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interviewfranceinfo· 6 février 2026 22 min

Natalité : quel est le plan de l’Élysée pour la relancer ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci beaucoup Séverine. Si vous avez 29 ans cette année, vous allez recevoir une lettre du gouvernement. Vous venez de l'entendre dans le journal de de Séverine.

Lettre qui arrivera à l'été, nous dit-on. Non pas pour vous dire que vous devez faire des enfants, mais vous recevrez peut-être ce message tout de même parce que ce que va vous expliquer ce courrier, ce sont vos options en matière de procréation et surtout en matière de conservation des ovocytes. Pourquoi ?

C'est un enjeu crucial aujourd'hui, on va en parler avec nos invités. 29 ans, c'est l'âge à partir duquel l'autoconservation des gamètes, elle est possible. Mais c'est aussi parce qu'on le sait hein, il y a de moins en moins de naissance en France et ça devient un enjeu véritablement prioritaire pour le gouvernement.

Il y a donc un plan, un plan qui va être mise en œuvre et cette lettre n'en est qu'une des parties. Ce plan Salomé Berlou, bonjour, vous vous en êtes à l'origine. Bienvenue sur ce plateau puisque vous avez coécrit le rapport sur les causes d'infertilité qui a été remis au gouvernement en février 2022.

Vous allez nous dire ce que vous en pensez de ce courrier, si c'était votre idée ou pas. On est également avec David Duamel. Bonjour à vous.

Vous êtes docteur en économie, enseignant à Sciencep Paris, auteur du livre Un monde sans enfants aux éditions Bûchet Chastelle. On est également avec notre journaliste politique Alexandre Pérou. Bonjour Alexandre. et à distance avec le député UDR de Soné Noir Éric Michou parce qu'il y a hein des personnes qui se montrent sceptiques vis-à-vis de cette idée.

Vous en faites partie monsieur le député, vous allez nous expliquer pourquoi. Bon tout d'abord, je me tourne vers vous Salomé. C'était votre idée à vous ce courrier ou ou c'est une réflexion qui a continué derrière ?

Alors euh évidemment c'est une idée collective puisqueavec le professeur Samira Mama quand on a été missionné par à l'époque Olivier Verran et Adrien Také sur le premier travail en France sur les causes de l'infertilité, on a réuni autour de nous un comité d'experts, des médecins, des associations, des patients et anciens patients de manière à faire au gouvernement de l'époque les recommandations les plus précises tirées de ce diagnostic sur un sujet qui était jusqu'alors un sujet tabou. Et dans nos recommandations, certaines sont reprises aujourd'hui dans le plan dont la nécessité euh d'informer, de mieux informer et de mieux sensibiliser les Françaises et les Français à un sujet qui est encore très méconnu. Et donc moi, j'insiste quand même là-dessus en guise d'introduction.

Il faut quand même dire que jusqu'à présent et jusqu'à l'annonce de ce plan, la question de l'infertilité était quelque part relégué au domaine de l'intime. C'était une histoire de couple, voire une histoire de femme, un problème personnel, voire féminin. Exactement. voir une histoire de bonne femme parce que souvent quand on pense que ça concerne les femmes, c'est aussi un sujet auquel on s'intéresse le moins.

Et donc en fait l'objectif de ce plan c'est de considérer que l'infertilité est un sujet de santé publique et que donc il va pouvoir y avoir un engagement fort pour essayer de lutter contre ce qui concerne aujourd'hui près d'un couple sur 5 he quand on se place dans le cadre des couples hétérosexuels. C'est 3,3 millions de français et de françaises qui sont directement concernés mais en fait il faut très vite multiplier puisque si mon mari est infertile mon couple l'est et donc je suis directement concernée aussi. Donc dans nos problèmes aujourd'hui en France où on a de moins en moins de naissance, moins même que de décès l'an dernier, c'est loin d'être anecdotique en fait cette question de la fertilité.

Ah c'est majeur. C'est majeur. Et et en fait parce qu'on ignore, on le néglige et jusqu'à présent on en parlait pas, on en parlait peu.

J'ai vraiment le souvenir d'une journaliste justement qui faisait un article au moment de du plan pour Olivier Verrand et Adrien Také à l'époque qui me disait "Mais je comprends pas pourquoi est-ce que vous voulez en faire un sujet de santé publique alors que c'est l'affaire du couple en fait et c'est une affaire de sexualité, une affaire de désir d'enfant mais en fait c'est méconnaître d'abord l'ampleur du phénomène et ensuite la violence que c'est pour des couples qui ont envie de faire famille que de se rendre compte que ça va être impossible ou en tout cas très compliqué. Ce courrier va dire quoi ? Est-ce que vous le savez d'ailleurs vous-même ?

