La Russie est devenue une "puissance du désordre" mondial, estime Emmanuel Macron
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Emmanuel MacronFait
« c'est une agression privée de toute justification et que je qualifierai comme je l'ai fait la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies il y a quelques mois de Néo colonial et d'impérialiste »
- 15:00Emmanuel MacronChiffre
« la France prend sa part après une revue nationale stratégique que j'ai présentée en novembre dernier gouvernement vient de soumettre à la représentation nationale un projet de loi de programmation militaire qui portera notre budget sur la période 2024-2030 à 400 milliards d'euros soit 100 milliards d'euros de plus que sur la période précédente »
- 20:00Emmanuel MacronPromesse
« l'Europe doit prendre sa place à la table des futurs négociations sur ce type d'instrument »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
vous avez la parole monsieur le président Mesdames et Messieurs les chefs d'État de gouvernement mesdames et messieurs les ministres Mesdames et Messieurs les directrices directeurs généraux d'organisation internationales Monsieur le Secrétaire général mesdames et messieurs vos grades et qualités parce que je ne reconnaîtrais pas tout le monde ni dans la salle ni dans les escaliers je sais qu'il y a aussi beaucoup de parlementaires de chefs d'entreprise merci d'être là cher Christopher monsieur le Président de la Conférence chers amis je suis heureux de pouvoir vous retrouver aujourd'hui dans ce lieu où depuis presque 60 ans s'anime de nombreux débats qui structure notre monde et nourrissent le champ de réflexion de la communauté transatlantique mais aujourd'hui comme venant de le voir avec le président zellinski et le chancelier Scholtz qui m'ont précédé dont je salue les interventions à l'instant l'heure est évidemment à la gravité dans quelques jours il se sera écoulé un an depuis le lancement de la catastrophique guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine et même si ça n'est pas l'heure des conclusions c'est déjà celle d'un bilan et je le crois de quelques perspectives communes que nous pouvons nous donner alors je vais donc concentrer mon propos sur évidemment la guerre lancée par la Russie en Ukraine mais je veux dire ici que nous n'en oublions pas pour autant les guerres dans le Caucase au proche Moyen-Orient en Afrique la lutte contre le terrorisme les questions de sécurité nucléaires qui sont aussi posées dans d'autres régions etc etc mais c'est bien de l'Ukraine dont nous allons parler aujourd'hui alors un an après le bilan est considérable d'un conflit catastrophique et injustifié et je voudrais ici au fond insister sur un point c'est que cette guerre contrairement à ce que je lis trop souvent n'est pas simplement la guerre des européennes et des Européens elle touche la planète entière d'abord parce que c'est une agression privée de toute justification et que je qualifierai comme je l'ai fait la tribune de l'Assemblée générale des Nations unies il y a quelques mois de Néo colonial et d'impérialiste c'est bien cette vision du monde qui domine dans cette agression qui dénit l'identité à un voisin qui considère qu'on peut prendre une part de son territoire voire la totalité de celui-ci sans respect et qui s'arroche une forme de droit de tutelle sur un autre peuple et l'accepter détourner le regard fermez les yeux c'est considérer que le néocolonialisme ou la puissance impériale et légitime ou que ce soit dans le reste du monde la deuxième chose c'est qu'au nom de cette vision du monde ce sont tous les tabous qui ont été brisés pas seulement celui de la violation de la Charte des Nations Unies qui a été assumée par une puissance membre permanent du Conseil de sécurité mais des meurtres des viols des crimes de guerre des destructions systématiques d'infrastructures civiles et donc une systématisation des crimes de guerre contre le peuple ukrainien mais également des menaces nucléaires et je veux ici saluer le travail sans relâche conduit par l'iode depuis le début et son directeur général monsieur grossi en Ukraine d'ailleurs comme en Iran car ce sujet ne quitte pas nos esprits enfin cette agression assure le monde des effets calamiteux dont la Russie porte l'entière responsabilité la crise alimentaire le renchérissement inouïe le prix des matières premières en dépit des mesures de solidarité que nous prenons vis-à-vis des pays les plus vulnérables et je sais que pour certains de nos partenaires dans le monde dit c'est une affaire européenne il y a des torts partagés je veux les inviter à quitter ce relativisme il y a bien un agresseur et un agressé et il y a surtout des principes qui sous-tendent cette agression qui sont clairs et que nous ne pouvons pas laisser gagner si nous souhaitons