Marie-Charlotte GARIN : Candidat NUPES aux législatives dans la 3e circonscription du Rhône
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Questions et réponses
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- 0:43OuverteRéponse directe
Comment prononcez-vous le nom du parti ou du groupement qui vous porte aujourd'hui ?
- 0:56OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce que ça recourt, pour ceux qui ne savent pas ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez de la polémique du burkini dans les piscines et de la laïcité ?
- 2:42OuverteRéponse directe
Comment expliquer que le débat sur le maillot de bain couvrant soit aussi clivant ?
- 3:44RelanceRéponse directe
Est-ce que c'est un sujet de laïcité ou de droits des femmes et de liberté ?
- 4:12OuverteRéponse directe
Comment éviter la diabolisation du sujet du voile et des droits des femmes dans l'espace public ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59Invité politiqueFait
« C'est la nouvelle Union populaire, écologique et sociale. »
- 1:03Invité politiqueFait
« C'est l'union qui est née de l'accord de plusieurs parties de gauche, qui sont la France insoumise, le Parti socialiste, les communistes, les écologistes, donc EELV, mais aussi Génération.S, Génération écologie, et puis d'autres mouvements aussi. »
- 2:10Invité politiqueFait
« Je pense que le cadre qu'on a posé sur cette polémique nous dit beaucoup de l'étape du débat public en France. »
- 2:14Invité politiqueFait
« Moi, je ne parlerais pas de burkini, je parlerais de maillot de bain couvrant. »
- 3:10Invité politiqueFait
« Je dirais que ça fait partie de ces épouvantailles qui sont agités par une certaine classe politique un peu plus conservatrice. »
- 3:29Invité politiqueFait
« La défenseur des droits donne raison aux revendications portées par les collectifs qui demandent de pouvoir utiliser le maillot de bain couvrant. »
- 3:36Invité politiqueFait
« Il n'y a pas de problème d'hygiène. »
- 4:44Invité politiqueFait
« Les femmes ont leur place à prendre. »
- 6:48Invité politiqueFait
« J'ai fait des études de développement international pour travailler, du coup, en ONG, à l'étranger, dans l'humanitaire. »
- 7:00Invité politiqueFait
« Le point cardinal de ma vie, c'est l'engagement et c'est cette notion de service. »
- 7:31Invité politiqueFait
« Les petits pas, ça ne suffit pas. »
- 10:05Invité politiqueFait
« Face à l'éco-anxiété, face à ce monde qui s'effondre quelque part et cette inaction, ce qui moi, j'identifiais en fait la politique comme mon levier le plus fort pour agir. »
- 12:38Invité politiqueFait
« Pourquoi ça n'a pas marché ? Pourquoi est-ce que l'écologie politique, en tout cas, l'étendard principal de l'écologie politique, n'a pas suffi à mobiliser ? »
- 14:35Invité politiqueFait
« Les deux programmes, si je parle de celui de l'Union populaire et celui des écologistes, étaient les plus ambitieux, en fait, en matière de climat, en matière de biodiversité, en matière de transition écologique. »
- 15:12Invité politiqueChiffre
« On parle de 200 milliards pour la planification écologique. »
- 17:10Invité politiqueFait
« De la part d'un gouvernement qui n'a fait que mener des politiques libérales, il n'y avait pas de surprise à ce qu'il renomme une première ministre et un gouvernement qui fera exactement la même chose. »
- 19:14Invité politiqueFait
« La réaction du gouvernement est indigne de ce qu'on incarne dans cette société aujourd'hui dans une ère post-MeToo. »
- 19:30Invité politiqueFait
« Ça a été le cas avec ce premier gouvernement, avec M. Darmanin qui est encore dans ce gouvernement. »
- 20:02Invité politiqueChiffre
« Quand on sait qu'une femme sur trois est victime de violences sexistes et sexuelles. »
- 23:21Invité politiqueFait
« Quand on augmente le SMIC, on augmente le pouvoir d'achat. »
- 28:03Invité politiqueFait
« parce que quand on touche les enfants donc on touche la prochaine génération de votants »
- 28:16Invité politiqueFait
« on dit toujours que ce mandat on est élu de la nation mais les mandats c'est ce qu'on en fait en fait et comment on les incarne »
- 28:24Invité politiqueFait
« elle n'a pas vocation à exister sans le collectif qui l'a porté »
- 28:35Invité politiqueFait
« si on n'est pas là pour faire du lien avec les gens qui sont à la base de tout c'est complètement inintéressant »
- 29:05Invité politiqueFait
« la troisième circonscription elle comprend le nord du septième arrondissement »
- 29:39Invité politiqueChiffre
« ça veut dire qu'on a des centaines de bénévoles »
- 30:09Invité politiqueFait
« on ré-ancre vraiment en local puisqu'on rencontre principalement des acteurs locaux »
- 30:31Invité politiqueFait
« Mon suppléant est Boris Miachon-Debar »
- 31:12Invité politiqueFait
« nous on a eu la chance d'être sur un territoire où le dialogue des forces de gauche était déjà présent »
- 32:25Invité politiqueFait
« on a eu très récemment les un an du revenu de solidarité jeune mis en place par la métropole »
- 33:52Invité politiqueFait
« la fameuse proposition de la convention citoyenne pour le climat »
- 35:54Invité politiqueFait
« on a une police de proximité qui a été supprimée »
- 36:05Invité politiqueFait
« le capitaine de tel poste de police c'est lui qui connaissait le prénom de tous les gamins du quartier »
- 36:20Invité politiquePromesse
« nous défendrons un retour vers une police de proximité »
- 37:35Invité politiqueFait
« on a eu le plaisir d'avoir le droit à un débat entre femmes »
- 38:55Invité politiqueFait
« c'est la candidate qui défend le collectif »
Temps de parole
- Marie-Charlotte Garin56 %
- Présentateur43 %
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A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. Lyon 1ère, l'invité politique du samedi. Avec immédiat positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, bienvenue. On est heureux de vous retrouver pour l'émission L'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Et on poursuit notre découverte de la jeune classe politique, du renouvellement politique sur la métropole de Lyon, avec des candidats et des candidats aux élections législatives. Et aujourd'hui, on est heureux d'accueillir Marie-Charlotte Garin, Bonjour. Bonjour. Vous êtes la candidate sur la troisième circonscription du Rhône. Vous nous expliquerez ce que ça recourt.
Et vous êtes candidate, alors, moi je ne sais jamais, est-ce qu'on dit NUP, NUPOS, NUPES ? Comment est-ce que vous parlez et vous dites, vous prononcez le nom du parti ou du groupement qui vous porte aujourd'hui ?
Alors, il n'y a pas de consensus ou de règles établies, mais de manière générale, on dit la NUP pour abréger, on dit la NUPES.
D'accord. Est-ce que vous pouvez nous rappeler ce que ça recourt, pour ceux qui ne savent pas ?
C'est la nouvelle Union populaire, écologique et sociale. Et donc, c'est l'union qui est née de l'accord de plusieurs parties de gauche, qui sont la France insoumise, le Parti socialiste, les communistes, les écologistes, donc EELV, mais aussi Génération.S, Génération écologie, et puis d'autres mouvements aussi. Et c'est avec grande joie qu'on part en campagne au nom de cette union.
