PHILIPPE BALLARD : « Notre agriculture française est en danger de mort » (LCI)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Bonjour tout d'abord.
- 0:01OuverteRéponse partielle
Quand vous regardez ce qu'a dit le Premier ministre, c'est 1,3 milliard, mais ce sont des redéploiements de crédits.
- 0:16OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que c'est du redéploiement de crédits ?
- 0:22OuverteRéponse partielle
Par exemple, on prend au lycée pour le mettre...
- 0:30OuverteRéponse partielle
Mais quand le Premier ministre dit que la France est une grande puissance agricole, on a envie d'ajouter que c'était une grande puissance agricole.
- 0:52OuverteRéponse partielle
Pourquoi ça a été cassé ? Parce qu'on a signé des accords débridés avec la terre entière.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:01PrésentateurFait
« Quand vous regardez ce qu'a dit le Premier ministre, c'est 1,3 milliard, mais ce sont des redéploiements de crédits. »
- 0:36PrésentateurFait
« Tous les ans, on est obligé d'importer de la viande blanche, de la viande rouge, des fruits et des légumes. »
- 0:52PrésentateurFait
« Pourquoi ça a été cassé ? Parce qu'on a signé des accords débridés avec la terre entière, parce qu'on s'est soumis aux Américains. »
- 1:59InvitéFait
« La France n'était plus en situation, sur le plan budgétaire, d'apporter une aide financière à l'Ukraine. »
- 2:22InvitéFait
« Nous ne pouvons plus financer l'Ukraine. Objectivement, vous voyez la situation budgétaire de la France, nous n'en avons plus du tout les moyens. »
- 4:52Invité politiqueChiffre
« C'est en réalité à peu près 7 milliards que la France a dépensé depuis le début de ce conflit. »
- 5:02Invité politiqueFait
« C'est-à-dire qu'on ne donne rien à l'Ukraine. On commerce avec l'Ukraine. »
- 5:32Invité politiqueFait
« Tout cela, ça s'appelle une dette, comme il y a eu, par exemple, en Europe pendant et après la Deuxième Guerre mondiale. »
- 5:57Invité politiqueFait
« Si ces pays-là sont attaqués, la France va devoir réagir. Ça va coûter beaucoup plus cher. »
- 7:23PrésentateurChiffre
« On est à 26 milliards d'euros depuis 2022. »
- 7:35PrésentateurChiffre
« La France se porte garant pour 18 milliards. »
- 8:37PrésentateurChiffre
« On est à 3600 milliards d'euros de dettes. »
- 11:30PrésentateurFait
« La vérité, c'est que ça ne nous coûte pas cher directement, ça nous coûte cher indirectement. »
Temps de parole
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- Philippe Ballard13 %
- Invité12 %
- Présentateur 211 %
- Présentateur 310 %
- Présentateur 47 %
- ?6 %
- Invité 25 %
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Bonjour tout d'abord.
Alors,
en fait, quand vous regardez ce qu'a dit le Premier ministre, c'est 1,3
milliard,
mais ce sont des redéploiements de crédits. Là, on est en plein débat budgétaire. Ce n
'est
pas 1,3
milliard
qui tombe du ciel. De toute façon, on n'a plus un rond dans les caisses. C'est du redéploiement de crédits. Mais dans ce qu'a dit... Qu'est
-ce que c'est du
redéploiement de crédits ? On enlève à certains postes pour redonner à d'autres.
Des amis, Paul, pour habiller vous. Voilà,
comme votre budget, je ne
sais
pas, vous prenez votre budget vacances pour le budget alimentation.
Par
exemple, on prend au lycée, par exemple, pour le mettre...
Ce serait
une
bonne idée, ça, c'est le moment.
