Guillaume Canet : en quête d’actions - C à vous : l’intégral - 08/01/2025
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... - A.-E.Lemoine: "C à vous" en direct jusqu'à 21h.
On a confié à Patrick la préparation du dîner. Une bonne résolution? - P.Cohen: On ne m'a rien confié du tout.
La préparation revient au chef, dans une inspiration mauricienne. - V.Deforce: Tout à fait.
On a snacké la volaille. On est prêts. Ca ne s'est pas bien passé lundi entre Patrice et la recette.
Nouvelle tentative. On vient rouler... - P.Cohen: On est en mode spaghettis. - V.Deforce: Tout à fait.
D'ailleurs, je viens mettre la coriandre, les petites tresses que l'on va déraciner et c'est parti. - A.-E.Lemoine: C'est pour accompagner la volaille. - V.Deforce: On fait un plat en 3 services. - A.-E.Lemoine: Bravo, chef V.Deforce, chef étoilé d'un restaurant à La Clusaz.
C'est l'histoire d'un gendarme d'élite écarté du GIGN après avoir mis en danger des membres de son équipe et qui pense avoir laissé derrière lui son passé, jusqu'au jour où un groupe d'hommes armés kidnappe sa femme et tente de le faire chanter. Départ d'une course contre la montre pour sauver la femme qu'il aime. - On fait quoi?
On s'embrasse? Il rit. Je te prends la main? ...
C'est la 2e fois en 15 jours. Ils cherchent quoi? - J'en sais rien. - Tu ne dors plus avec moi, tu passes tes nuits sur le toit...
Pourquoi tu me fais ça? ... - Quelle tristesse. *Je te laisse une dernière chance pour régler tout ça.
Tu as 4 heures, pas une minute de plus. - Je ne pensais pas qu'ils iraient jusque-là. - Je crois que tu n'as encore rien vu. - Tu nous donnes ce qu'on cherche ou on continue. - Il va falloir que tu cherches un peu plus. - Je ne comprends pas.
Tu t'accroches à quoi? Tu ne veux pas de cet enfant? De cette petite vie tranquille?
Il y a des fois où il faut savoir lâcher. ... - C'est quoi, l'idée? - Je vais chercher Leo. - Tu vas mourir. - Non. ... - Non! - A.-E.Lemoine: "Ad Vitam", disponible vendredi sur Netflix, coproduit et coécrit par G.Canet, qui nous tient en haleine pendant 1 heure 30 entre courses-poursuites, escalades de gouttières et échappées en paramoteur.
T.Cruise n'a qu'à bien se tenir! G.Canet est notre invité aux côtés de S.Caillard, impressionnante en femme gendarme fine négociatrice qui n'a rien à envier à ses collègues masculins.
Salut, Guillaume. - G.Canet: Ca va? - A.-E.Lemoine: Bonsoir, Stéphane.
Bienvenue. J'ai adoré, on a adoré "Ad Vitam". Ce genre vous va bien, Guillaume. - G.Canet: Merci.
J'ai mis le temps. J'ai attendu d'être vieux. - P.Cohen: Vous l'avez un peu réalisé, comme dans "Ne le dis à personne", quelques rêves de scènes d'actions. - G.Canet: Oui, mais j'ai mis longtemps à accepter ce genre de rôle.
Remarquez, on ne me les a jamais proposés. - A.-E.Lemoine: On n'est jamais mieux servi que par soi-même.
Vous vous rêviez un peu en J.-P.Belmondo dans "Le Professionnel" ou dans "Peur sur la ville".
C'est d'ailleurs le film qui a fait connaître le GIGN au grand public. - G.Canet: Oui, quand il traverse la baie vitrée depuis l'hélicoptère...
J'ai toujours fait des sports extrêmes. Dans les films, c'était plus tranquille. - A.-E.Lemoine: Une différence avec Belmondo: l'importance de la présence féminine à vos côtés, Stéphane.
Ce film est aussi une histoire de couple, avec un duo qui partage le goût de la vie hors normes et de l'adrénaline. Ca réunit ces 2 êtres. - S.Caillard: C'est en tout cas ce qui les fait se rencontrer.
Il y a un changement de vie, à un moment donné. C'est ce qu'ils vont devenir ensemble et ce vers quoi ils vont se diriger et par amour, se battre...
C'est une belle allégorie du couple. - G.Canet: C'était important pour moi que l'action soit générée par l'émotion, par l'amour, et qu'ils ne courent pas juste parce qu'ils ont les flics derrière eux.
Il court parce qu'il veut retrouver la femme qu'il aime. Elle est en danger. Il n'y a rien de plus fort.
La simple action sans rien derrière, ça me...
Je voulais cette histoire d'amour très forte. - A.-E.Lemoine: Vous vouliez aussi raconter le quotidien de ces hommes derrière les cagoules.
On le connaît peu. Vous avez rencontré un membre du GIGN en préparant le film dont j'ai peur de mal prononcer le nom. Un film irlando-sud-africain.
Cet homme vous a bouleversé en vous racontant son quotidien, l'abnégation... - G.Canet: Surtout quand j'ai découvert que, du jour au lendemain, il s'était retrouvé prof de judo à Pantin, alors qu'il a passé 15 ans à être en 10 minutes là où il faut, confronté à des preneurs d'otages, des forcenés, des choses terribles...
Du jours au lendemain, tout s'arrête. Je me disais d'abord que l'après-GIGN, l'homme sous le casque, c'était intéressant. Et quand j'ai passé du temps chez eux, à dîner et à passer du temps avec leurs enfants, je me suis dit que c'était dingue.
Ces mecs rentrent chez eux le soir...
Tout ce qu'on voit dans le film, c'est la vraie vie. On a tourné dans la caserne, dans leurs logements. Le barbecue...
Ils se réunissent en bas de la barre d'immeubles. Ca existe. Il y a une fraternité.
