Voix de droite : "La lecture, un super-pouvoir !" - 15/04
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Chapitres
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Questions et réponses
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Bonjour Louis, un chiffre publié hier vous a fait bondir : un tiers des 16-19 ans ne lisent pas du tout.
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Qu'est-ce que vous voulez dire par super pouvoir ?
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Alors, vous parlez de la lecture comme d'un compagnon.
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Alors, qu'est-ce que vous diriez aux jeunes, ceux qui ne lisent plus ?
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Quels sont vos conseils lecture ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Un tiers des 16-19 ans ne lisent pas du tout. »
- 0:26PrésentateurChiffre
« Chaque Français passe en moyenne 5 fois plus de temps sur les écrans qu'à lire des livres. »
- 0:36Invité politiqueFait
« Lire, écrivait Proust, c'est une amitié. »
- 0:44Invité politiqueFait
« Dieu que le niveau baisse tout simplement. »
- 0:51Invité politiqueFait
« Lire ça donne du vocabulaire de la culture, ça donne de l'assurance, ça apprend à parler, à écouter, à comprendre le monde. »
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« Quelqu'un qui lit, c'est souvent mieux parler, mieux penser, mieux répondre. »
- 1:26Invité politiqueFait
« Lire, c'est se nourrir. »
- 2:07Invité politiqueFait
« tu te crois souvent le premier, le premier à avoir le cœur brisé, le premier à douter, le premier à souffrir, le premier à galérer. »
- 3:00Invité politiqueFait
« lisez Zweig, lisez Stéphane Zweig. »
- 3:09Invité politiqueFait
« de la vieillesse, de Cicéron, le lire s'est trouvé dans les années, non pas un déclin, mais une forme supérieure de liberté et de recul. »
Temps de parole
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Vous écoutez RMC, Apolline Matin, Voix de gauche, Voix de droite. 7h52 sur RMC et sur RMC Story. C'est mercredi, la Voix de droite, Louis Sarkozy. Bonjour Louis, un chiffre publié hier vous a fait bondir. Un tiers des 16-19 ans ne lisent pas du tout. Mais alors vraiment, pas du tout, c'est un chiffre révélé par le Centre National du Livre. Même tendance d'ailleurs chez les adultes. Chaque Français passe en moyenne 5 fois plus de temps sur les écrans qu'à lire des livres. Et pourtant Louis, pour vous, la lecture c'est un super pouvoir.
Lire, écrivait Proust, c'est une amitié. Oui les jeunes, comme les parents d'ailleurs, lisent moins. Et Dieu que ça se voit, il suffit d'écouter les débats à l'Assemblée Nationale ou les conversations au Café du Coin. Dieu que le niveau baisse tout simplement. Les gens se privent eux-mêmes ici d'un vrai super pouvoir.
Qu'est-ce que vous voulez dire par super pouvoir ?
Que lire donne un avantage. Lire ça donne du vocabulaire de la culture, ça donne de l'assurance, ça apprend à parler, à écouter, à comprendre le monde. Et que tous les jeunes m'écoutent, je vous en supplie, pour draguer. Mais il n'y a rien de mieux que de parler d'un bon livre qui vous a plu. On sent que vous parlez d'expérience. Oui, parce que la lecture est aussi utile pour un employeur. Quelqu'un qui lit, c'est souvent mieux parler, mieux penser, mieux répondre. Et dans une époque où tant de gens parlent pour ne rien dire, le livre permet de se démarquer. La lecture, c'est un avantage pour celui ou celle qui sait s'en servir.
Alors, vous parlez de la lecture comme d'un compagnon.
Parce que la lecture est utile aussi. Elle est aussi non seulement utile, mais nécessaire. Lire, c'est se nourrir. On vit entouré de gens pénibles, de gens mesquins, de gens limités, de gens petits. Quand votre patron vous casse les pieds et que votre voisin vous gâche la vie, ouvrir un grand livre, mon Dieu, que ça fait du bien.
Donc, avec un livre, on n'est jamais vraiment seul.
C'est exactement ça. Quand on lit, on n'est jamais seul dans les moments difficiles. Les livres tiennent compagnie. On entend souvent dire, d'ailleurs, j'aimerais tellement rencontrer Shakespeare, j'aimerais rencontrer Dickens, j'aimerais rencontrer Hugo. Mais vous pouvez, bon sang. Ils sont là, dans la librairie du courant ou dans la bibliothèque. Et souvent, après avoir lu une œuvre immense, on se dit que rencontrer l'homme aurait peut-être été moins impressionnant et moins agréable que le lire.
Alors, qu'est-ce que vous diriez aux jeunes, ceux qui ne lisent plus ?
Alors, oracle de la jeunesse que je suis, cher jeune, je te le dis, tu te crois souvent le premier, le premier à avoir le cœur brisé, le premier à douter, le premier à souffrir, le premier à galérer. C'est faux. Des milliards de gens sont passés par là, avant toi. Lis-les. Regarde comment ils ont tenu, comment ils ont aimé, comment ils ont souffert, comment ils se sont relevés. Tu y trouveras des réconforts, des conseils, du courage et parfois même, cher jeune, tu y trouveras des réponses. Et pour les moins jeunes ? Alors, je leur dis, on peut discuter avec un roi, croiser César, écouter Talleyrand quand on lit. Ou, sinon, regarder vivre un grand homme que dans les livres.
Et puis, ils savent déjà l'essentiel, vivre. Ce n'est pas toujours facile. Il y a la perte, il y a la maladie, il y a la mort. Être humain, c'est apprendre à vivre avec tout cela. Et les livres peuvent justement nous apprendre un peu de dignité, un peu de recul, un peu de sagesse.
Bon, le moment conseil. Quels sont vos conseils lecture ?
Je pense que vous détectiez mon envie de faire une recommandation ce matin. Alors, pour les jeunes, lisez Zweig, lisez Stéphane Zweig. Ils parlent des sentiments des hommes, des femmes de la vie avec une clarté incroyable. C'est profond, mais ça se lit au fond très facilement. Pour les moins jeunes, de la vieillesse, de Cicéron, le lire s'est trouvé dans les années, non pas un déclin, mais une forme supérieure de liberté et de recul. Alors, à vous, ma chère Apolline, de voir quelle recommandation est la vôtre.
Je voulais dire que je suis un peu entre la jeunesse
et la vieillesse. Je n'oserais jamais.
Merci, Louis Sarkozy. Notre voix de droite le mercredi jeudi. Demain, ce sera la voix de gauche. Cécile Duflo sur RMC.