Conférence de presse avec André Rougé sur l'Outre-mer.
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:45Invité politiqueFait
« l'outre-mer est une chance pour la France, en valorisant réellement nos compatriotes ultramarins »
- 5:53Invité politiquePromesse
« création d'un grand ministère d'État, de la mer et de l'outre-mer »
- 6:59Invité politiqueFait
« mesures de type Lois-Ponce, Perben et Girardin »
- 8:35Invité politiqueChiffre
« une commission interministérielle avait été créée, débloquant une enveloppe de 134 millions d'euros »
- 9:32Invité politiqueFait
« nos compatriotes ultramarins d'avoir placé Marine Le Pen en tête des candidats au soir du premier tour de la dernière élection présidentielle »
Temps de parole
- André Rougé100 %
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Bonjour mesdames, bonjour messieurs, je m'appelle André Rouget, je suis consultant en entreprise. Toute ma vie, que ce soit en politique ou dans l'entreprise, j'ai été engagé au service de mon pays et le plus souvent au service de l'outre-mer. Dans un instant, je vous dirai pourquoi j'ai choisi à nouveau de m'engager et pourquoi je le fais aux côtés de Marine Le Pen. Mais auparavant, je voudrais sacrifier aux règles de la politesse en me présentant à vous. C'est très jeune, mais auprès de rigoureuses futures de notre cinquième République que j'ai fait mon apprentissage en politique.
Alain Perfit, avec lequel j'avais ponctuellement travaillé, m'a recommandé au père de notre Constitution, l'ancien Premier ministre du Général de Gaulle, Michel Debré. Député de la Réunion, il m'a fait débuter ma carrière alors qu'il achevait son dernier mandat. En cette année 1986, l'outre-mer est entrée dans mon cœur, ma vie politique, personnelle et amicale. Le dernier mandat de Michel Debré a fait, j'ai rejoint l'équipe d'Alain Juppé au RPR. Pour y suivre l'actualité politique de nos départements et territoires de la France du large, je travaillais auprès de Robert Pendreau, de Nicolas Sarkozy et de Patrick Stéphanineau. J'y ai connu de très fortes personnalités.
Jacques Lafleur, Lucette Michaud-Chevry, Mansour Camardine, Margie Sudre, Pierre Petit, Gabriel Carabin, Pierre Fraugier, Léon Bertrand, André Lesseur, Blaise Aldo, Jean-Paul Virapoulet, Philippe Cholette, André Maurice Piouet, Simon Louicotte, André Tiennacoune, Nathie Madindar, Édouard Fritsch, Victor Reux, Saucéfo, Macapé, Papillot et tant d'autres qui m'excuseront de ne pas les citer, mais qui conservent toute mon amitié et toute mon affection. Ensemble, nous avons œuvré pour ce que nous avons toujours pensé être le bien de l'Outre-mer. Nous l'avons fait lorsque j'étais conseiller de Dominique Perben, ministre de l'Outre-mer d'Édouard Balladur.
Nous l'avons fait en 1995 lorsque, coordinateur dans l'équipe de Jacques Chirac, j'étais en charge de sa campagne Outre-mer. Nous avons continué plus tard. Après un passage dans les cabinets d'Éric Raoult et Jean-Louis Debré, Brigitte Girardin m'a demandé de la rejoindre au cabinet de Jean-Jacques de Peretti, qu'elle dirigeait à l'époque. Après avoir exercé des responsabilités de délégué général à l'animation de l'association des amis de Jacques Chirac auprès de Bernard Fonce, autre grand amoureux de l'Outre-mer, j'ai été nommé par Alain Juppé à la création de l'UMP, secrétaire national aux fédérations d'Outre-mer.
J'ai ensuite passé près de 20 ans dans l'entreprise, en charge des relations publiques, institutionnelles et commerciales d'un grand groupe du CAC 40. J'ai croisé des milliers de gens de toutes origines, de toutes nationalités, de toutes conditions et de toutes opinions. Mais j'ai toujours gardé ce lien étroit. J'ai pris part au lancement et au suivi de projets tels que l'hôpital de Saint-Laurent-du-Maroni ou les palais de justice de Fort-de-France et de Bastère. Après l'électrochoc du 13 novembre 2015, j'ai choisi de rejoindre Marine Le Pen.
Si j'ai fait ce choix, c'est aussi parce qu'auprès d'elle, je retrouve cet élan populaire, national et souverainiste auquel le RPR que j'ai connu, aimé et appartenu, était tant attaché. Au fil du temps, par facilité et pour sacrifier au conformisme ambiant, les convictions de certains de mes mentors et compagnons se sont délitées pour se diluer dans un magma soi-disant progressiste du politiquement correct. Et il n'est guère surprenant d'en voir les conséquences avec des ralliements, par ailleurs non désintéressés, de certains dans le camp d'une Europe fédéraliste, une philosophie aujourd'hui incarnée par Emmanuel Macron et que les vrais gaullistes ont toujours combattu.