J'ai rencontré des femmes qui ont perdu leur mari, qui vivent toujours là et sont soutenues par le groupe, les autres membres. Il y a un esprit...
J'ai rencontré...
On a rencontré des hommes et des femmes formidables. - P.Cohen: Il n'y a pas que les décors.
Ce n'est pas qu'un arrière-plan. C'est aussi vous-même qui vous êtes immergé dans cet univers avec des préparations physiques intenses. On a des images de votre entraînement au maniement des armes. 4 mois passés à manier ces engins, qui ne sont pas petits... - G.Canet: Non.
Stéphane aussi a beaucoup travaillé. La baston... - P.Cohen: Votre personnage est enceinte.
Images d'une bagarre spectaculaire. Comment avez-vous abordé ces scènes? - S.Caillard: Avec beaucoup de plaisir et de décontraction.
Je me suis laissée embarquer par la préparation. J'ai été entourée par des gens qui m'ont emmenée là où il fallait, avec précision, avec beaucoup de travail, mais c'était très agréable. - P.Cohen: Vous partiez de zéro?
Vous n'étiez pas danseuse ni... - G.Canet: Pour la petite anecdote, quand elle a fait sa partie de baston, à la fin...
En plus, c'était un peu un plan séquence. Il faut enchaîner les coups. Ca s'est terminé, il y a eu une espèce de silence, on s'est regardés, avec Rodolphe, le réalisateur, et on était sur le cul de voir comme elle avait bien bossé. - A.-E.Lemoine: C'est ultra crédible.
Je vous veux dans l'équipe, Stéphane. - M.Bouhafsi: Stéphane, vous aimez les défis.
Le rôle d'une navigatrice dans "Flo" vous a ouvert les portes du cinéma. Vous vous êtes mise dans la peau de F.Arthaud. - Même crinière bouclée et silhouette menue.
Une femme forte incarnée par S.Caillard. - Elle me plaît beaucoup.
C'est une grande sportive. C'est un état d'esprit. Il y a énormément de travail, de rigueur, d'endurance. - Elle embarque pour la Route du Rhum, va affronter l'océan en solitaire malgré une hernie discale.
Elle porte une minerve, comme F.Arthaud il y a 32 ans. - M.Bouhafsi: On retrouve un peu le personnage de Leo aussi dans "Flo".
Il a fallu comprendre la navigation. Vous n'y connaissiez rien. Comment entrer dans la peau de cette femme, qui restera une légende du sport? - S.Caillard: Déjà, par une porte qui n'est pas forcément celle du mimétisme.
Après, par le fait de rencontrer beaucoup de gens qui l'ont côtoyée, le travail que j'ai fait avec la réalisatrice...
Il n'était pas question de mimer ni d'essayer de calquer des choses...
Elle a raconté une histoire assez intime sur F.Arthaud. Elle a pris un prisme qui m'a permis une grande liberté, tout en m'attachant à ce qu'elle voulait raconter de cette femme.
C'est un autre biais. - G.Canet: J'ai pensé à Stéphane en voyant votre émission, figurez-vous. - A.-E.Lemoine: Sérieux?
Et on ne touche rien? - G.Canet: Je l'ai vue dans l'émission, pour "Flo".
Je l'ai trouvée très intéressante. J'ai vu le film derrière. C'est pour ça que j'ai pensé à elle.
On a le même agent. - A.-E.Lemoine: Votre couple est formidable et donne encore plus de sel à "Ad Vitam".
Il y aura une suite? - G.Canet: La suite nous le dira... - A.-E.Lemoine: Ca donne envie. - G.Canet: Beaucoup de gens qui l'on vu me le demandent. - A.-E.Lemoine: On se dit que ce n'est pas tout à fait fini.
Comme on parlait d'un personnage ayant existé avec F.Arthaud, j'ai pensé à vous en Louis XVI dans le film sorti le 25 décembre, "Le Déluge". Méconnaissable, c'était incroyable.
Combien d'heures de maquillage pour vous enlaidir? - G.Canet: Pour m'épaissir. - A.-E.Lemoine: Ca complique sacrément le jeu, les prothèses, les perruques... - G.Canet: J'en avais peur, mais ça a apporté le côté masque de ces personnages très maquillés. - P.Cohen: Ca change du GIGN. - G.Canet: Oui. - A.-E.Lemoine: "Le Déluge" est en salle depuis le 25 décembre et "Ad Vitam" est sur Netflix vendredi.
Il y a de tout, c'est très réussi. - G.Canet: Je suis très content.
C'était très émouvant pour moi, lors des projections, de pouvoir leur montrer le film, au GIGN. Il y en avait beaucoup qui étaient réfractaires. On parlait de leur vie intime.
Beaucoup sont venus me voir, tous étaient enthousiastes, voire très émus. J'avais envie que ça leur plaise à eux, à leur famille, à leur femme...
Ce sont des gens incroyables, qui ont une dévotion et qui font un travail assez dingue. - A.-E.Lemoine: On vous garde jusqu'à 21h.
Il y aura des cascades. D'abord, L'OEil de Pierre. ... - P.Lescure: Je vous propose une année entière pour fêter les 70 ans d'une marque de disques mythique, les disques Barclay.
Un 1er album est sorti récemment. Un 2e est attendu au printemps. Le 3e est pour l'été.
De Brel à Louise Attaque, de Nicoletta à Balavoine en passant par Nougaro, L.Ferré et tant d'autres, c'est toute l'histoire de la chanson et de la pop française qui vit et revit à travers cet anniversaire. - C.Aznavour: Parce que j'ai trop d'amour, tu viens voler mes nuits du fond de mon sommeil... - E.Mitchell: Sur la route de Memphis... - J.Brel: Dans le port d'Amsterdam, il y a des marins qui dorment comme des oriflammes le long des berges mornes. - P.Lescure: L'histoire de cette maison de disques Barclay peut plaire même à ceux et celles qui sont nés à la musique dématérialisée, sans CD et sans vinyle.