Oui, bien sûr. Alors, le le courrier n'est pas encore finalisé puisque c'est aussi tout l'objectif de ce comité de pilotage qu'on préside avec le professeur Samira Mama euh que de travailler sur le choix des mots parce qu'on sait à quel point sur des sujets sensibles comme cela les mots comptent pour que l'information soit bien reçue, bien perçue et bien comprise et absolument pas perçue comme une politique nataliste ou une forme de pression qui serait mise au français. surtout à 29 ans où ça peut sembler très lointain enfin pour beaucoup le désir ou l'idée d'enfant est pas forcément l'âge moyen du du premier enfant aujourd'hui en France 29 ans pour une femme.

Donc c'est aussi pour ça qu'on s'est fondé sur cet âge là c'est 29 ans et donc par ailleurs, on le sait la fertilité enf on le sait on le sait quand on se penche un peu sur le sujet mais la fertilité des femmes notamment chute drastiquement après 30 ans et après 35 ans. Donc tout l'idée de ce courrier qui encore une fois doit être pesé au trébucher de façon à ne pas crisper et à ne pas être mal interprété mais à dire de la même manière qu'à d'autres moments on peut alerter par exemple sur bah certains types de cancer. Vous recevez exactement vous recevez chez vous un courrier vous pouvez décider derrière de suivre et d'aller vous faire dépister ou pas.

Et donc là, l'idée c'est de dire attention à cette question de l'infertilité, elle existe et penchez-vous sur le sujet si vous avez un désir d'enfant et si vous en avez un uniquement et potentiellement faites congeler vos ovoscytes parce que c'est ça qui va être dit dans le dans le message. Vous en pensez quoi vous de ce de ce message David Dumamel ? C'est le bon.

Ah, j'en pense plutôt du bien. Je pense que c'est difficile de savoir quoi faire et puis ça dépend un petit peu de l'objectif. Est-ce que l'objectif c'est d'accompagner euh les couples ou les individus qui veulent avoir des enfants et qui n'arrivent pas et qui ne connaissent pas les problématique lié à l'infertilité ?

On a l'impression qu'on est dans on est dans un monde moins fertile qu'avant mais principalement c'est parce qu'on fait les enfants plus tard qu'avant. Et donc c'est pas de l'infertilité. C'est juste que si on on repousse son projet parental à la trentaine voire à la quarantaine, ça va être beaucoup plus compliqué.

Ouais. C'est ça la cause principale de de cette infertilité. Alors aujourd'hui de la de sa hausse la ce qu'on appelle l'infertilité, c'est la difficulté biologique à avoir les enfants qu'on désire.

Donc oui, la grosse partie, on pense il y a il y a un débat hein, mais on pense que c'est lié beaucoup au retard de la décision d'avoir des enfants. Par exemple, vous savez les les 20 les 20 24 ans, c'est moins de 50 % de naissance qu'il y a 30 ans. En revanche, les 35 40 ans, c'est plus 50 ou 70 %.

Les plus de 40 ans, c'est plus 200 %. Donc on la société change, c'est très important que le niveau d'information change ensemble. Vous savez, il y a une une expression que j'aime j'aime bien parce qu'elle dit quelque chose dans notre société, tomber enceinte, on ne l'emploie plus, on ne tombe plus enceinte.

Enfin, les femmes surtout évidemment euh parce que euh bah le niveau d'information et d'accès à la contraception a énormément progressé. Mais sur les mécanismes de fertilité, le niveau général de culture est encore extrêmement bas et je pense que tout ce qui peut aller dans le sens d'une meilleure information est louable. Est-ce que ça va faire remonter le taux de fécondité ?

Probablement pas. Ouais. Est-ce qu'à 29 ans, on a déjà conscience de ces potentiels problèmes ultérieurs de fertilité ?

C'est ça la question parce que bon, c'est effectivement pas forcément le le cas des des couples de de 29 30 ans d'avoir du mal à concevoir comme vous le dites. Ça vient surtout essentiel. Enfin, pas seulement mais ça peut commencer à ce moment-là et puis surtout il est pas il est pas trop tard pour s'informer parce que un plan parental ça peut être décider "Ah, je veux je voudrais un enfant alors quand est-ce que je le voudrais Oui.

