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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 19 mai 2026 2 min

Élevages géants : la bataille des méga-poulaillers

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Dans la drôme, Hélène Bombard élève des volailles depuis près de 25 ans. 95000 poulets répartis dans 6 bâtiment. Devant l'appétit grandissant des Français, elle réfléchit à agrandir son exploitation.

Mais aujourd'hui, plusieurs freins la font hésiter à commencer par les démarches administratives. Il y a une évaluation environnementale à faire. Donc c'est quand même des gros dossiers.

Il faut répondre à beaucoup de normes, des évaluations vraiment en tout genre. Donc évidemment, c'est un coût, c'est des dossiers qui coûtent au minimum 15000 €. Des démarches que le gouvernement veut faciliter.

Mais l'éleveuse redoute aussi l'opposition d'association environnementale. Ici, les poulets sont élevés entre 40 et 50 jours sans jamais sortir avant d'être abattu. Des conditions d'élevage légal mais qui suscitent le débat voire le rejet en France.

Régulièrement, des manifestations dénoncent la pollution de l'air, des sols, les nuisances sonores et olfactives de ces exploitations. Toujours dans la Drô à Pérince, un autre projet d'extension de poulailler provoque la colère chez certains habitants. Mais pour la profession, c'est une question de souveraineté alimentaire.

Aujourd'hui, un poulet sur deux consommé en France est importé sans toujours offrir une garantie de son origine. Quand ça vient notamment des Pays Bas ou de Belgique, c'est souvent de la réexportation de produits brésiliens, thaïlandais ou ukrainiens qui finit dans la dans les produits élaborés, transformés, dans la restauration au sens large et dont on perd la traçabilité. Pour réduire notre dépendance, la filière estime qu'il faudrait construire 2200 poulaillers de plus ces 10 prochaines années.