J'ai aussi rejoint Marine Le Pen parce qu'après le retrait de la vie politique de Jacques Chirac, la France du large, la France d'outre-mer que j'aime tant, s'est retrouvée orpheline. Nicolas Sarkozy, François Hollande et encore moins Emmanuel Macron n'ont eu de vision pour l'outre-mer. Les ministres sont devenus ministres délégués, rattachés au ministère de l'Intérieur, puis secrétaires d'État pour arriver à un statut de ministre figurant sans aucune capacité d'action ni de décision. D'États généraux en assise, de conciliabules en blabla, en passant par le détricotage de la loi 4 de Brigitte Girardin, que de temps perdu depuis plus de dix ans.
Et ce sont nos compatriotes d'outre-mer qui en pèlent prix fort, au propre comme au figuré. Avec Marine Le Pen, j'ai rencontré une femme qui nourrit pour l'outre-mer une véritable passion, analogue à celle de Jacques Chirac. Lors de l'élection présidentielle, j'ai vu le respect qui était le sien à l'égard de ses départements, régions, territoires et pays lointains de l'outre-mer. J'ai vu le temps qu'elle a consacré à l'élaboration de son programme, qui aujourd'hui encore fait référence.
J'ai vu sa volonté de mettre un terme aux sempiternelles incantations, rappelant que l'outre-mer est une chance pour la France, en valorisant réellement nos compatriotes ultramarins au travers de la création d'un grand ministère d'État, de la mer et de l'outre-mer. Et pour mémoire, je rappelle que ministère d'État signifie un véritable poids politique et une capacité d'obtention de décisions nécessaires sans que Bercy et sa vision comptable ne soient plus en mesure d'exercer son veto aux décisions concernant l'outre-mer.
J'ai vu le respect qu'elle nourrit pour la dignité de chacun par sa volonté d'entreprendre de grandes réformes destinées à réduire le coût de la vie injustement plus élevé qu'en métropole. J'ai vu le respect qui est le sien pour les traditions et l'économie réelle ancrée dans les territoires, lorsqu'elle défend l'exception agriculturelle en faveur du rhum, du sucre, de la banane et du développement des cultures de diversification. J'ai vu son inclinaison vers la modernité avec cette envie de nous tourner vers la mer pour y développer, outre la recherche, de nouveaux métiers et de nouveaux emplois.
J'ai vu sa volonté de relancer l'économie et l'emploi avec la création de ces zones dans lesquelles s'appliqueront des mesures de type Lois-Ponce, Perben et Girardin. Brigitte, pas à nique, vous l'aurez compris. J'ai vu sa volonté d'édifier la coopération européenne sur des bases saines. Une alliance européenne des nations dans laquelle l'outre-mer et sa dimension maritime auraient toute sa place et la France toute sa capacité de décision.
Faut-il vous parler de ses engagements dans la lutte contre les algues sargasses, contre la nocivité sanitaire du chlordécone, contre l'insécurité, pour que la Guadeloupe ne soit plus l'un des principaux départements criminogènes de France, contre l'immigration, pour que Guyanaise et Mahorais aient le droit de vivre en toute sérénité ? Aussi, lorsque je vois un exécutif si désinvolte, pour ne pas dire méprisant, à l'égard de cette France lointaine, un président qui pense que l'on est expatrié en Guadeloupe, que la Guyane est une île, que les Domiens seront des enfants, mais qu'il n'est pas le Père Noël.
Lorsque j'entends ce président, ce même président, au cours d'un quasi-monologue de 7 heures, publiquement humilier un élu, ancien ministre, mettant sa parole en doute, alors que c'est lui qui a tort, sur ce dossier chlordécone, touchant directement la santé de chacun. Lorsque je vois l'État se défausser sur les collectivités locales dans le traitement des algues sargasses, alors même que pour les algues vertes de Bretagne, une commission interministérielle avait été créée, débloquant une enveloppe de 134 millions d'euros. Lorsqu'enfin, j'entends Mme Anique Girardin parler d'associer la Nouvelle-Calédonie à la France, j'ai tout lieu d'être inquiet.
Je vous laisse juge d'établir la comparaison entre deux personnalités, entre deux approches, entre deux visions, celle d'Emmanuel Macron et celle de Marine Le Pen. Pour ma part, mon choix est fait, c'est pleinement, fermement et indéfectiblement que je m'engage auprès de Marine Le Pen, avec qui je partage une même passion de la France en général et de l'Outre-mer en particulier. Par conséquent, c'est bien naturellement que j'appelle tous mes amis avec lesquels j'ai livré de nombreuses luttes à me rejoindre dans ce nouveau combat pour l'Outre-mer et pour la France.
Mon propos ne saurait être complet sans des remerciements à nos compatriotes ultramarins d'avoir placé Marine Le Pen en tête des candidats au soir du premier tour de la dernière élection présidentielle. Je vous remercie.
André Rougé