Comment ils prédisent la guerre pour s’enrichir au-dessus de tout
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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Les géants des marchés financiers veulent prédire la guerre pour maximiser les profits et pour cela, ils veulent utiliser l'IA. Salut c'est Hugo, j'espère que vous allez bien et c'est donc le sujet que l'on va voir aujourd'hui à la une de ces actualités du jour, disponibles sur YouTube et en podcast audio sur toutes les plateformes de musique et de podcast. Alors je ne vous apprends rien si je vous dis que la guerre a repris une place centrale dans le monde ces dernières années. En 2025, il y a 65 conflits impliquant au moins un état qui ont été enregistrés dans le monde. Il faut comprendre que c'est tout simplement un record historique depuis la fin de la seconde guerre mondiale.
C'est ce qu'indique un décompte de l'Institut de recherche sur la paix d'Oslo. L'an dernier, on estime que plus de 200 000 personnes ont été tuées suite à des combats ou suite à des violences politiques. C'est donc absolument immense et ça on a eu l'occasion d'en parler à de très nombreuses reprises sur la chaîne. Mais ce que l'on va voir aujourd'hui, c'est qu'en parallèle de ce bilan humain absolument catastrophique, on l'a bien vu, il y a aussi un impact économique mondial. On peut parler notamment du blocage du détroit d'Hormuz récemment, mais c'est un sujet plus large.
Selon le rapport d'un autre institut, cette fois-ci c'est l'Institut pour l'économie et la paix, les guerres, la criminalité ou encore le terrorisme ont absorbé l'équivalent de 22 000 milliards de dollars à l'économie mondiale. Et ici, on prend donc en compte les dépenses militaires, les destructions liées au conflit ou justement les pertes de production avec les personnes déplacées, les entreprises impactées, etc. Or, je ne vous apprends rien, nous sommes dans un monde capitaliste et pour maximiser leurs profits, les principaux acteurs financiers, par exemple des entreprises qui investissent sur les marchés et en bourse, veulent se doter d'un outil pour tenter d'anticiper tout cela.
Et donc aujourd'hui, Bloomberg souligne qu'un nouveau marché est en train de naître. Pendant des années en fait, des sociétés spécialisées ont appris à Wall Street et plus largement au marché financier à évaluer le coût et les risques de probabilités de catastrophes naturelles comme des ouragans, des inondations ou encore des tremblements de terre. Sauf que désormais, ces mêmes sociétés, elles appliquent une logique similaire pour les guerres.
On peut par exemple citer la société de conseil en gestion des risques, V-Risque Maplecroft, qui propose depuis fin mai un algorithme qui serait capable, selon eux, de prévoir la probabilité qu'un conflit armé éclate dans un pays au cours des 12 prochains mois et en se basant sur de nombreuses données qui sont analysées par des spécialistes et par l'intelligence artificielle. La société affirme que si leur programme avait été opérationnel début janvier, il aurait indiqué une probabilité de 66% d'un déclenchement de la guerre en Iran un mois et demi plus tard. Alors est-ce un simple coût marketing de certaines de ces entreprises ou est-ce une véritable révolution pour le monde de la finance ?
Évidemment, il faut rester très prudent et nuancer tout cela. Il peut aussi y avoir un biais de sélection avec une entreprise qui a seulement mis en avant une prédiction parce qu'elle était juste. Là-dessus, il faudra voir comment est-ce que ça évolue. Alors d'un côté, cet outil est forcément salué, vous l'imaginez, par certains acteurs financiers. Mais attention évidemment, tout n'est pas si simple. L'objectif pour ces entreprises, c'est ici de transformer de l'incertitude en quelque chose de mesurable, des pourcentages, des prédictions, etc.
Sauf que vous vous en doutez aujourd'hui, certains événements, comme par exemple des décisions de Donald Trump, peuvent être beaucoup plus difficiles à anticiper. C'est évidemment des sujets où il y a un facteur humain qui entre en jeu et qui est extrêmement important. De plus, ce qu'il faut noter, c'est que certains soulignent le risque d'une banalisation de la guerre et de ses conséquences humaines évidemment terribles.
Certains estiment en effet que cela pourrait déresponsabiliser en quelque sorte ces dirigeants ou des entreprises qui, au lieu de prendre en compte l'impact humain de leur choix et de leur prise de décision, pourraient se dire que telle guerre ou tel conflit n'est pas si grave que cela entre guillemets car il n'impacterait pas de façon conséquente leur économie ou plus précisément d'ailleurs leurs investissements. Et plus largement, la question qui se pose, c'est la question du poids finalement de ses prédictions sur l'économie.
