Engouement pour les Jeux paralympiques, billets, chances de médailles... Le "8h30 france info" de Marie-Amélie Le Fur
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Questions et réponses
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S'il ne devait rester qu'une image de ces Jeux, ce serait lesquels ?
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Est-ce qu'il y a un peu de blues après une telle compétition ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez la pression ? Tout est prêt pour que la fête soit aussi belle ?
- 2:44OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez nous faire rêver encore, permettre ce retour de flamme ?
- 3:50OuverteRéponse directe
Plus d'un million de billets vendus, il en reste un gros million. Est-ce que ça vous a rassuré ?
- 5:45OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y a encore du chemin à parcourir pour que les Français s'engagent dès le début ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« on rappelle vos neuf médailles olympiques en athlétisme, dont trois en or à Rio en 2016. »
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« c'est cette médaille d'or par équipe du judo. »
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« la France dans le top 5. »
- 3:18Invité politiqueChiffre
« On a 237 athlètes dans cette délégation française. »
- 3:22Invité politiqueChiffre
« 121 pour lesquels ce seront les premiers Jeux paralympiques. »
- 3:27Invité politiqueChiffre
« une capacité à aller chercher des médailles dans 20 sports, des 22 sports du programme paralympique. »
- 4:01Invité politiqueFait
« On n'était pas inquiets. »
- 4:10Invité politiqueFait
« Ça avait été exactement la même chose à Londres. »
- 4:33Invité politiqueChiffre
« Et surtout, il reste des billets accessibles. 15 euros, vous pouvez vous offrir ces concepts. »
- 4:40InvitéChiffre
« 50% des billets sont commercialisés à moins de 25 euros. Et 500 000 d'entre eux à 15 euros. »
- 8:28Invité politiquePromesse
« l'ambition, c'est le top 8. »
- 8:42Invité politiquePromesse
« Là, l'objectif, ça va être d'aller chercher 20 médailles d'or. »
- 10:02Invité politiqueChiffre
« À Tokyo, on était absent de plus de 70% des épreuves du programme paralympique. »
- 10:11Invité politiqueChiffre
« On passe de 25% de femmes dans l'équipe de France à Tokyo à 34% sur l'équipe de France pour Paris 2024. »
- 11:04Invité politiqueChiffre
« des moyens qui ont été quadruplés entre 2015 et 2024. »
- 11:57Invité politiqueFait
« Depuis 2008, effectivement, vous avez les mêmes primes pour les athlètes paralympiques. »
- 13:57Invité politiqueFait
« ce n'est pas qu'une question de mental, on l'a vu, ça passe vraiment à pas grand-chose. »
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Bonjour Marie-Amélie Le Fur.
Bonjour.
Alors certes, vous présidez le comité paralympique et sportif, mais on rappelle vos neuf médailles olympiques en athlétisme, dont trois en or à Rio en 2016. Les JO se sont donc achevées hier soir avec la cérémonie de clôture. S'il ne devait rester qu'une image, allez au maximum deux de ces Jeux, ce serait lesquels ?
La première image pour moi, ça serait l'allumage de la vasque. Lors de cette semaine d'ouverture olympique, ça a été un moment absolument fabuleux de voir ces deux légendes du sport. Marie-José Pérec et Teddy Riener a allumé la vasque. Et la deuxième, et je suis désolée, ça va encore être Teddy, mais c'est cette médaille d'or par équipe du judo. Moi, j'en garde un souvenir extraordinaire, ce revirement de situation. Et c'est tout ce qu'on a aimé dans les Jeux. C'est un site iconique, c'est des émotions très fortes, et c'est une très belle médaille française.
Un petit mot sur ce qu'on ressent quand on est athlète après une telle compétition. Est-ce qu'il y a un peu de blues ?