On va en parler tout à l'heure dans la troisième partie et la deuxième partie de cette émission aussi. On parlera évidemment de la campagne, de votre projet, de la circonscription, de ce que vous portez. Vous êtes vous-même issu de EELV. Et moi, ce qui m'intéresse, c'est aussi un peu de découvrir cette nouvelle génération. Je vous disais, vous avez 26 ans, et donc comprendre comment est-ce que les jeunes aujourd'hui s'engagent, comment ils vivent la politique, et qu'on parle un petit peu d'avenir. Mais au démarrage de l'émission, on a toujours une question d'actualité. Alors c'est vrai qu'il était difficile, surtout à une candidate à la députation, de ne pas évoquer ce sujet.
On parle beaucoup de la polémique aujourd'hui, de ce qui s'est passé à Grenoble, pour abréger, simplifier, même si c'est plus complexe que ça, le burkini dans les piscines. Au-delà de ça, ça pose et ça interroge sur la laïcité. Qu'est-ce que vous pensez à la fois de la polémique et du sujet ?
Je pense que le cadre qu'on a posé sur cette polémique nous dit beaucoup de l'étape du débat public en France. Parce que moi, je ne parlerais pas de burkini, je parlerais de maillot de bain couvrant. Et ce n'est pas exactement la même chose. Parce que quand on parle de maillot de bain couvrant, on répond aussi aux attentes, aux personnes qui ont peut-être des complexes, qui ont peut-être des problèmes de santé et qui auraient besoin d'un maillot de bain couvrant pour aller à la piscine. Et on en revient finalement toujours au sujet de pourquoi est-ce que le corps des femmes est toujours un terrain de bataille sur comment est-ce qu'on l'habille, comment est-ce qu'on le présente.
Et moi, sur ce sujet, je ne veux pas parler de laïcité. Je parle de droits des femmes et d'accès aux services publics pour tous et toutes.
Alors comment est-ce qu'on explique, moi j'entends ça, et puis je sais que c'est un sujet que vous connaissez puisque vous êtes aussi co-responsable de la commission féministe à ELLV. Mais alors parlons de maillot de bain, qu'est-ce qu'il y a derrière ? C'est un maire ELLV, Eric Piolle, qui porte ses combats depuis longtemps. Pourquoi est-ce que c'est toujours aussi clivant et pourquoi est-ce qu'on le raconte comme ça ? Il y a peut-être une part des médias, il y a peut-être une part du débat de société, mais au-delà. Pourquoi ça interroge ? Pourquoi c'est aussi difficile à accepter de part et d'autre ? Et quand on voit les réactions, on se dit qu'il y a quand même un sujet.
Je dirais que ça fait partie de ces épouvantailles qui sont agités par une certaine classe politique un peu plus conservatrice. C'est parce que c'est facile de pointer du doigt. Mais quand on en revient à l'essentiel, il ne faut pas oublier que la défenseur des droits donne raison aux revendications portées par les collectifs qui demandent de pouvoir utiliser le maillot de bain couvrant. Et ça, on le perd complètement de vue dans le débat public. On l'oublie complètement. Et on oublie complètement qu'il n'y a pas de problème d'hygiène.
Et ce que dit le nouveau règlement des piscines à Grenoble, c'est qu'on peut se baigner comme on l'entend, à partir du moment où on respecte les questions d'hygiène.
Ok. Donc, pas un sujet de laïcité, mais est-ce que c'est quand même, puisque le débat qu'il y a aussi parfois derrière, c'est une question, et vous l'évoquiez, de la relation possible des femmes avec leur corps, ce qui leur appartient, qui est leur liberté, mais aussi la manière dont peut-être certaines femmes, y compris, disent qu'est-ce qu'on instrumentalise le corps de la femme ? Est-ce que le fait, par exemple, de porter le voile ou d'obliger à porter le voile n'est pas aussi un combat un peu archaïque ? Et que défendre les femmes, c'est justement peut-être ne pas faire en sorte qu'elles puissent le faire à d'autres endroits.
Vous voyez, c'est quand même assez complexe, selon le point de vue, et comment est-ce qu'on s'en sort de ça, et comment est-ce qu'on évite la diabolisation du sujet ? Parce qu'on a bien vu combien, pendant la présidentielle, ça avait été aussi instrumentalisé. Comment on pose plus sereinement les choses, et qu'est-ce que vous pensez, par exemple, du port du voile ou ce genre de choses pour les femmes dans l'espace public ?
Mais je crois qu'il faut revenir aussi à la question de, mais qui défend les femmes, en fait, dans tout ça ? Parce que là, on entend toute une foultitude de personnalités politiques qui prennent la parole, et qui ne sont pas les premières concernées. Et je pense que nous, ce qu'on a aussi envie de porter dans notre manière de faire de la politique, c'est de se dire, c'est avec les premières personnes concernées, qu'on construit la politique de demain. Et je n'ai pas à prendre position sur le voile. C'est les femmes qui décident de se voiler qui font leur propre choix, et il faut simplement s'assurer qu'on vive dans un cadre qui assure à chacune de pouvoir faire des choix.
Libre.
Libre, c'est une question de liberté. Et je ne sais plus qui disait que le voile n'est pas plus aliénant que la mini-jupe, en fait. On en revient à ça. C'est de se dire, on laisse les femmes s'habiller comme elles l'entendent. Et on a bien vu que les normes ont varié avec le temps. Et une sœur qui porte le voile, une sœur religieuse, c'est un bon sujet pour tout le monde, quelque part.
Peut-être parce que culturellement, c'est plus facile à comprendre ou à accueillir pour nous, c'est ça ?
Oui. Et puis peut-être qu'on doit être à la hauteur de la société qu'on a envie de créer. Et donc sortir un petit peu des polémiques et se dire qu'il y a de la place pour tout ça. Si moi, Marie-Charlotte Guérin, qui suis une jeune femme blanche, je me mets à me couvrir les cheveux, personne ne dira rien, en fait.
On sera même peut-être un peu surpris, parce qu'on imagine que culturellement, c'est différent de là où on vous imaginait.
Ou peut-être qu'on se dira que c'est un effet de mode, etc.
Ou peut-être un moyen d'affirmation pour défendre quelque chose ou affirmer aussi autre chose.
Après, je ne le ferais pas dans ce sens-là, parce que ce serait de l'appropriation et ce ne serait pas être à ma juste place en tant qu'allier.
C'est très provoquant inutilement.
Mais ce que je veux dire, c'est que ça interroge quand même sur le regard qu'on porte sur les femmes voilées aussi dans notre société.
Et plus globalement, d'ailleurs, j'imagine, si on part un petit peu à la découverte de qui vous êtes, puisqu'on vous voit à la fois un peu dans les médias, c'est vrai que le profil aussi est intéressant et un peu atypique. Comment est-ce qu'une jeune femme, ou une femme jeune, selon la manière dont vous souhaitez qu'on le dise, décide un jour de s'engager ? Est-ce que c'est aussi, par exemple, autour de ces combats féministes ? Ou est-ce que ça, c'était un sujet qui vous a amené à vous engager ? Ou il y avait d'autres choses, peut-être davantage l'écologie ? Comment est-ce qu'on en vient à s'engager politiquement aujourd'hui ?
