Patrick Sébastien, Michel Drucker et Jacques Cardoze sont auditionnés à l'Assemblée nationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 24 %Attaque 53 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 35:00OuverteRéponse directe
Quelle est la légitimité du service public à proposer des émissions de divertissement ?
- 45:00OuverteRéponse partielle
Comment avez-vous vécu l'injonction de Delphine Ernout sur la diversité à France Télévision ?
- 55:00RelanceRéponse directe
Quelles sont les raisons de votre départ de France Télévision selon vous ?
- 1:05:00RelanceRéponse directe
Pouvez-vous confirmer les soupçons de favoritisme envers Nagi ?
- 2:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous avez eu connaissance de cadeaux ou de rétrocommissions entre sociétés de production et dirigeants de l'audiovisuel public ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le phénomène de concentration des contrats dans quelques grosses sociétés est conforme à l'ADN du service public ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 10:00Jacques CardozeFait
« Une enquête sur Jean-Luc Mélenchon me paraissait en 2018 absolument impérative. »
- 15:00Michel DruckerFait
« Je dois toute ma carrière au service public. Ça fait 63 ans que je fais de la télévision de presque 58 sur le service public. »
- 3:00Patrick SébastienChiffre
« Il y a plus de 110 millions d'euros qui sont attribués chaque année à une société comme Mediawan. »
- 3:30Patrick SébastienChiffre
« Il y a près de 90 millions d'euros qui sont attribués à une société comme Banig. »
- 8:30Patrick SébastienFait
« Moi, j'ai jamais voulu être racheté par qui que ce soit. Je voulais garder mon indépendance. »
- 10:30Patrick SébastienFait
« Les musiciens que j'ai fait bosser, les danseurs que j'ai fait bosser, les artistes que j'ai fait travailler et que j'ai très bien payé. »
- 11:00Patrick SébastienFait
« J'ai des copains qui sont allés derrière, ils touchent 100 € pour la journée. »
- 12:30Michel DruckerFait
« Le service public, c'est là où il faut être si on veut faire de la télévision au long cours. »
- 13:30Michel DruckerChiffre
« 30 % de gens qui regardent le service public, c'est pas tout à fait par hasard. »
- 15:00Jacques CardozeFait
« France Télévision aujourd'hui n'est plus à mon sens un groupe public neutre. »
- 16:30Jacques CardozeFait
« Il y a des gens qui sont ouvertement d'extrême gauche et à qui cela pose un problème. »
- 6:00Fait
« Patrick Sébastien a parlé de dictature idéologique dans le journal du dimanche. »
- 8:00Fait
« Nous ne représentons pas la France telle qu'elle est, mais telle que nous voudrions qu'elle soit. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le rapporteur, mes chers collègues, nous poursuivons nos auditions de la journée en accueillant trois figures importantes de l'audiovisuel public et plus particulièrement de France Télévision. Vous êtes tous les droits des visages bien connus des Français. Je vais vous présenter par ordre alphabétique.
J'indique simplement que David Pujadas devait être auditionné au sein de cette table ronde, ce qui nous aurait permis d'entendre deux figures de l'information et deux figures du divertissement. Mais en raison de contrainte d'agenda impérieuse, j'ai accepté qu'il soit auditionné dans le cadre de la table ronde précédente. Monsieur Jacques Cardos, beaucoup de français l'ignorent sans doute, mais vous avez connu une première carrière de une carrière de danseur professionnel, m'indiquet-on avant de vous consacrer au journalisme.
Journaliste sportif sur France Inter puis sur France 2. Vous devenez reporter notamment chargé de la politique étrangère. Vous êtes devenu par la suite chef adjoint du service étranger de France 2 puis successivement directeur des bureaux de Londres et de Washington entre 2009 et 2018.
De septembre 2018 à juin 2021, vous êtes à la fois le présentateur et le rédacteur en chef du magazine Complément d'enquête, l'un des magazines d'investigation phare de France Télévision. Après avoir quitté France 2 en juin 2021, vous devenez directeur de la communication du club de football de l'Olympique de Marseille. En septembre 2023, vous devenez chroniqueur de l'émission Touche pas à mon poste, expérience qui aura duré 1 an.
Vous avez indiqué ne jamais avoir subi de pression de la part de la direction de France Télévision lorsque vous dirigiez complément d'enquête, mais avoir rencontré des difficultés à imposer des émissions sur certains thèmes. Vous avez par ailleurs accusé France Télévision d'avoir retiré toutes vos émissions du site france.tv, de vous avoir cancellé, je vous cite, nous reviendrons sur ces propos et ces accusations que vous portez sur C8.
Vous aviez préparé une émission baptisée enquête complémentaire destinée à dévoiler les coulisses de France Télévision qui n'a jamais été diffusé. Vous y reviendrez peut-être. Monsieur Michel Drucker a-t-il besoin de vous présenter ?
Vous qui êtes devenu depuis vos débuts au sein de l'ORTF, Rue Cognac Get, sans doute l'un des hommes de télévision les plus connus de France. Vous avez commencé votre carrière comme journaliste sportif avant de devenir animateur de variété pour l'émission Tilt en 1966. Il est impossible de résumer en quelques phrases plus de 60 ans de télévision et de radio, mais qu'il suffisse de citer l'emblématique émission Champsélysé qui n'a pourtant duré que 8 ans avant une reprise entre 2010 et 2013 pour que l'on comprenne à quel point vous aurez définitivement marqué le paysage audiovisuel français.
Des émissions comme Studio Gabriel ou comme Vivement Dimanche puis vivement dimanche prochain sur France 2 puis sur France 3 sont également devenu au fil du temps des rendez-vous incontournables rythmant la vie de millions de Français qui peuvent compter à la fois sur votre capacité à découvrir et à mettre en valeur de nouveaux talents ainsi qu'à rendre hommage aux artistes les plus confirmés. Vous avez fait durant votre carrière un court passage à TF1 de 1990 à 1994 avant de revenir à France Télévision. Vous avez également animé des émissions sur RTL et Europe.
Vous êtes producteur en 2000. Vous avez vendu votre société de production DMD production au groupe Studio Expen filiale du groupe Canal Plus. On m'indique que vous auriez récupéré la gestion de votre société en 2004.
Vous nous direz quels sont l'étendue et le périmètre de vos activités de producteur. Vous avez indiqué récemment être attaché à un audiovisuel public fort à côté du privé. Je vous cite, je dois toute ma carrière au service public.
Ça fait 63 ans que je fais de la télévision de presque 58 sur le service public. Monsieur Patrick Sébastien, vous êtes également un visage important du paysage audiovisuel français. Vous êtes un homme aux 1000 vies, imitateur, humoriste, acteur, réalisateur, metteur en scène, chanteur, auteur, compositeur.
On me dit aussi poète et écrivain. En tout cas, vous êtes producteur et animateur d'émission de divertissement à la télévision. Vous, ce n'est pas le football mais le rugby puisque vous avez été ancien joueur et ancien dirigeant de club.
Vous avez animé et produit de nombreuses émissions de variété et de divertissement sur TF1. Les émissions Sébastien Sfou le Grand Bluff ont fait votre notoriété. Le Grand Bluff a même battu le record d'audience toute chaîne, tout programme et toute époque confondue avec 17,5 millions de téléspectateurs, soit 74 % de part de marché. sur le service public audiovisuel et plus particulièrement sur France 2.
Vous avez notamment animé et produit avec votre société de production Magic TV le plus grand cabaret du monde de 1998 à 2019. Le plus grand capar du monde était une émission populaire appréciée de nombreux Français qui a mis en lumière des arts parfois négligés par la télévision publique comme privée. Vous avez également animé et produit les années bonheur.
Vous avez indiqué avoir été victime, je vous cite, d'une dictature idéologique. Je vous laisserai revenir sur les conditions et les raisons de votre départ de France télévision. Je vous remercie tous les trois d'avoir bien voulu répondre à ma convocation et de répondre aux questions du rapporteur et des députés membres de cette commission d'enquête que je remercie de leur présence.
Mais avant de vous céder la parole pour un proposiminaire de 5 minutes chacun, je vous remercie de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclarations. Et je vous rappelle qu'au terme de l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires, toute personne auditionnée par une commission d'enquête doit prêter serment dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacun à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure monsieur Drucker façon que c'est la main gauche mais mais c'est pas grave.
Merci je le jure. Merci et je vous laisse la parole. J'ai indiqué par ordre alphabétique.
Donc monsieur Cardau, je vous laisse commencer pour 5 minutes. Euh d'abord, merci à tous de nous donner l'accès euh à cette à cette parole publique et de et de vous interroger sur euh la neutralité du service public. Vous savez que c'est une question qui euh que j'ai eu à que j'ai eu à traiter euh après mon départ de de France Télévision.
Donc je vais vous raconter un petit peu. Je pense que ce qui est intéressant, c'est que je raconte pourquoi je suis là dans mon propoliminaire. Moi, j'ai débuté, j'ai eu la chance de rentrer à France Télévision en 95, d'être coaché par des gens que vous venez de recevoir, des gens comme Harlet Chabot, Benoît Duken malheureusement qui qui a disparu, qui était mon premier chef de service et qui m'ont tout appris.
Donc, vous l'avez dit, j'ai été reporteur de terrain, j'ai été envoyé à droite à gauche sur absolument tout ce qui pouvait tout ce qui devait être couvert dans le journal de 13h, dans le journal de 20h. J'ai été correspondant à Marseille. Ensuite, j'ai beaucoup couvert des événements en Corse, puis ensuite des événements, des conflits des conflits de de des conflits.
Je suis parti en Irak, je suis parti au Liban, j'ai risqué ma peau. Euh et on le fait, je crois quand on est reporter, je le dis avec le sourire parce que quand on quand on est reporter, on le on le fait uniquement par passion. on le fait pas euh en se disant "J'aime le danger." On a juste envie de raconter euh ce qui peut se passer sur le terrain et quel que soit le terrain.
Donc j'ai été très heureux de cette vie et moi je considère que France Télévision m'a tout donné. Euh et je retire rien des propos que vous citiziez tout à l'heure lorsque je à mon départ lorsque j'ai dit donc en 2021 que je n'avait pas subi de pression parce que je pense que les choses sont plus bien plus complexes que ça et on va j'imagine y revenir. Euh mais en un mot oui, j'ai eu une carrière j'ai eu une carrière rêvée parce que j'imaginais pas pouvoir en réalité quand j'étais petit je rêvais je voyais des des gens comme Jean-Lou de Mux, Patrick Boura dont certains se souviennent et qui qui étaient correspondant à Washington, à Moscou.
Et moi, je rêvais, je rêvais de ces visages-là. Et donc, j'ai vécu cette vie-là. J'ai été 4 ans à Londres, 5 ans à Washington et malheureusement à la 5e année, mon chef de service m'a dit "Tu as vécu tes plus belles années, maintenant il va falloir que tu rentres." Parce qu'il y a une règle non écrite qui dit que lorsqu'on est correspondant aux États-Unis ou à Londres ou ailleurs, et ben on fait son temps.
Ça aussi, ça fait partie des choses qui existent dans la tête de certains mais qui sont écrites nulle part. Mais bon, à France Télé, il y a une règle. Donc moi je j'avais déjà très mal vécu ça puisqu'on pouvait pas à la fois me dire que j'étais un excellent reporter et que c'était formidable d'avoir vécu tout ça avec moi mais que en même temps il fallait que je rentre.
J'avais du mal à le comprendre. Bref, en tous les cas à ce moment-là, on me propose complément d'enquête que j'imaginais pas non plus dans ma carrière. Il se trouve que le hasard a fait que Thomas Auto a annoncé son départ et le lendemain le lendemain, je me suis porté candidat et et voilà et j'ai eu la chance de de d'incarner, de présenter cette émission et je vais directement au but parce que je pense que c'est ça qui vous intéresse.
Euh cette émission, moi j'ai considéré que c'était la plus belle du PAF. Je considérais qu'il y avait pas meilleur outil et à partir du moment où j'ai été nommé dans cette émission, je me suis dit "Mais tu peux pas rêver mieux en fait. euh tu tu vas avoir euh un pouvoir très important, y compris sur vous, sur la vie politique.
Euh un pouvoir d'enquête euh qui fait que ni la présidence, ni la direction de l'info, ni personne, parce que on pourrait leur on pourrait le leur reprocher euh va venir te te chercher des des pou. Et malheureusement euh euh c'est c'est en réalité l'expérience, je dirais, elle a été contrastée. Euh j'ai vécu de très beaux moments, mais j'ai aussi euh dû être extrêmement confronté à une équipe qui parfois était euh était pas toujours euh d'accord avec les choix.
Et euh je je j'ai j'ai compris au fil du temps que les choix allaient un petit peu toujours dans le même sens. Alors, il y a ici des représentants de ce parti. Je vais redire ce que j'ai déjà dit.
Une enquête sur Jean-Luc Mélenchon me paraissait en 2018 absolument impérative lorsqu'on a un candidat à la présidence de la République qui dit la République c'est moi et qui est de cette violence là et qui manifeste cette violence devant les gens dans le même temps. que cette émission consacre des dizaines d'émissions à Nicolas Sarkozi, à toutes les personnalités de la droite, à quelques personnes de Parti socialistes et que il y a personne pour enquêter sur la France insoumise, bah je je considère que ça fait partie et que c'est mon rôle que de poser cette questionlà. Donc il y avait une règle à complément d'enquête qui était une règle que j'ai pas que j'ai créé mais qui était celle de Bodin Duken qui a disparu et qui a été le créateur de l'émission qui était que le lundi, il y avait une une réunion et une conférence de rédaction et que dans à travers cette conférence de rédaction euh tout le monde s'exprimait et si d'une certaine façon la majorité ne l'emportait pas, l'émission ne se faisait pas.
Et on a évoqué cette question là à plusieurs reprises et ce qui m'a choqué, c'est d'entendre de la part d'une journaliste que c'était pas question parce que la France insoumise faisait partie de ceux qui donnaient les dossiers euh à l'enquête à à à à l'émission et que donc on allait pas aller à l'encontre de de de nos intérêts. Et et bah oui madame, c'est c'est vous savez les liens entre le monde politique et les journalistes, c'est pas ça d'ailleurs rien de choquant. sont les bien souvent les les les partis politiques qui donnent des dossiers et c'est ce qui nous permet d'enquêter derrière et c'est très bien, c'est pas du tout un reproche.
Euh en revanche, euh je considère qu'il y a un problème lorsque journalistiquement euh on on oppose cela au présentateur et on oppose ça à la rédaction en chef au prétexte que bah il faut pas faire cette émission là parce que parce qu'on a des amitiés avec tel ou tel représentant de de de la LFI. Euh c'est une anecdote parmi d'autres. Il y a eu d'autres freins.
Il y a eu d'autres freins. J'imagine que je je j'ai déjà atteint mes 5 minutes. Donc il y a eu d'autres freins sur des émissions consacrées à la violence, sur le communautarisme, sur voilà sur un certain nombre de sujets sur lesquels c'était plus compliqué de faire ces sujets-là.
Mais je tout ça n'est pas incompatible avec ce que j'ai dit à l'antenne contrairement à ce qui a été dit et n'est pas incompatible non plus, je le redis avec le fait que en 2020 2023 je crois le complément d'enquête a décidé de faire une émission sur les comptes de campagne de la LFI qui remontai en réalité à des comptes de campagne de 2018. Donc ça n'était pas non plus une réponse à à l'enquête que moi j'avais que que je voulais et que j'appelais de mes vœux qui était juste un portrait en fait, un portrait comme on en a fait plein sur des personnalités y compris sur des industriels qui est pas forcément un portrait noir en plus c'est un portrait dans lequel on contraste et on explique un petit peu d'où viennent les idées des uns et des autres, quelles sont les amitiés, quels sont les les univers. Cette enquête, elle a toujours pas été faite.
Moi, c'est c'est voilà. Mais en tous les cas, je ne parle que de mes périodes lorsque je critique hein, que les choses soient bien claires. Je ne parle que de ce que je connais et en l'occurrence de mes 3 années à complément.
Donc si vous voulez qu'on y revienne, on y reviendra mais je maintiens tout à fait tout ce que j'ai dit. Merci beaucoup. Et de pas qu'on reviendra sur effectivement c'est ce que vous appelez des thèmes sur lesquels vous ne pouviez pas enquêter ou pas comme vous l'auriez souhaité.
J'imagine que le rapporteur ou les collègues, ils reviendront peut-être. Monsieur Druckerv, je vous la parle. Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames les députés, messieurs les députés, je suis heureux d'être là.
Alors moi, j'ajouterai quelque chose à ce que vous avez dit, monsieur le président, c'est que je suis le fils d'un médecin de campagne de basse Normandie. Nous avons ce point commun, vous êtes député du Calvados 14 et moi de basse Normandie. de vire boîte de vire et c'est vrai que j'ai grandi en entre unarc Jean Drucker qui me manque beaucoup qui a créé M6 qui est le père de Marie Drucker qui est une figure brillante du service public elle aussi et je suis également le frère de Jacques Drucker interne des hôpitaux professeur de santé publique qui a été le conseiller scientifique à l'ambassade de France à Washington pendant 10 ans, qui a fait partie de l'équipe qui a découvert le vaccin côté hépatite B et qui est le père de Léa Drucker qui vient d'être césarisé pour la deuxième fois, qui est une comédienne épatente.
Alors moi je vais vous dire quelque chose. Je suis là pour vous dire que le service public c'est ma vie. J'ai grandi dans le service public dès 1964.
J'y suis depuis 63 ans. Euh et j'ai tout appris. Et si j'insiste là-dessus, c'est que je suis moi un autodidacte donc coincé entre unarc et et un at des hôpitaux.
Et moi, j'ai pas fait Lena, j'ai fait Lina. Voilà, j'ai fait Lina et c'est vrai que je suis euh j'ai raté mes études, tout le monde le sait. Je suis un autodidacte complet, je n'ai aucun diplôme.
Je suis rentré à 18 ans dans ce métier 19 ans car je voulais apprendre la vie dans la vie et j'ai eu un coup de foudre immédiat parce que j'avais déjà le goût des autres et le sens du public. Et depuis que vous interrogez la plupart des gens qui font notre métier, vous parlez de service public. Mais on n pas entendu beaucoup parler du public au cours des auditions ni du service.
Et moi, j'ai toujours été au service du public parce que la télévision de service public, c'est une mission et je m'y sens très à l'aise parce que j'ai toujours voulu euh tirer les gens par le haut, hein. J'ai j'ai appris la musique classique grâce au grand échiqué Jack Chancel. Bernard Pivot m'a donné envie de lire et ils m'ont transmis beaucoup de choses, tous mes maîtres.
Et donc lorsque j'ai commencé à prendre du galon, j'ai voulu transmettre et j'ai voulu mettre dans la lumière beaucoup de talents nouveaux. C'est ce qu'a fait également mon voisin de droite. Et donc je suis fier de ça également.
Je suis fier d'avoir mis dans la lumière Céline Dion qui a eu 28 ans hier et qui a choisi pas un détail le service public pour annoncer qu'elle faisait son retour après toutes ces années de douleur. Je suis très fier d'avoir découvert également beaucoup d'humoristes, beaucoup de chanteurs, beaucoup d'auteurs, de compositeurs, de beaucoup de cinéastes et je continue. Mon métier à moi, c'est de montrer aux gens ce qu'ils ont aimé.
C'est mon devoir de mémoire, ce qu'ils aiment et ce qu'il pourraient aimer. Voilà. Et puis j'insiste également sur le fait que j'ai appris très tôt que l'image était l'audience de demain.
On peut pas faire ce métier sur la longueur si on ne se pas l'image. L'image c'est très important. Le sondage est important certes, mais l'image pour moi c'est capital.
Alors ce que je voudrais vous dire c'est que j'ai appris tout du service public. Ça a été ma culture, c'était les études que j'ai pas faites. Voilà, quand j'étais jeune, d'entend parler de C, hippoca, normal suc, normal suc supérieur, Lena évidemment, Cagne, tous les diplômes que j'avais pris en grippe parce que j'avais pris les intellectuels en gripe et plus tard, je je me suis dit que j'allais parler de façon très claire à tous les publics.
Le service public s'adresse à tous les publics quel qu'il soit. Je suis un homme des territoires, je suis un homme de la France profonde. C'est pas par hasard si je suis sur France 3 et je suis quelqu'un qui a qui a toujours voulu que le public soit prioritaire.
Nous sommes au service du public et France Télévision pour moi c'est ma maison. Je la défendrai jusqu'à la fin de ma carrière. J'ai appris beaucoup.
La gouvernance actuelle de France Télévision m'a laissé la liberté totale de faire mon métier sans aucune pression. Euh j'ai invité toutes sortes d'artistes quelle que soit leur opinion. Et j'ai aussi c'est pas un détail, c'est pas un détail, j'ai aussi eu la chance que la présidente Delphine Ernote et Stéphan Side Bongemz euh viennent me soutenir lorsque j'ai eu un très très grave problème de santé il y a 3 ans, j'avais déjà près de 80 ans, j'ai eu deux opérations à cœur ouvert en docardite infectieuse de la Val mitrale.
Ceux qui connaissent un peu le monde médical sauront que c'est très grave. J'ai failli laisser ma peau et sans le service public, je serai pas aujourd'hui devant vous parce qu'ils m'ont soutenu, ils m'ont attendu, ils m'ont laisser du temps de me remettre alors que si j'avais été dans le privé, avoir près de 80 ans, j'avais plus l'âge de séduire l'aménagère de moins de 50 ans, devenu la responsable des achats. Et si j'avais été dans le privé pendant cette période très douloureuse, je serais déjà dans les oubliettes de l'histoire de la télévision.
Donc le service public pour moi, je le répète, c'est ma maison. C'est je m'y sens bien. Je me suis toujours senti bien parce que euh je suis proche des gens.
J'étais déjà comme ça quand j'étais jeune. Je voulais m'intéresser aux gens. Je voulais être médecin de campagne comme l'était mon père en basse Normandie dans la France de Balzac et de M passant.
Je l'ai pas été parce que j'ai raté mes études et puis je voulais apprendre la vie dans la vie. C'est ce que j'ai fait en entrant si tôt dans ce métier qui est ma passion. C'est plus qu'une passion.
Et à ce sujet, je voudrais vous dire que tous les personnels, monsieur le président, tous les personnels du service public qui nous écoutent et qui écoutent la commission depuis près de 4 mois ont été profondément blessés, profondément blessés, très peinés par tout ce qu'ils ont entendu dire que le service public dilapidait l'argent du contribuable. C'est évidemment faux. Alors voilà ce que je voulais vous dire et vous dire également que que c'est un métier très particulier que le nôtre.
C'est un métier de funambule, c'est un métier de stress, c'est un métier où il faut être en forme tout le temps. C'est un métier nerveusement très contraignant. C'est un métier où c'est très difficile de réussir tout sa vie de famille et sa vie professionnelle.
Mais mon grand bonheur, je le répète, ça a été de mettre dans la lumière des talents nouveaux. Et ça, j'en suis très fier. Je suis très fier d'avoir mis une petite fille de 15 ans dans la lumière.
C'est des Célines. Je suis très fier d'avoir mis dans la lumière Roueux Iglésias trois générations de d'auteurs, de compositeurs, d'artistes. Je vous l'ai déjà dit, mais c'est important de le signaler.
Merci. Et puis je voudrais dire également euh mais je voudrais pas être trop long euh que c'est une passion. Tous ceux qui travaillent dans le service public ont une véritable passion et la la passion ne fatigue pas.