Alors, je n'ai jamais vécu les Jeux à la maison. Donc, je ne sais pas quel est le niveau de blues des athlètes, mais bien évidemment, vous êtes à la fois fatigué parce que la préparation a été longue. Je pense que les athlètes se sont énormément exprimés sur les sacrifices, que ça demande d'être athlète de haut niveau. Puis, vous avez l'effervescence, l'effervescence de la compétition. Pour de nombreux Français, l'effervescence de la réussite, parce que ce bilan est extraordinaire, la France dans le top 5. Puis, un peu de fatigue, fatigue de la cérémonie de clôture, fatigue parce que généralement, derrière son épreuve, on va encourager les camarades et on supporte cette délégation française.
Marie-Amélie Lefure, je vous propose d'écouter le patron de ces Jeux 2024, Tony Estanguet, hier soir, lors de la cérémonie de clôture.
Ce soir, ce n'est pas la fin des Jeux, c'est juste la fin du match allé. Mesdames et messieurs, chers amoureux des Jeux en France et partout dans le monde, je vous donne rendez-vous le 28 août, dans les tribunes, dans les fanzones, devant vos écrans, pour le plus beau match retour de votre vie. Je vous donne rendez-vous pour les Jeux paralympiques de Paris 2024. Marie-Amélie Lefure, les paralympiques vont donc se tenir du 28 août au 8 septembre. Est-ce que vous avez la pression ? Est-ce que tout est prêt pour que la fête soit aussi belle ?
Alors là, effectivement, on vient de terminer cette page olympique. Il est maintenant temps de mettre tous les sites, le village olympique, en configuration paralympique. Donc, le comité d'organisation est bien évidemment à pied d'œuvre pour travailler toute cette configuration. Par exemple, le champ de mars va passer du beach volley au CC foot. Donc, c'est aussi pour ça qu'on a ces deux semaines d'écart entre les Jeux olympiques et les Jeux paralympiques.
Puis, pour nous, c'est le temps de peaufiner les derniers petits détails et vraiment d'être aux côtés des sportifs pour leur permettre, comme ça a été le cas pendant la période olympique, de performer et d'aller chercher de très, très belles médailles durant ces Jeux.
C'était une parenthèse enchantée pour les Français. Est-ce que vous pouvez nous faire rêver encore, nous permettre ce retour de flamme ?
Oui, moi, j'en suis convaincue parce que déjà, ce qu'a fait la magie des Jeux olympiques, ce sont les sites. Ça fait des années que le comité d'organisation nous promet des sites fabuleux, iconiques. Je pense que les images parlent d'elles-mêmes. On a vécu un moment extraordinaire. On a découvert ces arènes sportives. Et vous aurez les mêmes. Vous aurez sept sites qui vont être opérés sur le temps paralympique. Les Invalides, Versailles, on reprend les mêmes sites et on revit ensemble une compétition. Et puis, la promesse de l'ambition, la promesse de performance, elle est la même. On a 237 athlètes dans cette délégation française. 121 pour lesquels ce seront les premiers Jeux paralympiques.
Ça, c'est important aussi de le rappeler. Et une capacité à aller chercher des médailles dans 20 sports, des 22 sports du programme paralympique. Et je peux vous dire que les athlètes, j'en ai croisé quelques-uns hier, ils sont galvanisés. Galvanisés par ce qu'ils ont vu, par ces enceintes sportives, par la ferveur du public. Et moi, je donne vraiment rendez-vous au public français. Le 9 septembre, il sera trop tard pour se réveiller. Donc, achetez vos billets et venez vivre cette émotion extraordinaire.
Alors, justement, plus d'un million, 200 000 billets vendus. Il en reste un gros million, on va dire, à vendre. Mais les ventes décollent depuis ces derniers jours, portées par l'effet JO. Est-ce que ça vous a rassuré ?
On n'était pas inquiets. En fait, ça fait des mois qu'on dit qu'il faut attendre l'effet JO pour voir comment le public français est conquis par ces Jeux paralympiques. Ça avait été exactement la même chose à Londres. Il avait fallu attendre le début des Jeux olympiques pour sentir la ferveur monter. Et il s'est passé exactement ce qu'on avait prévu, c'est-à-dire des Français qui ont regretté. Regretter de ne pas être là, regretter malheureusement de ne pas avoir eu de billets pour les Jeux olympiques. Puis certains qui ont eu la chance de vivre ces moments extraordinaires et qui en redemandent. Donc, il reste des billets, vous l'avez dit. Et surtout, il reste des billets accessibles.