Ça a été un joyeux mélange des deux. Et quelque part, c'est avec la politique que j'ai trouvé mon équilibre, en fait, entre justement cette préoccupation pour la question écologique et justement la question féministe. Moi, je suis arrivée à l'écologie politique parce que je sortais de l'université et je faisais le constat.
Qu'est-ce que vous avez fait, d'ailleurs, comme études ?
J'ai fait des études de développement international pour travailler, du coup, en ONG, à l'étranger, dans l'humanitaire.
Donc, il y avait déjà quand même quelque chose qui était de l'ordre de l'engagement ou l'envie de travailler sur des sujets d'intérêts généraux, quand même ?
Le point cardinal de ma vie, c'est l'engagement et c'est cette notion de service. C'est ma seule ligne d'horizon, en fait. C'est peu importe ce que je fais dans la vie, il faut que ça soit au service d'un collectif. Et en arrivant, donc, il y a eu la démission d'un certain ministre que je ne nommerai pas, qui m'a aussi fait prendre conscience que j'étais au maximum de mes petits pas individuels. Donc, pour la question écologiste.
Que vous nommez pas, mais que tout le monde a reconnu. C'est-à-dire que vous avez eu une forme de déception à un moment quand une figure de l'écologie est arrivée peut-être à un point de non-retour et a dit « je ne peux pas arriver à faire quelque chose au niveau politique ». C'était ça ?
Je pense que c'était cette phrase sur « les petits pas, ça ne suffit pas ». C'est ce qu'il a dit au moment de sa démission. Et je me suis dit « ok, effectivement, les petits pas, ça ne suffit pas ». Et donc, moi, je suis arrivée à Lyon. À ce moment-là, je suis arrivée à l'écologie politique. Je me suis engagée avec EELV. Donc, il y a eu les élections européennes, puis il y a eu les élections municipales et métropolitaines. Où là, il s'est passé quelque chose d'absolument incroyable en termes d'énergie collective, de construction collective aussi. Et je devais quitter Lyon. Donc, moi, je devais partir fin mars.
Et il se trouve que ce projet qui était si enthousiasmant, j'ai eu envie de rester pour continuer à le défendre. Et déjà, à ce temps des élections municipales et métropolitaines, moi, je m'étais investie justement pour accompagner les femmes candidates pour ces élections. Donc, j'organisais des temps en non-mixité. C'est-à-dire des temps entre femmes candidates pour leur donner confiance, pour leur donner un boost de légitimité. Parce que c'est un monde extrêmement masculin, même dans une nouvelle famille politique où on essaye de changer les codes. On est quand même confronté à des codes masculins. Et l'idée, c'était bien de soutenir tout ça. Et cet engagement, il a continué, il a perduré.
Et donc, moi, je suis co-responsable de la commission féminisme. Je continue à animer ça aussi au niveau national, cette chose de dire les femmes ont leur place à prendre. Et donc, ça a aussi été un sujet de se dire que les jeunes femmes ont leur place à prendre. Et donc, moi, j'avais très envie... Ce n'était pas un projet de carrière, si vous m'aviez dit il y a un an que je serais devant vous aujourd'hui.
Oui, parce qu'après vos études, vous êtes entrée dans un cabinet de mairie, c'est ça ? Vous étiez à un moment la directrice de cabinet de la maire du 5e ?
Alors, après mes études, moi, je travaillais dans un projet de lutte contre les violences sexistes et sexuelles envers les femmes en situation de handicap.
D'accord.
Et puis, j'ai opéré un changement de braquet, du coup, en décidant de rester à Lyon, où là, je me suis mise à accompagner le projet des élus écologistes. Mais à la base, je partais plutôt pour travailler dans l'humanitaire.
Et du coup, cette campagne, puisqu'on en revient à vous l'évoquer, ça a été un moment quand même assez étonnant, assez particulier. Est-ce que vous l'avez vu arriver ? Moi, je sais que quand on discute avec tous les maires d'arrondissement, les élus écolos, ils nous disent tous... Écologistes, pardon, vous n'y voyez pas, c'était un raccourci un peu rapide. Ils nous disent tous que c'est arrivé il y a vraiment 4-5 ans et que Grégory Doucet avait réussi à fédérer autour de lui quelque chose. C'était déjà là, c'était en train de se transformer. Parce que vous parlez beaucoup d'écologie politique, ce qui est assez rare.
Souvent, la jeune génération commence peut-être par l'écologie, par l'engagement associatif. Et on le voit, l'écologie politique, elle n'a peut-être pas non plus fonctionné. On en reparlera peut-être tout à l'heure sur les présidentielles. Mais comment est-ce qu'on décide d'aller aussi vite vers l'écologie politique alors que vous auriez pu peut-être faire autre chose à un moment ? Et est-ce que le local, quelque part, est-ce que la mairie, est-ce que la collectivité, c'est le lieu où ça peut se passer ?
L'analyse que j'en ai faite à l'époque, c'était de me dire face à l'éco-anxiété, face à ce monde qui s'effondre quelque part et cette inaction, ce qui moi, j'identifiais en fait la politique comme mon levier le plus fort pour agir. Je suis aussi passée par les associations. J'ai eu une petite pause à un moment donné. Puis après, je n'ai pas voulu mélanger les genres. Donc, je me suis consacrée uniquement au parti politique. Mais c'était bien de se dire ça, de se dire, le levier d'action le plus fort, aujourd'hui, il est là. Et on le voit aujourd'hui avec la ville et la métropole, on change la vie des gens avec des politiques locales.
Et l'autre constat qu'on fait, c'est qu'il manque le niveau national. Et donc ça, c'est une source de motivation extraordinaire pour se présenter sur une élection comme celle-ci.
Eh bien, ça tombe bien. C'est ce dont on parlera dans la deuxième partie de l'émission. On partira un peu sur le bilan de les présidentielles et les grands projets pour les législatives. A tout de suite. On se retrouve pour la seconde partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1er. On est toujours avec Marie-Charlotte Garin, qui est candidate aux législatives sur la troisième circonscription pour NUPS. Du coup, puisqu'on a appris que c'était comme ça qu'on disait.
Juste avant qu'on ne passe à la politique nationale, au projet que vous portez, au projet que porte NUPS, à ce que c'est que cette association, je ne sais pas, on dit quoi, c'est un groupement, une association, une fusion, un accord.
C'est un accord, ce rassemblement.
Oui, ça va. On parlait juste avant de votre parcours, de votre engagement, et vous étiez à un moment en collectivité locale. Ce qui est plutôt assez intéressant, d'ailleurs, aussi, c'est que, notamment quand on parle un peu d'exemplarité, ou de la jeune génération, peut-être d'autres manières de faire les choses, vous avez démissionné de votre poste pour mener campagne. Pourquoi c'était important pour vous ?
J'ai démissionné de mon poste pour mener campagne, parce que, déjà, ça aurait pu créer confusion sur un certain mélange des genres. Et il y a une exemplarité, je pense, qui est nécessaire pour redorer le blason de la politique aujourd'hui. Donc, c'était aussi le sens de cette démission. Outre le fait que, tenir un poste de directrice de cabinet et une campagne à plein temps, physiquement, je pense que j'aurais très vite touché les limites de ce qui est possible humainement.
