Risque de famine à Gaza : « La France ne peut pas l’accepter », met en garde François Bayrou
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Chapitres
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Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Comment la France compte agir vite et répondre à l'urgence de la famine à Gaza ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00François BayrouChiffre
« L'Organisation mondiale de la santé prévoit près de 2 millions de Palestiniens affamés si rien n'est fait rapidement. »
- 1:30François BayrouFait
« Le gouvernement israélien crée délibérément les conditions d'un désastre humanitaire. »
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[Applaudissements] Merci monsieur le président. Ma question s'adresse à monsieur le premier ministre. Cela ne fait plus de doute.
Le risque de famille n'a jamais été aussi fort à Gaza. L'Organisation mondiale de la santé prévoit près de 2 millions de Palestiniens affamés si rien n'est fait rapidement. Ce drame s'ajoute aux dizaines de milliers de morts, hommes, femmes, enfants tués par les bombardements de Tsal depuis bientôt 36 mois.
Cela neut cela ne fait plus de doute non plus. Le gouvernement israélien crée délibérément les conditions d'un désastre humanitaire. Il envoie les chariots de Gédéon, ses chariots de feu et dans le même temps bloque l'essentiel de l'aide humanitaire.
Il n'empêche que soit charié la vie plutôt que la mort. Nourriture haut, médicaments, marchandises, tout manque à Gaza. Personne n'oublie les audios attentats du 7 octobre 2023.
Reconnaissant cependant que l'objectif de guerre, décimer le Hamas, s'est bien élargi. Aujourd'hui, c'est l'ensemble de la population palestinienne qui est visé. Des projets politiques se dessinent comme si les Palestiniens n'existaient pas et comme si tous les Israéliens y consentaient.
Une seule ouverture à ce stade. Mon groupe observe avec satisfaction l'intensification des critiques et de la mobilisation à l'échelle internationale. Le ministre des affaires étrangères a qualifié Gaza de mourroir de cimetière.
La France est claire, elle doit suivre poursuivre ses initiatives pour la paix. Plusieurs digrigents européens, le Royaume-Uni, le Canada se mobilise. Je salue également la demande par un une majorité d'États membres de la révision de l'accord d'association de l'Europe avec Israël.
La perspective d'une conférence en juin sous l'égide de l'ONU est aussi une bonne chose. Il reste à intensifier la pression sur les acteurs de la région proche-orientale qui, disons-le, manque pour la plupart à leurs obligations. Dites-nous, monsieur le Premier ministre, comment la France compte agir vite et répondre à l'urgence de la famine ?
Le RDSE, attaché à la défense des droits de l'homme, s'en remet à tous les responsables pour que le courage l'emporte. Car supporterions-nous un tel drame humanitaire aux portes de l'Europe ? Je vous remercie.
Pour vous répondre, la parole est à François Bayerou, premier ministre. Monsieur le Premier ministre, merci monsieur le président. Mesdames et messieurs les sénateurs, madame la présidente, votre question a énoncé clairement et avec émotion la situation telle que nous la voyons et la volonté de la France a été exprimée de la même manière.
Qu'est-ce que nous voyons ? Voyons Gaza dans une situation désormais humanitaire effroyable avec des risques de famine, avec des risques de manque d'alimentation en eau et en médicaments. Tout ça, vous l'avez parfaitement décrit.
Nous voyons des perspectives de guerre avec l'annonce par le gouvernement israélien d'une nouvelle offensive militaire et l'évocation de déplacement de population et d'annexion. Déplacement de population, annexion, famine, danger pour la population civile. La France ne peut pas l'accepter.
Et nous croyons que grâce à la France ou avec la France, d'autres pays du monde très importants dans la région ne peuvent pas l'accepter non plus. Et je dois dire que pour ceux qui s'intéressent à l'histoire, voir la France et la Grande-Bretagne, la France et le Royaume-Uni et le Canada, mais la France et le Royaume-Uni avec leur histoire dans cette région annoncer ensemble qu'ils vont reconnaître l'État de Palestine dans la vision d'une région à deux états, ça a une signification évidemment très importante. Qu'est-ce que nous pouvons faire ?
L'aide humanitaire, elle est présente. Il y a des mois de ravitaillement possible en nourriture et en eau qui sont présents à la frontière et qui jusque avant-hier n'ont pas pu entrer et une toute petite quantité est entrée depuis 2 jours. Et donc notre action va inlassablement dans ce sens et comme vous l'avez rappelé l'action européenne aussi puisque est remise sur le métier la question des accords entre l'Union européenne et Israël.
Nous sommes là pour mobiliser l'action internationale, pour soutenir tous ceux qui veulent la paix, sans nous laisser entraîner à jamais oublier que cette explosion, elle a eu un détonateur et le détonateur, c'est le pogrome du 7 octobre. Et donc, nous sommes ceux qui avons une vision équilibrée et une vision volontaire pour l'avenir de cette région et je vous remercie de l'avoir rappelé. Merci monsieur le Premier ministre. [Applaudissements]