Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 9 janvier 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueAgriculture & alimentationEurope & internationalÉconomie & entreprises

Mercosur : «Emmanuel Macron n'a réussi à convaincre personne de ne pas voter l'accord, il est cou

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteÉludée

    Est-ce que vous êtes satisfait de ces garanties, de ces concessions obtenues par la France ce soir ?

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Qu'auriez-vous attendu justement aujourd'hui François Valery ?

  • 4:40OuverteRéponse directe

    À vous entendre, tout ne serait que affaire de protection mais de votre côté n'y a-t-il pas des axes aussi d'amélioration que vous auriez identifié pour être plus compétitif ?

  • 6:30RelanceRéponse directe

    C'est vrai qu'Emmanuel Macron n'a réussi à convaincre personne de ne pas voter l'accord, il est cou...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30François ValetFait
    « les clauses miroires, de vraies clauses miroir, elles n'existent pas. »
  • 2:20François ValetPromesse
    « il faut qu'on assure des prix qui rémunèrent l'agriculture, qui lui permettent d'assurer toutes ses fonctions et de vivre correctement. »
  • 4:20François ValetFait
    « avec l'Ukraine, avec l'Amérique du Sud, ils défendent des modèles qui ne correspondent absolument pas à ce que l'on veut. »
  • 5:30Victor HérosFait
    « il navigue à vue, il n'a plus la majorité pour imposer des vues impopulaires. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Tiens, on va aller voir ce qu'on pense François Valet, secrétaire général de la coordination rurale. Bonsoir François Valay. Oui, bonsoir Stéphanie.

Euh vous avez entendu Nicolas Foressier, le le ministre chargé du commerce qui a fait quelques annonces au côté d'Annie Genevard tout à l'heure. Vous avez entendu qu'il se féliciter même s'il était en compassion avec vous les agriculteurs, mais bon des concessions qu'il a obtenu qu'ils ont obtenu hein le le gouvernement dans dans son ensemble clause de sauvegarde augmentation notamment de la PA qui n'en a pas parlé mais ça a été acté mesure pour éviter l'inflation des engrais. Est-ce que vous êtes satisfait de ces garanties, de ces concessions obtenues par la France ce soir ?

C'est cela aussi votre état d'esprit ? Ben non, on n'est pas satisfait du tout. En fait, il y a rien de nouveau dans ce qu'il a annoncé.

Euh les les concessions dont il parle, les clauses miroires, de vraies clauses miroir, elles n'existent pas. Euh les clauses de sauvegarde, c'est c'est un processus qui est très très compliqué à à mettre en œuvre et puis euh euh qui ne résoudra rien. Euh le le alors il parle d'augmentation du budget de la PAC, c'est pas une augmentation.

On on va tout peine rester au même montant que que les années précédentes et sans même prendre en compte l'inflation. Donc euh euh montrer ça comme une victoire, mais c'est c'est vraiment se se contenter de pas grand-chose. Euh et puis le le MCF, sincèrement, ça n'améliore rien ça.

Euh supprimer le MACS, cette taxe au carbone, ça ne fait que faire en sorte que ça n'empire pas euh pour les céréaliers qui sont déjà dans une situation dramatique. Donc on on se satisfait de ne pas empirer la situation. Mais moi, je suis complètement catastrophé de voir des responsables politiques qui sont autant déconnectés des réalités et du des difficultés du monde agricole.

Alors oui, ils nous entendent. Ils nous entendent mais mais les réponses qui qu'ils nous font mais elles sont à 10000 km de ce qu'on attend. Qu'auriez-vous attendu justement aujourd'hui François Valery ?

Ben moi ce que j'aurais attendu c'est c'est sincèrement euh qu'on qui nous présente un vrai plan de simplification et surtout un vrai plan de protection de l'agriculture. Euh Emmanuel Lacron Macron l'a dit l'a répété. Alors euh vous l'avez dit hein sur le Mercossur, ça fait 10 ans qu'il est là, il a convaincu personne en Europe que le Mercossur était pas bien.

Donc je trouve qu'il a été coupable. Il trouve que pour l'agriculture française, il faut faire un choc de simplification et un choc de protection, c'est-à-dire la protéger de de du reste du monde pour réellement la sauvegarder. Mais mais il a fait tout le contraire depuis 10 ans.

Donc il est temps de se retourner, de se dire "Mais oui, protégeons notre notre agriculture vraiment, arrêtons de la livrer à à l'ensemble du monde et faisons un plan pour au niveau européen avec cette politique agricole commune, certes, il a le budget mais il y a pas que ça. faisons un plan pour la protéger. Elle a des spécificités environnementales, sociales d'aménagement du territoire.

Si on veut garder ça, il faut qu'on assure par des mécanismes de protection, de protectionnisme, c'est ce que font tous les autres pays du monde. Il faut qu'on assure des prix qui rémunèrent l'agriculture, qui lui permettent d'assurer toutes ses fonctions et de vivre correctement. Aucune annonce là-dessus.

Les quelques millions d'euros là de pour pour les céréales alors que c'est des milliards qu'il faudrait. Ils sont à côté et le doublement du fond d'indemnisation pour la dermatos bovig Boutin qui veut vous poser une question for. Oui, bonsoir monsieur.

