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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 25 juin 2020 6 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSanté

Témoin RMC : Jean Roch - 25/06

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Dites-moi, vous allez rater cette saison, Jean-Roch ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Vous essayez d'infléchir la position du gouvernement ?

  • 3:31OuverteRéponse directe

    Vous êtes capable d'accueillir du public tout en assurant le minimum sanitaire ?

  • 4:25OuverteRéponse directe

    Vous dirigez une discothèque dans le Morbihan ?

  • 5:41OuverteRéponse directe

    Vous avez rendez-vous avec le ministre de la Culture ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33PrésentateurFait
    « On ne peut pas ne pas tenir cette promesse par rapport à toutes les équipes, à tous les gens qui vivent de la saison. »
  • 1:06PrésentateurFait
    « Nous sommes la seule profession, aujourd'hui, qui n'a pas le droit de redémarrer à travailler. »
  • 2:32PrésentateurPromesse
    « Donc, il faut absolument ouvrir le 1er juillet. C'est vital. »
  • 3:40PrésentateurFait
    « 100%. On est tout à fait capable d'encadrer ça. »
  • 4:50PrésentateurFait
    « Nous, nous sommes allés avec neuf autres discothèques du Morbihan. »
  • 5:08PrésentateurFait
    « Ils nous soutiennent tous et on milite pour une réouverture début juillet parce que la jeunesse française est en danger aujourd'hui. »

Temps de parole

  • Présentateur55 %
  • Invité27 %
  • Présentateur 218 %

1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez R.M.C.

0:04
Invité

Il y a un endroit où il y a beaucoup de piscines, même s'il y a la mer, c'est Saint-Tropez. Évidemment, et à Saint-Tropez, nous sommes en direct avec Jean-Roch. Bonjour Jean-Roch. Bonjour Jean-Jacques. Propriétaire du VIP Room à Saint-Tropez. Vous connaissez Anaïs ?

0:18
Présentateur

Non, je n'ai pas eu la chance.

0:20
Invité

Un jour vous irez, je suis persuadé. Jean vous recevra sans problème. Avec joie.

0:26
Présentateur

Bon, dites-moi, vous allez rater cette saison, Jean-Roch ? Non, non, on n'a pas le droit de la rater. On ne peut pas ne pas tenir cette promesse par rapport à toutes les équipes, à tous les gens qui vivent de la saison. Jean-Jacques, il y a deux métiers. Les gens parlent beaucoup des clubs, mais on doit surtout, ce matin, si vous êtes d'accord, parler des saisonniers. Une saison, c'est très court. Beaucoup de gens, beaucoup de familles attendent après cette saison. Depuis trois mois, on a fait patienter. Quatre mois, on a fait patienter tout un métier. Toute une profession autour d'une attente que l'on a espérée, que l'on a espérée.

Et nous sommes la seule profession, aujourd'hui, qui n'a pas le droit de redémarrer à travailler. Tous ces gens qui viennent à Saint-Tropez aussi, à Saint-Tropez, sur toutes les côtes, dans les campings, partout en France, pendant l'été, pour s'amuser. Ces gens qui attendent cette saison, les visiteurs, les gens qui y travaillent. Non, je ne peux pas imaginer qu'on puisse, aujourd'hui, réouvrir les cabarets, réouvrir les écoles, tout réouvrir, et pas réouvrir les clubs.

1:36
Invité

Je ne peux pas comprendre. Oui, nous non plus, nous ne comprenons pas. Alors, vous essayez, évidemment, d'infléchir la position du gouvernement. Plusieurs députés vous soutiennent. Encore une fois, il y a les salariés des discothèques. Mais il y a aussi les employés de sociétés extérieures. Ceux qui assurent la sécurité, par exemple, et tant d'autres. Ça représente des dizaines et même des centaines de milliers de personnes qui se retrouvent sur le carreau, Jean-Roch.

2:05
Présentateur

Oui, ces gens-là. Et puis surtout, il n'y a pas de séance de rattrapage. Quand on parle des clubs dans les villes, j'entends bien que certains prennent un peu de recul et se disent « Bon, finalement, on va attendre, on va être patient. » Mais nous, une saison, c'est sur trois mois. C'est juin, juillet, août. On oublie juin, puisque maintenant, on s'est consommé et on a été patient. On a usé vraiment d'une grande patience. Là, il reste juillet, août. On peut affronter une petite saison. On ne peut pas affronter de non-saisons. Donc, il faut absolument ouvrir le 1er juillet. C'est vital.

