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Conférence de presseyoutube.com· 28 novembre 2024 124 minFond programmatiqueTravail & emploiÉducation & rechercheSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Table-ronde | Leviers et obstacles pour accéder à l'emploi dans le Bassin minier

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 86 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00:36OuverteRéponse directe

    Quels types de compétences manquent et pour quels métiers ?

  • 1:43:49RelanceRéponse partielle

    Quel impact ont eu les modules d'accessibilité et d'intégration sur les résultats ?

  • 1:48:44OuverteRéponse directe

    Quelle est la couverture géographique du projet Mariam Mirzakani et son extension possible ?

  • 1:51:15ComplaisanteRéponse directe

    Quelles aides régionales existent pour la mobilité des jeunes recrutés ?

  • 1:56:19OuverteRéponse directe

    Est-ce que les nouvelles filières liées à la transition écologique sont abordées dans l'orientation des étudiants ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 54:11Fait
    « on a des lignes de production on a des stand d'ingénierie c'est on trouve plus le personnel pour pouvoir produire »
  • 55:36Chiffre
    « on a un cluster économique de 20000 emplois plus de 200 entreprises »
  • 56:19Fait
    « on a un taux de chômage qui est bien au-delà de la moyenne nationale »
  • 57:01Fait
    « il y a 30 ans quand on cherchait un salarié on passait une annonce dans la presse papier »
  • 57:42Chiffre
    « le processus de recrutement prend 5 minutes »
  • 1:01:16Fait
    « on est la seule filière de transport qui est totalement intégrée »
  • 1:02:45Fait
    « nos trains sont vendus partout dans le monde »
  • 1:14:13Cristal BuisséChiffre
    « 30 % sont des femmes »
  • 1:51:59Fait
    « le Conseil régional mais pas seulement le département également on travaille aussi sur la mobilité des personnes qui sont effectivement pour certains demandeurs d'emploi pour d'autres qui sont euh en en lycéen avec un statut lycéen sur des terminals bac pro et terminal cap hein et également pour les apprentis »
  • 1:52:43Fait
    « l'aide au transport des salariés hein qui était qui était à un moment donné aussi pris en charge pour par le Conseil régional qui a aujourd'hui malheureusement cette aide est suspendu par rapport au budget donc là on attend effectivement ce qui va se passer en 2025 »
  • 1:53:27Fait
    « on a des référents proche orientation particulièrement pour le pas decalé c'est Madame Merlin et effectivement on a eu des des interventions à la demi-journée ou à la journée pour justement rencontrer également les élèves »
  • 1:54:11Fait
    « on gère aussi des conventions de stage pour des élèves à partir de 14 ans donc les élèves qui sont effectivement au collège »
  • 1:57:16Fait
    « quand on travaille sur les cartes des formation forcément on travaille sur les les changements et les évolutions et c'est notre sujet actuel »
  • 1:58:41Fait
    « notre objectif premier c'est de pouvoir permettre à chacun chaque élève de euh pouvoir finalement mettre leur compétences »
  • 2:01:02Fait
    « il y a beaucoup de jeunes qui se qui se portent pas très bien et et nous beaucoup de professionnels qui sont un peu démunis par rapport à ça »
  • 2:01:37Fait
    « il y a de plus en plus de jeunes qui ont des problématiques pas que des jeunes d'illeurs santé mentale enfin jeune adulte d'abord il y a une première chose souvent on est face à un déni »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Non speech

[Musique] [Musique]