Merci beaucoup. Et puisque vous avez parlé de bonheur, je vais céder la parole à Patrick Sébastien qui a produit animé années bonheur sur France Télévision. Je partage avec Michel Je partage avec Michel le respect du du service public avec une différence c'est qu'il y a encore et que moi j'y suis plus.
Euh je vais pas faire le panérique de tout ce que j'ai fait, des émissions, des et Dieu sait si j'ai fait des choses intéressantes. Je pense que le plus grand cabaret du monde a relancé les arts du cirque, a relancé les numéros visuels. On a emmené du bout du monde euh pour les gens le samedi soir les plus beaux numéros du monde.
Ça coûtait de l'argent effectivement parce qu'il fallait faire venir les artistes, les payer. Il y a plein d'émissions, on ne paye pas les gens mais nous on les payait. Euh, on a fait de notre mieux, on a fait de l'audience, on a plus à un certain public.
Euh je moi aussi parler avec Michel, on est on est frères là-dessus. Tous ces gens qu'on a réussi à découvrir qui sont aujourd'hui en haut de l'affiche, c'est grâce à mes émissions au départ, des gens comme Jean du Jardin, des gens comme Danny Boun Charles Dino Panaclock et cetera sont sortis. Donc je he du pontel.
Oui aussi. Non, ma fierté aujourd'hui c'est que j'ai un énorme respect des gens du cirque parce que c'est ma famille, c'est de la suce, c'est des gens que j'aime bien, des gens du cirque, des artistes. Je suis un artiste, on en parle souvent avec Michel, je suis pas un présentateur, je suis pas un animateur, je suis un artiste avec toutes les défauts et les qualités que peut avoir un artiste.
Ce que je voulais dire pour rentrer dans le vif du sujet, c'est que pendant des années sur le service public, tout s'est merveilleusement passé avec des accrochages évidemment professionnel qui sont liés à notre métier, mais jusqu'à l'arrivée de Delphine Airn, tout était humain et correct et les audiences étaient là. J'avais des rapports avec des gens comme Ybigo qui étaient extraordinaire comme avec Patrick de Carolie, Stuy aussi avec qui j'ai parlé tout à l'heure. On avait des rapports formidable, on faisait tout pour que nos émissions marchent et quand madame Hernot est arrivée, on a tout fait pour qu'elle ne marche pas.
C'est-à-dire que d'entrée, madame Hernot voulait me dégager clairement. Il y a eu cette fameuse phrase des hommes blancs de plus de 50 ans. Au passage, je veux faire une parenthèse, depuis j'ai pas vu beaucoup de gens de couleur à la tête d'un prime time à la traite d'un journal.
Ça me ferait plaisir parce que je suis pour la diversité. Euh donc moi, je savais pas qu'un jour on allait me reprocher d'être un homme, d'être blanc et d'avoir plus de 50 ans. Mais allons-y, j'ai fait partie de ce truclà.
Mais avant tout, je crois, je parlais de dictature idéologique, je crois que madame Hernot a des goûts. Elle a le droit d'avoir ses goûts, elle a le droit d'avoir ses valeur. Mais pour moi, une patronne de service public et ben doit représenter tout le public et pas seulement ceux qui sont d'accord avec son idéologie.
Je vois pas un directeur d'hôpital public refuser des malades parce qu'il ne partage pas les mêmes idées que lui. Et pour moi, c'est ce qui s'est passé. Je ne conviens pas à madame Hernot.
Et au-delà de moi, les gens qui me regardaient, qui regardaient le cabaret, qui regardaient les années bonheur ne convenaient pas. On a dit à ces gens-là, circuler, il y a rien à voir, faut regarder autre chose. Ça, faut pas le regarder.
Et ça, c'est un petit peu ça correspond à l'état d'esprit qu'il y a dans ce pays en général aujourd'hui. Voilà, c'est un peu comme ça. Il y a une partie de la population à qui on dit euh circuler, il y a rien à voir.
Alors, pour m'écarter, il y a eu quand même plein de choses très spéciales. C'estd qu'on a tout fait à partir du moment où la mer est arrivé pour que mes émissions ne marchent pas. On m'envoyait au charbon devant les les plus costaud et cetera et cetera.
Et puis euh on m'a viré dans des conditions euh très particulière. J'ai passé 20 ans 25 ans sur le service public. On m'a même pas parlé.
On m'a même pas envoyé un mot. On m'a même pas envoyé un SMS. On a convoqué ma femme en lui disant vous lui direz que.
Voilà. Vous lui direz que Pourquoi votre femme elle était produ Pourquoi votre femme ? Parce qu'elle était elle s'occupait de ma boîte avec moi.
Voilà. a été elle s'occupait de la boîte avec moi. Donc on on l'a convoqué elle pour lui dire vous lui direz que voilà et on m'a pas on m'a pas parlé.
Voilà, tout simplement, j'ai appris ça comme ça. Après euh ça a été ça a été compliqué de la prendre comme ça. Surtout que euh ça c'est le côté bon, on veut me dégager, on me dégage, ils ont des raisons.
Soit-disant l'audience, ça c'est une c'est un faux prétexte absolu. L'audience n'avait rien à voir. La dernière émission du plus grand cabaret du monde de 31 décembre a fait aux alentours de 4 millions et sur le sur TV5 monde, elle a fait 70 millions.
Je pense pas que ce soit une mauvaise audience et surtout les émissions qu'on a mis pour me remplacer derrière ont fait moins d'audience que zéienne. Donc l'audience c'est un faux prétexte. Mais je voudrais revenir sur un truc particulier parce que j'ai peu de temps.
Je vais revenir sur le cas de Takis Candy que j'ai vu ici chez vous dire je n'étais au courant de rien. Numéro 2 de France 2. Je ne suis pas au courant des contrats et du montat des contrats.
Excusez-moi mais je crois qu'on vous a pris pour des imbéciles. Ça c'est mon avis hein. Je veux juste vous donner des chiffres tout simples.
Monsieur Techis Candilis était donc vous en avez parlé employé de Banijet. Il est arrivé, il a été nommé directeur des programmes de France 2 et après il est retourné chez Banig comme conseil hein. Mais enfin, il est retourné chez Banig.
Ce que je voulais vous dire c'est que pendant ce temps-là, je vais vous dire un chiffre très simple. Moi, quand monsieur Takiscand est arrivé, j'avais 16 prime time, 8 années bonheur h plus grands cabarets du monde. Nagi, produit banij en avait trois.
L'année d'après, j'en avais plus que 10, il en avait 7. L'année d'après, j'en avais zéro. il en avait 11.
Voilà, maintenant vous tirez les conclusions que vous voulez. Est-ce qu'il y a un rapport de cause à effet entre le fait que monsieur Takiscandiliste Bij et favoriser Nagi sur ses prime time par rapport à moi ? C'est à vous et le déterminer mais pour moi, je l'ai pris comme ça et c'est pas neutre.
C'est monsieur Takis Candilis qui m'a jeté. Euh j'ai j'ai eu un un truc sur moi incroyable, un rapport qui était très stalinien où on disait que j'étais hasbine, que j'avais plus rien à faire et qui se terminait par ces mots que j'ai trouvé assez infamant. Euh Patrick Sébastien, parce qu'il s'est obligé de le reconnaître, fait quand même de l'audience grâce à son pouvoir contaminant.
Je sais pas ce que ça veut dire contaminant, mais ça m'a choqué. Voilà. Alors, je vais vous l'avez ce rapport.
Ce rapport, vous l'avez euh Oui, oui, je l'ai. Il existe, il existe. Pour nous le transmettre ?
J'en ai une copie. Oui, oui, tout à fait. Euh je veux juste dire que je respecte énormément votre commission.
Je vous regarde, j'ai je sais que vous faites au mieux mais je pense pas que ça change grandchose parce que de mon point de vue à moi, des gens comme madame Hernot et ceux qui sont autour sont intouchables et je pense que la politique à avoir là-dedans, en tout cas jusqu'aux prochaines élections, on a besoin d'elle. Alors, je m'excuse de mettre le côté politique là-dedans, mais vous aurez Patrick de Carolis dans quelques jours. Il vous confirmera que à son époque Sarkozy avait demandé ma tête et qu'il a lui a pas donné.
Là, ils l'ont eu. Voilà. Merci beaucoup pour ces propos liminaires.
Peut-être un point un peu d'organisation parce que le rapporteur a beaucoup de questions. Il y a de nombreux collègues présents. Donc, je vais me contenter moi de vous poser une question.
J'en avais plusieurs et j'aurais peut-être l'occasion d'en poser d'autres mais je vais en poser qu'une. Le rapporteur ensuite vous interrogera pour 45 minutes et ensuite je donnerai la parole au représentants des différents groupes politiques et ensuite aux députés qui auront des questions individuelles. Donc on va essayer d'organiser des choses au mieux et je vous remercie de d'avoir de nous consacrer du temps en cette fin d'après-midi.
Peut-être une question un peu un peu large parce que j'imagine que le rapporteur rentrera ensuite dans dans le détail. Je voulais vous interroger, c'est peut-être plus une question pour vous, monsieur Sébastien et monsieur Drucker, sur la place du divertissement sur les chaînes de télévision publique. Certains estiment que c'est pas le rôle du service public que de diffuser et donc de financer ce type d'émission parce qu'on leur trouve des équivalents ou presque sur les chaînes privées parfois pour des coûts moins.
Quel est votre point de vue ? Est-ce que vous pensez que le service public est légitime à proposer des émissions de divertissement ? Et j'imagine que vous allez me dire oui.
Donc la question plus précise que je vous pose, c'est y a-t-il finalement une manière différente de proposer ou de traiter des jeux et des diversements entre ces deux univers télévisuels ? Est-ce que il y a une spécificité, une particularité du service public audiovisuel quand il propose aux Français euh des émissions de divertissement ? Moi je moi je trouve moi je trouve que c'est très légitime que on fasse des émissions de divertissement comme a dit Michel pour tout le monde.
Il se trouve que j'ai l'impression qu'aujourd'hui le groupe M6 et TF1 c'est eux qui font du service public, c'est-à-dire qu'il n'exclut personne alors que aujourd'hui dans le service public on exclut une catégorie de français. Voilà c'est tout. C'est tout ce que Mais je pense que le divertissement il est essentiel.
Les gens ont besoin de ça. Je pense que ça faisait partie, je crois, du premières charges de le RTF à l'époque. Il fallait informer, cultiver et divertir.
À moins qu'on laisse en route. Je pense que vous savez, avec tout ce qui se passe aujourd'hui, euh moi qui suis au contact de la France profonde avec mes spectacles et cetera et tout, je vous jure que le divertissement, quelque chose qui vide un peu la tête des gens. Après, il y a un côté anxiolitique qui fait que c'est très étrange.
D'ailleurs, on croit que dans cette période qui est très anxiogène, les gens vont se précipiter sur le divertissement. Et ben bizarrement, c'est le contraire. C'est tous les téléfilms anxiogènes qui font de l'audience.
Donc ça c'est un phénomène qui dépasse euh c'est un phénomène sociétal qui nous dépasse. Mais je pense que après si la service public n'a plus de divertissement bah on fera avec, on ira le chercher ailleurs. Est-ce qu'au moment de votre départ vous avez dit on a on m'a viré je parle un peu trivialement pardon parce que j'étais un homme blanc de plus de 50 ans.
Non pas pas seulement pour ça. Non mais bon voilà et et qu'on a voulu et je je vais sur la deuxième partie de votre phrase, on a voulu mettre de côté tout un public. Oui.
Est-ce que ça veut dire est-ce qu'on vous a proposé par exemple de conserver ces émissions euh mais sans vous ? Ah non non non non. Ils ont essayé de faire un airat du plus grand cabaret du monde qui n'a pas marché parce qu'ils ont pas ils ont pas la Tu sais il y a une chose importante, c'est la passion.
Moi j'ai la passion des artistes comme Michel. On aime les artistes, on les aime profondément, on les respecte, on les met en valeur. C'est pour ça qu'on a mis tant de gens en valeur.
Je crois que c'est essentiel dans la culture française. Et la culture, c'est pas seulement des écrivains, des philosophes, c'est aussi euh des chanteurs populaires, c'est aussi des humoristes, parfois un peu un peu bord cadre, c'est des rappeurs, c'est des Moi, je suis ouvert à tout. Je dis dans mes émissions, il y a eu aussi bien Gims Soprano que Frédéric François et Chantal Goya.
Voilà, pour moi le service public c'est ça et plus l'info euh je sais pas ce qu'en pense Michel mais il a toujours été dans ce cadre là aussi. Je vous laisse répondre monsieur Druc puis je donne la parole au rapporteur. Vous savez Changélysée, on m'en parle encore aujourd'hui, ça a duré euh quelques années.
était voilà et et au bout de presque une dizaine d'années, vous le savez peut-être, mais il y a un patron de la télévision de l'époque qui n'est plus là, p son âme, qui m'a qui m'a convoqué et qui m'a dit enfin qui est venu déjeuner chez moi alors qu'on avait on était sur le point évidemment de renouveler le contrat puisque Chanée n'était pas une petite émission et qui m'a dit "Vous savez euh cher Michel Drucker La télévision de demain ne passera pas par vous, ni par Pivot, ni par Martin qui a l'intuition. Et j'avais 45 ans. Donc il m'a dit que voilà que c'était fini.
Et c'est la raison pour laquelle je suis allé sur TF1 où la famille B voulait absolument que je vienne et j'ai rejoint Patrick Lelet que j'avais connu dans une autre époque en Bretagne et donc Patrick Lelet Etienne Moujotte m' donc accueilli sur TF1. J'ai donc quitté le service public parce queon avait chassé déjà à l'époque. Ça paraît bizarre mais c'est la vérité.
Et puis je suis revenu euh voilà, je suis allé donc sur TF1 où j'ai beaucoup appris, beaucoup appris. J'ai continué à faire la télévision que j'avais envie de faire s'appelait Star Star 90 et puis au bout de 5 ans, j'ai pensé que c'est Jean-Pierre Cabache qui m'avait demandé de revenir euh dans le public. Je suis revenu avec plaisir pour faire une émission d'Access Prime Time qui s'appelait Studio Gabriel, la suit que vous connaissez.
Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que on est toujours fragilisé dans ce métier. Euh vous imaginez quelqu'un qui alors que vous faites Changélysée, que vous êtes là depuis déjà 30 ans à l'époque et qui vous est un hasbine, il faudra vous relooker.
Vous êtes démodé, il faut savoir ça. Donc ça a été mon premier coup de massu. Mais est-ce qu'on pense par exemple de couper monsieur Toka, est-ce qu'on pense une émission de divertissement pour France 2 différemment que pour TF1 ?
Est-ce qu'on réfléchit ? Ben écoutez lorsque Pierre Desgroupe qui a été un de mes patrons figure emblématique de la télévision publique Saint- Colonne Lune qui a été mon patron à l'époque il m'a dit à l'époque dans les années 82 83 Drucker faites-moi une émission de divertissement le samedi soir je n'y connais rien faites-moi une émission populaire mais digne qui me l'a écrit digne sousentendu si elle est indigne je l'arrêterai ce qu'il aurait fait d'ailleurs. Et c'est là où je me suis dit qu'on peut faire une division populaire et qui tire vers le haut.
Il y a pas d'incompatibilité à rendre hommage à Jacques Brê et recevoir Frédéric François comme le dit Patrick. On peut rendre hommage à Barbara euh et rendre hommage à Hervé Villard euh ou à ses chanteurs des années 80 qui redeviennent d'ailleurs à la mode. Donc euh la la télévision publique, la télévision de divertissement, elle s'adresse à tous les publics.
Moi quand je fais vivement dimanche déjà depuis 25 ans puisque j'ai succédé à Jacques Martin qui était pas qui était qui était pas facile he parce que Jacques Martin c'était une personnalité très forte. J'ai succédé à l'école des fans il y a 25 ans. C'était pas évident.
Et puis j'ai continué à faire la télévision car le service public m'a permis de continuer à faire la télévision que j'aimais et ça fait maintenant 25 ans qu'on fait vivement dimanche et que et que vivement Dimanche n'est pas démodé parce que j'ai toujours la même méthode. Voilà, montrer aux gens ce qu'ils ont aimé, le devoir de mémoire, ce qu'ils aiment aujourd'hui, ce qu'ils aimeront demain. Et cette mon émission pourrait s'appeler vivement hier, vivement aujourd'hui, vivement demain.
Donc Chantélisée vivement en dimanche, c'est toujours été pour moi la même façon de faire de la télévision avec surtout le public, le public, le public, montrer au public ce qu'il aime et ce qu'il pourrait aimer et ce qu'il a aimé. Euh voilà, je suis là depuis maintenant 63 ans sur les 63 ans, je vous le répète, mais c'est très important. J'ai passé 58 ans dans le service public et j'espère que ça va continuer.
Je suis ravi de savoir que madame Bernot a été renommée pour 5 ans. Voilà, on sent des divergences. On va peut-être on sent des divergences.
Je vais donner la parole Michel Doc à monsieur le rapporteur et très bien. Et on va ça va permettre de nourrir le débat entre vous aussi. Merci monsieur le président.
Merci messieurs pour votre participation cet après-midi pour je pense beaucoup de vos constats et recommandations qui nourriront aussi notre notre rapport. Une question générale qui s'adresse à vous trois à la fin de chacune de vos histoires avec France Télévision est très différente. Patrick Sébastien comme vous l'avez rappelé, vous avez été mis à la porte par France Télévision.
Monsieur Cardos, je crois que c'est plutôt vous qui êtes parti de vous-même. Quant à vous, Michel Drucker, il faut croire que rien, ni personne, ni aucun changement de gouvernance ne saura avoir le la moindre prise sur vous puisque vous êtes toujours à l'antenne, vous l'avez rappelé depuis près de 60 ans, vous êtes alors vous étudi un vestige pitores mais en tout cas un symbole inaltérable de cet audiovisuel public qui traverse et qui rassemble les générations. Donc vos trois situations sont quand même assez différentes.
Pour autant, vous étiez tous les trois présents lorsque Delphine Ernut venant de prendre ses fonctions en 2015, c'était le 25 septembre a déclaré "On a une télévision d'hommes blanc de plus de 50 ans et ça, il va falloir que ça change." Cette phrase, elle l'a prononcé il y a plus de 10 ans et pourtant, sans vous faire offense à tous les trois, je crois que vous étiez déjà tous les trois concernés par les critères de Delphine Arnut. Comment est-ce que vous avez vécu cette injonction de la nouvelle présidente de de France Télévision ?
Est-ce que selon vous, il y a pas une politique discriminatoire à la tête de France Télévision qui a pu et bien contrarier pour certains vos parcours à la tête de certaines émissions iconiques du service public ? Monsieur le rapporteur, je me sentais pas concerné puisque moi j'étais un homme blanc depuis 70 ans. D'accord.
Donc j'étais déjà hors concours. Euh voilà. Et mais bon euh surfance télévision alors allez-y monsieur Sébastien, allez-y.
Je pense que la phrase était maladroite plus qu'autre chose. Je pense que la phrase c'est elle a voulu dire que il fallait rajunir de la diversité et cetera. C'est pas si important que ça.
C'est vrai que ça nous a blessé mais pour une fois je la défends un peu là-dessus. La phrase était importante. Après, il y a eu des choses sur lesquelles j'espère qu'on reviendra.
On ne partage pas du tout avec Michel. Autant on a une amitié imperturbable et indéfectible et indéfectible. Autant ne partage pas le même avis sur Delphine Airnaut que moi j'estime en plus moi j'ai été victime par la suite de ça continue pour moi.
Je veux dire Michel ça tombe bien qu'il soit là. Madame Hernot à la suite de du fait que j'ai été viré de France I faut que vous sachiez quand même que elle a interdit à tous les animateurs de me recevoir comme invité. J'étais interdit.
Il y en a qu'un qui a résisté. J'ai dit à Michel quand il a voulu m'inviter, j'ai dit attention, on va te dire de pas me recevoir. C'était arrivé pour pour cet à vous et cetera et tout.
C'était même arrivé quand j'ai fait ma tournée du plus grand cabaret du monde dans les zénites. Des journalistes amis de France 3 voulaient faire des reportages dessus. On leur a interdit de faire des reportages sur ce spectacle.
Et Michel m'a reçu quand même sur France. Vous vont confirmer monsieur Drucker que on vous a demandé de pas recevoir d' vous avez carte. D'accord.
J'ai toujours été j'ai toujours été très libre monsieur le le président et et je l'ai et je leur ai jeurais il savait la gouvernance de France Télévision a toujours mes programmes savait que je prendrai Patrick Sébastien ils m'ont pas interdit de le prendre du tout et je dois dire qu'on a fait un vivement dimanche qui était très émouvant car je voulais le rendre hommage à Patrick qui est un grand artiste et à qui le service public et la télévision générale doit beaucoup. Merci. Et je vais il y avait un rebond du rapporteur et je vous demand la parole.
Oui, ce que je veux juste rajouter pour expliquer que il y a eu ça, il y a eu on m'a interdit la dernière fois que je suis passé chez Cyril Anouna que j'ai un peu parlé de ça dès le lendemain. Mes contrats confidentiels se sont retrouvés sur un réseau social payant et ça ne peut venir que de France I parce que c'est pas moi qui les ai donné. Et je ne parle même pas du complément d'enquête où madame s'est payé mon procès avec l'argent public avec des mensonges et des délation incroyable.
Voilà, ça commence à faire beaucoup. Voilà, c'est juste ce que je voulais dire et c'est pour ça que j'ai pas d'animosité particulière mais cette dame me poursuit depuis le départ et je trouve que sur un service public, elle n'y a pas sa place. Ça c'est mon avis.
Merci. En plus, alors attends, si je peux me permettre, pour finir, on vous a parlé de favoritisme. Moi, je crois vous êtes une commission d'enquête tous autant que vous êtes là, ça va peut-être vous faire grincer, mais à un moment, on faudait peut-être se poser la question si en échange de ce favoritisme, il y a eu des cadeaux.
Voilà, je ne je n'affirme rien. Je pose juste une question. J'ai vu que vous avez soulevé l'histoire des des chambres dans les hôtels à Cann et cetera.
Il est peut-être bon de savoir si quelques gens responsables de France 2 euh décideurs de programme vont passer leurs vacances dans des villas qui appartiennent à des producteurs privés. Ça c'est à vous le déterminer, c'est pas à moi. D'accord.
Alors monsieur pardon, la question mérite d'être poséen, c'est important, c'est le cas d'une commission d'enquête, c'est vous êtes là pour nous dire les choses, pas pour si vous avez des informations, je suis pas enquêteur. Je vous dis que je vous dis juste qu'il est en droit de se poser des questions parce que c'est un service public et c'est pas nouveau que dans un service public, il y a des sociétés privées qui fassent des cadeaux pour obtenir des marchés. Je suis désolé, je suis pas que ça existe.
Vous avez connaissance de ça ou pas ? Non, j'ai connaissance de rien. J'ai des rumeurs comme tout le monde.
Mais moi, je m'appuie pas sur des rumeurs. Ce que vous avez déterminé sur les hôtels à Cann, c'est moi j'y suis pour rien. Je savais même pas.
Mais je pense qu'il serait bon de se poser certaines questions. J'accuse pas sans preuve. Moi, je suis pas comme complément d'enquête.
Monsieur le rapporteur, merci messieurs pour pour vos réponses. Effectivement, dans le cadre de la commission d'enquête, on a appris par exemple qu'il y avait un certain nombre de soupçon de conflit d'intérêt. La directrice de la fiction chez France Télévision a avoué sousement devant notre commission d'enquête qu'elle passait ses vacances avec un dirigeant d'une société de production qui bénéficiait de contrat de France Télévision.
