Inflation, pouvoir d'achat, négociations... Michel-Edouard Leclerc invité d'Apolline de Malherbe
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Au moment où on se parle, vous voyez une année à la hausse ou à la baisse pour les prix ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que cette charte va changer les choses ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Vous dites que l'inflation a été vaincue. Est-ce que les prix vont rester stables ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Il y aura-t-il du Lint chez Leclerc pour Noël ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les prix du carburant vont augmenter avec la nouvelle taxe ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Le gouvernement veut suspendre Shein. Vous estimez que c'est le rôle de l'État ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Michel-Edouard LeclercFait
« Pratiquement tous nos fournisseurs présentent des tarifs à la hausse puisque par principe ils savent qu'on va leur demander des baisses. »
- 4:00Michel-Edouard LeclercFait
« L'inflation a été vaincue. »
- 7:00Michel-Edouard LeclercPromesse
« On va arriver à une stabilité. Mais il faut qu'on demande des baisses. »
- 11:00Michel-Edouard LeclercChiffre
« On a été à 75 % les moins chers et à 95 % l'un des trois moins chers. »
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Bonjour Michel Édouard Leclerc, vous êtes le président du comité stratégique et porte-parole du mouvement Lecler. Vous êtes le quasi représentant enfin en tout cas aux yeux aux yeux des Français de la grande distribution. C'est aujourd'hui ce matin que commencent les fameuses négociations commerciales. 3 mois d'un véritable psychodrame national qui revient chaque année où vous êtes autour de la table.
Vous la grande distribution, eux les marques, les grands industriels, c'est Nesley, c'est Danon mais c'est aussi les PME. Et 3 mois pour décider de fixer les prix. On va y revenir parce que ça se fait parfois dans la douleur et dans la brutalité mais à la limite ça c'est ce qui se passe en cuisine.
Ce qui importe les Français c'est de savoir ce qui va en ressortir de cette cuisine c'est-à-dire de savoir quels seront les prix à la fin. Au moment où on se parle, vous voyez une année à la hausse ou à la baisse ? Pratiquement tous nos fournisseurs présentent des tarifs à la hausse puisque par principe ils savent qu'on va leur demander des baisses.
Et une go, bah c'est c'est un grand classique. C'est un balai du c'est la danse du signe hein. Faut arriver faut arriver à rester.
Vous dites que c'est une danse. Moi j'ai quand même plutôt l'impression que c'est un bras de fer. Mais non, il y a des fois c'est des non c'est une danse.
Non, faut savoir que il y a qu'en France que ça se passe comme ça. C'est toutes les d'abord toutes les grosses boîtes avec qui on est amené à discuter ne font ça qu'en France. C'est que on prend le Talis, on va à Bruxelles, on va à Francfort, on va chez au siège de Lidl, on va au siège de Aldi, on va au siège de Cotco, on va aux États-Unis chez Walmart. les meumes, les Nestley, les grandes marques internationales n'ont pas à part à à monter comme ça sur euh sur l'estrades et à faire la danse du signe.
C'est c'est euh on négocie tout le temps. Mais en France, on a on est plus intelligent que les autres. Donc on a Je sens que vous le dites avec une certaine ironie.
Oui, parce que j'ai appris ça. Moi, moi je suis aussi président d'une école de commerce et quand j'apprends euh à des des étudiants étrangers qui viennent à Néoma euh Business School, c'est-à-dire à Reins à à Paris ou à Rouan, comment se fait la négociation commerciale, ça les fait marrer de voir comment c'est en France. Alors, comment par rapport à chez eux quoi, un vietnamien, un chinois, un sud-américain, c'est un classique.
C'est un classique. C'est du Molière. C'est du Molè.
C'est que il y a une forme de comédie mais il y a aussi une forme de tragique parce que face à vous, bien sûr, vous avez des Nisselés, des cocas, des Danones euh qui sont pas impressionnés. Vous connaissez les règles du jeu vous comme eux et ça fait des années que vous vous pratiquez. Mais vous avez aussi face à vous des PME, des biscuiteries, des charcuteries. local des plus petites marques euh et qui disent de vous que vous les écrasez.
C'est notamment ce que disait le président de l'Agana il y a un an qui disait "La grande distribution nous écrase." Ouais. Alors, les gros disent ça mais ça se passe plutôt bien avec les petits et en tout cas l'intérêt de la charte euh vous avez signé une charte tous ensemble hier, c'est-à-dire les marques, la grande distribution, une charte de bonne conduite en quelque sorte pour ces nooos.
Voilà. Est-ce que ça veut dire que cette année ça va être différent que tout le monde va bien s'entendre ? Ça va être différent.
