20100915 Christian DEMUYNCK absentéisme scolaire
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Merci monsieur le sénateur. La parole est à monsieur Christian de Muinc pour l'UMP. Madame la présidente, monsieur le ministre, monsieur le président de la commission, monsieur le rapporteur.
L'absentisme scolaire est un cancer. Cette phrase prononcée par le président de la République témoigne de la volonté du gouvernement de lutter contre ce fléau. Nombre d'entre nous occupons des mandats locaux.
Et quelle que soit notre fonction, nous constatons chaque jour les ravages causés par la l'absentéisme sur les jeunes. Ces gars appellent des réponses urgentes. En 2004, j'ai eu l'occasion de faire une série de propositions pour lutter contre ce mal.
François Fillon, alors ministre de l'éducation nationale, m'avait en effet chargé d'une mission sur la violence à l'école. Et parmi ces mesures, je soulignais l'importance de coordonner les actions des élus et des services de l'État pour mettre fin à une situation aussi insupportable qu'inaceptable. Insupportable car l'absentisme hypothèque l'avenir de notre jeunesse et de notre pays.
L'absence de formation de repère conduit invariablement les jeunes vers l'échec. Je ne rappellerai pas les conséquences de ce cancer sur les enseignants qui constatent parfois près de 30 % d'absentéistes et chaque année, ce sont 300000 élèves qui se retrouvent aérés dans nos rues. Face à ces chiffres inquiétants, nous devons agir car culture, formation en point intégration sont autant de valeurs qui sont de fait mises à mal.
Marginalisation, violence, chômage. Autant de problèmes qui sont au bout du chemin de l'absentéisme scolaire. première étape vers la détresse et la désocialisation.
Si les mesures que nous allons voter sont nécessaires, seules, elles ne pourront mettre fin à l'absentéisme. En effet, sont des parents responsable. soucieux de l'avenir de leurs enfants, nous ne pourrons relever ce défi.
C'est avec eux que nous devons travailler. C'est avec eux que nous devons trouver des solutions. C'est donc vers eux que nous devons concentrer nos efforts.
Néanmoins, il est important de rappeler que nous faisons face à deux types de familles. Celle pour qui les obligations de scolariser son enfant et de voir celui-ci assister au cours n'ont aucune valeur. et celles qui rencontent des difficultés ponctuelles et qui souhaitent s'en sortir.
Il est donc primordial d'apporter une réponse concrète et adapté aux situations de chacun sans oublier que la majorité des parents s'attache à apporter parfois au prix de lourd sacrifice le meilleur à leurs enfants. Cette famille mérite que nous les accompagnions, que nous les soutenions, que nous leur tendions la main. En ce sens, le rôle des collectivités territoriales est clé.
Première interlocuteur des citoyens, les maires doivent pouvoir proposer davantage leurs solutions. Je crois par exemple que les conseil des droits et devoirs des familles qui rassemblent partenaires institutionnels, association et représentants de la collectivité doivent être généralisés. Ils sont en effet trop peu nombreux et doivent leur création à la seule bonne volonté des élus.
Mise en place dans ma ville, je sais combien ils sont un outil d'écoute, de conseil et de suivi. Chaque famille est rencontrée. Chaque cas est traité de manière personnelle et de plus je pense qu'il pourrait aider les inspecteurs d'académie.
En effet, déjà en lien direct, grâce au CLSPD, inspecteur et conseil pourraient décider ensemble de la suppression ou non des allocation familiales. Rich de leur connaissance et de leur proximité avec les familles, ces conseils apporteraient une aide aussi précieuse qu'aviser. Je crois aussi que la caise d'allocation familiale ne doit pas être considérée comme une simple machine à sous.
Elle a à mon sens un rôle de prévention en allant sur le terrain, en rencontrant les familles, elle pourrait soutenir les parents qui traversent des moments difficiles mais qui ont la volonté de s'en sortir. Le tout bien sûr en lien avec les structures locales. À contrariant une minorité, d'autres parents refusent ostensiblement d'assumer ses responsabilités.
Ils estiment que c'est à la société d'assumer ce qui leur incombe naturellement et juridiquement leur responsabilité. Si la restauration de l'autorité professorale est essentielle à l'efficacité de notre système éducatif, celle de l'autorité parentale est primordiale. Sans pour autant tomber dans la caricature ou la stigmatisation, je crois que nous pouvons ignorer certaines vérités.
Les prestations sociales ont-elles été pensées pour assister les individus pour subvenir à leurs besoins sans contrepartie morale ? L'idée d'une forme de contrat moral liée à l'attribution de revenus est-elle scandaleuse lorsqu'il s'agit d'éducation ? Face à de tels enjeux, je crois qu'il est urgent de responsabiliser ses parents démissionnaires grâce à des mesures fermes et assumées.
La suppression des aides sociales doit cependant être l'étape ultime. En effet, la généralisé contribuerait à mettre davantage en difficulté des familles qui le sont déjà. Je sais que ce n'est pas en prenant des mesures générales et nécessaires, répressives que nous parviendrons à résoudre les problèmes mais en apportant chaque jour des réponses aux parents désorientés. parce que notre modèle social repose sur une école forte et respectée parce que proposant des mesures concrètes, laissant toute leur place à la prévention, à la fermeté parce que la répression est une alternative de dernier recours.
Parce que la responsabilité des parents est au cœur des propositions contenues dans cette proposition de loi. Bien entendu, je la voterai. Merci monsieur le sénateur.
La parole est à madame Marie-Christine Blandin.
Christian Demuynck