Mais quand le Premier ministre dit que la France est une grande puissance agricole, malheureusement, on a envie d'ajouter que c
'était
une grande puissance agricole. Tous les ans, on est obligé d'importer de la viande blanche, de la viande rouge, des fruits et des légumes. Avant, on avait une balance commerciale agricole et agroalimentaire, d'ailleurs, bénéficiaire. Maintenant, on est déficitaire. Il n
'y
aurait pas les vins et spiritueux, on serait largement dans le rouge. Pourquoi ça a été cassé ? Parce qu'on a signé des accords débridés avec la terre entière, parce qu'on s'est soumis aux Américains. Le malheur de l'agriculture française, en fait, on ne
va
pas faire d'histoire, mais ça remonte à septembre 1992. Quand,
sous
pression des États-Unis, on a réformé la PAC pour parvenir à la fin du cycle du GATT, on remonte un petit peu loin, on a brisé l'agriculture française et européenne à ce moment-là. Avant, alors oui, il y avait des excédents, mais maintenant, il n
'y
a plus d'excédents, maintenant, on est obligé d'importer. Moi, je préfère avoir des excédents, si vous voulez. – Alors, les amis, si nous avons demandé à Philippe Ballard d'être avec nous aujourd'hui, avec Magali, c'est parce qu'il
y a
une actualité internationale. Vous êtes surpris, vous voyez un général, vous voyez un journaliste du service international de l'LCI. Pourquoi ? Politique française, un député de la République. Mais parce que Marine Le Pen a dit quelque chose d'assez fondamental sur un sujet dont on parle presque tous les jours, sur LCI depuis février 2022, l'Ukraine. Écoutez ce qu'a dit Marine Le Pen, c'est assez révolutionnaire et ça mérite que nous en parlions.
– J
'ai indiqué, je crois que c'est un élément d'ailleurs d'honnêteté à l'égard de M. Zelensky que la France n'était plus en situation, sur le plan budgétaire, d'apporter une aide financière à l'Ukraine, que nous étions évidemment d'accord pour maintenir toute une série de dispositifs visant à former leurs soldats, y compris de l'aide en termes de matériel. Mais nous ne pouvons plus financer l'Ukraine. Objectivement, vous voyez la situation budgétaire de la France, nous n'en avons plus du tout les moyens.
– Ça
c'est pas anodin, mon général, ça n'est pas anodin. Marine Le Pen aujourd'hui, si on suit la courbe sondagière, a des chances d'être présidente de la République au printemps 2027. Elle dit, après six mois de gouvernance, j'arrête de financer les armes qu'on transmet aux Ukrainiens.
–
Oui,
alors je crois qu'il
y a
plusieurs sources de financement. Quand on regarde les chiffres, d'abord la France ne donne pas beaucoup. En gros, elle a donné 10 milliards d'euros, ce que je lis là à l'instant, 10 milliards dans différents domaines, pas uniquement dans les équipements, ce qui fait peu sur quand même 4 à 5 ans de guerre. Donc en fait, nous ne sommes pas les principaux financiers de l'Ukraine. C'est plutôt l'Allemagne en particulier, et avant c'était les États-Unis. Donc moi, ce que je retiens surtout, alors oui, on va peut-être plus donner d'argent directement, en revanche, je entends aussi qu'on va continuer à former les militaires.
J'ai compris aussi qu'on va donner ou vendre des équipements, je pense avoir bien compris cela. Donc en fait, quel est le grand changement à part la déclaration politique ? Alors moi, je dissocierais plutôt, je dirais, la réalité du discours politique. La réalité, on va quand même continuer à aider l'Ukraine, mais pas en finançant d'une manière avérée. On va continuer quand même à soutenir ce qui se passe en Ukraine. Ce qui est un peu différent quand même de ce qui est présenté. En revanche, le choix politique est très clair.
Et quand vous reprenez ce qui se passe aujourd'hui en Allemagne, avec l'AFD et l'extrême-gauche allemande, qui dit qu'il faut arrêter de financer l'Ukraine, c'est mon avis, le message est beaucoup plus fort, parce que l'Allemagne donne beaucoup. Donc voilà, nous sommes quand
même
un petit peu à ce paradoxe. Moi, ça ne me choque pas ce qui est dit là, simplement, parce qu'en fait, on va le faire quand même, mais d'une manière pas tout à fait différente. Et comme on ne donne pas beaucoup, et on le sait depuis longtemps qu'on ne
donne
pas beaucoup, l'impact, ce sera limité. Mais le choix politique, c'est complètement
différent. Politiquement, justement,
vous allez pouvoir répondre, Philippe Ballard, mais d'abord l'analyse encore de Thomas Mishraki. Et politiquement, on se dit qu'en ce moment, l'Ukraine est en train d'être
trahie
par les Américains. Le mot « trahi » a été assumé par Volodymyr Zelensky hier soir. Est-ce que ça pourrait être considéré comme une trahison des Français ?