Ça va être mieux qu'au parlement par exemple. Oui, je fais c'est un joke mais ça je sens bien que vous vous dites au fond ils nous font la leçon les politiques mais enfin ils ont qu'à regarder comment ça se passe dans l'hémicycle. Ouais.
Ouais. Mais enfin quand même je je fais pas le panneau ou le méch le mélanchon. Non, ça se passe franchement c'est plus dur d'être petit par rapport à un gros quand les marchés se retournent.
Ceux qui n'ont pas l'appui d'un système bancaire, ceux qui n'ont pas de trésorerie, c'est vachement dur pour eux. Vous avez vu le chocolat, il a comme par hasard augmenté de près de 55 % ces deux dernières années et là il s'effondre. Donc il y a de la spéculation quand quand vous êtes petit et que vous êtes dépendant d'un approvisionnement euh c'est c'est plus difficile sur le prix du chocolat, sur le prix du café, sur le prix de la viande bovine qui explose aussi.
Mais puisqu'on évoque cette fameuse charte, vous vous êtes donc tous mis d'accord et vous avez signé cette charte. Moi, je l'ai quand même lu cette charte, elle est hallucinante parce que pardon mais quand on a besoin d'écrire noir sur blanc, je cite que dans la mesure du possible, il faudrait respecter les horaires fixés pour les rendez-vous, maintenir en toute circonstan un climat de respect mutuel via une communication courtoise. Ça veut quand même dire en creux que jusqu'à présent c'était pas le cas.
Ça veut dire non, c'est c'est pas ça le Oui, ça pourrait dire ça vu de l'extérieur. Non, dans la réalité, seul le distributeur aujourd'hui était coupable. quand l'administration faisait un procès euh c'était vous les méchants, c'était nous les méchants et là ils sont les industriels sont cignataires de de cette charte et donc ils sont coresponsables de la pratique.
Oui. Mais enfin qui fait attendre qui fait attendre pendant des heures parfois la petite biscuitière qui est venue spécialement de province pour venir négocier c'est quand même pas les industriels, c'est plutôt la grande distribu en vrai. Alors dans la réalité ça se passe pas comme ça hein.
C'est beaucoup par internet, c'est beaucoup par mail cette idée que on est dans une cage. Enfin franchement c'est donc ça n'est pas un ring de box à 74 ans. J'ai quand même vécu 40 ans de distribution, c'est pas un ring de box mais c'est l'intérêt disons de la pression exercée sur les distributeurs que que de raconter ça.
En tout cas le le cette charte elle le mérite d'abord que c'est un signal c'est un signal qui a une une volonté orchestré par les pouvoirs publics ou les fédérations. Je pense que la Fédération du commerce d'ailleurs y est pour quelque chose. La deuxième chose, c'est égalité.
Égalité, sauf pour les PME qui passent devant. C'estàd que les PME doivent être négocié avant les industriels. Et puis il y a une autre information dans cette charte, c'est que on discute pas, c'était dans la loi déjà, mais on discute pas de la matière première agricole.
C'est-à-dire que si la matière première agricole a augmenté, on accepte pourvu qu'elle soit transparente, on ne descend pas en dessous du prix de la matière agricole. de ce point de vue d'ailleurs et j'ai eu de nombreux témoignages sur RMC qui en témoignent. Les agriculteurs eux-mêmes disent que ça reste leur vie reste très compliqué mais ils sont quand même mieux rémunéré qu'il y a quelques années.
De ce point de vue-là, la loi égalime fonctionne concrèement. problème qu'on a, c'est pour les produits transformés. Nous ne sommes pas les premiers acheteurs de produits agricoles.
Nous sommes acheteurs de produits transformés de biscuits, de confiture et cetera. et nous n'avons pas toujours la connaissance de la matière du prix de la matière passé avant c'estàdire même quand c'est des coopératives elles disent pas le prix forcément payé au producteurs. C'est pour ça que par exemple pour nos marques de distributeur nous privilégions les contrats tripartites.
Par exemple, j'achète des haricon des Lecler achète des haricot vert à bon duel on les achète en même temps avec leur producteur à dossi pareil. Donc ça c'est intéressant et dans ces cas-là, au lieu d'être juste industriel et grande distribution autour de la table, vous rajoutez l'agriculteur. Vo alors maintenant ça change pas grand-chose.