Mais peut-être qu'il faut d'abord que je fasse mes études, que j'assure le début de ma carrière. Et donc tout ça peut un peu se se prévoir. Et il faut savoir qu'il va y avoir de plus en plus d'obstacles biologiques les liés à ce retard de décision.

Et c'est là où c'est utile. Ouais. Et ce qu'il faut bien comprendre, je pense, c'est que le savoir c'est le pouvoir et qu'en fait la plupart des couples qui se sont retrouvés dans une situation d'infertilité disent "Mais seulement j'avais su avant." h parce qu'en fait derrière vous avez des médecins qui vous disent de manière très factuelle euh le temps n'est pas votre allié et qu'en fait c'est un parcours qui est je je parle d'expérience puisque je me souviens très bien de cette première médecin que nous avions vu avec mon conjoint.

Oui, il faut dire que vous vous avez eu vous-même votre propre comptilité. Je pense que le l'idée de ma participation au plan, c'est d'ailleurs de représenter les les patients et anciens patients qui sont dans ce parcours là. Et vous avez un médecin tout à coup, vous aviez moi à l'époque j'avais 27 ans euh qui me dit et qui nous dit avec mon conjoint, vous allez vous lancer dans un parcours qui est long, cher et douloureux.

Et à nouveau, si on ne sait pas ça, ben on peut considérer que l'aide médicale à la procration, c'est une baguette magique et que on pourra se pencher sur la question quand on en aura envie et que en gros, bah tout ça sera réglé en un claquement de doigt. Mais c'est pas vrai. Et de ce point de vue là, je pense que vraiment toute la logique et c'est ce que disent et ce que saluent d'ailleurs les associations de patientes et d'anciens patients dans cette avancée là, c'est de dire ça va nous permettre aussi de comprendre collectivement non seulement les gens directement concernés mais leur entourage qu'un parcours d'AMP c'est quelque chose.

Vous faites des fausses couches à répétition. Quand vous êtes une femme, vous devez vous faire des injections dans le ventre et dans les cuisses tous les jours. Il y a beaucoup d'échecs, ça dure souvent très longtemps.

Et très intéressant à savoir, un couple sur deux lancé dans ce parcours en France va rentrer chez lui sans enfants. Donc ça n'est pas automatique. D'où le fait de dire informons les gens pour qu'ils puissent agir en conscience.

Bon, quand on vous entend, on se dit que c'est une très bonne idée et pourtant bah il y a beaucoup de détracteurs de cette idée depuis hier. Alors, sans trop m'avancer Michou, il me semble que vous trouvez pas que c'est forcément là la solution au problème de fécondité en France. Merci de me donner à parler de son sujet.

Enfin, quand monsieur Macron parle euh du choc de natalité, des dispositions à mettre en œuvre pour avoir des enfants, c'est un côté un peu voilà, je sais pas quelle est la légitimité de ce monsieur à parler d'enfants quand il n'en a jamais eu lui, donc il comprend pas les problèmes qui sont d'avoir des enfants. En réalité, ce courrier est un énorme aveu d'échec de notre politique en général et en fait, on est en train de stériliser l'avenir. Pourquoi en réalité les jeunes n'ont pas d'enfants, ils n'ont pas d'enfants ? parce que ils n'ont pas confiance en l'avenir.

On est dans un pays où le président est en train de jouer de manière assez inappropriée entre le désir d'avenir et la difficulté du présent. Comment voulez-vous qu'on ait envie d'avoir des enfants dans un pays où on vous parle de désindustrialisation, on vous dit que les Russes sont à la porte de Paris pour nous envahir, que les Chinois ont carrément cassé notre industrie, que les Américains sont en train de pirater nos données, que les Chinois, enfin c'est un monde très anxiogène. Dans ce contexte-là, comment voulez-vous que les jeunes aient envie d'avoir des enfants ?

Ce que je pense en réalité de ce courrier, c'est qu'il va faire tout l'inverse. C'est que vous êtes en train d'envoyer un courrier qui va dire aux jeunes, "Écoutez, si vous voulez pas d'enfant en ce moment, c'est pas un problème, vous allez congeler vos des jeunes femmes bien sûr." Et puis dans 10 an jamais vous avez envie et ben ça sera possible.

Ça ramène le problème à plus tard. Le problème aujourd'hui de la natalité n'est pas on est en train de le camoufler parce que il faut donner envie aux gens. Il faut sortir de cette politique de la défiance pour aller vers la politique de la confiance.