15 euros, vous pouvez vous offrir ces concepts. Voilà, c'est ce que j'allais dire.
Ce sont des prix qui sont abordables pour ces JO. 50% des billets sont commercialisés à moins de 25 euros. Et 500 000 d'entre eux à 15 euros. Des passes découvertes à 24 euros permettent également d'assister à trois disciplines différentes en une journée. C'est incitatif, c'est sûr, pour le grand public. Mais est-ce que ce n'est pas un peu dévalorisant pour le handisport d'avoir des billets un peu bradés ?
Non, pas du tout. Nous, on ne le voit pas comme ça. Vraiment, l'idée, c'était d'ouvrir ces Jeux paralympiques au plus grand nombre. Et avec une billetterie accessible comme elle l'est, vous venez de rappeler les différents tarifs, vous y venez entre amis, vous y venez en famille. Et ça, c'est important aussi d'emmener vos enfants parce que c'est aussi l'objectif de ces Jeux paralympiques, c'est d'opérer un changement de regard sur la situation de handicap. Il y a beaucoup de classes, c'est ça aussi ? Il y a beaucoup de classes aussi. Ça, c'est l'enjeu de la période. Beaucoup de gens nous demandent, mais pourquoi faire ces Jeux paralympiques sur la période de rentrée scolaire ?
Et parce qu'il y a un enjeu éducatif, il y a un enjeu pédagogique aussi qui est porté par ces Jeux paralympiques. Donc voilà, on peut pousser la porte des Invalides, on peut pousser la porte de Roland-Garros pour 15 euros. Donc, c'est important de saisir cette opportunité. Et au-delà des sites, c'est des performances. C'est aussi la promesse de performances extraordinaires.
On va y venir justement pour peut-être donner envie encore plus aux Français de venir vous voir. Mais c'est vrai que vous bénéficiez justement de l'engouement autour des Jeux olympiques. Est-ce que ça veut dire qu'il y a encore du chemin à parcourir pour que, dès le début, finalement, les Français s'engagent ? Ça veut dire qu'il y a encore peut-être un regard à changer sur ces Jeux paralympiques, non ?
Alors, il y a plusieurs choses. Déjà, effectivement, il y a un niveau de connaissance des Français sur les Jeux paralympiques à améliorer, à densifier. Et ça fait maintenant plus d'un an qu'on travaille à vos côtés, aux côtés des médias aussi, pour apprendre à parler des Jeux paralympiques, utiliser la bonne sémantique, arriver à relater le niveau de performance de ces athlètes. On a fait aussi ensemble énormément de pédagogie pour que les Français comprennent ce que sont les Jeux paralympiques, quelles sont les règles, les classifications. Donc, on a progressé. Il manquait ce petit ingrédient de la ferveur, de l'émotion, des performances qu'on a ressenties sur les Jeux olympiques.
Et après, il y a un autre enjeu, c'est celui plutôt de changer le regard des Français sur la situation de handicap. Et Tony l'a dit hier dans son discours, venez aux Jeux paralympiques parce que vous allez prendre la claque de votre vie. Les gens ressortent transformés des Jeux paralympiques parce qu'ils vivent le sport différemment, parce qu'ils voient le handicap différemment.
Marie-Amélie Le Fur, vous restez avec nous. On vous retrouve dans quelques instants sur France Info, après le fil info de Marie Maheu à 8h40.