0:32
Locuteur

et bien bonjour à tous donc j'ai commencé par me présenter très rapidement c'est pas c'est pas moi qui suis la personne importante ici donc je suis an buustrelle je suis économiste du travail au clerc et à l'Université de Lille alors je vais peut-être juste dire quelques mots sur ce qui rassemble les intervenants qui sont ici alors la thématique de de la Table Ronde c'est les leviers et les obstacles pour accéder à l'emploi dans le bassin minier alors en échangeant avec vous pour préparer cette table ronde j'ai j'ai eu en moi qui ne suis pas acteur de terrain qui suis voilà plutôt du côté de la théorie j'étais frappé de de de la manière dont ça m'a rappelé euh l'importance des des barrières à l'emploi dans le fonctionnement même du marché du travail tel que l'analyse les économistes hein puisque voilà pour toute une partie des économistes le marché du travail est segmenté il est il comporte différents segments qui n'offr pas les mêmes opportunités qui n'offr pas les mêmes rémunération qui n'offrent pas les mêmes perspectives d'évolution et les barrières à l'emploi contribuent à créer des segments du marché du travail qui sont assez pauvres et qui ne permettent pas de circuler ou d'évoluer vers d'autres segments du marché et je pense qu'avec vous tous on aura vraiment un panel assez large de toutes les difficultés de toutes les barrières qui peuvent se se présenter dans le bassin minier puisque un certain nombre d'entre vous travaillent sur ce sur ce territoire alors je je vous propose de de commencer dans l'ordre indiqué à l'écran donc de commencer par Madame Vidal et et Monsieur jeanrexac alors donc Madame Vidal donc vous allez évoquer avec nous les les problématiques posées par l'ilectrismeéectronisme il faut que je m'applique pour le prononcer euh et ensuite monsieur jeanrzac qui accompagne hein les personnes en situation dilettrisme nous témoignera de de son expérience et des retours de son accompagnement oui oui bonjour à à toutes et tous donc moi je suis sabrina Vidal je suis chargée de mission coordinatrice pour l'Agence nationale de de la lutte contre l'ilétrisme la nlci qui est un groupement d'intérêt public interministériel qui a été créé en en 2000 sous l'impulsion donc du du ministère du Travail qui est notre ministère du de de tutelle en région j'ai trois grandes missions qui sont celles donc de l'animation de l'animation donc des des des et la coordination pardon des des politiques publiques euh de prévention et de lutte contre l'ilétrisme en lien avec les les acteurs concernés c'est aussi d'intégrer cette problématique dans l'ensemble des politiques publiques donc de droit commun porté par l'État mais aussi également par les collectivités territoriales mais aussi intégrer la la problématique dans toutes les les politiques publiques donc de contractualisation et ma trème mission c'est bien sûr donc le développement des des partenariats voilà et aujourd'hui donc je suis accompagné d'André qui a accepté parce que moi je vais vous donner des chiffres on va parler d'ilettrisme lui va vous parler vraiment des des individus merci oui alors voilà donc je suis un un professeur de lettrre mais j'interviens ici en tant que bénévole dans l'association MOS et merveill que vous connaissez certainement et qui intervient justement dans la lutte contre l'éérisme et même l'analphabétisme Héas aussi puisque ça arrive alors j'interviens sur le site de Denin donc je suis vraiment plein dans le bassin minier j'étais enseignant aussi dans le bassin minier donc je connais bien le tissu social et et économique et donc donc j'interviens avec avec des des jeunes et des moins jeunes effectivement donc qui sont en situation alors pas forcément d'ilétrisme aussi de grosses difficultés notamment pour des dyslexies des discalculiques des des jeunes qui sont en grande difficulté aussi de ce niveau-là parfois parce qu'ils ont n'ont pas été vraiment détectés comme il le fallait dans leur parcours scolaire parfois parce que c'est aussi lié un phénomène social familial beaucoup de cas que je connais sont aussi euh handicapé aussi par des des problématiques sociales qui sont aussi liées je pense au bassin minier et donc j'ai je m'occupe de donc de de jeunes et j'ai remarqué qu'il y avait aussi parla desit al je connaissais pas les expressions mais il se trouve que j'ai des jeunes qui sont donc 18 ans qui ont quitté l'école sans diplôme ou parfois avec un C obtenu comme ça et puis qui en fait qui ne sont qui qui ne sont ni ni chômeurs ni demandant d'emploi on ne sait pas on sait pas trop mais qui ont des grosses difficultés qui ont des très très grosses difficultés et donc j'ai eu des cas très très intéressant j'ai une une une apprenante parce que c'est comme ça qu'on les appelle une apprenante qui avait des grosses difficultés de dyslexie dyscalculie et qui donc avait perdu confiance en elle qui ne savait plus quoi faire et en en l'aidant on a réussi quand même à la remettre un petit peu donc sur le chemin de de du travail et puis on l'a aidé aussi à l'oral parce que c'était aussi c'est souvent lié le problème de l'ilétrisme CEI un problème aussi d'expression orale et quand il s'agit de passer un entretien d'embauche il y a toujours aussi des grosses difficultés et donc cette cette fill là on a réussi à lui le redonner confiance avec donc un apprentissage adapté puisque le le MOS nous permet justement d'avoir un rapport particulier avec avec laapprenante il s'agit pas de donner des courous on n pas prof mais on est accompagnant et et cette cette fillel donc a pu reprendre confiance en elle passé un concours alors on l' on l'a coaché j'ai coaché pour son oral et puis ça a fonctionné et donc c'était une des réussites de maosé merveille voilà donc ici j'ai j'ai d'autres d'autres d'autres apprenants aussi qui ont des des mêmes la même problématique aussi et qui qui sont en recherche qui sont un peu alors c'est la mission locale parfois qui nous qui les envoie et puis bon Mosé merveille maintenant une certaine notoriété on a aussi beaucoup de candidatures spontané beaucoup de de jeunes et de moins jeunes qui viennent viennent nous voir et donc voilà il y a vraiment un problème à ce niveau-là puisque il faut reprendre en fait les bases de la grammaèire de l'orthographe la grammaèire normative pour enfin comprendre un petit peu comment fonctionnent ces ces jeunes là et puis puis voilà donc en fait c'est la c'est la mission donc de de Mos merveille de redonner confiance à tous ces jeunes et de de les conduire justement malgré tout vers vers l'emploi l'emploi là pour pour mon cas en tout cas ça a marché pour deux d'entre elles et puis je pense qu'il y en a d'autres aussi qui vont qui vont réussir voilà merci pour cet exemple en fait qui qui qui rappelle bien donc la situation de 11 % donc d'adultes concernés par les situations d'iltrisme dans dans les Haut- de France donc 11 % donc un chiffre qui qui rappelle l'ampleur de la de la problématique l'ampleur du du du sujet cette enquête ces chiffres datent de 2011 sauf que depuis avril 2024 donc déjà deux choses c'est qu'au niveau de la mesure de detrisme l'agence se base donc bien sûr sur les études Inc donc pour la région des Haut- de France donc la dernière enquête date de de 2011 depuis avril 2024 nous disposons d'une nouvelle enquête mais c'est des chiffres nationaux donc qui révèle que une personne sur 10 un adulte sur 10 donc rencontre des des des problématiques avec les compétences de base donc c'est bien la lecture l'écriture le calcul euh la voilà la compréhension orale et la compréhension écrite mais aussi tout ce qui est en lien avec le le le le numérique et la deuxième mesure nous au niveau de l'agence c'est les journées défense citoyenneté euh des des chiffres qui révèlent que dans les Haut- de France 12,3 % donc des jeunes euh qui ont passé donc le le le test de de français pendant ces ces journées rencontre de fortes difficultés avec la lecture et la moitié sont considéré en situation d'éettrisme voilà donc ça c'est deux mesures essentielle et depuis d'avril 2024 nous pouvons dresser aussi un un un portrait beaucoup plus précis donc des des personnes concernées he par les les situations d'ilettrisme déjà dire que bah que la moitié d'entre elles sont en situation d'emploi donc 55 % donc des personnes en situation d'ilettrisme sont en emploi que un/4 donc vit dans un ménage qui bénéficie du RSA 18 % donc des demandeurs d'emploi sont en forte difficulté en litératie et en numératie donc tout ce qui est calcul et ce taux monte à 25 % pour les demandeurs d'emploi qui ont plus de 2 ans de chômage voilà donc ça c'est par rapport au sujets qui nous concerernne aujourd'hui alors c forcément donc c'est ce qui complexifie l'accès l'accès à l'emploi certains territoires sont beaucoup plus concernés par les les difficultés avec les fondamentaux donc bien sûr l'outr-emè on vient d'avoir vraiment donc il y a que l'outremè hein qui a eu des des des derniers chiffres un exemple c'est 21 % en Guyane de taux d'ilettrisme chez voilà chez chez les adultes et bien sûr les quartiers prioritaires de la ville là on a une dernière une dernière étude qui révèle que 29 % donc des adultes qui vivent en quartier les prioritaire de de la ville rencontre des difficultés avec des compétences de base donc idétrisme inumérisme donc sur le calcul qui touche davantage les femmes d'ailleurs et bien sûr tout ce qui est ectronisme donc et que 13 % sont en situation d'ilectrisme au niveau des quartiers prioritaires de de la ville donc les personnes ayant des difficultés ont des parcours de vie très variés et certaines populations sont surreprésenté parmi celles en forte difficulté donc c'est les personnes sans diplôme on l'a vu hein sur le le le territoire du bassin minier les ouvriers et les employés quand ils sont en situation d'emploi les personnes en CDD donc on est sur une certaine précarité c'est le travaill en temps partiel et aussi donc ce qu'on appelle les les travailleurs pauvres c'est-à-dire avec de de faible de faible revenus alors enjeu majeurs pour les Haut- de-fance et et enjeux spécifiques pour le le bassin minier hein sur les les thématiques de de l'ilétrisme particulièrement exposé parce qu'il va conjuguer donc de multiples facteurs de de risque le taux de pauvreté les difficultés pour la accès à l'emploi les taux de diplômé hein dans de l'enseignement supérieur qui est inférieur à 10 points au tau auutaux national les scolarités courtes et puis aussi les rupture familiale et bien d'autres facteurs qui font que chaque personne en situation dilettrice est une est une situation différente voilà alors une problématique plus marqué sur sur ce ce territoire et des freins donc en matière de de logement quand on ne sait pas lire quand on ne sait pas lire une facture de de de loyer comment comment faire aussi saette demande en ligne pour avoir un logement social en terme de santé très simplement en terme de santé c'est comment je prends un un rendez-vous sur doctib donc là on a et le numérique et la lecture et et l'écriture en termme de mobilité on parlait tout à l'heure de la mobilité bah c'est comment on lit des des horaires des des horaires de de bus de de transport en commun comment on passe le code aussi he pour décrocher son son permis se nourrir on parlait d'alimentation ben c'est comment je lis une recette de cuisine faire à manger à mes enfants et puis préparer l'avenir c'est comment je suis aussi la scolarité de mes enfants voilà sur sur ces sujets donc forcément un phénomène au niveau des drice qui va donc non seulement donc limiter l'accès à l'emploi voilà mais aussi quand on est dans l'emploi c'est aussi limité donc la la la progression professionnelle au niveau de de de l'entreprise euh et du coup est-ce que vous piez nous donner quelques éléments sur les leviers qui peuvent être voilà qu'on peut utiliser pour à la fois pour aider alors Monsieur accompagne des jeunes vers l'emploi et aussi dans l'emploi qu'est-ce qu'on a comme comme levier pour pour assister les personnes euh voilà qui c'est des situations ancrées des compéten de base comment on fait pour voilà pour pour aider les gens à sortir de de ces situations euh un accompagnement spécifique alors je rappelle hein c'était important de de le souligner déjà la définition de l'ilétrisme euh encore trop alors c'est vraiment donc les personnes qui ont été donc qui ont été scolarisés en France et qui malheureusement ne maîtrisent pas euh ne maîtrisent pas donc les compétences de base en terme de lecture écriture calcul et tout ce qui est aussi numérique pour être autonome dans dans la vie au quotidien la vie quotidienne et c'est surtout à différencier du français langue étrangère donc qui concerne les personnes qui arrivent sur notre territoire et pour qui il s'agit juste d'apprendre le français donc parfois c'est des personnes très diplômées donc voilà c'est juste apprendre le le le français et de l'alphabétisation donc c'est toutes les personnes toutes les personnes qui n'ont jamais été scolarisées donc dans leur pays dans leur pays d'origine ce qu'on va appeler donc les les les alophones donc une distinction importante parce que ce n'est pas le même type d'accompagnement euh les les personnes halophones donc français langue étrangère ou alphabétisation c'est des personnes qui sont plutôt volontaires et puis même on le voit elles ont besoin elles apprennent elles demandent elles demandent de la formation voilà elles sont sont plutôt demandeuses les personnes en situation d'ilettrisme c'est des personnes qui ont ancré aussi cette cette honte en fait hein donc c'est la difficulté avec les personnes en situation dilettrice mais MOS et merveille si S veut voilà ajouter un mot c'est que on a du mal à les repérer en fait c'est comment on repère les situations les situations d'iletttrisme d'ailleurs on le disait en entreprise par exemple c'est une des plus grosses problématiques c'est c'est des personnes qui travaillent et qui travaillent très bien qui ont développé une intelligence situationnelle énorme quoi en fait pour pouvoir se débrouiller développer des des des subterfuges pour pas qu'on remarque leur leur leur problématique hein donc c'est vraiment la question du du repérage la sensibilisation déjà donc des personnes à àilérisme en entreprise alors autant on parle facilement d'ilettrice de problématique de compéten de base pour les demandeurs d'emploi pour voilà mais en en entreprise ça reste encore un sujet très très tabou à aborder il y a aussi par exemple dans MOS et merveill des parents qui viennent aussi nous voir parce que au fur à mesure que leurs enfants grandissent ils se sentent gênés honteux devant leurs enfants qui sont scolarisés de ne pas pouvoir les aider de ne pas pouvoir comprendre les les devoirs tout simplement que le leurs enfants ont à ont à faire et c'est un vrai problème aussi social de de de honte alors c'est vrai que dans le dans le milieu professionnel ou dans la vie de tous les jours il y a beaucoup de stratégies de de contournement euh bon ça peut aller de oh j'ai oublié mes lunettes donc faites fait moi le CH à ma place parce que j'ai oublié mes lunettes et cetera enfin il y a toute une série comme ça de de de stratégies que qui qu'il faut aussi justement débloquer débloquer alors par exemple aussi Boni je me suis occupé d'une autre par exemple on parle du permi de conduire mais effectivement oui je l'ai aidé à comprendre le code de la route parce que bon il y a une difficulté de lecture et c'est là que je me suis rendu compte qu'il y avait un problème aussi de disc calculi donc il a fallu reprendre aussi voilà pour parce par que ça c'est un frein complet pour la mobilité pour trouver du travail c'était c'était notamment un un écueil donc voilà donc aussi par exemple l'apprentissage du COD de la route ça fait aussi partie de du métier donc de de Mos et merveille juste pour préciser hein donc l'association MOS et merveilles est une association donc qui qui intervient donc auprès des personnes en situation donc d'ilétrisme euh MOS et merveille et depuis peu hein sur sur ensemble du bassin minier puisque l'ancien l'ancien préfet hein donc avait souhaité justement apporter une solution hein donc à cette problématique sur l'ensemble du du bassin minier et donc avait financé notamment dans le cadre de de de de financement politique de la ville donc l'essémages du modèle Mosé merveill euh sur l'ensemble du bassin minier donc aujourd'hui donc Mosé merveille donc est installé dans dans plusieurs dans plusieurs EPCI hein du du du bassin minier et saluer je voudrais juste saluer particulièrement donc c'est vrai les les actions menées par exemple sur la la la c la CAPH he qui va écrire aussi une feuille de route qui prend voilà la vraiment la problématique à cœur et qui va écrire une feuille de route pour trouver des des solutions pour pour les habitants ou encore la la cabalèire qui se lance aussi hein qui a écrit vraiment la problématique de l'ilétrisme dans son projet inscrit la problématique de l'ilérisme et de l'ilectronisme dans son projet de de territoire donc voilà donc dès les OPCI s'engage aussi hein sur cette thématique qui n'est pas une de leurs compétences hein voilà ils ils n'ont pas d'obligation c'est une PO plutôt volontariste néanmoins quand on parle d'accès au droit aujourd'hui si on ne sait pas lire et écrire on ne sait pas utiliser un ordinateur on ne permet pas donc aux citoyens de pouvoir accéder donc à ces droits donc là on a vraiment un exemple d'une barrière qui en engendre plein d'autres qui voilà qui va être à la source de de d'autres freins notamment la mobilité dont dont Monsieur fontaness va nous parler Marc Fontanes bonjour à toutes et à tous merci de m'avoir proposé de participer ce matin donc je travaille au sein du cabinet auxilia qui accompagne essentiellement les territoires dans les démarches de transition socio-écologique et moi je suis plus particulièrement spécialisé sur les questions de mobilité et on est missionné depuis un an et