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interviewSénat (sur YouTube)· 20 juillet 2022 122 min

Inflation et pouvoir d'achat : table ronde d'économistes

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bien sans plus attendre Mathieu plane je pense nous rejoindra dans quelques dans quelques minutes en même temps il connaît je pense vos propos respectifs donc je vous propose de démarrer sur le reportage général mes chers collègues mesdames messieurs en janvier dernier nous organisons déjà une première table ronde sur le thème de l'accélération de l'inflation à cette date la Banque de France anticipée un taux d'inflation de 2,5% en 2022 en lien avec la hausse des prix de l'énergie dans ces dernières prévisions la Banque de France estime que l'inflation de l'indice des prix à la consommation harmonisée devrait finalement atteindre 5,6% . on peut dire que j'espère que nous espérons que nous n'aurons pas organiser une troisième table ronde sur ce thème cette année les anticipations pour l'année 2023 ont également été relevés prévus à moins de 1,5% en 2023 par le consensus forecast en janvier l'inflation pourrait selon les mêmes finalement dépasser 3% selon cela étant dit dans la situation que nous connaissons quelle crédibilité pouvons-nous accorder à ce type de prévision aujourd'hui assez long terme lors de cette de la précédente table ronde et les économistes participants avaient insisté sur le rôle joué par la hausse des prix de l'énergie alors même que le conflit en Ukraine n'avait pas encore commencé depuis l'appareil que ce phénomène concerne également le prix des services de l'alimentation et des produits magnifiques cette accélération de l'inflation est loin d'être sans conséquence nous le savons tous pour l'activité économique puisqu'elle participent à réduire le pouvoir d'achat des ménages et le taux de marge des entreprises et pour les finances publiques évidemment depuis la fin de l'année 2021 plusieurs dispositifs ont un effet été mis en oeuvre pour soutenir le pouvoir d'achat des ménages bouclier tarifaire indemnités inflation chaque énergie etc et plusieurs autres sont proposés actuellement dans le cadre du projet de loi de finance rectificative pour 2022 et du projet de loi pour le pouvoir d'achat en parallèle nous assistons à une remontée des taux d'intérêt nominaux et réels des obligations souveraines sous l'effet conjoint de la hausse de l'inflation anticipée de resserrement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne pour nous permettre de mieux comprendre les ressorts et les perspectives de la crise d'inflation que nous traversons et ces ressorts et perspectives certains en tout cas les ressorts sont nombreux nous le savons et nous permettre de partager la réflexion sur la nature et l'efficacité des réponses apportées ou qui restent à apporter ainsi que de leur soutenabilité budgétaire nous avons le plaisir de recevoir ce matin plusieurs économistes bien connues Madame Agnès Benassi kere chef économiste de la direction générale du Trésor que nous croisons d'ailleurs le rapporteur général souvent d'ailleurs en visio plus plan physique dans le cas de la mission d'évaluation du plan de relance monsieur Denis Ferrand directeur général de l'Institut rexcode monsieur Mathieu plane directeur adjoint de l'EFCE et enfin Monsieur Eric Chanet conseiller économique de l'Institut Montaigne je vous rappelle à tous que notre audition est retransmise sur le site internet du Sénat je vous remercie toutes et tous de votre présence ce matin et 700 plus attendre la parole à Madame Agnès Benassi kere pour un poto luminaire qui s'éveut bien ne dépassera pas 10 minutes [Musique] [Musique] enfin l'année dernière plutôt en fin d'année c'était parce qu'il y avait plutôt une anticipation de ce que l'on était sur une inflation de nature temporaire et non pas une mécanique inflationniste qui s'enclenchait c'est probablement ce diagnostic qu'il faut que l'on a amené à réviser et il faut apprécier dans quel ampleur ce diagnostic doit être réviser combien même jusqu'à présent l'inflation reste quand même très déterminée par ce qui se passe du côté des prix de l'énergie pétrole gaz électricité c'est pas seulement le pétrole on le sait bien mais également et de plus en plus par les prix des produits alimentaires sur ce graphique vous avez quand vous faites la somme des bâtons bleus et orange sur le dernier mois connu pour une inflation à 5,8%, vous expliquer 60% de l'inflation par les seuls composantes énergie et alimentation alors qu'elle représente 25% à peu près du panier de consommation des ménages donc on avait une toujours une sur détermination par des chocs qui sont de nature plutôt exogènes des chocs sur l'alimentaire sont également en bonne partie exogènes parce que ça tient notamment des prix des prix des moyens de production agricole qui sont très fortement la hausse mais l'énergie est un choc qui est bien plutôt d'un mouvement de prix d'une question d'approvisionnement mais pour autant il y a quand même des signaux qui disent bien qu'on a changé d'heure régime d'inflation une manière de l'apprécier c'est de regarder alors ce graphique est un peu un peu complexe c'est-à-dire que on a regardé les contributions en point à l'inflation pour chacune des quatre grandes composantes énergie alimentation produits manufacturés et services et en fait ce que la manière de lire ce graphique consiste à regarder l'écart qu'il y a entre la contribution aujourd'hui et la contribution moyenne sur longue période qui exerce chacune de ces quatre composantes en fait on voit que pour ces quatre composantes l'inflation la contribution que l'on a actuellement est bien au-delà de la contribution moyenne qu'exerce chacun de ces postes à l'inflation d'ensemble donc on est passé d'un choc d'inflation très concentré sur l'énergie un choc qui désormais s'est répandu au-delà concerne les prix des produits manufacturés parce qu'il y a eu la rose des prix des matières premières or énergie les métaux notamment ça s'est répandu sur les services parce qu'on a un début d'accélération de l'ensemble du système de prix qui a embarqué dans le dans les prix des services et donc vous avez une forme de diffusion de l'inflation et cette diffusion ne semble pas devoir s'arrêter puisque les anticipations formulées par les chefs d'entreprise sont toujours des anticipations de hausse de prix et ce de manière quand même très marquée on est à quatre écart-types c'est une proportion qui est tout à fait exceptionnelle quatre écart type pour les opinions des commerçants de détails sur l'évolution qu'ils anticipent des prix mais ça vaut aussi pour la construction pour l'industrie pour le secteur des services or qu'est-ce que représente quelle est la qu'est-ce que aujourd'hui veut dire cette inflation qu'est-ce que cela fait comme amputation du pouvoir d'achat du revenu des ménages on a essayé de faire un calcul tout simple on n'a pas du tout de prévision sur cette à ce stade on a simplement regardé l'inflation qu'on aurait constaté sur les six premiers mois et on a fait l'hypothèse qu'à partir de maintenant l'indice des prix reste inchangés et ça on l'a fait pour les pays européens que vous avez sur sur ce tableau et donc si il ne devait plus y avoir de nouvelles accélération des prix à partir du mois de juin alors sur l'ensemble de l'année relativement à l'année 2021 le choc d'inflation que l'on connaît représenterait un choc excenté un choc toutes choses égales par ailleurs de 66 milliards d'euros en France ça fait donc 66 milliards c'est ça tombe bien ça c'est facile ça fait à peu près 1000 euros par habitant en France ça fait 4 % du revenu des ménages 4,3% du revenu des ménages l'énergie à elle seule c'est la moitié de ce choc d'inflation c'est 500 euros par habitant par habitant oui pas par ménage par habitant pour pour la seule énergie notez aussi que cette en France que ce choc est le plus amorti pour l'ensemble de la zone euro ce choc c'est 1288 euros par habitant pour montagne on est à 1450 donc on a plutôt plus amorti par l'intermédiaire des prix par le jeu sur les prix en France que cela a été le cas dans les autres pays européens et d'ailleurs quand on regarde sur un peu plus longue période pas seulement sur le choc de 2000 de 2022 quand on regarde sur plus longue période avec des prévisions de d'une inflation qui serait en moyenne annuelle un peu supérieure à 5% et une progression de pouvoir d'achat du revenu des ménages de revenus des ménages aux environs de 4%. on va avoir une baisse sur l'ensemble de l'année du pouvoir d'achat du revenu des ménages mais au total par rapport à 2019 par rapport à l'avant covid la France sera la seule des quatre grandes économies de la zone euro à avoir un niveau du du revenu réel des ménages supérieurs à celui que l'on connaissait donc avant le covid alors que on sera à peu près 5 points en dessous pour pour l'Allemagne deux points en dessous pour pour l'Italie en dessous du niveau de 2019 et 5 points en dessous pour ceux qui concerne ce qui concerne l'Espagne et pour autant mais quand là on parle jusqu'à présent j'ai parlé d'un pouvoir d'achat de l'ensemble des ménages quand ensuite on va décomposer quand on va regarder le comportement enfin de ce que ressentent chaque ménage pris individuellement bien on se rend compte qu'il y a une perte du revenu disponible brut réel par ménage puisqu'il y a une progression du nombre de ménages qui est grosso modo le double de la progression du nombre d'habitants et en 2022 il est probable que l'on se retrouve avec un niveau de revenus disponible brut réel par ménage inférieur à ce que l'on avait en 2019 mais également inférieur à ce que l'on connaissait en 2010 à la courbe en travers que vous avez sur sur ce graphique donc on a bien un pouvoir d'achat de l'ensemble des ménages qui est au-dessus du niveau de 2019 et 10 points au-dessus du niveau de 2010 mais en revanche il est inférieur quand on le regarde quand on prend en compte la structure démographique l'évolution de la structure démographique un autre point mais là qui est plus de la sur de la réflexion en termes de dynamique économique qu'est-ce que représente aujourd'hui ce choc d'inflation par rapport à la surépanne qui a été constituée par les ménages pendant la période covid donc il y a eu abondance de formation d'épargne par les ménages qui était empêché de consommer mais qui ont vu plutôt leur revenu préservé et c'est revenu ont été épargnés et il y avait notamment une hypothèse de voir réinjecter dans le circuit à un moment ou un autre cette épargne pour pouvoir stimuler la consommation en fait c'était pas une partie se trouve écornée se trouve élimée par le passage de l'inflation et donc on a estimé que ces 43% de la surépargne qui a été constituée en 2020 2021 là encore toute chose égale par ailleurs qui se trouve élimée par le passage de la consommation donc si vous voulez l'assurer épargne et bien réintroduite par le circuit mais pas sous forme de dépenses additionnelle mais pour pouvoir au moins maintenir le niveau de le niveau de dépenses des ménages une bonne partie de se retrouver cornée et un autre point qui nous semble être assez important à regarder c'est ce qui se passe du côté des dépôts réels des ménages là ceux-ci sont en train de sont en train de s'éroder alors face à cela quelles sont les comportements qu'elles sont qu'est-ce qu'on peut imaginer en termes de de progression du de progression du revenu et notamment du progressions des revenus salariaux en particulier en provenance des entreprises je m'arrête je laisserai Agnès compléter bien évidemment sur la partie sur la partie étage je vais me concentrer plus sur la partie répercussion désormais en termes de revenus et notamment en termes de salaire alors ce que l'on voit déjà dans un premier temps sur le comportement des entreprises alors celle-ci subissent un choc de prix en amont le choc de prix de matière première choc de prix en fait de l'ensemble de leurs coûts et quand on regarde la dynamique de prix relatif et bien on a plutôt une déformation enfin une un recul du prix relatif des entreprises relativement à leur coût d'approvisionnement et si on le regarde avec le rapport des prix à la production sur le prix des consommations intermédiaires donnés par les comptes nationaux on voit par exemple par exemple que dans le secteur de la construction le prix à la production ne suit pas du tout c'est là où il suit le moins même l'évolution des prix à la consommation intermédiaire donc il y a il y a un amortisseur si vous voulez qui est pris dans les dans les marges des entreprises de notamment par cette intermédiaire et on le voit encore mieux sur le sur le graphique suivant ou compte tenu des évolutions des de la structure de coût des entreprises on se retrouve déjà avec un niveau de résultats d'exploitation des entreprises rapportées à la valeur de leur production et non pas à la valeur ajoutée mais un rapport à la valeur de la production on se retrouve à des niveaux qui sont assez proches des points bas que l'on connaissait en 2012-2013 oui il y a eu la la forte bosse qui est intervenue en 2021 avec tous les dispositifs d'aide qui ont été déployés le font de stabilisation notamment qui ont été qui a été déployé mais ces dispositifs n'ont plus courts c'est tout à fait logique enfin on est sorti de la période ces dispositifs non plus court là-dessus un choc de prix de matière première un choc de prix en amont qui n'est pas intégralement répercuté donc on a plutôt un recul du résultat d'exploitation des sociétés non financières s'ajouter à cela la question de l'évolution des salaires alors ce que l'on peut voir pour l'instant sur les salaires c'est que le salaire mensuel de base bien il progresse faiblement mais du côté quand on regarde le salaire moyen par tête des entreprises donc un salaire qui va incorporer également les primes on est sur une progression sur un an qui est de 6,7% 3% thèmes réel mais bon le regardez sur un an ça a pas tellement de sens je préfère le regarder le lycée un petit peu vous voyez les mouvements qu'on a eu le salaire moyen par tête avec la période covid je préfère le regarder par rapport à 2019 le salaire moyen par tête est en progression de 5,1% par rapport à 2019 quand on prend le niveau du premier trimestre 2022 par rapport à la moyenne 2019 ce qui fait du 02% en termes réel donc on a une stagnation du salaire moyen par tête réel dans les dans les sociétés non financières alors est-ce qu'il y a de la place pour distribuer du salaire ce qui fait quand même la progression des salaires à long terme ce sont les gains de productivité et quand on regarde la quand on met au regard la productivité horaire réelle dans les branches marchandes et le salaire horaire réel on se rend compte qu'il y a plutôt bien moins de progression de productivité que de progression de salaire donc les salaires sont allés un peu au-delà de ce que le fondamental économique permettrait les gains de productivité sont très en deçà de la progression du du salaire réel quel que soit le déflateur que l'on utilise donc les marges d'augmentation salariale sont dépendantes des évolutions de productivité et pour l'instant ces évolutions ne sont ne sont pas très fortes pour autant qu'est-ce qui est en train de se faire sur sur les salaires et notamment j'insisterai sur sur la partie de la discussion conventionnelle des des accords des accords de branches il y a eu une note qui était très intéressantes qui étaient faites par la Banque de France au mois de au mois de mai pour essayer de positionner où on en était en termes d'accord de branche à la fin de l'année 2021 les négociations sur les minimades branches