D'accord. Donc, vous êtes totalement libre, vous êtes totalement concentré sur cette campagne. On va parler un petit peu des présidentielles, parce qu'évidemment, elles ont marqué à la fois le début de cette campagne législative, quelque part, et d'une certaine manière. Si on remonte un peu le fil, juste pour resituer tout ça, vous êtes ELLV, comment est-ce que vous vivez, du coup ? C'est quoi ? C'est un échec ? C'est une déception ? C'est une tristesse ? Le score, on parlait d'écologie politique, mais le score réel de Yannick Jadot à l'élection. Qu'est-ce qu'on en pense ? Comment vous l'avez vécu ?
Ça a été une grande déception, une tristesse peut-être aussi, mais ça a aussi été le constat de la nécessité de faire un bilan, en fait, sur cette campagne. Pourquoi ça n'a pas marché ? Pourquoi est-ce que l'écologie politique, en tout cas, l'étendard principal de l'écologie politique, n'a pas suffi à mobiliser ? Après, il ne faut pas du tout nier l'incroyable campagne qui a été faite par l'Union Populaire, et le programme qui est décidément ambitieux aussi, en termes d'écologie.
Et je pense que ce qu'on constate, c'est que le peuple de gauche, c'est un petit peu qu'on peut, mais en tout cas, l'électorat de gauche a voulu voter pour un projet qui soit cohérent, et qui puisse ouvrir un nouvel horizon. Et c'est ce qui s'est passé.
C'est un petit peu, d'ailleurs, comme si c'était le peuple de gauche, ou au moins les électeurs de gauche, qui avaient presque expliqué à tout le monde, en disant, bon, maintenant, ça suffit, il faudrait peut-être vraiment s'y mettre, quoi. C'était un peu comme ça qu'on a pu le vivre.
Un peu de ça. Je pense qu'on l'a aussi vécu comme ça. Et il y avait une pression déjà en amont de la part des militants et des militantes pour l'Union, en fait, avant la présidentielle. On l'a vu avec l'initiative de la Première Populaire, qui a été ce qu'elle a été, mais qui a envoyé quand même un signal assez fort dans l'espace médiatique. Et on peut regretter de ne pas avoir fait l'union avant, mais aujourd'hui, ce qui est incroyable, c'est vraiment l'espoir que suscite cette union. On le constate, nous, tous les jours, sur le terrain.
Et les derniers sondages, d'ailleurs, montrent qu'il y a une quasi-égalité d'intention de vote entre la majorité présidentielle et une forme de dynamique.
Ça, c'est pas une dynamique, absolument. Et ce qui est en train de se passer, c'est qu'on peut gagner.
Est-ce que vous pensez, du coup, que dans cet accord, on assemble quand même des personnes d'horizons assez différents, mais où les écologistes ont été plutôt pionniers, puisque c'est les premiers à avoir fait l'accord. Est-ce que vous retrouvez l'ensemble des choses qui comptent pour vous par rapport à la transition écologique, à un moment fort et attendu ? Parce que visiblement, en face, et on en parlera du bilan du président Macron, c'est pas tout à fait la même chose. Mais vous, est-ce que vous retrouvez vos petits de l'élevé dans cet accord ? Et est-ce que c'est vraiment une priorité portée par NUP ?
Dans cette réunion de famille élargie, on a la chance de retrouver nos petits, effectivement. Et je pense que ça a été d'autant plus facilité que les deux programmes, si je parle de celui de l'Union populaire et celui des écologistes, étaient les plus ambitieux, en fait, en matière de climat, en matière de biodiversité, en matière de transition écologique. Donc c'était vraiment un point sur lequel il était presque facile de se réunir. Et je salue aussi le travail qui a été fait, qui est celui de... Dans le programme qu'on a eu, du coup, la semaine dernière, c'est très pédagogue, dans le sens où il y a les points d'accord entre les parties.
Avec écrit, les points qui seront laissés à la sagesse de l'Assemblée. Donc ça veut dire que coalition n'est pas absorption. Et ça nous permet aussi d'exprimer des désaccords ou des sujets qu'on aimerait porter de manière individuelle, une fois élus à l'Assemblée. Mais quand sur un programme aussi ambitieux que le nôtre, et c'est, je crois, Greenpeace, juste dans les derniers jours, qui saluait le fait que c'était le plus ambitieux, en termes de climat, en termes de lutte contre le réchauffement climatique, quand on parle de 200 milliards pour la planification écologique, ce n'est pas juste un effet d'annonce.
On le voit, c'est comment est-ce qu'on ressentre, quand on parle de règles vertes, comment est-ce qu'on ressentre tout le programme et toute l'action de l'État pour la mettre au service de la lutte contre le réchauffement climatique.
Et ça, vous pensez que c'est suffisant ? Parce que là, c'est aussi à la jeune génération qu'on s'adresse et qu'on regarde ça en se disant, dans quel monde, quelque part, vous allez vivre ? Nous, on est déjà dedans, mais on se dit, qu'est-ce qui se passe dans 40-50 ans ? Comment est-ce qu'on vit cette urgence ? Comment est-ce qu'on arrive à faire bouger les lignes ? Comment est-ce qu'on se dit, à 26 ans, c'est maintenant ? Comment je me bats aussi, sans doute, pour ça, pour ce changement ? Et est-ce que vous pensez, du coup, que le président Macron en a tenu compte ? Puisque, dans son discours, il a dit qu'il allait tout faire et que son mandat serait écologique ou ne serait pas.
Est-ce que vous le croyez ? Est-ce que vous pensez que c'est suffisant ? Ou est-ce que vous, vous avez envie d'autre chose, en fait ?
Si je n'avais pas envie d'autre chose, je serais peut-être dans les rangs de la Macronie. Après, 5 ans, en fait, à l'échelle de la lutte contre le réchauffement climatique, c'est énorme. Et on a déjà perdu 5 ans. Et j'ai très envie de dire qu'on est un petit peu dans cette logique, c'est comme en amour, quoi. C'est des paroles en l'air et il n'y a pas de preuve d'amour pour l'écologie. Et quand on a été condamné deux fois pour une action climatique, quand une autorité indépendante nous dit que la transition n'a pas été engagée pendant le mandat, ça dit quelque chose de l'inaction. On ne peut pas croire que... Ce n'est pas un sujet paillette, le réchauffement climatique.
On n'a pas envie de vendre des choses avec. Donc, on ne va pas faire du buzz et du scandale en disant non, non, vous n'agissez pas. S'il y a des personnes, s'il y a des associations, s'il y a des mouvements qui dénoncent l'inaction, c'est qu'elle est réelle et que ça met concrètement en danger la vie de millions de personnes aujourd'hui.
Une première ministre qui vient d'être nommée en charge de la transition écologique avec deux secrétaires d'État à la transition énergétique au territoire, etc. Ce n'est pas un signe suffisant ? Ce n'est pas quelque chose d'important quand même ?
Mais avec quel bilan ? Mme Borne n'a pas de bilan en termes de transition écologique.
Pour vous, c'est quoi ? Je crois qu'à un moment, vous vous étiez exprimé sur le sujet, sur cette première ministre, Elisabeth Borne, vous aviez dit « ni attente, ni surprise ». Ça veut dire quoi exactement ?
Ça veut dire que de la part d'un gouvernement qui n'a fait que mener des politiques libérales, il n'y avait pas de surprise à ce qu'il renomme une première ministre et un gouvernement qui fera exactement la même chose. Et on le voit aussi dans les personnalités choisies dans ce gouvernement. M. Macron n'a trouvé personne qui incarne vraiment l'écologie politique. Et ça, ce que ça dit de cette politique-là, ça dit que finalement, sa vision à ce sujet est une coquille vide.