demi maintenant par le trinô région département au pluriel des haut France et et Madame la Commissaire à la prévention et à la lutte contre la pauvreté/ pacte des solidarités syvich Charrière pour élaborer collectivement la mise en œuvre des Pams les plans d'action en matière de mobilité solidaire d'accord euh alors est-ce que vous pouvez peut-être nous expliquer peut-être comment est organisée la gestion de la mobilité parce que là pour le coup c'est vraiment une question de territoire plus que Al en partie d'individus mais surtout de territoire donc comment ça s'organise à l'échelle d'un territoire et peut-être ce qu'on entend par par mobilité solidaire oui donc formidable on a une carte à l'écran tout ça tout ce qu'on est en train de d'évoquer ce matin sur les questions de mobilité est désormais euh orienté organisé par la loi d'orientation des mobilités qui date de fin 2019 et qui a changé pas mal de choses par rapport à la précédente qui datéit de 1982 la LTI transport intérieur euh il y a un certain nombre de choses sur lesquelles je vais pas revenir qui ont été inscrites dans cette loi euh il y a a un principe fondamental très intéressant à retenir c'est celui du droit à la mobilité on était avant ça dans une notion de droit au transport on est désormais dans un droit à la mobilité ça se traduit par pas mal de choses dans la loi et bien bien évidemment ça va se traduire sur les questions de mobilité des publics vulnérables par le biais de de ces fameux PS la loi elle là pour ce qui nous intéresse ce matin posé un certain nombre de de principes et d'obligations pas forcément de façon très opérationnelle donc après il y a une question d'interprétation qui entre en jeu dans les Haut- de France le choix a été fait par la région notamment d'appliquer la loi à peu près à la lettre là vous avez à l'écran la région avec une nouvelle couche territoriale qui n'est pas une couche administrative qui s'appelle le bassin de mobilité donc vous avez différentes couleurs qui indiquent ces logiques de territoire qui correspondent au flux réel observé sur les déplacements essentiellement pendulaires mais pas seulement entre les différents territoire à différents niveaux sur le sur le sur le territoire régional donc je vais prendre trois exemples très rapidement vous avez en jaune en haut de la carte merci euh c'est pas ça du tout excusez-moi voilà en jaune ici un le plus gros bassin en en nombre d'habitants qui s'appelle le bassin a urbain central c'est très concrètement la moitié des habitants de la région puisqu'on a 3 millions d'habitants sur l'ensemble de ce secteur donc vous remarquerz qu'il est à cheval sur plusieurs autres c'est logique on est sur des FL de mobilité la mobilité n'a pas de frontière donc pas de frontière administrative pas de frontière non plus entre un certain nombre de bassins de mobilité donc là on va être dans des enjeux qui nous intéressent particulièrement ce matin puisquon vaouver une bonne partie du bassin minet on va avoir des enjeux urbains en très grande majorité mais on a aussi 7 % de d'habitants ruraux ce qui à l'échelle de 3 million de personnes représente l'équivalent du bassin sud de l'INE que vous avez ici en bleu on est à peu près au même nombre d'habitants donc on est vraiment sur des disparités très importante d'un bassin de mobilité à l'autre et bien évidemment on va pas les traiter de la même façon quand on traite de de de la mobilité du quotidien donc ça c'est le premier point c'est une nouvelle organisation territoriale qui est à la base de ces nouvelles orientation de la loi rapidement il y a deux documents à produire dans ce contextel que la région est en charge de coordonner d'animer avec un certain nombre de partenaires le premier c'est ce qu'on appelle les com les contrats opérationnels de mobilité ça porte sur les questions de mobilité en général les transports en commun l'intermodalité comment est-ce qu'on enchaîne plusieurs modes à la suite et c'est essentiellement un sujet de coopération entre les différents acteurs qui portent les questions de mobilité la fameuse loi d'orientation des mobilités lahomme elle a depuis 2021 euh proposé à l'ensemble des territoires de France et de Navar de prendre une compétence mobilité y compris toutes les communautés de communes tous les territoires qui jusqu'à présent n'avaient pas cette compétence tout le monde l'a pas fait dans niveau de France la région a dit prenez cette compétence donc dans la plupart des cas ça a été fait et de temps en temps c'est la région qui prend le relais en tant que autorité organisatrice de mobilité de substitution euh donc le com c'est tous ces acteursl qui doivent se mettre d'accord sur non pas de la planification ça tout le monde en fait déjà il y a plein de plans de mobilité planans cyclabl et cetera c'est pas le sujet c'est comment est-ce qu'on coordonne nos plans de mobilité nos plans cyclables nos démarches en faveur de l'amélioration de l'offre de service de transport de droit commun et le deuxième document à élaboré c'est le PAM sur le plan d'action mobilité solidaire qui porte plus particulièrement sur les publics vulnérables et un dernier mot là-dessus la région haut-fance est la seule à avoir fait deux choses la première c'est la seule à sêtre lancée dans les plans d'action mobilité solidaire à date de façon vraiment très engagée et depuis 2 ans ça commence à balbuer dans d'autres régions mais il a un vrai différentiel et la deuxième chose c'est que elle a décidé de faire les com et les Pams de façon conjointe ça peut paraître évident on traite de l'ensemble des mobilités de façon conjointe sauf que partout ailleurs on traite des comes c'estàdire le droit commun le transport en commun l'intermodalité et on verra les pauvres plus tard grosso modo d'accord alors du coup qu'est-ce qu'on fait pour la mobilité solidaire comment on fait pour développer une mobilité dit solidaire la nature même de ces documents et notamment du Pams c'est donc pas de la planification c'est de faire travailler ensemble et de mieux se coordonner et de comprendre ce que font les uns et les autres je sais pas si on peut je dois pouvoir le faire moi-même ouais passer à la diapo suivante qui fait un peu peur on a en terme de méthodologie je pas très loin là-dessus sur la partie méthodo mais on a choisi de d'orienter très fortement le chos sur une approche participative pourquoi parce que vous avez à l'écran ce qu'on a considéz nous en terme de sociogramme écosystème de la mobilité solidaire comme l'ensemble des acteurs ou des typologies de des acteurs qui peuvent être impliqués à un moment ou un autre sur les questions de mobilité solidaire et en fait on va retrouver des acteurs auxquels on pense pas forcément de façon spontanée quand on parle de mobilité solidaire donc le sujet ça a été de rassembler un maximum de de de personnes sur les différents territoires et de professionnels notamment pour les faire se découvrir travailler ensemble autour du même sujet dans l'optique de mettre en œuvre c'est pour 5 ans les les Pams c'est c'est feuilles de route c'estes documents d'orientation qu'on est en train de travailler ce qui veut dire que vous allez avoir à la fois des institutions qui vont être à la fois du côté du transport et de la mobilité mais aussi des politiques de solidarité au sens large donc ça peut être le même acteur la région les communes les départements sont à la fois en charge d'un certain nombre de sujets transport mobilité et aussi un certain nombre de sujet solidarité mais si on regarde la Grosse Patate marron on va dire ils sont aussi impliqués sur la question des porteurs c'estàd qu' il propose un certain nombre de de services de solutions et dans cette très grosse patate des porte on va avoir aussi des associations on va avoir des spécialistes du transport et de la mobilité y compris de la mobilité solidaire et puis enfin vous avez en bas tout un ensemble de d'acteurs qu'on considère comme les bénéficières au sein desquels on va voir les publics sur lesquels je vais revenir et puis les destinations les les équipements les établissements scolaires universitaires les employeurson a du mal à mettre autour de la table petit message au passage et et autres structures de santé et cetera donc c'est pas simple hein de réussir à à rassembler tout c c'est le cœur du sujet c'est de faire travailler l'ensemble de ces acteurs sur un objectif commun pendant 5 ans comment est-ce qu'on traite les questions de mobilité solidaire sur le bassin de mobilité XY sur le territoire euh le sujet c'est d'adresser les freins c'est le sujet de la Table Ronde c'est le sujet du PS il y en a cinq catégories de frein en matière de mobilité il y a la problématique économique et matérielle qui est à peu près évidente pour tout le monde j'ai ou pas les moyens de me payer euh mon mode de déplacement notamment d'accéder au permis de conduire d'accéder à une voiture c'est ce qui coûte le plus cher c'est souvent la solution parce que c'est le modèle dominant vers laquelle on oriente beaucoup de gens c'est pas toujours la bonne solution y compris parce que problématique de de compréhension d'apprentissage et cetera ça c'est le premier point le deuxième il est évidemment géographique en fonction de là où on habite on n pas les mêmes possibilités de se déplacer notamment avec des solutions alternatives de transport public de vélo de véhicule partagés et cetera et donc par rapport à la carte précédente quand on est sur le bassin minier de ce point de vue là on est moins mal loti que dans le sud de l'INE que j'ai évoqué tout à l'heure parce que on va quand même avoir une conurbation du transport public du train et cetera ce pas le cas partout 3è sujet organisationnel j'appelle ça comme ça on va trouver pas mal de choses là-dedans on va trou bien sûr les familles monoparentales qui sont essentiellement piloté pardon pour le terme par des par des femmes qui vont avoir accumulé un certain nombre de contraintes qui vont évidemment peser sur leur mobilité on va trouver aussi des gens ça peut être parfois les mêmes dont le métier nécessite une hypermobilité service à la personne par exemple on est sur une mobilité diffuse et on est sur une mobilité intense même si on est dans une situation de vulnérabilité par rapport à cette question de la mobilité 4e catégorie celle des compétences qui a déjà été adressée précédemment donc je sais lire écrire comprendre la langue je sais me repérer dans l'espace et dans le temps je sais lire une carte euh tout court une carte de transport je sais pas si les opérateurs dans la salle même moi j'ai du mal avec les cartes de transport parfois les cartes de transport public j'ai une carte bancaire un compte bancaire je respecte la réglementation je suis en capacité de remplir tous les documents administratifs et cetera et puis sur le plan numérique on est sur un sujet la mobilité où de plus en plus tout se passe par le smartphone l'application Internet et cetera c'est un gros morceau et le dernier c'est le socio psycho quoi c'est la mobilité dans la tête on a beaucoup parlé des jeunes ce matin c'est notamment le cas des jeunes pas que mais comment est-ce que je m'autorise à sortir d'un certain territoire qui n'a aucun sens sur une carte mais qui est mon territoire au-delà duquel je ne me sens pas en capacité d'aller et ça peut être des territoires extrêmement restreint ça peut être le paté de maison ça peut être le quartier il peut y avoir des symboles sur un territoire parce qu'on a vécu des choses quand on est jeune ou moins jeune on ne veut plus aller à tel endroit ça va être très compliqué donc ça c'est quand même tout un ensemble de famille de frein sur lesquels il faut travailler et donc il a en face des acteurs des offres et des accompagnements qui sont pensés de façon plus ou moins qualitative et adapté on va distinguer après je m'arrête là-dessus les publics très vulnérables des gens qui ont cumulé tout tout partie des freins que je viens d'évoquer et pour lesquels il est nécessaire de proposer un accompagnement individualisé avec un diagnostic individuel un bilan de compétences en matière de mobilité ensuite on rentre dans un parcours de mobilité on bénéficie d'un accompagnement d'une formation d'un coaching euh on est dans une logique effectivement d'apprenant en en matière de mobilité et on peut être formé tout en ayant euh par ailleurs des propositions d' très concrètes pour se déplacer avec du transport solidaire adapté du petit bus du transport d'utilité sociale du couvurage solidaire et pourquoi pas ou de la location solidaire de véhicule vélo véloassistance électrique véhicule sans permis ou véhicule classique si on a le permis et puis on peut avoir des aides financières pour contribuer à tout ça parce qu'on a pas toujours la possibilité de de cofinancer même si c'est des tarifs très sociaux cette cette a après on a le public vulnérable plus globalement là c'est vous avez vu les chiffres tout à l'heure on parle pas de 2 3 4 % d'une population on parle de 25 30 40 % unee population d'un bassin de mobilité parce qu'en fait les questions de vulnérabilité on est quand même assez nombreux et nombreus à pouvoir les les rencontrer et là on va pas pouvoir les accompagner un par un ou une par une donc on est obligé de travailler sur des une évolution de la façon dont on informe euh la population sur le fond et sur le sur la forme de quelle façon j'accède à cette information quels sont les supports qu'on me propose est-ce que c'est que du numérique est-ce que c'est du papier est-ce que c'est du facile à lireer à comprendre et puis de quelle façon aussi on adapte l'offre à la demande et là on peut pour conclure retourner sur le volet comme contrat opération de mobilité pour être très caricaturale mais malheureusement ça existe faire en sorte que le quart ne soit pas parti 2 minutes avant que le train arrive en gare merci beaucoup alors d'après ce que vous m'aviez dit lors de nos échanges le le les éléments centraux du Pams pour la zone qui concerne le bassin minier ne sont pas encore enfin la cette feuille de route n'a pas encore été dressée euh mais vous avez une certaine expertise sur d'autres Pams qui ont été conduits sur d'autres bassins euh voilà à votre avis qu'est-ce qui qu'est-ce qui serait pertinent euh voilà si vous deviez donner je sais pas moi deux deux axes principaux qui seraiit pertinent sur sur ce territoire pour vous ce serait lesquels en fait de manière générale sur chacun des bassins on a quatre enjeux qu'on adresse c'est assez rapide le premier c'est celui de l'information j'en ai parlé un petit peu donc comment est-ce que demain on est bien meilleur sur euh la construction et l'accessibilité à cette forme à cette information pardon et euh le le lapsus est volontaire quelque part parce que il y a aussi un sujet de formation de tous les acteurs intermédiaires qui maillent un territoire je pense par exemple aux maisons France service je pense aux mairies je pense au centes communaux d'actions sociale et cetera il y a plein de professionnels qui sont au contact direct du public au quotidien qui sont pas des spécialistes de la mobilité comment demain ils ont le minimum vital en matière de mobilité pour enclencher quelque chose et éviter que la personne reparte sans avoir été orienté correctement donc information formation premier gros sujet deuxième gros sujet coordination c'est le cœur du du COM c'est le cœur du Pams comment est-ce qu'on travaille mieux ensemble comment est-ce qu'on comprend ce qu'on fait et comment est-ce qu'on articule n nos actions aujourd'hui et demain trisème axe très important comment est-ce qu'on comble les trous dans la raquette en matière d'offre et de service comment est-ce qu'on fait en sorte que le maillage d'un bassin de mobilité soit à peu près équivalent en tenant compte de la densité bien sûr en terme de servic proposés de toute nature formation pouvoir se déplacer aide financière et 4è enjeu bassin par bassin il y a des spécificités territoriales évidemment c'est pas pareil à dunkererque que àan c'est pas pareil à Lille que à Compigne ou dans la campagne évidemment autour de de Compigne et donc là on traite les questions de vieillissement de population les questions de jeunes les problématiques d'accès à de nouveaux emplois qui se créent et cetera et cetera je vous remercie beaucoup euh bon comme on est assez nombreux on va peut-être laisser les questions au public en toute fin des présentations pour que chacun euh ait le temps de s'exprimer euh donc je vais récupérer le petit ah pardon euh donc je vais maintenant euh laisser la parole à Madame lescroir euh donc si vous pouviez vous présenter euh donc présenter la structure pour laquelle vous travaillez et ensuite on en viendra au projet euh euh les ailes que que que vous allez nous présenter bonjour à toutes et à tous donc annecroir je suis directrice du PO l'insertion pour un regroupement de 15 centres sociaux sur la région de Valencienne donc l'association des centres sociaux de la région de Valencienne qui existe depuis plus de 50 ans 1967 euh par contre le pole insertion lui n'existe que depuis 2018 pourquoi un pole insertion porté par des centres sociaux euh pour répondre aux besoins de public qui ne fréquentent pas ou ne fréquentent plus les institutions voilà qui sont en rupture avec les institutions h pouvoir apporter une réponse de proximité à un moment donné les accompagner et les réaffilier tout doucement vers ces institutions pour les suites de parcours donc on porte plusieurs projets on est dans le cadre la politique départementale d'insertion sur l'accomagnement allocataires du RA on accompagne les jeunes nit depuis 2015 sur notre territoire on porte la dynamique territoire zéro chummeur longue durée avec l'ouverture d'une entreprise hab d'emploi maintenant qu'il y a 1 an on est sur le dispositif citlab euh voilà on va démystifier la création d'entreprise dans nos quartiers parce qu'en fait on a énormément de talents et de compétences mais les gens n'en ont