Quand Barclay naît, on est juste après la guerre et un fils de cafetiers auvergnats épouse une fille de nobles. Ils ouvrent une maison de disques qui écrira parmi les plus belles pages de la chanson française. - A la Libération, avec 48 000 francs d'économies, il se dit qu'il va ouvrir une maison de disques et entasse les stocks dans la baignoire.
Un menu personnel s'occupe du triage, de l'emballage et de l'expédition de tous ces microsillons qui, venus de partout, repartent aux quatre coins du monde par les moyens les plus rapides. - P.Lescure: Voici une petite sélection de ce qu'il y aura sur ce 1er album.
Chacun des 3 volumes couvre 70 ans. Il y a une variété extraordinaire de styles. On parcourt les tubes et les chansons majeures au fil des décennies.
Barclay a collectionné les standards et les grands auteurs, mais aussi les tubes qu'E.Barclay repérait. - Je suis en quête de tubes du 1er janvier au 31 décembre.
Des chansons sont dirigées sur la période d'été et parlent beaucoup de la mer, du soleil et des amours qui s'arrêtent en septembre après 3 mois. Un tube peut arriver à n'importe quelle période de l'année. On cherche les talents qui peuvent faire ces tubes. - P.Lescure: Il faut plus de 2 minutes pour raconter Barclay le dandy, si souvent marié, l'homme des fêtes en blanc à Saint-Tropez et des fêtes tout court.
Le voici fêtant les 65 ans d'H.Salvador à Saint-Tropez. H.Salvador chante de façon inintelligible.
Rires. - C'est une montagne de douceur, de talents et de comiques. - P.Lescure: Une 1re sélection.
Le 2e album arrivera au printemps. Vous en avez un chacun. Les 70 ans de la maison mythique de la chanson française, Barclay. - A.-E.Lemoine: On adore la pochette.
Merci, Pierre. Dans un instant, l'écrivain P.Besson. - On doit la mettre dans le panier? - Contrôle du taux d'azote.
Ce n'est pas un exercice. Bips. Houla...
Le taux est anormal. Vous n'avez pas du mal à vous concentrer, parfois? Vous tenez des propos incohérents? - Si, tout le temps.
Tu es contaminé. T'approche pas. - N'importe quoi.
Tu as peur? - Qu'est-ce qu'elle raconte? - Depuis ce matin, j'ai du mal à respirer.
T'approche pas, tu es contaminé. C'est l'azote qui m'empêche de... - C'est Tchernobyl, surtout.
On nous dit qu'on peut boire l'eau du robinet, mais mon cul! Il veut nous baiser. - Hein?
Mais qui ça? - A ton avis? Ah, c'était mal réglé.
En fait, ça va. Le taux d'azote est impeccable. Bravo. ...
Musique romantique. - C'est bon, je suis réveillé. - OK, cool. - A.-E.Lemoine: Lucas n'avait que 13 ans.
C'est son visage qu'on retrouve en couverture du livre que lui dédie sa mère, symbole malgré lui du fléau du harcèlement scolaire qui l'a détruit au point de mettre fin à ses jours. Il a été retrouvé pendu dans sa chambre. - Lucas n'avait que 13 ans, un élève de 4e qui, samedi, dans sa chambre d'adolescent, s'est donné la mort.
Incompréhensible et inacceptable, pour ses amis. Ils cherchent des explications à son geste. - Quand il passait, les gens l'insultaient.
On le regardait mal. C'était souvent comme ça. J'essayais de le défendre, mais ça ne marchait pas vraiment.
Ils continuaient et rigolaient. - "Sale pédé, gros porc, tapette"...
Toutes les insultes qu'il a subies ne sont pas actées comme sanctionnables. Ce n'est pas normal. La loi doit changer. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, P.Besson.
Merci d'être là à l'occasion de "Vous parler de mon fils", votre 26e ouvrage. Vous y parlez de la question urgente et dramatique du harcèlement scolaire, qui tue. Lucas, dans les Vosges, il y a 2 ans, que vous n'oubliez pas dans votre livre, ou Hugo, dans ce récit mené à la 1re personne par son père dévasté et sidéré, comme on l'est à la lecture de votre livre.
On voit des enfants mourir sous les moqueries et les coups d'autres enfants. Des enfants qui tuent des enfants devant l'impuissance des adultes. - P.Besson: Oui, par des paroles, des moqueries, des injures, une torture psychologique qui s'installent parce qu'ils ont repéré chez l'autre une présumée faiblesse.
Il est gros, il est roux, il est bègue, il est présumé homosexuel et on s'attaque à lui. Un effet de mode se produit, les autres rejoignent le harceleur. On le met à l'écart, on l'avilit, on atteint sa dignité.
Arrive souvent ensuite la violence. Le harcèlement, c'est la violence répétée et systémique. A un moment, les enfants disent cette phrase que j'ai beaucoup entendue en interrogeant des victimes et des parents: "Il faut que ça s'arrête." C'est tellement dur à supporter qu'il faut que ça s'arrête.
Il y a des parents démunis et désemparés face à ça. Les parents ne voient pas pour plein de raisons. Les signaux sont faibles.
Les indices sont ténus. Surtout, les enfants se taisent. Comme les femmes violentées se taisent.
Ils ont honte, ils ont peur, ils se disent que s'ils parlent, ce sera pire. Quand les parents finissent par voir, c'est souvent un peu trop tard et ils découvrent un continent. Je voulais raconter ce père qui, tout à coup...