c'était une augmentation comprise entre 2,5 et 3,5 %, c'était 1% en 2021 avec des clauses eurovoyures qui ont été beaucoup plus fréquentes qui ont été incorporées dans les accords de branches qui étaient beaucoup plus fréquentes que ce que l'on observe habituellement et donc les closers voyeurs sont en train de s'exercer dans un certain nombre de range d'autant que les évolutions du SMIC sans compter la prochaine qui va intervenir en première août les évolutions du SMIC font créer on fait passer les minimas de branches en dessous du SMIC dans dans de nombreuses branches alors il y a quelques relations économétriques qui sont qui sont rappelées là-dessus ce qui fait l'évolution enfin les ce sont l'inflation qui est vraiment déterminante des minimas de branches donc on a plutôt devant nous une accélération des minima de branches euh c'est 06 points quand vous avez une inflation un point vous avez 0 6 points en moyenne d'augmentation des minima de branches et donc on peut on peut s'attendre à ce que comme on aura une évolution des prix qui sera un peu supérieure à 5 % fin 2022 il est probable que l'accélération des minima va se poursuivre et donc il y a une progression régulière des régulières des salaires sans pour autant forcément complètement annulé l'inflation mais là encore il y a un jeu entre les primes et les salaires puis j'avais terminerai juste sur un point qui était un peu en filigrane de ce que j'évoquais sur la comparaison du du revenu disponible brut des ménages entre la France et les autres pays de la zone euro on est sur une dispersion d'inflation qui est tout à fait exceptionnelle à l'intérieur de la zone euro et qui va poser un moment ou un autre des problèmes on sait que une bonne partie de cette de cette moindre inflation en France tient à l'intervention directe qui a été faite sur le niveau des prix et ce qui peut peut-être induire si on imagine qu'à peu près les mêmes les mêmes élasticités des salaires pour au prix dans la plupart des pays européens cela va induire un une redistribution des cartes en matière de compétitivité salariale au sein de la zone euro sauf que cette compétitivité salariale elle aura été notamment permise en France par une intervention budgétaire extrêmement importante qui va nous mettre dans une situation de déséquilibre budgétaire plus importante plus dégradée que la beaucoup de pays européens et donc ça on risque d'avoir quand même à une nouvelle contrainte qui va s'exercer enfin un ressentiment peut-être dans les pays d'ordinaire qui viendra de cette de ce décalage d'inflation qui qui intervenu mais là c'est juste un risque que je voulais je voulais évoquer très bien merci Monsieur Ferrand et vous vous avez montré que évidemment lorsqu'on préparait un powerpoint on pouvait gagner 5 minutes de plus ce que nous avons donné avec beaucoup de plaisir mais je ne souhaite pas encourager les suivants à prolonger dans cette durée vous nous avez également évidemment c'est un exposé et c'est très logique compte tenu de l'Institut que vous représentez euh ok un peu sous l'angle de l'entreprise et des salariés des entreprises bien entendu c'était ce qu'on attendait d'ailleurs de vous dans cette table ronde madame bensiker et vous laissez encore votre place ou non non donc merci beaucoup monsieur président en fait comme ça ça va me permettre de ne pas répéter ce qu'a dit avec beaucoup de pédagogie Denis à un instant peut-être pour compléter sur certains points et puis développer d'autres sur le l'évolution du pouvoir d'achat les salaires alors les salaires je pense que il a montré des salaires par tête je il faut peut-être les corriger par l'activité partielle pendant la parce que on a ce grand V en 2020 en fait l'activité partielle ce qui fait que c'est un peu en trompe l'oeil ce V en réalité les salariés ont bien reçu des rémunérations en 2020 donc c'est un peu compliqué de calculer taux de croissance à cause de ça alors là je suis vraiment complètement il faut qu'on fasse très attention sur le fait que on a vraiment un décrochage de la productivité par rapport à la fin 2019 par rapport à la tendance précise enfin prêt covid puisqu'en fait on enchaîne les crises donc bon previd on ne serait à peu près moins 5%. donc c'est tout à fait important et donc il faut mesurer l'évolution des salaires par rapport à ça c'est à dire si on maintient les salaires réels sur la croissance sur la tendance précise on a un décrochage de la compétitivité alors soit qui ça soit qui se prend dans les marges les entreprises prennent dans les marges ce qui va avoir lieu nous on n'est pas encore alarmiste sur les marges parce que 2021 c'était un point haut sur les marges donc on s'attend à une diminution des marges en effet mais pour revenir à un niveau proche de 2018 qui est en général le point de comparaison parce que 2019 est un il y a le double compte cice donc voilà je voulais remettre un peu les choses en perspective et par rapport au débat actuel sur sur les salaires aussi parce que enfin l'État intervient sur les salaires quand il y a une feuille de marché et il y a classiquement une feuille de marché pour les non qualifier puisque dans les non qualifiés il y a un marché local du travail avec en général quelques employeurs dominants et des des travailleurs qui eux sont peu coordonnés et donc c'est une négociation asymétrique et l'État intervient par le salaire minimum pour empêcher le salaire de tomber trop bas pour les salaires au dessus du salaire minimum la concurrence entre les entreprises surtout en ce moment où il y a des contraintes de recrutement et vertueuses en réalité c'est-à-dire que certaines entreprises vont pouvoir offrir des salaires plus élevés attirés à elle les meilleurs travailleurs et c'est bon pour la dynamique de la productivité dont je parlais tout à l'heure qui a été en panne donc je pense que vous faire très attention à ça que rien n'empêche les entreprises d'augmenter les salaires c'est elles peuvent pas descendre en dessous du SMIC mais elles peuvent monter au dessus on souffre en France d'avoir une échelle de salaire qui est très comprimé autour du SMIC qui crée un peu de de désespérance pour les personnes qui sont juste au-dessus qui qui bougent pas beaucoup qui se font rattrapés par le SMIC donc je pense qu'il faut faire très attention quand on commence à discuter de plus d'interventions publiques sur les salaires et également faire très attention que nous sommes un pays qui a un déficit commercial ce déficit commercial a augmenté avec le covid il n'a pas été rattrapé depuis certes il y a des revenus vous avez peut-être vu les les shis la Banque de France il y a des revenus qui rattrapent sur le compte courant c'est assez classique en France bon c'est plus que ce qu'on attendait mais il reste qu'on a un des petites commerciales et donc c'est cette période avec des grosses divergences d'inflation entre les pays européens c'est peut-être aussi une occasion pour la France de réaliser son ajustement de prélative qu'elle n'arrivait pas à faire avant la crise quand il n'y avait pas de quand il n'y avait pas de d'inflation je vais rappeler aussi la crise de 2009 ou en 2009 donc par rapport à mon sujet sur la productivité en 2009 la productivité donc avec la crise financière la productivité a baissé les salaires ont continué sur leur lancée et cet écart en la pas rattrapé il y a c'est donc le gouvernement a dû le disons le rattraper avec le cice et donc en tenue de la situation des finances publiques aujourd'hui il faut faire quand même très attention il y aura pas un nouveau cice pour rattraper ce décrochage donc voilà c'est c'est la première chose que je voulais dire sur les salaires sur le soutien public sur le soutien public alors on a fait des petits calculs donc Denis a bien montré il y a une partie qui est via moins d'inflation et puis enfin le soutien de pouvoir d'achat des ménages vient en partie par les différents dispositifs blocages des hausses de gaz d'électricité le carburant etc enfin vous connaissez tout ça et l'autre partie c'est via le soutien aux revenus l'échec bon et donc d'après nos calculs en 2022 ce sera à peu près moitié-moitié et le total serait presque de 3% en France donc c'est un soutien massif pour donner une perspective les autres grands pays européens c'est de l'ordre de 1 à 2%. le soutien du pouvoir d'achat via ces différents dispositifs donc il y a pas de miracle il y a effectivement une situation du pouvoir d'achat qui est meilleur en France que dans un pays européen mais c'est grâce à un soutien public dont ça m'amène au sujet du soutien public est-ce que est-ce que où est-ce qu'on va par rapport au soutien public et aussi peut-être donner un peu une analyse par rapport aux discussions sur la situation des finances publiques et le fait que quand les prix augmentent et bien il y aurait des recettes budgétaires et qu'on pourrait dépenser donc effectivement quand on regarde un peu les choses au premier ordre on se dit avec de l'inflation il y a plus de recettes de TVA et donc l'État a plus d'argent par ailleurs la dette est fixée en euros 10% qui est indexé mais 90% qui n'est pas indexé et donc rapporté à un PIB qui augmente en valeur normalement ça devrait alléger les finances publiques alors en réalité c'est pas faux ça mais c'est quand même une toute petite partie de l'histoire et sans le faire trop long donc à court terme l'OFCE l'a bien montré à court terme comme l'indexation des dépenses et moins rapide que l'indexation des recettes on a effectivement un effet positif à quantité donnée et c'est là que manque l'essentiel de l'histoire c'est qu'on a un choc de terme de l'échange c'est-à-dire qu'on fait on subit une hausse de notre énergie importer l'inflation elle ne vient pas d'un boom de la demande comme c'est le cas aux États-Unis au moins en partie chez nous ça vient de l'inflation importer donc ça veut dire qu'on paye plus cher donc on fait des chèques non seulement la Russie mais surtout au pays du Golfe et cet argent c'est de l'argent qui va manquer pour les caisses de l'État donc on peut pas avoir un pays qui s'appauvrit parce que c'est ça un choc de termes de l'échange le pays qui appauvrit et des finances publiques qui sont florissantes c'est pas possible et et la raison c'est que en volume les assiettes fiscales diminuent relativement à avant le choc énergétique donc la consommation les revenus il y a des révisions des révisions de la croissance à la baisse et ça se retrouve dans les finances publiques donc c'est masqué en 2022 par des recettes exceptionnelles dont une partie viennent du rebond de l'activité en 21 si on pense au 7 dièse c'est donc 2021 il y a eu un rebond des profits et donc il y a un rebond de l'IS en 2022 mais ça ça va disparaître il y a aussi une baisse du taux d'épargne par rapport au niveau exceptionnel de 2020 et 21 donc il a diminué un peu en 21 et de nouveau 22 mais c'est ça peut pas continuer éternellement donc faut faire un petit peu attention on a des effets qui masquent l'effet sur les dépenses publiques et enfin il également le fait que quand on a un choc de termes de l'échange en fait les prix à la consommation est donnée à bien montrer vont plus vite que les prix la production or les recettes fiscales sont plus ou moins indexées sur les prix à la production puisque c'est la valeur ajoutée qui a ensuite partagé entre le travail et capital et par contre les dépenses publiques sont largement indexées sur les prêts à la consommation donc là on a aussi normalement en temps normal les deux les deux prix vont à peu près pareil mais là c'est pas du tout le cas en ce moment et donc là aussi on a une perte enfin sur sur la dette à court terme donc une partie de la dette et indexée sur l'inflation malheureusement c'est une partie c'est 30% de l'inflation française mais 70% l'inflation zone euro donc comme elle va plus vite on a un effet inflationniste enfin un surcoût sur la dette à court terme à plus long terme c'est naturellement la hausse des taux qu'il en porte et là encore sur le r moins g il faut faire attention parce que si le r augmente et le G augmente très bien le taux d'intérêt moins l'auto de croissance si les deux augmentent bon bah ça va mais le problème avec un choc de termes de l'échange c'est que on risque d'avoir un R qui augmente et un G qui diminue donc là encore on a une un effet boule de neige qui augmenterait alors pour terminer vous aviez une question sur les inégalités par rapport à les inégalités par rapport à l'inflation que un sujet que tu as pas trop couvert de nid juste pour aller vite je justais les les chiffres de l'INSEE c'était très intéressant et donc ils ont calculé le choc d'inflation pour différents types de ménages et donc on voit que les habitants en zone rurale c'est pas une surprise sont plus exposées au choc d'inflation donc de l'ordre de 1 point de plus donc lorsque en avril 2022 c'était la date de l'étude le glissement annuel c'est 4 9 pour la France entière et ben c'était plutôt 5 9 en zone rurale et par contre les jeunes c'est presque un point de moins donc c'est intéressant mais il faut faire attention ne pas lire ça sans regarder à côté les soutiens en revenus et et là je vois quand même rappeler que le SMIC a augmenté de quasi 8% aura au moins aura augmenté en août de quasi 8% sur un an et donc en fait les les revenus inférieurs sont relativement bien protégés si on passe aussi au minimum sociaux en zone rural on peut imaginer aussi qu'il y a des retraités en assez grand nombre donc faut faire attention à ça par rapport au soutien aux revenus là donc un petit calcul montre que pour le premier des cils ça représente donc les mesures de soutien pouvoir d'achat pour les ménages par dixième de revenus c'est à peu près 6% du revenu pour le premier des cils et 1% pour le dernier décide donc tout le monde gagne et c'est l'État qui perd mais c'est en pourcentage du revenu évidemment en euros courant c'est pas pareil puisque le revenu du premier décide par définition est plus bas et qu'est-ce que on peut attendre par rapport aux années 70 c'était je dirais juste là donc on sait pas très bien les anticipations d'inflation pour l'instant sont ancrées la boucle presse salaire est pas totalement enclenchée mais très franchement c'est un peu mystérieux ce qu'on sait par contre c'est que on est mieux armé que dans les années 70 il y a moins d'indexation il y a moins de dépendance au énergies fossiles les banques centrales sont indépendantes il y a mais les salaires réelles sont moins rigides mais il y a des éléments qui peuvent quand même qui sont différents pas forcément bien par rapport aux années 70 il y a beaucoup d'endettement notamment d'endettement privé mais aussi public des tensions sur marché du travail qui peuvent alimenter la boucle pré-salaire une sur épargnac accumulée on sait pas ce qui va se passer mais elle peut être éventuellement dépensée et donc ça ça soutient ça soutient l'inflation voilà je vais m'arrêter là merci beaucoup pour votre attention merci surtout que je vous rappelle que après nos questions vous aurez un deuxième petit tour un peu plus court mais qui vous permettra de traiter les derniers points éventuellement que vous aurez donc je sais de maintenant la parole à Monsieur Mathieu plane directeur adjoint de la FCE et je vais lui faire rajouter peut-être si jamais il y avait pas pensé et puisque le sujet n'a pas encore été abordé finalement la politique monétaire par rapport à la lutte contre l'inflation aujourd'hui est-ce que c'est la bonne réponse je le pose de manière un peu un peu raide comme ça mais est-ce que ça répond au sujet bon mais si vous pouvez l'intégrer dans votre je vais essayer dans votre propos