un ordre international stable et une paix durable le deuxième grande remarque que je souhaitais faire c'est que d'ores et déjà l'agression russe a été consacré couronné si je puis dire par quatre échecs clairs le premier échec c'est celui du terrain l'hypothèse de base c'est que cette agression serait rapide que l'Ukraine ne résisterait pas et que c'était une affaire de quelques jours voire de quelques semaines le courage extraordinaire des armées et du peuple craignant de ces dirigeants toutes ces forces politiques et je salue ici l'ensemble des amis que je retrouve dans cette salle et le président qu'on a vu tout à l'heure derrière l'écran ont déjoué se plant terrible et la résistance acquiesf la reprise du Nord puis ce qui a été fait à Carson à car qui fait dans le temps d'endroits ont marqué un échec du plan militaire russe initial le deuxième échec c'est celui de la mentalité coloniale très clairement il y a eu un discours qui a cherché à au fond crée la confusion entre zone d'influence et zones de coercition et à expliquer qu'il y avait une légitimité à ce conflit ça n'a pas réussi un an après je vais ici dire clairement que notre devoir à tous et de continuer ce travail consistant à expliquer expliciter le fait que la Russie aujourd'hui est une puissance de déséquilibre et de désordre qui passe simplement en Ukraine mais dans le Caucase au proche Moyen-Orient en Afrique par le truchement de Wagner parce que cette guerre a permis aussi d'expliciter ce qui était une ambiguïté voire une hypocrisie qu'on connaissait ces dernières années moi-même il y a un an j'étais en Russie pour essayer de péder la paix président Poutine me disait avec une confiance que je croyais relative mais à laquelle je croyais quand même ces gens de Wagner sont pas à nous ils nous pose aussi des problèmes en Russie ils ont maintenant officialisé le fait que Wagner était un truchement explicite direct diplomatique aux militaire néomafieux de la Russie partout dans le monde et va continuer au fond l'international du crime et du désordre nous l'avons mis en échec de manière relative mais nous devons aller au bout de ce travail le troisième échec de la Russie c'est un échec à lire l'avenir le résultat concret c'est la consolidation de l'Ukraine et de sa force c'est le choix fait par la Finlande et la Suède de rejoindre l'OTAN et je veux dire ici aux dirigeants combien nous sommes à leur côté sur ce chemin c'est également des dépendances internationales accrues un prestige entamé sur tous les plans une méfiance profondément enracinée et une défiance légitime que beaucoup dans la région peuvent avoir comment peut-on croire que les défis du Caucase seront réglés par la Russie et au coloniale que je décris je le dis devant mon ami Premier ministre pachinian aux côtés duquel nous continuons de nous tenir et nous continuerons d'agir et puis quatrième échec qui est sans doute le plus troublant c'est aujourd'hui celui du président Poutine à rendre à la Russie ce qui lui a promis c'est son autorité dans le monde car au fond comment la Russie peut-elle se satisfaire d'être un producteur de matière première plutôt qu'une économie de création peut se satisfaire d'un produit intérieur brut médiocre malgré les atouts d'une puissance mondiale et maintenant d'une suspicion généralisée de tous les voisins alors ils ont dit tout cela je peux vous redire aisément ce que je défendais sur cette même estrade il y a deux ans aucun d'entre nous ne changera la géographie de la Russie elle sera toujours sur le sol européen et aucun d'entre nous ne pourra conjurer ce qui est aujourd'hui une fatalité mais notre dilemme c'est qu'il n'y aura pas de paix durable et complète sur notre continent sans que nous ne sachions embrasser la question russe mais de manière lucide sans aucune complaisance mais c'est une réalité et c'est bien sans cet esprit là qui nous faut continuer d'avancer sans faciliter c'est ce qui a d'ailleurs conduit mon action mes expressions depuis le début de ce conflit et avant pas de faciliter pas de naïveté une vraie détermination la force qu'on nous devons la voir mais aussi le courage du réengagement du dialogue pour trouver des solutions durables mais très clairement aujourd'hui l'heure n'est pas au dialogue parce que nous avons une Russie qui a choisi la guerre qui a choisi d'intensifier la guerre et qui a choisi d'aller jusqu'au crime de guerre et à l'attaque des infrastructures civiles alors la conclusion de court terme que nous devons tirer de ce schéma est simple la Russie ne peut ni ne doit gagner cette guerre et l'agression russe doit échouer parce qu'on ne peut pas accepter la banalisation du recours illégal à la force parce que sinon c'est toute la sécurité européenne mais plus généralement la stabilité mondiale qui serait remise en cause c'est