Bon, elle nous a expliqué qu'elle elle-même se déportait de la signature de ses contrats, qu'elle déléguait à C n-1. Donc le procédé peut sembler surprenant parce que dn-1 il y a une autorité hiérarchique évidente mais en tout cas c'est un certain nombre de cas de soupçon de favoritisme qu'on a pu lever dans le cadre de cette commission d'enquête qui sont préoccupants. C'était pas le cœur de mes premières questions.
J'y reviendrai parce que vous avez eu un certain nombre de propos de propos en tout cas préoccupants et et et j'aimerais y revenir. Je voudrais simplement poser quelques questions en introduction sur les conditions de votre départ, notamment vous, monsieur Sébastien, j'ai pu lire dans le journal de Monde dans un article qui date du 15 octobre 2018 qui mentionnait deux facteurs qui expliquaient selon la direction de France Lévion votre départ. Le premier facteur c'était les audiences de vos prime qui auraient baissé entre 2015 et 2018.
Bon la baisse est est quand même plutôt légère puisque pour les années bonheur par exemple vous êtes passé de 16 % à 12 %. Pour le plus grand cabaret du monde, vous êtes passé de 18 % à 16,5 %. Et le deuxième facteur, le monde cite des propos de Delphine Arnut qui souhaitait, je la cite, des femmes, des jeunes de toutes les origines.
Fin de la citation qui aurait pu expliquer aussi votre départ. Ma question est assez simple. Quelles sont selon vous les raisons qui ont fait que du jour au lendemain Delphine Arnut et la direction de France Télévision vous ont remercier alors que les audiences de vos émissions et que vos émissions à caractère populaire rassemblaient des millions de français. micro.
Attendez, je vous l'ai expliqué. En plus, tous ces chiffres sont un peu bidons. C'est pas tout à fait ça, hein.
Vous regarderez et vous regarderez aussi que les émissions qui m'ont succédé à cette place moins. Les audiences qui ont baissé, vous êtes tous, vous savez tous que dès que la TNT est arrivée, toutes les audiences sont baissées. Là où on faisait 30 % de part de marché, ben on s'y retrouvait avec beaucoup moins.
Surtout que ces chiffres là que vous dites sont pris sur les moins de de 4 ans 11 ans. Si vous allez sur l'audience avec les plus de 60 ans parce que la moyenne d'âge quand même, il faut savoir que la moyenne d'âge je crois de du service public, elle est autour de 60 ans, entre 50 et 60. C'est dans ces eau là.
C'est sûr que si vous prenez les chiffres euh des jeunes, vous allez avoir tout ça. Non, je pense qu'on voulait se Je pense qu'il y a deux éléments. Il y a le fait de se débarrasser de moi parce que j'ai pas la carte et parce que ce que je représente, je sais que dans le fameux rapport dont j'ai parlé, à la carte, c'est-à-dire bah c'est-à-dire que je je ne rentre pas dans les je rentre pas dans les codes, je je suis un artiste un peu incontrôlable.
Euh après j'ai vu que ils avaient mis dans le rapport que j'étais trash sur le cabaret. Il faudra m'expliquer sur le plus grand cabaret du monde qu'est-ce qu'il y avait de trash de grossiers ce qui est pas du tout le cas. Voilà.
Après, j'ai ce rapport que ce rapport que vous dites, c'est quoi ce rapport que c'est un rapport qui a été fait pour justifier qu'on m'a présenté un jour en me disant mais voilà pourquoi on va être viré parce que il y a eu ce rapport où on dit que tes émissions sont àbir le le le rapport parle même d'un orchestre dans le plus grand cabaret du monde qu'il n'y avait pas euh et euh et donc on m'explique que je suis trop vieux, que c'est que ça sent le que le public et les artistes sont hasbines. Tu connais le le refrain ? Non, je pense que effectivement il y a une Non, non, mais il y a une volonté de madame Hernot de changer les choses.
Elle est elle est très claire. On peut pas lui en vouloir d'avoir ses goûts, ses idées, sa façon de voir les choses. Maintenant, pour moi, elle est présidente, elle est pas propriétaire du service public.
Le service public, pour moi, appartient à ceux qui payent, c'est-à-dire à des gens de toutes conditions, de toute idéologie. Et il faut faire cette télé pour tous. Elle a choisi de faire la télé qu'elle voulait par rapport à ses idées à elle.
C'est son choix. Mais pour moi, ça n'est pas le service public. Voilà.
Et je vous rassure, j'ai pas du tout envie d'y revenir à la télé, hein. Euh je suis tranquille de ce côté-là. J'ai autre chose dans ma vie à faire que ça.
Mais c'est vrai que j'ai passé des années formidables sur le service public avant madame Hernot. On a passé vraiment, on a pu créer des choses, on a pu inventer des choses, on a pu trouver des gens, c'était diversifié. Vous savez, ils ont enlevé le plus grand cabaret du monde et les années bonheurs pour mettre dans le cadre du renouveau le grand échiqué et interville.
C'est tout à fait nouveau etatata et c'est très bien mais je pense que ça aurait pu cohabiter. Je pense que le cabarot a pu cohabiter avec le grand échiquier tout ça comme ça il y en aurait eu pour tout le monde. Merci pour ces réponses monsieur le rapporteur.
Merci monsieur pour votre réponse. Je voudrais revenir sur les les conditions donc de votre départ. vous expliquer en propoly que euh la fin de votre collaboration avec France Télévision se serait déroulé dans des conditions particulièrement brutales.
Vous êtes pas le seul d'ailleurs à le dénoncer. Il y a d'autres animateurs qui du jour au lendemain ont eu leur contrat rompu avec le service public qui le dénonce pas forcément en on mais aussi en off parce que ils espèrent aussi revenir sur le service public. Vous évoquez que c'est pas vous, c'est votre épouse et productrice Nathalie Boutau qui a été reçu par Taky Scandilis.
Alors numéro 2 de France Télévision le 12 octobre 2018 lors d'un entretien qui a été décrit comme expéditif, je crois qu'il a duré 10 minutes de ce que j'ai pu lire dans la presse et la seule justification qui a été avancée à ce moment-là c'était on va arrêter notre contrat c'est comme ça point fin de la citation dans le même temps, vous dénoncez un soupçon peut-être de favoritisme entre Biget la société dont venait Takil Scandilis alors numéro 2 de France Télévision qui nous a expliqué souscerment devant la commission d'enquête que lui alors qu'il était directeur des antennes et des programmes, donc responsable de l'attribution des contrats passés avec les sociétés de production. lui visiblement ne savait pas les contrats passés notamment avec la société Bigée. Vous avez expliqué en en propeliminaire que Nagi année après année a bénéficié de 3 prime puis 7 prime puis 11 prime et que vous progressivement vous avez vu votre portion de prime diminuer jusqu'à vous faire remercier.
Est-ce que vous soupçonnez selon vous dans votre éviction une tentative de donner plus de parts de marché à une société dont Nag était coactionnaire ? Bien sûr que oui, mais il y a pas eu que ça. Il y a eu d'autres prim le le c'est vous qui avez dit que le Bij avait fait 40 % de je crois de bénéfice de plus pendant la présence de monsieur candidiste.
Alors moi je veux bien qu'il y soit pour rien mais c'est vrai qu'il y a ça. C'est pas la raison la raison principale. Et pour ce qui est de la violence de la manière où tu as été viré, je crois que Laurence Bolini, plein d'autres, il y a pas d'humanité.
Vous savez, j'ai travaillé euh sur TF1, le lait moujot, c'était des gens, tu te rappelles, qui étaient difficiles, mais ça s'est toujours passé avec respect, avec humanité, toujours. J'ai travaillé pour monsieur Berlusconi qui est très criticable et je vous promets que sur la 5 avec Berlusconi, il y avait 100 fois plus d'humanité et de respect du public que j'en ai trouvé sur le service public. Voilà, je voulais vous dire ça parce que c'est vrai et que la manière dont alors ça va, j'en ai vu d'autres dans ma vie, j'ai connu des drames bien plus importants pour pas m'arrêter à ça mais c'est vrai que ça a été brutal.
Il y a aussi les téléfilms dont je n'étais pas producteur qui ont vraiment bien marché qui ont fait 4 millions, 5 millions et où on m'a dit du jour au lendemain, vous n'en ferez plus. Voilà. Et d'ailleurs, c'est marrant parce qu'on m'a dit ça le jour où j'ai reçu un prix d'interprétation de la part de l'audiovisuel.
Et donc on m'a aussi interdit de faire des téléfilms que j'aimais mais c'est peut-être ce que je regrette le plus d'ailleurs parce que vraiment c'était des choses où j'étais auteur acteur et qui me plaisait le plus et qui me permettait de m'exprimer autrement. Peut-être juste pour être sûr de bien comprendre monsieur Sébastien parce que vous donnez finalement plusieurs raisons. D'un côté vous dites peut-être parce que je suis un homme blanc de plus de 50 ans puis en même temps vous le minimisez.
Finalement vous le enfin vous dites que c'est pas ça. Oui ça ça en fait partie. Là vous dites c'est il y a du favoritis c'està-dire qu'on a voulu augmenter c d'accord.
Et il y a une raison principale, c'est que madame Hernot ne m'aime pas et elle a envie de me dégager. Voilà. Point.
C'est tout. C'est aussi clair que ça et c'est pas la seule. Il y a plein de Ça c'est pas la même chose parce que vous portez monsieur Sébastien, des accusations graves.
Moi, je suis aussi garant de ce qu'on dit ici. On va auditionner Nag, je le je le pense. Est-ce que Bijja est-ce que vous avez des des preuves de ce que vous avancez ?
C'està-dire est-ce que vous est-ce que La preuve que je vous ai donné, c'est que La preuve que je vous ai donné, c'est que j'avais 16 primes le samedi et que dès que monsieur Candille c'est arrivé, j'en ai eu plus que 10, j'en ai eu plus que 7. Après, j'en ai eu zéro. Et et entre-temps, Nedi en avait trois, il en a eu sep, il en a eu 11.
Voilà, c'est c'est il y a un système de donc je peux je vous dis pas que c'est fait exprès mais je suis quand même obligé de reconnaître que venant avec monsieur Takis qui vient de Bijj qui repart chez Bigj se poser la question excusez-moi mais je sais pas je j'accuse pas formellement mais je je constate voilà je constate que j'ai dégagé je constate que les contrats n et et surtout euh il y a aussi autre chose là récemment je suis passé chez Cyril Anouna dès le je dit les mes contrats confidentiels ont fué avec en essayant de faire croire que tout l'argent qu'on m'a donné était tombé dans ma poche. C'était pas le cas. Mes marges mes marges de production étaient entre 8 et 10 %.
Ce qui est pr vous pouvez le vérifier, c'est correct. Ça c'est mes marges de production. Il y a des producteurs aujourd'hui qui font des marges de 50 %.
Ça n'a jamais été mon cas. Et si vous voulez voir mon enrichissement personnel, mon patrimoine personnel avant que je rentre sur France 2 et après est quasiment le même. Je suis pas sûr que ce soit le même chez notre producteur.
Mon patrimoine à moi. Vous pouvez y aller vérifier. Donc je me suis pas enrichi sur le service public.
J'ai bien vécu. Effectivement, j'ai bien vécu parce qu'on a et puis j'ai fait un travail, excusez-moi, mais voilà, j'ai tenu la baraque et j'ai bossé et j'ai travaillé beaucoup beaucoup. et on y reviendra peut-être parce que le rapporteur s'interroge beaucoup sur ces producteurs animateurs et vous y en a au moins deux parmi nous.
Donc moi c'est clair le le marges, elles sont clair, elles sont connues. On a eu des commissaires au compte, tout le monde a vérifié, a jamais eu d'irrégularité. Merci beaucoup monsieur le rapporteur.
Je vous remercie pour votre réponse. Merci monsieur le président. Effectivement le les allers-retours entre des dirigeants de l'audiovisuel public et des sociétés de production, c'est l'un des éléments de préoccupation de cette commission d'enquête.
On a évoqué le cas de Takis Candilis, on a évoqué aussi le cas de Nathalie d'arré grand. C'est pour ça que vos propos, on veut aussi vous poser un certain nombre de questions sur ces révélations. Sur les marges, on a pu aussi voir que certains animateurs star du service public comme par exemple Nagi, faisait près de 50 % de marge sur des émissions pourtant du service public.
Vous expliquez que vous le niveau de vos marges situé plutôt entre 8 à 10 ou ou 12 %. Dernière question sur ce sujet puisque vous avez rebondi là-dessus. J'ai pu comparer vos audiences sur des primes.
J'ai j'ai je les ai expliqué tout à l'heure à des audiences de prime qui vous ont remplacé notamment de de Nagi. Donc il y a eu Pop Show en 2020, c'était 7,5 % de part d'audience. Z artist en 2021 8 %.
Tout le monde joue au vétérinaire 7,7 % 2019. Seul contre tous 5,5 % des parts d'audience. Si je tire la comparaison avec le le plus grand cabaret du monde, je crois que vous avez expliqué, vous avez fait pour la dernière 4 millions de téléspectateurs sur France 2, 70 millions sur TV5 monde.
Vous faisiez systématiquement au moins deux fois plus d'audience que ces prime qui ont été euh confiés à à à Nagi. Ça ça dépend, c'est c'est un temps un peu long, mais à nouveau, comment est-ce que vous expliquez l'omniprésence d'un tel animateur producteur sur le service public ? Sur les 7 ou h jeux diffusés chaque jour sur France 2, il y en a au moins à peu près la moitié animé ou produit par Nagi.
Est-ce que le service public de l'audiovisuel ne peut pas laisser sa place à davantage d'animateurs de talents qui pourraient venir proposer leurs idées ou est-ce que ça doit être le lieu de la concentration ? Concentration avec des sociétés de production comme Mediawan, Banig et Tazer et concentration sur quelques talents animateurs qui trusterait l'essentiel et la majorité des émissions. Est-ce que c'est vraiment la mission du service public ?
Ben pour moi non et surtout que je parle pas que de mon cas à moi. Moi ma société c'est une petite société par rapport à ces géants-là que il y a plein de petites sociétés qui ont été rachetées. Il y a plein de petites sociétés qui aimeraient bien avoir euh un jeu sur France 2, sur France 3.
Il trouve que c'est squatté par les mêmes personnes. C'est qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Moi après c'est des rachats successifs, monsieur Sébastien.
C'est des rachats parfois successifs de société de production. Ouais. Ououais c'est ça.
Moi, j'ai jamais voulu être racheté par qui que ce soit. Je voulais garder mon indépendance. Euh j'ai pas j'ai jamais rêvé de fortune immense là-dessus.
J'ai surtout euh euh essayé de faire mon boulot le mieux possible. Tu sais, j'aurais pu gagner beaucoup plus d'argent sur le cabaret euh en enlevant, je faisais j'avais 16 numéros visuels, j'en aurais enlevé quatre et j'aurais fait du baratin à la place. On s'en serait pas trop aperçu, j'aurais gagné un peu plus d'argent.
Mais on a des émissions qu'on a fait à perte parce qu'on voulait absolument que le téléspectateur soit content. Donc quand on se fait virer après, c'est vrai qu'on l'a un peu en travers parce que j'ai toujours tout fait. Les musiciens que j'ai fait bosser, les danseurs que j'ai fait bosser, les artistes que j'ai fait travailler et que j'ai très bien payé.
Vous pouvez aller dans mes comptes, tout le monde a été très bien payé. Je sais par exemple que je sais pas moi, c'est un truc que je pourrais pas faire. Euh l'émission, n'oubliez pas les paroles, ils enregistrent 14 émissions dans la journée.
J'ai des copains qui sont allés derrière, ils touchent 100 € pour la journée. Ça me paraît un peu exagéré. Voilà, ça je saurais pas faire ça.
Ça, je saurais pas faire. Renseignez-vous sur les Nag sera devant nous, il pourra répondre. Mais c'est vrai que mais j'ai des copines qui sont allé faire cette émission.
Il touchent 100 € pour 14 émissions alors que la marge doit être de comme tu dis de 40 ou 50 %. Je sais pas, c'est pas ça me choque moi ça. Ça ça je l'ai jamais fait.
Vous pouvez renseigner sur les gens que j'ai payé autour de chez moi. Tout le monde a toujours été bien payé, plus la diversité. Je veux parler aussi du message qu'on a envoyé avec le plus grand cabaret du monde.
On a fait venir des gens de toute race, de toute couleur, de toute religion. Il y avait des Chinois, il y avait des Maghrébains, il y avait des africains et on a montré que il fallait du boulot, fallait des efforts pour aller ça. À la jeunesse, les jeunes qui regardaient, on leur a montré que des beaux exemples.
En tout cas, je resterai toujours fier de ça. C'est dommage que ça n'ait pas continué un peu plus, mais c'est pas grave. On a montré plus de 3000 numéros euh pendant cette émission et elle a marqué d'abord des générations et même à l'international, on m'en parle encore.
Donc je suis très fier de ça et j'ai honte de rien parce qu'elles étaient rediffusées sur TV5 monde. Monsieur le rapporteur, merci monsieur le président. encore peut-être deux questions à vous poser monsieur Sébastien.
Avant avant de vous poser des questions à monsieur Drucker et monsieur Cardos, je voudrais revenir sur vos propos liminaires. Vous avez suggéré des cadeaux ou peut-être des rétrocommissions qui pourraient intervenir entre des sociétés de production et des dirigeants de l'audis public notamment Delphine Arnut. Le cadre de cette commission d'enquête, c'est aussi de percevoir ce phénomène de concentration de contrat passé avec certaines sociétés.
Aujourd'hui, il y a plus de 110 millions d'euros qui sont attribués chaque année à une société comme Mediawan. Il y a près de 90 millions d'euros qui sont attribués à une société comme Banig. Le numéro 2 de France Télévision a été quasiment un numéro 2 de Banig.
Il a fait une navette, c'est monsieur Candy ou l'ancien effectivement où il y a des contrats qui sont passés quasiment sur une année de 8 à 11 millions d'euros. Est-ce que vous avez eu connaissance de cadeaux de rétrocommission qui aurait pu et bien faciliter la conclusion de certains contrats passés avec des sociétés de production ? Et qu'est-ce que vous pensez de ce phénomène de concentration ?
Est-ce que le l'ADN du service public, c'est pas au contraire de soutenir la création et la production audiovisuelle indépendante française plutôt que de concentrer ces contrats dans les mains de quelques grosses sociétés ? Je n'ai eu aucune connaissance précise, claire, prouvée. Donc je vous dirai pas que ça existe.
Je vous dis que je me pose la question comme beaucoup de gens se posent la question, c'est tout. Mais je n'ai aucune aucune aucune preuve aucune preuve de quoi que ce soit. Euh j'ai entendu des oui dire des machins et cetera, mais ça ne suffit pas euh tout ça.
Maintenant euh je vais pas m'attarder, j'ai plus trop envie de de parler de tout ça. Je veux juste vous dire que j'ai si ça peut vous aider, je sais pas si vous en tiendrez compte, mais euh j'ai créé donc un mouvement qui s'appelle Ça suffit où j'essaie de représenter hors politique ce que m'envoient les gens. Et vous êtes la commission d'enquête sur le de visuel public.
Il y a une proposition qui m'est revenue plusieurs fois. et qui m'a dit "Tu vois Patrick, l'audiovisuel public a 4 milliards de budget. Ah bah ça serait bien s enlevé 1 milliard et que ce milliard on le donne aux hôpitaux." Et je suis d'accord.
Pourquoi pas quatre alors ? Hein ? Pourquoi pas quatre quand on y est ?
Parce qu'on peut prendre, on peut faire une économie d'un milliard pour la donner aux hôpitaux. C'était ma question est ironique, je précise parce que parfois Non mais parce qu'on pourquoi un pourquoi un non mais bah comme ça parce que c'est très primaire comme raisonnement parce que je pense que le service public il faut quand même de l'argent qui pourrait fonctionner avec trois et qu' a peut-être un milliard qui est peut-être qui peut être dispatché autrement. On n'est peut-être pas obligé d'avoir autant de chaînes, on est peut-être obligé d'avoir autant de trucs et que ce milliard économisé qui irait aux hôpitaux, ça serait beaucoup plus salutaire.
C'est mon avis, c'est primaire, c'est tout ce que vous voulez. Vous pouvez même dire que c'est des mago mais je le pense vraiment. Je trouve que ça serait pas mal mais c'est pas le sujet.
Mais vas-y. Merci monsieur le président. Euh vous évoquez aussi en propeliminaire que un certain nombre d'animateurs, je crois que vous parliez de Nagi, ont connu un enrichissement personnel sur le service public avec des marges importantes.
En tout cas, vous parliez d'enrichissement personnel en expliquant que vous à titre personnel, vous n'avez pas eu d'enrichissement personnel. Alors, vous expliquez que vous aviez pas d'enrichissement personnel pour vos émissions avec des démarches entre 8 à 10 %. Je voudrais peut-être vous faire revenir.
Il y a une plainte qui a été déposée contre X pour cyberharcèlement je crois de la part de de Nagi. Il y a eu beaucoup d'animateurs qu'on a convoqué dans le cadre de cette commission d'enquête. Il Tristtant Wallels, il y a eu Ulsé, il y avait il y a eu Léa Salamé, il y a eu monsieur Pujadas, il y a eu cet après-midi.
Enfin, il y a eu beaucoup d'animateurs qui ont accepté de de répondre à nos questions. Et je voudrais simplement revenir sur ce sur ce point-là. Méapart a révélé un contrat de 100 millions d'euros sur le divertissement passé en 3 ans entre France Télévision et Nagil société entre 2017 et et 2020.
J'ai eu le tort de relayer cette enquête de médiia part à l'époque, de relayer aussi la demande de commission d'enquête passée par une députée macroniste, Frédéric Duma à l'époque en 2020. ce qui m'a valu un poste incendiaire de Nagi qui m'a jeté en pâure devant 1 demi million d'abonnés où j'ai reçu beaucoup de messages d'insultes, de messages de menaces simplement parce que je me permets de rebondir, vous évoquez des cas d'enrichissement personnel dont vous ne faisiez pas partie sur le service public. Est-ce que selon vous la vocation du service public, c'est aussi de proposer des marges euh importantes à des animateurs star ou au contraire de redistribuer sur des émissions et de limiter des marges peut-être à 10 ou 15 % pour pas qu'il y ait d'excès ?
Quel est le bon niveau de marge sur le service public de l'audiovisuel ? Moi, je vais vous dire une chose que j'ai déjà dit. Moi, j'en veux pas à Nagy et j'en veux pas à Banig.
J'en veux pas à ceux qui acceptent, j'en veux à ceux qui proposent. Les responsables, c'est ceux qui laissent ça, c'est ceux qui font ces cadeaux là. C'est pas ceux qui absent.
Il a bien fait Nagi, qu'est-ce que je te dise ? Si on lui propose ça et s'il peut l'avoir, euh le responsable c'est celui qui propose en l'occurrence la direction de France Télévision. Je suis désolé, j'en veux plus à eux que qu'à l'animateur qui va profiter du système.
C'est voilà. Et moi, je trouve que le le les insultes contre Nag sont déplacé. On peut avoir des divergences de vue.
Il fait un travail, il est au charbon tous les jours en plus. Voilà. Après les marches, c'est une question de d'accord avec si la chaîne ne lui proposait pas cette ces chiffres là, il n'en profiterait pas.