pas toujours conscience donc voilà on vient on vient révéler ça et on a l'action donc là je viens corriger hein les ailes n'est pas une association c'est une action du du pole insertion et euh à destination des femmes et voilà qui a pour but à un moment donné de casser les préjugés les stéréotypes le phénomène d'autocensure chez les femmes qui ne s'autorise pas à aller vers certains métiers et aussi démontrer aux entreprises qu'il n'y a pas de métier masculin ça n'existe pas les femmes ont leur place dans tous les secteurs d'activité et surtout sur le notre bassin d'emploi on a énormément d'emplois dans le secteur industriel on sait que le bâtiment peine à recruter on sait qu'il y a des secteurs d'activités qui peineent à recruter et en face on a des femmes et pourquoi ça le match pas entre les deux donc la responsabilité n'est pas d'une part ou de l'autre elle est sans doute des deux et donc les ailes vient un peu combler ça alors je vous présente l'action comment on l' alors on pourrait peut-être vous vous pourz peut-être nous expliquer la jeunesse du projet com comment ce projet est arrivé parce que l'accompagnement des femmes éloignées de l'emploi ben il y a quand même voilà ça fait de nombreuses années qu'on le pratique et que vous l'avez pratiqué et et vous avez décidé de de changer de format on va dire tout à fait en fait ça part d'un diagnostic hein les maisons de quartier les centres sociaux on accueille une majorité de public féminin dans nos actions d'insertion 60 à 70 % des public accompagné sont des femmes euh une partie des femmes n'a pas travaillé depuis longtemps parce qu'elles ont mis leur vie entre parenthèses pour s'occuper du foyer des autres souvent s'occupent des autres et à un moment donné les enfants ont grandit elles ont se projettent pour reprendre une reprise d'emploi ou alors il y a séparation dans le couple ce qui existe aussi régulièrement et donc elles sont contraint de retourner travailler à un moment donné justement payer le loyer puis continuer à nourrir les enfants et tout ça et quand elles viennent nous voir souvent elles évoquentell ontimpression qu'elles ont pas ou peu de compétences ou que les compétences qu'elles ont acquis sont des compétences domestiques et donc ell nous disent qu'ell souhaite voilà soit travailler toujours dans les métiers du CER mais à la cantine avec les enfants dans le secteur de la petite enfant sagent d'entretien donc c'est des secteurs ce sont des très beaux métiers mais ce sont aussi des métiers où parfois bah il y a pas énormément d'offres d'emploi dans ces secteurs là et puis précaair souvent des temps partiels et voilà qui permettent pas non plus forcément l'émancipation financière de ces femmes à la marge on a aussi quelques jeunes femmes qui ont fait des des parcours d'excellence souvent d'ailleurs elles ont fait des choix d'orientation pour devenir mécanicienne maçonne euh en maintenance et souvent part diplômé euh parfois souvent même majur de promo ell peineent à trouver l'emploi donc soit elle peineent à trouver l'emploi parce qu'on les recrute pas parce que ce sont des femmes et donc ça nécessite parce que les femmes ne peuvent pas porter de lourd euh on doit aménager des vestiaires bon les femmes peuvent pas porter de lourd dans les métiers du C quand on porte les personnes malades à votre avis ça pèse combien voilà qui porte les enfants voilà donc c'est pas forcément très entendable et puis ou alors elle n'y reste pas parce que même s'il y a une volonté dans certains secteurs d'activité d'avoir un peu plus de mixité ça peut pas être la la réflexion que la direction générale et de la direction des ressources humaines il faut aussi accompagner les équipes à intégrer les femme parce que bah n'y reste pas parce que soit parfois il y a du paternalisme alors c'est souvent bienveillant laisse je vais le faire tu es une femme je vais pas te laisser faire et donc ell trouvent pas leur place soit il y a à un moment donné du sexisme récurrent des petites blagues qui la répétition fait que elles quittent leur emploi alors c'est pas toutes les entreprises hein je le voilà quand même mais ça arrive donc fort de ces deux constat là on a été croisé un peu avec les partenaires du territoir euh pour voir un peu le ressenti et on s'est vraiment un diagnostic croisé nos partenaires du territoire nous ont dit oui effectivement les femmes qu'on accompagne souvent elles veulent partir vers sama on sait pas comment ouvrir les perspectives donc forc de constat on s'est dit bah qu'est-ce qu'on peut faire donc on a créé des ailes alors les ailes au début on avait démarré a effectivement c'est une question sur cet emploi on avait tenté les visites d'entreprise la rencontre entre des femmes ayant travaillé dans des secteurs d'activité masculin qui viennent partager un peu leur expérience mais les femmes qu'on accompagne ne se sentent pas forcément légitime c'est pas parce que telle dame a réussi que moi je vais arriver parce que d'abord j'ai un manque de confiance en moi donc euh on regroupe six femmes on les rencontre en réunion d'information collective on leur dit juste qu'on va leur faire découvrir des secteurs d'activité qu'elles vont à un moment donné se poser lâcher prise euh passer un moment sorité entre femmes que néanmoins va aborder la question deemploi et la découverte des métiers mais on leur dit pas plus on leur dit rien pourquoi parce que justement on lutte contre le phénomène d'autocensure et en fait donc de jours par semaine donc c'est toujours en dehors des vacances scolaires pour que toutes les femmes puissent participer compris celles qui ont des problèmes de garde ou des enfants jamais le mercredi on les met dans une camionnette démarre la première on démarre la deuxème une fois qu'elles peuvent plus sauter on leur annonce où est-ce qu'elles vont et en fait on les emmène travailler et c'est important travailler dans des entreprises dans des secteurs où les femmes sont sous représentées donc elles vont maçonner elles vont faire le métier driipeuse elles sont allées en déchetterie enfin dans tous les secteurs d'activité où les femmes sont sous représentées on va les faire travailler au contact des salariés donc pendant une demi-journée ou une journée l'objectif n'est pas qu'elles aillent vers ces m là mais de se dire que si elles ont envie c'est possible donc découv d'étas de compétences et on démontre aussi au salariés des entreprises qu'on peut demain intégrer des femmes que ce ne sont pas des boulet et qu'elles peuvent tout à fait travailler à leur côté qu'elles ont des qualités et des compétences donc c'est vraiment l'idée est simple mais pour l'instant ça ne se faisait pas et donc bah on les fait travailler au contact des salariés et en fait après elles se rendent compte qu'elles ont de multiples compétences alors l'objectif n'est pas de les orienter vers ces métiers là mais aujourd'hui on a des soudeuses des mécanicienes des femmes qui sont parties en maintenance industrielle et dans des secteurs d'activité où elles sont sous représenté en formation et embauché derrière on a des femmes qui ont décroché des CDI euh voilà et on a aussi des entreprises qui du coup réfléchissent aussi un peu plus à comment on peut devenir plus inclusive on en échangeant avec eux alors c'est pas nous les ailes on c'est pas notre métier mais après on travaille avec les aglos et les acteurs du territoire pour voir comment peuvent accompagner ses entreprises comment quand je rédige une offre d'emploi je suis un peu plus inclusif et puis on communique énormément sur cette action d'abord on communique sur les réseaux sociaux pour les femmes pour qu'elles puissent montrer à leur familles de quoi elles sont capables elles sont hyper fies mais on communique aussi sur les réseaux professionnels LinkedIn notamment pour valoriser ses entre re prise leur donner une image et puis bah effectivement quand une entreprise comme suz ou Vinc ouvre les portes et communique là-dessus ça donne des idées à d'autres voilà l'objectif des ailes d'accord et du coup alors je pense que vous aviez une petite vidéo de témoignage d'une femme ben je ne sais pas si vous l'avez si vous l'avez parce que et mais j'avais une double question à ce niveau-là donc quels étaient le retour des femmes comment elles vivaient cette expérience puisque vous essayez de lutter contre les représentations genre des métiers mais qui sont quand même très ancré enfin ancré très profondément voire même implicite et et donc le deuxième plan c'était du côté des des hommes puisque elles arrivent dans des équipes dans des collectifs de travail majoritairement masculins donc comment c'est'est vécu du côté comment s'est présenté au sein de l'entreprise l'arrivée pour une journée de ces femmes qui va qui va travailler à leur côté donc comment ça se passe en fait comment comment c'est organisé sur sur le terrain alors c'est pas toujours forcément très simple he il faut savoir que sur 50 entreprises qui nous ouvr leurs portes on en a dé mararché 250 voilà donc il y a quand même encore des barrières aujourd'hui à à à faire sauter soit des barrières parce que bah effectivement on l'entend encore au téléphone mais en fait les femmes elles sont dans les bureaux bah oui ben justement soit parce que bah ça commence ça nécessite une logistique he accueillir six femmes ça veut dire mettre à disposition des salariés qui vont les encadrer le temps d'une de mes journé et toutes les entreprises sont pas capables de le faire c'est donc voilà euh donc souvent on est très bien accueilli euh elles ont des tuteurs donc des salariés qui vont les accompagner leur expliquer le métier elles vont travailler donc nous les équipes en de pays hein quand même euh chur de sécurité s'il y a besoin et cetera et le temps d'une journée à côté des salariés elles vont apprendre le métier et travailler on a eu des retours extrêmement positifs euh d'entreprises qui nous ont dit mais en fait par exemple on est allé en déchetterie et donc déjà les clients qui viennent enfin les citoyens qui viennent nous disent mais c'est chouette quand même d'avoir des femmes qui viennent nous aider à décharger euh on n pas l'habitude c'est un une autre vision un autre un autre accueil on a des salariés qui nous ont dit mais en fait ça nous fait du bien quoi ça vraiment on a passé de chouette journée on a envie de de de recommencer aujourd'hui et donc on des entreprises qui régulièrement nous disent quand est-ce que vous revenez après on a aussi d'autres entreprises une fois é allé dans une entreprise pour un chantier où les gars ils ont amené le balai aux femmes quoi ah vous êtes venu travailler bon ils ont ramené benah en fait tout ce qui est autour de l'entretien c'est là-bas les balais sont là-bas non en fait aujourd'hui est venu maonner avec toi quoi donc donc voilà du coup elles se sont donné encore plus et ça c'était sympa et ben en même temps quand il y a ce genre de comportement ça permet aux femmes de discuter avec les salariés donc ça ça produit des échanges voilà donc enfin voilà c'est vraiment une une belle expérience et pour les femmes c'est de se dire mais je pensais pas que j'étais capable de faire ça euh je n'imaginais pas que j'étais capable de faire ça on est allé chez les pompiers aussi he donc enfin on a un peu exploré tous les secteurs d'activité merci beaucoup oup bon je pense qu'on n pas la vidéo tant pis dommage euh monsieur Benamara vous avez alors on va maintenant passer à ben on va avir le point de vue des entreprises dont on a un petit peu parlé dans les dans les interventions précédentes on va peut-être commencer bon on va respecter l'ordre donc monsieur Benamara qui est représent an de président de de laif donc je vais vous laisser vous présenter euh et ensuite ben on passera la parole à Madame buissé donc vous travaillez dans des industries différentes mais tous les deux au service des emplois industriels ben écoutez en tout cas merci de me recevoir merci de me donner l'occasion en tout cas de d'amener mon mon témoignage merci pour la chaise euh vous savez on travaille dans le ferroviaire donc j'ai bien noté que vous vouliez me rappeler j'ai ce métier de l'acier de la cdérurgie et vous savez on a pas trop l'habitude des des fauteuils merci en tout cas non excusez-moi c'est parce que je suis arrivé en retard une nouvelle fois je tiens à m'excuser auprès de de l'audience mais écoutez toujours très difficile d'intervenir j'irai après j'irai mes collègue qui qui il y a plein de vérités plein de solutions et avant tout je voudrais remercier Mélanie qui qui qui qui m'a invité à cette journée Corine et qui qui me permett je dirais aujourd'hui au nom de l'Association des industries ferrovières nous sommes une association euh de en tout cas d'amener notre témoignage nous nous sommes basés sur valencienne et nous réonnons sur j'aiis sur la région de haut de France dans sa globalité en France et bien au-delà de la France l'association des industries ferroviaèires c'est quoi c'est c'est un cluster économique he pas un cluster covid ce nom a été un peu galvodé on aujourd'hui le cluster économique nous nous fédérons nous regroupons l'ensemble des acteurs de la filière ferroviaire mais de la filière construction pas exploitation ce que veux dire c'est que on n'est pas exploitant de train nous sommes fabricant de matériel ferroviaire roulant au sein de ce cluster là c'est c'est uniquement des des entreprises donc aussi bien des constructeurs que que des PME sur la région de Haut- de-France qui reste la première région de construction de matériel ferroviaire en France et la première en Europe ça on représente à peu près 200 200 entreprises dans les hautes France et près de 20000 emplois donc une filière qui est très importante une filière qui aujourd'hui n'est pas forcément connu géré sur le territoire quand on parle ferroviaire on pense tout de suite à la SNCF non SNCF ce ne sont pas des constructeurs c'est ce sont des exploitants donc une problématique j' dirais que que je pense que que que les gens connaissent que que mes collègues industriels connaissent problématique d'image de l'industrie donc on parle des leviers et des freins ou des obstacles voire des risque bon vous savez je suis je suis comme quand je je suis à table je prends toujours je commence toujours parce que j'aime le moins et après j' termine par le dessert donc on va commencer par par les obstacles moi j'appellerai ça les principau risques aujourd'hui le monde de l'industrie en tout cas sur nos territoire principalement le grand ho c'est c'est le fruit d'une histoire donc vous savez quand vous partez dans d'autres pays dans le monde vous aré c'est une nouvelle industrie c'est une industrie pas 4.0 mais c'est une industrie qui démarre dès le début avec j' des conditions de travail voire un environnement de travail qui est totalement différent et nous sur nos territoires sur je DIRIS sur la région de Haut- France plus particulièrement l'industrie c'est une histoire donc une histoire c'est quoi c'est c'est aujourd'hui c'est c'est un avis c'est parfois je dirais un subconscient qui qui est resté marqué j' dirais dans les esprits de nos habitants c'est c'est l'industrie c'est c'est vous savez c'est l'industrie est liée à des gros problèmes sociaux sur nos territoires on va parler du on va parler du douisi on peut aller même au-delà nous avons é nous avons été un territoire qui qui a été très très touché par la fermeture des mines qui a été juste après très touché par la fermeture de la sidérurgie et vous savez nous on rencontre des gens de manière très régulière où globalement les enfants ont une image de l'industrie qui est colporté ou en tout cas qui est qui est amené par l'histoire des parents voir des grands-parents ce que je veux dire c'est qu'il y a une cicatrice qui est resté dans l'esprit des gens c'est que grand-père ou papa est au chômage en tout cas n'a pas retrouvé de travail parce qu'il s'est fait licencier de manière vous savez très brutale je on va parler DEA d'un cas concret vous savez on peut parler mais un moment il faut faut avoir des des éléments en tout cas des éléments de contexte qui sont très concrets si vous prenez le cas de la chirurgie sur le territoire du donésie on parlait tout à l'heure on parle de bassin minier euh dans les début des années 80 en même pas un an tout est été fermé voilà et ça c'est un c'est un choc mais mais c'est un choc qui qui est resté marqué dans les esprits et les générations qui suivent aujourd'hui même s'il neous l'ont pas connu ils en entendent parler voilà donc ça veut dire quoi c'estut dire que industrie est égale à un choc égale à une cicatrice qui encore aujourd'hui n'est pas totalement j' dirais guéri et et aujourd'hui notre en tout cas notre action c'est comment aujourd'hui amener les jeunes générations qui aujourd'hui ont une image géré de l'industrie vous savez on je vais citer usineor parce que bon ça n'existe plus donc je peux me permettre euh une image d'une industrie qui qui avec des gens qui qui partaient en toile bleue qui revenaient je dirais usé qui partaient à la retraite j' dirais avec des problèmes de santé et qui en plus du jour au lendemain on s'est retrouvé dans des quartiers qui était totalement vide je veux dire c'est que moi je me vous savez je suis je suis issu un peu de ces je dirais de ce périmètre là je me souviens j'étais j'étais plus jeune j'ai que 50 ans mais j'étais j'étais un peu plus jeune je me souviens que quand on voyait les quartiers ça me faisait penser vous savez dans les années 80 il y avait encore les les films de de western vous savez regarder ça et ça me faisait penser vous savez les quand vous regardiez les western les villes abandonnées je vous assure qu'il y avait des quartiers c'était pareil vous aviez les portes ouvertes les gens rentraient comme ils voulaient et personne n'y habitait donc voilà aujourd'hui l'image de l'industrie qui est resté sur nos territoires donc c'est en train de changer c'est en train de changer aujourd'hui si je prends le