Donner confiance à nos jeunes en avenir. Il y a un problème important là-dedans, c'est le coût de stockage et c'est qui aura accès à cette possibilité. Parce que si c'est un stockage privé avec un coût pour euh entre guillemets les patients du terme mais les gens qui demandent, ça veut dire qu'il y a une injustice.

Il y a ceux qui pourront se payer cette possibilité d'avenir et il y a ceux qui pourront pas se payer cette possibilité d'avenir. C'est proprement injuste. Donc en ce sens, je pense qu'on ne traîne pas le problème.

On est en train de le reporter tranquillement en disant effectivement aujourd'hui c'est compliqué, on l'entend, mais si vous stockez vos obossites, bah dans 10 ans, ça ira mieux. H ça va faire tout l'effet inverse. Alors on va on va interroger nos experts bah sur ces deux objections que vous formulez.

On vous entendra après Alexandre. Première objection et je vais me tourner plutôt vers David Duel. On on reporte en fait tout simplement le le projet d'enfant en disant justement aux jeunes bah attendez 10 ans puisque vous pouvez congeler vos ovocites.

L'urgence de natalité en France elle elle est de quel ordre ? Quand on voit les chiffres, on est 1,5 en fond parfois mais on ne renouvelle plus les Alors, on est 1,56 techniquement, c'est donc 1,6 précis. Mais [rires] vous avez raison.

Non, mais parce que on en fait une catastrophe alors que c'est une évolution extrêmement préoccupante. Je juste rappeler que c'est une évolution mondiale, universelle, bien pire dans plein d'utres pays. Donc euh Emmanuel Macron, il est face à un problème qu'il ne peut pas résoudre.

Il peut à petite touche faire ce que le politique peut. C'est déjà important de pas faire de grosses erreurs qu'on peut voir dans d'autres pays. Euh moi, si je suis la logique de monsieur le député, il faudrait plutôt alors recevoir une photo d'un projet industriel et là ça donnerait un fort envie d'enfant. [rires] Euh bon, peut-être he let d'un ami russe chacun son.

Euh bon, votre réponse à vous Salomé Berliou sur la question du coût parce que c'est vrai aussi qu'il y a un problème d'accessibilité tout simplement à la possibilité de bah de de stocker ces ces ovcites aujourd'hui. Les centres ils sont trop peu nombreux, ils sont saturés. Enfin, on sait que la France, elle est en retard par rapport à ses voisins européens sur cette questionlà.

Qu'est-ce qui va être prévu sur ce planl ? Oui, bien sûr. Et d'ailleurs, c'est une des recommandations que de dire que sur la question de l'autoconservation des ovocites, on va passer d'ici 2028 théoriquement à 70 centres.

Euh c'est-à-dire plus 30, soyons honnêtes, 70 centa assez. Bah de toute façon, ça sera ça sera jamais assez mais aujourd'hui euh on est à 40. L'idée c'est d'augmenter et aussi que parce que en fait il faut quand même le dire et ça c'est certain aujourd'hui et notamment depuis la loi bioéthique, il y a des nouveaux droits qui ont été ouverts notamment pour les femmes seules et pour les couples de femmes homosexuelles euh sur ces questions-là.

Aujourd'hui, on n'est pas du tout à la hauteur de l'enjeu et c'est normal que les gens ne soient pas contents et et soient se sentent en danger dans leur désirs d'enfant parce qu'il y a énormément d'attente. Mais peut-être combien d'attentees ? On est sur 3 4 ans c'est ça pour un don de vos ?

Alors non, donc notamment pour pouvoir entrer dans le parcours sur la sur la alors en plus il y a des il y a des subtilités entre dons et autoconservation mais on est à peu près à 13 mois d'attente. Donc après il y a la question du public pour la conservation 13 mois et pour le don on est d'ovocite on est sur des années. Oui, plus.

Mais alors ça dépend aussi et donc la question du donocytte et la question des dons de spermatozoïdes. Et ce qui est certain qu'aujourd'hui en France, on n'est pas les meilleurs là-dessus et que du coup, il y a beaucoup de couples ou de femmes seules qui décident de se tourner vers l'étranger et qu'il faut qu'on fasse des progrès majeurs en la matière. Mais peut-être la seule chose la seule chose et c'était difficile avec laquelle je peux être d'accord dans ce qui a été dit par monsieur le député euh c'est le fait que cette question de l'infertilité parce que il faut vraiment recentrer le débat là-dessus he il y a la PMA et dans la PMA il y a plein de tiroirs qu'il faut tirer et notamment la question de l'infertilité des couples.