Mais il a raison d'en profiter pour qu'on les lui propose. Voilà. Moi, il sera auditionné demain, donc je pense que il pourra répondre à nos questions.
Sinon, on l'aurait convoqué aujourd'hui si j'avais su que ça serait un dialogue par écran interposé entre vous et lui. Je propose non mais c'est pas le sujet mais voilà, je pense que comme on l'auditionne demain, on pourra l'interroger, lui poser toutes les questions. Il a accepté lui aussi de répondre sans difficulté à ma convocation et il pourra répondre aux questions du rapporteur et de la commission d'enquête.
Monsieur le rapporteur, je vous cède la parole. Merci monsieur le président. Dernière question pour vous monsieur Sébastien, c'était suite à l'émission Complément d'enquête présentée par Tran Voilex qui a été diffusé le le 10 mars dernier.
Alors il y a beaucoup de propos qui pourraient faire l'objet de questions dans cette commission d'enquête. Je vais en retenir un. Vous avez expliqué au sujet de cette émission, je vous cite, c'était une commande de madame Airnot.
Il y avait une volonté de me nuire dans tout ce reportage. Vous avez également affirmé aussi dans le dans les propos liminaires à l'instant que la direction de France Lévion et madame Ernud vous interdisait de plateau depuis 4 ans. Est-ce que vous estimez faire l'objet d'un acharnement de la part de France Télévision depuis que vous avez été mis à l'écart et ce digne du service public de l'audiovisuel et comment vous l'expliquez ?
Bah bien sûr, moi j'aimerais qu'elle me foute la paix là maintenant parce que le complément d'enquête je l'ai pas demandé. On m'a dit un jour voilà il y a un complément d'enquête sur toi. J'y suis allé parce que je voulais répondre sur place.
C'est bourré de fausses informations. Bourré de fausses information de choses. Les gens qui l'ont vu sont pas dupes.
Ils ont bien vu que c'était à charge euh sur plein de choses sur plein plein de choses que c'était à charge qu'on a voulu. Si une émission comme ça n'a pas voulu me nuire, alors je me demande laquelle a voulu me nuire, mais rassurez-vous, ça va très bien parce que les gens sont pas dupes de ça. Ils ne sont pas dupe de ça.
Et c'est vrai que euh effectivement, je me rappelle avoir voulu faire c'est à vous et et ma copine euh Anélizabeth m'a dit "Mais il y a pas de problème Patrick et puis finalement il y a eu un problème, on peut pas te recevoir." Voilà. Et toutes les émissions auxquelles mon attaché de presse quand je sortais un bouquin voulait me faire aller, on me disait "On peut pas." Et il y a que Michel qui m'a appelé en me disant "Je veux t'avoir dans l'émission." Je dis mais tu sais Michel ils vont te dire non.
Et il m'a dit je m'en fous. Et donc j'ai fait l'émission avec Michel. Mais c'est vrai qu'il y a cette Vous avez été sens vous nous dites quand même pardon c'est des accusations graves.
Je je vais être précis. Grave j'ai rien demandé. Non mais vous nous expliquez que vous avez été en gros censuré sur le service public audiovisuel.
Ah bah euh bah oui et je vous dis euh j'ai fait une tournée qui s'appelait le plus grand cabaret du monde. J'ai des amis journalistes qui voulaient des de France Rois qui voulaient faire un reportage et on leur a interdit de faire ce reportage. Si je vous dise euh c'est c'est je sais pas comment euh ce que vous pensez de que quelqu'un qui interdit à des journalistes de faire leur boulot.
Ça s'appelle comme ça. Et voilà. Et derrière comme par hasard je suis interdit de passer comme invité pas pour faire de la télé.
Et comme par hasard, on fait un complément d'enquête sur moi sur France 2, sur une chaîne où j'ai pas le droit d'aller. Ça vous paraît pas étrange ça ? Moi ça me paraît étrange et la chance que j'ai c'est que je vous dis les gens qui m'aiment pas continueront à pas m'aimer mais ceux qui m'aiment bien sont pas dupes.
Merci monsieur Sébastien, monsieur rapporteur. Merci monsieur le président. Monsieur Drucker, j'ai une première question d'ordre général pour rebondir sur vos propos liminaires.
Vous avez pris la défense, c'est votre droit de Delphine Airnot et du service public où vous expliqué, je pense que tout le monde dans cette commission d'enquête tient aux missions précieuses de l'audiovisuel public. Simplement le rôle de cette commission d'enquête, c'est aussi de veiller à la bonne utilisation des fonds publics. Et vous avez expliqué dans votre proposinaire, c'est faux de dire que le service public dilapide l'argent du contribuable. finitation.
Pourtant bon dans le cadre de la commission d'enquête, vous êtes très occupé, j'imagine que vous avez pas pu suivre l'ensemble des auditions, mais il y a eu quand même un certain nombre de révélation. Il y a eu la révélation des nuits à Cann par la direction de France Télévision et Delphine Airnaut sur des suites au Majesti à 1700 € la nuit. Il y a une enquête d'ailleurs qui a été ouverte par le parquet de Paris il y a quelques semaines.
Il y a eu les 126000 € de frais de réception et de mission dépensés chaque jour d'argent du contribuable pour France Télévision. Il y a eu 10000 € de frais de taxi chaque jour. Il y a des salaires de directeurs.
Il y a une trentaine de directeurs chez Francevision qui gagnent plus que le président de la République. Il y a une piscine qui a été rénovée à 1 million d'euros dans un château en Dordogne pour les membres du CSE. Il y a 14 semaines de congé payés pour les journalistes de Radio France.
Il y a une prime de performance qui a été attribuée après 80000 € pour Delphine Air l'année dernière alors qu'elle a fait quand même plonger le déficit de plus 80 millions d'euros entre 2017 et 2024 et c'est encore l'argent du contribuable et une cinquantaine de voitures de fonction qui sont accordées à des directeurs parisiens de France Télévision dont un Arno Gacha adjoint Danny Dalgo à la mairie de Paris qui nous a avoué à demi mots utiliser aussi sa voiture de fonction pour des déplacements personnels et peut-être à caractère politique. Je vais m'arrêter là. Il y a bien d'autres exemples qu'on pourrait exprimer, mais est-ce que vous avez pas l'impression que le problème aujourd'hui, notamment légitimité du service public, ce sont ces GAPG et que certes, on peut défendre un service public, mais on doit surtout le défendre sans les Gabgis, sans ses dysfonctionnements, sans ses dérives et que tout le rôle de cette commission d'enquête, c'est 10 m fin.
J'ai pas tout suivi monsieur le rapporteur parce que je j'ai une émission qui me prend beaucoup de temps, donc j'ai pas suivi toutes les audition. Euh je veux bien croire que il y a eu peut-être c des dérives, mais je crois que les principaux intérêts se sont expliqués là-dessus. Moi, j'ai pas suivi ce qui s'est passé à Cann parce que je travaillais sur mon émission qui me prend beaucoup de temps.
Mais je voudrais vous dire que depuis tout à l'heure, en écoutant Patrick Sébastien, je voudrais vous dire que notre métier est un métier de stress, un métier fragile, c'est un métier de gens sensibles. Et contrairement à ce que vous pensez, c'est un métier où chaque jour on se demande si on sera là le lendemain. Il y a évidemment les audiences mais pas que les audiences.
Moi je suis un exemple un peu particulier parce que je vous l'ai dit dans proliminaire, je suis là depuis tellement longtemps mais je voudrais vous dire que le service public j'y reviens, c'est très important ce que vous dit tout à l'heure le service public c'est là où il faut être. Si on veut faire de la télévision au long cours. Jamais je n'aurais fait ce parcours si j'ava été dans le privé.
Je suis passé 5 ans sur TF même pas. et j'ai appris beaucoup d'ailleurs et j'ai gardé de bons rapports avec les anciens patrons d'ailleurs. Mais si on veut durer dans ce métier, euh il faut il faut considérer, je vous l'ai dit mais c'est très très important que l'image c'est l'audience de demain.
Le service public ça un problème d'image. Et je veux bien croire en vous écoutant que l'image pu être un petit peu écornée à travers tout ce que vous venez de nous raconter, mais j'ai pas j'étais pas devant la commission ce jour-là et j'ai pas suivi en détail tout ce qui s'est passé. S'il y a eu des excès, je pense que les principaux intéressés euh l'ont reconnu.
J'ai vu quelque part que le gouvernement demande au service public après le tout ce qu'on a entendu de faire des économies parce que l'époque est à l'économie et je crois que c'est déjà prévu hein. Il y a déjà plusieurs mois que la gouvernance nous a dit qu'il fallait faire des économies et c'est déjà commencé. Mais je vous signale que les économies en élargissant un petit peu le paysage, on les demande aussi sur TF1 sur M6 parce que parce que le marché publicitaire n n'est plus celui qu'il était parce que comme l'a dit Patrick Sébastien, les audiences sont plus les mêmes parce que le linéaire a beaucoup baissé parce qu'il y a d'autres supports parce que les nouveaux téléspectateurs regardent la télévision d'une autre façon.
Il y a les plateformes, il y a il y a il y a toutes sortes de façons de regarder la télévision maintenant. Et c'est vrai que notre métier est en train de changer. Euh on le sent bien à travers tout ce que j'ai entendu quand j'étais devant mon poste de de votre commission.
On sent bien qu'il y a un malaise. On sent bien que le métier est en train de changer. On sent bien que la télévision qu'on a aimé, je parle pour moi et pour Patrick Sébastien, n'est plus la même.
Nous sommes des anciens, des très anciens. Moi, je suis je suis le vétéran de ce métier. Je suis plutôt en fin de carrière.
Euh je suis très fier de ce que j'ai vécu grâce au service public. Et permettez-moi d'insister, mais vous ne me ferez pas dire du mal de Delphine Ern de ni de euh Merci monsieur Dr. Non, je vous me ferez pas dire non, vous me ferez pas dire du mal d'eux parce que je leur dois beaucoup et je trouve que leur leur gouvernance est une gouvernance qui a réussi.
Non mais très important, je vous dis très important, il faut dire que le service public est une grande réussite qui gêne sans doute beaucoup le privé parce que chaque jour, il y a à peu près 30 % de gens qui regardent le service public. C'est pas tout à fait par hasard. Le service public, c'est pas ce qu'on en dit.
Le service public, c'est c'est est beaucoup plus ambitieux que ça. Il a les moyens de ses ambitions encore que et je le répète, quitte à me répéter en boucle, mais que je suis très fier d'appartenir à cette maison et je suis venu devant vous. pour pour le répéter.
Merci. Et personne veut vous faire dire du mal de Ding ou de quiconque. On est là ici à la commission d'enquête pour essayer de mettre en lumière des dysfonctionnements et des et des manquements et mieux comprendre ce que doivent être les missions de service public.
Monsieur le rapporteur, je crois que vous avez une question pour monsieur Cardose. Merci monsieur le le président. Monsieur Cardose, effectivement, vous avez présenté donc l'émission d'investigation complément d'enquête de 2018 à 2021.
Le 21 septembre 2023, vous avez déclaré, je vous cite, il y a certaines choses que je n'ai pas réussi à faire et en particulier cette enquête sur Jean-Luc Mélenchon. Il y a des amitiés au sein du complément d'enquête. Il y a des gens qui sont ouvertement d'extrême gauche et à qui cela pose un problème.
Fin de la citation. Vous avez évoqué aussi en propre liminair des freins et indiqué qu'il y avait chez Franceion peut-être des amitiés avec certains partis politiques. Quand vous parlez d'amitié de gens ouvertement d'extrême gauche à qui cela pose un problème, comment est-ce que cela se matérialiser concrètement lorsque vous exerciez vos fonctions au sein du service public de l'audiovisuel ?
Euh comme je vous le disais tout à l'heure, le le la règle à complément c'était qu' était une règle qui datait de Benoît. C'était de faire en sorte que ce soit la majorité. C'est important de dire ça parce que sinon on comprend pas bien.
On me dit "Mais pourquoi tu as pas imposé telle enquête, telle enquête ?" Ça marchait pas comme ça. Moi, je voulais que il y ait une majorité qui soit d'accord avec la l'éditing comme on dit dans notre jargon, c'estàdire qu'il soit d'accord avec la question qu'on pose.
Euh donc voilà. Donc sur j'ai fait une centaine d'émissions. Sur cette centaine d'émissions, il y a eu effectiv sur lesquels il y a eu des freins, il y a eu des difficultés, il y a eu l'émission sur le communautarisme est une émission que j'ai très mal vécue parce que on m'a traité de faudot simplement parce que je voulais coller à l'actualité puisqu'il y avait un projet de loi voulu par le gouvernement à l'époque sur le communautarisme euh et que le simple fait de vouloir décrypter le terme d'islam gauchisme avait été perçu comme une vision fascisante de présenter les choses.
Lorsqu'on est présentateur et rédacteur en chef, on détient pas la vérité. On dit voilà quel est le thème, emparez-vous de ce thème et faites en sorte que ce thème soit déconstruit. Construit d'un côté, déconstruit de l'autre.
Moi, j'ai toujours conçu les émissions en me disant que ça n tout n'était rien n'était noir, rien n'était blanc, que tout était que tout était dans les les nuances de gris. et je l'ai voulu sur absolument tous les sujets. Je peux vous donner plein d'exemples et je pense que c'est ma réputation.
Et lorsque je propose une émission sur le communautarisme, il s'agit pas de dire que la France est devenue euh qu'elle est prisonnière de ses communautés. Euh il s'agit de s'interroger sur les les les difficultés que nous traversons, enfin je veux dire c'est et que vous connaissez par cœur. Donc dès que en point de départ, si vous voulez, avant même que l'enquête est démarrée, qu'on puisse en a priori me dire euh d'abord l'un des rédacteurs en chef qui ne faisait pas mystère de ses amitiés, mais c'est son problème, je veux dire, je me fiche totalement de savoir s'il y a des journalistes qui ont des amitiés pour LFI, le PC, les verts et cetera.
C'est c'est pas le problème. Le le problème c'est dans c'est c'est que ça finisse par se ressentir au point de refuser des enquêtes. Euh et et c'est c'est il est là le sujet en fait.
Les enquêtes sont refusées, pardon hein, pour bien comprendre là encore c'est les rédacteurs en chef euh dans complément d'inquête ou au-dessus. Je non jamais au-dessus. Je je j'ai je sais que j'ai été soi-disant mis en en porte àfa par rapport à mes propos, mais non. les propos lorsque je suis parti, c'est de dire que jamais je n'ai reçu, il y a eu un exemple que je vous raconterai tout à l'heure, que j'ai déjà raconté qui est pas il y a pas de quoi grimper aux arbres.
Euh j'ai jamais eu de coup de fil. Alors jamais de Delphine Arnut, jamais de monsieur Sbonggomez et j'avais des échanges avec mes supérieurs hiérarchiques que sont les directeurs d'info, ce qui est normal. Donc si vous voulez le fonctionnement voilà, il était tout à fait normal.
Et par ailleurs toutes les critiques que j'ai émises ne concernent pas des émissions que je n'ai pas présenté. Donc je sais de quoi je parle. Il s'agit des missions pour lesquelles non seulement je les ai présenté mais j'étais là, je fais partie de ces présentateurs qui étaient là au montage qui qui est là le jour du tournage qui est là le enfin je veux dire voilà je je j'ai travaillé sur ces émissions-là euh tout le temps.
Donc sur l'émission en l'occurrence du communautarisme, il s'agit d'un des deux rédacteurs en chef adjoint qui s'est désolidarisé de l'émission, qui est quelqu'un qui est connu en interne pour être très proche des idées de la LFI. Mais encore une fois, je m'en fiche. C'est pas son c'est pas mon problème.
Je veux dire, il a d'abord un il a le droit de me dire "Écoute, moi je suis pas à l'aise avec cette émission là, mais je je je la laisse à d'autres." Mais faire un esclant je suis contre et voilà pourquoi je suis contre. Et mettre ces idées politiques dans la balance, ça n'est plus du journalisme.
Je dis voilà, je veux dire c'est dans ce cas-là qui travaille à Mediaapart. Je veux dire tous les journalistes de complément d'enquête sont absolument fascinés par les enquêtes de Méia Part. Mais il faut savoir de quoi on parle.
Méapart est un journal qui poursuit une idéologie qui est clairement affichée. Ça n'est pas le rôle du service public. Ça n'est pas ce que j'ai connu avec Benoît Duken.
Ça n'est pas ce que c'était pendant 15 ans. Ça a été perverti ensuite par un certain nombre de gens qui ont cru qu'il pouvaient faire le le le la plu et le beau temps à complément à travers un certain nombre d'émissions comme celle-là. Je peux vous en donner d'autres.
Lorsque je suis revenu des États-Unis en 2018, j'ai voulu faire une émission sur les violences gratuites. On m'a opposé le fait que soit-disant les violences gratuites n'existent pas. ne sont pas répertoriés comme tel euh au ministère de l'intérieur.
Euh c'est faux, mais il y a il y a bien une colonne sur les sur ce que l'on appelle les violences gratuites qui sont qui ne relèvent pas du droit commun, qui ne relèvent pas des crimes, qui ne relèvent pas de ceci, de cela. Bon et cette émission, on l'a exploré, ça a été une très bonne émission mais on m'a là aussi dit que j'avais des billets enfin si vous voulez le le l'idée même que parce que vous voulez faire une émission sur les violences gratuites, on puisse vous dire "Ah ben euh ça m'étonne pas de toi, euh tu es libéral ou tu es de droite ou ceci cela." Enfin, je veux dire, en plus il y a rien qui le prouve.
Enfin, je veux dire dans une carrière on est des caméléons les journalistes, on est des caméléons. Il y a un jour, on est un jour, on va faire une émission dans un sens, un autre dans l'autre. Moi, j'ai l'habitude de dire que il y a deux qualités chez un journaliste.
La première, c'est de ne pas réussir à deviner pour qui il vote. Et j'avais la prétention de penser lorsque je présentais cette émission que c'était très difficile de savoir pour qui je roulais. Et je roulais pour et en tous les cas, je roulais pour personne parce que je faisais mes émissions, je veux dire de de façon de façon pas c'est c'est pas c'est pas une question de neutralité, c'est une question d'honnêteté intellectuelle.
Et l'honnêteté intellectuelle à mon sens euh c'est l'idée qui consiste à essayer de faire en sorte que sur l'ensemble de vos émissions, donc une trentaine par an en l'occurrence pour complément, c'est de faire en sorte que tout le monde en est entre guillemets pour son pour son grade. C'est comme ça que je vois les choses. Mais vous-même, vous avez réussi à imposer des enf des poser à à proposer des émissions qui ont vu le jour ?
Bah, je j'ai j'ai je ce que je souhaitais pour répondre, c'est ce que je viens de dire, c'est de faire en sorte que le puzzle soit parfaitement bien rempli et que on ne penche pas d'un côté plutôt que de l'autre. Voilà, je et je je répète que sur un certain nombre d'émissions, c'était vrai sur les violences gratuites, mais c'était vrai sur d'autres que dès l'instant où le biais, si vous voulez, pouvait éventuellement servir plutôt un camp que l'autre, encore que après euh je veux dire, il faut aussi qu'on s'entende là-dessus parce que moi, j'aime pas tellement le terme de émission de droite, émission de gauche, je trouve ça un peu caricatural. Ça vaut pour des portraits parce que évidemment lorsqu'on va chercher la phase sombre d'un homme politique peu de temps avant une élection, ça n'est pas anodin.
Euh h donc je referme la parenthèse mais euh dès lors que il y avait un certain nombre de d'émissions qui étaient proposées qui allaient dans un certain sens, oui, il y avait des freins. Oui, ça posait problème et je réponds précisément à votre question sur l'appartenance politique des uns et des autres. Ça n'était pas un secret pour moi puisqu'on en parlait.
Je veux dire qu'il y ait un journaliste qui est appartenu à Europe écologie les vert, un autre au parti communiste, un autre qui est milité sous tel ou tel syndicat. Encore une fois, ça n'est pas un sujet pour moi. La question est de savoir si ces éléments-là vont à un moment donné faire surface pour pouvoir refuser une enquête.
Là, il y a un sujet. Merci beaucoup monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président sur ce sujet de neutralité du service public qui est une obligation importante comme l'honnêteté, le le pluralisme, l'indépendance.
Le 21 septembre 2023 à nouveau, vous avez dressé un constat particulièrement accablant du manque de neutralité. Je vous rappelle vos propos. Je vous cite France Télévision aujourd'hui n'est plus à mon sens un groupe public neutre.
Si je prends la parole aujourd'hui, c'est pour libérer un certain nombre de journalistes de la France Télévision qui me disent "Ce n'est plus possible, on est dirigé par des idéologues. Fin de la citation. Est-ce que vous pourriez nous donner des exemples, des anecdotes, des faits qui peuvent alerter sur ce manque sur cette violation de principes à valeur constitutionnelle ?
Et demain, au-delà du constat, demain, que peut-on faire pour strictement garantir le respect ? de l'indépendance, de l'honnêteté, du pluralisme, de la neutralité pour tous ces toutes ces personnes à qui on délègue d'une mission de service public. C'est pas moi qui l'ai fait, mais il y a une une association qui a essayé de relever une quantité d'émissions sur un certain nombre d'années pour essayer de voir quels étaient les biaiss, quels étaient les réflexes systématiques.
Moi, je considère que dès lors qu'on parle des patrons, dès lors que l'on dès dès lors qu'on parle des patrons systématiquement les présentants comme des patrons voyou, que dès lors que l'on parle de la police, je me souviens d'une émission qui m'avait extrêmement choqué sur la police raciste et en l'occurrence lorsqu'on regardait les chiffres, on s'apercevait qu'il y avait un cas qui était avéré devant les tribunaux. Je je trouvais que c'était extrêmement faible et que ça ne valait pas une émission. en l'occurrence la placer placer le sujet français dans un éditing plus global avec deux exemples américains à mon avis c'est joué sur un biais cognitif très précis et et ça je pense que c'est enfin moi je connais ces biais là je sais c'est une manière c'est une manière de présenter les choses qui moi pour moi ne me convient pas c'est c'est voilà d'une c'est c'est pour moi c'est c'est une façon de de de ne pas être honnête intellectuellement euh des exemples L'une des l'une des émissions dont j'ai parlé, j'ai assisté aux discussions, c'était une enquête sur Jordan Bardella.
L'enquête sur Jordan Bardella, le rédacteur en chef a dit "Devant moi, celle-là, et je m'en suis entretenu avec la direction, virgule, je n'ai pas le droit de la rater." Sous-entendu, on peut faire des enquêtes sur certains hommes politiques et puis sur d'autres, il faut pas la rater. Euh bon euh je je moi c'est si vous voulez.
Alors après, on peut se poser la question. C'est une question qui a été qui a été main de fois posée à un certain nombre de journalistes. Doit-on traiter le RN comme n'importe quel parti politique à partir du moment où il est représenté ici à l'Assemblée nationale ?
Je me sens pas le droit, moi journaliste, dans un média de de réserver un traitement particulier pour la LFI ou pour RN au prétexte que ça me plaît pas. C'est c'est Non, mais voilà. Donc je je on indiquera quand même monsieur Cardos pour être précis qu'il y a eu un complément d'enquête sur la France insoumise et sur Jean-Luc Mélenchon sur sur Sopia Chikirou sur les comptes.
Non non non sur sur Jean-Luc Mélenchon. Mais ça sera intéressant de comprendre d'ailleurs pourquoi il y en a eu un. Est-ce que ce rédacteur en chef est parti ou pas ?