m'entendez bien oui bonjour bonjour à tous bonjour à toutes je vais essayer d'être bref et évoquer effectivement ce sujet de la réponse en fait des politiques économiques à cette inflation qui me semble un sujet quand même assez crucial avec le fameux dilemme des banques centrales entre agir pour éventuellement donner un signal en tout cas comme quoi le cette inflation pouvait avoir des effets de second tour et donc remonter les taux clairement mais avec les effets bien sûr que ça pourrait avoir en termes de conséquence sur le coût de leur financement avec ce qui a dit Agnès l'augmentation des dettes notamment et bien sûr les risques de casser la croissance alors même cette inflation beaucoup pour le moment d'origine importée et ça c'est quand même un point important et notamment pour la France ou la zone euro quand on regarde l'inflation actuelle globalement on a peu plus de 60% qu'il y ait à l'énergie à l'alimentaire donc ça veut dire que l'inflation qui est plutôt d'origine domestique reste relativement maîtrisé ça veut dire ça veut pas dire qu'il y a pas d'inflation mais elle n'a rien à voir et d'où le choc sur le poids d'achat c'est que c'est quand même cette inflation importée qui vient percuter de plein fouet le pouvoir d'achat des ménages parce que comme ça a été dit c'est pas la hausse des revenus qui fait l'inflation c'est la hausse des prix importés d'où le problème des inégalités de ce choc inflationniste qui peut être très différent sur les situations on l'a vu entre notamment les zones rurales très clairement les périurbains ou les agglomérations par exemple l'agglomération parisienne nous on avait fait un petit calcul à l'OFCE c'est que sur l'inflation qui était ces témoins de mars on avait déjà à peu près 5% d'inflation les 10% des ménages les mieux lotis entre guillemets face à ce choc ils avaient une inflation à deux et demi les 10% des ménages les plus exposés ils avaient une inflation à 8 et demi c'est à dire qu'on avait déjà un écart très fort et très clairement finalement dans cette crise là c'est moins la question des revenus qui va jouer que la question de votre lieu de d'habitation c'est à dire que au sein même d'un des cils prenez les plus modestes ou les classes moyennes vous avez des situations qui vont être très différentes d'où la difficulté de l'intervention publique c'est à dire vous pouvez pas faire juste de l'ajustement selon la situation du revenu c'est plutôt la situation du lieu d'habitation du transport de votre type d'énergie pour pour chauffer etc bon je vais juste être bref c'est que comme vous avez vu l'origine de cette inflation elle est d'abord et pardon à des chocs qui sont très très spécifiques c'est à dire que on a une crise mondiale en 2020 c'est qui inédite depuis la Seconde Guerre mondiale avec une reprise aussi inédite qui déstabilise les économies avec des problèmes entre la demande qui remonte très fort des capacités de production qui ont du mal à suivre on l'a vu déjà les problèmes d'approvisionnement existaient avant la guerre en Ukraine la hausse des prix de l'énergie aussi et puis derrière vous avez le deuxième choc et la guerre en Ukraine la problématique c'est que on pensait il y a encore quelques mois que c'était en fait des goulots d'étranglement c'est à dire qu'on était face à une situation de de choc économique très particulier avec une reprise et que ça crée des goulots d'étranglement et que petit à petit c'est goulet d'étranglement elle est disparaître avec le rétablissement des capacités de production or en fait là où pour nous c'est extrêmement compliqué c'est que on est peut-être pas face à quelque chose qui est temporaire c'est à dire que la guerre en Ukraine conduit probablement à des prix de l'énergie élevés durablement on sait pas jusqu'à quand et jusqu'où et toute la question du gaz vous connaissez le sujet donc quel est le scénario du prix de l'énergie c'est quand même fondamental et puis l'autre point qui est nouveau aussi c'est les stratégies adoptées par les pays pour la réponse à la crise sanitaire c'est-à-dire que quand le gouvernement fait son projet de loi de finance en octobre il y a pas au micro-ondes au micro-ondes et donc on voit que d'abord l'épidémie est pas forcément derrière nous et donc ça crée des nouveaux chocs sur l'économie mondiale et sur les chaînes de production mondiale et donc ça crée des tensions en fait qui disparaissent pas et puis après c'est la réponse à cette crise sanitaire c'est-à-dire qu'on voit que la Chine mais en place une stratégie zéro covid ce qui est pas le cas de l'Europe bon donc du coup ça ça va entretenir les tensions donc la grande question fondamentale et puis je vais peut-être m'arrêter pour la discussion après là-dessus c'est que à mon avis comme on l'a vu pour le moment la réponse sur les salaires elle reste assez modérée on voit le salaire mensuel de base au premier trimestre il augmentait d'un peu plus de 2% alors qu'on a une inflation qui était déjà super à 4% nous notre prévision c'est que ça va faire 3,6 sur les salaires mensuels de base cette année avec une inflation à 5,3 donc en fait ça veut dire que les salariés perdent en point d'achat sauf les personnes au SMIC ce qui va poser toute la question de la distribution des salaires pour les personnes qui sont juste au dessus du SMIC le SMIC en moins d'un an va augmenter de près de 8% à mon avis ça sera assez peu le cas des personnes sont disent 20 30 % tu donc c'est là la question aussi sociale qui va devoir être traité juste peut-être pour conclure sur un certain nombre de points pour ouvrir peut-être la suite les principaux enjeux pour moi bien sûr qui est déterminant c'est les facteurs géopolitiques et l'évolution du prix des isocarbures typiquement les relations avec la Russie et l'approvisionnement en gaz effectivement si on va sur un schéma où les prix du pétrole ou du gaz continuent à augmenter l'inflation continueront augmenter pour la France il y a aussi un enjeu qui est important c'est que effectivement on a eu moins d'inflation que nos partenaires parce que on a eu des boucliers parce qu'on a eu des remises de 15 centimes avec un coup budgétaire qui a été évoqué qui est super aux autres pays donc il y a pas de mystère on met plus d'argent on protège mieux etc on gagne quand même en compétitivité relative mais ce qu'il faut avoir en tête c'est que du coup quand on va ce qui peut être assez logique c'est qu'on peut pas maintenir ces dispositifs éternellement et qu'on va sortir du bouclier tarifaire ou des remises de 15 centimes ou faire du ciblage on va réduire la voilure budgétaire ce qui va créer un choc inflationniste pour les personnes qui étaient jusque là protégées donc ce qui veut dire qu'en 2023 on peut avoir plus d'inflation que nos partenaires dans ce cas là ce qui peut en effet de rattrapage l'autre point qui me semble important c'est que c'est effectivement l'incertitude sur l'évolution des la gestion sanitaire des pays voir comment est-ce que la Chine va garder de façon durable cette stratégie en covid qui compose pas quand même pas mal de problèmes et puis dernier point il y a la question de l'épargne l'épargne accumulée qui est considérable pour le moment qui est pas puisé alors elle va être peut-être rognée par cette inflation mais pour le moment elle continue le tout départ même au premier trimestre 2022 et encore au dessus de son niveau d'avancer donc les ménages sont quand même dans une phase d'incertitude et d'inquiétude c'est-à-dire qu'ils puissent pas dans leur épargne on le voit pas ça tout dépend de rester élevé et donc si se mettait à des épargner ça ferait un rôle de consommation mais vu l'incertitude ça me semble assez peu probable aujourd'hui et puis il y a les gestion du risque inflationniste par la BCE donc vous avez évoqué avec ce fameux lit de dilemme entre augmenter les taux pour montrer qu'il y a une anticipation sur les risques inflationnistes les effets de second tour et que le mandat doit être respecté et le risque ça peut générer et d'autant plus dans une zone euro qui est quand même assez fragile sur cette question là parce qu'on a toujours ses risques de fragmentation de la zone euro avec l'Italie qui est plus exposé en cadre montée des taux et ces fameux r moins g ou j'ai moins r n' en parler Agnès juste avant qui est l'écart entre la croissance et les taux d'intérêt c'est à dire qu'effectivement quand votre croissance est plus forte que vos taux d'intérêt ça vous permet de vous désendetter sans faire trop d'efforts l'inverse c'est l'effet boule de neige c'est que votre charge d'intérêt augmente plus que votre recette fiscale donc ça c'est extrêmement important donc le dilemme dans zone euro il est quand même assez différent de celui des Etats-Unis c'est clairement des taux aussi créer des spreads c'est-à-dire des écarts entre pays qui peut être beaucoup plus fort et dont l'ABC va devoir gérer elle est censée elle va mettre un outil anti fragmentation en place qu'on attend beaucoup mais le dilemme se rajoute à toutes ces problématiques mais dernier point et j'arrête là si on dit qu'il y a pas de restables sur les prix de l'énergie imaginons ça dès qu'on retrouve une situation sanitaire à peu près normale moi je crois qu'on sera pas dans la boucle prix salaire de la stagnation des années 70 qui a duré 10 ans des indexations c'est à dire qu'aujourd'hui les les salaires sont pas indexés automatiquement l'a BCE a quand même un mandat très clair à l'indépendance et les pays sont quand même très ouverts sur le commerce et en compétitivité donc ça limite quand même ses effets de second tour qu'on pouvait avoir autrefois ce qui veut dire que à court terme ça fait quand même un choc négatif aussi sur le port d'achat et donc c'est la question sociale à court terme qui va devoir être traitée merci merci lorsque vous aurez la parole une deuxième fois vous essayez de nommer votre point de vue à vous sur une si vous étiez le gouverneur de la Banque la BCE qu'est-ce que vous feriez voilà entendre des voilà c'est un beau mandat oui ne le refusez pas pour quelques instants monsieur Chanet s'il vous plaît pour une dernière intervention pour l'Institut Montaigne merci monsieur le Président et bonjour à tout le monde mesdames et messieurs alors je représente pas l'Institut Montaigne je te tiens à le préciser je conseille l'Institut Montaigne mais les vues que je vais partager avec vous qui sont plus générales que celles de mes collègues sont personnels je vais d'abord vous parler de la dimension mondiale de l'inflation revenir un petit peu sur les causes de l'inflation vous expliquer pourquoi je suis un petit peu plus inquiet à propos de la France que certains de ses partenaires sur la possibilité d'une inflation durable et réfléchir un peu au moyen que les politiques publiques peuvent et le tour en 10 minutes ce qui va être en 10 minutes je n'oublierai pas la BCE même si je ne prendrai certainement pas la casquette de sa président d'abord le retour de l'inflation c'est vraiment un phénomène mondial et d'ailleurs avant avant même que l'inflation redevienne un sujet de débat dans le grand public et pour les politiques c'était un débat chez les économistes il y avait en gros deux camps il y avait ceux qui disaient bon il y a un excès d'épargne mondial c'est le savinglot dont parlait ben Bernard qui et donc on est condamné à une inflation très basse et à des taux d'intérêt très bas pour encore quelques milliers d'années ou quelques vingtaines d'années quelques dizaines d'années faut pas non plus exagérer et puis il y avait ceux qui disaient oui mais il y a déjà une certaine accélération de natation aux États-Unis nous sommes rentrés dans une période de démondialisation alors qu'il n'est pas brutale mais tous les bénéfices de la mondialisation qui étaient de la désinflation sont inversées et c'était un débat un peu académique mais il y avait une chose sur lequel tout le monde était d'accord parce que beaucoup de travaux statistiques l'avaient prouvé c'est que l'inflation c'est mondiale alors je citerai une étude qui date de 2010 de Benoît Mojon et de chicarelli qui montrait que pour un très grand échantillon des pays de l'OCDE et sur longue période 60% de l'inflation lorsqu'elle monte ou lorsqu'elle descend c'est une composante mondiale c'est le cycle économique mondial c'est les matières premières donc l'inflation c'est un point sur lequel tout le monde était d'accord y compris ceux qui pensaient qu'elle avait un risque qui pensaient qu'il y en avait pas c'est mondial et c'est bien ce qui se passe aujourd'hui alors d'où vient l'inflation qui nous préoccupe aujourd'hui c'est clairement un choc d'offres c'est l'incapacité de l'appareil de production mondiale à suivre la reprise post covid qui a été plus forte anticipée les gens n'ont pas pu dépenser ils se sont mis à dépenser et puis un deuxième choc d'Off qu'il y est que il y a moins d'énergie d'énergie fossile en particulier produite que prévu et donc si l'offre réduite et que la demande est toujours là on a un choc inflationniste et qui part définition doit s'appeler de la stagnation puisqu'il y a moins d'activités et des prix plus élevés ça s'appelle de la stagnation alors j'apprécie ce que Mathieu a dit la staccation c'est lorsqu'elle devient endémique que ça devient véritable problème mais la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui et véritablement une situation stagnationniste alors si c'est un choc d'offre les chocs un peu par définition cette transitoire parce qu'il y a des signaux prix qui sont particulièrement violents regardez le prix d'électricité le prix du gaz etc et s'il y a une chose qu'on a appris dans l'histoire économique c'est que les économies en tout cas les économies de marché elle s'adapte en 73 en 79 on a eu des chocs pétroliers massifs quel a été le résultat une incitation très forte à investir dans la recherche de pétrole de gaz de nouvelles techniques d'extraction et en avalent dans des économies beaucoup moins gourmandes en pétrole donc l'offre s'adapte mais il lui faut du temps et c'est précisément là où se pose le problème de la possibilité d'un régime inflationniste l'offre s'adaptera si ça lui prend 10 ans et bien pendant 10 ans on a un risque d'inflation si elle est auto-entretenue le régime d'inflation dont je crois Denis nous a un petit peu parlé en nous montrant les différentes composantes de l'inflation et c'est là où j'en viens à mon troisième point il y a des particularités en France qui me font penser que le risque d'une inflation peut être plus basse mais plus durable et significatif en France il y a deux canaux par lesquels on peut passer à un régime d'inflation plus durable le premier ce sont les anticipations ça c'est bien clair si les salariés et les patrons pensent que l'inflation est durable les premiers demanderont des salaires plus élevés et les autres sachant qu'ils pourront augmenter leur prix auront peu de raison de leur résister si en plus il y a une pénurie de à l'embauche c'est une incitation plus en plus à augmenter les salaires donc ça c'est de l'anticipation les gouvernements ne peuvent pas grand chose là-dessus il y a des mécanismes sur lequel je reviendrai l'indexation mais c'est quand même principalement le rôle des politiques monétaires de faire en sorte que ce soit clair pour tout le monde les consommateurs les salariés les entreprises nous respecterons notre objectif de 2% d'inflation qui est maintenant devenu commun à toutes les banques centrales dans le monde depuis que la BCE a enfin accepté que ce ne soit pas 1,99 mais 2%. donc les anticipations c'est une question de politique monétaire mais il y a un deuxième mécanisme qui peut rendre l'inflation plus