D'accord. Donc pour l'instant, il n'y a pas totalement la confiance et c'est légitime tant que les législatives ne sont pas passées. Alors, juste un petit mot sur Jean-Luc Mélenchon, etc. Est-ce que vous pensez que c'est... Parce que là, on est sur le combat des législatives, vous portez tout un programme tous ensemble avec des choses que vous allez développer avec nous. Est-ce que vous pensez que c'est un bon chef de file pour le coup et qu'il ferait un bon Premier ministre ? Est-ce que vous y croyez vraiment, d'ailleurs ?
Jean-Luc Mélenchon a la légitimité des combats qu'il a portés pendant des années. Il a la légitimité du score qu'il a fait au premier tour de l'élection présidentielle. Et ça fait que la potentielle assemblée de gauche que nous gagnerons demain, donc les 12 et 19 juin aux élections législatives, lui doit toute sa confiance.
Donc pour vous, il n'y a pas de discussion et il pourrait tout à fait incarner cela ?
Oui, et c'est le cadre de l'accord que nous avons posé. Ça n'empêchera pas les dissensus, ça n'empêchera pas le débat, ça ne veut pas dire avoir carte blanche parce que ce n'est pas la vision que nous portons à gauche de la manière de faire de la politique, mais c'est le cadre qu'on a posé sur lequel on s'est mis d'accord et nous faisons campagne tous ensemble.
Dernier point avant de développer vos priorités, etc., sur ce gouvernement et sans être dans la polynémique parce que ce sont des sujets compliqués, mais comme vous l'avez évoqué et que c'est quelque chose qui vous tient à cœur, la place des femmes dans ce milieu-là, etc., le gouvernement d'Elisabeth Borne est confronté à une polémique assez importante avec un des ministres qui est pour l'instant tout à fait présumé inocent, mais accusé d'un certain nombre de choses. Ça le met en tension, ça le met en difficulté, ça met le gouvernement en difficulté. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous avez envie de vous exprimer sur le sujet ?
Est-ce que vous pensez que c'est un symbole important et qu'il faut faire quelque chose, qu'il faut qu'il s'en aille ? Comment vous pensez-vous par rapport à vos combats et vos engagements cette situation de Damien Abad pour ne pas le citer ?
La situation de Damien Abad, la réaction du gouvernement est indigne de ce qu'on incarne dans cette société aujourd'hui dans une ère post-MeToo. N'importe qui qui travaille sur la question des violences sexistes et sexuelles connaît le coût de la parole. Est-ce que nous renvoie le gouvernement ? Mais ce n'est pas la première fois. Ça a été le cas avec ce premier gouvernement, avec M. Darmanin qui est encore dans ce gouvernement. C'est que la parole des femmes finalement n'est pas entendue. C'est que peu importe le coût que ça représente de parler, vous ne serez pas entendue et ce n'est pas vous qu'on croit en premier.
Alors que nous, ce qu'on répète, c'est aux victimes, c'est qu'ils n'avaient pas le droit. Tu as raison et je te crois. Et c'est absolument indigne. N'importe quelle personne qui travaille avec les femmes victimes de violences, en fait, c'est une gifle qu'on nous renvoie. Et la politique, c'est une affaire d'État, mais la politique, c'est une affaire de symbole aussi. Et pour beaucoup de femmes en France aujourd'hui, quand on sait qu'une femme sur trois est victime de violences sexistes et sexuelles,
encore plus et encore plus tout à l'heure sur votre circonscription, sur les projets que vous portez, si on devait résumer à quelqu'un qui ne suit pas tout ça très bien, aujourd'hui, quelles sont peut-être les trois priorités que vous souhaitez défendre dans cette campagne ? Et puis, je vais dire peut-être pour commencer, est-ce que vous avez l'impression que c'est une campagne qui, un peu plus que la présidentielle, intéresse vraiment les électeurs et les citoyens cette fois-ci ?
Oui, ça c'est, et je le dis avec un grand sourire et beaucoup d'enthousiasme, c'est quelque chose qu'on constate sur le terrain au quotidien, donc nous on est présents sur les marchés, sur les écoles, on fait du porte-à-porte et déjà sur la dynamique de campagne, on a été rejoint par énormément de bénévoles qui ne sont pas partisans, donc qui ne viennent d'aucun parti, mais qui se disent ok, l'union de la gauche c'est quelque chose d'incroyable, d'historique qui est en train de se passer, on veut mettre la main à la patte et les gens s'intéressent à cette élection, on en parle, on a vu aussi qu'il y avait une grande dynamique dans les quartiers populaires au premier tour de l'élection présidentielle et ça on sent que ça continue et c'est extrêmement réjouissant, moi je dis toujours qu'avoir été la candidate des écologistes c'était déjà un honneur immense mais alors là, être la candidate de cette union, quand on voit la dynamique qui se crée autour, les gens qui passent une heure, deux heures donner du temps, donner des compétences, de l'énergie, il y a quelque chose d'assez incroyable qui se passe.
Oui, ce que vous ne vous sentez pas d'ailleurs, je vous vois à la fois sourire, je vous vois évue, je vous vois engagée et c'est intéressant aussi de montrer ça par rapport peut-être à la jeunesse parce qu'on parlait des jeunes et un des sujets c'était aussi l'abstention qu'il y a eu y compris dans certains quartiers et les quartiers populaires et on verra que votre circonscription en comprend un certain nombre. Est-ce que vous avez l'impression que c'est aussi peut-être là un moyen de renouer avec la jeunesse et de leur permettre de s'engager ou de se dire il peut se passer quelque chose cette fois-ci ?
Oui, et c'est aussi se dire que je ne représente pas toutes les jeunesses mais je peux être la porte-voix de toutes les nuances en tout cas de la jeunesse qu'on a sur notre territoire et c'est aussi ce dont on parle qui sera probablement une des plus jeunes élues en tout cas dans le groupe écologiste je serai probablement la plus jeune faire rentrer ça à l'Assemblée ça dit quelque chose et ça dit quelque chose des combats qu'on aura envie de porter collectivement aussi.
Ça fait beaucoup de responsabilité quand même dans le symbole pour vous parce que d'incarner à la fois la gauche et d'incarner quelque chose de symbolique par rapport à ce que vous êtes ce n'est pas parfois un peu angoissant entre guillemets ou prenant ou comment ça vous amène est-ce que ça vous dynamise est-ce que ça vous donne plus d'énergie ?
Je pense que quand on est femme en politique cette question de la représentation elle est déjà présente peu importe l'âge ou ce qu'on peut représenter si je me centre sur moi évidemment que c'est vertigineux mais si je replace toujours la question du collectif au centre c'est juste une grande force et un grand enthousiasme.