Euh à vous entendre, tout ne serait que affaire de protection mais de votre côté n'y a-t-il pas des axes aussi d'amélioration que vous auriez identifié pour être plus compétitif pour produire à moindre coût jouer la loi aussi du marché ? Si si en en terme de simplification et effectivement, mais même en simplifiant euh notre notre agriculture, en simplifiant les norme, en simplifiant euh toutes les procédures, on ne sera jamais compétitif. Et heureusement, je je dois le dire, avec l'Ukraine, avec l'Amérique du Sud, ils défendent des modèles qui ne correspondent absolument pas à ce que l'on veut.

Donc jamais en simplifiant en en rajoute en en en faisant de la du de la réintroduction de produits phy et cetera, on arrivera à être compétitif. Et c'est une bonne chose finalement que qu'on ne tende pas vers ce vers cette agriculture qui est la moins disante. Donc il faut absolument les deux, un peu de protection et un peu de simplification.

Mais ça veut dire pas, pardonnez-moi. Ça veut dire quoi concrètement aujourd'hui ? C'est la poursuite des actions.

On sait qu'il y a eu 31 actions environ aujourd'hui dans toute la France. Vous vous allez poursuivre la mobilisation ? Et ben oui, on va poursuivre la mobilisation. pas forcément demain, mais on l'a dit depuis le début euh quand sont arrivées les les vacances de Noël, on a dit "Ben écoutez, la mobilisation, elle continue parce qu'elle sera longue, vous voyez les les négociations de la taxe, ça va durer longtemps." Donc évidemment que la mobilisation, elle va continuer.

Pour l'instant, on fait une pause parce que les agriculteurs, ils ont besoin de rentrer chez chez eux. cette expédition à Paris, ça a été long, ça a été fatiguant bien que ça a été une réussite. Donc ils ont besoin de rentrer, de se reposer, de travailler aussi parce que la saison à l'avance, les bêtes pour s'en occuper et cetera mais évidemment qu'il y aura de nouveau de nouvelles actions si on sent que les réponses ne sont pas à la hauteur et que le travail gouvernemental ne va pas assez vite.

Merci François Valerrayet, secrétaire général de la coordination rurale d'avoir été avec nous et on précise que 79 % des Français vous soutiennent soutiennent la mobilisation des agriculteurs. He c'est un sondage CSA pour EuropD. Euh Victor Héros, euh Gilles Boutin, euh c'est vrai qu'on a parlé euh de ce de cette Union européenne et l'échec he de la France n'en déplaise à Nicolas Foressier, le ministre qui nous disait que ce n'était pas un échec mais tout de même euh c'est vrai qu'Emmanuel Macron euh a voté contre.

Il n'avait pas vraiment le choix. Euh il y avait cette colère agricole, mais il y avait aussi surtout euh la menace d'une motion de censure massive à l'Assemblée nationale, hein, incluant d'ailleurs euh les Républicains. Oui, mais Emmanuel Macron n'est plus le maître du jeu et ce depuis euh de longs mois.

Et on voit que ces réactions euh se font en fonction euh de d'intérêt immédiat, d'une d'une obsession pour la stabilité. C'est-à-dire que l'obsession, c'est d'éviter effectivement une dissolution. C'est s'en passerait bien.

Et oui, et puis de faire passer ce budget. actuel qui lui permettrait de bah cette stabilité et de et de se maintenir. Tout tout est là.

Euh je pense que je pense qu'il navigue à vue, il n'a plus la majorité pour imposer des vues impopulaires parce que ce traité ce tra cet accord avec Mercoso n'est pas mauvais à 100 %. Il y a eu plein de choses à défendre dedans et je pense que s'il avait été en position de force, il serait passé, il l'aurait voté en réalité. Victor héros, c'est vrai que c'est quoi qu'il en coûte, je reste pour Emmanuel Macron, c'est quand même un double revers.

Premier revers parce que en interne, la pression monte tellement qu'il est obligé de dire finalement je vais m'opposer et je vais demander à ce que la France vote contre. Mais surtout cette fois-ci c'est un revers à l'international. On avait dit bon bah parce qu'on était un petit peu clément envers le président de la République que il avait perdu la partie en interne mais que en fait en externe sur le volet international bah il comptait encore un peu que la France comptait et cetera.

Là, pour le coup, c'est le le vote compte de la France ne changera rien à l'issue, moi ce que je regrette, c'est qu'encore une fois, tout de plus en plus euh toutes les questions de souveraineté française euh comme pour les autres pays européens d'ailleurs se joue au niveau de euh du Parlement européen et de l'Union européenne et que les intérêts de l'Union européenne ne sont pas systématiquement alignés avec ceux de la France. C'est ça qui est regrettable, c'est le poids de la France au sein de l'Union européenne. Encore une fois, on parle de couple franco-allemand.

En réalité, il n'y a que l'Allemagne qui dirige l'Union européen en tout cas. Ursula Van Darleyen se se réjouit et hâte de signer cet accord. Ce sera le 17 janvier au Paraguay.

On continue de parler justement de ce reste de ce gouvernement qui s'accroche, qui reste euh puisque Sébastien Lecnu maintenant ben envisage le 493. Tiens donc. Coucou le coucou.

Le revoilà.