De nouvelles évacuations en Grèce, dans la banlieue nord-est d'Athènes, après la ville de Marathon. Hier, le pays est touché par de violents incendies depuis des semaines. Les patients de deux hôpitaux ont aussi dû être déplacés face à la progression des flammes. En France, alerte canicule pour 40 départements d'une large partie du pays. Les températures vont grimper. 38 degrés à Paris cet après-midi, 37 à Lille et Dijon. C'est la deuxième vague de chaleur de l'été. C'est la démonstration que la France, quand elle se rassemble, sait faire de grandes choses, dit ce matin Emmanuel Macron, bilan de ses 16 derniers jours de Jeux olympiques dans le journal L'Equipe.
Le chef de l'État se félicite de l'organisation. Il estime aussi que la dissolution de l'Assemblée nationale n'a pas gâché les Jeux. Et le sport continue aujourd'hui avec les 154 coureuses du Tour de France-Femmes. Première étape de Rotterdam jusqu'à l'AE, c'est aux Pays-Bas, avant de traverser la Belgique, les Vosges ou encore le Jura. La néerlandaise Demi Wollering, tenante du titre, est la favorite de cette édition.
Marie-Amélie Le Furla France termine les JO 2024 dans le top 5.
Elle a battu son record de médailles, 64 médailles dont 16 en or. Vous espérez également que le record soit battu au Paralympique ?
Alors effectivement, on espère atteindre une ambition nouvelle pour ces Jeux paralympiques. Pour nous, l'ambition, c'est le top 8. Rentrer, faire rentrer la France dans le top 8 des nations paralympiques. On appelle juste 54 médailles à Tokyo. Alors effectivement, 55 puisqu'on en a récupéré une de façon rétroactive à postériorité des Jeux. 55 médailles. Là, l'objectif, ça va être d'aller chercher 20 médailles d'or. C'est vraiment ce qui va compter parce qu'on l'a vu durant ces Jeux olympiques.
Quasiment doubler votre nombre de médailles d'or.
Voilà, entre Tokyo et Paris, il faut doubler le nombre de médailles d'or. Donc on avait amélioré la volumétrie entre Rio et Tokyo par la préparation des athlètes, par les moyens qui avaient été mis à destination de ces athlètes. On est allé encore plus loin. L'État a mis vraiment beaucoup de moyens auprès des fédérations, auprès des athlètes pour cette fois-ci transformer l'essai et vraiment aller chercher des médailles d'or pour ces différents athlètes. Mais vous visez le top 8, pas le top 5. Vous avez moins d'ambition que les valides ? Non, pas moins d'ambition parce qu'on part plus loin. Parce que pendant des années, la performance paralympique n'a pas été accompagnée.
Elle n'était pas financée. Et donc là, l'objectif, c'est vraiment d'avoir un effet ressort. Et ne vous inquiétez pas, l'objectif du top 5, il est à plus long terme. L'objectif, ce sera de rentrer dans le top 5 pour les Jeux de 2028. Mais on avait besoin de cette étape du top 8 pour aussi voir les effets de ce financement, les effets aussi de toute la recherche, la science qui est désormais mise à profit de nos athlètes de haut niveau.
Il y a des obstacles encore à lever, quels sont-ils ?
Alors, il y a énormément d'obstacles. Déjà, il faut densifier le nombre d'athlètes paralympiques qui pratiquent un parasport en France. À Tokyo, on était absent de plus de 70% des épreuves du programme paralympique. Donc c'est mathématique. Plus vous êtes absent, moins vous avez de capacité à gagner des médailles. Il faut qu'on aille féminiser aussi cette équipe de France. Ça, c'est véritablement un enjeu. On passe de 25% de femmes dans l'équipe de France à Tokyo à 34% sur l'équipe de France pour Paris 2024. L'objectif, c'est de tendre aussi vers cette parité. Et il faut aussi qu'on progresse considérablement sur la place du handicap sévère.
En France, on a encore du mal à mettre les personnes en situation de handicap sévère à la pratique sportive. C'est quelque chose qui n'est pas inhérent à nos mentalités. Donc il faut progresser sur ça. On fera progresser la performance paralympique. Mais on fera tout simplement aussi progresser la place du sport dans le cœur de vie des personnes en situation de handicap. Et ça, c'est un enjeu sociétal. C'est un enjeu aussi de santé publique.