pour cela que nous avons avec nos partenaires européens américains et plusieurs autres depuis le début était aux avant-postes de cette sécurité de ce soutien sanction 10 paquets de sanctions prises par les Européens sur la Russie depuis le début et soutient militaire économique humanitaire à l'égard de l'Ukraine et de son peuple avec des conférences de soutien sur les infras des infrastructures civiles des équipements qui ont été transférés des financements une mobilisation de tout le temps et merci Monsieur le Secrétaire général pour tout le travail fait et la France a privilégié à chaque fois les secteurs de plus fortes valeurs ajoutées compte tenu des attentes ukrainiennes l'artillerie la défense anti-aérienne en particulier avec aussi un programme de formation pour des milliers de soldats et c'est pourquoi dans le même temps nous avons assumé également de renforcer pour ce qui nous concerne en particulier en Roumanie en Estonie et dans le ciel européen notre défense du flanc Est de l'OTAN mais également en renforçant notre présence en Méditerranée ou notre groupe aéronaval participe à la réassurance ça c'est la stratégie assumée dès les premiers jours du conflit parce que se renforcement par exemple sur le sol roumain nous l'avons traduit en acte sur le sol dès la fin du mois de février 2022 et c'est ce que nous allons continuer et renforcer parce qu'au moment où je vous parle ma conviction et que nous devons absolument intensifier notre soutien et notre effort pour aider à la résistance du peuple et de l'armée ukrainienne et leur permettre de mener la contre-offensive qui seule permettra de négociations crédibles aux conditions choisies par l'Ukraine ses autorités et son peuple et donc bien qu'espérance si je puis dire être surpris par la paix nous sommes prêts à intensifier aujourd'hui car les semaines et les mois qui viennent sont décisifs et nous sommes prêts à un conflit prolongé en disant cela je ne le souhaite pas mais surtout si nous ne le souhaitons pas nous devons collectivement être crédible dans notre capacité à durer dans cet effort et c'est ainsi que la France s'inscrit dans celui-ci voilà à la fois l'état d'esprit la détermination la volonté qui est la nôtre aujourd'hui aux côtés de l'Ukraine car c'est le seul moyen de faire revenir à la table des discussions de manière acceptable la Russie est de construire une paix durable c'est-à-dire au moment et dans des conditions qui seront choisies par les Ukrainiens ayant dit cela je souhaitais lancer quelques appels en ce moment à mes amis européens et qui viennent compléter poursuivre cette ces quelques convictions que je viens de partager le premier appel c'est un appel à réinvestir massivement dans notre défense si nous Européens voulons la paix nous devons nous en donner les moyens la France prend sa part après une revue nationale stratégique que j'ai présentée en novembre dernier gouvernement vient de soumettre à la représentation nationale un projet de loi de programmation militaire qui portera notre budget sur la période 2024-2030 à 400 milliards d'euros soit 100 milliards d'euros de plus que sur la période précédente c'est une augmentation considérable et les Européens ont besoin de faire cet effort mais réarmer c'est aussi renforcer la base industrielle et technologique de défense faire vivre et amplifier tous les mécanismes que nous avons développés récemment notamment à travers l'agenda dit de Versailles il y a presque un an de nombreux États qui voudraient aider à armer le crâne dépendent aujourd'hui en effet parfois de décision de pays non européens et de beaucoup d'industriels non européens et si l'Europe veut pouvoir défendre l'Europe elle doit aussi s'armer profiter de l'interopérabilité de l'OTAN mais accélérer sa capacité à produire sur le sol européen je souhaite donc que nous adoptions avant l'été un ambitieux programme européen d'investissement de défense et dans l'immédiat que nous tirions le meilleur parti du Fonds européen de défense ce sont aussi nos cadences qu'il faut revoir entre-européens nous devons regarder comment produire plus et plus vite et cette économie de guerre que dès le printemps nous avons voulu renforcer en France nous devons aller encore plus loin aller vers plus de standardisation plus de simplification et le faire en Europe le second appel est un appel à prendre en compte le facteur nucléaire dans cette crise chacun au cours de l'année écoulé a pu mesurer l'importance d'un des non-dits de ce conflit oserais-je dire parfois par certains d'un des trodis de ce conflit l'arme nucléaire l'agression russe a été menée à Londres de la dissuasion et la dissuasion a constitué un élément important de l'autre côté de la protection des alliés cette situation est un rappel à l'ordre sur l'importance du rôle que joue et