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interviewEurope 1· 30 août 2025 8 min

Rentrée politique : le président du Medef Île-de-France alerte sur le manque de visibilité pour

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour. Cette rentrée politique et vous l'avez constaté particulièrement agitée puisque le 8 septembre prochain, François Baï pourrait être renversé par un vote de confiance, ce qui serait d'ailleurs, je le soulligne au passage, inédit depuis 1958. Êtes-vous inquiet, Bruno Bert ?

Êt-vous inquiet face à ce manque de visibilité pour les entreprises françaises ? Et si oui, pourquoi ? Alors, le sujet de la visibilité est bien sûr toujours un point euh très important pour euh pour les entreprises. vous savez, en en économie pour prendre des décisions qui engagent au minimum le moyen terme, il est indispensable d'avoir de la visibilité et le le contexte politique général qu'on peut avoir en France fait bien sûr partie des des éléments de visibilité et donc un nouvel alléa et forcément quelque chose de d'inquiétant.

Une fois qu'on a dit ça, nous étions tous conscients que le sujet du budget 2026 allait être un sujet compliqué. On a déjà vécu une période difficile. Oui.

Avec très difficile et assez inédite. Exactement. Et assez inédite là aussi par rapport aux habitudes de la 5e République l'année dernière.

Et donc on on voyait se profiler une rentrée une rentrée compliquée. Euh le Premier ministre effectivement a annoncé une procédure qui allait accélérer euh des prises de décision d'act de notre côté d'être responsable en espérant que nos que nos politiques seront tout aussi responsables que le sont les chefs d'entreprise. Parce que actuellement concrètement ce manque de visibilité, est-ce qu'il y a déjà un impact ?

Même si vous le disiez, on savait un petit peu à quoi s'intendre, mais est-ce que qu'est-ce qu'on vous remontre concrètement sur le terrain ? Est-ce qu'il y a déjà des investissements moins, des entreprises qui embauchent qui embauchent moins qui craignent un peu cette cette période ? Alors concrètement, je pense que c'est encore un tout petit peu tôt pour le dire parce que on est on est en fait bien sûr sur la traînée du mois d'août qui habituellement est conduit à un ralentissement malgré tout des décisions en France.

Mais ce qu'on peut bien sûr anticiper, c'est exactement ce que vous décrivez, c'est-à-dire un retard dans les décisions d'investissement. D'ailleurs, pour euh pour certains qui peuvent avoir des choix probablement euh des prises de décisions défavorables à des investissements en France, en constatant que euh finalement la visibilité économique globale en France est est bien moins bonne que dans d'autres pays où des décisions euh euh qui business friendly favorable favorable aux affaires sont prises. Euh on prend du retard, c'est ce que vous êtes en train de nous dire en on prend du Exactement, on prend du retard. faire de l'attentisme en en fait en France si notre économie était une économie fermée ne serait pas forcément très gênant.

Le point plus compliqué c'est que bien sûr on s'inscrit dans une compétition internationale et que en France nous allons prendre un peu plus de retard au moment où d'autres dans le dans le monde accélère et bien sûr ça sera un handicap supplémentaire dans cette compétition. Vous étiez cette semaine à la ref 2025, la grande rencontre annuelle des entrepreneurs de France qui s'est déroulé à Paris à Roland Garos. François Baou est venu vous voir jeudi affirmé euh euh être persuadé que tout peut bouger hein dans les jours qui viennent avant le le vote de confiance.

Bon, il a il a tenté de rassurer le Premier ministre et il s'est montré aussi dans un esprit combatif. Mais est-ce qu'il vous a convaincu ? Vous l'avez vous l'avez évidemment écouté attentivement.

Alors, on nous l'avons bien sûr écouté attentivement. Moi aussi après le après le premier ministre en fait en fin de journée, nous avons eu pu organiser lors de ces ces universités d'été au lors de cette ref un débat entre des responsables représentant le le un très large panel des positions de l'Assemblée nationale de de LFI à Rassemblement national avec les différents euh des représentants des différents partis et et je vais je vais vous dire que finalement c'est plutôt la combinaison entre les deux entre un discours d'un premier ministre effectivement combatif affichant un certain nombre de lignes claires et un débat qui au-delà de postures apparentes m'a paru finalement plutôt constructif que je ressors de de cette refiste que je n'étais à l'entrée. H votre président national Patrick Martin a alerté hein l'investissement recule en France depuis 3 ans et il a mis en garde contre les risques liés à à un éventuel maintien de la surtaxe sur les grandes et moyennes entreprises.

Il y a je mais mais il y a je le rappelle pardon 44 milliards d'euros à trouver une dette à plus de 3300 milliards. Où est-ce qu'on va chercher l'argent Bruno Bert ? On a un peu l'impression parfois que c'est personne veut qu'on touche à son secteur.

Alors c'est c'est bien c'est bien sûr la première réaction de de le point des entreprises, c'est que en fait ce sont elles qui créent de la richesse et donc si on me si on fournit des des handicaps supplémentaires à nos entreprises, cette richesse supplémentaire qui est indispensable pour rembourser la dette sera encore plus compliqué à trouver. Donc bien entendu, nous nous plaidons pour que euh dans le cadre des possibilités budgétaires, les entreprises soient aider. Parce que quand on aide les entreprises, c'est pas le patronat qu'on aide, c'est l'ensemble de la société, bien sûr, à commencer par les salariés, mais c'est l'ensemble de la société qui vit grâce aux richesses produites par les entreprises.

Euh avant tout, nous plaidons pour un non alourdissement des charges qui plaisent sur les entreprises. Ça c'est fondamental. S'il y a bien quelque chose dont les entreprises ont besoin, c'est d'une visibilité, d'une stabilité fiscale.

Euh au-delà de ça, euh en fait un projet de d'allègement de charge au bénéfice de l'ensemble de l'économie française avait été prévu et nous sommes très attentifs à ce queon puisse dans la majorité des cas suivre ce projet. H de ce budget 2026. He bon, on voit bien que François Baïou, il a du mal à convaincre, il a du mal à à rassembler autour de lui, mais c'est un budget finalement qui que vous trouviez plutôt intéressant sur le sur le papier, que vous souteniez dans la la grande majorité, même si j'imagine bien qu'il y a des actes sur lesquels vous étiez en désaccord.

Oui, bien sûr. Alors, si on regarde dans les détails, comme vous le disiez, forcément certains secteurs seront seront plutôt regretteront plutôt certains certains points particuliers, mais globalement le les axes du projet de de de budget nous semblaient relativement équilibré compte tenu des des contraintes qui sont aujourd'hui celles celles de la nation. Euh nous sommes dans une situation que tout le monde connaît avec euh avec une charge de la dette qui est en train de d'augmenter de manière considérable, il devient urgent de traiter ce cette thématique euh de la dette.

Et les axes qui sont retenus aujourd'hui par François Verou paraissent quand même un bon document de travail. lui-même a annoncé qu'il était prêt à discuter de différentes mesures euh et y compris au au sein du MEDF, les avis diverge sur les mesures à retenir. un un des sujets peut-être les plus emblématiques, les plus faciles à mettre sur la table sont ces ces fameux de jours fériers ou ou même là les avis divergent bien sûr, mais comme le disait comme l'a redit le premier ministre hier, ce qu'il présente aujourd'hui c'est un projet.

Euh pour pouvoir discuter ce projet, il faut que les responsables politiques tous ensemble s'entendent pour se mettre autour d'une table et pour en discuter et vous demandez donc plus de visibilité sur sur l'avenir. Merci beaucoup Bruno Bert, merci d'avoir été avec