Les pères sont souvent les oubliés de l'histoire. Ce père se dit d'un coup que son rôle était d'aimer et de protéger son fils et réalise qu'il a visiblement merdé. Il n'a pas su faire, il est démuni et il est rattrapé par la sidération, la colère, la culpabilité et le chagrin. - A.-E.Lemoine: Un père souvent symbole d'une éducation archaïque. "C'est normal de se faire secouer à la récré quand on est un garçon, il faut se défendre, ça va t'endurcir..." - P.Besson: C'est ce qu'on dit en premier.
Quand un gamin vient dire qu'on l'a bousculé dans la cour, on lui dit que les gamins, entre eux, ça se chamaille, que ça va le forger. Il y a une injonction à la virilité, à accepter cette agressivité de corps à corps des enfants. Le père dit que ça va, "on est tous passés par là"...
Quelque part, ça le rassure presque. Il se dit que son fils est un peu efféminé, que s'il peut gagner en virilité, c'est pas mal. Il se rend compte à quel point il se trompe.
C'est aussi le récit d'un père qui se trompe. - A.-E.Lemoine: Même quand les parents finissent...
Ils prennent conscience des problèmes et les prennent à bras-le-corps, se heurtent à une autre forme de déni, celui de l'Education nationale. - P.Besson: On aimerait vraiment dire que le problème est pris en charge par l'Education nationale.
Il l'est mieux qu'avant. Déjà, le mot existe. Quand j'étais harcelé, à 14 ans, au collège, on n'appelait pas ça comme ça.
Le "tarlouze", je l'entendais au collège dans les années 80. C'était les mêmes mots, mais ça s'arrêtait le vendredi à 17h. Il n'y avait pas les réseaux sociaux.
On a progressé là-dessus. L'Education nationale sait que le problème existe, mais il y a une forme d'impuissance ou de détournement du regard. C'est le célèbre "pas de vagues".
On se dit que si on en parle, on ne sait pas comment on va gérer. On se dit qu'on n'a pas les moyens, qu'on ne connaît pas la matière. On n'a pas de mesures de rétorsion.
On lui colle 2 heures de colle, et après? On essaye de l'éloigner? On n'éloigne jamais le harceleur.
C'est la même mécanique que pour les femmes battues. On leur dit de quitter le foyer, plutôt que de dire de partir à l'homme qui bat. On dit à l'enfant que ce serait bien de changer de collège.
Il y a une impuissance parce qu'en face, il n'y a pas de réponse ni de possibilité de régler le problème. - A.-E.Lemoine: Dernier déni: celui des parents des harceleurs, autant sidérés que leur enfant soit un agresseur que le sont les parents des enfants victimes. - P.Besson: On n'imagine pas son enfant harceler, de la même façon...
Je ne fais pas de procès. J'aime tellement mes personnages, mais quand on leur raconte que leur fils est harcelé, ils tombent de l'armoire. Les parents des harceleurs n'y croient pas non plus.
Ils n'imaginent pas leur fils en caïd. Leur réaction première, qui est odieuse mais compréhensible, est de défendre leur enfant. "Mon fils ne peut pas faire ça, vous racontez n'importe quoi..." Vous protégez votre fils.
L'enfant harceleur se dit qu'il a la carte d'impunité, que ses parents vont le soutenir dans tous les cas. C'est un jeu nul. On avance vers le gouffre.
C'est ça qui se produit. On en arrive à être en colère contre la terre entière, parce qu'on se dit que sans réponse de l'institution scolaire, des parents ou de la justice, comment on fait? C'est là qu'on est absolument démunis.
On est rongés toujours par la culpabilité, aussi. La question revient beaucoup dans mes livres. C'est se demander pourquoi on n'a rien vu, pas compris, pourquoi on est impuissant...
Ca me rend fou depuis toujours. C'est encore pire quand c'est ses propres enfants. Tu as des enfants? - G.Canet: Oui. - P.Besson: Il y a cette idée de comment on se débrouille pour les protéger, alors que c'est précisément notre rôle. - G.Canet: C'est un âge où les enfants sont très durs entre eux. 14-15 ans... - P.Besson: Le collège est l'endroit où la violence exerce le plus.
Là où le harcèlement se passe le plus, c'est au collège. C'est au moins une victime par classe en moyenne en France. C'est le chiffre de l'Education nationale.
Au moins un enfant victime de harcèlement en moyenne par classe en France. C'est entre 800 000 et 1 million de personnes, d'enfants et d'adolescents harcelés. Vous doublez pour connaître le nombre de harceleurs.
C'est gigantesque, systémique. - G.Canet: J'avais appris un truc terrible là-dessus.
Beaucoup d'enfants ont peur d'être harcelés et se dépêchent d'être harceleurs pour avoir cette sécurité de ne pas être celui choisi par la classe... - P.Cohen: Le phénomène de reproduction. - G.Canet: Ils se joignent au groupe très facilement pour ne pas être celui qui va être choisi. - P.Besson: Quand on ajoute à cela le harcèlement numérique, qui change la donne...
Ca ne s'arrête jamais et ça devient un spectacle. La vidéo qu'on balance en disant qu'il s'est cassé le nez en tombant, que tout le monde se marre...
C'est horrible. Vous rentrez chez vous le soir, vous recevez des notifications. C'est sans fin. - P.Cohen: J'ai une vidéo à vous montrer, celle d'un lecteur touché, qui a vécu le harcèlement scolaire.
C'est un BookTokeur. - P.Cohen: J'imagine que ça vous touche.
Vous pourriez aller dans les écoles faire de la sensibilisation? - P.Besson: Bien sûr.
Si je suis invité, j'irai. De la même manière, je suis beaucoup allé parler des violences faites aux femmes dans des associations. La vraie réponse est là.
Les acteurs qui nous sauvent, qui apportent une bulle d'oxygène, c'est les associations qui luttent contre le harcèlement. Elles entrent dans les écoles et elles viennent faire un travail de sensibilisation, de formation. Elles viennent parler aux professeurs, au personnel médicosocial, aux élèves.