Je je rappelle un couple sur c aujourd'hui qui en France va se trouver dans cette situation là. Et donc bien rappeler que c'est un sujet qui certes est un sujet de santé publique. Donc ça y est aujourd'hui on peut en parler mais un sujet beaucoup plus large qui est évidemment qu'il y a des enjeux économique, sociaux, géopolitique et que de ce point de vue-là il faut que ce soit une approche et nous c'est ce qu'on recommande dans le plan depuis déjà plusieurs années que de dire il faut qu'il y ait une approche qui soit interministérielle, transversale.

Et donc pour donner un exemple, si et vous le disiez très bien, les employeurs par exemple, que ce soit du côté du secteur public ou du secteur privé, ne permettent pas plutôt aux couples et notamment aux femmes de se sentir autorisé à mener à bien ce projet d'enfant et à avoir somme toute une carrière et une famille, ça n'avancera pas. Et aujourd'hui, on est très très loin du compte. Donc, il ne faut pas cenonner le sujet à cette question de santé publique, même si c'est déjà une énorme avancée que ça le soit.

Absolument parce que l'infertilité est donc la la dénatalité, la baisse de la démographie. On a eu en 2025 plus de décès que de naissance en France selon les données de des autorités. Euh ça a des conséquences euh sociales euh sur par exemple le financement de notre de notre système social, sur la question des retraite, on en a beaucoup parlé, ça a des conséquences économiques aussi euh parce que moins d'enfants ça veut aussi dire alors c'est un peu trivial de le dire comme ça, mais ça veut dire moins de bras pour travailler demain.

Euh donc ça fait venir énormément de questions. En 2021 déjà François Baïou qui était haut commissaire au plan à l'époque avait fait un rapport sur la démographie pour alerter justement sur la la question de la la baisse de la de la démographie en France avec des mesures qui avaient été proposées notamment pour faciliter l'accès à un logement parce qu'on parlait des difficultés en terme de santé pour avoir pour pour avoir des enfants. et aussi des contraintes économiques.

Un enfant en plus, c'est potentiellement une chambre. Quand on voit la crise du logement aujourd'hui, effectivement peut-être que c'est quelque chose qui rentre en ligne de compte lorsqu'un couple veut faire un enfant. Il y a la question de l'accès plus tard à l'emploi.

Euh tout ce genre de tout ce genre de question, forcément un impact. Et c'est pour ça que c'est difficile de de dire que c'est un comme le disait monsieur le député que quelque part Emmanuel Macron qui a pas d'enfant ne peut pas ne peut pas s'exprimer sur le sujet dans la mesure où bah ce n'est pas qu'un sujet de santé publique, c'est aussi un sujet économique, un sujet social et il me semble que c'est pas que au président de la République, c'est tout le monde d'en parler. Cette objection est totalement irrecevable.

Ce serait quand même comme de dire qu'un ministre de l'économie peut pas s'occuper de la pauvreté parce qu'à priori il est pas c'est juste c'est une exploitation politique qui est assez désagréable qu'il ait les enfants ou pas n'a aucune importance dans la matière. Absolument. Ouais.

Bon réponse monsieur le député à ce qui est dit. Vous entendez les objections ? J'entends les j'entends les objections.

En réalité, si on n'est pas capable de donner un avenir, c'est ce qu'on est en train de faire là aujourd'hui. Le président de la République et je répète, je suis papa moi aussi d'une fille qui a 7 ans. Donc je vois les difficultés, ça a été évoqué de logement, ça aurait pu évoquer aussi de garde.

Toutes ces difficultés celui qui ne l'a pas vécu entre nous, il peut pas en parler aussi facilement que ceux qui l'ont vécu. Désolé de leur dire quand même. Monsieur vous monsieur le député monsieur le député si je puis me permettre vous avez jamais vous n'avez jamais fait la guerre vous parlez de défense matin midi soir c'est pas le sujet plus important l'industrie.

Si on n'est pas capable aujourd'hui de développer l'économie c'est-à-dire à un moment de dire aux gens vous aurez un travail demain qui sera bien payé alors là vous vous créez l'angoisse. On est dans un monde très angoissé anxiogène. Le travail du président de la République c'est donner un sens à tout ça. donner une perspective, dire à tout le monde, allons-y ensemble pour créer une belle France.

C'est pas ça qui se fait. Donc moi, je le comprends très bien que les jeunes et comme une envie de se retenir avir des enfants. Mais ce qui va se passer avec ce courrier, je vous le dis, c'est que ceux qui ne savaient pas qu'on pouvait congeler, ils vont le faire.