Vous avez évoqué les moyens, Marie-Amélie Le Fur, Emmanuel Macron a investi beaucoup d'argent. Enfin, la France, en tout cas, il a eu la création de l'Agence Nationale du Sport. Le président de la République a dit que les moyens allaient être pérennisés. Est-ce que vous, vous en avez bénéficié ?
On en a bénéficié, effectivement, aussi bien sur le champ de la haute performance. Je le disais, des moyens qui ont été quadruplés entre 2015 et 2024. C'est considérable pour cette équipe de France paralympique. Mais des moyens aussi qui ont été alloués au développement de la pratique parasportive. Et au-delà des moyens, ce qu'on a vu, c'est un engagement des acteurs. Véritablement, une volonté de réussir collectivement cette ambition des Jeux olympiques et paralympiques. C'est d'amener plus de Français au sport. Et notamment, plus de personnes en situation de handicap au sport. Et souligner, bien évidemment, l'engagement de l'État à nos côtés pour former les clubs.
Pour lancer ce programme club inclusif qui vise, dans nos territoires, avoir beaucoup plus de clubs qui sont en capacité d'accueillir des personnes en situation de handicap.
Puisqu'on parle d'argent, il est important de préciser aussi que les primes qui sont données aux athlètes paralympiques sont les mêmes que celles que touchent les athlètes olympiques. C'est le cas en France, ce n'est pas le cas dans tous les pays. Ça date de plusieurs années déjà ?
Depuis 2008. Depuis 2008, effectivement, vous avez les mêmes primes pour les athlètes paralympiques. Mais plus globalement, au-delà des primes aux médailles sur les Jeux, vous avez les mêmes droits en tant que sportif de haut niveau. C'est-à-dire que les droits qui sont donnés par les listes ministérielles, qui vous permettent d'aménager vos études, qui vous permettent d'avoir ces médailles après les Jeux, tout ça, vous l'avez de façon identique, que vous soyez un sportif olympique et paralympique.
Et ce qu'on a vu aussi, et c'est important de le souligner, c'est qu'au travers de ces Jeux de Paris 2024, mais c'est une tendance qu'on ressentait depuis quelques années, vous avez aussi beaucoup de partenaires privés désormais qui accompagnent des athlètes paralympiques. Vous avez des entreprises et bon nombre des partenaires des Jeux qui avaient dans leur team des athlètes olympiques et paralympiques. C'est un partage d'expérience et c'est aussi l'incarnation de notre équipe de France, UNI, été, hiver, olympique, paralympique, parce que ces sportifs, ils partagent la même passion du sport, ils ont la même ambition, la même détermination.
Et on imagine qu'ils ont peut-être plus de difficultés aussi à vivre de leur sport et en même temps avoir une profession, encore plus peut-être que les athlètes valides.
C'est un véritable enjeu de professionnaliser, effectivement, parce que quand on regarde la concurrence internationale, désormais vous avez besoin de professionnaliser le mouvement paralympique. C'est la professionnalisation des athlètes, c'est la professionnalisation de leur encadrement et c'est aussi la professionnalisation de nos savoir-faire. C'est comment on va aussi mettre la science à profit d'un meilleur entraînement de nos athlètes paralympiques. Voilà, maintenant ce n'est plus le fruit du hasard, c'est vraiment le fruit de l'entraînement, d'un travail collectif.
Et c'est pour ça que non l'ambition du top 8 n'est pas une ambition au rabais parce que je peux vous dire que d'autres nations ont compris ces ingrédients bien avant nous, donc on a un retard à rattraper. Mais je peux vous dire qu'on sera au rendez-vous du 28 août au 8 septembre.
Alors vous dites il y a le travail, mais il y a aussi d'autres choses. La France, on l'a vu, a obtenu 16 médailles d'or, mais bien plus en argent et en bronze qui auraient pu lui permettre finalement d'accrocher une troisième, voire une quatrième place. Est-ce qu'aux paralympiques, on a aussi du mal à transformer l'argent en or ? Et est-ce que c'est une question de mental ?