Tous les acteurs doivent y aller. Notre intelligence est sollicitée. On sait ce qu'est le harcèlement, maintenant.
Il y a des personnalités qui ont porté cette cause. Mohamed en est une. Je crois que les artistes, au sens large, les comédiens, les chanteurs ont un rôle à jouer.
Ils ont le registre du sensible... - A.-E.Lemoine: De l'émotion. - P.Besson: Oui.
Ils visent le coeur. Notre tête est visée. On a intégré l'information, mais on n'en fait rien. "On va bouleverser les gens, les percuter.
Le choc peut permettre d'éveiller les consciences." C'est cette question d'utiliser le registre du sensible, de l'émotion pour atteindre notre but, être utiles. - P.Lescure: Vous faites le lien avec un livre précédent, "Ceci n'est pas un fait divers", qui évoquait le fléau des féminicides.
Vous dites que ça a changé votre vie. De quelle manière? - P.Besson: Il a éveillé ma propre conscience.
Je ne fais pas le malin. J'ai tout découvert. J'ai été cet homme qui vivait très bien dans une société patriarcale, à domination masculine, avec des salaires inégaux.
Je voyais qu'il y avait des femmes violentées, violées. Et alors? J'ai vécu très bien dans ça.
C'est horrible. Autour de moi, des gens m'ont éduqué, montré, dit. J'ai interrogé, écouté, milité.
J'ai fait ce livre. Depuis, je continue. Je vais dans des écoles, des associations.
J'ai été à Niort dans une association il n'y a pas longtemps, qui raconte les traumatismes des enfants. Soit la mère est morte sous les coups du conjoint, soit ils sont témoins des violences conjugales. J'écoute.
Je suis avec eux. A côté de moi, il y avait une femme médecin remarquable qui racontait les traumatismes vécus par les enfants face à cette violence. C'est formidable.
Il faut continuer d'y aller, de porter ça. C'est un combat...
On n'est qu'au début de ce combat, hélas. Le problème, c'est que les hommes ne le mènent pas. Je le vois à travers les gens quand je vais dans des rencontres. 97 % du public, c'est des femmes.
C'est super, mais ce n'est pas elles qu'il faut convaincre. - A.-E.Lemoine: "Vous parler de mon fils", c'est un livre bouleversant, comme le précédent l'était.
Je n'ai qu'un exemplaire...
Je suis sûre qu'on va en trouver un autre en coulisses. - G.Canet: Je suis déjà en retard sur le précédent! - A.-E.Lemoine: Le PVPP de M.Bouhafsi.
Le mot du jour, c'est "no buy challenge". - M.Bouhafsi: Le défi de ne rien acheter.
Ce défi fait des millions de vues partout dans le monde. Des internautes filment leur surconsommation de produits en tout genre. ... - Je n'achète plus de make-up. - Je dois m'empêcher d'acheter des produits ménagers.
C'est trop ma passion. Je ne rachète rien tant que ce n'est pas terminé. - M.Bouhafsi: Vous avez des achats compulsifs? - G.Canet: Je suis très flippé par ce que je viens de voir! - M.Bouhafsi: Le pire arrive.
Si l'idée de départ est bonne pour lutter contre la surconsommation, on frôle rapidement le ridicule. Par exemple, éviter d'acheter un aspirateur hors de prix quand on peut coller du scotch sur son balai...
C'est diablement efficace et ça évite d'investir dans une serpillière. Si vous découpez le tube de dentifrice quand il arrive à son terme, ne le jetez pas. Vous pourrez toujours en faire un porte-monnaie, surtout quand on est économe.
Enfin, le champion du risible...
Plus obligé de choisir entre acheter du papier toilette et un rideau de douche. Vous pouvez confectionner un rideau vous-même. Le problème, c'est que ça ne marche qu'une fois. - A.-E.Lemoine: C'est complètement con!
Pardon... - P.Cohen: C'est surtout du gaspillage. - M.Bouhafsi: Surtout la dernière image. - A.-E.Lemoine: C'est bien, on dénonce.
Les embouteillages comme image du jour. - M.Bouhafsi: Vous savez combien de temps les Parisiens ont passé dans les bouchons en 2024? 97 heures.
Ca fait plus de 4 jours bloqué dans sa voiture. Paris est la 2e ville la plus embouteillée d'Europe après Londres. On a envoyé sous la pluie notre reporter vérifier l'info.
Comme à son habitude, toujours avec tact. - Vous êtes au courant que vous avez passé près de 100 heures dans les embouteillages l'an dernier? - Non. - Je m'en rends compte, ouais. - C'était long, mais je ne sais pas si c'était 100 heures. - Il faut prendre un vélo, peut-être. - Non merci. - Vous allez faire les soldes ou plutôt au bureau? - Je vais travailler. - Aller faire les soldes? - Je vais créer un embouteillage. - Je ne sais pas si c'est A.Hidalgo la responsable de tout cela, Pécresse ou quelqu'un d'autre, mais je les hais tous.
Klaxon. - C'est des malades du bocal! - M.Bouhafsi: Pas de téléphone au volant.
C'est dangereux et interdit. Ce soir, deux influenceurs honnêtes, peut-être un peu trop. Ils ont lancé un nouveau concept sur les réseaux sociaux: tester les pires réseaux de France en caméra cachée.
Ils ont des centaines de milliers de followers sur TikTok. - Bonjour. On est le compte On ne reviendra pas.
Tout a démarré à Saint-Lazare. On est tombés par hasard sur resto asiatique. Tout était réchauffé. - On a sorti notre téléphone.
On ne s'attendait pas à ce que ça prenne une si grande ampleur. Notre vidéo a fait 4 millions de vues. C'est une grande mode d'avoir des influenceurs qui vont au restaurant et qui mentionnent les restaurants.