durable ce sont les mécanismes d'indexation alors ils ont peut-être été réduits par rapport à ce qui était l'indexation de fait lorsque les économènes gardaient la boucle pré-salère dans les années 70 et 80 mais nous avons en France pas seulement c'est aussi le cas de l'Italie de l'Espagne et de la Belgique là il y a une espèce de consortium de pays où il y a une forte indexation des salaires et en France ça passe quand même essentiellement par le SMIC et ceci nous donne un risque d'inflation auto-entretenu puisque c'est plus fort en France que ça ne l'est par exemple en Allemagne le risque est plus élevé alors je fais juste un petit une petite insert sur la situation relative de la c'est de l'Allemagne la situation de l'Allemagne et surtout de l'Italie et bien pire que celle de la France tout simplement parce que leur dépendance au gaz russe est bien supérieure donc le choc inflationniste et le choc plus fort de ce point de vue là la France si je peux dire dans une bonne position relative mais le risque que l'inflation dure plus longtemps et plus importante en Allemagne où il n'y a aucune indexation des salaires des salaires comme vous le savez en Allemagne sont purement laissés à la négociation entre les syndicats et le patronat quand on a une contrainte d'offre comme je l'ai décris maintenir le pouvoir d'achat des salaires c'est très bien mais ceci veut dire que d'une certaine manière on entretient l'inflation par un autre biais si la production ne peut pas augmenter parce qu'il y a pas de pétrole qui a pas assez d'électricité bref qui est des contraintes que les semi-conducteurs vous n'allez pas les inventer ça pousse pas bien dans les champs et que vous maintenez le pouvoir d'achat vous maintenez la demande alors que l’offre ne peut pas suivre et donc c'est quelque chose à garder en tête il y a des tas de bonnes raisons pour avoir des politiques de maintien du pouvoir d'achat il faut avoir en tête que ça fait partie des mécanismes aussi qui entretiennent l'inflation en ne permettant pas à la demande de descendre au niveau de l'offre alors comment réduire je dirais pas le choc inflationniste mais plutôt ça durait donc la première question c'est est-ce que le gendarme qu'est la Banque centrale européenne est équipée pour ça et ce qu'elle fait ce qu'il faut elle nous garantit que l'inflation restera à 2% à moyen long terme alors c'est très sage de dire moyen long terme parce que les pics que ce soit d'inflation ou de déflation ne sont pas des choses sur lesquelles la politique monétaire peut grand chose de plus la politique monétaire ne peut pas fabriquer d'électricité ou de gaz donc quand on a un choc d'offres on comprend que la banque centrale soit très prudente avant de se dire oh là là il faut que je remonte mes taux d'intérêt oui mais est-elle crédible lorsqu'elle nous garantit qu'à long terme on restera à 2%. et c'est là où on peut avoir quand même quelques doutes et la problématique a été soulignée par Mathieu en particulier il est clair que la politique quantitative de la Banque centrale européenne dont je rappelle que le but était de faire baisser les taux d'intérêt à long terme donc de stimuler la demande en espérant que ça ferait remonter l'inflation c'était l'idée cette politique quantité de déterminée puisque on ne cherche pas maintenant à faire baisser l'inflation or cette politique quantitative il faut appeler un chat un chat c'est ce qui a complètement annulé le risque de crédit de pays plus faible et quand on dit pays plus faible bien c'est une espèce de cache sexe pour parler de l'Italie donc la prime de crédit que les investisseurs qui sont les épargnants normalement demande lorsqu'ils ont des doutes sur une économie a été totalement éradiquée par la politique quantitative de la BCE pendant plusieurs années toutes les émissions du Trésor italien étaient achetées quasiment directement par la Banque centrale européenne donc le marché était incapable de donner un prix à ce risque de crédit tout ceci est terminé la politique tentative n'a plus aucun sens puisque l'inflation est là et donc le risque de crédit réapparaît avec le risque d'anticipation auto-réalisatrice si les marchés vont trop loin c'est à dire que la situation devient de pire en pire et que le risque de crédit qui était peut-être des petits au départ pourrait devenir beaucoup plus important et donc vraiment le dilemme est très compliqué pour la Banque centrale européenne ce qui est pas du tout le cas de la Fed de la Banque du Japon ou de la Banque d'Angleterre c'est à dire politique tentative s'est terminée donc je ne peux plus cacher le risque de crédit de l'Italie et de quelques autres pays j'espère que la France n'en fera pas partie d'un autre côté il faut quand même que je un peu méthodes d'intérêt pour m'assurer que tout le monde a bien compris ces 2% à long terme oui mais le faisant j'aggrave la situation donc la BC nous dit mais nous on est déjà très astucieux on va inventer on va dire je crois que ça sera présenté cet après-midi peut-être que certains d'entre nous connaissent déjà le nom de l'instrument on aura un instrument pour empêcher la fragmentation c'est-à-dire ce que ce risque de crédit sur l'Italie est quelques autres pays deviennent trop importants pour que la zone euro reste gérable et en même temps on lutte contre l'inflation je peux vous dire qu'il risque d'y avoir un certain scepticisme il faut être écoutez ce que la BCE va nous dire mais il y a quand même un risque de crédibilité donc sur cette question de l'ancrage des anticipations d'inflation le gendarme n'est pas forcément le plus crédible qu'on puisse imaginer alors il y a un deuxième élément je voudrais signaler sur le traitement de l'inflation et qui ne dépend pas directement des politiques économiques c'est la conjoncture est-ce que la conjoncture pourrait régler notre problème si il y a une récession les récessions c'est l'arme anti-inflation ultime si je puis dire ça pas toujours été le cas mais ça risquerait de l'être or de mon point de vue je ne suis plus un conjonctureiste qui est vraiment les mains dans le cambouis mais je l'ai été suffisamment longtemps pour faire attention à tous les signaux qui viennent des enquêtes de conjoncture et pas seulement en France mais aux États-Unis et je vois que les anticipations des entreprises c'est très clair en Allemagne mais c'est clair en France aussi et c'est clair aux États-Unis depuis trois mois sont en train de dégringoler il y a de bonnes raisons pour ça il y a ce choc d'Off qui est extrêmement important il y a la risque de pénurie d'énergie et il y a ça n'a pas encore été mentionné mais c'est extrêmement important une forte dégradation des conditions financières de financement des économies et du secteur privé essentiellement la chute du marché d'action c'est 17% depuis le début de l'année pour le pour le SP 500 pour l'indice américain un peu moins pour le CAC 40 mais l'euro c'était pressé mais surtout l'écartement des spreads de crédit ce qu'on appelle les spreads de crédit ce que doivent payer en termes de taux d'intérêt en plus les entreprises par rapport aux États qui vous avez peuvent toujours taxer leur leur contribuables et renouveler leur dette qui est pas le cas des entreprises or les spreads de crédit s'écarte énormément ce qui est tout à fait normal puisqu'il y a un renversement des politiques monétaires donc le financement des entreprises que ce soit par le marché des actions que ce soit par le marché obligataire et progressivement parce qu'elle s'aligne par les banques devient plus difficile quand il y a un resserrement des conditions financières qu'il y a un choc d'offre quand vous dit et il y a juste titre qu'il risque d'y avoir des pénuries il est normal que les entreprises se disent ça risque de mal se passer moi il me semble que la probabilité d'une récession aux États-Unis et en Europe je me prononcerai pas pour la Chine puisqu'elle était déjà en récession en deuxième trimestre et que ça dépend beaucoup de leur politique mais en tout cas pour ces deux zones absolument essentielles pour les prix en général cette probabilité d'une récession disons à l'horizon de 6 mois est assez importante si cette ce résultat qui n'est quand même pas souhaitable se réalise les prix des matières premières baisse les anticipations d'inflation aux États-Unis sont déjà en chute libre parce que les marchés anticipent une récession donc les prix des matières premières baisse et lorsque vous avez une récession et bien il y a moins d'incitation à avoir des revendications salariales puisque la préservation de l'emploi devient plus importante donc évidemment je ne souhaite pas que ce soit une récession qui règle notre problème mais je vous signale que ça fait partie des choses qui sont peut-être dans les cartes alors est-ce qu'il y a quand même des moyens positifs bien entendu qu'il y en a limité le risque d'inflation salariale donc ça c'est très important pour éviter l'enclenchement de la boucle pré solaire peut se faire en réduisant temporairement les charges salariales ce que les salariés ce qui intéresse les salariés ce n'est pas le coût du travail c'est le salaire qu'il reçoive par contre les entreprises elles fixeront leur salaire plutôt par rapport aux coûts salariales et donc si contrairement je crois que c'est la voix qui est choisie par l'Allemagne on réduit les charges ceci permet de préserver le salaire qui est directement perçu sans que le coût du travail augmente et donc sans déclencher cette dynamique alors évidemment il y a un défaut mais qui est toujours le même si on cherche à préserver le pouvoir d'achat et bien on maintient la demande alors que l'offre de la peine à suivre mais il n'y a pas de politique de pouvoir d'achat qui n'encourt pas cette critique donc il faut faire avec la deuxième façon de procéder c'est celle qui est largement employée par quasiment tous les pays mais en France encore plus qu'ailleurs c'est limiter l'augmentation des prix de l'énergie et ça c'est une politique intelligente parce que justement elle réduit le risque d'accélération des salaires et donc d'inflation qui devient plus auto-entretenue elle a deux défauts mais à nouveau on ne peut pas avoir le beurre l'argent du beurre et le sourire de la crémière le premier c'est que ça maintient une demande pour des produits énergétiques dont l'offre est réduite le deuxième c'est que ça a un impact sur les finances publiques mais là Agnès Benassi en a parfaitement bien parlé alors il y a un troisième point que je voudrais signaler dans les politiques qui peuvent t'aider c'est de réduire la demande de produits énergétiques parce que c'est quand même notre problème numéro 1 et il y a des propositions qui sont faites par l'Agence internationale de l'énergie qui ont été publiées à quelques jours 5 points tous cette exprimé dans un langage très diplomatique bien entendu mais en gros ça nous dit il est temps de penser au rationnement il est temps de penser à où va-t-on réduire d'une manière peut-être autoritaire la demande quand il y a un déséquilibre offre demande en gros ça ne se résout que de deux façons qui ne sont pas d'ailleurs contradictoires la première c'est les prix si ça devient très cher les gens achètent moins la deuxième c'est de dire bah désolé voilà vous aurez droit à telle quantité que ce soit pour les industriels ou que ce soit pour les ménages l'Allemagne a choisi cette solution là et je crois comprendre qu'elle est déjà même assez bien avancée pour l'explic le plan de rationnement nous ne sommes pas en France dans une situation aussi difficile parce que nous avons une offre d'énergie qui est beaucoup plus diversifiée et qui dépend moins du gaz russe mais il me semble qu'il faut dire des choses aujourd'hui commencer à travailler sur des politiques de rationnement ce serait de la bonne politique y compris pour limiter l'inflation le point commun de tout ce que j'ai cité c'est que on va aller vers la conclusion temporaire temporaire justement ma conclusion c'est qu'il y a des politiques qui ne sont pas temporaires si on a un problème d'offre les meilleures politiques c'est d'augmenter l'offre et en particulier l'offre d'énergie non carbonée bien entendu alors c'est évidemment des politiques de moyens long terme mais c'est pas parce que c'est du moyen long terme que ça ne vaut pas le coup de les mettre en oeuvre immédiatement car des chocs d'offres nous en avons un quai massif qui est multidimensionnel aujourd'hui mais rien exclut qu'il y en ait d'autres dans le futur donc travaillons tout de suite sur le long terme excusez-moi d'avoir été un tout petit peu trop long monsieur le Président très bien merci beaucoup en tout cas je peux vous dire que c'est 4 exposés étaient de grande qualité et que à ma grande surprise ils ne se sont pas contredits donc globalement globalement il y a des appréciations nuancées et heureusement mais c'était très complémentaire je vous en remercie bien monsieur le rapporteur général pour les premières questions oui merci monsieur le Président en tous les cas ça démontre et on se le disait en aparté que l'inflation telle qu'on la connaît aujourd'hui n'obéit pas tout à fait au canon de ce qu'on a pu nous enseigner il y a encore quelques années alors je partage assez les chiffres que vous avez donné sur l'origine alors c'est évidemment principalement la question des énergies dont je rappelle que le coût pour la direction du Trésor je pense que c'est important le coût de l'énergie pèse relativement lourdes dans le déficit budgétaire et d'un déficit commercial de la France il fut un temps c'était un peu plus de 50% là on est autour de 38 40%. donc dans les orientations que les pouvoirs publics l'exécutif et peut-être le Parlement aura à prendre il y a sur ce sujet une réorientation alors je j'ai bien entendu le prêt à République faire un virage à 180 degrés par rapport au nucléaire mais je crois qu'il n'y a pas que ça ce qui m'amène quand même à dire que il y a eu je pense des décisions et des choix malheureux qu'on va porter pendant un certain temps et vous parliez effectivement d'énergie décarbonée voilà il y a vraiment de la difficulté et beaucoup de travail devant nous moi je voulais revenir alors je voulais poser la question sur est-ce que les uns les autres vous pensez que cette inflation va être durable deux d'entre vous ont déjà répondu donc je maintiens néanmoins la question peut-être plus pour Madame bénéfique et puis je vais revenir sur l'objet de cette table ronde c'est essayer de comprendre avec les phénomènes inflationnistes actuels les conséquences sur le pouvoir d'achat et à l'aune des mesures proposées par étape par le gouvernement avec une nouvelle étape parce que ça commence enfin c'est pas un tour de France mais ça ressemble il y a même je pense que parfois il y a des contradictions il y a des manques de ciblage moi je pense effectivement que vous avez évoqué plutôt la France rurale et puis parfois également les contraintes en milieu en milieu urbain et également sur les les plus basses rémunérations donc par rapport à tout ça [Musique] et avec les mesures qui sont annoncées aujourd'hui n'y a-t-il pas une forme de confusion si je prends la prime exceptionnelle de pouvoir d'achat qui devrait devenir la prime de protection de la valeur le partage de la valeur oui moi j'ai le sentiment qu'elle de elle s'annonçait temporaire mais pour devenir pérenne d'ailleurs dans le fractionnement ça voudrait dire qu'il y aura un nouveau dispositif si on est pour combattre essayer de combattre un pic d'inflation une matière un pouvoir d'achat ça devrait donc être temporaire donc comment les mesures obéissent selon vous est-ce qu'elle réponde bien à ce phénomène