De la même façon qu'il y a les agences de notation qui font débat sur la question de la dette, un pays classé à haut risque de guerre par une IA pourrait se retrouver encore plus fragilisé avec par exemple des coûts d'empreintes qui montent, des investisseurs qui fuient le pays en le condamnant quasiment presque à l'avance. Bref, c'est encore un sujet qui est nouveau en tout cas à cette échelle-là mais qui se pose réellement aujourd'hui. Enfin, pour nuancer tout ça, il faut bien comprendre que ces outils pour certains, ils existaient déjà depuis des années. Simplement, ils pourraient prendre une ampleur plus importante avec l'IA selon plusieurs médias spécialisés.
En tout cas, ce qui est certain, c'est que la guerre n'est pas toujours signe de crise pour les marchés financiers et signe de crise pour les investisseurs que ce soit des banques d'investissement ou autres. On a déjà eu l'occasion d'en parler mais au début de la guerre en Iran, les marchés financiers et la bourse avaient observé une chute avant de remonter très vite. On avait analysé tout cela il y a quelques mois. Et ce qu'il faut comprendre aussi, encore une fois, c'est qu'il peut y avoir d'un côté des marchés financiers en hausse parce qu'ils sont portés par certains secteurs et en parallèle, une économie qui peut être en difficulté.
Par exemple, ces dernières semaines, dans plusieurs pays du monde, on a pu observer par exemple une hausse des prix, une inflation liée par exemple au blocage du T3 d'Hormuz. Dernière chose pour terminer, ce sujet, il fait peut-être écho pour vous à un autre sujet, à la question des marchés prédictifs avec des plateformes comme Polymarket ou encore Calchi. C'est un sujet qu'on a évoqué dans le cadre d'une vidéo dédiée qui est disponible sur notre chaîne YouTube dédiée au Grand Format. Je vous mets le lien directement en description. Dans tous les cas, si on sent les intéressant de faire un point sur ce sujet-là, n'hésitez pas à me dire d'ailleurs ce que vous pensez de ces sujets économiques.
Je vous laisse avec Blanche pour le reste de l'actualité importante du jour et je reviens juste après, derrière, pour une bonne nouvelle du jour.
Merci Hugo et bonjour à toutes et à tous. On commence avec un point sur la canicule en France. 45 départements ont été placés en vigilance orange canicule pour ce dimanche et 35 en vigilance rouge. Ça fait donc un total de 80 départements concernés. Dans la foulée, le gouvernement a appelé à limiter et contrôler la consommation d'alcool pour éviter toute surcharge aux urgences suite à d'éventuelles déshydratations ce dimanche, jour de la fête de la musique. Résultat, les préfets des départements en vigilance rouge prendront des arrêtés d'interdiction de la consommation d'alcool sur la voie publique. Paris est donc concerné.
Par ailleurs, tous les événements organisés par l'État et ses opérateurs à l'occasion de la fête de la musique ne pourront pas proposer d'alcool, quelle que soit la situation du département concerné. Selon Météo France, cette canicule pourrait être similaire à celle de juillet 2019 et août 2003. Des pics à 40 degrés sont attendus en début de semaine prochaine dans certaines régions. Je vous rappelle qu'un numéro vert canicule infoservice est joignable de 9h à 19h au 0800 06 66 66. Deuxième actu, alors qu'un cessez-le-feu avait été annoncé hier, de nouveaux bombardements sur le sud du Liban ont fait au moins 6 morts ce samedi, selon l'agence de presse officielle libanaise ANI.
En fait, ce vendredi, un responsable américain avait affirmé qu'Israël et le Hezbollah s'étaient mis d'accord sur un cessez-le-feu alors que les récents bombardements israéliens ont tué 47 personnes et fait 97 blessés au Liban. Israël avait déclaré s'engager à respecter cette nouvelle trêve à condition que le Hezbollah respecte aussi l'accord. Le Hezbollah, c'est un groupe islamiste libanais pro-iranien doté d'une branche armée considérée comme terroriste par de nombreux pays. Mais donc à peine quelques heures plus tard, l'armée israélienne a frappé le sud du Liban, déclarant viser des positions du Hezbollah en riposte à des attaques contre ses soldats déployés dans cette partie du Liban.