C'est gratuit pour eux. - M.Bouhafsi: Quand on fait ce genre de critiques, il y a forcément des conséquences. - On a eu des menaces, des insultes. - Comme quoi on allait se faire suivre dans la rue. - Dans une pizzeria, on a bien mangé.
On l'a dit. - M.Bouhafsi: Eux, ils payent et ils sont honnêtes. - A.-E.Lemoine: Mais ils prennent des risques. - G.Canet: Il ne fallait pas qu'ils montrent leurs visages! - A.-E.Lemoine: Ils doivent faire comme le "Guide Michelin".
Je vous propose une cascade sans doublure, à tous les 3. On va passer à table. Vous qui avez eu le vertige et la peur du vide toute votre vie, Guillaume, jusqu'à il y a quelques mois, pendant le tournage de "Ad Vitam".
Vous vous êtes accroché aux parois de la basilique du Sacré-Coeur. - Tu me dis quand tu es bon. - Ca va? - C'est bon. - Qu'est-ce qui se passe? - Franck est tombé. - A.-E.Lemoine: Stéphane, Guillaume, Philippe, bienvenue à notre table, autour de cette volaille.
Je ne plaisantais pas quand j'ai dit qu'on allait faire une cascade pour passer à table. Voici la cascade du passage à table réalisée sans trucage. C'est Patrick... - G.Canet: Il n'a même pas la même chemise!
Il a fait la cascade et il a réussi à changer de chemise en même temps. - P.Cohen: Je fais ça tous les soirs. - A.-E.Lemoine: Il joue le jeu.
C'est la 1re fois! Plus sérieusement, Guillaume, comment vous avez réussi à vaincre...
C'est impressionnant, les cascades. - G.Canet: Avec cette rencontre avec le GIGN, dès la préparation, je leur ai dit: "J'ai écrit cette scène, je ne sais pas pourquoi, je ne m'en sens pas capable." On m'a emmené à cette tourelle qui fait 5 étages.
On m'a expliqué qu'il fallait déconnecter le cerveau. C'est un travail qui a pris un peu de temps, jour après jour. Je me suis habitué à la hauteur, au vide.
Je me suis aussi habitué à la confiance qu'on peut mettre en une simple corde. On a beau m'expliquer que ça peut tenir des tonnes et qu'il n'y a aucun risque... - A.-E.Lemoine: Ce qui m'échappe, c'est que vous qui avez la peur du vide, comment se fait-il, alors que vous adorez faire du parapente, du parachute... - G.Canet: C'est parce qu'on est en l'air.
Quand on est accroché à la terre, c'est différent. C'est ce qui donne le vertige. Voler ne me pose aucun problème. - A.-E.Lemoine: Vos acteurs n'aiment pas faire du parachute.
Vous les obligez à faire des sauts en parachute, même s'ils sont rétifs. François Cluzet ne vous dit pas merci. Vous aviez détesté la séance de parachutisme. - F.Cluzet: On me l'a fait faire 2 fois.
En plus, l'avion n'était pas bien placé. Je me disais: "J'espère que je ne vais pas mourir." - P.Cohen: En même temps, c'était vrai.
Vous espériez ne pas mourir. - F.Cluzet: Ce qui était terrible, c'est la chute.
Je ne comprends pas le truc d'être en l'air et de se jeter la tête la première. - A.-E.Lemoine: Un peu sadique, quand même. - G.Canet: Oui.
A la fin de la journée, j'étais au bord de l'avion en train de le filmer quand il sautait. J'ai voulu faire un saut aussi. J'ai demandé à mon pote, le parachutiste, de m'emmener faire un saut avec le même parachute que lui, et il ne s'est pas ouvert.
Il a mis du temps à s'ouvrir. - A.-E.Lemoine: Donc François aurait pu vivre ça? - G.Canet: A un saut près, il avait le truc en torche...
J'ai eu de la chance que ça se soit ouvert. Sinon, j'aurais ouvert le secours... - A.-E.Lemoine: Il s'en sort bien. - P.Lescure: Pour "Ad Vitam", vous avez dû repenser aux discussions que vous aviez pu avoir avec J.-P.Belmondo, quand vous l'aviez rencontré, tout jeune, et qu'il vous conseillait de faire vous-même vos cascades.
En 75, il racontait à la télé son goût pour les cascades, qui remontait pour lui à l'enfance. - J.-P.Belmondo: J'ai toujours eu le goût de la cascade.
J'ai toujours aimé le cirque, faire des culbutes. En plus, dans ce genre de films, il ne faut pas le faire si on ne fait pas les cascades soi-même. Je ne parle pas de l'acteur.
Si vous descendez sous un hélicoptère...
En tant que spectateur, j'aime bien suivre et voir que c'est l'acteur qui est là. - P.Lescure: Quand vous étiez encore au Cours Florent, on commençait à parler de vous.
Vous aviez été voir J.-P.Belmondo au théâtre dans "La Puce à l'oreille".
Qu'est-ce qui s'est passé au milieu de la pièce? - G.Canet: J'étais totalement inconnu.
Il ouvre une enveloppe, une lettre qu'il reçoit, censée être une lettre de sa maîtresse dans la pièce. Il referme et dit: "Qu'est-ce que c'est"? Il répond: "Rien, c'est le jeune Canet." "Il veut faire l'acteur." On me dit à l'oreille: "Monsieur Belmondo vous attend dans sa loge." Je ne comprends pas ce qu'il se passe.
Il me dit: "Ca vous a fait plaisir?" Je comprends que c'est J.Rochefort, qui est allé chez mon père parce que mon père était éleveur de chevaux...
J'étais apprenti comédien. Il avait appelé Belmondo en lui disant de me faire une blague. - A.-E.Lemoine: C'est aussi joli de la part de Rochefort que de J.-P.Belmondo.