Alors on parlait des priorités si vous deviez nous donner trois axes très importants de cette campagne pour NUPS le pouvoir d'achat
on y revient on voit que les annonces de Madame Borne récemment c'était de dire que la première loi serait une loi sur le pouvoir d'achat mais finalement ce qu'on constate avec Madame Borne et avec Emmanuel Macron c'est que c'est tout sauf le salaire donc on veut donner des chèques on veut un bouclier tarifaire etc. mais on ne veut pas toucher au salaire parce qu'on ne veut pas mettre les entreprises à contribution
ou en difficulté parce qu'il y a certains peut-être candidats qui vous diraient ou des chefs d'entreprise qui pourraient vous dire oui mais en même temps les chefs d'entreprise si on augmente le SMIC à 1500 ça fait quand même des charges c'est pas évident la conjoncture c'est aussi peut-être cet équilibre cet arbitrage qu'il prend
oui mais quand on augmente le SMIC on augmente le pouvoir d'achat donc on augmente aussi la consommation derrière donc il y a aussi un cercle vertueux qu'on pourrait se réapproprier plutôt peut-être dans des logiques plutôt austéritaires
le pouvoir d'achat donc
le pouvoir d'achat très important
que vous ne voulez pas laisser à Marine Le Pen par exemple puisque apparemment c'était elle la candidate du pouvoir d'achat pendant la présidentielle
il y a beaucoup de choses que Marine Le Pen dit avec lesquelles je ne suis pas forcément d'accord mais oui la question du pouvoir d'achat et j'insiste aussi sur le fait que je pense notamment au fait que sur les personnes qui gagnent le SMIC la majorité ce sont des femmes donc il y a aussi un gros enjeu d'égalité là-dessus et quand on parle nous avec le programme de l'ANUP de conférence salariale donc de rediscussion de renégociation des salaires collectifs on parle aussi beaucoup de cette renégociation pour les métiers du soin et les métiers du soin c'est principalement des femmes qui sont dessus et ça me permet d'enchaîner avec une deuxième thématique que sont les services publics de manière générale donc quand on parle du soin on parle des hôpitaux notamment qui ont été extrêmement mis à l'épreuve avec la crise sanitaire ce qu'on constate aujourd'hui c'est que ça craque en fait de toute part on a des soignants qui ont tenu le rythme qui ont tenu la cadence pour assurer pour le collectif pendant deux ans et qui là en fait sont épuisés et on n'a pas assez de monde pour les remplacer donc investir massivement et les recrutes enfin investir massivement dans un recrutement pour reconstruire l'hôpital public ça va être fondamental
un troisième petite troisième priorité peut-être avant qu'on la redéveloppe tout à l'heure sur votre séquence répion le pouvoir d'achat les services publics est-ce qu'il y a un autre axe important
la planification écologique avec les 200 milliards parce que ça crée de l'emploi c'est structurant en termes de vision politique aussi et ça dit quelque chose on prend mesure de ce qui est nécessaire pour engager une transition et pour s'adapter parce que les conséquences on les voit déjà là la chaleur qui fait aujourd'hui les 15 départements en alerte sécheresse ça nous dit bien qu'il y a quelque chose d'urgent et qu'on vit dans notre chair je pense à nos agriculteurs qui eux sont déjà touchés et qui vivent de manière assez dramatique les variations de température ce ne sont pas des événements ponctuels ça va arriver de plus en plus et il faut qu'on se prépare
et bien on va reparler de tout ça du pouvoir d'achat des services publics la transition écologique en allant regarder concrètement sur votre circonscription et donc à Lyon ce que vous souhaitez mettre en place et quelles sont vos priorités à tout de suite pour la suite de l'émission on se retrouve pour la troisième partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère toujours avec Marie-Charlotte Garin qui est candidate aux élections législatives dans la troisième circonscription pour NUP alors justement ça tombe bien on a parlé un peu de politique nationale vous évoquez un certain nombre de priorités moi ce qui m'intéresse c'est peut-être qu'on fasse le lien avec le local on en parlait vous connaissez bien aussi le sujet parce que peut-être qu'une des questions qu'on peut se poser c'est après tout on a quand même je pense une image et certainement nos auditrices et nos auditeurs une image du député qui n'a peut-être pas été forcément très valorisé avec le mandat précédent comme si ça ne servait pas à grand chose ma première question ce serait de se dire mais est-ce que ça sert encore à quelque chose d'un député du coup
il faut que ça serve il faut qu'on puisse faire le lien entre le national et le local et qu'on ramène un petit peu l'assemblée en circonscription nous un des projets que l'on porte et qu'on a déjà commencé à mettre en place c'est ce projet d'agora citoyenne donc se dire qu'il faut faire redescendre l'assemblée en circonscription il faut un espace de dialogue il faut donner à voir de ce que fait la députée à l'assemblée nationale il faut pouvoir avoir des échanges il faut pouvoir faire remonter du territoire les besoins et ça c'est quelque chose que l'on mettra en place tout au long du mandat on a eu notre première agora citoyenne pour parler du programme le week-end dernier et c'était extrêmement enthousiasmant et c'était un temps d'échange et de richesse politique absolument passionnant
alors effectivement le lien avec le local et le national c'est important moi je vous souviens d'une époque que les plus jeunes n'ont pas forcément connue mais on avait une sorte de figure un peu du député maire donc de la personne qui à un moment avait quand même à la fois un ancrage d'hyper proximité dans sa commune et qui avait une vision nationale qui portait des choses qui faisait des allers-retours on peut discuter je suppose que vous étiez et vous n'êtes pas forcément favorable au cumul des mandats si j'ai bien suivi ce qui se passe mais ça avait quand même du sens et j'ai l'impression qu'on avait vu quand même que sur la législature précédente les parlementaires n'étaient pas forcément tous les députés en l'occurrence tous très connectés au local ce qui a créé quand même un sentiment d'avoir des gens un peu hors sol est-ce que vous pensez que l'agora citoyenne qui pose aussi d'autres questions dans la représentation des gens qui y participent suffit ou est-ce qu'il faudrait recréer davantage de liens comment on fait pour que ça se passe vraiment
ça ne suffit pas mais c'est un symbole assez fort et ça se construira sur le temps long pour permettre justement à ce que ce soit le plus inclusif possible qu'on ait un public le plus varié possible qui puisse y venir je pense aussi à des partenariats avec des écoles pour leur donner à voir de ce qui se passe à l'Assemblée faire visiter les écoles enfin permettre aux élèves des écoles de visiter l'Assemblée et pour ramener un petit peu quelque chose de tangible parce que quand on touche les enfants donc on touche la prochaine génération de votants de citoyens et probablement de responsables politiques et en plus on touche les familles donc c'est aussi un effet de pédagogie sur la circonscription qui peut être très fort et on dit toujours que ce mandat on est élu de la nation mais les mandats c'est ce qu'on en fait en fait et comment on les incarne je sais que ma candidature elle n'a pas vocation à exister sans le collectif qui l'a porté donc être une députée qui se coupe et qui passe son temps à Paris ça ne m'intéresse pas en fait mais littéralement je le dis avec beaucoup de passion ça ne m'intéresse pas si on n'est pas là pour faire du lien avec les gens qui sont à la base de tout c'est complètement inintéressant
alors justement vous parlez de la circonscription et c'est bien de le rappeler aussi on est élu d'une circonscription mais député de la nation puisqu'on vote la loi on contrôle le gouvernement on vote la loi etc quelle est cette troisième circonscription qu'est-ce qu'elle recouvre que les gens voient que ça fait géographiquement parlant ça couvre quelle partie parce que Lyon a été découpé de manière un petit peu étrange donc la troisième
c'est très alambiqué
la troisième c'est quoi ?