Alors ce n'est pas qu'une question de mental, on l'a vu, ça passe vraiment à pas grand-chose. Et c'est pourquoi avec l'ensemble des parties prenantes depuis maintenant quasiment deux ans, on travaille autour d'un programme qui s'appelle Gagner en France. Comment on utilise effectivement le moindre petit détail de l'avantage d'être à la maison ? C'est une billetterie dédiée aux athlètes, c'est un village qui est aménagé vraiment pour permettre à ces athlètes de vivre cette émotion collective des Jeux. Pour certains athlètes, l'effet, il a été probant. Ça a été la médaille d'or, ça a été pour certains un podium là où à Rio, ils étaient restés au pied du podium.
Mais voilà, après ça reste du sport de haut niveau, ça reste de l'horlogerie de précision et le moindre petit grain de sable peut venir perturber l'accession à une médaille d'or. En tout cas, on espère que côté paralympique, on soignera le moindre détail pour permettre au maximum de nos athlètes de prendre du plaisir le jour J et quand il y a du plaisir, il y a de la performance et généralement il y a la médaille au bout.
Vous parlez d'accessibilité Marie-Amélie Le Fur, il y a un vrai problème d'accessibilité. On le sait aujourd'hui à Paris, ce sont les transports, notamment le métro. Vous le regrettez toujours, est-ce que ça avance suffisamment vite selon vous ?
Alors, pour moi, il y a trois sujets autour de l'accessibilité. Il y a celui du métro et vous l'avez dit, ça malheureusement, les Jeux paralympiques, les Jeux olympiques et paralympiques n'ont pas permis d'améliorer cette accessibilité du métro historique. Vous avez l'amélioration par contre de l'accessibilité des transports en règle générale. Beaucoup de gares ont été mises en accessibilité pour ces Jeux olympiques et paralympiques. De nouvelles lignes de métro ont été délivrées dans le cadre du Grand Paris. Vous avez eu aussi un grand travail de fait sur les lignes de bus.
Et ça, c'est des améliorations considérables pour l'accès au transport en commun des personnes en situation de handicap. Pour autant, le métro, c'est vrai qu'outre la ligne 14, même avec une poussette, c'est difficile quand même. Donc, en fauteuil, c'est mission impossible. En tout cas, nous, c'est ce qu'on revendique. C'est que dès l'instant que vous travaillez l'accessibilité du métro historique, vous ne la travaillez pas uniquement pour les personnes en situation de handicap. Vous les travaillez pour tout le monde. Et vous l'avez très justement dit, c'est les voyageurs avec des valises, c'est les parents avec des poussettes. Voilà, c'est important. Pour nous, c'est un enjeu.
On n'a pas gagné ce combat-là pour les Jeux de Paris 2024. Mais ça ne veut pas dire qu'on n'a pas posé des jalons. En tout cas, cet enjeu de l'accessibilité, jamais on ne l'avait autant évoqué depuis plusieurs mois, depuis plusieurs années. Mais maintenant, le besoin de la personne en situation de handicap restera le même. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que les Jeux, ils vont être terminés, qu'il ne faudra plus considérer ce besoin d'accessibilité. Donc, moi, j'espère vraiment que cette prise de conscience... C'est en appris à la volonté politique.
Voilà, la volonté politique, la volonté des opérateurs qu'on a ressenti sur ce sprint final des Jeux et qu'on souhaite voir perdurer derrière ces Jeux olympiques et paralympiques.
Merci beaucoup, Marie-Amélie Lefeur, d'avoir été avec nous ce matin sur France Info, présidente du comité paralympique et sportif français. On aura l'occasion, j'en suis sûre, de se reparler d'ici le 28 août. Début des Jeux paralympiques en France. Merci, Brigitte Boucher, bonne journée. Vous retrouvez cette interview en intégralité sur franceinfo.fr.