Alors, c'est une trahison et c'est une erreur, si vous me le permettez. D'abord, elle a raison, Marine Le Pen, de dire qu'il faut arrêter de financer l'Ukraine. Pourquoi ? Je vais vous dire. Parce que j'ai fait beaucoup de manifestations ces dernières semaines, et dans toutes les manifestations, il y a des voix qui disent «
dépensons
notre argent chez nous, c'est mieux ». Donc, d'un point de vue électoral, elle a raison. En revanche, elle a complètement tort, Marine Le Pen. C'est du court-termisme d'arrêter de financer l'Ukraine. Vous parliez des 10 milliards. C'est en réalité à peu près 7 milliards que la France a dépensé depuis le début de ce conflit. N'oublions pas que lorsque l'on finance l'Ukraine aujourd'hui, c'est des garanties de prêts, et c'est aussi de la vente d'armement. C'est-à-dire qu'on ne donne rien à l'Ukraine. On commerce avec l'Ukraine. Alors, on n'est pas payé immédiatement, évidemment. Mais enfin, tout ça finira par rentrer dans les poches de nos industriels. Et c'est une erreur, enfin,
géostratégique. Vous voyez, c'est vrai, ça ? Parce que souvent, je me suis interrogé, est-ce
qu'un jour, les industriels toucheront l'argent ?
Mais vous croyez qu'on leur donne des missiles, des munitions,
des patriotes ? Parfois, je crois ça. Non, non, non,
non, tout ça, ça se finance. Voilà, c'est ni donné par les États-Unis à l'OTAN, ni donné par l'OTAN à l'Ukraine. Tout cela, ça s'appelle une dette, comme il y a eu, par exemple, en Europe, pendant et après la Deuxième Guerre mondiale. C'est exactement le même système. J'ajoute juste une petite chose qui est quand même importante. C'est que, pour l'instant, l'Ukraine,
c
'est le bouclier d'une certaine Europe. Alors, j'ai très peu de crainte de voir des chats russes débouler rue de Rivoli, je vous rassure. En revanche, effectivement, on a des accords avec d'autres pays d'Union européenne, avec les pays de
l
'OTAN. Et si ces pays-là sont attaqués, la France va devoir réagir. Ça va coûter beaucoup plus cher. Je termine. Un mot pour vous dire, pardon, que l'extrême droite européenne n'est pas toute sur la ligne de Marine Le Pen et de l'AFT. Par exemple, en Italie, Mme Meloni continue de soutenir l'Ukraine, de trouver des accords militaires avec Volodymyr Zelensky et critique les positions de Donald Trump.
Alors, Juste-Philippe Allard, une réponse. Sur le volet stratégique, ça nous coûterait beaucoup plus cher si jamais la Russie allait beaucoup plus loin que l'Ukraine. Il y a aussi ce volet de l'emprunt. On ne donne pas de l'argent. Il s'agit de prêts à l'Ukraine. Et Volodymyr Zelensky a directement répondu à Mme Le Pen hier soir. Et là, on voudrait vous entendre. Quand on lui pose cette question, quand on lui dit, Marine Le Pen, si jamais elle arrive au prévoir en France, elle cesse d'aider l'Ukraine. Et il répond avec un sourire. Il a l'air parfaitement détendu. Il dit,
je
pense que l'expérience de notre armée technologiquement est très importante pour nos partenaires. L'industrie française ne peut que gagner avec ces technologies, avec cette coopération et cette coproduction. Je pense que Mme Le Pen n'est pas profondément familière avec certains des détails. L'Ukraine rendra la sécurité et l'expérience.
Marine Le Pen n'est pas profondément tout, visiblement. Oui, visiblement, vous mettez sur libreur.
C
'est une
méconnaissance de Marine Le Pen,
d'après Volodymyr
Zelensky. Non, mais c'est normal. Il défend son pays. Je ne
vais
pas dire à sa place, on ferait la même chose. Déjà sur les chiffres, on ne
va
pas rentrer dans un débat, mais quand on met tout bout à bout, on est à 26 milliards d'euros depuis 2022. C'est 26. C'est pas 6. Ça,
c
'est avec
les grandes réformes bancaires
européennes. C
'est
sur
le point. Là, il y a un petit
problème. Parce que c'est à près de 90 milliards. La France se porte garant pour 18 milliards. Et c'est comme les contrats d'assurance, il faut regarder le petit astérix. On sera remboursé si la Russie rembourse l'Ukraine des dommages de guerre. Et l'Ukraine nous remboursera à ce moment-là. Franchement, est-ce que vous imaginez Vladimir Poutine rembourser ses dommages de guerre à l'Ukraine ?