la troisième circonscription elle comprend le nord du septième arrondissement donc on passe les rails de Jean Massé et ensuite on monte dans le troisième jusqu'au cours Lafayette et puis on s'arrête à peu près au niveau de Pardieu et ça comprend un tout petit bout du huitième le pauvre huitième arrondissement qui est découpé entre trois circonscriptions ça comprend mon plaisir et Etats-Unis
alors sur une surface aussi importante c'est plus de 100 000 électeurs comment est-ce qu'on fait une campagne ? ça consiste en quoi une campagne législative ?
c'est une campagne pleine d'enthousiasme surtout avec ce temps on a la chance d'avoir les beaux jours avec nous mais très concrètement ça veut dire qu'on a des centaines de bénévoles parce que quand je parle d'enthousiasme de l'espoir suscité par cette campagne c'est qu'on a des centaines de bénévoles et c'est beaucoup en fait on a des centaines de bénévoles qui vont à la rencontre des habitants qui font du porte-à-porte qui vont discuter avec les gens devant les écoles sur les marchés on fait aussi du coup des agora citoyennes des petits événements de campagne on peut avoir des temps plus conviviaux et puis on rencontre des collectifs donc moi je suis sollicité par plusieurs collectifs qui veulent justement parler d'engagement qui veulent défendre leur sujet et donc ça c'est extrêmement intéressant parce qu'on ré-ancre vraiment en local puisqu'on rencontre principalement des acteurs locaux
alors vous n'êtes donc pas seul puisqu'il y a des bénévoles mais vous n'êtes pas seul aussi parce que vous avez un suppléant pour le coup alors vous avez inversé un petit peu les codes puisque d'habitude on a un candidat qui a une suppléante là ça se fait à l'envers je suppose que c'est quelque chose qui est aussi intéressant pour vous et important comment s'appelle votre suppléant ?
Mon suppléant est Boris Miachon-Debar qui nous vient donc du parti communiste et qui est élu au conseil d'arrondissement du 7e A
Alors comment est-ce qu'on travaille à deux sachant que a priori un suppléant il est là pour supplé mais ça n'arrive pas forcément souvent sauf si vous devenez ministre mais c'est peut-être pas tout à fait possible cette fois-ci à quoi ça sert un suppléant ? Comment vous organisez votre travail tous les deux ? Comment vous vous mettez d'accord ? Comment on définit un programme adapté à son territoire ? Parce qu'on l'a vu les grandes priorités de NUP au niveau national comment est-ce que vous les déclinez à l'échelle de Lyon des Lyonnais ? Comment est-ce que vous êtes en interaction ? Est-ce qu'il se passe peut-être avec la mairie écologiste d'ailleurs ? Est-ce que vous soutenez ?
Vous faites comment le lien avec ce qui se passe concrètement sur votre territoire ?
Concrètement sur notre territoire nous on a eu la chance d'être sur un territoire où le dialogue des forces de gauche était déjà présent donc ça ça a été quelque chose de très aidant pour le début de cette campagne et Boris est notamment une des chevilles ouvrières de ce dialogue constant sur le territoire donc il a notamment repris c'est lui qui est en charge du comité politique de la campagne donc il y a une instance de dialogue pour toutes les forces politiques qui sont représentées il a toute ma confiance là-dessus et je sais que ça se passe très bien et ensuite évidemment qu'on défend le projet porté par la majorité parce que ce que dit ce projet c'est qu'à Lyon et à la métropole travailler en union la gauche et les écologistes on le fait déjà ça se passe bien et ça marche et ça nous dit aussi que concrètement au quotidien on peut changer la vie des gens et faire le travail prendre nos responsabilités en tant que collectivité pour plus de justice sociale et pour de la justice climatique
est-ce que ça veut dire que c'est ce que j'entends que la ville et la métropole de Lyon sont comme une sorte de laboratoire peut-être Grenoble ou d'autres villes écologistes où on pourrait après transposer à l'échelle nationale ce qui se fait localement c'est un peu aussi l'idée que vous défendez là
c'est l'idée et surtout je prends par exemple un exemple marquant et d'actualité on a eu très récemment les un an du revenu de solidarité jeune mis en place par la métropole très clairement ça c'est quelque chose où la métropole s'est dit on prend nos responsabilités puisque l'état ne les prend pas pour soutenir les jeunes et leur donner plus d'autonomie plus de dignité et c'est très marquant parce qu'on retrouve cette mesure du revenu d'autonomie dans le programme de la NUP donc ça montre bien qu'on peut être effectivement un laboratoire on peut être précurseur et aussi on peut être exemplaire quelque part c'est-à-dire que cette union si tout va bien si on élit une majorité de députés de gauche et écologistes à l'Assemblée elle va devoir continuer à travailler ensemble et faire ses preuves et quelque part Lyon c'est le gage de attention ça peut marcher il faut que ça marche puisqu'on voit ce que ça fait et qu'on voit comment ça change la vie des gens au quotidien
on parlait des jeunes d'ailleurs on parlait un petit peu tout à l'heure de l'engagement de la manière dont on les remobilise dont on s'intéresse à eux est-ce que le fait d'être jeune vous aide alors vous disiez que vous n'étiez pas la porte-parole de toutes les jeunesses c'est bien légitime mais est-ce que du coup on se tourne aussi parfois vers vous pour parler des problèmes de jeunes ou pour avoir des idées là-dessus ou est-ce que vous vous intéressez aussi à plein d'autres sujets vous à titre personnel au-delà de la transition au-delà des combats pour le féminisme est-ce que vous avez des sujets en particulier qui vous préoccupent davantage que vous souhaitez porter une fois député est-ce que vous auriez par exemple une proposition particulière à mettre en place ou un sujet qui vous tient à cœur plus que d'autres
quand on parle de la jeunesse aujourd'hui je pense qu'on se fait aussi beaucoup l'écho de la génération climat et clairement une des attentes fortes ce serait cette fameuse la fameuse proposition de la convention citoyenne pour le climat ce serait une des premières choses symboliquement à défendre qui est la plus forte parce que c'est c'est défendre effectivement les attentes de la génération climat c'est défendre plus de démocratie participative et c'est restaurer quelque part un respect qui a été absolument bafoué envers la parole citoyenne alors qu'il y avait eu un travail absolument extraordinaire de fait avec les citoyens
d'ailleurs c'est intéressant parce que cette fameuse convention citoyenne on ne sait plus trop comment elle s'est finie selon l'angle ou la lecture certains vous diront on a pris presque tout à part de trois points et de l'autre côté on vous dira on a enlevé les trois points principaux c'était quoi le bilan est-ce que c'était plutôt une bonne idée de la part du président Macron et est-ce qu'au final c'est quoi le bilan de cette convention citoyenne et comment est-ce qu'on peut en refaire quelque chose d'autre si le bilan est mauvais
de mémoire je ne crois pas que ça ait été d'abord une idée du président Macron mais que ça lui a été proposé par des acteurs de la société civile premier point deuxième point avec cette convention il y a eu une décrédibilisation de la parole présidentielle qui s'était engagée à dire ces propositions seront reprises sans filtre et ça quelque part c'est vraiment à l'image en fait du mandat et de la parole présidentielle sur le dernier quinquennat
pour vous c'était un bilan on va dire plus que mitigé oui sur cette circonscription vous évoquiez un certain nombre de lieux dont le 7ème arrondissement etc je ne sais pas si ça remonte ça remonte jusqu'où par rapport à Jean Massé jusqu'à Guillotière un peu après pour Lafayette
en 3ème
donc on a quand même sur ces quartiers-là et quand on en parlait avec les élus du 3ème arrondissement ou du 7ème d'ailleurs parce que c'est à la frontière des sujets qui peuvent être des sujets d'insécurité de sentiments de problématiques de tranquillité publique sans tomber dans le côté fait divers en permanence mais c'est quand même important souvent les élus nous disent locaux ça dépend de la police nationale il y a un certain nombre de lois du coup on se dit est-ce que ça dépend aussi potentiellement du député est-ce qu'un député il a son rôle à jouer sur ces problématiques de sécurité de tranquillité ou une vision qu'est-ce que vous défendez vous sur ces sujets ?