doit continuer de jouer l'arme nucléaire dans l'Union européenne et dans le temps la dissuasion française occupe une place spécifique qui contribue en Europe de même que celle du Royaume-Uni au renforcement global de la sécurité de l'Alliance évidemment nos alliés américains jouent un rôle essentiel aussi à cet égard et je souhaite que nous réaffirmions le caractère nucléaire de l'Alliance atlantique et que nous en tirions toutes les conséquences dans l'ensemble des enceintes internationales je souhaite également réitérer mon offre formulée à l'école de guerre en février 2020 d'un dialogue avec les partenaires européens qui le souhaitent sur la dissuasion nucléaire française et la conception qu'à la France de la dimension européenne de ses intérêts vitaux troisième appel est un appel à repenser notre doctrine de sécurité pour assurer la place de l'Europe dans toute future discussion de maîtrise des armements un exemple me frappe en particulier qui concerne les missiles de porter intermédiaire et j'avais l'occasion d'ailleurs lors d'un des sommets fin 2019 de l'otanian s'en souvient sans doute de souligner la situation ubuesque dans laquelle nous nous trouvions les États-Unis avec une autre administration décidante sortir de certains traités que les Russes depuis des années ne respectaient plus qui concernait notre seul sans que nous soyons parti prenante cette situation en quelque sorte de minorité géopolitique des Européens nous devons en sortir il s'agit de la sécurité de l'Europe nous devons la penser nous devons la produire nous devons la négocier nous devons l'assurer avec nos alliés de l'OTAN mais aussi en tant que européen les armes je le disais de porter intermédiaire était régie par le Traité sur les forces nucléaires intermédiaires la France n’était pas partie à ce traité nous en avons respecté les dispositions que nous avons constaté qu'il n'y avait plus aucun traité qui couvrait ce risque et bien je pense qu'aujourd'hui nous devons en tirer toutes les conséquences ce serait un ajout légitime au dispositif de protection de l'Europe de raviver des négociations en ce sens ensuite l'Europe doit prendre sa place à la table des futurs négociations sur ce type d'instrument et ce sujet rejoint aussi le sujet plus général et à juste titre par le chancelier Scholtz de la défense aérienne du continent et je pense que c'est un bon débat qui a été posé par le chancelier c'est pourquoi je souhaite qu'avec nos partenaires allemands italiens britanniques et tous ceux qui souhaiteront ci-joindre en Europe nous puissions lancer à Paris une conférence sur la défense aérienne de l'Europe qui permettra d'aborder ce sujet sous l'angle industriel avec la participation de tous les industriels européens qui ont des solutions à offrir mais aussi sous l'angle stratégique et je dirais peut-être d'abord sous l'angle stratégique en incluant la question de la dissuasion et celle de la frappe dans la profondeur c'est à la condition de se réarmement mental et matériel que nous permettrons je le crois à l'Europe de tenir toute sa place dans les futurs arrangements de sécurité mon quatrième appel est un appel à imaginer quel genre de mécanisme permettront durablement d'éviter le cycle d'agression qu'a connu notre continent ces dernières décennies nous aurons besoin pour l'avenir d'un cadre qui redonne de la transparence de la prévisibilité sur le continent qui doit respecter des principes simples l'inviolabilité des frontières et la souveraineté des États réaffirmait le rôle stabilisateur de la dissuasion en Europe rétablir un équilibre des forces sur le continent rétablir une architecture crédible de maîtrise des armements permettant de ramener progressivement l'équilibre des forces au niveau le plus bas possible et enfin mettre en place un cadre de règlement des crises et des conflits prolongés sur le continent en s'inspirant peut-être des structures existantes comme le SCE évidemment l'Europe doit être au coeur de tout cela et comme vous le savez je n'ai pas l'Europe dogmatique il y a bien sûr l'Union européenne mais nous devons penser une Europe plus large celle que nous avons commencé de d'élaborer à travers la communauté politique européenne qui aura un rôle spécial à jouer à cet égard incluant des puissances qui ont parfois choisi de quitter l'Union européenne mais reste ancré dans les intérêts géopolitiques de l'Europe et des puissances qui aspirent à rejoindre l'Union européenne peut-être et je l'espère la rejoindront mais qui aujourd'hui sont assez confins et donc de la Norvège à nos amis britanniques en passant par les balkansoccidentaux jusqu'à la Moldavie et l'Ukraine cette communauté politique européenne est un cadre géopolitique pour permettre de prévenir ces crises et d'en penser le cadre et l'architecture et je veux à cet