En réaction à ces bombardements, l'Iran a annoncé la fermeture du détroit d'Harmouz, un passage maritime clé pour le commerce mondial qui avait rouvert cette semaine après des mois de blocage. Le commandement central de l'armée iranienne a présenté cette fermeture comme une première mesure de rétorsion et a averti que d'autres actions pourraient suivre si les hostilités se poursuivent. En tout cas, le ministère iranien des Affaires étrangères a prévenu les Etats-Unis que le protocole d'accord était, je cite, « en danger ». Troisième actu, une collision entre deux trains près de Bedford à une centaine de kilomètres au nord de Londres a fait un mort et 89 blessés ce vendredi.
La personne décédée est le conducteur de l'un des deux trains. 11 personnes ont été très grièvement blessées et 22 autres grièvement touchées. 56 passagers ont également subi des blessures plus légères et ont été pris en charge sur place ou transportés à l'hôpital. Les causes de la collision restent pour l'heure inconnues. En tout cas, cet accident représente un revers majeur pour le secteur ferroviaire britannique car il implique des trains récents qui circulaient sur une ligne modernisée.
Quatrième actu en Bolivie, un pays d'Amérique latine, un accord a été trouvé pour mettre fin à plus de sept semaines de crise sociale avec des manifestations et des blocages routiers à travers tout le pays. En fait, le gouvernement bolivien et la centrale ouvrière bolivienne, le COB, qui est le principal syndicat du pays, ont conclu un accord destiné à sortir de l'impasse et à rétablir la circulation sur les principaux axes de Bolivie. En fait, début mai, la COB avait lancé un mouvement de contestation pour dénoncer l'absence de réponse du gouvernement face à la crise économique que traverse la Bolivie, la pire depuis 40 ans.
Au fil des semaines, des paysans et des travailleurs des usines et des mines avaient rejoint la mobilisation, rejetant les réformes proposées par Rodrigo Paz, le président bolivien de centre-droit, élu en novembre dernier après 20 ans de gouvernement socialiste. Les blocages routiers organisés ont provoqué des pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant dans plusieurs villes, notamment à la Paz, la capitale administrative. Alors, les détails du compromis n'ont pas été rendus publics, mais le dirigeant de la COB a appelé à la levée immédiate des barrages et des autres actions de protestation.
De son côté, Rodrigo Paz a estimé que cet accord ouvrait une nouvelle phase de coopération entre son gouvernement et les syndicats. Et on termine avec cette actu. À partir de la rentrée 2027, tous les élèves de seconde auront une heure par semaine consacrée à l'intelligence artificielle. Selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, l'objectif est de permettre aux lycéens de mieux comprendre le fonctionnement de l'IA, ses usages, ses limites et ses enjeux éthiques.
Cet enseignement, il abordera notamment les modèles d'intelligence artificielle, la souveraineté numérique, c'est-à-dire la capacité de la France et de l'Europe à ne pas dépendre exclusivement de technologies étrangères, notamment américaines ou chinoises, ou encore l'esprit critique face aux manipulations et aux fausses informations. Alors, pour l'instant, peu de détails supplémentaires ont été communiqués sur le contenu précis de cet enseignement ou ses modalités de mise en place, mais on vous tiendra évidemment au courant.
Merci beaucoup Blanche, et on termine avec la bonne nouvelle du jour, cette fois-ci une bonne nouvelle pour la biodiversité. En France, pour protéger les dauphins des captures accidentelles, la pêche sera de nouveau suspendue pendant plusieurs semaines dans le golfe de Gascogne cet hiver. C'est ce qu'a annoncé ce jeudi la ministre déléguée à la pêche et à la mer, Catherine Chabot. En fait, depuis 2024, les bateaux n'ont pas le droit de pêcher pendant un mois l'hiver dans cet espace maritime qui s'étend de la Bretagne au nord de l'Espagne.
Pour 2027, donc, les pêcheurs pourront eux-mêmes choisir leur période d'inactivité, mais ils devront s'arrêter 4 semaines consécutives, sachant qu'environ 300 bateaux sont concernés. Alors, c'est évidemment une mesure importante d'un point de vue de la biodiversité. Le risque souvent qui a avancé sur ce genre de décision, c'est que ça ait un impact économique important. Mais là, ce qu'il faut comprendre, c'est que les pêcheurs, en attendant, ils seront indemnisés par l'État. A noter que lors de l'hiver 2024-2025, la fermeture temporaire du golfe comme celle-ci avait permis de réduire les captures d'environ 60%. Voilà, en tout cas, pour les actualités aujourd'hui.
Demain, il n'y a pas d'actu du jour, du coup, rendez-vous directement sur Instagram. Vous le savez, je pense, le nom du compte, c'est HugoDécrypt. Prenez soin de vous, prenez soin de vos proches et puis on se dit à demain pour une nouvelle vidéo.