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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 27 mai 2026 12 minAutoproduitFond programmatiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleOutre-mer

Élections sénatoriales- Conférence de presse de Ludovic Pajot

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    « Le décret portant convocation des collèges électoraux pour l'élection des sénateurs de la série 2 a été publié au journal officiel le 21 avril 2026. »
  • 0:45Invité politiqueFait
    « Les élections sénatoriales destinées à renouveler les 178 sièges de sénateurs auront lieu le dimanche 27 septembre 2026. »
  • 0:56Invité politiqueFait
    « Les dépôts de candidature devront être effectués du lundi 7 septembre au vendredi 11 septembre 2026. »
  • 2:22Invité politiqueFait
    « En 2020, lors du précédent renouvellement de la série 2, nous n'avions pu faire élire qu'un seul sénateur dans un contexte marqué par la crise sanitaire du Covid-19 et une abstention particulièrement forte aux élections municipales de 2020. »
  • 9:02Invité politiqueChiffre
    « Nous avons désormais investi des candidats dans près de 80% des départements concernés par le renouvellement de 2026. »
  • 9:38Invité politiqueFait
    « Pour la première fois, nous aurons un candidat en Guyane aux élections sénatoriales. »

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Ludovic Pajot

Bien, bonjour à tous. Merci d'être présents aussi nombreux aujourd'hui pour cette conférence de presse à 4 mois jour pour jour des élections sénatoriales. Ce rendez-vous est l'occasion de faire un premier point d'étape sur cette campagne décisive pour notre mouvement et pour l'avenir politique de notre pays. Comme vous le savez, j'ai été désigné directeur de campagne en septembre 2025. Depuis plusieurs mois, nous travaillons activement sur les investitures en partenariat avec nos alliés de l'UDR d'Éric Ciotti. Le décret portant convocation des collèges électoraux pour l'élection des sénateurs de la série 2 a été publié au journal officiel le 21 avril 2026.

Les élections sénatoriales destinées à renouveler les 178 sièges de sénateurs auront lieu le dimanche 27 septembre 2026. Je rappelle également que les dépôts de candidature devront être effectués du lundi 7 septembre au vendredi 11 septembre 2026. Mais au-delà du calendrier, chacun doit mesurer l'importance politique de ce scrutin. Ces élections sénatoriales sont les dernières avant l'élection présidentielle. Elles constituent donc la dernière grande échéance avant ce qui sera pour notre famille politique et pour le pays, la mère de toutes les batailles, l'élection présidentielle. Ces élections auront valeur de test national.

Elles permettront de confirmer l'implantation territoriale de notre mouvement après les dernières élections municipales, qui ont vu l'élection de 70 maires-rassemblements nationaux et de plus de 3000 élus municipaux à travers la France. Notre ambition est claire, multiplier notre nombre de sénateurs et constituer enfin un groupe politique au palais du Luxembourg, malgré un mode de scrutin historiquement plus difficile pour notre mouvement. Nous voulons faire de ces élections sénatoriales une étape décisive vers l'alternance que tant d'élus locaux et de Français appellent désormais de leur vœu.

Je rappelle qu'en 2020, lors du précédent renouvellement de la série 2, nous n'avions pu faire élire qu'un seul sénateur dans un contexte marqué par la crise sanitaire du Covid-19 et une abstention particulièrement forte aux élections municipales de 2020. La situation aujourd'hui n'a plus rien à voir. Notre implantation locale s'est renforcée partout sur le territoire national. Et je pense sincèrement que nous aurons de très belles surprises lors de ce scrutin, y compris dans des départements où notre mouvement progresse fortement depuis plusieurs années. Nous l'avons déjà constaté lors des élections sénatoriales de 2023, avec l'élection d'un sénateur en Seine-et-Marne.

Nous observons désormais un véritable effet multiplicateur entre le nombre d'élus au Rassemblement national et le résultat final obtenu lors des élections sénatoriales. Dans le Pas-de-Calais, par exemple, notre mouvement comptait environ 120 élus encartés en 2023. Mais notre candidat, Christophe Orzurek, est élu avec 557 voix, dépassant même le Parti socialiste, dans un département historiquement socialiste, avec, il y a encore quelques années, l'intégralité des circonscriptions qui étaient détenues par l'EPS. Cela démontre une réalité très claire. De plus en plus d'élus locaux, notamment dans les communes rurales, font le choix du Rassemblement national.

Je tiens d'ailleurs à saluer le travail remarquable de nos trois sénateurs. Avec des moyens limités, puisqu'ils ne disposent pas aujourd'hui d'un groupe politique, ils défendent avec combativité les territoires, les élus locaux et les communes au Sénat. Depuis trois ans, ils ont été au rendez-vous de tous les projets de loi importants et décisifs, de la loi Immigration, en passant par les lois de finances, jusqu'au texte récent dit Riposte.

Malgré leur faible nombre et l'absence d'un groupe, les sénateurs Rassemblement national ont assuré les suivis législatifs et imprimé leur marque sur les débats au Sénat en étant vraiment un aiguillon rappelant au gouvernement et à la majorité sénatoriale les demandes et attentes des Français sur les sujets traditionnels du mouvement, mais également au service de nos communes. Je salue par exemple le travail de Christopher Zurek, qui, membre de la Commission des finances, a rédigé trois rapports d'information, dont le premier sur le Haut Commissariat au Plan, ce qui a entraîné la réflexion sur la fusion de cette instance et une économie générée de 2 millions d'euros.

