu'opposer agriculture et environnement, environnement et agriculture. Je ne serai de personne que de faire cela tant nous avons besoin sur ce sujet comme tant d'autres de réconciliation. c'est pourquoi je voudrais tout d'abord saluer tous ceux qui, dans cet hémicycle, ont choisi de faire le pari du dialogue, du compromis. Il est sans doute plus exigeant, moins confortable, mais c'est à ce prix seulement que l'on sort des postures pour arriver aux solutions. Dans cet esprit, je voudrais notamment remercier mes collègues Marc Fénaud et Julien Dive, le rapporteur.
Ils ont permis, avec d'autres, que l'Assemblée nationale privée de débats à cause de l'obstruction d'une partie de la gauche puisse faire valoir ses positions. Les négociations en CMP sont parvenues à leur terme et nous avons désormais un texte qui a beaucoup évolué depuis sa version initiale et des équilibres qui ont permis de faire valoir le travail mené ici en commission. Mes chers collègues, c'est à l'Assemblée nationale que nous avons voté des mesures permettant de garantir l'indépendance de l'ANSES et c'est essentiel que ce soit la science et la science seulement qui éclaire les décisions publiques.
C'est aussi l'Assemblée nationale qui a fait en sorte que nous interdisions à compter de 2026 la production, le stockage et la circulation de substances actives interdites en Europe. Pour être clair, la France n'exportera plus de pesticides interdits en Europe et je pense que sur tous ces bancs, nous pourrions reconnaître qu'il s'agit d'une vraie avancée attendue depuis longtemps. C'est encore et toujours l'Assemblée nationale qui a permis de revenir sur la modification de la hiérarchie des usages de l'eau et le risque d'affaiblissement de la protection des zones humides. Il y a la question bien sûr de la dérogation sur l'acétamipride qui soulève des interrogations légitimes.
Mais là encore, il est utile de poser le débat sans dogmatisme et sans injonction. Il faut comprendre le désarroi des agriculteurs français sans solution face à leurs concurrents européens qui ne se privent pas d'utiliser ce que nous interdisons chez nous et que donc nos consommateurs achètent. Car je le rappelle, c'est sur la base d'une décision politique que cette substance avait été interdite et nous n'en serions pas là si nous avions écouté la science. Devrions-nous fermer nos frontières aux autres pays de l'Union européenne ?
Le groupe Les Démocrates y est fermement opposé car nous sommes conscients de la force de ce marché unique près de 450 millions de citoyens et que notre agriculture a besoin aussi, elle, d'exporter. Devons-nous fermer les yeux sur les impasses réelles que connaissent certaines filières comme la noisette au risque que notre souveraineté alimentaire s'affaisse, que certaines productions disparaissent dans nos territoires ? Dès lors, l'enjeu était de définir une dérogation très strictement encadrée, conditionnée à la recherche d'alternatives, jamais accordées par convenance ou sans délai limité.
Ici encore, c'est le travail de l'Assemblée nationale qui a permis d'y parvenir et je veux aussi saluer l'interdiction de replanter de manière temporaire les plantes millifères obtenues par notre rapporteur. Enfin, mes chers collègues, ce texte présente des avancées pour notre souveraineté alimentaire plus importantes et plus structurantes. Je pense aux mesures ICPE sur l'élevage qui sont essentielles pour faire sortir de terre des projets d'élevage alors que nous ne sommes pas souverains sur certaines filières. C'est sans doute l'un des points majeurs de ce texte. Je pense également aux mesures de stockage sur l'eau que c'est la condition sine qua non pour produire.
Dans un contexte de dérèglement et de réchauffement climatique, il faut repenser les usages de manière partagée. Ne nous y trompons pas, ce texte, malgré les vifs débats qu'il a suscités, est au final ni une caricature qu'on voudrait en faire d'un côté, ni une réponse miracle à toutes les difficultés de notre agriculture. Vous le savez, Madame la Ministre, il y a des enjeux beaucoup plus lourds, beaucoup plus gobelots, globaux et plus stratégiques. Je pense en particulier à la future PAC, à son budget, aux accords commerciaux, tout ce que nous devons mettre en oeuvre pour accompagner nos agriculteurs face aux crises climatiques. Sur ces sujets, notre groupe sera vigilant.