Enfin voilà. Pardon. Il y avait un rebond de monsieur le rapporteur.
Allez-y monsieur le rapporteur. Vous vous expliquz que un un directeur ou ou un responsable de Francevision des choses savoir ? Non non mais attendez en cause que je doute ce que je do Attendez monsieur Cardos monsieur Card monsieur il faut être clair que moi je oui person ser parmi toutes les personnes.
Attendez, excusez-moi. Attendez, monsieur Car, je vais vous redonner le micro. Monsieur Car, non mais je vais je vais vous redonner le micro.
Je vais vous redonner le micro, monsieur Cardos. J'indique de toute façon, vous êtes sous serment. Donc, par principe, nous considérons que ici devant la représentation nationale, vous nous dites la vérité.
Et donc, je demande aux collègues qui pourront vous interroger tout à l'heure de vous laisser aller au bout de votre réponse. Vous vouliez réagir, je vous laisse. Non, je veux réagir parce que j'entends un certain nombre de choses dire je sais pas, j'entends un brouis où on conteste un certain nombre de mes propos.
Je veux dire ici que moi je ne représente personne. Je suis indépendant. Je suis chômeur si vous voulez tout savoir.
Voilà. Donc je je veux dire je ne suis pas je défends ni France Télévision, ni C News, ni Canal, ni je ne sais qui. Je voilà, c'est tout.
Je n'ai je donc je n'appartiens à je n'appartiens à il y a des gens qui viennent tout à l'heure vous avez interrogé David Pujadas, Charlet Chabot, Thierry Tuulier, ils sont ils ont ils ont tous des responsabilités importantes. Donc ça ça peut-être que ça limite un certain nombre de paroles. Moi je ne peux je je peux me permettre de dire ce que j'ai à dire puisque de toute façon malheureusement et ça fera peut-être l'occasion d'une question mais je ne peux plus travailler aujourd'hui.
Il faut que vous le sachiez. Je veux dire, France Télévision a décidé que je ne pourrais plus travailler. Voilà, pas seulement à France Télévision puisque j'ai décidé de quitter cette chaîne.
J'ai décidé de quitter ce groupe parce que il ne me convenait plus et parce que en effet pour reprendre les propos que j'avais tenu sur le plateau d'Anouna, je considère que il y a un certain nombre de il y a beaucoup de gens qui sont très malheureux à France Télévision qui ne reconnaissent plus. Je parle de l'info, je parle absolument pas des programmes. Je ne connais pas les programmes.
J'ai beaucoup de respect pour monsieur Drucker, monsieur Sébastien, compte tenu de tout ce qu'ils ont fait. Mais je je voilà, je voudrais juste dire que moi, je ne parle que pour l'info et je termine là-dessus. Vas-y.
Il y a beaucoup de gens qui en effet, je le maintiens, m'ont écrit au moment où je suis passé chez Hanouna en me disant surtout ne lâche pas qui m'ont envoyé des dossiers, qui m'ont envoyé des courriers, qui m'ont envoyé des anecdotes, qui m'ont expliqué ce qui leur été arrivé. Et oui, le débat est plus compliqué aujourd'hui. Oui, les conférences de rédaction qu'on a connu il y a 25 ou 30 ans où on s'envoyait les cassettes à travers la gueule en disant "Tu as intérêt à prendre mon sujet sinon demain ça va mal se passer." Mais c'était des discussions très saines.
Ces discussionsl n'existent plus aujourd'hui. Il y a plus de confritique ou quasiment pas. Il y a il y a pas il y a très peu de contradictions dans les conférences de rédaction.
Voilà. Je je donc je ne reconnais plus mon service public que j'ai connu il y a 25 ou 30 ans et d'autant plus que j'ai passé 10 ans à l'étranger. Merci.
Donc il y a eu un avant et un après pour moi. Merci. Merci monsieur le président.
Je vais rebondir sur vos propos. Monsieur Cardos. Vous faisiez référence au complément d'enquête sur Jordan Bardella qui a été diffusé le 18 janvier 2024.
Je le rappelle parce que la chronologie pouvait paraître surprenante. C'était à peine 5 mois avant les élections européennes, on était dans un contexte quasiment électoral sur le service public. Donc de s'intéresser à une personne qui était tête de livs d'une élection européenne sur le service public à un moment électoralement aussi important. pouvez en tout cas poser questions.
Vous nous avez expliqué qu'une personne, un directeur était venu vous voir et vous avez dit l'enquête sur Bardella, on ne peut pas la rater. Ce qui suppose sorte de traitement à charge et de consigne à charge émanant d'un directeur du service public. Est-ce que vous pouvez, ces accusations qui sont graves, est-ce que vous pouvez étayer vos propos ?
Je vais vous donner le je vous donner les informations de façon très circonstantiée. Euh j'étais à ce moment-là directeur de la rédaction euh d'une société de production qui s'appelle TV Press qui fait partie d'un ensemble qui s'appelle Média Studio Fact. Euh et j'ai été directeur de la rédaction de cette de cette de cette société après mon épisode à l'OM en à partir de février 23 jusqu'en juillet 23.
Et cette émission, cette société de prod qui lui ai permis à l'époque où j'étais présentateur de commencer à faire des compléments d'enquête. Voilà. Attention parce que ça peut un aller-retour dans ici à la commission d'enquête.
On y reviendra. Normalement c'est non en l'occurrence non. Je je démissionne du service public.
Je passe par, contrairement à ce que dit Telérama, pas par un très gros chèque mais par un tout petit chèque parce que dans la France Télévision euh il est il est préférable apparemment d'avoir des déviances sexuelles et ensuite d'avoir des des des de passer par des par des accords euh et de signer des accords à 250000 300000 €. Ben oui, vous froncez les sourcils mais je vous expliquerai. euh 250000 ou 300000 € euh plutôt que de passer par euh une un accord de départ volontaire.
Pardon ? Allez-y, monsieur Cardau. Terminez, terminez euh chers collègues, laissez terminer monsieur Cardau, s'il vous plaît.
Ouais. Donc je je suis à la tête de cette de cette société de production qui s'appelle TV Press et donc cette société TV Press vend des magazines puisque je vous ai dit que voilà c'est pas un aller-retour c'est c'est à l'époque je leur avais permis de pouvoir commencer à travailler pour complément. Ils ont continué en mon absence et lorsque je suis revenu, l'enquête sur Jordan Bardella avait été lancée et ensuite ça me valait d'être au titre de directeur de la rédaction et donc de devoir chapauter à la fois cette enquête pendant le temps où j'étais là, les tr ou 4 mois où j'étais là et j'étais en contact avec les l'équipe de complément.
Bon et bien euh j'ai eu euh il y a eu un échange avec euh un rédacteur en chef de complément d'enquête qui qui a dit ouvertement devant quatre ou cinq personnes que cette enquête il ne euh il avait pour mission de ne pas la rater. Oui, je vous je je vous le dis et en plus c'est quelqu'un que vous avez auditionné. Oui.
Oui. Bon, soit vous nous dites bah le rédacteur en chef de complément d'enquête à ce moment-là, c'est Hugo Plagard. D'accord.
Voilà. Voilà. Ça sera plus clair.
Monsieur le rapporteur. Attends. Non.
Dernier point sur les faits parce que j'ai j'ai pu voir que ça suscitait une un questionnement de la part des des députés en face de vous sur sur les faits de de d'éventuell couverture de de fait de d'agression sexuelle. J'ai j'ai pas retenu exactement les termes exacts de de vos propos mais à quoi est-ce que vous faisiez allusion ? Je fais je fais allusion au fait que vous vous puisque vous avez eu accès au comptes de France Télévision, vous savez qu'il y a une ligne budgétaire qui est réservée pour les gens qui quittent la maison.
Vous avez vous-même parlé de l'affaire Nathalie d'Arran et en l'occurrence pour que les gens se taisent sur certaines affaires, bah on passe par un accord et que cet accord il vaut 200 2500 300000 €. Voilà. Et lorsqu'il y a des pardon monsieur Gard, je suis obligé de vous inter Non mais attendez oui mais je vais vous laisser mais moi les mots pour l'instant l'affaire d'Arigan elle a été lé Attendez bien sûr que c'est grave bien sûr que c'est grave et c'est d'autant plus grave que je que je suis très faible pour pouvoir me défendre donc si vous voulez je n'ai aucun intérêt à dire ce que j'ai à dire j'ai quitté France Télévision parce que j'étais écœuré madame.
J'ai quitté France Télévision parce que déontologiquement ça ne me convenait plus. Ensuite, j'ai quitté pour 6 mois de salaire. Je je je suis revenu.
Je voulais pas raconter mais Delphine Ernote et monsieur Sid Bon Gomez n'ont pas tenu leurs engagements à mon égard. Mais bon, fermons la parenthèse parce que c'est c'est une affaire personnelle. Quoi les arrangements ?
Non, il y a pas d'arrangement. Non, enfin c'était quoi les c'était que en fait lorsque j'ai quitté complément d'enquête, il y a que Complément qui n'a pas accepté mon départ et donc il y a eu une réunion extrêmement houleuse euh où on m'a dit "Tu déshonores le service public, tu nous trahis en plus pour aller être pour aller faire de la comot, c'est scandaleux et cetera." C'est à partir de ce moment-là qu'ils ont demandé à la présidence, j'ai jamais dit que c'était la présidence qui l'avait fait, mais ils ont demandé à la présidence, le même rédacteur en chef, que toutes mes émissions soient dépubliées.
Bon, ça s'appelle de la Cancel culture. C'est c'est c'était d'ailleurs ma dernière émission. Comme un clin d'œil que je leur ai fait.
Moi, je je je dépublié les émissions de Thomas Auto, de Bonoît Duuken ou de Nicolas Pocarré. J'étais très fier de leur succéder. Donc ça, je l'ai très mal pris en effet.
Et à ce moment-là, j'ai une réunion avec Delphine Arnut d'une heure euh qui veut absolument me rencontrer, Laurent Guimier que vous avez vu tout à l'heure qui est le directeur de l'info. Et à ce moment-là, j'ai des échanges avec eux et eux comprennent parfaitement la situation, comprennent très bien la situation de de mon désir de voir autre chose, de partir, euh d'être un peu écœuré par ce que je vois et cetera. Et à la fin de la discussion avec Delphine Arnut, elle me dit "Lorsque vous en aurez terminé avec le football, revenez-nous voir et on retravaillera ensemble." Et c'est ce que j'ai essayé de faire avec Studio Fact.
D'où cet aller-retour qui n'est pas un aller-retour, c'est juste un aller. C'estàd que j'ai quitté le service public et puis ensuite je suis allé dans une société de production où je souhaitais devenir moi aussi producteur. Je vous interromp parce que ce que vous nous dites là, c'est quand même à la légère, c'est quelque chose de grave puisque c'est exactement ce que dénonce cette commission d'enquête ou révèle.
C'est-à-dire, je vais vous dire très clairement, on licencie quelqu'un où il part et on lui dit et c'est des rumeurs qu'on a entendu. C'est pour ça que si vous nous dites que c'est Attendez, je vous pouvez je vais terminer monsieur Gardos. Euh euh des rumeurs circulent.
Certaines personnes nous ont fait part de sortes d'arrangement soit de personnes qu'on licenci soit de personnes qui partent et on leur dit "Allez créer une société de production ou allez travailler dans une société de production et on vous donnera des contrats." Vous êtes en train à la légère au détour d'une phrase de nous indiquer exactement. Non mais alors pardon parce que vous nous avez dit revenez nous voir revenez nous voir c'est revenez comme salarié.
Non mais je vais être précis. Je je veux être précis. Alors pardon si j'ai pas été précis mais je je précise mes propos je précise mes propos.
Non mais non non non je lance je lance pas les trucs. Je vous raconte je vous raconte de façon factuelle quelles ont été chacune des étapes. Voir ça veut dire quoi ?
Pardon ? Revenez nous voir ça veut dire quoi ? Non mais lorsque Delphin Ern lorsque vous en aurez terminé avec le football, revenez nous voir.
Elle me parle pas de elle me parle pas de de société de production, elle me dit pas non. C'est pour ça que ça n'a absolument aucun rapport. Voilà.
Bon donc bah non, ça n'a pas de rapport. Il y a pas de rapport. C'est moi qui décide enfin qui j'ai une proposition à la sortie de l'OM où on me propose de rentrer dans une société de prode mais c'est le système qui veut ça.
Le système veut que lorsque vous n'êtes plus salarié mais ça ça date d' a c'est c'est vieux comme enfin c'est c'est c'est très vieux. C'est pas Delphine qui a institué ce système qui lorsque vous n'êtes pas salarié, vous passez par des sociétés de production parce que pour différentes raisons, ça permet ça permet déjà de pas avoir de TP. C'est c'est enfin je veux dire s'il fallait tout internaliser vous imaginez le le nombre de gens qu' faudrait qu'en la question je vous ai demandé de préciser simplement parce que dans votre propos on aurait pu la manière dont vous l'avez formulé laisser croire que revenez nous voir ça voulait dire si vous travaillez dans une de production on vous trouvera des contrats je laisse le rapporteur on y reviendra je laisse le rapporteur revenir sa question importante sur les violences sexuelles.
Merci monsieur Cardos sur la question des déviances ou des violences sexuelles que vous avez abordé. Est-ce que vous pourriez s'il vous plaît étayer votre propos à travers l'enquête qui a été caricaturée ? Qui m'a permis de rencontrer un certain nombre d'avocats euh d'avocats qui euh ne pas interromose a la parole.
Allez-y, monsieur Car si pas été clair. Pardon par oui mais excusez-moi c'est une affaire monsieur Card monsieur Cardose d'avire complex monsieur Cardy. Monsieur Saintou a été rapport commission d'enquête quand on a été rapporteur précis.
On est très précis. Il a bien raison. Président de commission d'enquête aussi.
Allez-y monsieur. Très précis. Alors je vais être plus précis.
Lorsque le il s'est agit de fabriquer une enquête sur le service public pour le compte de C8 à la demande de Cyril Anouna. Je reviendrai peut-être là-dessus tout à l'heure. Lorsque j'ai fait cette enquête, j'ai j'ai j'ai dans cette enquête, il y a différents il y a différentes parties.
Il y en a une il y en a une sur le social. Il y en a une qui est consacrée pendant 30 minutes à un certain nombre de salariés qui sont partis. Et donc ça m'a amené à rencontrer un certain nombre d'avocats qui ont l'habitude de de de travailler avec France Télévision et on passe par des protocoles d'accord.
Enfin, je veux dire, c'est quelque chose qui se fait dans toutes les entreprises. Ça n'a rien absolument rien d'exceptionnel. J'ai dit tout à l'heure que oui, je maintiens puisque j'ai assez peu supporté que Telérama dise que je sois parti de France Télévision avec un beau chèque.
Non, j'ai je disais de façon très ironique qu'en effet dans cette maison, il vaut mieux parfois partir avec un beau chèc après avoir eu une affaire qui a fait les les gros titres et et y compris des affaires de déviances sexuelles parce que on essaie d'acheter votre silence et puis ensuite et bien vous êtes quelle affaire alors quelle affaire monsieur B ? Je vais pas donner de détails mais je veux dire non enfin mais attendez attendez mais vous vous découvrez le monde de l'industrie ou quoi monsieur Cardose monsieur Cardose monsieur Cardose monsieur Kardose monsieur Cardose on n'est pas là pour découvrir le monde. On est une commission d'enquête c'est très sérieux une commission d'enquête vous vous dénoncez des choses très graves.
C'est c'est grave ce que vous êtes en train de nous dire. Oui on n'est pas au courant pardon. Ni le rapporteur ni moi-même ni les membres de la commission d'enquête ne sont au courant.
Mais vous avez la possibilité de demander les comptes de France Télévision. Non, mais les comptes ne n'indiquent pas de déviance sexuelle ou de violence sexuelle. Non, mais je je je vais y venir.
Je vais y venir. Moi aussi, je vais essayer d'être précis. Euh vous avez la possibilité de demander les comptes.
Vous avez la possibilité. On les a les comptes. Très très bien.
Mais il y a pas la ligne violence sexuelle des v Non. Ben évidemment que non. Évidemment que non.
Je je Oui, évidemment que non. Mais en revanche, vous avez une ligne sur les les protocoles d'accord. Voilà.
Bon, c'est environ 30 millions chaque année. Est-ce que vous avez la possibilité de demander chacune de ces de ces affaires ? Pourquoi elles ont été signées ?
Qu'est-ce qu'il y a dans les protocoles d'accord ? Non mais je je enfin moi si j'avais une enquête de France Télévision à faire sur France Télévision, c'est la question que je vous poserai. Je vous demanderai qu'est-ce qu'il y a dans ces enquêtes et vous verrez que dans ces enquêtes, ce qui est mieux rémunéré pour les salariés qui quittent la maison sont des gens qui ont des grosses casseroles.
Voilà. Et quand on est quelqu'un qui décide de partir de France Télé comme moi, on part pas avec un gros chèque, on part avec un petit chèque. Et en plus, comme on a osé parler et qu'on est aujourd'hui devant la commission d'enquête, et bien euh on vous euh on vous interdit de travailler dans beaucoup d'endroits.
Monsieur, vous voulez rebondir. Allez, monsieur le président, monsieur Cardos, je pense que vous avez raison. Dans le cadre de cette commission d'enquête, on s'est intéressé à ces gros chèqus qui avaient été fait à des dirigeants, des animateurs, des personnes qui ont pris parfois plus d'un demi million d'euros hors cadre légal pour partir et j'ai essayé de demander un maximum d'informations, d'arguments pour comprendre les raisons de ces départs.
Je me suis heurté un refus de la part de France Télévision et c'est un montant qui est extrêmement important. Vous semblez le dénoncer aujourd'hui dans le cadre de cette audition. Est-ce que vous pourriez poursuivre votre démonstration ?
Est-ce que vous pourriez nous donner des exemples de chèque indu qui dépassait le cadre légal et qui ont permis de couvrir des faits probablement passibles de poursuite pénale notamment ? Alors, je je vous redis que à travers l'enquête dénommée enquête de complément qui consistait pour la chaîne C8 à fabriquer un reportage qui existe hein, qui est un reportage qui qui a été abouti, euh j'ai été amené à rencontrer un certain nombre d'avocats que chacun de ces avocats euh a pu me raconter quelles étaient les affaires auxquelles ils ont eu accès et que eux-mêmes sont tenus par le secret et que donc dans le cadre d'une interview, ils ne peuvent pas révéler des noms. Donc je ne peux pas vous révéler des noms d'affaires puisque d'abord enfin je veux dire eux-mêmes ne peuvent pas le faire.
En revanche que ces que que des protocoles d'accord soient signés pour faire en sorte que un certain nombre de gens bah ne puissent plus en réalité témoigner de ce qui s'est passé. C'est une réalité. Mais vous les avez ces noms vous ?
Vous les avez ces noms. Mais la question est simple. C'est oui ou non ?
Non mais j'ai pas à vous répondre sur cette question. Bah si, pardon. C'est Ah si si.
Non mais vous êtes pas obligé de me les donner. Je vous demande juste si vous les avez. Vous Oui mais aujourd'hui on fait tellement la chasse aux journalistes et à au et aux sources si vous voulez que je me méfie.
Non mais non mais je suis désolé c'est pas du tout personnel mais monsieur Caros mettez-vous aussi à notre place. Moi je préside pardon je 2 secondes. Je préside une commission d'enquête.
C'est un exercice tout à fait important, une commission d'enquête, hein. On peut saisir le procureur de la République au titre de l'article 40, c'est pas rien. C'est-à-dire que si on a connaissance, nous les la différence entre vous et nous, c'est que nous les parlementaires, si nous avons connaissance de délit, nous sommes tenus de saisir le procureur de la République.
Vous nous indiquez que des personnes se seraient rendu coupable de délit. J'ai pas dit ça. Enfin, violence sexuelle. par je n'ai jamais dit ça.
J'ai dit précisément qu'il y avait eu des protocoles d'accord qui ont été signés et que les protocoles d'accord, le montant qui allait avec les protocoles d'accord était proportionnel aux faits les plus graves. Monsieur Cardose la violence demander aux avocats en l'occurrence qui est laissé enfin je dire moi je n'ai pas accès je n'ai pas le droit d'avoir accès à cout ce sont des contrats qui sont sont des contrats de confidentialité j'ai personne n' accès monsur car vous me parlez d'avocat vous me parlez de choses graves, vous parlez de casserole on imagine bien que vous nous parlez de délit vous êtes pas venu nous parler de problématiques qui ne relèvent pas de délit sinon vous ne l'auriez pas dit bah bien sûr bon donc on est bien d'accord qu'on est en cas de délit je vous explique monsieur Cardos peut-être que vous pouvez nous le communiquer par écrit que la représentation nationale est tenue si a la connaissance de délits important de saisir la justice aussi l'objet de cette commission d'enquêtez si on s'en tient à des rumeurs à des soupçons. Oui, monsieur Sébastien disait non mais attendez, je vais au bout.
Monsieur Sébastien nous disait vous voyez, j'ai peur que ces gens-là soient intouchables et qu'il y a rien qui se passe après la commission d'enquête. Vous voyez, vous avez peut-être vous, monsieur Cardos, connaissance de choses graves, de délit, d'accord où on a voulu acheter des gens. Je parle conditionnel, c'est ce que vous êtes en train de nous dire.
Je ne sais pas si c'est vrai par principe, vous êtes tout serment, je considère que ce que vous nous dites est vrai. Mettez-nous à notre place. Si on veut que cette commission d'enquête est une utilité et un rôle, il faut bien qu'on ait connaissance de ces délit.
Sinon on reste à l'heure et à l'air du soupçon. Monsieur le président, mesdames, messieurs les députés, quel intérêt j'aurais moi tout seul, petit producteur de ma société où je suis tout seul ? Non mais non, on s'en fout pas monsieur Saintou, mais vous avez prêté serment, vous me donnez un nom enfin c'est incroyable.
Mais enfin comment ça je vous donne un nom ? Mais enfin mais vous êtes incroyable. Je vous donne un nom mais les noms sont dans des contrats qui sont confidentiels, monsieur.
Mais c'est c'est enfin je veux dire les avocats sont tenus au contrat au secret professionnel. Enfin, je veux dire, attends mais monsieur Saintoule, enfin pardon mais excusez-moi, c'est le bon fonctionnement. Merci monsieur alors attendez, je voudrais juste terminer làdessus.
Je veux enfin je voudrais donc c'est facile ensuite derrière de dire va au charbon, balance les noms et ensuite derrière on t'attaquera parce que de toute façon les tous les contrats sont sont tenus à la confidentialité par écrit. Voilà, monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président.
Effectivement sur des sur des faits aussi grave, bon je remarque que sur des précédentes auditions, sur des soupçons de conflit d'intérêt, à chaque fois on m'a opposé le secret des affaires et on a pu dire aux personnes auditionnées, vous n'êtes pas obligé de répondre, vous pouvez nous envoyer les réponses par écrit, vous n'êtes pas obligé de répondre. Combien de fois on m'a opposé cet argument ? Donc simplement les faits que vous dénoncez ont l'air d'être graves.
C'est une commission d'enquête. Le président a raison de de rappeler le le cadre. J'aimerais que vous puissiez nous adresser de façon confidentielle.
En tout cas, c'est fait par écrit parce que depuis le début, on a couvert beaucoup de personnes en leur disant "Vous pouvez nous les envoyer par écrit de la même façon. Si vous préférez nous les envoyer par écrit, n'hésitez pas à le faire." Mais effectivement dans les soupçons que vous mettez sur la table cet après-midi convenait que on puisse se poser un certain nombre de questions.