cas aujourd'hui de de dir de la comité d'agglomération de la porte du NO sur le développement économique on est en train de reconstruire le territoire quand je dis nous sommes en train de reconstruire point moi titre personnel mais l'ensemble j'ai des élus et des j'ai des services j'ai de la CAPH c'est comme je vous disais précédemment nous avions sur notre territoire une entreprise qui s'appelait Usinor qui a fermé du jour au lendemain qu'on a cassé en moins de 3 ans mais quand je dis qu'on a déconstruit vous savez c'est c'est déconstruire à l'ancienne c'est que on est pressé on ve effacer je dirais un traumatisme on casse tout ce qui est audessus de la terre 20 cm en dessous et on recouvre tout ça veut dire qu'aujourd'hui Glob on se retrouve avec plusieurs dizaines d'hectares pollués et sur des fres qui aujourd'hui ça fait 40 ans on pas été occupés l'engagement qu'on a pris depuis quelques années c'est de réhabiliter ses fres donc je vous parler duinoror de sur lequ avait 10000 salariés si aujourd'hui vous passez par là-bas vous allez voir il reste un vestige du ginor un seul le long de gér de l'autoroute c'est ce qu'on appelait le compresseur donc le compresseur c'était quoi c'est si vous passez vous avez c'est c'est c'est magnifique c'est c'est c'est un c'est c'est un gros compresseur en fonte et je l'objet de ce compresseur c'était d'injecter de l'air dans les haut fourneaux c'est le seul vestige qu'on a gardé du zinor voilà et toute cette zone-là aujourd'hui est en train de est en train d'être réhabilitée et globalement on est en train de recréer de l'emploi là où on a détruit l'emploi je ve dire c'est qu'il y avait 10000 emplois on en créa peut-être pas 10000 mais je vous assure qu'on sera je pense au-delà des 5000 et c'est ce message là aujourd'hui qu'il faut transmettre à nos génération c'est qu'aujourd'hui cette cicatrice là on a de la penser on a dira de de totalement l'effacer de manière très constructive et de manière positive ça c'est les résultats qu'on a aujourd'hui maintenant je je va revenir un peu à mes trains vous savez j'ai commencé à jouer avec des petits trains à l'âge de 2 ans j'en ai 50 je joue avec des trains mais ils sont un peu plus grands euh au niveau du ferroviaire les points positifs aujourd'hui comme je vous disais précédemment première région ferroviaire européenne en terme d'emploi en terme de production une mobilité douce la mobilité la plus décarbonée qui existe peut-être mise à part le vélo mais entre l'avion la voiture c'est c'est la mobilité la plus décarbonée on a aujourd'hui j' dirai un business en tout cas un plan de charge qui qui qui est chargé aujourd'hui on a une visibilité à 10 ans la problématique qu'on va avoir c'est aujourd'hui une problématique de disponibilité de ressources quand je parle de disponibilité de ressources c'est jusqu'à présent on avait une problématique de plan de charge fin des années 2010 j'ai des contraintes en terme de business aujourd'hui en terme de plan de charge il est bon à 10 ans on a du boulot la problématique qu'on on a c'est notre capacité à délivrer donc notre capacité à délivrer c'est que on a des lignes de production on a des stand d'ingénierie c'est on trouve plus le personnel pour pouvoir produire donc je veux dire c'est queavant vous étiez chef d'entreprise vous passiez une annonce vous aviez 100 cv aujourd'hui vous passez sans annonces vous avez peut-être s CV voilà donc ça veut dire que le contexte d'emploi d'employabilité c'est inversé là où avant vous aviez les entreprises qui avait j' une multitude de besoins et choisissz aujourd'hui c'est c'est le contraire je veux dire c'est qu' aujourd'hui vous avez des postes vacans dans l'industrie donc ça inclut aussi un changement de comportement ché de l'industriel c'est c'est quoi ça inclut un changement de comportement ça oblige l'industri à changer de comportement c'est qu'aujourd'hui il doit modifier son approche de l'emploi alors vous savez comme je vous disais on a un cluster économique de 20000 emplois plus de 200 entreprises alors quand je participe à des réunions j' des réunions de bureau un conseil d'administration vous savez j'aime entendre on a plein de boulot on a personne comment que ça se fait puis vous savez j'ai aussi l'occasion dans ce genre de réunion de j'ai en tout cas d'échanger avec le monde de la formation le monde de l'emploi et puis on me dit vous savez on forme plein de gens mais ils ont pas de boulot alors la solution de facilité vous savez c'est de rester chacun sur son camp dire bon ceux qui forment ils forment pas bien puis ceux qui forment il disent les industriels ils sont trop difficiles je pense pense que c'est c'est une position de clivage qui aujourd'hui côté industriel on a plus le choix voilà alors moi je sais que je travaille avec en tout cas nous cluster ferroviaire on travaille très bien avec l'ensemble des acteurs de l'emploi sur nos territoires sincèrement ça se passe très très bien on mène des actions mais aujourd'hui je pense que l'intérêt notre intérêt comment est-ce qu'aujourd'hui vous pouvez expliquer comment est que moi aujourd'hui je peux expliquer aux élus qu'on est sur des territoires que nous sommes sur des quartiers on a un taux de chômage qui est bien au-delà de la moyenne nationale et d'un autre côté trouver des industriels qui me disent mais écoute moi Ali j'ai 100 postes je trouve pas il y a une contradiction par rapport je dirais au marché de l'emploi et la disponibilité des ressources donc c'est pour ça moi je milite aujourd'huiais pour des tours de table comme aujourd'hui où globalement on est capable d'échanger de trouver des solutions et de travailler aussi ger dans dans la durée et ce qu'il faut savoir juste un message que je pensee que je passe au monde de la formation et il faut qu'on qu'on travaille tous ensemble c'est que les méthodes de recrutement dans les entreprises ont changé et ça il faut et et ça il faut il faut en avoir conscience quand je dis ça a changé vous savez il y a il y a 30 ans de ça vous avez vu ça c'est parce que j'arrive à 50 ans donc je me permett je me mets à parler il y a 30 ans pour travailler comme ça mais bon c'est pas grave c'est c'est c'est toujours j'is le fruit d'une histoire il y a 30 ans quand on cherchait un salarié on passait une annonce dans la presse papier vous savez vous aviez la presse La Voix du Nord peu importe cherche tel ingénieur cherche un agent de production donc on prenait notre courrier au mieux on faisait la machine à écrire on faisait notre CV on l'envoyait ça arrivait par la poste de semaines pour traiter le courrier de semaines pour répondre on faisait un rendez-vous un mois et demi après globalement le recrutement le processus de recrutement mettez entre 3 et 4 mois quoi aujourd'hui recruter ça pr vous savez même les annonces ce ne sont même plus les recruteurs qui qui qui les passent c'est l'intelligence artificielle qui les produit chat GPT fait des annonces des offres d'emploi vous imaginez même pas ça prend 2 minutes donc ça veut dire quoi c'est dire qu'aujourd'hui le processus de recrutement prend 5 minutes en 5 minutes l'annonce paraît dans l'heure qui suit on vous répond alors quand ce sont des postes de production on vous répond en local mais aujourd'hui quand vous prenez des postes dans l'industrie des postes d'encadrement voir des postes bac + 3 bac + 4 bac + 5 pour votre information 80 % des réponses sontir de la France et dans les 80 % des réponses vous en avez les 3/4 qui sont en dehors de l'Europe c'est qu'aujourd'hui la concurrence de l'emploi c'est même plus ce n'est plus sur un territoire ce n n'est plus en France ce n'est plus en Europe c'est un marché mondial et aujourd'hui la plus grosse difficulté qu'on va voir sur le marché de l'emploi c'est que vous savez il y a des choses qui sont facilement délocalisables al vous savezqu'à présent l'emploi cadre c'était quelque chose qui était réservé vous savez sur sur le sur un territoire qui était très local l'emploi du cadre c'est la se c'est la c'est la chose la plus facile à c'est plus facile de délocaliser de l'emploi cadre que de l'emploi de productionvez nous du on appelle ça j de cerveau aujourd'hui vous travaillez sur des serveurs les serveur même une entreprise française le serveur est à l'autre bout du monde vous savez la crise covid qu'elle a fait c'est que ça a permis de structurer les entreprises de manière à pouvoir travailler en réseau donc quand vous êtes sur valencienne vous travaillez sur l'île avec vos collègues qui sont sur lîle ou sur Paris au début vous travaillez comme ça donc vous architecturez vos process internes sur le travail à distance et juste après vous architecturer votre méthodologie de travail avec des gens qui sont à l'autre bout du monde donc c'est là qu'il faut faire attention c'est qu'on a aussi g une compétition qui est bien au-delà de no territoire et il faut il faut y faire face et c'est pour ça qu'il faut je pense tous ensemble tous les acteurs de l'emploi les acteurs géris de la formation il faut qu'on trouve un endroit unique dans lequel on puisse je dirais switcher les deux mondes vous savez parce que j'ai l'impression vous savez parfois c'est c'est d'avoir d'un côté le monde de la formation initiale professionnelle et d'un autre côté le monde de l'industrie et je pense qu'il manque un petit switch vous savez une maison commune dans laquelle je dirais nous on arrive à se parler à échanger et à trouver des solutions et je pense que ça c'est là solution pour l'avenir et une nouvelle fois nous n'avons pas le choix il y il y a peut-être 10 ou 20 ans on avait le choix nous n'avons pas le choix alors implicitement vous évoquez comme origine de vos difficultés de recrutement des problèmes de de formation initial ou des problèmes de formation professionnel est-ce que vous pourriez affiner préciser un petit peu le diagnostic quel type de compétenence vous manque sur quel type de métier et par rapport à votre plan de charge qui est voilà la création d'emploi sur sur les 10 prochaines années euh c'est c'est quelles sont les les les tendances au niveau de de du type de compétenence que que vous recherchez écoutez là je vais reprendre ma ma casquette ferroviaire donc comme je vous disais 20000 emplois dans dans les haut de France une spécificité de la filière ferroviaire par rapport à d'autres industries c'est en tout cas dans les en France on est la seule filière de transport qui est totalement intégrée donc quand je dis totalement intégré c'est la filière ou globalement j'aime pas me comparer à à mes collègues de l'automobile l'aéronautique parce que bon on a plus de choses qui nous rassembl que de choses qui en tout cas d'éléments divergents mais on est la seule filière à développer notre matériel roulant sur no territoire voil ça veut dire quoi ça veut dire que on a des entreprises de production que ce soit aéronautique ou automobile on produit principalement sur sur nos territoires les les voitures nous dans le ferroviaire on produit nos voitures ça s'appelle la voiture on n'appelit pas ça un wagon parce que la première fois que j'ai dit ça il y a 30 ans à quelqu'un je lui dis c'est un wagon il me dit vous savez un wagon c'est pour transporter les bestiaux non transport des gens hein donc ça s'appelle une voiture donc une voiture de train euh aujourd'hui en plus de les produire sur nos territoire nous les développons c'estàd que tous les centres de développement d'ingénierie sont sur notre territoire je vous donne un exemple si vous prenez un constructeur comme Alstom Transport qui est sur valencienne c'est à peu près 5000 salariés sur les 5000 salariés vous avez plus de 2500 salariés qui sont cadres voilà donc on est une filière qui est capable d'amener de l'emploi aussi bien en production sur sur du soudeur sur de l'électricien sur du garnisseur sur sur tous les métiers GIS très très opérationnel production et à côté de ça on a tout un P de notre activité qui est liée au développement et là on va plus embaucher du bac+ 2 de l'ingénieur je DIRIS l'ingénie inur de recherche voir du du docteur et ça va nous permre nous on développe nos trains sur nos territoires et nos trains sont vendus partout dans le monde je veux dire vous allez à Barcelone ce sont des trains qui sont fabriqués sur nos territoire vous partez au Ker ce sont des trains qui sont fabriqué ici étudiés fabriqués ici qui sont livrés sur à l'international et ça ça donne vraiment une valeur c'est que ça nous permet aussi parce que bon quand on parle d'emploi ça nous permet aussi de proposer de l'emploi j'ai à nos in qui sortent de qui sortent de nos écoles parce que bon c'est c'est quand même navrant parfois de former des gens pendant plusieurs années sur nos territoire qui aspir à rester sur nos territoires parce qu'ils y sont attachés et qui malgré eux malgré eux aujourd'hui parce qu'il y a pas de d'employabilité sur l'emploi cadre bac+ 5 voir au-delà sont obligés d'aller dans d'autres régions voir dans d'autres régions en France et et d'autres régions j'ai en dehors en dehors des frontières de la France après tout à l'heure j'entendais ma collègue parlerit de d'emploi féminin mais ça c'est c'est un vrai levier ça c'est un vrai levier nous on fait des actions GIS sur l'emploi féminin la journée du 8 mars la Journée des droits de la femme où globalement on mène des actions on fait ce qu'on appelle le roadrain girly voilà donc qui aujourd'hui est reproduit au niveau national on invite je dirais plus d'une centaine de personnes avec nos collègues de France travaille on travaille ensemble on invite une centaine de de de personnes femmes on leur fait découvrir nos entreprises et on on leur propose de distribuer leur CV avec des résultats qui sont qui sont ex extraordinaire sur une centaine de femmes vous allez en avoir plus de la moitié qui vont qui vont s'orienter vers ces filières là vers ces filières de formation donc ça c'est clair après il faut aussi être marketter notre notre image de marque on a une image de marque qui qui est pas forcément connue peut-être dégradé c'est aussi à nous industriel aller voir les les jeunes on fait la semaine prochaine on fait le Road train étudiant ro train étudiant c'est quoi c'est on prend une centaine de jeunes dans les écoles qui sont étudiants bac + 2 bac + 5 niveau Bac bac pro et pendant 2 jours on les fait visiter nos entreprises voilà donc on les prend on prend des minibus on les fait visiter voilà donc c'est tout ça c'est aussi intervenir au niveau des collèges on intervient au niveau des collèges on explique quelle est la filière ferroviaire on explique notre industrie je dire c'est qu'aujourd'hui c'est aussi de notre responsabilité de convaincre le mindset qu'on avait il y a 30 ans c'est pas le mindset des jeunes il faut être aussi dans la prospection dans le marketing présenter nos industries et surtout montrer que l'industrie d'il y a 30 ans c'est pas l'industrie d'aujourd'hui je ve dire c'est qu'aujourd'hui quand vous partez dans un atelier de production vous avez l'impression d'être dans une pharmacie quoi c'est c'est fini l'époque du toile bleu où on partait et puis on avait le dos courbé non non aujourd'hui on est vraiment sur des métiers avec de la valeur on est sur des métiers avec des compagnons qui sont formés et c'est aussi notre boulot à convaincre les gens à convaincre nos futurs talents donc tout à l'heure vous évoquez l'idée d'une maison commune alors voilà qu'est-ce que ce serait quoi le le projet qu'est-ce que vous feriez qu'est-ce que quelle proposition vous feriez euh euh si si cette maison commune voyait le jour bah écoutez moi la maison commune ça fait ça fait quelques années que j'en parle bon j'ai j'ai une vision qui est un peu particulière c'est que d'un côté comme je vous disais je suis un industriel je je suis directeur général du d'une entreprise qui fait de l'ingénierie industrielle partout dans le monde et à côté de ça je suis aussi un élu du territoire je m'occupe du développement économiqueis sur sur la CAPH c'est pour ça que tout à l'heure je prenais des exemples concrets donc j'ai un peu cette vision vous savez un peu bivalente où globalement je vois un peu le monde de l'industrie vous savez un état d'esprit des objectif voir parfois vous savez parfois c'est une sémantique c'est une manière de penser qui vous savez qui qui est particulière et d'un autre côté je vois aussi de l'autre côté de la barrière où globalement n monre de la formation qui font plein de choses avec aussi leurs codes leurs sémantiques vous savez leur objectif et puis parfois vous savez il y a pas pire vous savez c'est comme quand vous parlez que des personnes je pense que le plus difficile c'est d'avoir le sentiment de se comprendre de part et d'autre et qu'au final au bout de 10 ans on se rend compte qu'on se comprend pas totalement et vous savez parfois on peut se comprendre sur 80 % et les 20 % restants si on narrive pas à matcher on va parler mais on va pas avancer et moi l'idée de cette maison commune c'est tout simplement de mieux se connaître voilà parce qu'une nouvelle fois le monde du recrutement le monde de l'emploi a changé savez on va on va être très terre à terre une nouvelle fois je vais parler de mon de mon âge qui devient senior il y a 20 ans pour développer un projet automobile ou ferroviaire il fallait en moyenne 5 ans entre 4 et 5 ans donc ça globalement je dois adapter mes ressources ma workload en fonction du business que j'ai j'ai 4 C an développements pour pour pour sortir un train aujourd'hui c'est 18 mois j'ai 18 mois entre le début du projet et le fait de sortir mon premier train donc d'un côté j'ai un cycle industriel qui s'est accéléré vous savez c'est comme tout maintenant on compresse tout voilà donc le cycle industriel c'est c'est compacté c'est c'est très resserré on passe de 5 ans à 18 mois et d'un autre côté on a le de la formation qui s'est accéléré mais pas dans les mêmes proportions donc aujourd'hui l'intérêt c'est quoi vous savez j'ai participé à à des comités de pilotage où