Vous l'aurez compris, pour nos agriculteurs, la majorité des députés du groupe démocrate votera en faveur de ce texte. Je vous remercie.
Merci, Monsieur Martineau. Dernier orateur de la discussion générale, Monsieur Henri Alcandari pour le groupe Horizon et Indépendant.
Madame la Présidente, Madame la Ministre, Monsieur le rapporteur, mes chers collègues. Nous nous apprêtons à nous prononcer sur un texte qui, dès son dépôt, a suscité passion, caricature et contre-vérité. La proposition de loi portée par le sénateur Laurent Duplomb est née d'une conviction simple. Nos agriculteurs méritent mieux que la défiance permanente dont ils sont parfois les cibles. Depuis trop longtemps, nous laissons prospérer l'idée fausse selon laquelle un agriculteur serait par essence un pollueur, un empoisonneur. Cette vision est injuste et dangereuse.
Elle oublie que ce sont nos agriculteurs qui nourrissent la France, qui entretiennent nos paysages, qui façonnent nos campagnes et portent une responsabilité immense dans la souveraineté alimentaire de notre pays. Cette loi, dans sa version issue de commissions mixtes paritaires, a su trouver un équilibre. Oui, le texte initial semblait brutal car il voulait envoyer un signal fort, lever les contraintes parfois absurdes qui découragent celles et ceux qui travaillent la terre. Mais le texte final est, lui, le fruit du dialogue entre l'Assemblée et le Sénat. Factuellement, il confirme l'indépendance de l'ANSES et l'interdiction générale des néonicotinoïdes.
Il ne fait pas de cadeaux aveugles, il permet seulement des dérogations strictement encadrées, temporaires, contrôlées, évitant ainsi les surtranspositions que nous disons tous vouloir combattre. En rien, il n'autorise les pesticides comme on l'entend à tout voir. Il s'agit uniquement de donner aux agriculteurs la possibilité de ne pas perdre des cultures entières face à des menaces imprévues dans un cadre sécurisé et réglementé. De même, sur l'eau, sur l'élevage, sur la lutte biologique, ce TET adapte, clarifie, simplifie, il est compatible avec une agriculture viable et durable. S'agissant précisément de l'eau, il n'y a pas d'agriculture sans eau, il n'y a pas de vie sans eau d'ailleurs.
Le changement climatique impacte déjà durablement l'accès à la ressource et l'augmentation des températures va mécaniquement accroître les besoins pour les cultures comme pour les animaux d'élevage. Il nous faut donc anticiper pour maintenir notre capacité à produire en mobilisant l'ensemble des leviers possibles, amélioration génétique pour les plantes moins consommatrices, efficience des réseaux, réutilisation des eaux usées traités, évolution des pratiques culturelles et stockage.
L'article 5 de cette PPL prévoit la reconnaissance de l'intérêt général majeur des projets de stockage d'eau dans les eaux en déficit hydrique afin de sécuriser notre potentiel agricole tout en préservant la ressource et en garantissant son juste partage. Cette présomption d'intérêt général majeur est ciblée. Elle concerne uniquement des zones identifiées comme déficitaires et s'inscrit dans le respect strict du droit européen et de la juridiction de la Cour de justice de l'Union européenne. C'est une garantie que l'exception ne devienne pas la règle. Ainsi, le texte encadre ses projets.
Ils doivent répondre à un enjeu réel de stress hydrique pour l'agriculture, être décidés localement dans un cadre concerté et garantir un usage efficient de l'eau. C'est la logique même de la gestion de l'eau en France, concertation, équilibre, sobriété. Nous affirmons clairement notre volonté. de faire confiance.
C'est moi,
je prolongeais le débat avec la présidente. Ce sont des amendements rédactionnels, donc un amendement à l'article 1er, à l'alinéa 34, article purement rédactionnel qui ne modifiait en rien le fond.
Pour l'avis de la commission, monsieur le rapporteur, exprimé 539, majorité 270, 223, l'Assemblée nationale a...
qui ne modifiait en rien, qui ne modifiait en rien, qui ne modifiait en rien, qui ne modifiait en rien. Sous-titrage Société Radio-Canada
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