Mais jamais de la vie. Il y a plus de 200 milliards d'euros bloqués en Europe. Il y a plus de 200 milliards d'euros bloqués en Europe.
Je vous dis, ça
ne
s'y ira pas dessus. Alors ça, c'est autre chose, parce que c'est la réglementation internationale. On peut se servir des emprunts générés par l'argent russe placé, mais on ne peut pas saisir. Parce que là, dans n'importe quel pays du
monde, il va y avoir
des multinationales en Afrique. Il y a Total. Un pays africain, il va saisir les biens. Là, on met le doigt dans un engrenage qui est complètement fou. C
'est une vraie question. Vous avez raison. En tout cas, c'est possible.
Bon, voilà. Tout ça, c'est... Vous
vous dites plutôt,
on ne récupérera pas l'argent. Il
y a
peu
de choses.
Franchement,
faites un peu de
perspective. Vraiment. Après, Marine Le Pen le dit, c'est un langage d'honnêteté, elle emploie le terme, de vérité. Enfin, on est en plein débat budgétaire. On est à 3600 milliards d'euros de dettes. On est un pays... Alors, un pays ne peut pas faire faillite. Une entreprise fait faillite. Mais en défaut de paiement, on n'est pas loin du défaut de paiement. L'année prochaine, l'impôt sur le revenu payé par un ménage fiscal sur deux, ça va juste permettre de rembourser les intérêts de la dette. C'est
-à
-dire que
ce
n
'est
même pas pour l'armée, ce n
'est
pas pour l'éducation, ce n
'est
pas pour la police, la culture. C'est pour rembourser les intérêts de la dette. Voilà. On est dans cette situation financière. Donc oui, c'est un langage de vérité, on ne peut plus. Par contre, mais Marine Le Pen l'a dit, vous le signaliez tout à l'heure. Alors déjà, il y a d'autres pays européens qui ont une situation financière plus saine. Ces pays-là peuvent continuer d'aider l'Ukraine financièrement. Et puis effectivement, on ne ferme pas la porte. Mais elle l'avait dit sur LCI, c'était le 16 septembre précisément, sur le renseignement, sur la formation des officiers, d'un point de vue sanitaire, bien évidemment, et certains matériels.
Il
ne
faut
pas qu
'on
rentre dans la co-bidégérence. Donc d'un point de vue technique, si je puis dire...
Vous restez aux côtés de l'Ukraine. Mais on a toujours été
du côté de l'Ukraine. On a toujours dit qu
'il y a
un pays qui a été agressé, c'est l'Ukraine. Il y a un pays agresseur, c'est la Russie. Et je finirai même par vous renvoyer sur le communiqué de presse qui a été publié il
y
a quelques semaines maintenant, par à la fois Marine Le Pen et Jordan Bardella, dans laquelle on pointait du doigt la menace hybride russe. Oui, il
y a
une menace quand la Russie a saisi des entreprises françaises. Il y avait le roi Merlin, et puis deux ou trois autres. Début de la guerre.
Donc il y a une
menace aux Comores. Regardez ce qui se passe aux Comores.
On
sait très bien que c'est la Russie qui est derrière. Ils veulent récupérer Mayotte. Les attaques hybrides qui touchent les hôpitaux, qui touchent les administrations, il y a parfois la Russie derrière. Il ne
faut
pas être dupe. Oui, il y
a
une menace hybride venant de la Russie. Écoutez, en fait, moi, je trouve que la vérité, si vous disiez qu'elle avait un langage de vérité, Marine Le Pen, elle l'a, mais à moitié, en fait. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire que depuis le lancement de la guerre par Vladimir Poutine, l'État français, les États européens ont encaissé un premier choc énergétique hyper violent, et qui était à rien, à côté de celui dans lequel on est aujourd'hui, à cause de la lubie de Donald Trump d'aller attaquer l'Iran. D'accord ? Parce que soit disant que c'était pour sauver le peuple iranien, il n'a absolument pas sauvé le peuple iranien, et il est embué là-dedans. Là, on a une double crise énergétique.