qui était espéré comme temporaire parce que si on répond de manière temporaire à un phénomène plus durable on risque de frapper à côté de la cible et donc de désorienter nos concitoyens et puis dernier élément et peut-être pour nous en notre mission des finances le plus important c'est tout ça a pris tout ça un coup un coup très lourd pour nos finances publiques comment pensez-vous que l'on puisse répondre de la meilleure des manières sur l'impact budgétaire la dégradation de la plupart de nos agrégats budgétaires et de finances publiques et puisqu'on est au Sénat j'ajoute que comme le prénom République avait annoncé mettre comment dirais-je une réduction supplémentaire de 10 milliards sur les moyens accordés par l'État aux collectivités locales quand celle-ci ont fait face à cette période sans dégradation de leur ratio comment est-ce que vous imaginez la suite c'est-à-dire éviter une dégradation peut-être importante j'espère pas funeste notre économie et de notre évidemment de nos ratio budgétaires merci monsieur le rapporteur général nous allons passer aux autres questions de nos collègues pour faire une réponse groupée alors règle du jeu je vous donnerai donc si vous le voulez bien 5 minutes à chacun sur les réponses que vous souhaitez prendre en charge bien sûr les uns les autres vous les répartir un petit peu et puis d'autre part vous serez dans l'ordre inverse c'est à dire que c'est Monsieur Chenet qui démarrera les réponses monsieur plane etc voilà donc ceci étant dit je fais appel toujours comment dire à la concision de mes collègues dans les questionnements et nous démarrons avec Didier Rambaud qui va nous montrer comment faire merci président pour ce défi que vous me lancez alors c'est une question qui concerne le lien entre la hausse du SMIC et les minimas à la rue tout à l'heure donc de différents a rappelé qu'avec la hausse du SMIC au 1er mai trois quarts des branches ont vu leur minima repasser sous le SMIC j'avoue que j'étais assez interpellé par cette alors peut-être davement par cette cette remarque et donc ma question c'est de savoir est-ce qu'il a est-ce que à la louche ça concerne combien de salariés en France est-ce que c'est ennuyé ou est-ce que c'est en millions quels sont les types de branches qui sont particulièrement concernés par cela et je fais le lien avec la question d'aujourd'hui du du sujet des emplois non pourvu parce que comme vous tous je suis impressionné voir par moment agacé quand je traverse mon département de voir dans un grand nombre de zones d'activités affichées partout ici on recrute donc voilà est-ce que est-ce qu'on peut faire un lien avec tout ça et puis je dirais alors une une question globale pour l'ensemble des intervenants puisqu'on parle de pouvoir d'achat et d'inflation ce matin que vous le savez donc un projet de loi qui a qui est en examen actuellement à l'Assemblée et prochainement au sein sous le pouvoir d'achat et l'inflation quel est votre regard sur ce projet de loi pouvoir d'achat merci merci Didier Vincent capo canela merci merci président d'abord une première question sur le constat parce que Monsieur Ferrand j'ai été frappé moi par les je crois que les planches 11 vous nous dites que le salaire moyen des sociétés non financières à augmenter de 6,7% sur un an ce qui paraît considérable évidemment ça concerne qu'un type de situation vous nous dites aussi je crois au début de votre présentation que la France est la seule des principales économies dans le pouvoir d'achat sera supérieur à 2019 mais ensuite après pachette vous faites la distinction entre pouvoir d'achat et revenu disponible par contre le revenu disponible brut il est inférieur à celui de 2019 et même de 2010 bon ça c'est par ménage mais on gagnerait à partager un constat commun parce que lorsque j'écoute monsieur plane l'approche est un petit peu différente et les plus critique sur le fait que il y a un problème de pouvoir d'achat mais déjà sur ce constat là est-ce qu'on est-ce qu'on peut s'entendre clairement bon mais vous nous avez rappelé que il y avait un effet de concentration des revenus autour du SMIC alors ça peut vous paraître basique comme question est-ce que vous pouvez nous redire en quelques mots les raisons et quel problème ça pose puisque on voit bien c'est un peu une spécificité française comment on peut en sortir de cet élément là parce que si on veut du pouvoir d'achat c'est peut-être régler cette affaire là et enfin Monsieur monsieur plane vous avez parlé de l'importance de la situation géographique alors j'ai pas entendu trop dans les différents exposés la question du poids du logement mais il me semble que en zone métropolitaine depuis des années l'augmentation du prix du logement est à un effet considérable sur le pouvoir d'achat mais défoliant et que depuis le covid partout sur le territoire le prix du logement a augmenté est-ce qu'il y a pas un sujet spécifique qu'il a mériterait une réponse qui n'existe pas aujourd'hui alors qui est difficile à bâtir mais voilà dernier point Éric Chanet vous vous dites baissez les charges bon très bien mais comment comment le finance merci Vincent Michel canvet puis Bernard delco merci monsieur le Président je revois aussi remercier les éclairages de nos interlocuteurs ce matin à la Rania siceri a évoqué le décrochage de la productivité est-ce qu'on peut identifier les causes de ce décochage la plus de la côte de la productivité est-ce que c'est lié au covid est-ce que c'est lié à l'emploi est-ce que c'est lié à des difficultés d'approvisionnement principalement à ce qu'il y a d'autres facteurs qui qui jouent comme l'ont dit mes collègues on va avoir l'examen de la loi sur le pouvoir d'achat alors on s'aperçoit quand même que qu'en France la situation est plutôt pas mal par rapport à d'autres économies c'est-à-dire que nos concitoyens au moins souffert mais le la contrepartie c'est qu'effectivement ce sont des déficits publics considérables en plus est-ce qu'on peut continuer en ce sens c'est ce que par exemple sur l'aide au carburant tout on voit bien qu'il faut réduire la quantité on a parlé tout à l'heure de rationnement est-ce qu'on peut continuer comme ça à l'aide de réaliser au carburant est-ce qu'il faut pas rapidement ressembler et est-ce que les propositions qui sont formulées vont vraiment atteindre la cible c'est à dire qu'on a évoqué tout à l'heure aussi le fait que ce soit les zones rurales qui soient les plus pénalisées aujourd'hui et peut-être faudrait-il encore me cibler les choses troisième sujet qui concerne la question des exportations est-ce que la l'évolution négative très négative de la balance commerciale et donc de la balance des paiements risquent de poser problème un problème sérieux pour l'avenir qu'est-ce que vous en pensez et puis quatrième et dernière question d'Italie est en situation particulièrement préoccupante au plan politique et risque d'avoir une influence aussi au plan financier est-ce que cela peut amener des difficultés à notre pays pour pouvoir se financer compte tenu de l'importance des déficits publics aujourd'hui est-ce que cela peut avoir une difficulté pour pouvoir financer notre tête merci Michel Bernard delcro oui mais merci merci à nos intervenants j'ai trois questions monsieur plane vous avez évoqué la question de l'écart entre les taux d'intérêt et les taux de croissance et évidemment l'impact que cela sur la soutenabilité de la dette et du coup vous paraît-il possible aujourd'hui de tracer des perspectives en termes de en terme de croissance deuxième question vous avez évoqué également l'épargne qui est important serait-il possible selon vous de mettre en place des mesures spécifiques pour mobiliser cette épargne et enfin Madame Benassi Quéré vous avez évoqué plus particulièrement l'inflation qui touchait certains territoires plus que d'autres les habitants notamment des territoires ruraux évidemment on peut le comprendre et selon vous serait-il possible et justifié d'ailleurs de mettre en place des mesures spécifiques pour tenir compte de l'impact particulière de l'inflation de la vie je crois un point de plus on peut l'estimer environ un point de plus pour les habitants de territoire ruraux merci Bernard Vanina paoliga puis Thierry Cozic oui monsieur le Président merci merci aux intervenants qui nous ont fait des présentations de grandes qualités ma question se dresse plutôt à Monsieur plane elle concerne la revalorisation prochaine au premier août du taux du livret A qui va remonter à 2% qui reste tout de même bien dans de cela de l'inflation on sait que c'est un taux qui est quand même un pouvoir d'indicateur psychologique très fort et donc je voulais savoir si vous avez une idée de l'impact que ce rehaussement pourrait avoir éventuellement notamment sur l'investissement dans le secteur privé et puis je rebondis sur la question de mon collègue delcro sur la mobilisation de la surépargne coïd puisque je pense effectivement qu'il faudrait qu'une partie de cette épargne puis c'est injectée dans notre économie notamment en faveur de la transition écologique on en a parlé au sein de cette commission mes chers collègues via une proposition de que j'ai faite dans un climat où on me disait que il y avait pas de risque de rehaussement des taux d'intérêt merci Vanina Thierry cosi puisse belles briquet merci monsieur le Président merci à l'ensemble des orateurs de cette introduction alors deux questions les deux points déjà été soulevés par mes collègues le premier c'est sur le la relation entre l'inflation et l'épargne et notamment sur le livret A comme lien de l'évoquer Vanina à l'instant aujourd'hui il y a 80% des Français qui ont un livret A ce qui représente à peu près 55 millions de personnes c'est le placement qui est privilégié par les foyers modestes pour rappel il y a 60% des livréas qui ont aujourd'hui un encourt inférieur à 1500 euros avec la hausse des prix cela fait fondre la valeur des économies des détenteurs je reprends les propos de Thomas appliquetti qui qui dit l'inflation prend la forme d'un impôt très lourd sur l'épargne populaire donc je m'interroge aujourd'hui sur comment protéger les épargnants les plus modestes hier le gouverneur de la Banque de France indiqué que que la hausse du livret A donc qui est prévue à 2% au 1er août n'étaient pas terminée ma question est la suivante sur un temps sur un temps long est-ce que vous ne pensez pas que l'idée d'indexer d'indexer pardon le taux de rémunération du Livret A sur l'inflation pour être une piste de réflexion où il y a un risque de désavantager la consommation et donc ce risque serait trop grand et le deuxième qui est aussi un sujet qui a été évoqué qui est sur la relation entre l'inflation et le logement aujourd'hui et notamment sur le prix du logement pour les pour les locataires aujourd'hui c'est un poste particulièrement élevé dans le dans leur budget près 32% des dépenses des ménages locataires du parc privé comme du public alors qu'en 2001 pour rappel elle n'était que de euh de 27% pour l'Insee l'IRL l'indice de référence des loyers a Bondy de près 2,5% pour le premier trimestre 2022 ce qui est inédit depuis 2008 c'est vrai que depuis 2008 la courbe de l'indice de référence des loyers suit avec retard la cour de l'indice des prix à la consommation c'est vrai qu'avec l'augmentation de l'inflation on voit que inéluctablement les prochains indices qui seront publiés au troisième et quatrième trimestre seront donc beaucoup plus élevés car on le constate l'IRL a toujours du retard sur l'inflation Thierry dans le civet j'y viens donc dans la loi sur le pouvoir d'achat actuellement examiné à l'Assemblée le gouvernement a refusé d'intégrer le gel des loyers se contenant au plafonnement de l'augmentation des loyers à 3,5% et ce pendant un an afin de limiter l'impact de l'inflation sur les locataires en ma question est la suivante dans la mesure où la formule d'indexation des loyers actuels protège pleinement les propriétaires contre l'inflation au détriment des locataires ne pensez-vous pas qu'un gel de l'IRL serait pertinent pour faire face à l'inflation des prix des loyers merci merci Thierry Isabelle briquet puis Christian BIAC merci monsieur le Président merci au 4 intervenants de ce matin puisque l'inflation n'est pas due à un trop de circulation monétaire dans l'économie et dans la mesure où la hausse des salaires permettra à la fois aux françaises et aux Français de mieux boucler leurs fins de mois mais aussi de garantir le fonctionnement de notre système de solidarité la question est vraiment d'importance ce matin il nous a été dit que la marge d'évolution des salaires était liée à la productivité des entreprises comme cette productivité est en baisse cela ne laisse guère envisager une embellie au niveau un des salaires pourtant certains économistes inversent cette logique ce sont les hausses des salaires qui permettent les gains de productivité et sont même bénéfiques pour pour l'emploi car plus de pouvoir d'achat donc plus de dépenses et plus d'activité économiques donc j'aimerais bien avoir votre opinion sur cette position là merci merci Isabelle Christian BIAC puis Vincent Seguin merci Monsieur Président je vais essayer de d'être très bref parce que c'est votre demande merci d'abord à nos quatre intervenants qui ont balayé toute cette problématique de l'inflation du pouvoir d'achat je me permettrai de retenir que la seule certitude que vous partagez c'est le nombre d'incertitudes qui planent sur l'évolution mais je retiens quand même ce cache souligner monsieur plane chez cette inflation ne concerne pas de manière égale toute le territoire et je crains qu'à nouveau ce soit cette franche périphérique qui a provoqué le moment des gilets jaunes et qui a provoqué un vote extrême au moment des élections qui soient à nouveau en première ligne avaient des conséquences sociales et politiques que nous devons pas négliger au-delà des des aspects financiers il y a aussi ça à voir alors l'énergie à une place prépondérante et je n'ai pas solution miracle mais je voudrais quand même mettre le doigt sur quelque chose j'avais hier le maire de cajou les Béziers dans les routes téléphone il y a un an et demi qu'il a lancé sur son ancienne décharge un projet de par photovoltaïque un an et demi l'étude d'impact a été réalisé et là il atteint la vis de la Commission alors moi faire le par photovoltaïque de casu elle ne va pas régler notre problème énergétique mais combien y a-t-il de cajoule des Béziers en France combien y a-t-il de projets concernant la tradition énergétique qui sont bloqués qui sont bloqués parce que on n'a pas compris qu'il y avait la guerre à l'Ukraine qu'il y avait la menace de la fermeture du robinet par voilà des mir Poutine et on continuait à être le dossier au rythme normal sans donner un coup d'accélérateur donc ce n'est pas la panacée mais c'est un outil qu'on a disposition c'est d'accélérer cette rayon dans une région éthique en mettant le turbo sur les fonctions des dossiers pour que tous ces projets qui sont actuellement dans les tiroirs sortent enfin voir le jour je suis pas sûr que la question s'adresse à des économistes mais en tout cas à l'administration de manière générale on va dire merci Christian Vincent Segoin puis Jérôme Bacher oui merci monsieur le Président juste une question sur sur l'inflation vous nous avez pas parlé de de la Chine avec la avec la politique du covid et puis de la création de de pénurie qui est volontaire plus ou moins pour augmenter les prix je suis surpris aussi que vous ne parliez pas de du rôle de des États-Unis aujourd'hui qui ont qui ont ange engagé une politique d'augmentation des salaires pour faire face inflation et de l'effet