on cherchait des soudeurs alors on se met tous autour de la table on cherche des soudeurs on ferme des soudeurs l'industriel a besoin de soudeur il a besoin de soudeur donc on se met tous autour de la table on se met tous d'accord on monte les formations on sort des soudeurs au bout de 18 ou 24 moisah vous allez voir l'industriel vous dites écoutez monsieur industriel j'ai formé 40 souur vous savez ce qu'il vous dit mais moi mon train est déjà livré il y a pas pire que de former des gens et de pas leur offrir de l'emploi mais pourquoi parce que globalement le temps de cycle de l'industriel c'est désynchronisé par rapport au temps de cycle de la formation et moi quand je parle de maison commune c'est identifié aujourd'hui si on parle de l'industrie si on parle du monde de transport on a 80 % de point comm et les 20 % restants ce sont ces 20 % là qu'il faut savoir développer mais entre 3 et 6 mois et là on va répondre à la demande de l'industriel et là on va former des gens on va amener ce vernis qui est spécifique à l'employabilité de la personne et là on va transformer parce que il y a pas pire que de former et de pas mettre les gens en l'emploi parce que ça c'est un échec mais c'est un échec partagé et commun donc voilà l'intérêt de cette maison commune c'est une maison industrie où globalement on pourrait identifier je dirais vous savez le le corps par par métier par secteur et à côté de ça cette maison nous permettrait d'amener ce vernis très rapidement en y intégrant les industriels vous savez parce qu'un industriel si vous lui dites vous devez former les gens pendant 18 mois il viendra pas par contre si vous lui dites j'ai besoin de vous pour former des personnes pendant 4 ou 5 mois il le fera parce que globalement lui ça lui permettra d'une part de transmettre son savoir parce que il y a des gens qui sont volontaires vous savez à transmettre leur savoir et ça va aussi permettre lui d'identifier quand vous avez une session de 20 personnes ça va lui permettre lui d'identifier les gens qui sont volontaires et d'aller chercher directement dans les gens qui forment pour son entreprise je vous remerci je on va aller je je vais passer la parole à à Madame buissé qui je pense partage partage des choses avec voilà pas la même industrie mais c'est aussi l'industrie il a des proximités bonjour à tous et à toutes donc ben merci d'avoir donné un fauteuil à l'industrie automobile donc moi je suis cristal buissé donc je suis responsable emploi formation pour Ampere electricity alors ampè electricity qui est la branche électrique de Renault group il y a encore quelques mois je vous aurais dit que je représente les trois usines du Nord Renault doué maobugge MCA maobugge et l'usine deft8 et en fait maintenant on s'appelle on est regroupé et on s'appelle ampire electricity voilà donc dans notre passage vers vers la transition électrique vers le 100 % électrique parce que je rappelle que nos usines sont passées au 100 % électrique ou bientôt seront toutes à 100 % électrique on a la chance de d'avoir démarré une grosse campagne de recrutement et et donc moi j'embauche je recherche quatre types de métiers euh le premier c'est les opérateurs alors opérateur où je ne demande aucun diplôme on prend tout le monde la seule chose c'est de savoir lire et écrire parce qu'un opérateur chez nous doit respecter une ce qu'on appelle une fosse une fiche d'opération standard et donc il faut savoir lire la feuille d'opération standard et il y a des points clés à connaître et on demande aussi de savoir écrire un minima parce qu'il y a des consignes parfois à laisser sur des cahiers et il faut être capable de de passer ces messages de façon très simple donc les opérateurs euh des conducteurs de de lignes alors plus pour le l'usine de ru qui où il y a de la mécanique euh donc des conducteurs d'installation où on est à où je recherche des bacs + 2 ensuite je dirais les techniciens de maintenance alors je toute la maintenance hein automaticien roboticien mécano et puis le dernier métier ce sont les ingénieurs de production alors je je recrute beaucoup à la sortie des écoles euh où on accompagne en fait on forme les les jeunes ingénieurs en 3 ans 3 ans et demi vers le métier de chef d'atelier de de fabrication mais on prend aussi des chefs d'atelier expérimentés donc voilà quatre métiers que que nous recherchons et si je vous donne quelques chiffres depuis 2022 o où c'est la création de d'électricity nous avons recruté donc en 2023 300 CDI pour nos deux sites de dou et mobug alors quand je parle de CDI c'est de la transformation d'emploi précaire qui était chez nous en CDI donc en en contrat définitif euh donc en CDI ensuite en 2024 donc là le premer semestre 2024 nous avons vraiment eu un gros gros chantier de recrutement où nous avons recruté 500 CDD pour le site de de Doué alors notre slogan notre slogan c'était pour la Renault 5 euh 500 CDD en 5 mois voilà euh donc un gros gros chantier je rentrerai dans le détail ensuite et on a fait aussi en parallèle 90 pour mobuge et donc sur ces 500 CDD la bonne nouvelle c'est qu'à la fin de l'année 70 auront un CDI parce que avant la fin décembre donc on doit embaucher ce 60 enfin transformer des contrats précaires en 70 contrats CDI pour douer 60 CDI pour mobug et 15 aussi pour HS donc on est vraiment dans une machine où on recrute et après on recrute en CDD et derrière on embauche en CDI donc voilà pour les les quatre les quatre métiers puis quel quelques chiffres je tiens à préciser aussi que sur les 500 CDD on avait un objectif de faire 250 250 50 % de de personnes éloignées de l'emploi on a réussi à à à le faire et puis 30 % sont des femmes donc ça c'est un un un pourcentage qui est qui est en tête chez chez Renault on veut vraiment travailler la mixité et 30 % de de femmes dans dans tous les métiers voilà donc les freins que l'on a rencontré alors je je vais essentiellement parler du recrutement des des 500 CDD hein qui nous a qui m'a beaucoup occupé sur sur le premier semestre donc les 500 CDD pour l'usine de de Douet alors moi je dirais j'ai j'ai vu quatre freins le premier ce sont des personnes éloignées de l'emploi et surtout éloigner ce que j'appelle moi des des basiques du du travail deuxièmement c'était de de réussir l'emploi des femmes beaucoup de difficultés à recruter des femmes sur les postes d'opérateurs le troisièmement la mobilité hein parce qu'on est on travaille en 28 et ben les bus qui arrivent à 5h du matin bah ça n'existe pas ou ça n'existe plus et le dernier point c'est l'intérêt des jeunes aussi pour l'industrie automobile et ça je dirais à tous les niveaux aussi bien opérateur que ingénieur et ça ça fait ma grande surprise euh donc voilà alors si je détaille un peu nos nos plans d'action alors le premier point je disais que c'était des personnes éloignées de l'emploi euh effectivement donc on a travaillé en partenariat avec France travail et puis deux organismes de formation qui sont Greta et et PERFORMA et donc c'est 500 CDD 500 personnes alors il y en a eu beaucoup plus euh qui ont qui sont entrés dans le dispositif euh l'objectif c'était de leur leur donner une formation donc on ils sont venus chez nous euh 5 semaines en formation alors j'insiste chez nous euh la formation moi j'ai vraiment tenu à ce qu'elle se passe dans dans notre usine on avait la place pour les accueillir donc tous les matins ils rentrent à l'usine comme s'ils étaient un ouvrier déjà embauché qu'ils avaient leur contrat euh pour vraiment les faciliter leur insertion dans nos dans nos sites de production et très vite on les a mis en horaire posté comme ils allaient être quelques quelques semaines plus tard donc une formation de 5 semaines pas seulement sur le poste de travail hein parce qu'on sait qu'en automobile on travaille beaucoup la dextérité on est très exisant sur la la dextérité euh pas du tout avant de les mettre sur les postes de travail il fallait comme je vous l'ai dit des personnes quand même très très éloignées des des des basiques du travail et donc on a travaillé la première semaine euh à leur expliquer donc ce qui était l'usine pourquoi on leur demandait de venir tous les jours à la à la bonne heure hein à à des horaires postés euh il fallait manger euh on les a remis on a fait de l'éveil musculaire aussi pour les remettre un petit peu en mouvement alors beaucoup ont eu peur on croyait qu'on préparit les Jeux Olympiques non non pas du tout juste un peu des d'éveil musculair et de les leur apprendre à bien se positionner donc première et puis on on leur a fait visiter l'usine aussi très important donc première semaine essentiellement sur les soft skills et une préparation à ce qui allait arriver derrière 4 semaines en immersion sur le poste de travail alors pas du jour au lendemain on n pas fait 100 % 5 jours on a fait la première semaine ils sont allés une journée sur le poste de travail 4 jours on a fait de la formation en salle ensuite la deuxème semaine on a fait de jours de formation au poste et ainsi de suite jusqu'à arriver au à la dernière semaine à 5 jours sur le poste de travail donc on a on a dû aussi aménager notre planning au fur à mesure de de ces 5 mois parce qu'on avait l'habitude les deux dernières semaines on disait bon ils sont prêts et on fait 5 jours de travail bah non est-ce Queen fait les la première fois où la personne travaille 5 jours d'affilé elle rentre chez elle c'est le weekend et ben finalement elle se dit bon c'est trop compliqué pour moi je suis fatiguée c'est pas fait pour moi et donc je ne reviens pas donc finalement l'avant-dernière semaine on a pas fait une semaine complète on a fait 4 jours au poste et puis une journée où on les a repris pour les remotivver pour leur dire on sait que c'est compliqué mais vous allez y arriver vous y êtes presque donc ne lâchez pas donc on a vraiment fait du coaching je reviendrai sur le coaching après donc une formation où où on est allé progressivement donc on leur a offert cette formation deuxièmement bah les coachs condition de réussite aussi c'était de mettre en place des coachs nous les ENF les les les chefs d'équipe il leur boulot c'était de leur apprendre le leur poste de travail mais on a mis en place des coachs qui s'occupaient de tout ce qui était à côté comment on gère bah les gardes d'enfants la mobilité les rendez-vous avec avec la justice certains avaient des problèmes personnels ben comment on fait pour que tout ça ça matche avec l'industrie qui est ben nous c'est une voiture à la minute hein donc on n pas le temps de s'occuper de tout ça on va dire bah là si il faut qu'on apprenne à gérer aussi tous tous ces problèmes à côté donc ça c'était le deuxième point pour travailler avec des personnes éloignées de l'emploi et le troisième qui qui est important et je rejoins là quand on disait on parlait d'aairage bah le troisième c'était de parler aussi à nos chefs d'équipe à nous à notre management qu'ils allaient recevoir des personnes éloignées de l'emploi et que bah c'était pas il y avait pas que des personnes qui avaient pas envie de travailler hein il y a des ça peut arriver à tout le monde d'être éloigné de l'emploi on peut avoir des problèmes de santé des des événements divers de de la vie qui font qu'on se retrouve loin de l'emploi on peut avoir quitté son emploi pour s'occuper d'un enfant pour s'occuper d'un parent et et puis revenir finalement être dans la catégorie éloignée de l'emploi euh donc on a dû aussi bien expliquer euh à nos managers que ils allaient recevoir des des personnes éloignées de l'emploi ça allait parfois être difficile mais on avait mis un dispositif à côté de de coach euh qui était là pour faire le le lien avec tout ce qui était extra professionnel et puis on a mis aussi des carnets de correspondance euh donc chaque chaque personne qui entamait la formation avait un un un carnet de correspondance où on écrivait les choses qui allaient moins bien ça on a l'habitude de faire on sait faire on sait sanctionn mais aussi sanctionner avec des choses positives en disant bah il arrivait il tenait 20 % de son poste euh pendant une semaine et puis bah là ça y est un gros cap a été euh a été franchi ou a su détecter euh un problème qualité ou et et à transmis ou s'est bien comporté enfin donc il y avait des choses positives et et négatives pour justement pouvoir pouvoir s'améliorer donc ça c'était les les vraiment les les trois choses qu'on a qu'on a fait pour travailler enfin pour essayer de lever les freins à à l'emploi de personnes éloignées de l'emploi euh deuxième point je je parlais de l'emploi des femmes euh bah pareil he il faut travailler dans les deux sens euh il faut nous aussi dans les usines être prêt à travailler avec les femmes alors recevoir des femmes ça veut dire quelqu'un parlait précédemment de vestia bah oui il y a les vestiaires et puis il y a les toilettes donc il y a des choses très basique he remettre nos sanitaires en état donc ça on l'a fait dans nos usines et c'est suivi par au plus haut niveau de l'entreprise on a travaillé aussi sur la la mixité donc on a des ateliers pour mieux travailler ensemble hommes et femmes avec des petites scénettes donc c'est c'est en train de de de se mettre en place et puis euh donc ça c'était pour nous aussi entreprise atelier être prêt à travailler avec les femmes mais aussi on est allé les chercher parce qu'on arrivait pas à faire nos 30 % on n pas réussi sur les 500 CDD on était on a fait que 26 % de femmes donc on a dû aussi ben enfin modifier un peu nos nos façons de recruter avec France travail on a fait on faisait des réunions d'information collective pour dire Renault empè ampè electricity recrute on a fait des réunions spécifiques pour les femmes hein on en était là et et on a on avait quelques quelques témoignages aussi de femmes qui venaient dire bah venez c'est possible je l'ai fait j'étais dans vodka il y a quelques années et puis ben là je là je travaille je suis opératrice ou bien j'ai évolué parce que chez Renault aussi c'est assez facile he de de pouvoir évoluer d'être opérateur puis opérateur senior puis chef d'équipe donc de de montrer des exemples et de donner envie euh donc ça c'était pour l'emploi des femmes euh ensuite on a eu des problèmes sur la mobilité euh on est en 28 et le le premier frein la mobilité alors 88 % de nos de nos recrutés était dans le bassin du douisi donc pas très très loin euh mais n'empêche que quand il faut venir à 5h du matin et venir à 4h30 du matin c'est pas évident de trouver des moyens de locomotion quand on n' pas de voiture euh alors dans l'usine il y a quand même pas mal de facilités c'est que le covoiturage il fait partie intégrante de notre quotidien surtout sur les opérateurs donc globalement ça c'était comment on arrive à intégrer les nouveaux dans dans lescovoiturage euh une difficulté aussi quand un conducteur lâché c'est souvent quatre personnes qui étaient enfin trois personnes qui étaient embêté qui n'avaient plus de moyen de locomotion là les coachs qu'on avait mis ont vraiment vraiment fait leur job et on a parlé tout à l'heure de vélo mise à disposition de vélo pour à coupt vraiment moindre et ça ça a marché aussi alors on était dans la période la bonne période de l'année hein c'était au printemps été donc le vélo c'est possible d'ici quelques jours ça va être un petit peu plus difficile euh donc on a donc la mise en place de vélo qui a bien fonctionné on alors là je j'appelle aussi un petit peu à l'aide c'est pour les pistes cyclables il faut pouvoir venir jusqu'aux usines avec les pistes cyclables euh on a travaillé aussi avec pour aider à la mobilité avec car makakers qui est une filiale de Renault et et qui permet de de favoriser le leasing social alors on a tous entendu parler mais n'empêche que la première mensualité est quand même un peu rude même dans le leasing social et là ça permet de d'adoucir on va dire le montant de de la première mensualité du leasing social donc ça c'est car makakers c'est pas encore très très connu euh mais c'est un processus qui est très intéressant et puis donc avant d'acheter une voiture il faut aussi que les personnes aent le permis donc on a on a proposé de mettre en place un simulateur de conduite alors le permis il faut toujours le passer sauf que elle elles avaient la possibilité de venir dans l'usine il y avait un simulateur pour essayer de de bah d'apprendre à conduire gratuitite enfin gratuitement en fait et d'avoir moins de leçons de conduite à financer euh bah tout ça ça pas eu pas eu de succès sur les 500 CDT donc on on a fait de la publicité mais globalement ça a pas eu un impact et le simulateur en fait on a fait que les réunions préparatoires et on n' pas eu de candidats pour le pour le l'utilisation du du simulateur euh donc on a mis en place des choses il faut encore travailler sur sur sur tout ce qui est mobilité euh je pense avoir fait le tour sur la mobilité et le dernier point c'était l'intérêt des jeunes pour pour l'industrie automobile euh alors sur les les opérateurs effectivement beaucoup de jeunes nétaient pas très très intéressés avait une vision de germinale hein de de l'industrie qui était une une vision qui était perpétuée par par la famille euh donc pas trop d'intérêt pour l'industrie automobile même si Renault doué quand même dans la région du douei c'est quand même très très connu et et en ran je vais parler du recrutement des des des techniciens et des et des ingénieurs he parce qu'on en a fait 100 aussi je sais pas si je l'ai dit tout à l'heure mais depuis 2023 on a recruté 100 techniciens et ingénieurs et euh je suis vraiment étonnée euh du peu d'intérêt pour l'industrie automobile de nos jeunes ingénieurs je jeis vraiment intérêt difficile de de recruter alors pourtant on on a des parcours qui permet de d'accéder progressivement au poste de chef d'atelier d'éviter de les jeter directement dans le grand bas on sait qu'ils n'ont pas d'expérience et pour autant ça n'a pas beaucoup de succès alors on a beaucoup de de candidats étrangersin mais pas de