Ils vont le faire pour ceux qui ont les moyens financiers parce que ceux qui ont les moyens financiers pouront pas le faire. Donc j'ai fait une alerte en disant ce courrier peut donner tous les faits inverses. C'est ce que je veux dire.

On a compris. Alors, il y a pas que ça hein dans ce plan en 16 points parce qu'on va terminer par ça. Il nous reste que trois petites minutes.

Salomé, il y a il y a d'autres effectivement euh comment dire d'autres pistes qui sont très importantes aussi. Et alors dans celle-ci et c'est vrai que ça nous a alerté quand on a vu les chiffres, c'est la hausse de la mortalité infantile en France. Il va y avoir plus de recherche sur ce phénomène qui pour l'instant, si je ne m'abuse, est assez inexpliqué.

Oui. Alors donc attention parce que donc c'est une approche globale qui a été annoncée hier par la ministre de la santé avec donc deux aspect la lutte contre l'infertilité et moi je suis vraiment sur ce sujet et puis après toutes les questions justement de périnatalité et tout ça est une approche globale puisqu'il s'agit de dire accompagnons les couples et notamment les femmes de leur désir d'enfant que celui-ci se passe le mieux possible jusqu'à la grossesse et jusqu'à l'accouchement et les premiers mois du bébé de manière à ce que on puisse progresser en la matière. Donc euh il y a il y a évidemment tout cet aspect-là euh mais moi je suis plus experte justement de de la question de la montée de l'infertilité et quand même euh je pense que ce qu'il faut retenir parce que et c'est normal euh de chercher justement à élargir le sujet et j'imagine euh d'en faire une forme de de d'utilisation politique à des fins partisanes et cetera, mais c'est quand même faire un jure à la situation de millions de françaises et de Français qui sont en situation d'infertilité.

Ce plan est un plan de lutte contre l'infertilité en France. Et donc euh je pense que il faut quand même vraiment retenir que jusqu'à présent, c'était un sujet dont on ne parlait pas et que les couples devaient souffrir euh et vivre ça seul et que maintenant on va en parler et que probablement et peut-être que ça fait partie des choses euh que je tiens à défendre aujourd'hui, ce plan ne doit être qu'une première étape de travail pour aller ensuite beaucoup plus loin de manière à ce qu'on ne se tourne pas toujours à l'étranger, notamment quand il s'agit par exemple de diagnostics préimplantatoires qui permettent et là c'est un sujet lourd mais sur lequel il Il faudra aller dans un deuxième temps de voir aujourd'hui en France la qualité des embryons qui vont être transférés parce que aujourd'hui on vous transfère des embryons qui de toute façon ne peuvent pas donner lieu à une grossesse ce qui fait que pour les femmes bah vous subissez mois après mois des fausses couches en plus là où si vous allez en Espagne on ne vous transfère que des embryons qui peuvent donner lui à une grossesse. Donc c'est toute cette subtilité là qui ça il faudrait quoi comme évolution ?

Il faudrait une évolution législative pour Ouais. On est on est en retard dans nos mentalités quand même encore en France. Monsieur Damel sur ces questionsl où on a raison où on a raison d'être prudent.

Non mais c'est évidemment il y a deux façons de voir les choses. C'est des phénomènes nouveaux et la France s'est longtemps cru immunisé. C'est-à-dire que ce qui nous est arrivé en 2025 d'avoir plus de morts que de naissance, c'est arrivé en Allemagne en 72.

Vous voyez, nous on pensait qu'on a été un petit peu exceptionnel et d'une certaine façon on l'était. On ne l'est plus et donc on fait face à toutes ces nouvelles problématiques. Ouais.

L'Espagne elle se les pose depuis bien longtemps c'est qui sont rentrés en sousnatalité bien avant. Voilà donc on est en train de monter en compétence sur la question. Bon ben, c'était très intéressant d'entendre toutes ces précisions.

Merci beaucoup Salomé. Merci à vous tous et merci au député Éric Michou qui était avec nous à distance. Dans un instant, ben une bonne nouvelle pour vous Éric Michou.

Tous les chiffres de l'économie ne sont pas mauvais. Notre déficit commercial s'améliore de façon même assez spectaculaire. Alors restez avec nous pour entendre ça et ben vous allez voir que le nombre d'enfants va augmenter.

Et ben, on va voir si le nombre d'enfants augmente tout de suite.