Si vous avez été inspiré par J.-P.Belmondo, Philippe, vous, c'est plutôt F.Sagan qui a été votre modèle. - P.Cohen: C'était une devinette.
Une romancière de votre maison d'édition, illustre, de chez Julliard... - P.Besson: C'est pour cette raison que j'ai choisi Julliard.
Je ne connaissais personne dans le monde de l'édition. J'ai écrit mon 1er roman. Je l'envoie par La Poste.
Ca mettait du temps pour arriver, à l'époque. J'envoie mon manuscrit chez Julliard juste parce que c'est la maison de F.Sagan.
C'était pour moi une fierté absolue. - P.Cohen: On sort de l'année F.Sagan.
On a commémoré les 20 ans de sa mort et les 70 ans de la parution de "Bonjour tristesse". On lui avait demandé comment elle se situait dans la littérature française. - F.Sagan: Je ne peux pas me situer.
Je ne suis qu'aux balbutiements. Peut-être que dans 10 ou 15 ans, j'aurai fait un vrai livre. Pour le moment, c'est des coups d'essai. - Vous vous considérez comme une apprentie? - F.Sagan: Oui. - C'est très luxueux de se considérer comme une apprentie. - F.Sagan: J'ai le temps d'avoir du succès. - Est-ce que votre célébrité ne vous empêche pas de vous considérer comme une apprentie? - F.Sagan: Pas du tout.
Il suffit de lire Proust ou Tolstoï et on comprend. - P.Cohen: "La célébrité, c'est les photographes.
Il suffit de lire Proust, Tolstoï et on comprend." C'est l'écart entre la starification et le vrai métier d'écrivain. - P.Besson: Ca a été son drame toute sa vie.
Elle était une star dans les années 50-60. Elle était lue partout dans le monde. En même temps, elle considérait qu'elle écrivait des petites histoires de rien du tout.
Son grand regret est de n'avoir jamais écrit un grand livre, disait-elle. Je crois qu'elle en a écrit. "Bonjour tristesse" est un immense livre, même s'il fait 150 pages.
Elle a toujours eu ce regret. Elle en a presque fait une élégance triste. "Je fais des petites histoires, je ne serai jamais l'égale des grands, j'ai une vie de barreau de chaise..." Il y a tellement de tristesse, de mélancolie, et en même temps, cette façon de danser au bord du vide...
Elle danse au bord d'un volcan. Elle sait qu'elle va tomber, mais elle danse. - A.-E.Lemoine: On a parlé des modèles de Guillaume et de Philippe.
Quel serait le vôtre? - S.Caillard: En littérature? - A.-E.Lemoine: En tout.
En cuisine...
Je vois que vous avez fait honneur au plat de notre chef. - S.Caillard: Duras...
Je serais plus à l'aise avec Proust. Elle a totalement raison. Je trouve ça très inspirant, sans être moi-même écrivain.
C'est un écrivain et un roman qui m'a énormément inspirée. C'est un roman qui m'accompagne quotidiennement. Je trouve ça très inspirant pour quiconque a envie de s'y mettre. - A.-E.Lemoine: Dans un instant, on va continuer à parler de littérature dans "La Grande Librairie", avec A.Trapenard.
Bonsoir. Je vous ai volé P.Besson.
Qui aurez-vous ce soir autour de votre table? - A.Trapenard: Quelle joie d'entendre Philippe parler de F.Sagan!
J'invite vos téléspectateurs à lire la très belle préface qu'il a écrite dans la nouvelle édition de "Bonjour tristesse". Ce soir, une émission de rentrée littéraire avec des romans que j'aime beaucoup. Il y aura V.Springora, notamment.
Il y aura aussi le livre de Constantin Alexandrakis. J'espère que vous regarderez. - A.-E.Lemoine: On sera là.
Bonne rentrée. "Vous parler de mon fils" est disponible. "Ad Vitam" est disponible sur Netflix vendredi.
On conclut avec les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.
Nous sommes le 8 janvier. A la une de ce mercredi...
Il nous a quittés. Certains s'en réjouissent. D'autres le pleurent.
Certains de ses propos ont pu heurter certains. Certaines de ses déclarations ont parfois suscité la polémique. Une chose est sûre: une page d'histoire se tourne. - Pierre, merci pour la rigueur, l'enthousiasme, la gentillesse.
Bonne route. A bientôt. - B.Chameroy: Le chroniqueur éco de BFM quitte la chaîne pour partir en préretraite ou pour se la couler douce sur la RAI.
Lui seul pouvait nous transporter en Italie simplement en prononçant des noms de compagnies ferroviaires transalpines. - Trenitalia, Frecciarossa... - B.Chameroy: Le sélectionneur des Bleus a créé la surprise.
D.Deschamps quittera l'équipe de France en 2026. Annonce faite dans le 13h de TF1...
Ce n'était pas une annonce. - D.Deschamps: Je ne suis pas là pour vous faire une annonce...
Je suis là depuis 2012. Je suis prévu jusqu'en 2026. C'est la prochaine Coupe du monde.
Ca s'arrêtera là... - Vous vous arrêterez?
Ce sera terminé? - D.Deschamps: Dans ma tête, c'est bien clair. - Donc c'est une annonce. - B.Chameroy: On résume... - D.Deschamps: Je ne suis pas là pour vous faire une annonce. - Donc c'est une annonce. - B.Chameroy: Autre départ, celui de J.Trudeau.
Il a annoncé sa démission après 9 ans au pouvoir. C'est un homme politique qui respectait beaucoup ses adversaires, voire plus. - J.Trudeau: Mon amour...
Mon ami... - B.Chameroy: J'en connais un qui doit être très triste.
Cette démission signe la perte de son meilleur ami du monde entier. - E.Macron: C'est pour moi un bonheur d'être à nouveau ici. - J.Trudeau: Emmanuel, mon ami.