mais pas de candidat français alors c'est ce qui est dingue c'est que ben il y a il y a 30 ans quand on sortait une école d'ing sur toutout de la région ce qu'on espérait c'était de venir travailler chez Renault Peugeot et en plus il y avait Toyota qui venait d'ouvrir c'était c'était magique ben non c'est plus ça ça intéresse moins alors ce qu'on met en place là c'est des des visites alors les visites dans les écoles d'Inger on l'a toujours fait on a des partenariats avec plusieurs écoles de la région j'insiste sur les écoles de la région parce que les gens qui ne sont pas de la région reste pas malheureusement c'est ce que je vis aujourd'hui quand on recrute des ingénieurs et j'ai encore un cas un très bon très bon ingénieur enfin une très bonne recrue qui venait de Brest il adore notre entreprise mais il est sur le le site de mobug et dit non c'est pas possible pour moi quoi je j'arrive pas à rentrer chez moi euh régulièrement enfin sur un weekend c'est pas possible ou c'est très difficile donc j'essaie de travailler tisser justement des liens avec les écoles d'ING de de de la région limt en fait partie likcam linsa avec qui on travaille beaucoup euh donc sur les de donc de promouvoir les les liens avec les écoles d'ingénieurs mais pas que euh parce qu'en fait euh j'ai entendu parler des collèges là tout à l'heure effectivement c'est on s'est aperçu enfin il y a des études qui le montrent c'est qu'au niveau du c'est au collège à partir du collège où ben on peut Viller en fait jusqu'en 4e visiblement on est à l'écoute des métiers alors on n'est pas enfin on on n pas d'idée de genre de de genre sur les métiers et on est prêt à à tout faire on est à l'écoute et à partir de la 4e 3e les choix sont beaucoup plus francs et en général les filles déjà donc elles partent sur des métiers plus genrés féminins et et et la pour l'industrie c'est c'est à peu près pareil donc on on les plans d'action là c'est d'intervenir davantage dès du collège et j'essaie de d'avoir des liens avec les les responsables de collège autour de nos usines pour pouvoir intervenir dans un premier temps avec des des ambassadeurs he parce qu'on a des on a des belles victoires quand même on a des difficultés mais des belles victoires et on a des ambassadrices aussi des personnes qui étaient éloignées de l'emploi 45 ans donc qui n'ont jamais travaillé parce qu'elles se sont occupé de leurs enfants et puis finalement après 40 5 ans ben elles ont besoin de travailler elles sont venues chez nous et et et ça ça a fonctionné donc l'idée c'est d'aller dans les collèges avec des personnes qui viennent témoigner alors des personnes de 45 ans ou alors des des plus jeunes aussi pour leur expliquer que ben elles connaissaient pas l'industrie et qu'elles ont réussi à s'épanouir vers l'industrie et puis monter le montrer aussi le côté 4.0 de de nos entreprises on est loin de de Germinal l'opérateur de fabrication bah il est entouré d'écran euh il fait que valider on a même les montres connectées enfin il y a plein de choses qui existent et il faut qu'on arrive à ouvrir les portes mais le plus tôt possible de nos industries vers vers l'école merci beaucoup cette présentation puis donc l'enchaînement est tout trouvé pour sur les jeunes et leurs aspirations plus ou moins ouvertes donc je laisser la parole à à Madame Coulon donc je vous laisse vous présenter rapidement donc Madame Coulon je suis inspectrice de l'éducation nationale spécialité information orientation euh ma mission première est donc bah d'accompagner hein le parcours des élèves pour la rectrice d'académie madame cabuil et le directeur académique monsieur coté pour le département du Nord puisque j'interviens sur le département du Nord mais comme c'est un très grand département je n'interviens pas seul comme inspectrice nous sommes quatre et j'ai notamment sur le territoire le le bassin de Valencienne donc un bassin que je connais plutôt bien alors oui ben je suis très contente finalement d'Inter venir vers la fin parce que je vais faire écho à beaucoup de choses qui ont déjà été dites euh oui nos élèves s'autocensures ils ont des représentations quand ils nous arrivent au collège finalement ils sont pas neutres c'est pas une page blanche ils ont des images des représentation on a tous entendu des élèves dire c'est pas pour moi c'est un métier d'homme ou c'est un métier de femme c'est trop loin c'est trop cher et et finalement notre mission première ça nous oblige finalement à le montrer que c'est possible qu'il y a des facilités quand c'est pas direct comment les contourner euh la difficulté qui a été la mienne c'est de choisir finalement les actions mis en place au sein de l'éducation nationale parce que elles sont nombreuses on a au sein de nos établissements énormément de pépites d'action qui s'ouvre vers l'extérieur les écoles les collèges les lycées ne sont pas fermés ne sont pas finalement euh en vas clos il s'ouvre de plus en plus et donc j'ai eu un une grande difficulté à choisir ces actions j'en ai retenu trois mais je ne voudrais pas penser que c'est que trois actions de l'éducation nationale elles sont bien plus nombreuses euh la première peut-être bah justement la découverte des métiers et je vais rejoindre les propos qui viennent d'être dit la découverte des métiers finalement c'est le plus tôt possible alors le le la politique a mis en place et découvert de métiers dès la classe de 5e alors je sais qu'il va y avoir une illustration donc je vais pas rentrer dans le détail de l'illustration mais l'idée c'est finalement de permettre aux jeunes de se rendre compte de ce que sont aujourd'hui les entreprises parce que je vous rejoins sur l'idée que ben ils ont des impacts qui leur sont donnés par leur famille par leurs pèr par finalement leur environnement ils ont aussi l'image que renvoi les médias hein de de la société et il faut juste qu'on leur montre que bah c'est différent que les métiers évoluent ça évolue vite et que aussi il faut qu'il puissent s'adapter et donc la découverte des métiers a cet objectif de finalement les accompagner dès la classe de 5e pas forcément à s'orienté dès la classe de 5e mais à s'ouvrir vers un environnement qui est bien plus large que l'environnement proche on a mené une action il y a 3 ans sur tous les collèges donc on a d'abord sensibilisé les chefs d'établissement qui sont les pilotes hein au sein de leurs établissements et donc on a mené une action d'envergure sur le département du Nord puisqu'on a former les l'ensemble des collèges et on l'a ouvert aussi au lycées professionnels pour justement accompagner donner les outils armer finalement les chefs d'établissement à la découverte des métiers on a des référents découverts des métiers dans la plupart des établissements don donc voilà sur et là on va voir une illustration donc je rentrerai pas plus dans le détail euh une autre action qui a qui qui est menée et depuis de nombreuses années ce sont les cordés de la réussite on par du constat qu'il faut aussi très très tôt amener les élèves à ouvrir leurs horizons à leur montrer que finalement les études supérieures c'est accessible par du tutorat par du mentorat les actions sont diverses et variées c'est plus de 100 cordés de la réussite au sein de l'académie de Lille 26 sur le territoire qui nous concerne aujourd'hui c'est plus de 4000 jeunes qui ont bénéficié de ces cordés de la réussite là aussi c'est lever les freins leur montrer les facilités dans matière les accompagner dans dans la réflexion sur le logement le transport ce sont des freins réels pour pour nos jeunes et il faut qu'on puisse leur leur montrer B que c'est possible par des parcours puisque ce sont des pères qui vont venir leur parler leur montrer que voilà si tel élève est parvenu à aller dans telle école dans l'enseignement supérieur de réussir un élève qui souvent vient du même lieu ou de la même zone d'habitation c'est leur dire bah voilà vous vous imaginez que c'est pas possible nous on vous va vous montrer qu'avec du travail hein il y a faut faut quand même de la part de nos jeunes un engagement vous pouvez y arriver et on va vous l'illustrer par des finalement des euh des personnes réelles qui vont vous accompagner et ça marche plutôt bien et un autre aspect parce qu'on a beaucoup parlé des filles c'est vrai qu'on a un programme très ambitieux sur le Valenciennois c'est le projet Mariam mirzakani qui est mis en œuvre dont l'idée est d'amener les filles davantage vers les filières autour des mathématiques des sciences numériques euh on fait un constat que ces filles font à un moment donné alors au collège mais aussi au lycée des choix qui sont très différents des garçons alors qu'elles sont à compétenence égal le projet Maria mirzakani c'est dès la primaire c'est-à-dire que dans ce projet sont appliqués et on mène des actions dès l'école primaire on continue avec le collège et le lycée et l'enseignement supérieur c'est très ambitieux c'est toute la mobilisation d'un territoire sur sur sur cet objectif et puis finalement on s'est rendu compte compte que en touchant les filles on touche aussi les garçons euh parce que les sensibiliser sur le fait qu'il y a pas de métier de garçon il y a pas de métier de fille amène parfois aussi à la réflexion de certains garçons sur bah si c'est possible pour les filles d'aller dans cette filière qui est majoritairement masculine bah pourquoi pas pour moi aller dans telle filière qui est dite plutôt féminine mais finalement qui m'intéresse donc voilà trois actions mais elles sont bien plus nombreuses au sein de nos établissements merci beaucoup justement on va je vais passer la parole à Monsieur ben Sedira donc qui donc vous vous occupé de de du volet découverte des métiers auprès de collégiens donc en fait Monsieur benira Je suis enseignant coordinateur d'un dispositif relais au collège Gérard Philippe donc dispositif relais c'est un dispositif de lutte contre le décrochage scolaire donc je suis implanté au collège Gérard Philippe d'bombon mais je travaille aussi avec les 15 établissements du district en Carvin j'accueille des élèves de Cycle 4 donc des élèves de 4e de la 5e à la 3e pardon et je généralement des jeunes fragilisés dans leur parcours dans leur parcours scolaire donc on a des profils absentéisme des élèves présents mais passifs et évidemment des élèves au comportement opposants donc on travaille beaucoup sur la pédagogie de projet notamment un projet avec le knes que je mène depuis quelques années on a même eu l'occasion de d'aller sur Toulouse visiter la Cité de l'espace et faire une institution des travaux et on a même eu la chance de pouvoir rentrer au knness et visiter le knness donc au départ ben voilà c'est les gamins ils se disent benah non c'est pas possible on va pas y arriver on va pas être capable d'envoyer de de coder d'envoyer ça à l'ISS est-ce que ça va marcher est-ce que ça va pas marcher on leur prouve quoi retravailler l'estime de soi l'autonomie la confiance et on se rend compte que bah ils évoluent favorablement par la suite donc ça c'est ma casquette d'enseignant coordinateur du dispositif relais mais je suis aussi Rié au collège Gérard Philippe qu'est-ce que c'est qu'à ripré je vous avouz que je le savais pas j'ai repr j'ai repris l'acronyme en fait c'est le le responsable pour l'insertion professionnelle et la relation école-entreprise donc en fait je fais le relais entre l'éducation nationale et le monde le monde économique donc j'ai trois grandes missions une mission d'orientation de formation et d'information donc le travail que je mène forcément en troit de collaboration pardon avec les profs principaux de 3e et de et de 4e l'élève les élèves leur famille je travaille beaucoup aussi avec les directeurs délégués à la formation professionnelle et technologique des lycées du secteur donc moi je travaille beaucoup avec ceé pasteur Béal et je travaille aussi beaucoup avec l'animateur local école entreprise du bassin donc ces personneslà notamment au niveau des lycées on organise des visites de lycée euh par la suite suite des immersions une fois qu'on a affiné un peu le projet professionnel on travaille aussi euh on se rend sur différents salons par exemple vendredi dernier j'étais sur le salon sur les métiers de l'automobile justement à Lille à la région donc avec un groupe de 25 élèves dont 14 filles donc on avance on avance et c'est vrai qu'il faut partir du collège même même je dirais même plus jeune de la primaire et cetera de il faut casser ses ses stéréotypes euh dans le type d'action qu'on aussi là on est en train de mener une action avec des collègues aussi euh en français en math en art plastique on essaie de de de créer des gros projets pluridisciplinaire donc là notre le point de départ c'est une pièce de théâtre qu'on doit aller voir au mois de janvier elles ont marché sous la lune qui met en lumière tout le travail des femmes qui qui n'a pas été reconnu hein soyons clair et travailler aussi sur le film les figures de l'ombre et à partir de ça euh on a on a on a réussi à contacter quelques personnalités dans le monde des ingénieurs aérospatial notamment ver Erica vellio pardon qui travaille notamment sur le projet Artémis envoyer la première femme sur la lune j'ai travaillé aussi avec Alan pre un jeune de banlieu qui a réussi alors que son prof de mat lui disait tu n'y arriveras jamais à rien il a intégré la NASA en en janvier 2023 et inè Rivalen qui est aussi dans l'aérospatial sur les lanceurs de le groupe Arian euh donc qui est marine aussi de l'association elle bouge donc on a une grande chance c'est que ces personnalités se rendent disponibles et on va faire une visioonférence avec ces trois personnes la proch d'ailleurs la première visio est programmée demain donc ça nous permet un peu de montrer aux élèves qu'en fait on peut être une femme et réussir dans le monde de l'industrie et cetera qu'on peut être aussi issu d'un milieu entre guillemets défavorisé ou socialement difficile mais que cela n'empêche rien notamment là avec ERC avellot qui a dû quitter la Guyane à 18 ans travailler pour pouvoir subvenir à ses besoins et cetera donc les élèves étudient un peu le le parcours de la jeune et pardon de l'ingénieur et ensuite on va voir ce que ça va donner demain au niveau de la visio quoi donc c'est c'est des petites choses comme ça des qu'on essaie de mettre en place pour pour rétablir l'équilibre alors je sais pas depuis combien d'années ces projets sont menés mais c'est c'est fort intéressant alors est-ce que vous suivez un pe les jeunes dans le casre des dispositifs relais on fait un suivi à N+ 2 des des jeunes d'accord alors c'est c'est qu'est-ce que vous observez sur sur sur le le bénéfice de de vos actions ben c'est plutôt encourageant on est je dirais 80 % de poursuite d'études et notamment au lycée sur des orientations choisies ce qui est important subir son son orientation pardon ça ne marche pas mais par contre quand on arrive à les raccrocher et les mener à leur orientation à une orientation choisie les gamin ne décroche plus parce qu'ils font ce qu' ils font ce qu'ils aiment en fait et ça euh c'est très important et c'est pour ça qu'on met beaucoup l'accent et dè la 4e avec avec nos élèves et les enseignants concernés pour que on aboutisse à quelque chose de choisi si je peux juste rajouter de de points un ça serait se leurer de penser qu'on peut effectivement complètement euh avoir des élèves sans représentation on est tous avec des représentations on est tous avec des stéréo type seulement il faut qu'on puisse faire évoluer ces représentations mais partir de l'idée que on casse complètement les représentations ça serait ça serait celeuré parce qu'on n'est pas les seuls acteurs ni vous ni nous éducation nationale on a aussi un acteur qui est majeur qui est la famille qui aussi implique voilà donne des représentations et donc il faut qu'on puisse vraiment travailler à l'évolution des représentations et l'autre point que j'allais vous dire euh alors oui on a plutôt des des résultats positifs il y a encore certainement beaucoup de choses à faire on s'y attelle on je voilà on a on a on continue à œuvrer on a je sais que dans la salle il y a quelques représentants des bureaux des entreprises aussi c'est-à-dire que l'ouverture vers le monde professionnel il est réel au sein de nos établissements et ça dès le plus jeune âge parce que c'est important de de de de travailler bah très tôt finalement si on veut faire bouger les représentant quand elles sont ancrées c'est déjà plus compliqué merci beaucoup à tous je vais on va laisser des questions du public si vous voulez réagir aux différentes interventions je vais chercher trè micro pr a-t-il des questions des interventions première et la plus dure voilà merci euh je me présente Eric chargé de mission départementale pour le département du Nord ma question est pour Madame buissé euh vous avez parlé des aménagements que vous avez fait dans le cadre de la de la formation et du recrutement pour douer mais vous avez parlé de module que vous avez mis également alors sur euh sur l'accessibilité après la formation c'est-à-dire que vous avez souligné si je le reprends attendez je regarde euh la mise en place de coach difficulté périphérique vous avez la sensibilisation des personnels en poste alors moi j'ai mis en note à l'indulgence finalement à l'intégration j'aurais voulu savoir c'est des choses très intéressantes dans le processus d'intégration j'aurais voulu savoir quel impact ça a eu et quel écoute ça a eu vous n'avez pas parlé des résultats finalement oui c'est vrai je n'ai pas parlé des résultats alors malgré tout ça le le taux de réussite il est quand même il est quand même mitigé on a eu on est aux alentours de 60 % de de réussite ouais 60 % sachant que le alors un dispositif alors qui a été certes amélioré là en 2023 avec la mise en place 2024 avec la mise en place des coachs en 2022 on avait enfin Renault avait lancé ce type de de formation avec France travail et on était plutôt aux alentours de 76 %.