Peu de sénateurs peuvent se targuer d'une telle évolution en application d'un rapport parlementaire. Trois sénateurs Rassemblement national, ce sont également des centaines d'interventions, d'amendements et un travail consciencieux et utile. C'est précisément pour cela qu'il est essentiel que nous soyons en capacité de constituer un groupe au Palais du Luxembourg après les élections de septembre prochain, pour avoir non seulement les moyens adéquats pour conduire notre action au Sénat, mais également démultiplier notre action. Obtenir un groupe au Sénat serait aussi un rééquilibrage démocratique.

Il est anormal que le premier parti de France ne soit toujours pas dignement représenté à la Chambre haute. Notre pays est confronté à des défis immenses. Crise énergétique, érosion du pouvoir d'achat, déferlante migratoire, insécurité grandissante, abandon de nos communes et de notre ruralité. Dans ce contexte, les communes et leurs élus demeurent la première ligne de la République. Grâce à l'engagement des élus locaux et en particulier de nos maires à qui je veux rendre hommage aujourd'hui, nos communes tiennent bon, innovent, agissent chaque jour au service de l'intérêt général.

Mais trop souvent, ces communes sont empêchées d'agir, freinées par une bureaucratie toujours plus lourde, étouffées par des normes incessantes et fragilisées par des contraintes financières de plus en plus fortes. Il y a urgence à redonner de la liberté, des moyens et de la capacité d'action à nos élus locaux. Nos maires ont besoin d'un pacte d'autonomie et de simplification. L'État doit à nouveau faire confiance aux maires de France. Conscients de ces enjeux et profondément attachés à leur territoire, nos candidats vont parcourir les routes de leur département pour défendre la voie des collectivités locales.

Ils porteront la parole des maires, des élus municipaux et des communes face à un État qui prive trop souvent les territoires, des moyens d'agir et qui étouffe les initiatives locales sous des couches administratives toujours plus pesantes. Le rôle d'un sénateur, c'est d'être un appui concret pour les élus locaux, un relais efficace de leurs préoccupations, un véritable levier pour faire avancer les projets des communes. Concernant l'avancée de nos investitures, notre Commission nationale d'investiture se réunit chaque semaine depuis le début du mois d'avril.

À ce jour, nous avons investi des candidats dans 46 départements, qu'il s'agisse de têtes de liste ou de candidats titulaires selon le mode de scrutin. Je ne vais pas détailler aujourd'hui l'ensemble des candidatures. Chaque candidat aura l'occasion d'annoncer officiellement sa candidature auprès de la presse locale dans les prochains jours. Mais je peux déjà vous dire que nous avons désormais investi des candidats dans près de 80% des départements concernés par le renouvellement de 2026. Je rappelle que 29 départements sont soumis à un scrutin majoritaire et 29 départements à un scrutin proportionnel en métropole.

Notre objectif est de finaliser l'ensemble des investitures d'ici la mi-juin afin d'être présents dans tous les départements métropolitains, mais aussi en Guyane et chez les Français de l'étranger. D'ailleurs, pour la première fois, nous aurons un candidat en Guyane aux élections sénatoriales. Là encore, cela démontre une chose. Notre mouvement continue de s'implanter partout, y compris en Outre-mer, où Marine Le Pen est arrivée largement en tête aux précédentes élections présidentielles.

Dans le cadre de ces élections sénatoriales, nous souhaitons rassembler les profils les plus solides et les plus expérimentés, des élus enracinés dans leur territoire, des députés, des maires, des adjoints maires, des conseillers départementaux ou régionaux, car qui de mieux que des élus de terrain pour défendre les préoccupations des maires et des collectivités locales. Nos députés seront pleinement mobilisés dans cette campagne aux côtés de nos candidats. Certains seront eux-mêmes têtes de liste, comme Edwige Diaz en Gironde ou Franck Giletti dans le Var.

Je souhaite également vous informer que nous avons lancé dès la semaine dernière le cycle de formation de nos candidats sur le même modèle que celui mis en place pour les élections municipales. L'objectif est clair, donner à nos candidats tous les outils nécessaires pour appuyer au mieux leur campagne, que ce soit au niveau des propositions, mais également sur le terrain à la rencontre de nos élus locaux. Enfin, je veux vous préciser que dans certains départements, nous serons amenés à soutenir des candidats qui ne seront pas forcément membres du Rassemblement national.

À partir du moment où ils partageront notre philosophie et s'engageront à rejoindre le groupe que nous constituerons s'ils sont élus. Notre parti allié de l'UDR sera pleinement impliqué dans ces élections sénatoriales, comme ça a été le cas pour les élections municipales. J'en profite pour saluer la présence aujourd'hui de Marie-Pierre Calais, vice-présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, qui a quitté le parti Les Républicains pour rejoindre notre mouvement et s'engager pleinement dans cette bataille des élections sénatoriales. Voilà ce que je voulais vous dire aujourd'hui sur ces élections sénatoriales, qui seront une étape majeure avant l'échéance présidentielle.