J'avais d'autres questions à vous poser, monsieur Cardose, mais est-ce que vous avez peut-être d'autres éléments à nous préciser, notamment sur ces montants disproportionnés qui ont pu être accordés hors cadre légal ? Par exemple, c'é chèque de plusieurs centaines de milliers d'euros. Est-ce que vous avez d'autres éléments à nous préciser ou vous préférez nous les nous les apporter par écrit ultérieurement ?
Je je je répète que moi je suis tout seul dans cette affaire. Je suis face à un monstre qui est voilà qui est le service public, face à un système et je je suis désolé mais je je n'ai je je vais pas comme ça balancer des noms alors que ces noms font partie de de de dossiers qui sont qui font l'objet de de de comment dirais-je de contrat de confidentialité. Donc c'est c'est non, je n'ai pas de nom à vous donner, je vous en donnerai pas.
En revanche, vous avez les moyens de les demander. C'est très facile. Il suffit de demander quels sont tous les avocats qui ont été en contact avec France Télévision ces 10 dernières années ?
Quels ont été Bah oui, mais enfin ils sont ils sont pas très nombreux, hein. C'est toujours les mêmes. Euh et et quels sont les dossiers euh pour lesquels euh il y a eu un protocole d'accord, ça s'appelle comme ça, un protocole d'accord.
Et voilà, je je vous avoue que sur certaines indemnités de départ négocié qui ont été exposés notamment dans le casadre de cette commission d'enquête, France Télévision peine toujours à me les envoyer. Donc c'est l'un des sujets importants de cette commission d'enquête, les fameuses indemnités de départ. On a parlé de celle de monsieur Étienne qui a été allègrement débattu.
France Tévision peine à à m'envoyer. Donc vous voyez depuis le début je meurte aussi un certain nombre d'entraves d'homissions probablement fait siamment de la part de la direction de France Lévion. Donc croyez que tout n'est pas aussi simple, tout ne respecte pas la loi.
Je suis le premier à le déplorer et j'espère que dans les derniers jours de cette commission d'enquête, il nous reste à peu près de semaines, France Télévision s'exécutera sur l'ensemble des demandes de documents formulés. Monsieur le rapporteur, je juste sur ce point, je je répète que ces informations-là, elles m'ont été données lorsque j'ai réalisé cette enquête, que j'ai rencontré un certain nombre d'avocats, que différentes sources m'ont donné ces éléments-là que ces éléments que nous avons pu vérifier. Euh voilà, donc je pense que les éléments, il figurent dans votre enquête, les noms, les noms ne figurent pas dans l'enquête.
Bah non, puisque je le même problème que celui que j'ai aujourd'hui devant vous. Je je peux pas je peux pas je peux pas révéler ces affaires là. Merci beaucoup.
Je vais donner la parole au groupe politique. Comme vous êtes nombreux que on a trois personnes devant nous qui ont beaucoup de choses à dire et qui leur apporter encore beaucoup de questions. Je vais vous demander monsieur Druin, monsieur Sébastien, monsieur Cardau si vous acceptez de noter les questions au fur et à mesure parce que je vais donner la parole successivement au groupe politique pour 2 minutes en commençant par un parmentier pour le Rassemblement national.
Merci monsieur le président. Euh merci de votre présence à tous les trois. Michel Drucer, Patrick Sébastien.
J'ai grandi à l'ombre de vos émissions, un peu comme dans la chanson de Benabar et mes enfants aussi. Patrick Sébastien l'a dit tout à l'heure, une patronne de service public doit représenter tout le public. Qu'est-ce que ça vous évoque monsieur Drucker ?
Patrick Sébastien a parlé de dictature idéologique dans le journal du dimanche. Tout le monde euh se souvient de la phrase d'Elpine Ernote : "Nous ne représentons pas la France telle qu'elle est, mais telle que nous voudrions qu'elle soit." Patrick Sébastien a également parlé d'un rapport stalinien le concernant.
Il a il nous a répété tout à l'heure évincé puis interdit de plateau télé. Vous avez dit que la télévision changeait Michel Drucker. Est-ce que vous avez senti une évolution idéologique de France Télévision depuis l'arrivé de Delphine Ernote ?
Une une évolution idéologique ce n'est pas dire du mal cher Michel Drucker et j'ai bien compris. Non, j'ai pas changé changement idéologique. La télévision évolue comme la société évolue.
Les téléspectateurs d'hier ne sont pas ceux d'aujourd'hui. Une génération est arrivée, trois générations même puisque je suis là depuis si longtemps. Non, j'ai pas j'ai pas senti ça.
Moi, je suis pas tous les jours à France Télévision, mais je peux vous dire que connaissant quand même suffisamment bien la présidente et c'est monsieur Simon Gomez, j'ai pas l'impression de qu' j'ai j'ai j'ai pas senti un changement idéologique. Si alors si vous voulez me faire dire que que le fond télévision est plus à droite qu'à gauche, j'ai je l'ai pas senti. Non.
C'est-à-dire que pour moi c'est on s'adresse à tous les publics et les téléspectateurs qui me regardent depuis tant d'années et vous en faites partie peut-être qui ont grandi avec moi, ils sont de tous les bords. De tous les bords. Mais je je parmi les les millions de spectateurs qui me suivi depuis tant d'années, il y a des gens de droite, d'extrême droite, de gauche, d'extrême gauche.
Il m'est arrivé à faire des émissions politiques il y a il y a quelques années où je prenais les représentants de tous les partis politiques. J'ai pas j'ai pas vu d'évolution. Je veux dire que je je ne veux pas croire que le service public roule pour un courant plutôt qu'un autre.
Je le sens pas comme ça. Objectivement quand je regarde le journal de l'aé que je trouve très bon, je la trouve très brillante. J'ai pas l'impression que je regarde une télévision orientée qui penche plutôt d'un côté ou de l'autre.
Je sais que vous serez sans doute pas d'accord avec moi, mais euh je je je ne crois pas. En tout cas, je Merci beaucoup. Alors, je sais que les règles sont faites pour être bafoué et que l'autorité du président est faite pour être non respecté.
Mais mais j'avais fixé contesté, j'avais fixé un principe et j'aimerais qu'on s'y tienne. J'ai fait une exception pour Parmentier pour vous monsieur Drucer, mais les députés vont poser leurs questions successivement donc je vais vous demander de noter les questions et vous ferez des réponses à tous les députés. Je donne la parole pour 2 minutes à madame Calvet.
Merci monsieur le président. Messieurs, vous êtes revenu sur un terme qu'on a trop souvent oublié lors de nos auditions, c'est le public. Le public et tous les publics, vous avez souligné qu'il fallait prendre en considération les publics quand on parlait de service public et je suis heureuse que vous l'ayez souligner.
Il y a une part de singularité du service public et puis a la vocation citoyenne de ce service public. Il faut accepter toute la diversité et il faut aussi accepter de rassembler. Euh quand on rassemble, on regarde surtout l'audience.
Est-ce que c'est la seule façon pour vous d'évaluer euh ce qui doit être la réussite du service public ou le fait de d'avoir accompli sa mission ? Parfois, l'audience et on a eu des illustrations est utilisée pour pouvoir déprogrammer. Parfois l'audience est là aussi pour prolonger.
Je voulais savoir si d'après vous, on pouvait trouver d'autres moyens de considérer la façon d'objectiver et d'évaluer le le l'audiovisuel public. Monsieur Drucker, vous avez parlé de l'image, c'est l'audience tout à l'heure. Je voulais savoir si vous pouviez nous expliquer ce qu'il en était.
Et enfin, constatez-vous aujourd'hui des émissions sur le service public qui n'auraient pas forcément leur place ou au contraire, est-ce qu'il y a des émissions qui auraient toute leur place sur le service public et que vous ne trouvez jamais ailleurs ? Merci monsieur Saint-Tou pour 2 minutes pour la France insoumise. Merci monsieur le président.
D'abord mie, je voudrais préciser que cette audition pour moi a un caractère un peu particulier parce qu'on est dans une commission d'enquête et ce n'est pas une tribune comme vous sembliez le croire monsieur Cardos tout à l'heure et si bien que dans ce que vous dites, j'ai l'impression parfois que on est plutôt dans l'échange d'idée, ce qui est une bonne chose, mais ce qui est pas proprement le lieu d'une commission d'enquête. Je vais donc essayer de vous poser des questions plus précises. Monsieur Drucker, je crois savoir que vous avez fait vous avez respecté un principe qu'on peut Belgique on appelle le cordon sanitaire.
Vous n'avez en principe invité de personnalité d'extrême droite. Euh j'aimerais savoir ce qui vous a comment vous avez pu tenir ce principe pendant longtemps puisque je crois que il a été en il a eu cours pendant des années mais il a cessé d'avoir cours et j'aimerais savoir comment vous avez pu maintenir cette prudence. Monsieur Sébastien, vous dites beaucoup de choses avec quoi je peux me trouver en accord, mais au-delà de votre cas individuel, j'aimerais savoir quel quelle proposition vous pourriez faire pour dire que finalement pour pour savoir comment on peut mettre les bons programmes tout simplement.
Est-ce que ce que vous nous dites c'est souffert de l'arbitraire de la présidente ? Mais ça voudrait dire, ça semble dire que il y a donc pas de décision collégiale pour la programmation, que donc est-ce que vous avez une proposition sur l'organisation de l'audiovisuel public qui garantirait que bah personne ne soit victime de l'arbitraire mais queil y a un travail collégial qui permette bah en fait de de continuer à avoir des programmes ou d'avoir des programmes qui font d'une certaine façon consensus. Quant à vous, monsieur Cardos, bon, je vois pas ce qui était sain dans le fait de s'envoyer des cassettes à la figure par le passé dans les rédactions, mais enfin je je prends votre votre témoignage.
Euh comme c'est quand même une commission d'enquête que vous apprêtez serment euh de dire la vérité, euh je vous informe d'une chose, nous en tant que commission d'enquête, nous n'avons pas les pouvoirs de la justice. Nous ne pouvons pas débarquer chez un avocat en lui disant "Je veux savoir ceci, je veux savoir cela." Ces choses-là ne sont pas, ça n'existe pas.
Donc ce que vous semblez croire sur nous n'est pas vrai. Le deuxième point, c'est que j'aimerais que vous donniez des faits précis entre euh savoir par exemple que un tel accouché avec la femme de tel autre et que peut-être il ne faudrait pas que ça se sache ou euh couvrir des faits pénalement répréhensibles sont pas la même chose. Donc il faudrait que vous nous donniez les faits précis que vous avez auxquels vous pensez pour savoir si ça vaut la peine au moins qu'on enquête.
Merci. Et par ailleurs, puisque vous avez prêté serment, j'aimerais que vous nous disiez quel genre d'affair on a pu apporter la LFI, comme vous dites la France insoumise aurait pu apporter à je ne sais qui au sein de la complément d'enquête pour que on sache de quoi vous parliez parce que franchement c'était un niveau de généralité qui nous empêche de de de voilà de travailler sérieusement. Monsieur Saint Monsieur Saint, vous avez fait 3 minutes là madame Adisadé pour 2 minutes.
Désolé, je suis obligé de respecter des durées. Merci monsieur le président. Monsieur Cardos, vous venez de porter des accusations graves contre compléments d'enquête, des accusations que vous avez formulé aussi dans la presse et sur les antennes.
Eu, vous dites que il n'était pas possible de votre temps d'enquêter sur la France insoumise mais dans un numéro du jeudi 10 décembre 2020. alors que vous êtes présentateur et rédacteur en chef de complément d'enquête. Ce numéro s'appelle islamisme de points.
La République a-telle fermé les yeux ? Les Jean-Luc Mélenchon et ses proches sont mis en cause le lendemain. Alors pas mis en cause mais attendez monsieur Saintoule.
Le lendemain sur la page Facebook, sur sa page Facebook, pardon, Jean-Luc Mélenchon dénonce un tract du service public gouvernemental et monsieur Catnins parle d'un reportage exclusivement à charge. Le 5 octobre 2023, vous n'étiez plus là, mais un numéro de complément d'enquête porte sur madame Chikirou et l'année dernière, on a eu un numéro de complément d'enquête sur Jean-Luc Mélenchon. Donc ça fait trois numéros de compléments d'enquête qui tournent autour de la France insoumise.
Devant la commission d'enquête, vous avez dit que c'était compliqué même de votre temps. Ensuite vous en avril en entre avril et juillet 2023, vous euh proposez encore des projets à France Télévision alors que vous avez dit que vous êtes partie de France Télévision écœuré par les méthodes. 2023, vous rejoignez la société de production Studio Fact qui commande à enfin France Télévision commande à Studio Fact un numéro pour complément d'enquête.
En le 4 septembre 2023, après que vous ayez contacté visiblement Cyril Anouna, vous débarquez dans touche pas à mon poste et Studio Fax visiblement vous lissensci. Vous débarquez chez Cyril Anouna alors qu'il y a un numéro de complément d'enquête en cours de préparation sur Cyril Anouna. Vous avez contacté monsieur Cyril Anouna pour rejoindre son émission Touche pas à mon poste.
C'est ça fait beaucoup de ça fait beaucoup d'éléments moi qui m'interrogent. surtout que vous dites surtout que vous dites j'ai encore 10 secondes, vous dites que vous vous ne mentez jamais, que vous n'avez jamais menti. En juin 2021, lors de votre départ, vous remerciez sincèrement la direction de vous avoir laissé les mains libres dans vos choix éditoriaux et vous remerciez cette maison qui vous a beaucoup donné pendant près de 30 ans.
Vous l'avez dit publiquement à l'antenne alors que vous dites que vous êtes parti fâché parce que il vous avait empêché de travailler. Lequel de Jacques Cardos ? On doit cro question.
Voilà. Alors on vous laissera répondre monsieur Cardos. Monsieur Morel pour la gauche des mots.
Monsieur Morel ah pardon. Alors il y a eu une erreur madame taille est pant effectivement parce que Non non non mais les écologistes ont un peu plus de députés que la gauche démocrate républicaine en tout cas pour l'instant. Allez-y chers collègues.
C'est bon. Merci beaucoup monsieur le président. Euh d'abord dire que cette émotion elle est cette audition elle est elle est très chargée d'émotion parce que on le sait quand on est à à l'antenne enfin on suppose quand on est à l'antenne comme ça euh c'est c'est être en première ligne et on a l'impression qu'il y a énormément d'affect et d'avoir euh face à nous deux personnalités qui auront marqué l'une et l'autre le le l'audiovisuel français qui ont vécu des choses très différentes.
C'est vrai que c'est difficile pour nous d'en tirer d'en tirer des leçons. Euh mais ce que ce que je voulais vous demander, monsieur Drucker qui est toujours à l'antenne, c'est est-ce que les baisses de budget, vous les sentez dans les les moyens qu'on vous donne pour faire vos émissions ? Nous nous interrogeons bien sûr sur les moyens du service public par rapport aux missions qui leur sont données.
Est-ce que voilà, qu'est-ce que c'est concrètement ? Est-ce que il y a des il y a des conséquences sur sur le fonctionnement ? Monsieur Cardose, je vouis vous demander à l'ô comme comme a fait mon mon collègue précédemment que vous nous caractérisiez comme un peu les types de fait que vous avez donné comme étant déviance sexuelle.
Sans aller plus loin, je l'entends mais parce que nous avons besoin de mesurer la gravité éventuelle des choses pour savoir si nous devons euh essayer de d'en d'en savoir plus et d'ilenter la justice pour le faire. Vous parlez d'une d'une émission que vous avez enfin d'une enquête que vous avez mené. A-t-elle été diffusée sur ses hou et si oui ou non, pourquoi ?
Et enfin, c'est vrai qu'on a du mal dans vos propos à comprendre. Enfin, on comprend bien qu'il y a eu un une forme de de de problème lourd et difficile avec l'équipe de complément d'enquête et en même temps euh comment ça se fait que la direction de France Télévision, vous étiez encore en bon terme avec eux et eux ne seraient pas intervenus vis-à-vis de l'équipe ? Enfin, c'est vrai qu'on a du mal en fait à comprendre comment est-ce que si vous avez été en en en un difficile en conflit avec l'équipe euh pourquoi et que par contre la direction vous soutenez pourquoi elle n'est pas intervenue ?
Donc si vous voulez, c'est vrai que ça compl enfin on a du mal à comprendre les ressorts et pourquoi effectivement s'il y avait des problèmes importants dans la ligne éditoriale, pourquoi la direction n'est pas n'est pas intervenue ? C'est ce qu'on Merci beaucoup madame Ta Pant monsieur Morel pour 2 minutes. Précise précise, je m'y tiendrai.
Merci messieurs. Merci messieurs pour pour votre participation à cette audition. Euh les accusations de politisation du service public, c'est pas nouveau.
Euh monsieur Drucker a évoqué l'ORTF, il y avait déjà des accusations. À mon avis, il éité me fonder sur la politisation de l' Mais mais quand c'était De Carolise, quand c'était il Cabache, il y avait les mêmes accusations euh de servir la soupe au pouvoir. Et c'est là que je je demande à monsieur Cardose franchement sur la foie de deux trois exemples de numéro de complément d'enquête dont finalement on se rend compte d'après les collègues qu'ils ont quand même été diffusés, est-ce qu'on peut parler de politisation du service public ? les indices sont pas très sont pas très suffisants.
Euh quant à monsieur Sébastien, moi je comprends je comprends votre amertume euh au moment au moment où on vous a demandé de de partir, c'était une émission qui qui était populaire, mais est-ce que il y a pas d'autres émissions populaires qui ont été déprogrammées ? Est-ce que ça fait pas partie de la vie de la télévision ? Est-ce qui forcé est-ce que c'est forcément une obsession de madame Mernot à votre encontre ou est-ce que c'est pas c'est pas Vous parlez de preuve de dictature idéologique là non plus c'est c'est pas hyper flagrant quoi.
C'est pour ça que je je peux comprendre l'amertume mais je vois pas bien la démonstration en tout cas pour notre commission. Et par contre j'ai une question pour les trois que vous êtes. Vous avez connu la télévision à deux ou trois chaînes.
Aujourd'hui il y en a 26. Les modes de de consommation ont complètement évolué. Il y a la baisse du linéaire, il y a l'augmentation du replay, il y a l'importance considérable des réseaux sociaux, il y a les mutations technologiques.
Qu'est-ce que ça change ? Enfin, c'est quoi le regard que vous portez sur ces évolutions ? Qu'est-ce que ça change concrètement ?
Et je m'adresse notamment monsieur Druckers qui est encore à l'antenne dans la façon de de faire une émission. Mais peut-être ça change rien mais moi j'ai le sentiment que ça peut changer. Puis enfin, dernière question, ça concerne d'entre vous, 15 secondes.
Euh le statut d'animateur producteur a suscité parfois bien des critiques et bien des débats. Qu'est-ce que vous en pensez ? parce que nous-même nous avons été un peu circonspect par rapport à ce statut.
Merci beaucoup madame Sicar pour une minute. Oui, merci monsieur le président. Alors ça ma question s'adresse à monsieur Sébastien.
Alors on connaît la phrase de Delphine Ernut sur les hommes de plus de 50 ans. Euh vous expliquz que ce n'est pas la seule raison hein de votre éviction de France Télévision mais ne pensez-vous pas que votre éviction vient aussi du fait que le plus grand cabaret du monde ce spectacle populaire et bon vivant c'est la France telle qu'elle est et qu'on aime et non pas la France pour paraphraser madame Hernot la France telle qu'elle voudrait qu'elle soit et c'est pour cela que vous avez été remercié. Merci et madame Souet pour une minute.
Merci monsieur le président. Monsieur Cardos, vous avez donc été chroniqueur chez monsieur Hanouna dans lequel vous avez critiqué donc complément d'enquête comme vous venez de le refaire aujourd'hui. Vous avez dit à ce moment-là que c'était comme une secte qui en fait permettait de de taper sur certains partis et puis vous avez été évincé de touche pas à mon poste et vous avez dit qu'Anouna vous avez utilisé et abandonné.
étaient vos termes. Alors, j'aimerais bien savoir ce que vous entendiez par utiliser. Est-ce que lors de votre recrutement, on vous a demandé de taper sur l'audiovisuel public, sachant qu'Announa a déjà été épinglée pour avoir corseté la liberté d'expression de ses chroniqueurs.
Est-ce que c'est vraiment ce que vous pensez de complément d'enquête ? Cyril Anouna vous a-t-il évincé car vous avez refusé de suivre ces ordres une certaine ligne éditoriale, la guerre contre l'audiovisuel public menée par Boloré s'inscrit-elle dans un projet politique plus large dont vous auriez été le témoin ? Merci.
Allez-y chers collègues pour une minute. Oui. Merci monsieur le président.
Merci à vous pour vos interventions qui sont de nature très diverse puisque on a la question de l'information et puis celle du divertissement. Moi, je vais me focaliser sur la question du divertissement et des formes de divertissement euh pour dire que un peu dans la continuité de mon collègue Emmanuel Morel qu'effectivement le paysage audiovisuel a aujourd'hui beaucoup évolué avec les plateformes, avec l'émergence et la même la préance de la téléréalité qui est une forme de divertissement. Euh moi je précise que je fais partie des personnes qui apprécient beaucoup vos programmes non obstant les idées politiques des uns et des autres à l'extérieur puisqu'il me semble que pour les programmes de monsieur Sébastien, ça n'est jamais apparu en l'antenne en fait.
Voilà, divertissement pur et simple, familial. Et monsieur Drucker, bon particulier, je suis venu exprès pour vous. Euh enfin euh aucun n'a dit qu'il ne votait pas pour la France insoumise hein.
Peut-être trois électeurs. Madame vo Non mais allez-y tout ça pour dire que euh j'ai le sentiment dans ce que vous dites monsieur Sébastien, qu'il y a c'est pas seulement une question de la France telle que voudrait qu'elle soit madame Hernot, mais même aujourd'hui je constate pas que la France telle qu'elle est dans sa diversité est présentée dans le divertissement. Je prends un exemple très précis.
Par exemple, dans les musiques dans les musiques, euh les musiques les plus écoutées aujourd'hui ne sont pas représentées euh à la télévision. Donc quels sont les espaces aujourd'hui ? Quelle forme d'évolution peut prendre le divertissement en lien avec les nouveaux médias aussi et avec les nouvelles plateformes ?
Merci chers collègues. Alors, il y a des questions, il y a des questions importantes, larges, sur des sujets très différents. Euh je vais peut-être vous laisser commencer monsieur Cardos, ce que vous avez été interrogé à plusieurs reprises.
Oui, je je suis désolé, j'ai oublié certaines questions.Il y a des questions complémentaires, mais je vais essayer de de d'être concis et de j'imagine de répondre à l'ensemble des questions qui m'ont été posées en fait. Euh concernant votre question madame où vous me dites que quel est le Jacques Cardos qu'on a en face de vous ?
Il y a eu en réalité quatre enquêtes dans sur la France insoumise. Non. Euh l'enquête dont je vous ai parlé, c'est un portrait de Jean-Luc Mélenchon.
C'est la la ça c'est l'enquête que j'ai demandé en 2018 que je n'ai pas réussi à mettre à l'antenne. Je répète ici que je suis dépositaire de ce que j'ai fait, pas de ce qui a été fait après. Donc déjà déjà je parle de 2018 à 2021.