donc on voit que le le public malgré malgré ce qu'on a mis en place euh le le bassin a changé une question est-ce que vous intervz au non pas encore justement pour pour pour évoquer pour évoquer le le manque de d'opérateurs et cetera parce que je sais que j'ai visité par exemple le lycée seé et j'ai appris que d'assaut passait régulièrement et et foré plus ou moins déjà ses futurs ouvriers sur place et que par exemple aussi il y avait au niveau des centrales nucléaires cléophile qui mettait en place des bourses spécifiques je veux dire a des petites idées à prendre c'est vraiment ce qu'on doit développer d'aller alors on le fait naturellement vers les écoles d'ingénieurs euh mais vers les lycées et vers les vers les collège c'est encore difficile alors sur les lycées ce qu'on va faire là cette année c'est pour les stages de secondes alors cette année j'en ai pas pris parce que j'étais pas prête clairement et euh et donc cette année ce qu'on fait sur les stage de secondes euh on va prendre les les élèves pendant de semaines alors pas question qu'ils aillent travailler avec Papa Maman hein souvent c'est quand même ce qui se passe bah ça marche pas parce que en fait on peut prendre quelqu'un un jeune quand on travaille dans un bureau mais quand on est opérateur sur ligne ben c'est quand même difficile d'avoir son fils ou sa fille qui so qui soit à côté donc ça marche pas c'est pas équitable donc on est en train de faire un programme de 2 semaines sur les trois sites où on va accueillir les jeunes on va leur faire on va leur expliquer déjà ce que c'est une usine de carrosserie montage les différentes technologies on va faire euh intervenir des des personnes de la maintenance surtout parce que j'e beaucoup la maintenance euh et puis on va aussi leur apprendre à faire un CV euh et après ils devront restituer à la fin des de semaines bah ce qu'ils ont vu les plus les moins voilà donc on au niveau des stages 2 secondes j'espère avoir un petit peu plus d'impact euh sur les lycées alors évidemment pour que ça marche et pour que ce soit de qualité je vais pas pouvoir prendre étudiants ça va pas marcher donc on va se limiterf pour l'instant on est plutôt à une 20 enfin 20 lycéens par site pour que ce soit de de qualité parce que nous aussi ça nous demande quand même beaucoup de de personnel sur place ouais parce que sincèrement je pense que les entreprise doivent aller frapper au port des lycées professionnels par exemple pour les opérateurs et cetera et là forcément on crée un déclic chez le jeune et le gamin et parce que je vois il y a des formations par exemple au crvo centre de rénovation de véhic d'occasion où il forment les élèves il est il leur finance le permis de conduire et s'ils valident leur leurs TR années ils sont embauchés avec un CDI quoi je veux dire là on crée on crée on crée une certaine dynamique et je pense que ça peut je pense que ça peut marcherand on a quand même 250 apprentis hein sur nos sur nos trois sites à tous les niveaux de bac de bac jusque bac + 5 donc on a quand même des jeunes et des relations avec les lycéens mais on doit quand même plus aller aller vers les lycées et sans aller trop trop loin mais autour du douisi autour du mobeugois alors ça se fait plus naturellement sur les sites de mobeuge et autour de Ruz aussi où on cherche des conducteurs d'installation donc B je su je suis à l'écoute oui donc Mélanie de l'eau merci pour toutes vos interventions vraiment très diversifiées et intéressantes je voulais revenir sur le projet miram mirzakani pour savoir bon en terme de temporalité est-ce que vous avez déjà un petit peu vous nous avez parlé un peu des retours donc vous avez déjà avancé dans ce projet et est-ce que la volonté c'est de pouvoir étendre quelle couverture géographique aujourd'hui ça représente et par rapport à l'enjeu pour les femmes du bassinier puisqu'on a quand même 10 points de retard par rapport à l'emploi féminin national est-ce que ça pourrait devenir quelque chose un petit peu généralisé sur ce territoire alors on est sur une commande nationale euh avec un territoire expérimental aujourd'hui qui est le Valenciennois et ça pour toute la France donc on est pour l'instant sur de l'expérimentation on rentre dans notre 3e année alors pour ma part moi j'arrive sur le territoire donc je n'ai pas de mérite sur les deux premières années ce sont mes collègues qui étaient là précédemment qui qui ont suivi ce projet l'idée aujourd'hui c'est de continuer les actions de mesurer l'impact déjà puisque au bout de 3 ans on peut commencer à avoir un un impact sur les choix notamment des jeunes filles en matière d'enseignement de spécialité en classe de première et de terminale et donc là on est finalement dans une phase intermédiaire d'évaluation mais aussi de possibilité de continuer faut savoir que ce projet il est suivi aussi au niveau euh de la recherche puisqu'on a des chercheurs qui nous accompagnent et euh on doit très bientôt présenter des premiers résultats à Madame la Rectrice et ensuite effectivement on va poursuivre encore une 2 ans ce projet pour voir s'il a possibilité de s'étendre ce que je peux vous dire aussi par ailleurs c'est que c'est une problématique qui est euh au niveau national finalement sur l'impact du genre je participe à une communauté d'apprentissage où là on a des acteurs sur le plan national avec des chefs d'établissement et d'autres inspecteurs et c'est une des un des enjeux qui nous ont été confiés par l'Inspection Générale c'est-à-dire de regarder les déterminis sociaux pardon et l'impact de genre dans les choix d'orientation et comment pédagogiquement on peut accompagner ces changements voilà on est aussi au tout début de de cette communauté d'apprentissage merci merci messieurs dames bonjour Jean-Pierre bumon du conseil régional hein le responsable donc de de certaines antennes he donc de deux antennes C d'arace et salomine donc mon collègue Patrick auin est à mes côtés donc lui s'occupe particulièrement de Cambray et valencienne donc on insiste bien sur salomine et valencienne étant donné que ce sont des dernières antennes qui ont été installées par la région en l'année dernière et cette année à savoir que alors moi je vais je vais avoir une donc d'une part merci hein beaucoup pour vos pour vos témoignages de qualité euh moi je vais avoir une plus une une petite une petite intervention pour Madame buissé hein vis-à-vis de des entreprises vis-à-vis des jeunes que vous recrutez des jeunes qui ont des difficulté lié à la mobilité sachez également que le Conseil régional mais pas seulement le département également on travaille aussi sur la mobilité des personnes qui sont effectivement pour certains demandeurs d'emploi pour d'autres qui sont euh en en lycéen avec un statut lycéen sur des terminals bac pro et terminal cap hein et également pour les apprentis donc on peut éventuellement vous apporter peut-être des des des des éléments de réponse par rapport à ces aides-là l'aide également l'aide au transport des salariés hein qui était qui était à un moment donné aussi pris en charge pour par le Conseil régional qui a aujourd'hui malheureusement cette aide est suspendu par rapport au budget donc là on attend effectivement ce qui va se passer en 2025 mais en tout cas sachez qu'on peut être à vos à vos côtés pour justement peut-être répondre ou résoudre à des situations de mobilité alors par rapport à l'éducation nationale je remet merci également les les propos hein alors moi je suis assez à l'aise là-dessus parce queavant d'être responsable d'antenne je j'étais aussi à la Direction de la Formation Professionnelle he qui qui est une compétence pleine entière au niveau de la la région je m'occupais particulièrement du SPAL d'aras et de et de lance donc au côté de de l'éducation nationale moi je trouve que l'éducation nationale évolue bien évolue bien dans le bon sens pour justement aller vers vous allez vers à la fois les entreprises et à la fois effectivement vers les vers les familles donc ça c'est aussi important euh au niveau des des antennes on est aussi on participe aussi à des événements type forum des choses comme ça et on va effectivement avec le lycée ferry et le lycée suraras le lycée ferry et le lycée jacques- Lecaron on intervient également dans des moments en lien avec proche orientation alors j'ai je suis étonné parce que j'en ai pas entendu parler c'est aussi c'est aussi un dispositif du conseil régional on a des référents proche orientation particulièrement pour le pas decalé c'est Madame Merlin et effectivement on a eu des des interventions à la demi-journée ou à la journée pour justement rencontrer également les élèves les élèves de terminal B pro et terminal cap pour justement leur apporter parce que c'est aussi des formations à Visé insertion pro donc logiquement ces élèvesl vont vont vers l'emploi et donc j'ai eu aussi un contact avec le lycée Sené et on va faire sans doute la même chose en 2025 donc ça suit son cours donc ça c'est super c'est bien tant mieux travaille avec Madame mer rassurez cost ah oui ah oui c'est vrai et pour à la fois l'éducation nationale et aussi pour les entreprises c'est vrai que la région c'est bien merci Patrick au moins deux têtes il y en a plus que dans une on a aussi pour terminer une on gère aussi des conventions de stage pour des élèves à partir de 14 ans donc les élèves qui sont effectivement au collège donc on gère également des tion de stage en lien avec les établissements scolaires mais pendant les temps scolaires et donc c'est bien la région qui prend en charge cette convention de stage et donc les élèves pendant les petites vacances ou les vacances scolaires les grandes vacances peuvent se permettre de mettre en place une une durée de stage la moitié des vacances donc si c'est les petites vacances c'est 15 jours ça sera une semaine et pendant les vacances les grandes vacances ça sera un mois donc sachez-le également effectivement tous ces dispositifs nous lesous les connaissons et je vous rassure je rencontreerai prochainement encore proche orientation et et on travaille ensemble alors je n'ai j'ai dû faire des choix et comme je l'ai dit on est ouvert on est ouvert aussi au au avec les mississions local notamment dans le cadre l'obligation de formation on travaille déjà auparavant ensemble mais maintenant on travaille on copilote ensemble notamment pour les jeunes qui sont éloignés et qui quittent l'éducation nationale les 1618 les fameux 1618 et donc on a plein de partenaires quand je dis que l'école ouvre et s'ouvre c'est une réalité elle s'ouvre vers le monde de l'entreprise mais aussi vers les associations les partenariats c'est très variable d'un j'allais dire d'un territoire à l'autre mais oui oui on travaille avec vous et on a besoin de VOUS vas-y merci euh juste une petite question alors c'est peut-être un petit peu en décalage par rapport à ce qu'on a vu ce matin justement euh il y a pas beaucoup de ou j'ai pas entendu en tout cas ou rien entendu sur la transition du territoire j'ai rien entendu sur de nouvelles filières liées à toute la transition écologique à faire notamment ici bon il y a beaucoup d'industries on est d'accord mais il s pas pas du tout été enfin en tout cas je l'avais pas entendu ça pas du tout été abordé donc est-ce que c'est des des thématiques des orientations que vous donnez aussi au au au aux étudiants collégiens étudiants et tout étud supérieur et aux filières sur le territoire alors je vais essayer effectivement de alors quand on travaille sur les cartes des formation forcément on travaille sur les les changements et les évolutions et c'est notre sujet actuel donc avec peu de recul de ma part puisque je vous l'ai dit je reviens sur le territoire donc ma première mission était peut-être déjà de bien réappréhender alors je dirais parce que j'ai travaillé il y a déjà quelques années j'ai fait juste un petit séjour de quelques 10 mois en Normandie et le retour bah il faut à nouveau se réapproprier et avoir ce travail mais euh je pense que les transitions on les travaille à tout moment et quand on on on parle filière métier aux élèves forcément on parle aussi de métiers et d'emploi porteur donc on essaie alors je je sais pas si je réponds parfaitement à votre question mais c'est ça fait partie aussi euh de de de nos enjeux alors on fait pas ça seul hein je je on a sur les chaque territoire les Centres d'Information et d'Orientation on forme nos psychologues de l'éducation nationale et d'O donc euh je vais dire conseil en orientation pour pour simplifier pour justement qu'ils accompagnent au plus près les élèves euh et on essaie aussi de les former et leur montrer ce qui existe pour que leurs propos finalement soient au plus proche de la réalité des terrains euh donc ça voilà et ce que je voulais dire aussi c'est que notre objectif premier c'est de pouvoir permettre à chacun chaque élève de euh pouvoir finalement mettre leur compétences c'est-à-dire qu'on va peut-être les former pour un métier et ils vont exercer un autre métier c'est simplement pourir leur dire bah les compétences qu' ont été acquises au cours de ta formation elles sont transférables mais c'est à nous de leur montrer parce que dans un premier temps les élèves ne voient pas cette facilité et cette cette jeis dire ce ces changement possibles et puis on sait très bien qu'aujourd'hui le nombre de personnes qui ont qu'un seul métier dans leur carrière il y en a très peu il faut qu'on fasse finalement qu'on les on leur donne les compétences à s'orienter tout au long de la vie et ça c'est important pour nous et pour vous aussi merci Sylvain Bernard je suis directeur adjoint moi de la Maison de l'emploi de l'insertion de lance et donc je représente en partie de la mission locale c'est pas pas rapport particulièrement aux intervenants mais juste pour évoquer un sujet qui devient de plus en plus prignant je pense pour la population en général dans le bassin minier et notamment pour les jeunes c'est la santé la santé mentale euh qui est qui qui un vrai sujet sur auprès des jeunes pour les jeunes qu'on qu'on accompagne et qui je pense au même titre un peu que le l'ilétrisme Ben est un facteur bloquant pour pour énormément de choses ça a été un petit peu évoqué je pense notamment sur l'aspect autocensure des jeunes euh c'est sont des comment dire des des des problématiques qu'on a du mal à traiter je trouve qu'on travaille de plus en plus de manière intelligente systémique sur la mobilité sur beaucoup beaucoup de d'aspects mais ce facteur là alors la santé on la traite un peu on a des des accord en général les mission local avec les centres hospitaliers du coin mais c'est un vrai sujet qui voilà qui qui nous est remonté de plus en plus et bon voilà qui qui se pose sur beaucoup d'aspects mais le côté mental la santé déjà tout court et et la santé mentale avec des études qui qui qui sont sortis et que je pense qu'il y a eu des échos récemment bon il y a beaucoup de jeunes qui se qui se portent pas très bien et et nous beaucoup de professionnels qui sont un peu démunis par rapport à ça donc ça fait aussi ça nous demande de faire évoluer nos métiers on est avant tout essentiellement des conseillers en insertion professionnelle et de plus en plus je pense qu'il faut qu'on aborde et qu'on travaille et qu'on se professionnalisme sur cet aspect psychologique je le partage totalement effectivement on le voit il y a de plus en plus de jeunes qui ont des problématiques pas que des jeunes d'illeurs santé mentale enfin jeune adulte d'abord il y a une première chose souvent on est face à un déni c'est-à-dire que ils ont des problèmes que mais dès qu'on évoque un suivi psychologique psychologue quel fou donc il y a déjà toute quelque chose à lever là-dessus sur bah c'est quoi finalement re avoir un accompagnement psychologique c'est pas uniquement pour les personnes qui sont folles et après il y a aussi aujourd'hui un renoncement au soins d'une grosse partie de la population on a on accompagne des gens qui renoncent au soins d'abord parce qu'une fois qu'il y a un diagnostic de posé ça devient compliqué parce que il y a le sentiment de se dire bah si je suis malade je peux pas m'occuper du reste de la famille et cetera et après on est quand même sur des déserts médicaux il faut le dire aujourd'hui si on veut un rendez-vous CMP on est en moyenne sur 6 mois parfois 2 ans d'attente et donc quand on a réussi à faire tout ce travail en AM mon d'accompagner de reconnaître de de lever les barrières de dénis quand on veut amener la personne vers une possibilité de soin on aussi confronté à de grandes difficultés d'accompagnement de ces public donc il doit y avoir une réflexion qui doit être aussi à l'échelle beaucoup plus globale je pense pour pouvoir aussi palier à effectivement ce frein et cet obstacle euh à l'insertion bon on arrive au terme du temps qui a été imparti à la table ronde ben je remercie euh les intervenants pour ces présentations passionnantes et et l'animatrice pour la qualité de son animation vous êtes toutes invités toutes et tous invités pour le déjeuner et c'est pas très loin et on change juste de pièces et les les travaux reprendront à 14h bon appétit

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Non speech

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