égard redire notre soutien à la présidente moldave Maya Sandu qui aura organisé la prochaine réunion de la communauté politique européenne et qui a à vivre tant et tant de défis nous avons besoin de bâtir un nouvel espace de coopération sur notre continent et à cet égard l'OTAN joue un rôle clé et je crois que ces derniers mois ont permis de montrer que tous ceux qui croyaient qu'une Europe de la défense plus forte car renforcement du pilier de défense européen était une menace à l'OTAN ont bien compris qu'il ne faisait que renforcer notre alliance transatlantique parce que tout ça c'est fait en parfaite intelligence avec nos partenaires américains canadiens et au-delà et que nous avons montré notre volonté de partager des objectifs stratégiques communs enfin je voudrais lancer deux derniers appels très rapides un ensemble des partenaires européens le cinquième appel c'est qu'au-delà de ce conflit aujourd'hui nous devons continuer d'agir ensemble sur d'autres formes de conflictualité qui sont déjà en train de nous toucher peuvent nous menacer le risque que nous avons tous à vivre c'est d'aider comme nous devons le faire l'Ukraine d'intensifier d'être face à des défis géopolitiques majeurs dans les prochaines semaines et les prochains mois mais d'avoir à faire face aussi à de nouvelles formes de conflictualité dans des espaces nouveaux n'oublions pas le cyber le spatial les espaces maritimes et les vulnérabilités de nos démocraties en matière de désinformation et de déstabilisation ces risques là seront utilisés et ces espaces-là seront utilisés peut-être par la Russie ou par d'autres puissances autoritaires qui dans ce contexte chercheront à nous déstabiliser et donc nous devons renforcer notre coopération nos investissements nos capacités à coopérer aussi dans ces champs dans la période actuelle et puis ma dernière remarque mon dernier appel à tous les Européens et au-delà je dirais c'est un appel aux européens et aux Américains engageons-nous aussi dans la préparation de la paix à court terme nous devons être forts et montrer que nous sommes forts et déterminés derrière l'Ukraine est prêt à durer mais nous devons dès maintenant préparer les termes de la paix c'est notre responsabilité ça n'est pas un esprit de compromission c'est un esprit de responsabilité cette paix sera d'autant plus possible et crédible si nous sommes forts aujourd'hui si nous savons l'être dans la durée mais nous devons en préparer les termes et le faire c'est le faire en réengageant celles et ceux qui aujourd'hui en Asie en le Pacifique au Proche et Moyen-Orient en Afrique en Amérique latine ne pense pas tout à fait dans les termes que je viens d'expliquer et malgré ce que je disais au début de mon promo mon propos continue de dire il y a des doubles standards vous dépensez énormément pour l'Ukraine et vous continuez de pas dépenser pour nous vous battez avec beaucoup de force contre la guerre là pas suffisamment contre la pauvreté chez nous on a une guerre chez nous depuis des décennies vous en avez pas fait le centième sachons les entendre et donc il nous faut réengager diplomatiquement avec toutes ces géographies pour les convaincre de rejoindre notre effort de pression sur la Russie et de préparation de la paix c'est notre responsabilité et il faut le faire en conjurant en particulier cette espèce de récit du double standard qui s'installe c'est pourquoi au moment même où nous faisons tous ces investissements j'appelle les Européens les Américains tous les membres du G7 et au-delà du G20 à nous accompagner sur la reconstruction d'un partenariat Sud Nord pour permettre de repenser les termes de la solidarité internationale et investir massivement vers les pays qui en ont besoin pour leur santé leur éducation la lutte contre l'insécurité alimentaire et pour permettre précisément de redonner de la crédibilité à tous les pays riches qui doivent réengager beaucoup d'émergence de pays à revenus intermédiaires de pays en voie de développement dans cet effort là en montrant qu'au moment où nous défendons nos principes nous voulons une paix juste et durable aux conditions des Ukrainiens en Ukraine nous ne les oublions pas et nous voulons un monde plus juste capable de faire face aux défis climatiques et à ses conséquences chez eux comme ailleurs cette responsabilité est indispensable et ne l'oublions pas en quelque sorte la réponse à ce nouveau contexte géopolitique doit passer par un investissement militaire doit passer par une fermeté mais aussi une capacité à nous engager sur une paix crédible et à nous engager sur une politique de solidarité redoublée j'ai déjà été trop long je ne serais pas davantage merci en tout cas de m'accueillir parmi vous et de me permettre de partager avec vous ces quelques convictions [Applaudissements]
Emmanuel Macron