de la parité euro-dollar sur sur l'inflation que l'on va subir vous nous avez parlé en échange de l'augmentation des salaires qui a eu lieu au cours de la dernière année de l'épargne des ménages qui baissent de et on a bien compris que c'était la productivité des entreprises qui faisait la zone tampon pour compenser ce cette inflation nous sommes et on l'a bien compris dans vos propos très sensibles à la balance commerciale qui est très négative donc notre politique de désindustrialisation de la France et aujourd'hui on en paye les conséquences d'après ce que je comprends et pour rétablir le rôle alors moi je pensais que le rôle de la Banque centrale des banques centrales sur l'inflation avait un rôle prédominant mais ce qui n'est pas forcément le cas et ça ça m'inquiète donc maintenant le rôle des États est-ce que c'est d'agir plus sur le pouvoir d'achat des Français ou est-ce qu'ils doivent plus intervenir comme l'Allemagne a pu le faire sur le travail de l'emploi et la diminution des charges pour faire face aux zones de turbulences merci Vincent Jérôme bachel puis Sébastien me rend oui merci monsieur le Président moi je crois que Eric channel que on en sera effectivement en récession à la fin de l'année je lui ai dit un trimestre je le redis ici nous serons en récession en fin d'année donc il faut déjà s'y préparer historiquement l'inflation s'arrête quand il y a un choc d'inflation comme celui-ci par une récession et c'est comme ça que les prix reviennent un peu à la normale s'il y a des historiens ils pourront me contredire volontiers mais j'ai juste une question un peu paradoxale j'ai bien entendu qu'il y avait des chocs d'offres et enfin des négatif ce qui augmente les prix et donc tout ce dont nous parle c'est des mesures de demande la mesure de pouvoir d'achat il me semble que ce sont des mesures de demande et donc je suis un peu à rebours de mes camarades en me disant mais qu'est-ce qu'on est en train de faire on est en train de faire des mesures de demande comme les États-Unis l'ont fait il y a quelques temps il y avait pas de problème de demande on a relancé de plusieurs centaines de milliards de dollars par Monsieur Biden effectivement il y a eu un choc d'inflation aux États-Unis est-ce qu'on n'est pas en train de finalement de d'entretenir la machine merci cher Jérôme pour votre optimisme Sébastien Meurant merci à nos intervenants il y a eu un choc sur l'énergie avec la découverte de tout ce qui était gaz de schiste pétrole de chiche exploitation aux États-Unis il y a eu un gouvernement et là on a eu on a un choc d'offre inverse mais aussi on a quand même une politique monétaire qui était en Europe ultra expansive et qui a créé évidemment un discordance entre l'offre de monnaie la production et là cet aspect des choses relativement aux autres monnaies la part de la baisse de la valeur de l'euro par rapport au dollar par rapport aux Francs suisses par rapport aux autres monnaies aussi génère un choc d'inflation lié à tout ce qui est tout ce qui est importé et il échappé à personne que l'Europe est un des rares continents assez dépourvu en énergie et je viens de dire Jérôme c'est pas c'est pas c'est pas d'aujourd'hui et quelle est la part justement de d'affaiblissement de la monnaie dans le rôle de l'inflation importée et de la baisse du pouvoir d'achat des Français merci comme il y en a pas assez moi j'en avais deux de plus une [Musique] une pour Monsieur Ferrand qui nous a présenté une consommation de surépargne estimée à 43% dans en un seul semestre donc je crois comprendre que quand on est sur de tels chiffres ce sont les gens qui étaient finalement avec les plus petites sur épargne d'une certaine façon qui les ont utilisés parce que moi je pense que ceux qui ont des énormes sur épargne et ils n'ont pas pour autant les consommer enfin pour partir mais est-ce qu'il y a une estimation est-ce que ça pourrait vouloir dire que je suis pas 80% de l'assurépanne serait consommé la fin de l'année quelque chose comme ça donc est-ce que vous avez une petite idée peut-être madame Benassi également sur cette question là de est-ce que finalement l'assurait pas ne va pas disparaître aussi vite qu'elle est apparue quoi bon en dehors des impôts de 20% pour les plus riches qui ne la consommera pas parce que voilà il y a pas de besoin particulier et la deuxième question qui était qui était intéressante là je peux qu'il a dit ça mais du bon sens mais à part que je l'avais je n'ai pas fait ce lien sur l'idée que si on arrête les aides au carburant sur l'électricité le soutien etc du coup on aurait finalement une inflation qui serait supérieure à la moyenne européenne par effet de rebond si Jupiler et alors c'est marrant je veux pas du tout vu ça c'est sous les radars mais est-ce que le gouvernement doit se préparer à dire qu'il fait moins bien que les autres finalement bon allez on y va monsieur Chanet alors vous avez 5 minutes monsieur Chanet ce coup-ci comptez de manière juste donc je traduis monsieur le Président ne répondez surtout pas à toutes les questions d'ailleurs je ne le peux pas bon en ce qui me concerne il y avait beaucoup de questions très techniques destinées à de différent Agnès Benassi ou à Mathieu plane je vais je veux en prendre je vais en prendre d'autres d'abord la question des difficultés de recrutement va me permettre d'insister sur le côté choctov en vous parlant de l'enquête trimestrielle de l'Insee qui est très ancienne elle date des années 70 depuis 1990 elle pose aussi une question sur les difficultés de recrutement et lorsqu'on regarde les résultats de cette enquête depuis 1970 donc là je vous parle vraiment de longue période il y a deux pourcentages de répondant qui font crever tous les plafonds c'est celui sur l'incapacité à produire plus en raison de difficultés de goulots de production et ceci par exemple la pénurie de semi-conducteur en fait partie c'est un groupe de production qui est en amont pour les entreprises on n'a jamais été aussi haut en terme d'écart type on est un petit peu dans ce que ce dont deux différents parlait mais c'est quand même très frappant que c'est le plus haut historiquement et pour les difficultés de recrutement ou la question n'est posée que depuis 1990 on n'a jamais été aussi haut donc nous avons bien à faire en France je parle pas d'une enquête faite aux États-Unis à un choc d'offres dans la dans le sens où les entreprises alors il s'agit surtout du secteur industriel mais c'est important pour l'inflation parce qu'elle est beaucoup concentrée sur les biens ne peuvent pas produire plus et donc le paradoxe dont vous parlez monsieur sénateur de stimuler la demande alors que c'est l'offre qui est contrainte et il est évident alors ma réponse a quand même à votre question c'est que ça a un sens ça un sens si ça permet de limiter les enchaînements inflationnistes suivants donc des politiques dont le but ne serait pas de stimuler la demande ce qui est absurde quand on a un choc d'offre mais de faire en sorte que les enchaînements salariaux soient modérés est une politique que je trouve pertinente parce qu'elle pense moyen long terme des pistes trouvent qu'elle répond aussi mais ça c'est une question qui est beaucoup plus politique à des impératifs politiques de court terme donc il y a quand même un certain sens à faire cette chose absurde qui consiste à soutenir la demande à condition que ce soit premièrement temporaire deuxièmement que sa vise à réduire les enchaînements salariaux ce qui me fait répondre à la question comment est-ce qu'on finance les baisses de charge par le déficit budgétaire il y a pas d'autres moyens mais je répète le point crucial c'est temporaire on voit bien la difficulté politique c'est quand on fait quelque chose de temporaire tout le monde voudrait ensuite que ce soit permanent deuxième point sur lequel il faut vraiment insister c'est la situation extraordinairement difficile de l'Italie je pense que c'est quelque chose qui s'annonce mal pour l'ensemble de la zone euro c'est un cauchemar pour l'Italie avant tout mais aussi pour la Banque centrale européenne en plus du fait que la croissance en Italie est nulle depuis très longtemps donc quand on se plaint des gains de productivité en France c'est une affaire qui est très ancienne en Italie et c'est la raison principal pour laquelle les marchés sont inquiets politiques budgétaire italienne elle a toujours été restrictive elle a pas toujours bien entendu mais les réceptives depuis très longtemps mais quand il y a pas de croissance on peut se poser la question comment aller rembourse allez vous rembourser votre dette d'ailleurs c'est la BCE qui achète votre dette d'habitude donc l'Italie est dans une situation fragile ancienne mais ce conjugue le choc covid qui touche quand même et d'une manière particulièrement importante de l'industrie touristique qui est importante pour l'Italie et deuxièmement le choc énergétique excusez moi du peu ça nous fait trois chocs pour l'Italie et donc les réponses que l'ABC va nous donner aujourd'hui sur son outil anti fragmentation sont importants mais je pense qu'il faut se dire d'avance qu'il y a que le risque italien a augmenté avec ses crises alors l'Italie bénéficie de transfert l'Union européenne ça pourrait ne pas être suffisant ça doit être sur nos radars troisième sujet est-ce qu'il faut mobiliser l'épargne excédentaire dont Denis différents nous a expliqué qu'elle était déjà 40 ou 50% rogné par l'inflation mais ça en quand même 50% qui reste alors moi je dirais que si c'est la mobiliser pour ça il y a la consommation il faut pas le faire puisque on a une contrainte d'offre donc pousser les gens à plus consommer aujourd'hui ça fait de l'inflation plus qu'autre chose en revanche fait en sorte que cette épargne puisse aller vers des investissements donc c'est une autre manière de soutenir l'économie ce n'est pas l'enchaînement habituel pouvoir d'achat consommation emploi non pas du tout si ça va vers de l'investissement et que cet investissement permet d'augmenter l'offre à long terme de choses dont nous manquons comme l'énergie des carbonées et ben c'est évidemment une chose qui me paraît très intelligente heureux de l'art et politique monétaire américaine alors ça c'est assez crucial la politique monétaire américaine a été en retard sur l'évolution de l'inflation aux États-Unis qui je le rappelle avait commencé par une accélération des coûts salariaux avant la crise covid donc c'était déjà une économie au plein emploi on commence à avoir accéléré la fête est restée si je puis dire un petit peu de côté jusqu'à que les chiffres d'inflation et qu'elle soit assez généralisée aux États-Unis il est obligé à réagir Ben bernanchi a reconnu même s'il n'en fait plus partie des solidaire que bah oui on a été trop loin à réagir et donc on va pas se plaindre du fait que la Fed réagisse contre l'inflation américaine je rappelle que l'inflation c'est mondiale et que si on a de l'inflation aux États-Unis on a l'inflation partout alors évidemment il y a un jeu non coopératif par définition des politiques monétaires en relevant cette taux d'intérêt la fête contribue à faire monter le dollar dont la principale raison pour laquelle il monte c'est l'augmentation du prix du pétrole ce n'est pas la politique monétaire lorsque le prix du pétrole augmente il y a un recyclage des pétrodollars moins importantes dans les années 70 qui va vers des actifs américains donc plus de demandes de dollars et en plus ce qui fait une grande différence avec les années 70 les États-Unis maintenant sont exportateurs nets d'énergie en particulier grâce au gaz de schiste donc ces deux facteurs expliquent l'essentiel de la hausse du dollar vient ajouter la politique monétaire donc de mon point de vue c'est pas tant l'euro qui est faible c'est un dollar qui est hyper fort contre toute monnaie alors je signale en passant on en a pas parlé mais que ceci pose un grave problème pour le crédit d'un grand nombre de pays émergents les spreads de crédit dont je parlais pour les entreprises sont en train de s'écarter de manière très importante pour des pays qui dépendent beaucoup de la politique monétaire américaine mais qui ne sont pas directement concernés par les décisions la fête ne prend pas ses décisions pour la zone dollars donc nous sommes si je puis dire dans la zone euro victime collatérale la seule manière qui pourrait compenser en partie cette politique monétaire américaine ça serait d'avoir une politique monétaire équivalente mais on a tous compris je viens de rappeler la situation italienne que les les dégâts seraient encore pire que l'avantage qu'il y aurait avoir une monnaie plus forte donc je pense que ceux-ci doit se doit l'accepter si il y a récession les mécanismes sur le dollar s'inversent les anticipations sur le taux d'intérêt s'inverse le prix du pétrole baisse donc le dollar baisse donc ne nous préoccupons pas trop de cette baisse de l'euro par rapport au dollar c'est quelque chose qui est transitoire j'en reste là monsieur le Président bien et vous avez fixé la maille pour les autres dans Matthieu plane va bénéficier de 7 minutes 7 minutes ah oui ok beaucoup beaucoup de questions donc c'est merci en tout cas ça soulève quand même pas mal d'interrogations et on va essayer d'apporter quelques réponses en quelques minutes sur le shutdov négatif je partage en partie en fait le diagnostic parce qu'il y a deux chocs d'offres en fait dans dans cette affaire il y a quand même un choc d'offre sur les matières premières qui est pas le même que sur les produits industriels or ça a pas les mêmes effets y compris sur notre balance commerciale et les réponses qu'on peut donner à ce choc d'Off négatif dans un cas on voit bien qu'on a un problème de politique industrielle avec les approvisionnements enfin qu'on va pas régler du jour au lendemain mais qu'on connaît depuis un certain temps avec les défis de commerciaux qu'on a évoqué donc ça pose la question de comment être plus performant d'un point de vue industriel et quels sont les politiques à mener dans l'autre cas le choc d'offre négatif lié à au fait que la Russie progressivement écartée du marché mondial des hydrocarbures posent beaucoup de questions et les effets notamment sur la demande sachant que bien sûr on va pas produire ces hydrocarbures et que même substituer ces hydrocarbures par d'autres types d'énergie qui sont non fossiles posent beaucoup de questions et c'est des enjeux de moyens long terme donc ça pose d'abord la question de comment on répond à ce choc sur l'énergie quel est son impact sur les ménages et sur les entreprises et comment on essaye d'accélérer j'allais dire peut-être le point positif de cette crise c'est peut-être d'accélérer la transition en tout cas elle serait de trouver des solutions pour avoir une un mix énergétique plus décarbonée et éventuellement trouver des voies vers une consommation on va dire un peu plus efficace mais dans le court terme je sais que l'énergie est assez peu substituable même si vous faites un peu de sobriété si vous essayez de d'instruire un peu de télétravail ou de covoiturage pour beaucoup et on l'a dit le problème c'est que c'est un choc aussi assez différent selon les types de ménage entre le cadre parisien dans un appartement effectivement la classe moyenne en zone rurale qui a de véhicules avec un logement peut-être assez mal isolé le choc est n'a rien à voir donc le problème c'est que c'est aussi la difficulté d'accompagner le changement et l'impact à court terme social quoi c'est à dire on voit que si un bien est peu substituable c'est directement le reste à vivre qui diminue et là vous êtes aussi face à autre chose c'est comment on répartit en