Ensuite, la deuxième émission à laquelle vous faites allusion, j'en ai parlé tout à l'heure, c'est la fameuse émission sur le communautarisme où en effet il y a un rédacteur en chef adjoint, je l'ai expliqué. Si vous avez besoin d'éléments écrits plus précis, je le ferai, mais comptez pas sur moi pour donner des sources parce que c'est il y a un moment donné où la commission d'enquête, elle est faite pour donner des éléments mais je je veux pas non plus balancer des gens quoi. Je dire c'est quelque chose qui se fait pas.
Donc je vous redis que la deuxième émission sur le communautarisme est une émission que j'ai eu du mal à mettre à l'antenne qui était pourtant une émission qui collait à l'actualité puisque le président voulait à ce moment-là une loi sur le communautarisme et que en effet on l'a mise à l'antenne mais ça n'est pas le portrait que j'avais réclamé un an et demi avant ça c'est pas comparable et puis plus tard lorsque je suis parti euh et que en septembre et en effet 2023 je crois euh il a été question j'ai j'ai tenu pour la première fois des propos critiques contre compléments d'enquête. J'ai j'ai raconté cet épisode et à ce moment-là, ils ont fait une enquête sur les comptes de campagne qui dataient de 2018 et qui étaient sortis déjà depuis 5 ans partout. Mais si, bien sûr que si.
Donc je veux dire donc et et de toute façon, j'étais parti donc je ne parle pas de la période où j'étais pas à la présentation. Je parle uniquement de la période 2018-2021 et ça vous on peut sortir les 100 émissions que j'ai faites. Il y a pas eu de portrait de Jean-Luc Mélenchon à ce moment-là madame.
C'est une certitude. Donc il y a pas plusieurs Jacques Cardoses. Il y en a un seul qui ose dire des choses aujourd'hui que peu de gens disent.
Et j'ai aussi beaucoup de témoignages de gens qui me disent "Vas-y, vas-y à fond parce que nous on en a gros sur la patate." Et et ce que je vous dis c'est une réalité. Voilà, c'est une réalité.
Après on peut continuer de me faire passer pour un fou et cetera mais c'est la réalité. la réalité madame Ben non mais voilà donc il y a pas plusieurs Jacques Cardos il y en a un et là je vous donne deux émissions. Le portrait il a il a pas été fait pendant que j'étais là l'émission sur le communautarisme n'est pas à proprement parler une émission sur la France insoumise et pourquoi ils ont été faits après alors monsieur Cardos ?
Non il y a eu il y a eu après mes critiques une première émission qui a été faite sur Chikirou mais pas du tout. Non non il a eu mais elle était mais ça n'est pas le sujet que j'avais demandé. Le sujet dont je parle et le seul dont j'ai parlé c'est un portrait de Jean-Luc Mélenchon.
Madame alors vous savez je vais vous poser la question différemment parce que à mon avis non mais à mon avis c'est ça qui est le plus intéressant. Combien d'hommes politiques ont-tu ont eu droit à une seule enquête sur eux un vrai 52 minutes et et demandez-vous combien il y en a eu sur Jean-Luc Mélenchon, combien il y en a sur le RN ? Combien il y en a sur la droite, combien il y en a sur sur le Parti socialiste et cetera et cetera.
Faites vous-même ce jeu-là et vous verrez, vous verrez, vous vous en rendrez compte vous-même. Je je moi, je suis là pour donner des pistes, je veux dire après euh c'est ce que voulez que je vous dise, j'ai rien à gagner en fait dans cette histoire. Rien à gagner.
Est-ce que il y avait d'autres questions sur lesquelles vous voulez répondre, monsieur Cardos ? Je donne la parole à monsieur Sébastien. Oui, allez-y.
Que je réfléchisse parce que je me souviens plus des questions. J'ai pas grandchose à dire. Revenir à ce qu'a dit la dame là.
Oui. Oui, c'est vrai que ça serait bien s'il y avait plus de diversité. C'est sur les plateformes maintenant.
Aujourd'hui, le problème c'est que les gens ils font moi je fais comme beaucoup. Qu'est-ce que je fais ? Je regarde Netflix, je vais sur les réseaux, les audiences des télés, tu arrives à faire 2 millions à à un moment où on faisait 8 millions 9 millions, on intéresse moins les gens.
C'est comme ça. Non, ce que je veux moi ce que je veux surtout vous dire, c'est que quand j'étais mino, moi je regardais la piste aux étoiles à la télé. J'ai commencé en rêvant chez Drucker, chez chez les Carpentiers et tout ça et me retrouver devant une commission d'enquête aujourd'hui et après le complément d'enquête absolument dégueulasse qui est passé sur moi.
Euh franchement, ça restera pour moi ce passage de madame Hernot sur ce service public, le côté le plus sombre de ma carrière. Et croyez-moi que j'en ai connu des des trucs. J'ai fait du musicol.
Je continue à monter sur scène, à faire des milliers de kilomètres tous les ans pour gagner ma vie, pour faire l'artiste. J'ai tout connu. J'ai connu les olympias, j'ai connu à peu près tous les drames, les succès.
Et je peux vous dire que je profite de ça pour vous dire que la gouvernance de madame Herna, le côté le plus sombre et le plus décevant que j'ai eu de ma vie par bonheur. Je vais me retrouver dans mon petit cabaret à côté de chez moi avec des gens normaux sains qui vont me réconforter. Peut-être je me plains de rien.
Peut-être monsieur Sébastien pour répondre à la question de monsieur Moral qui vous disait finalement pour bien comprendre à la limite des dirigeants euh de télévision qui des programmes qui après 20 ans d'utre oui place toute façon on serait parti de toute façon je serai pas resté longtemps derrière c'est la méthode et tout ce qu'on a vécu parce qu'on arrivé au bout d'un truc puis j'aurais peut-être trouvé d'autres idées qu'on m'a pas donné l'occasion de de creuser. J'en ai d'autres idées je vais les faire ailleurs. Je vais les faire dans mon petit cabaret chez moi.
Monsieur Sébastien, si vous me permettez pour la question était importante de monsieur Morel et d'autres collègues, c'està-dire vous aurez on aurait pu dire après 20 ans libre je vais au bout après libre à une présidente de Francevision de changer des programmes et cetera vous allez au-delà de ça parce que c'est pas ce que vous nous dites. nous dites pas bon, elle a voulu supprimer mon émission, elle a eu tort. Vous allez plus loin, vous dites là il y a vraiment une forme de de d'idéologie et de moi ce que j'ai vécu au niveau du mépris, au niveau de l'idéologie, au niveau de effectivement on va représenter la France, je veux pas représenter elle est importante cette phrase telle qu'elle est mais telle ce que je voudrais qu'elle soit.
La phrase écoute la France celle qu'elle est, elle est ce qu'elle est le drame de ce pays au-delà de la télévision c'est justement des gens qui voulent la présenter tel qu'il voudraient qu'elle soit et qui oublient de regarder la France telle qu'elle est. La France telle qu'elle est aujourd'hui c'est quoi aujourd'hui au moment où on se parle c'est des gens qui supportent pas qu'on les baise avec l'histoire de l'essence arrière non mais je veux pas je veux pas faire je un débat politique mais comment on parle comme la phrase de madame et la France qu'on voudrait est telle qu'elle est je vous parle de la France telle qu'elle est et le service public et ben peut-être représente pas assez la France telle qu'elle est puis vous m'avez dit qu'est-ce qu'on pourrait faire pour changer ça l'organisation d'avant était pas si mal que ça avant cette dame arrive. C'était pas si mal que ça.
Il y en avait un peu pour tout le monde. Il y avait moins de chapelle. On a resserré, il y a plus de boîtes de prod.
On a resserré ça autour. Mais c'est comme à l'époque où il y avait les petites boutiques et les supermarchés. Qu'est-ce que tu veux ?
C'est peut-être l'ordre des choses qui veut ça. Après ce qu'on est obligé de constater, c'est que les gens se barrent et ne regardent plus ça. Voilà.
Ils vont sur Netflix, ils vont sur les Qu'est-ce que si vous si on vous disait "Monsieur le Sébastien, vous pouvez produire à nouveau pour le service public ?" Non mais j'ai compris. Non mais d'accord mais qu'est-ce que Non mais alors pas vous mais vos successeurs un jeune vient vous voir vous dit voilà un jeune vient me voir je lui dis va surtout pas à la télé noncén surtout dans cet état si tu veux être heureux parce qu'attends il y a cette notion là aussi il y a pas que le pognon il y a pas que il y a la notion de bien-être aujourd'hui tous les gamins courent après ça après le bien-être et tout je dis aujourd'hui tu veux être à peu près bien dans un métier que tu aimes comme nous on a eu la chance de l'être parce que nous on a été vraiment des privilégiés on a été heureux On a été dans la passion, on était entouré, on était là là c'est de la suspicion permanente en plus avec les réseaux sociaux.
Peut-être revenir au question des parentales. Madame Calv, vous interrogez sur les audiences, le dictate des audiences, comment on s'en départite comme c'està-dire le tic tac des audiences, c'està dire que on a tendance à ne regarder que les autres comment on Ouais bah il y a la satisfaction du travail bien fait aussi. Ça compte aussi ça compte aussi.
Je sais pas moi quand j'ai fait complément d'enquête, je me demande comment ces gens-là peuvent se prendre pour des journalistes quoi. C'est c'est Je me dis comment tu te regardes dans la glace ? C'est ce que j'ai dit.
Je me suis pas fâché. Je leur ai dit comment vous vous regardez dans la glace après un truc aussi dégueulasse ? C'est comme ça.
Il y a l'argent, il y a le plaisir, l'audience, ben l'audience c'est ceux qui appuyent sur le bouton, il y a quand même une arme extraordinaire en télévision, c'est la télécommande. Ça vous plaît pas, vous appuyez, vous regardez pas, on vous force pas à appuyer dessus. Après, il y a des trucs pour vous attirer et cetera et tout.
Moi je crois pas que le Moi je suis le recordman de on tout le monde court après l'audience. Le recordman de l'audience hors football c'est moi 18 millions. Franchement quand j'ai dit ça à ma maman, elle m'a dit une phrase très jolie.
Je lu dit ça fait 18 millions de personnes. Elle a dit ouais ça fait 40 millions qu'il s'en foutent. Faut le relativiser.
Je suis pas sûr. L'audience n'est pas un gage de qualité déjà mais la qualité c'est pareil. On on fait pas d'audience.
Oui, mais c'est de la qualité. Non, des fois ça fait pas d'audience parce que c'est à chier, c'est pas bien. Voilà, c'est tout.
C'est pas forcément. Mais moi, je suis pour que les gens pour qu'il y ait de tout. Et je pense que ça rejoint tout ce qu'on s'est dit.
La mission du service public pour moi, c'est de dans une période, je regrette d' revenir, où on est partagé effectivement entre les extrêmes, on monte les gens les uns contre les autres. Je pense qu'un service public devrait rassembler et non pas fracturer. Et celui qui est arrivé là, il a un peu fracturé les gens.
Moi, j'ai plus rien à voir avec ça. Mais s'il y avait un futur service public à venir, je pense qu'il devrait rassembler les gens le plus largement possible parce que je pense que le pays au-delà, ça dépasse votre commission. Ça dépasse votre commission.
Au-delà de tout, le pays a besoin d'être rassemblé et non pas monter les uns contre les autres. Merci. Ça aurait pu être une belle conclusion de cette commission d'enquête, mais il y a encore quelques questions du rapporteur.
Monsieur Drua, je voulais vous faire peut-être répondre à la à la question sur l'image euh alors sur l'image et puis la question, je crois que c'était de monsieur sur le RN, sur le fait que vous n'ayez pas invité personnalité d'extrême droite dans vos émissions. Comment vous gérez le pluralisme même si vous êtes plutôt des émissions qui mettent en avant les artistes ? Il me semble pas que vous invitez beaucoup de responsable politique à l'époque que j'ai pris dans vivement dimanche à peu près 7 ou h politiques par an.
J'ai respecté tous les équilibres évidemment. J'ai fait une émission dimanche avec Jean-Luc Mélenchon, avec Besancno, avec de la Noé, avec Chirak, avec Sarco, avec madame Chirac et cetera. Mais pas avec le RN.
Ça c'était une volonté de votre part ou non ? Bon, c'était pas une venté de ma part mais mais si vous vous souvenez du concept de l'émission à l'époque, c'était j'aurais pu appeler cette émission mon dimanche particulier, j'aurais pu ça appeler ça c'était un titre de Christine de Serge Julie quand il était encore à à Libé. Qu'avez-vous fait vos 20 ans ?
Donc le concept c'était de réunir une famille entière euh et et homogène si j'ose dire. Et à l'époque, c'était très compliqué. Et puis euh finalement, comme j'avais fait un petit peu le tour, ben j'ai décidé de d'arrêter les politiques et j'ai arrêté les politiques à ce moment-là.
Mais j'en garde un très très bon souvenir euh parce que euh j'ai appris beaucoup, j'ai appris beaucoup d'eux et on on parlait d'ailleurs très très peu de politique. On parlait d'eux, de leur goût et cetera. On a pris Martin Ari.
Au début, on se demandait ce que ce qu'on ce qu'on allait faire. Euh on au début c'était Martine Nobri, il y a eu il y a eu euh il y a eu tout le monde, absolument tout le monde. Et la question c'était le RN, je suis obligé de relier la question.
La question c'était est-ce que le RN pouvait être invité chez vous ou pas ? Parce que les Le Pen c'est une famille aussi. Euh tout à fait, absolument mais le concept de l'émission, souvenez-vous, ça aurait été très compliqué parce qu'on peut pas dire que à l'époque la famille Le Penel était une famille très très unie, hein.
C'est le moins qu'on puisse dire. Donc, j'aurais eu du mal à les réunir tous et puis et puis finalement, j'ai j'ai décidé d'arrêter de prendre des politiques mais voilà, c merci pour cette réponse monsieur simple que ça monsieur Cardos, il y avait des questions pour caractériser les délis et je vous laisserai répondre après monsieur D. On revient juste sur les les délits, monsieur Cardos, et caractériser les faits que vous avez dénoncé.
Et je vous donne la parole après, monsieur Drucker. Il y avait il y avait il y avait une question sur la séparation de madame entre la direction et l'équipe. Euh mais je redis ce que j'ai déjà dit et c'est sain de fonctionner comme ça.
C'est normal que la direction n'intervienne pas dans les affaires d'une équipe. L'équipe, elle est elle a elle est on nomme on nomme un rédacteur en chef, on nomme des rédacteurs en chef et l'équipe, elle est autonome pour pouvoir fonctionner. C'est le contraire qui serait pas normal.
Donc, j'ai toujours dit que la présidence ou la direction générale n'avait euh n'avait n'était jamais intervenu. Je le redis, c'est la vérité. Je vois pas pourquoi je dirais le contraire.
Donc c'est c'est et c'est sain de fonctionner comme ça. Ils ont pas à intervenir. Les les seuls rapports que vous avez en tant que présentateur ou redchef, euh c'est la direction de l'info.
Vous avez deux représentants. Un directeur de l'info général, en l'occurrence, c'était Yannick Lranchamp et un directeur des magazines en l'occurrence c'était Elsa Margot. Les deux étaient au courant évidemment de ce qui se passait, de mes de mes de mes turpitudes d'une certaine façon, enfin de des difficultés qu'on pouvait avoir.
Mais ça fait partie de euh ça fait partie de la de la de la de la vie euh quotidienne d'une d'une émission. Moi moi je suis là pour vous dire si oui ou non il y a un biais idéologique. J'ai essayé de vous démontrer par différents exemples et je pourrais vous en montrer d'autres parce queon a pas le temps mais d'autres qui qui vont dans ce sens.
Donc voilà, mais c'est normal et c'est sain qu'il y ait une différence entre le pouvoir de la présidence et de la direction générale. Heureusement que la présidente n'intervient pas tous les jours dans les émissions de complément d'enquête. Parce que je veux dire là, ce serait ce serait la fin des haricots.
Alors sans nous donner alors je reviens. Merci madame Tant. Maintenant la deuxième question qui a été posée à plusieurs reprises.
Sans nous donner les noms, est-ce que vous pouvez caractériser les délits dont vous avez eu connaissance ? Et parce que la déviance sexuelle c'est pas l'agression sexuelle. C'est quoi les vous avez échangé avec des avocats sans nous donner les noms ?
De quel délit on parle ? J'ai j'ai déjà dit que dans l'enquête que j'ai faite pour le compte de C8, non, elle a pas été diffusée. Euh oui, mais ça n'est plus la même enquête.
Euh les les j'ai été amené à rencontrer un certain nombre d'avocats sur justement ces contrats qui sont passés entre des gens qui partent des des et et France Télévision. Et je je confirme que plus le dossier est lourd et plus on vous accorde un montant important. Voilà.
D'accord. Alors, c'est une question simple, je vous la reposer monsieur Carose. Mais non, je vais pas balancer de nom.
Mais c'est pas les noms. Mais attendez, monsieur Cardos, on va on essaie de les caractériser. C'est une question pardon, c'est une question claire.
Caractériser les délits. On parle d'agression sexuelle, d'abus de bien confiance, de favoritisme, de harcèlement moral, sexuel. C'est pas compliqué comme question. les délits mais vous avez des délits de de de de de plusieurs natures qui qui sont possibles et qui interviennent dans n'importe quelle société.
Enfin, je veux dire, c'est voilà, c'est donc c'est donc c'est n'importe quelle société ça. Non, d'élit graves, çaaraît pas dans n'importe quelle société. Bah, malheureusement si.
Vous avez aujourd'hui des des protocoles d'accord qui sont signés dès que quelqu'un se comporte mal avec une femme, par exemple. Voyez, enfin, pardon, attendez, non mais attendez, attendez, c'est des sujets trop graves pour pour Attendez, attendez, je vous ai on vous a posé une question simple. Pardon.
Euh dans une société, s'il y a il y a un harcèlement sexuel ou une agression sexuelle, j'ose imaginer, c'est pas toujours le cas malheureusement, que des plaintes soient déposées. Bien sûr. Voilà.
Vous nous dites, monsieur Caros, on vous a expliqué très clairement que nous n'avons pas la capacité nous de nous adresser à ces avocats-là. Le le rapporteur, même s'il le voulait, ne pourrait pas le faire et n'aurait pas de réponse. Vous avez vous demandez vous me demandez de me substituer à un avocat ouel avocat.
Monsieur Caros de caractéris monsieur car pardon de caractériser les délits on parle d'harcèlement. Oui mais alors attendez juste les délit parce que si je commence à vous parler des délits, on saura de quelle affaire je parle. Mais enfin bah oui mais la présidence de France télé saura.
Bon alors on va d'échanger par écrit. Monsieur Dru vouz réagir. Allez non.
Oui, je veux dire un mot. On va poser la question sur l'image. Sur l'image.
C'est très important l'image. C'est l'image qui fait durer. Je suis convaincu que c'est l'image qui fait durer et c'est pas seulement l'audience.
Parce que le jour où l'audience s'arrête, s'il y a pas l'image, c'est compliqué. Donc c'est très important pour réussir, c'est mon avis de faire attention à à ses pères. C'est très important d'avoir un un regard euh euh positif et bienveillant de la part de ceux qui font le métier.
Donc euh je trouve ça que c'est très important. Ma mère qui était une femme de gauche et que ma mère qui euh mes parents sont venus en France dans les années dans les années 30 à l'époque des des congés payés du premier franc populaire. Donc je viens de loin, je viens de de Roumanie, de Bukovine qui est maintenant l'Ukraine.
Donc quand mes parents sont arrivés en France, qu's ont été naturalisés en 1937, mais mon père a toujours voulu euh que on soit bien et qu'on ait une bonne image. Voilà, qu'on bosse bien et qu'on remercie la France de nous avoir accueilli. C'était en 1936 1937, c'était l'époque de du premier Franc populaire, le vrai si j'ose dire.
Bon et donc on va peut-être se reconcentrer sur la commission de publique. Il a des vélités politiques, l'élection présidentiel un cl donc l'image c'est très important. L'image importante, ma mère ma mère ma mère qui suivait mon métier de près était était scandalisé que Telérama ou que le nouvel observateur ou la presse qu'elle lisait à l'époque, le monde n'accorde pas quelques lignes à son fils.
Ça a mis très très longtemps. Et lorsque Telérama a voulu me consacrer à un spécial, c'était j'étais là déjà depuis 40 ans. Alors j'ai failli leur dire écoutez un petit peu tard parce que ma mère n'est plus là.
Alors, je vais je vais quand même accepter votre proposition de faire la une de Télérerama et de faire un spécial Téléama parce que ma mère où elle est, elle aurait été très heureuse. Donc l'image c'est très important. Merci monsieur du rapidement avir donner la parole au rapporteur.
J'avais une question de même taille poliant pour vous monsieur Driquer avec une réponse courte si vous l'acceptez. Est-ce que vous sentez la baisse des budgets euh dans vos émissions ? Est-ce que vous demande de réduire les coûts ?
Bien sûr, on a déjà commencé à le faire. Pardon, on a déjà commencé à le faire bien sûr et il faudra le faire encore sans doute et la la gouvernance de France télévision en est tout à fait consciente mais c'est la même chose dans les chaînes privées. Il faut aussi il faut aussi baisser les budgets à TF1.
Autre question autre question importante. Je m'excuse, je ne sais plus quel collègue l'a posé sur la question des animateurs producteurs qui est un vrai sujet. Il y a eu le scandale des animateurs producteurs dans les années 90 qui à l'époque avait conduit au départ de certains dirigeants de France Tision.
Vous êtes avec Patrick Sébastien, vous êtes tous les deux des Vous avez été tous les deux des producteurs animateurs. Est-ce que monsieur Druca vous pouvez nous dire est-ce que aujourd'hui vous êtes encore producteur animateur ? C'est que vous produisez encore vos émissions ?
Oui, je ne produis que mes émissions d'ailleurs, je produis que ça. D'accord. Je ne produis pas d'autres émissions.
J'ai une petite équipe qui travaille avec moi depuis très très longtemps et voilà et j'ai j'espère continuer comme ça. Est-ce que vous trouvez ce que ce système que l'audiel public est recours à ce système de producteur animateur ? Est-ce que vous trouvez que c'est un bon système et comment on peut garantir ?
En ce qui en en ce qui me concerne, je peux pas le reprocher au service public de de me faire travailler comme ça. Moi quand je suis devenu producteur, c'était la loi Taska, vous m'en souvenez ? C'est la loi Tasca.
J'étais j'étais pas producteur. Je suis devenu parce que c'était la loi au moment de Champs-Élsée. Monsieur Patrick Sébastien a eu la a eu la transparence de nous indiquer ses marges.
Est-ce que vous accepteriez vous, monsieur Druard, de nous indiquer les les marges de vos émissions ? Mais je crois que vous les avez. Vous avez tout.
Vous savez tout monsieur le rapporteur pas sur les marges précédemment de production ben on vous les enverra d'accord sans problème que alors sans vous demander en détail monsieur Patrick Sébastien nous disait que 8 à 10 % c'était des marges qui étaient assez classiques. on a mis sur cette enfin on a mis pardon on a révélé ou en tout cas on a indiqué des marges éventuelles d'autres producteurs et on interrogera ces producteurs pour vérifier les chiffres qui ont été qui ont été mis en avant par le rapporteur et est-ce que vous considérez vous aussi que des que c'est quoi des marges raisonnables ? parce que c'est compliqué si vous voulez à partir du moment où le service public travaille avec des producteurs privés, il y a un moment donné à quel moment on situe le la barre, vous voyez à quel moment on sort des effets de rente pour avoir une marge raisonnable qui permet effectivement de financer votre créativité, la créativité des gens comme vous qui proposez des concepts importants qui font de l'audience mais comment on garantit parce que c'est de l'argent public la juste rémunération du producteur animateur ?