Ce que nous défendons sur les questions de sécurité c'est de réinvestir dans l'humain on a une police de proximité qui a été supprimée il y a des réorganisations où très concrètement en fait on voit le capitaine de tel poste de police qui n'y sera plus et en fait le capitaine de tel poste de police c'est lui qui connaissait le prénom de tous les gamins du quartier qui savait un tel à telle situation familiale un tel ceci un tel cela et qui était à même aussi en fait de faire un suivi avec les jeunes de pouvoir apporter des réponses peut-être plus concrètes et ça on l'a complètement perdu donc collectivement nous défendrons un retour vers une police de proximité mais au-delà de ça et on peut prendre effectivement l'exemple de la guillotière qui est extrêmement stigmatisée dans les médias quand on dit qu'on a besoin d'humains c'est-à-dire qu'on a aussi besoin de travailleurs sociaux on a besoin de personnes qui vont aider les jeunes à retrouver des emplois on a besoin de personnes qui travaillent sur la question des addictions quand on sait qu'il y a des problèmes d'addiction dans le quartier donc c'est de se dire le tout sécuritaire ou le tout répressif ne fonctionne pas et on a vraiment besoin d'investir massivement dans l'humain pour apaiser la situation pour tout le monde et redonner aussi des perspectives en fait
la prévention et la répression c'est un peu ça l'idée quel est le député sortant dans votre circonscription
Jean-Louis Touraine
qui ne se représente pas
qui ne se représente pas
et du coup vous avez face à vous si je ne me trompe pas ça doit être Sarah Payon qui est aussi une femme jeune un peu plus avec vous mais jeune comment est-ce qu'on qui du coup n'a pas été élue non plus c'est un peu comme si c'était sa première candidature comment est-ce qu'au-delà de ça vous vous positionnez par rapport à vos concurrents aux autres candidats est-ce que vous les connaissez est-ce que vous les interpellez est-ce que vous vous croisez est-ce que vous vivez votre chemin toute seule comment ça se passe dans une campagne quand vous vous croisez ou vous vous rencontrez sur des marchés
mes concurrents sont principalement des concurrentes
d'ailleurs
ce qui est assez inédit pour être salué on a eu le plaisir d'avoir le droit à un débat entre femmes je pense assez rare ça vaut le coup d'être souligné et du coup
est-ce que ça crée une ambiance différente dans le débat est-ce que c'est toujours un sujet assez délicat on ne peut pas genrer la manière dont on s'engage et dont on fait de la politique mais est-ce que le fait qu'il n'y ait que des femmes à un moment dans un débat ça change la nature ou alors c'est aussi dur
je dirais qu'il y a des codes quand même assez masculins en politique après on est libre ou pas de se les approprier dans les échanges qu'on a ils sont absolument respectueux et cordiaux et moi en tout cas j'ai un principe qui s'appelle la sororité et que j'applique aussi à mes adversaires parce que c'est déjà assez dur d'être femme en politique
la sororité pour nos auditrices et auditeurs c'est une sorte de fraternité ou féminin c'est-à-dire que le respect de la solidarité
entre femmes
entre femmes dans des milieux qui sont souvent difficiles et du coup vous vous protégez entre vous c'est un peu ça
donc ça ne veut pas dire qu'on ne va pas débattre mais en tout cas on débattra sur le terrain des idées et je n'aurai jamais une parole plus haute que l'autre sur mes adversaires en tant que personnes ou en tant que femmes et pour moi c'est cardinal et c'est une ligne que j'ai toujours tenue jusqu'à maintenant en politique et du coup je continuerai à la tenir
une forme d'authenticité de respect des valeurs si vous deviez définir les valeurs qui sont les vôtres d'ailleurs au-delà de votre engagement en quelques mots vous diriez quoi si on devait vous présenter c'est la candidate qui défend
c'est la candidate qui défend le collectif
le collectif
je le redis il n'y a pas d'intérêt à y aller seule pour moi la candidate qui défend l'écoute aussi et le dialogue c'est extrêmement important on ne fait pas ça en fait aujourd'hui et puis oui la candidate de l'authenticité pas de compromission et une exemplarité sans faille tout le temps
en étant le symbole de cette gauche réunie je suppose qu'une campagne ça vous prend pas mal de temps sur le terrain sur les réseaux est-ce que les réseaux sociaux aujourd'hui sont un élément nouveau qui a changé la manière de faire campagne ou de communiquer est-ce que vous êtes beaucoup là-dessus est-ce que ça a un impact est-ce que vous le mesurez par rapport peut-être à d'autres générations de candidats
on est dessus mais on garde pas on garde bien en tête la réalité du terrain qui est que Twitter c'est très sympa mais c'est pour les journalistes et les personnalités politiques changer la vie des gens ça se fait en leur parlant tous les jours sur le terrain donc nous notre effort principal il est quand même très concentré sur ça et sur le porte-à-porte
d'accord
et dernière petite question puisqu'on arrive doucement au bout de cette émission mais donc c'est beaucoup de temps c'est presque tout le temps c'est on le rappelle le 12 et le 19 juin les élections qu'est-ce que vous faites de vos journées en ce moment si c'est possible si vous ne faites pas de politique je veux dire est-ce qu'il y a quelque chose d'autre à côté de la vie politique quand on est une jeune femme comme ça certes engagée mais à quoi on se concentre ou on se consacre ou comment on se ressource qu'est-ce qui se passe à côté de la politique quand vous n'en faites pas
il y a un cercle humain qui est très fort avec beaucoup de gens qui donnent de leur temps humainement pour moi et puis il y a le karaté
ah
donc moi je suis un tournoi de karaté quand même et j'ai beaucoup d'énergie
vous auriez dû le dire avant je ne le savais pas mais
donc il y a clairement un besoin d'évacuer cette énergie pour pouvoir et puis aussi d'avoir un espace mental où me recentrer sur autre chose que la campagne donc j'essaye de libérer du temps pour passer voir mes amis karatéka dans mon dojo
bon les adversaires sont prévenus même si le karaté c'est le respect de l'adversaire merci beaucoup d'être venu nous voir c'était un plaisir d'échanger avec vous et de découvrir ainsi la nouvelle vénération qui s'engage et puis quant à nous je vous dis à la prochaine fois pour une nouvelle émission au revoir c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Immédiat Positif le web média qui rend visible l'essentiel retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiatpositif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon 1ère
Marie-Charlotte Garin