fait ce choc inflationniste c'est-à-dire qui prend en charge le choc impressionniste l'État en fait en réalité a fait relativement beaucoup j'allais dire par rapport à ce qu'on a vu ailleurs c'est pour ça que ça coûte cher et que ça a été possible et dans un premier temps la question maintenant c'est dire si le choc finalement est pas transitoire on peut pas maintenir des dispositifs aussi larges et donc il faut les cibler et on voit que plus on va aller dans le détail et plus on va essayer de cibler plus c'est délicat et plus ça va faire des performances et vous les essayez de garder un signal prix c'est-à-dire dire en sorte il y a pas forcément de raison de mettre un prix de l'énergie à un niveau bas alors qui coule le niveau du prix mondial est très élevé ou alors ça coûte très cher donc c'est où est-ce que vous faites ce ciblage or c'est vrai que j'ai l'impression que le ciblage il va être relativement bas il va couvrir on va dire au SMIC voir un peu au dessus donc ça va poser toute la question j'allais dire des personnes qui sont allés à 1,2,3,5 dont et ça l'état n'y peut rien mais on voit bien que la réponse aussi des employeurs peut être très différente sur le salaire c'est à dire on a des élasticités nous c'est un demi enfin en gros c'est 0,5 c'est à dire que quand l'inflation augmente comme ça de 1% les salaires augmentent de 0,5 en fait dans un premier temps mais la situation peut être très différente selon les situations individuelles et donc certaines entreprises vont démarche de manœuvre pour augmenter les salaires et d'autres beaucoup moins ce qui est pas le cas par exemple des retraités qui vont voir assez logiquement leur retraite augmentée ou les personnes au SMIC ont une garantie de pouvoir d'achat donc la question qui va être fondamentale c'est pour les personnes qui sont en emploi qui sont au-dessus du SMIC principalement et dont l'employeur qui sont dans des PME n'ont pas forcément les marges de manœuvre pour les augmenter et cela il passe en fait à travers les mailles du filet j'ai l'impression et ça ça va être assez difficile d'expliquer que ils se sont un peu les perdants de cette crise là donc voilà donc je dis pas que j'ai pas de réponse très claire là dessus mais ça ça pose vraiment cette question de ce choc d'offres et comment on essaie d'accompagner ce choc d'offre aussi d'un point de vue social parce que c'est un des impacts sur le point d'achat surtout autre point l'épargne accumulée elle est considérable on parle de 170 milliards depuis le début de la crise mais forcément c'est pareil elle est pas accumulée de la même façon en gros 80% de cette épargne et détenus par les 25% des ménages en haut de l'échelle des revenus ce qui est assez logique on regarde des choses donc c'est vrai que c'est pareil si vous cumulez le choc macroéconomique et c'est chacun individuels on a des choses très très différentes c'est à dire entre des ménages quand il met de l'épargne qui sont moins exposés à ce choc et qui ont des capacités de réagir et ceux qui ont déjà mangé leur épargne et qui se retrouvent avec un choc très négatif donc j'allais dire le problème c'est qu'on a un choc macroéconomique et donc on parle de risque de récession moi je serais un peu moins dur enfin je pense que bien sûr que le réseau et session est évident mais je pense qu'il dépendent beaucoup ce qui va se passer dans les mois à venir avec la avec la Russie l'approvisionnement du gaz russe qui sera mon avis assez déterminant mais on a aussi un choc microéconomique et c'est là la difficulté des pouvoirs publics c'est comment vous répondez à des chocs micro pour les entreprises pour les ménages vous avez pas faire de vous avez pas traité 30 millions de cas et donc forcément vous allez avoir des effets de seuil vous allez avoir des des problèmes et en même temps vous avez une question budgétaire il faut être raisonnable aussi c'est-à-dire qu'on voit bien qu'on a déjà eu un choc covid qui a été massif on a près 200 milliards d'euros de d'impulsion budgétaire qui ont été mis et donc on peut pas continuer indéfiniment comme ça ou à un moment donné va se poser la question du financement surtout avec la remontée des taux dont on a parlé si les taux remontent et que notre croissance diminue ça va poser quelques difficultés donc une récession ça pose ou si ces difficultés là c'est que une récession c'est aussi moins de recettes fiscale donc vous êtes face à ce problème et du coup bon je termine peut-être là dessus un point important aussi et c'est pour ça je peux pas envoyer trop de signaux négatifs mais quelque part j'allais dire nous enfin en tant que Macron économiste on a une une interrogation forte c'est comment ça se fait qu'on crée autant d'emploi et c'est plutôt une bonne chose pour le marché du travail mais on reconnaît il y a toujours le revers de la médaille c'est que le regard de la médaille c'est que la productivité a baissé depuis 2019 ce qui est aussi historique c'est-à-dire que pour produire la même chose on a besoin de plus d'emplois vous regardez la valeur ajoutée aujourd'hui du secteur privé le même niveau que la valeur ajoutée de fin 2019 donc on réalise la même valeur ajoutée d'un point de vue macronique on a 700 000 emplois en plus donc 3% d'emplois en plus on a besoin de 3% d'emploi en plus pour produire la même chose ce qui pose la question effectivement des marges de manœuvre y compris des entreprises pour augmenter les salaires dans ce cadre là c'est à dire que soit il y a un peu de croissance elles vont faire de la productivité mais elles vont détruire des emplois soit ils augmentent les salaires dans ce cadre là et ça va poser beaucoup de questions sur leurs compétitivité donc c'est vrai que l'équation est malheureusement assez assez dur surtout dans un monde où on va devoir accélérer la transition ou une inflation qui peut être un peu plus robuste le problème des déficits et un ralentissement de la croissance donc les enjeux j'allais dire je crois que devant nous et je veux bien croire que c'est en partie vrai ça nous aide tout ça merci Mathieu plane d'avoir dit votre absence de solution Denis on va demander de faire un pardon et oui on va vous remettre à votre place madame vous allez conclure traditionnel additionnellement nous laissons plutôt la direction du Trésor conclure vous voyez ce président juste avant si vous voulez un mot sur la productivité c'est vous aurez tout inventé monsieur alors allons-y à titre exceptionnel c'est pour mettre un bémol à ce constat qui a été fait par Madame Benassi et par Monsieur plaindre de la baisse de la productivité en tout cas de son fort ralentissement une des raisons quand même très importantes et une très bonne raison c'est que les réformes du marché du travail font que aujourd'hui sont employés en France quand des gens qui ont une plus faible productivité que le pool de ceux qui étaient employé auparavant si on fait des réformes du marché du travail je me félicite qu'elles aient réussi on a réussi à faire baisser le taux de chômage à 7% de provocation pas de provocation ça fait inévitablement baisser la productivité avant ces réformes du marché du travail je disais aux gens qui me posaient des questions je saurai si ça marche si la productivité baisse donc ce n'est pas en soi une mauvaise nouvelle la productivité structurelle c'est beaucoup plus important et ça c'est une question d'innovation est-ce que nous innovons assez en France je crains que non mais cet effet de productivité qui tient à la composition de la ce travail on va quand même pas le regretter ne pas regretter que des gens puissent travailler aujourd'hui en France alors qu'auparavant ils ne pouvait pas travailler je préfère la conclusion alors de différent pour pour compléter sur ce point parce qu'effectivement ça faisait partie des éléments que je voulais évoquer revenir sur l'enjeu de productivité qui est vraiment déterminant sur les évolutions des salaires je crois plus à la termination de la productivité vers les salaires que des salaires vers la productivité donc la théorie du salaire déficience je crois quand même plus que celle la productivité qui qui détermine dans un premier temps les salaires sur la productivité il y a aussi un élément qui est alors je suis tout à fait d'accord avec l'observation qui vient de faire Eric il faut regarder que sur les taux d'emploi qui ont le plus bougé récemment c'est le taux d'emploi des plus jeunes et ça c'est l'impact notamment des politiques de développement de de l'apprentissage de l'alternance on a 4,5 points de taux d'emploi en plus pour les pour les 16 24 ans par rapport à la situation de 2019 et il y a aucun autre pays européen qui a le plus augmenté ce retour dans le plan des 15 24 sur la période récente et ça c'est un effet de composition sur la productivité deuxième élément de composition qui est tout à fait remarquable sur intéressante pour expliquer leur ralentissement de la productivité ce sont les pratiques de rétention de main d'oeuvre dans les dans les entreprises et en particulier dans l'industrie depuis 2019 la productivité de l'industrie est négative alors que c'est le secteur combien même on sait que l'industrie a un poids dans le PIB qui est quand même assez faible en France relativement à la zone euro c'est une litote que de le dire et bien la Russie est grosso modo elle produit entre 40 et 50% des gains de productivité de l'ensemble de l'économie or depuis trois ans la productivité enfin la valeur ajoutée à moins progresser que ne la fait l'emploi dans l'industrie donc la productivité a reculé et là c'est vraiment les politiques de rétention de main d'oeuvre je sais que j'ai des difficultés de recrutement très aiguë et bien au premier retournement conjoncturel venu je vais essayer de préserver le plus longtemps possible mais salariés en place parce que je sais que j'aurais du mal à les retrouver au moment du redémarrage de l'activité et ça c'est vrai que c'est un des effets assez fort de la des difficultés de recrutement je vais passer en revue quelques quelques points effectivement sur la surépanne cela a été évoqué par par Mathieu à l'instant je crois que c'est dès le mois de mars que le avait dit que en gros l'assurépanne des deux premiers défis l'avait été lessivé donc alors maintenant je ne sais plus jusqu'où c'est en train de remonter mais probablement qu'on aurait peut-être pas loin du 5/6 désormais dans la dans la surépargne aura disparu mais je n'ai aucun élément pour la c'est juste un jugement c'est juste un sentiment bien plus qu'autre chose sur le caractère durable de l'inflation effectivement je ne suis pas prononcé là-dessus il y a un point ça a été évoqué par par Éric c'est que et ça a été repris aussi par plusieurs d'entre vous on n'avait pas parlé dans nos présentations du Tour de change parce que le taux de change en fait vient de donner une deuxième étape peut-être à l'inflation importée c'est à dire que l'inflation importée est présidée est un venait principalement des cours des matières premières et effectivement les matières premières reculent en ce moment et c'est très fort sur sur les métaux c'est aussi une bonne illustration de ce que il y a un risque d'inflation de récession qui est croissant devant nous mais désormais l'inflation importée ne peut peut-être changer de nature dans le sens où elle proviendra un peu plus du comportement de l'euro contre le dollar quand bien même je suis d'accord on le voit pas ce dégrader encore bien enfin se dépression encore bien plus longtemps parce que les écarts de taux d'intérêt vont progressivement se resserrer sur le sur le revenu disponible brut en fait le graphique que j'avais montré que vous aviez sur lequel vous êtes revenus monsieur le sénateur c'était un graphique sur qui essaye de réconcilier le message des économistes les économistes en gros ils disent même il y a pas de problème de pouvoir d'achat pris à l'échelle macroéconomique et c'est vrai qu'on a une progression sur 10 ans de 10% de pouvoir d'achat durant les disponible oui alors c'est peut-être pas assez je sais pas mais ça c'est une affaire de d'appréciation mais quand on le regarde ensuite au niveau du ressenti le ressenti il a exprimé par un ménage or quand le quand on va corriger le revenu disponible par la composante démographique par la composante également sociologique il faut se rappeler que le nombre de ménages progresse deux fois plus vite que ne le fait la population alors on se rend compte qu'il n'y a pas de progression du pouvoir d'achat et pas seulement sur les trois dernières années mais également depuis 2010 donc il y a bien il y a bien une mesure par qui est utilisée par les économistes qui dit bah oui il y a du pouvoir d'achat qui est distribué mais le ressenti individuel du fait de ses évolutions démographiques et sociologique n'est pas n'est pas au rendez-vous donc j'essayais de réconcilier les les deux appréciations sur sur l'aspect des minima sociaux qui étaient évoqués par par Didier Rambaud je ne sais pas combien de salariés sont concernés je crois que c'est assez peu il y a très peu de salariés qui se trouvent au minima de branches et surtout bah quand il passe en dessous du SMIC parce que de toute façon c'est la règle du SMIC qui va s'imposer alors sur les il y a pas de de mécanisme automatiques qui induisent dès lors qu'il y a dès lors que le SMIC dépasse le minima sociaux il y a pas de mécanisme automatique qui fait une renégociation de la part des dans les branches tout se passe dans le cadre des NAO des négociations annuelles obligatoires qui en général américaine plutôt en fin d'exercice ou au début d'exercice et qui était en fait calé sur de facto sur le rythme d'évolution du SMIC là on est sur une sur une période qui est très particulière qui tient ce qu'il y a des des relèvements du SMIC qui interviennent en cours d'année et donc la plupart beaucoup de branches ayant mis en place des clauses de revoyure en cours d'année on va avoir des renégociations qui vont se faire mais la proportion de personnes concernées est relativement faible alors après le nombre de smicards c'est je crois aux environs de 12% des salariés et toute la question de savoir comment va se déplacer la hausse du SMIC vers les personnes qui sont situées un peu au dessus du SMIC est-ce qu'on va avoir une augmentation très importante de la proportion de smicard en proportion des salariés c'est là le point qui me semble être assez important à regarder et puis sur le sur la mobilisation de la surépanne qui reste parce qu'il en restera effectivement ça doit être mis effectivement au regard des enjeux d'investissement nous bon et en particulier d'investissement dans la transition énergétique nous avons essayé d'estimer avec ces codes le montant d'investissement qu'il faudrait faire pour simplement se mettre sur la trajectoire du du 01net enfin du net 0 pardon en 2050 il nous manque en gros entre 40 et 70 milliards d'investissements par an donc ça veut bien dire qu'il y a un enjeu de mobilisation de toutes les ressources financières dont on peut disposer pour les fléchies vers l'investissement donc la mobilisation de cet de cette sure épargne à destination de l'investissement nous semble tout à fait fondamental pour tenir les objectifs que l'on sait assigner dans le cadre de la réduction nous avions appelé à la formation de fonds de garantie de fonds de capital garanties c'est pour à destination de l'épargne moyenne c'est toujours une mesure que l'on porte parce que elle sera vraiment fléchée sur sur l'investissement alors je n'ai pas le temps de répondre à tous les aspects j'insister effectivement sur l'aspect italien il y a quand même une inquiétude assez forte à voir sur l'Italie