J'ai bien compris mais si vous voulez qu'on soit encore plus précis, vous enverra tout ça avec plaisir et et de façon très transparente. Monsieur Sébastien, parce que vous avez comme vous n'êtes plus producteur animateur, moi je suis plus producteur. Ouais, mes marches, elles ont été sont transparentes.
Je pense qu'elles ét logique, c'est normal. C'est vrai que les bor qui montent à 50 plus, c'est un peu c'est un peu bizarre quoi. C'est alors faudrait peut-être revenir à l'organisation peut-être ben comme je disais enlever les chapelles, les machins.
Moi je suis plus là-dedans et puis en plus j'étais pas un homme de d'argent donc on s'en occupait pour moi. J'avais juste envie de je m'étais je pense que personne les gens qui ont vu mes émissions ont bien vu que l'argent était mis à l'antenne et que il y avait vraiment l'argent qui était là. Maintenant, je suis loin de tout ça.
Je vais ma boîte n'est plus n'est plus je fais de la production de chanson de de et cetera et comme je pense que la comme je pense que madame continue à penser que madame Hernot est intouchable, je vais me venger avec une chanson. Très bien. Enfin me venger.
Non mais non mais je voulais juste dire que pendant pendant des années, madame Note m'a m'a pris pour un personnage vulgaire et que je n'étais pas pendant le cabaret franchement et grossier et franchement pendant le cabaret je n'étais pas vulgaire ni grossier. Donc je voudrais lui donner raison dans ma prochaine chanson. Donc je très bien monsieur Drucer, vous lirez monsieur Je vais vous demander monsieur président si si on est à la fin de notre rencontre aujourd'hui.
Est-ce qu'on est à la fin là dans le rapport encore quelques questions. On a bientôt terminé. Très bien.
Parce que j'aimerais bien j'aimerais bien conclure Oui. Alors on va je je on nous a pas demandé quelles étaient éventuellement nos idées pour faire face aux difficultés que vous avez rencontré. Si je puis me permettre, je voudrais avancer de suite.
Att le rapporteur aura des questions. Alors on va venir aux questions du rapporteur. Je redonne la parole.
Je redonne la parole au rapporteur. Même si soudait pardon votre question sortait du champ de la commission d'enquête. Non non Cilide Anouna rentre pas dans le périmètre de la commission d'enquête.
Je suis désolé. Alors alors est-ce que alors la dernière partie de la question vous avez raison la dernière partie de la question ne rentre pas dans le périmètre la première partie rentrait. Vous avez raison.
Est-ce que et une réponse rapide s'il vous plaît, est-ce que Cyrilanouna vous aurait recruté à ce moment-là ? C'est la question de même Souet pour euh travailler ou pour euh Alors, allez-y, monsieur Cardos. Non, pas du tout, pas du tout.
J'ai j'ai été euh j'avais même pas de contrat. J'avais même pas de contrat avec Cyril Anouna. Voilà, je je il m'a m'a proposé de faire partie Oui, il a pas été diffusé en plus.
Donc réponse claire. Monsieur le rapporteur, il a quelques questions et après on vous libère. Monsieur le dire un mot pour avant de vous quitter avant de vous quitter vas-y vas-y vasy merci monsieur le président ou quelques questions je vais essayer de bien les sélectionner peut-être deux ou trois dernières je voudrais simplement réagir à à vos à vos derniers propos monsieur Drucker vous expliquer que vous il y a une baisse des coups à la tête de Francevision que vous le ressentez bon factuellement j'entends cet argument de la bouche de Delphine Arnut qui nous expliquait que s'il y a eu un déficit cumulé de 81 millions d'euros entre 2017 et 2024, c'est parce que les Français payaient pas assez qu'il y avait une baisse des dotations.
Bon, on regarde la différence de dotation entre l'arrivée de Delphine Air en 2015 et l'année 2024 et il y a eu plus 136 millions d'euros de dotation supplémentaire. Donc on voit que les coûts ne baissent pas et à nouveau vous expliquer que ça se répercute aussi sur vos émissions. Je veux pas trahir le moindre secret industriel et à nouveau je vais je vais pas révéler de mon temps, mais j'ai pu voir que notamment sur une émission comme vivement dimanche les coûts depuis l'arrivée de Delphine Airé.
Je crois qu'ils ont augmenté pour un épisode de près de 2,5 fois plus. Alors vos vos épisodes sont passés de 65 à 100 minutes, ce qui fait une augmentation en coup par minute de 60 %. Vous n'êtes pas le seul et vous êtes loin d'être celui qui est le plus concerné par cette augmentation des coûts.
Mais encore une fois, le rôle de cette commission d'enquête, c'est de voir les pistes d'optimisation pour sauver l'émission précieuses de l'autel public. Je je j'ai des difficultés quand on m'explique qu'il y a eu des optimisations, il y a eu des bases de coût parce que depuis l'arrivée de Delphine Air, les robinets ont été ouverts et on se plaint que les Français ne donne pas suffisamment et je vous laisse bien sûr répondre peut-être d'un point de vue un peu plus général, comment demain on peut optimiser davantage les budgets de France Télévision pour éviter des dizaines de millions d'euros de déficits supplémentaires ? On va faire on va faire on va faire les économies votre micro.
Allez-y pardon. On va faire les économies qu'on nous demande. On l'a déjà fait. on le fera encore, voilà, parce qu'on aime ce métier et que et qu'on aime cette maison.
Voilà, cette maison est une maison, je vous l'ai dit souvent et je voudrais qu'on retienne ça de mon passage chez vous, est une maison qui m'a permis d'être heureux, de faire un métier que j'adore. Même dans les conditions plus compliquées, je les feraiis parce que c'est ma vie. Voilà.
Et et vous savez, c'est un métier d'inquiet. Charla Zavour me disait que dans notre métier, si on veut durer, il faut être aussi inquiet quand ça marche que ça marche pas. Voilà.
Donc je vais simplement vous dire que vous avez peut-être remarqué que c'est un métier un métier très particulier. C'est un métier dangereux. C'est un métier qui peut rendre fou.
C'est un métier où il faut rester très calme, il faut avoir beaucoup de recul. Moi, je suis un marathonien, je suis un voyageur au long court. Jamais j'aurais imaginé que je serai là après toutes ces années et je suis encore là.
Donc euh je remercie et comme j'ai été gravement malade et j'ai failli laisser ma peau, le service public était là pour me tendre la main. Je l'oublierai jamais. Donc voilà, je vous diraiis simplement que quand on a été vraiment malade et qu'on a frôé la mort, les plus belles années d'une vie sont celles qu'on a pas encore vécu.
C'est pas de moi, c'est de Victor Hugo. Donc je vous dirai simplement sans aucune démagogie, ben vive la vie, vive la télé, vive le service public et vivement dimanche. Monsieur le rapporteur, vous voulez juste rebondir monsieur ?
Oui, j'avais une question précisément sur ce sujet là. Monsieur Druckard, vous m'avez ôé les mots de la bouche. Vous avez vous êtes une incarnation du service public depuis plusieurs décennies.
Vous l'avez rappelé lorsque vous avez vécu des moments extrêmement difficiles, Delphine Ernet et monsieur Sidmont Gomez sont allés vous chercher, vous soutenir, vous épauler dans ces moments-là, y compris en sortie de d'hôpital. Vous l'avez rappelé en propeliminaire, je crois que c'était le 2 janvier 2024 sur C'est à vous. Delphine Ernot et Stéphane Sidmont Gomez ont dit ça de vous, je les cite.
Enfin, vous avez dit ça d'eux, pardon, je vous cite. Ils sont venus me voir à l'hôpital et ils m'ont dit "On va t'attendre. J'avais déjà 78 balets, j'en ai presque 82.
Maintenant, quelques jours après sa nomination pour un trisème mandat, Delphine Ern a même dit à votre sujet : "Le vrai patron ici, c'est lui. Bien sûr qu'il reste. Comment est-ce que vous expliquez cette longévité et quels seraient les conseils que vous donneriez à des animateurs qui démarrent dans le milieu, qui démarrent sur le service public ?
Quels serait au fond vos vos conseils pour traverser les gouvernances, les changements, les optimisations, les commissions d'enquête pour faire vivre ce service public et ces missions ? C'est vrai que j'oublierai pas ce qu'on a fait pour moi quand j'étais à l'hôpital et qu'on est venu me dire queon on allait m'attendre et on m'a attendu. Comment voulez-vous que je ne sois pas reconnaissant avec une une gouvernance de France Télévision qui m'a attendu alors je serai je vous l'ai déjà dit tout à l'heure dans les oubliettes de l'histoire de la télévision si j'avais été dans le privé.
Donc ça je ne peux pas oublier. Maintenant le seul conseil que je donnerai à un jeune et bon euh c'est que ben qu'il bosse sans arrêt qui ne pense qu'à ça car c'est une addiction qui fasse très attention. C'est une addiction.
Je suppose que vous aussi vous avez des addictions. Les addictions c'est la politique hein. Et vous avez envie de faire de la politique et vous avez les moyens de vos ambitions.
Je l'ai compris. Donc à un jeune, je lui dirais boss ne pense qu'à ça. Voilà.
Et et viens dans le service public. Monsieur monsieur Drua, je vais je vais monsieur monsieur Drua, je vais je vais vous libérer parce que vous avez fait vous avez fait état de voilà de problème de santé et je vais demander à monsieur Sébastien, monsieur Cardos de rester avec nous parce que le rapporteur encore quelques questions pour vous et je vous libérerai à la fin des questions du rapporteur. J'ai de la route.
Voilà. Alors monsieur va être concis dans ces questions micro. Oui, peut-être une ou deux dernières questions.
Merci encore monsieur Drucker pour votre témoignage devant notre commission d'enquête. Euh monsieur euh monsieur peut-être monsieur Cardos, vous avez euh expliqué je je voudrais revenir dessus que euh si je je ce sont vos mots hein, juste avant si je caractérise des délits, la présidence de France Télévision sera euh donc ce qui supposerait selon vous que la présidence et Delphine Arnut la présidence de France Tévision aurait couvert certains délits notamment en les couvrant par des chècs de départ et et de licenciement important. Non non, c'est pas ce que j'ai dit.
J'ai dit que je ne pouvais pas révéler quel type de de dossier euh quels sont les quels sont les délits euh auxquels j'ai eu accès et qui ont fait l'objet de d'accord euh entre les deux partis entre des salariés et et et France Télévision dans son ensemble. J'ai pas je je si je je ne peux pas savoir si la présidence de France Télévision ou un directeur général est directement au au fait ou si ce sont des accords qui se négocient à un niveau le plus bas. Ça, j'en sais absolument rien.
Merci monsieur le président. Une dernière question où vous vous avez évoqué alors peut-être adressé à à monsieur Sébastien, monsieur Cardose, d'éventuels biais aussi qu'on peut avoir sur le service public qui peuvent démarrer tôt. On a interrogé des patrons de enfin des des responsables de d'école de journalisme et on a pu voir notamment sur l'une des plus importantes l'école de journalisme de ScienceP que sur à peu près 175 intervenants dans cette école de journalisme, il n'y avait que trois intervenants qui venaient d'une rédaction qu'on pouvait qualifier plutôt de droite.
Je crois que c'était le Figaro, il y en avait deux autres. Donc ça fait cinq qui venaient d'une autre rédaction plutôt classée de centre- droit ou de droit de CRMC. Quelles seraient les recommandations que vous pourriez formuler pour que demain cette fabrique de la fabrique de l'opinion notamment sur le service public soit davantage neutre et en tout cas se tiennent à distance d'éventuels biais qui pourraient continuer à entretenir une distance et une suspicion de la part des auditeurs.
Que c'est je considère que c'est la question centrale, la question la plus importante de vos travaux. C'est ce que j'appelle la ségrégation culturelle. C'est-à-dire que aujourd'hui euh je je je ce que je constate, c'est que souvent les journalistes viennent des mêmes milieux culturel et il y en a assez peu qui représentent le monde rural.
Il y en a assez peu qui représentent le monde périurbain euh par exemple décrit par monsieur Julie euh et que à l'inverse, il y a une surreprésentation euh sociologue euh il y en a il y a une surreprésentation euh des du monde urbain et souvent les journalistes voilà sont issus un peu des mêmes milieux, fils de cadre, fils moi-même de journaliste ou fils d'enseignant c'est c'est c'est bien mais je pense que ce serait bien aussi qu' des fils d'agriculteurs, des fils de petits commerçants, enfin des fils ou des ou des filles de de cette France dont parle Patrick Sébastien. Voilà, je pense que c'est aussi ça qui fait qu'ensuite les discussions sont vont plus vers du contradictoire et je pense que c'est un vrai sujet. Et juste une anecdote à ce sujet-là, mais vous information que vous avez.
Moi lorsque j'étais à complément d'enquête et que je voulais recruter un jeune qui sortait d'une école de journalisme, je ne pouvais le faire que si elle sortait de Sciencep. Euh voilà, c'està-dire et ben c'est-à-dire qu'il y a un protocole d'accord qui fait que les jeunes qui sont sélectionnés en tous les cas pour pour complément d'enquête ne peuvent venir que de science. Donc la RH m'imposer euh une un journaliste qui qui vienne de Science Po c'està dire attend il peut bien comprendre la direction de la des ressources humaines de France Télévision vous indiquait que quand vous recherchez un journaliste pour travailler à combien d'enquête il fallait qu'il soit de s Je parle je parle du jeune.
Alors, c'est un poste particulier, c'est un jeune alternant qui va venir pendant un an ou 2 ans et en fait apparemment il n'y a d'accord qu'avec pour l'alternance. D'accord. Mais les journalistes comquê peuvent venir n'importe il y avait des gens évidemment ils sont recrutés.
Oui, mais enfin à partir du moment où vous avez été alternant, c'est quand même plus facile ensuite de de de trouver votre place. Euh non, mais c'est une vraie question parce que parmi les 14 écoles de journalisme, je suis pas sûr qu'elles soient toutes aussi bien représentées et si vous voulez qu'il y ait un certain pluralisme, je pense qu'il faut passer par là. C'est c'est une idée.
Si je puis me permettre, j'avais une deuxième idée qui rejoint totalement euh ce qui a été dit tout à l'heure pour euh les programmes, le pourcentage des programmes qui vaut aussi pour le pourcentage des documentaires puisque je crois savoir qu'il y a trois grandes sociétés qui captent une bonne partie, je crois 50 % de la production. Euh moi je je je pense qu'il y a une mesure qui est assez facile à mettre en place, c'est de c'est de caper, c'est de de de ne pas autoriser un pourcentage euh j'en sais rien qui aille au-delà de 20 % ou 25 %. Enfin, ça c'est à vous de le de le définir, mais je je là, je me fais l'avocat de tous les petits producteurs qui par exemple veulent vendre des petits documentaires.
Je parle même pas des programme, mais ça vaut aussi pour les programmes. Euh à partir du moment où vous avez des petites idées et cetera, on vous dit euh vous devez passer par une grande société, vous devez passer par une grande société de production parce que là vous serez défendu. Voilà, ça aussi je pense que c'est quelque chose qui peut être mis en place et qui pourrait permettre à plus de gens d'avoir accès à au documentaires, à l'info ou des règles de concentration pour être pr monsieur rapporteur une dernière question, une toute dernière question qui vous sera adressée à vous monsieur Sébastien.
À nouveau merci à à tous les deux pour votre participation et vos témoignages cet après-midi. Vous avez expliqué la gouvernance de madame Ernote est le passage le plus sombre de ma vie dans le cadre des recommandations qu'on pourra inscrire dans ce rapport. Comment est-ce qu'on pourrait comment est-ce qu'on pourrait alors monsieur de ma vie en général hélas mais de ma vie professionnelle.
Alors le rapporteur va fermer sa question et je vous laisse réagir. Monsieur Sébastien, moi je je reprends ma ma question et je précise alors avec vos termes, mais vous avez effectivement je reprends ma question et je je reprécise les termes. Vous avez expliqué la gouvernance de madame ANT a été le passage le plus sombre de de ma vie professionnelle.
Comment est-ce qu'on pourrait faire dans le cadre des recommandations à mettre dans ce rapport de commission d'enquête pour donner un avenir un peu plus lumineux, rayonnant qui attire à la fois des talents et du public pour l'audiovisuel public. Au-delà probablement du départ de madame Hernot que vous avez semblé appeler en creux dans vos propos tout au long de vosos de vos réponses. Quelles seraient les grandes recommandations qu'on pourrait inscrire dans ce rapport pour retrouver une dynamique dans cet audiovisuel publique ?
C'est c'est fait, c'est fait. C'est comme ça. Je fais partie des gens qui sont des déterministes.
C'est que les choses arrivent parce qu'elles doivent arriver. Il était écrit que ça arriverait comme ça. Donc voilà, c'est comme ça, c'est arrivé comme ça.
Mais je ne fais que constater ça. Après, ce qu'on en fera comme je vous ai dit tout à l'heure, euh je pense que c'est je je suis assez sur je suis très heureux d'avoir participé finalement à cette commission. Je trouve que vous faites un boulot formidable vraiment euh de de justesse.
Je m'attendais pas à ça et bien que je continue à penser que ça ne changera rien. J'avais juste peut-être monsieur Sébastien, je pense que le finalement était de trop. J'imagine que vous étiezqu quelque chose mais je pers peut-être une question pour prolonger ce que ce que disait le rapporteur peut-être sur l'avenir de de l'audiovisuel en général et là je dépasse le cadre de l'audiovisuel public que vous nous avez dit de manière assez assez défétiste finalement il y a peut-être pas d'avenir pour la télévision pourtant ben je pense attends je termine juste je termine juste ma question mais vous vous vous avez participé récemment à des émissions sur le privé qui font des audiences he on peut citer Cy Alena qui fait des audiences importantes Il y en a d'autres, il y a des audiens sur le service public audiovisuel, mais est-ce que vous pensez vraiment que l'audiovisuel y compris public n'a pas d'avenir ou que avec des formats innovants, avec de la créativité, de l'inventivité, des gens innovants, avec des gens différents, mais pas ce qu'on a eu là, tu sais.
Ça arrive, on a eu des présidents de la République étaient pas bon et puis on en a qui sont meilleurs. Et là, je trouve que non, comme je vous l'ai dit tout à l'heure, pour moi, Delphine Arnut est sûrement une bonne présidente de groupe, mais pas d'un service public. Voilà, c'est tout.
Et je pense qu'il y aura peut-être une personne qui va arriver, il y aura une gouvernance différente qui réduira, qui arrangera un petit peu les choses et qui et puis qui pensera un peu plus à ce peuple que je défends moi. Parce que moi, c'est ça le plus important. Je suis au contact de ces gens, tu sais.
Je chante dans des petits pâelins dans des trucs. J'ai mes amis qui sont dans tous les milieux. Ces gens-là, ils se sont éloignés de ça parce que ça leur ressemble plus.
Voilà. Et quand vous regardez France 3, quand vous regardez France, Ouais. Quand vous regardez certaines émissions France 3, France 2, vous vous dites quand même ah si je regarde moi je regarde moi je regarde beaucoup je ça n'a rien à voir mais je je regarde les documentaires et les séries préférées c'est documentaires d'Arté vous seriez étonné parce que je regarde j'adore l'histoire j'ai Stéphane Bern j'adoris il s'en va paraît-il mais j'aimais bien tout ça j'aime bien tout ça parce que je suis plutôt un littéraire mais les gens se sont désintéressés parce que ça ne leur ressemble plus surtout la télé elle doit ressembler j'ai fait un truc très bête quand j'ai fait de la télé télévision.
J'ai fait de la télévision pour ceux qui l'a regardé alors que les gens qui sont là aujourd'hui font de la télévision pour eux. Parfois même il la regarde même pas. C'est leurs idées à eux.
Il faut faire de la télé pour ceux qui la regardent. C'est tout bête. C'est c'est complètement idiot.
Je sais pas si j'en ai parlé mais l'histoire de la fête de la musique quand je m'en suis occupé. On a fait des audiences formidables. On a fait les meilleures audiences de la fête de la musique parce que j'ai voulu mettre des des chanteurs de avant on mettait on a été ciblé jeunes à part que les jeunes le soir de la fête de la musique ils sont pas devant la télé de c'est con comme la lune ça.
Et ben on a fait de la télé pour ceux qui l' regardé et je pense que si le service public veut retrouver son sa mission que moi je lui ai connu parce que j'ai passé des heures vraiment formidables, je cite encore un mec comme Y Bigo qui était extraordinaire alors qui vient d'un monde complètement différent du mien. J'ai eu aussi Patino qui est maintenant suré et qui était un mec formidable avec les alors qu'on est vraiment pas de la même de la même famille tu vois. Et ben on a créé ensemble parce qu'on se respectait, qu'on s'entendait et c'est ce qui manque aujourd'hui.
Aujourd'hui, il y a une caste, voilà, dans un coin qui dit c'est comme ça, c'est pas autrement et ça provoque un désintérêt des fractures, des des choses humaines qui sont graves. Voilà. Maintenant, moi je vog loin de ça.
Je vais au bout de cette ce sujet parce que vous êtes la troisème personne de nous avoir indiqué utilisé ce mot. C'est vous nous dites c'est des gestionnaires, ils ont perdu le lien avec l'inventivité, les contenus de la créativité ou c'est une caste politique médiatique ? C'est un mélange des deux.
C'est un mélange des deux. Moi, j'ai eu des mecs qui sont venus me donner des conseils sur mon émission qui connaissent rien. La télé quand Michel il a l'habitude, moi aussi j'ai des années de plateau, on l'a appris quand on venait sur ma sur mon émission me dire il faut faire ça, il faut faire ça.
Alors qu'ils s'y connaissent. Il voulaient moderniser le cabaret. À part que quand ils ont essayé avec un truc qui s'appelait spectaculaire, ils ont mis des caméras qui tournaient et cetera à part que quand tu rajoutes de la magie à la magie, bah tu élimines la magie.
C'est des trucs techniques, c'est des technocrates qui viennent t'expliquer comment faire la soupe. Mais euh mais non mais je suis je suis très heureux du passage que j'ai eu sur le service public jusqu'à la Merne. On a vécu des vraiment des et je suis tombé sur des gens bien com des gens form.
Non mais non mais en plus je suis obligé de faire à la fin de cette commission. a blessé. Ça m'a blessé vraiment.
Je me suis chopé un cancer derrière, hein. Et puis faut pas rêver, c'est pas mon J'ai fait, je vais rentrer dans des détails qui vont vous faire rire, mais vous savez très bien que les contrariétés comme ça entraînent des maladies. Et mon gostologue après m'avoir fait une quelque chose pour regarder m'a dit "Tout va bien Patrick et il m'a fait une ordonnance à à me dire si les symptômes revient va mettre un coup de boule à quelqu'un de France 2." J'ai trouvé ça drôle mais je ferai sûrement pas.
Non non pas suivi l'ordonnance et la prion surtout pas. J'ai appris j'ai appris à relativiser les choses. C'est que de la télé, la vie elle est ailleurs.
Et je vous dis là, je continue dans mes Je pense que vous allez être très choqué par la chanson que je vais faire mais bon euh ça fait c'est moi avec mes acc dans cette assemblée nationale et dans cette France d'aujourd'hui. Merci beaucoup à tous les deux à vous d'avoir répondu à nos questions et nous nous retrouvons demain, je le dis aux collègues à 14h30 pour l'audition des dirigeants des chaînes de télévision privées. Bon courage.
Éric Ciotti