Je suis content de t'avoir ici. - E.Macron: Je me sens bien parmi vous. - J.Trudeau: C'est toujours un énorme plaisir d'accueillir mon ami Emmanuel.
Merci à toi, mon cher ami. ... - B.Chameroy: Dans le reste de l'actualité, bonne année!
Oui, encore. S.Lecornu présentait ses voeux aux armées dans la cour d'honneur des Invalides.
Selon mes infos exclusives, une galère de cartouche d'encre au ministère a rendu son texte impossible à la dernière seconde. S.Lecornu bafouille.
Cette tradition des voeux fatigue tout le monde, y compris le ministre des Armées, qui a lui aussi tenté de gagner un maximum de temps. - S.Lecornu: Officiers, sous-officiers, matelots, aviateurs, personnels civils du ministère... - B.Chameroy: Il les a tous cités 2 fois. - Officiers, sous-officiers... - B.Chameroy: S.Lecornu est le seul survivant de la présidence Macron, le seul encore en piste, et on sait pourquoi: c'est un énorme fayot qui prend exemple sur tout ce que fait son chef, y compris la plume du président. - S.Lecornu: Dans ce monde qui se durcit sous nos yeux...
La plus claire en la matière...
Il vaut mieux ne rien faire. Le ministère des Armées, jusqu'alors préservé de l'instabilité. Donner à la France les moyens d'assumer son rôle de grande puissance.
Emmener nos armées sur ce chemin de lucidité... - B.Chameroy: Le début d'année est aussi l'occasion de voir le verre à moitié plein en souhaitant le meilleur.
C'est ce qu'a tenté de faire J.-N.Barrot.
Le souci, c'est qu'il avait soif. Il a bu ce qu'il restait dans le verre d'optimisme. - J.-N.Barrot: 2025 s'ouvre avec son lot de craintes et d'espoirs marquée par les crises internationales, le bruit des bottes, le retour des guerres commerciales, des conséquences tragiques du dérèglement d'une planète désormais en ébullition.
Musique festive. - B.Chameroy: Heureusement, le gouvernement a des solutions. - J.-N.Barrot: Nous lancerons le prix littéraire du Quai d'Orsay.
Le festival cinéma et diplomatie... - B.Chameroy: Nous sommes sauvés.
Présent dans la salle, le dessinateur Jul. - J.-N.Barrot: Je remercie Jul, véritable ambassadeur de l'humour, qui a croqué nos échanges ce matin, comme un hommage. - B.Chameroy: C'était une bonne idée, jusqu'à ce que les dessins apparaissent à l'écran au mauvais moment. - J.-N.Barrot: Les messages que j'ai portés en Syrie il y a quelques jours et partout dans la région visent cet objectif.
Rires. Applaudissements. - B.Chameroy: Le dessinateur s'est joué du ministre, alors qu'il allait conclure de la plus belle des façons. - J.-N.Barrot: Je conclurai par un dessin, le dessin du vrai visage de la paix réalisé à 4 mains par Picasso et Eluard, qui nous avaient fait une invitation.
Jul a un peu ruiné mon effet... - B.Chameroy: C'est l'heure du vrac.
B.Macron a lâché la rampe au 13h de TF1. Les pièces jaunes, c'est dans la tirelire, pas sur la veste.
Et sinon, c'est quoi cette façon de parler? - B.Macron: On est trop le nez dans le guidon. - B.Chameroy: "Danse avec les stars" revient sur BFM. ...
Enfin, D.Rochebin avec un tireur d'élite canadien. - C'est quoi, ces horreurs au mur... - C'est ma femme... - B.Chameroy: La porte-parole du gouvernement voyait les choses en tout petit, la semaine dernière. - Cette étape importante de notre vie démocratique qui est la cérémonie de compte rendu du conseil municipal...
Je vous en remercie chaleureusement. - B.Chameroy: Cette semaine, elle avait relu sa carte de visite. - Bonjour.
Ravie de vous retrouver pour le second compte rendu du Conseil des ministres. - B.Chameroy: La porte-parole n'était pas seule.
Elle était accompagnée du ministre des Outre-mer, M.Valls, qui tenait à être impeccable avant sa prise de parole. "J'ai mon costume, mon dossier, mais je vais me recoiffer quand même.
On recoiffe le sourcil, le 2e sourcil...
C'est fait. La cravate, impeccable. Très droite...
Dans mon dossier, j'ai toutes les pages, mais ma préférée, c'est...
Allez, ce sera toi, ma préférée." Le ministre a rencontré en vrai son idole. - Bonjour.
Agence France-Presse... - B.Chameroy: Le ministre avait tout prévu, sauf une chose: un cachet anti-remontées acides. - M.Valls: 80 %... - B.Chameroy: Le saucisson à l'ail avant un Conseil des ministres, c'est une mauvaise idée.
Enfin, dans l'actualité, la mort de J.-M.Le Pen hier, à 96 ans.
Le témoignage le plus poignant, c'est "Le Parisien" qui l'a décroché en interrogeant l'un de ses voisins à montretout. - J'ai dû avoir 2 occasions de l'aider en poussant sa voiture parce qu'il était en panne d'essence. - B.Chameroy: J.-M.Le Pen était aussi un homme qui n'était pas prévoyant au niveau sans-plomb.
C'était aussi un youtubeur, avec son journal de bord. Il hésitait entre bonsoir et bonjour. - Bonsoir, J.-M.Le Pen.
Il prononce un mot entre "bonsoir" et "bonjour". - B.Chameroy: C'était Aussi de bons conseils lecture. - J.-M.Le Pen: Un livre que je n'ai pas lu... - B.Chameroy: L'info continue demain.
Bonne soirée. - A.-E.Lemoine: Bravo.
Emmanuel Macron