2:35
Invité

Alors, vous lancez un appel. Vous avez lancé un appel. Un appel au gouvernement. Un appel à la raison. C'est ce que vous dites, Jean-Roch.

2:45
Présentateur

En fait, il ne faut pas jeter la pierre au gouvernement. Ils ont traité beaucoup de cas en urgence. On s'est retrouvés face à un monstre qu'on ne maîtrisait pas. On ne savait pas où ça commençait, où ça terminait. On n'avait aucune information. Mais là, je pense que maintenant, que tout ait été remis en marche, que tout redémarre progressivement, on peut faire un protocole sécurité. On le fait déjà en restauration. On le fait déjà dans les bars. On le fait déjà dans plein de lieux, plein d'endroits. Ce qui est grave, Jean-Jacques, c'est qu'aujourd'hui, on va se retrouver face à quelque chose que le gouvernement ne pourra plus maîtriser.

C'est-à-dire une fête sauvage, une fête dans les maisons, une fête sur les bateaux, une fête sur les plages, dans des coins, dans des recoins. Et là, il n'y a pas de professionnel pour encadrer cette fête.

3:31
Invité

Vous êtes capable, Jean-Jacques, aujourd'hui, d'accueillir du public tout en assurant le minimum sanitaire indispensable ?

3:40
Présentateur

100%. On est tout à fait capable d'encadrer ça. On est capable de contrôler quand, après quelques verres, les gens perdent la distanciation. On est capable de tout faire. On est capable de réduire un petit peu la quantité de monde pour, justement, continuer à vivre cet espacement, continuer à encadrer. On est capable de mettre des serveurs, comme on le fait dans les restaurants, avec des masques, les protéger. On est capable de protéger le public, mais protéger également les équipes. On se doit d'accompagner cette fête. Nul autre que les professionnels du métier peuvent faire ça. Nul autre.

4:17
Invité

Jean-Roch, restez avec nous un petit peu, parce que Christelle nous appelle du Morbihan. Bonjour, Christelle.

4:24
Présentateur

Bonjour, Jean-Jacques. Vous dirigez, vous aussi, une discothèque.

4:28
Invité

Jean-Roch, Christelle dirige une discothèque dans le Morbihan.

4:32
Présentateur

Oui, c'est ça. Moi, je tiens à une discothèque dans le Morbihan.

4:36
Invité

Dans le Morbihan. Et vous êtes comme Jean-Roch, vous demandez la réouverture. Vous ne comprenez pas.

4:42
Présentateur

C'est exactement la même chose, le même souci qu'on a, quel que soit l'endroit en France où l'on se trouve. Nous, nous sommes allés avec neuf autres discothèques du Morbihan. Hier soir, il y avait une réunion à Paris avec un député qui nous soutient depuis le début, qui a réussi à fédérer 59 autres députés. Ils nous soutiennent tous et on milite pour une réouverture début juillet parce que la jeunesse française est en danger aujourd'hui. avec toutes les fêtes sauvages qui se multiplient et dans des endroits qui ne sont pas faits pour, avec des gens qui ne sont pas capables d'encadrer. Nous, c'est le cœur de notre entier. On sait le faire. On sait contrôler les gens.

On sait de la prévention tous les week-ends et c'est à nous de le faire.

5:39
Invité

Vous avez rendez-vous, Christelle Jean-Roch. Je crois que vous avez rendez-vous avec le ministre de la Culture. Jean-Roch, vous confirmez ?

5:45
Présentateur

Écoutez, il y a un rendez-vous qui se profile aujourd'hui. On est en contact avec son cabinet et il y a un rendez-vous qui se profile dans les heures à venir. On devra en savoir plus. Mais M. Riester s'intéresse à tout notre sujet. malgré qu'il ait voté, je ne sais pas sous quelles contraintes ou dans quelle situation, cet arrêté qui aujourd'hui n'est pas actif. Donc, il a encore temps de bien faire. Il a encore temps de rectifier le tir. Il a encore temps de faire du discernement.

6:12
Invité

Bien, merci Jean-Roch. Merci, je sais que vous êtes un auditeur fidèle d'RMC. Ça me fait plaisir. Absolument, toujours. Merci Jean-Roch. Merci Christelle. Merci. On va suivre évidemment ce dossier d'extrêmement près. Il est 7h18.

Témoin RMC : Jean Roch - 25/06 · Pourquijevote