d'autant que c'est substituts en termes de mobilisation d'énergie que sont notamment l'hydroélectrique bien il se trouve aussi un peu complexifié dans une période de d'absence d'eau et de fortes sécheresses que connaît l'Italie c'est aussi une circonstance qui va être très importante qui fait un déséquilibre énergétique c'était juste pour rajouter un petit peu plus dans le noir oui ou si vous nous avez pas mais personne ne nous a rassuré sur quoi que ce soit donc c'est pas tout à fait l'objet de cette réunion aujourd'hui mais vous avez dit la surépargne même si on la mettait sur les objectifs en termes donc de transition énergétique par exemple ou écologique de manière plus large ça serait une année quoi une année d'investissement ça résout pas tout quoi bon tout à fait très bien bon ben c'est à vous madame Benassi kere alors donc traditionnellement on laisse conclure si je puis dire un interlocuteur avec lequel nous sommes forcément en discussion dans le cadre des projets qui nous viennent et puis vous allez avoir une responsabilité supplémentaire c'est de bien vérifier que tous nos collègues ont eu une réponse et donc si par hasard il y avait quelques trous ils sont pour vous et sinon il y aura une petite bronca à la fin vous verrez c'est très sympathique madame médecin je répondrai avec plaisir à la plupart des questions vous m'arrêterez quand leur sonnera d'abord pour j'étais d'accord avec presque tout ce que disait mes collègues je voulais insister peut-être sur l'aspect stabilisateur de la conjoncture mondiale c'est-à-dire que effectivement c'est la conjoncture ralentie c'est la croissance ralentie à cause de ce choc d'offre et ben c'est stabilisant et en particulier je voulais donner un petit ordre de grandeur sur le pétrole parce que le pétrole russe à peu près 4 le pétrole russe envoyé en Europe donc qui est soumis à l'embargo c'est à peu près 4% de l'offre mondiale c'est un marché mondial et on voit bien que si la croissance mondiale ralenti de un point et bien un quart de ce choc qui est absorbé si on pense que 1% de croissance en moi c'est 1% demande de pétrole en moins grosso modo c'est ça et donc ça va assez vite en fait parce que ça a marché mondial c'est pas la même chose pour le gaz qui est un marché local j'étais moins d'accord bon d'abord je suis à la conjoncture tous les indicateurs sont pas catastrophiques il y a encore des motifs d'espoir et en particulier les conditions financières bon éric a insisté sur les spreads mais le crédit ne ralentit pas il est encore très digne on pourrait s'en inquiéter mais il est il y a encore du soutien il y a encore du soutien et et les climats tout n'est pas négatif enfin nous on n'a pas une lecture complètement sombre de la de la conjoncture même si ça se dégrade c'est c'est certain et alors sur la mesure baisse temporaire des charges là par contre j'ai un petit différence de d'appréciation je pense que il y a la théorie de l'incidence ça nous dit que sur les hauts salaires bah ça va augmenter les salaires des gens qui ont déjà l'assuré pas mieux déjà et donc ça ça ne va en rien à mon avis à résoudre le problème de l'inflation ni les problèmes peut-être un peu les problèmes de recrutement des des haut potentiel ça c'est vrai mais et le fait que ce soit temporaire c'est quand même très difficile et donc c'est pour ça qu'on est quand même un peu circonspect par rapport à d'autres pays qui ont choisi de baisser la fiscalité des charges etc on sait temporaire en France les mesures temporaires ont tendance à durer et c'est extrêmement coûteux donc c'est une manière enfin très coûteuse alors donc du coup j'en viens à au point central qui est donc c'est un chien au terme de l'échange une partie de ce qu'on produit va partir vers le reste du monde même s'il revient éventuellement sous forme de recyclage et donc les Petro dollars Petro Europe peuvent financer une partie de notre transition et énergétique ce qui serait quand même intéressant mais il y a enfin c'est une perte pour le pays donc ça doit se répartir entre baisse de pouvoir d'achat pour les ménages on est agrégé je parle pas baisse des marges pour les entreprises et le reste c'est pour le contribuable et le contribuable c'est de nouveau des ménages et des entreprises donc enfin on a beau on dit on reporte sur l'état mais en fait une fine et l'État c'est c'est encore nous donc je pense qu'il faut vraiment qu'on prenne conscience de ça et là la boucle le prix salaire c'est une sorte de lutte entre les travailleurs et les entreprises pour ne pas supporter la perte et en fait le fait qu'à chaque tour on récupère on récupère cute à 100%, ça accélère la boucle presse salaire donc il est urgent de la ralentir en et ben en faisant supporter une partie de la charge à ceux qui peuvent donc soit qu'ils sont accumulés de l'épargne soit qu'ils ont accumulé des marges pour répartir cette perte et que ce pas que le contribuable qui va la supporter éventuellement de manière très inéquitable donc et là je voudrais faire vraiment la différence par rapport au prix de l'énergie des carbonée si on avait un choc de prix de l'énergie bicarbonée si l'énergie est carbonée est aussi cher que l'énergie fossile c'est pas du tout pareil parce que ça reste dans le pays et donc on a des entreprises qui produisent de l'énergie des carbonée à un prix élevé et cette prix élevé éventuellement on va répartir une rampe ou je ne sais pas mais ça reste dans le pays c'est complètement différent comme analyse d'où l'importance de la transition écologique et d'y mettre vraiment les moyens alors est-ce que l'inflation va être durable donc pour 2022 le gouvernement prévoit en moyenne annuelle une inflation de 5% rappelez-vous qu'au début de l'année c'était largement inférieur à ce qu'on voit aujourd'hui c'est à peu près dans la moyenne des autres prévisionnistes attention c'est au sens de l'Insee le quand on fait des comparaisons internationales on prend la Banque de France et donc c'est la façon harmonisée qui est un peu supérieur notamment en ce moment où il y a beaucoup d'inflation énergétiques donc tout ça est alors on peut tous se tromper c'est c'est tout à fait possible 2023 il n'y a pas encore de prévisions officielle mais on s'attend quand même à un reflux de l'inflation avec une changement de composition qui a déjà été mentionné avec plus d'inflation interne sous-jacentes et moins d'inflation énergétique ne serait-ce que par un effet de base et par contre il faut distinguer le niveau qui peut être permanent donc on aurait une hausse permanente du d'une coût de l'énergie et puis une inflation qui elle serait qui régresserait de manière graduelle et donc ça pose en effet la question de la fin des boucliers puisque si on a une marge d'escalier même si ça cesse d'augmenter on a une marge d'escalier et bah il va falloir que progressivement le prix du gaz le prix d'électricité rattrape la marche que on a raté d'une certaine manière volontairement et ça ça fait effectivement de l'inflation peut-être plus bas c'est plus durable mais en fait et quand on discute avec les gens de la BCE ils sont d'accord avec ça ça peut infiner amener un niveau de prix plus bas que s'il y avait eu une inflation très forte pendant une période plus courte parce que ça ça maintient des anticipations relativement ancrées et ça ça maintient une boucle priscillaire enfin disons contrôler donc et c'est en effet le niveau final qui compte pour la compétitivité alors laquelle réaction budgétaire je pense que quand même on est assez d'accord sur le fait que un plan de relance général c'est pas la chose à faire quand on a un choc d'offre ce qu'il faut c'est préserver en effet l'offre et l'offre d'énergie en particulier et les ménages modestes d'où l'idée de plus cibler le soutien budgétaire que ce qui est le cas aujourd'hui il a fallu un peu dans l'urgence mettre en place des choses générales parce que faire des choses intelligentes ça prend du temps et comme vous avez vu les cibler c'est compliqué on a des tensions de on a donc des tensions de recrutement qui amènent plus qu'à une haute générale des salaires qui en est au général des salaires ça va faire plus de demandes donc ça résout pas vraiment notre problème les tensions elles sont particulièrement dans certains secteurs donc on peut avoir des os de salaires qui vont débloquer de l'offre parce que on a de l'offre de travail il faut avoir ça en tête l'offre de travail qui va se donc par exemple penser à hôtellerie restauration ou la construction mais encore une fois c'est ça doit être dit je pense que ça doit être différencier et il faut pas penser que le fait que les salaires augmentent de manière différenciée dans la dans le pays amène plus d'inégalités parce que ça peut être aussi à rattrapage par rapport à des situations antérieures qui étaient inéquitable si on pense par exemple aux travailleurs ce qu'on appelait de deuxième ligne pendant la crise covid je reviens pas sur le débat sur la productivité donc sur le SMIC quel problème de fait d'avoir une concentration au niveau du SMIC alors la commission SMIC répète année après année qui a un problème d'un extinction du SMIC qui fait plus que ça n'excès sur les prix qui est et donc il mange progressivement les salaires qui sont au-dessus donc on a périodiquement ce problème du SMIC qui vient rattraper les salaires qui sont au dessus et une forme de désespérance et la France et un pays de CDE peut-être le pays de l'OCDE avec les salaires les plus concentrés et donc qu'est-ce que ça pose comme problème en période où il y a des chutes de lois de monde ce qui est pas jusqu'à aujourd'hui ça veut dire que le marché du travail s'ajuste par du chômage plutôt que par des baisses de rémunération et en période comme aujourd'hui et ben on a plein de gens qui sont autour du SMIC il y a pas cette différenciation dont on aurait besoin pour s'ajuster aux contraintes de recrutement qui sont encore une fois très hétérogènes et les situations des entreprises je suis parfaitement d'accord avec Mathieu plane qui qui ont des marges plus ou moins importante selon où est-ce qu'elles sont placées dans la chaîne de valeur est-ce qu'elles peuvent ou non répercuter leur coûts ou c'est très inéquate inéquitable inégale liquides j'en sais rien illégale selon les entreprises donc ça c'est vraiment très important alors sur la balance commerciale est-ce grave si on regarde le compte courant c'est pas si grave finalement puisque on rattrape avec des revenus ce qu'on perd ce qu'on a pas en commercial par contre si on regarde les performances à l'export performance export de la France ne sont pas bonnes elles étaient améliorée et elle se sentent de nouveau dégradées alors il y a des raisons sectorielles les difficultés de l'automobile l'aéronautique l'aéronautique ça s'améliore ça s'améliore ça va s'améliorer l'automobile on sait pas encore il y a vraiment ce sujet là donc c'est plutôt parce que ça révèle que en soi le devise commercial alors sur la territoire ruraux quelle mesure spécifique puisque effectivement ça a été souligné plusieurs fois dans la dans la loi pouvoir d'achat il y a des mesures sur les gros rouleurs les gens qui doivent obligatoirement prendre la voiture pour aller au travail ça c'est quand même principalement territoire rural où il y a pas de transport en commun et quand on regarde ce sujet il faut faire aussi attention quand rural le logement est moins cher je parlais du loyer dans un instant et normalement si le mécanisme de marché fonctionne les loyers devraient baisser en territoire rural parce que les gens voudront plutôt se rapprocher des villes pour avoir moins de coûts de transport et voilà alors justement j'en viens la question des loyers j'en viens justement à la question des loyers là on est il y a vraiment un arbitrage à faire entre prix et quantité puisque on sait que par exemple sur les rediticité de recrutement quand on interroge les entreprises souvent c'est des questions de logement c'est à dire que si elle n'arrive pas à recruter c'est pas forcément que le salaire ou les conditions de travail ou c'est les salariés trouvent pas de logement donc ils vont pas venir il faut faire très attention quand on a des mesures de de blocage des loyers de décourager l'offre de logement et on sait par exemple que dans les grandes métropoles il y a eu une il y a toujours une concurrence entre la location longue durée et la location touriste qui en a beaucoup parlé donc ces sujets n'ont pas disparu pour autant et on a un rebond d'ailleurs du tourisme qui est spectaculaire en France dont on peut se réjouir donc faut faire un tout petit peu attention et c'est aussi vrai pour le les livrets A il faut pas non plus de décourager le livre le logement social donc tout ça se tient il faut faire très attention dans la loi pardon dans la loi le projet de loi pouvoir d'achat il y a une un plafonnement des hausses de loyer qui proposait octobre 22 octobre 23 à 3 et demi pour cent donc c'est c'est moi qu'inflation mais c'est quand même pas zéro pour pour essayer de faire cette arbitrage pour terminer l'assurépargne et l'orientation de cette soirée pas la consommation c'est sur épargne en consommation ça a déjà été dit en agrégé non cette sur épargne n'est pas consommée puisque on voit que au départ comme l'a dit Mathieu et encore au dessus de son niveau de la crise donc c'est bien qu'elle continue de s'accumuler les deux premiers défis comme l'a dit le CAE ont consommé leur serait pas mais c'est eux qui sont principalement visés par les mesures d'indexation qui ont été donc voilà c'est c'est eux qu'il faut protéger et c'est le cas dans la proposition de loi maintenant comment il faut pas regarder la sur épargne uniquement à travers le livret A il y a eu la loi pacte et qui a quand même conduit à une réorientation de l'épargne plus il y a plus d'épargne longues l'assurance vie un peu basculée sur les unités de compte qui ont été plus dynamiques notamment pendant la crise covid donc il y a aussi des changements au niveau européens des nouvelles législations au niveau européen pendant la Providence française de l'Union européenne qui font que on améliore les dispositifs pour l'investissement à long terme donc ça c'est la mise par le long terme c'est en particulier la transition écologique donc ça c'est aussi important voilà moi je vais m'arrêter là parce que bon la parité euro-dollar là ah oui la Chine juste un point sur la Chine alors la Chine il y a deux effets sur l'inflation il y a l'effet offre perturbation des chaînes de valeur etc donc ça c'est inflationniste c'est clair mais il y a aussi un effet demande et notamment l'effet pétrole la Chine se réveillera du covid la demande de pétrole au niveau mondial réaugmentera mais actuellement ça plutôt un effet des inflationniste alors j'ai entendu un déconner chinois assuré avec beaucoup d'aplomb que la contribution de la Chine aujourd'hui à l'inflation mondiale était négative donc j'ai quand même quelques doutes mais bon c'est et sur parité Euro Dollar je suis d'accord ça nourrit l'inflation mais c'est quand même un phénomène un peu du deuxième ordre aujourd'hui par rapport à ce qu'on ce qu'on est en train de vivre bien merci nous concluons donc maintenant cette cette réunion qui nous aura tenu deux heures mais avec beaucoup d'intérêt à la fois sur les thématiques et sur les apôts que vous avez pu ajouter les uns et les autres donc merci à tous les quatre d'être venu jusqu'à nous ce matin nous avons consacré ce temps et donc nous souhaitons maintenant j'espère pour vous tous quelques jours de repos peut-être merci à tous en tout cas

Inflation et pouvoir d'achat : table ronde d'économistes — Edouard Ferrand · Pourquijevote