Et
là, Marine Le Pen, au moins, elle dit franchement, je ne donnerai plus rien. Mais la vérité, c'est que c'est vers ce vers quoi on va. Quand les États-Unis disent, vous ne touchez plus les raffineries, ça suffit maintenant, et commencent à mettre à mal, comment dire, Zelensky, quand même le président français dit, il faudra des trêves énergétiques, non, mais c'est un peu plus compliqué que ça. Je veux dire, pardon, mais tout le monde est en train de lâcher. Vous croyez que l'Allemagne, avec l'AFD qui progresse, et qui est pour, en fait, une alliance avec la Russie, parce que l'industrie allemande est dans les choux, parce qu
'ils
n'ont plus le gaz russe, vous croyez que ça va se passer, comment, en fait ? Là, en fait, si vous voulez, c'est, au fond, la réelle politique,
c
'est-à-dire, très bien soutien à l'Ukraine, du moment que ça ne nous coûte pas trop cher. Et en fait, la vérité, c'est que ça ne nous coûte pas cher directement, ça nous coûte cher indirectement, parce que Trump a réussi à foutre, à mettre le chaos aussi en Iran. Et moi, je vois ça comme le plein des Français vaut plus cher que la vie de l'Ekraine. Oui, en période électorale et en période présidentielle, c'est certain. Général ?
Oui, là, moi,
je
voulais être très consacréable pour rebondir ce qu'a dit Thomas. Quand j'ai dit 10 milliards, c'était pas une ânerie. Il n
'a
pas dit que j'avais dit une ânerie. Mais, effectivement, il
y
a 8 milliards, en gros, qui ont été donnés directement bilatérales, mais il y a 1,5 milliard à 2 milliards, ce qui s'est pris sur le budget des armées pour former les gens depuis 4 ans. Parce que quand on dit formation, ça nous coûte quelque chose. Donc, on a payé. Donc, on est bien à peu près 10 milliards. Sauf
erreur de ma part, Marine Le Pen ne veut pas revenir dessus.
La formation et
la
fournition... Non,
non, non,
elle l'avait dit sur LCI il
y a
un mois, elle l'a redit... C
'est
pour ça qu'on...
Et ça, c'est ça, parce qu'effectivement... Et on n
'interdit pas de vendre... On est dans un
contexte... Électoral.
Les entreprises françaises ne sont pas interdites de... Enfin, dans notre programme, de vendre du matériel à l'armée ukrainienne, bien évidemment. Mais, effectivement, on est en période électorale et comme le dit Isabelle, et on l'entend beaucoup,
c
'est-à-dire qu'aujourd'hui, le plein des Français vaut plus que la vie des Ukrainiens
?
Non, mais il ne
faut
pas opposer, parce qu'une vie ukrainienne, c'est une vie ukrainienne. Mais, enfin, on parlait des agriculteurs, on parlait des lycéens. Enfin, comment on fait ? Là, je parlais des redéploiements de crédits. On ne peut plus donner 1,5
milliard
comme ça aux agriculteurs. Et donc, on donne 6 milliards à l'Ukraine et 26 milliards au total depuis 2022. Donc, il y
a
un moment, on ne peut plus. Voilà, il n
'y a
plus d'argent. Mais
c'est notre sécurité qui est en jeu. Vous l'entendez
stratégiquement. Stratégiquement, si jamais la Russie va plus loin que l'Ukraine, elle s'attaque à un pays de l'OTAN. La France,
elle est obligée
d
'intervenir, évidemment.
Elle est obligée d'intervenir. Ça coûtera beaucoup plus cher que cette aide à l'Ukraine. Je parle sous
le couvert d'un général.
Mais le front, il fait quoi ? 1200 kilomètres, à peu près, je crois. Ils sont obligés d'appeler des soldats nord-coréens pour essayer de tenir le front. Donc, après fantasmer... Encore une fois, attention, il
y
a une menace hybride qui vient de la Russie, c'est incontestable. Mais
vous savez que ce ne sera pas ouvrir un autre front de
la poire des Russes,
vous le savez très bien. Est-ce qu'ils ont les moyens ?
Est-ce qu'ils ont les moyens
? Oui, ça sera des attaques hybrides sur
un pays balte. Ils testent. Mais c'est à nous d'être suffisamment vigilants et pour ne
pas
rentrer dans la danse. Mais dire qu'après le Donbass, ça sera toute l'Ukraine et puis après, ça sera pourquoi pas la Pologne et autres. Je pense qu'en général,
ce
sera plus à même que moi de développer le raisonnement. Mais enfin, ça paraît quand même difficilement conciliable. Mais il y a une menace hybride russe, oui. Arnaud Bond.
Philippe Ballard