C'est-à-dire on revient à votre question de départ là on pensait à voir avec cette compétition entre Lecler Intermarché Système la guerre des prix elle est relancée on peut le dire la non c'est la concurrence. En France, on on aime pas la concurrence, donc on dit la guerre des prix. Mais dans la réalité, si la l'inflation a été vaincue, euh c'est pas par la politique monétaire, c'est pas par le bon vouloir du politique, c'est parce qu'il y a une concurrence accrue dans le le monde de la distribution.
Et franchement, mes concurrents ont bien joué le jeu. Je le dis, c'est c'est euh c'est fairplay, ça ça castagne, mais euh Intermarché a repris par exemple des magasins casino qui étaient jusqu'à 30 % plus cher qu'un centre Leclerc. Ben rien que quand il le reprend, il baisse les prix.
Euh c'est pareil quand il va franchiser des Hahamps, ce sera moins cher que le Hachamp aujourd'hui. Quand Carrefour reprend des Coras, c'est pareil. Euh vous voyez, il y a il y a aujourd'hui il y a dans la distribution française et notamment chez les indépendants euh une volonté euh de dans nos territoires d'être les moins chers.
Quand on distingue les indépendants des autres, c'est la question aussi euh du rapport financier à l'entreprise. Le Cler, euh les magasins U, Intermarché, ce sont des indépendants comme on dit. C'est-à-dire qu'il y a un patron à la tête d'un magasin, même s'il y a une franchise globale.
Michel Édouard Leclerc, ce qui est important, ça veut dire qu'il y a pas de conflit entre le cours boursier et le manager. Le manager, c'est à lui le magasin. S'il dit si il dit "Je veux pas augmenter mes prix de 20 %, je vais me faire tirer dessus, je vais me faire caillasser, je décide de faire une année blanche, il va le faire." Alors que un salarié de Carrefour, d'Auchamp ou de Coto, il va pas les indépendants comme vous dites.
C'est ça la distinction. Michel Édouard Lecler. Euh est-ce que je vous repose la question, est-ce que ça baisse ou est-ce que ça descend ?
C'est-à-dire est-ce que vous vous pensez pouvoir réussir ? Vous avez dit cette phrase, vous avez dit "L'inflation a été vaincu". Euh est-ce que effectivement vous vous dites "Bon, on va peut-être avoir une hausse mais elle sera euh de l'ordre vraiment d'une petite toute petite inflation.
On n'est plus du tout dans les grandes années de l'inflation. la dynamique induite par les transformations de la distribution, l'arrivée des plateformes du web très dynamique et très perturbatrices, y compris dans des conditions polémiques. On va revenir sur Ch l'arrivée, le fait aussi que les grandes marques industrielles en aient pris un sacré coup après 22 % d'inflation en 2 ans où ils ont tapé les grandes marques ont tapé le portefeuille du consommateur, tout ça se recale et je pense que on va arriver euh on va pas restituer les hausses d'hier, mais je pense que c'est calmé.
C'est calmé même si on a le sentiment une inflation de entre - 01 et + 01 quoi. Donc ça c'est vraiment quasiment ça veut dire que les prix vont être stable cette année. Vous pouvez nous dire cette année et je me souviens que plusieurs mois avant vous aviez été en mesure de dire à ce micro lorsque on allait vers une inflation à 5 % vous étiez le premier à l'avoir dit avant même que ça ne soit visible perceptible par le consommateur.
Là vous nous dites si tout se passe bien on reste à des prix stables. Ouais je pense que on est parti pour ça. Il y a des produits, ça va peut-être bouger hein, mais on parle macroéconomiquement quand on parle globalement de son vise la stabilité de son cadit en entier, même si quand on regarde effectivement dans le détail, il y a trois produits qui attirent mon attention ce matin.
La question du café, la question du chocolat et la question de la viande de bœuf. Le café, est-ce que c'est pas en train de devenir un produit de luxe ? Euh il s'est fait beaucoup de yoyo quoi.
Alors, il y a eu des conditions météo, il y a beaucoup de rationnalité quand même derrière l'évolution du cours du café. Ce que je sens moins derrière le chocolat, chocolat, vous avez vu, ça a pas arrêté d'augmenter jusqu'à ces polémiques. Il y aura-t-il de du lint chez lecler ?
Ben je vous pose la question. Il y aura-t-il du lint chez leur du l chez lecler mais il y aura pas forcément les paquets cadeaux à plus 55 %. Attendez, attendez, prenons le temps.
Vous êtes en train de me dire il y aura du lint chez les réponds ou justement vous avez répondu mais un peu en Michel Eddard Lecler à la fois pour Lint d'ailleurs parce que c'est quand même un gros une grosse part de leur chiffre d'affaires dans vos rayons mais aussi pour tous les consommateurs juste avant Noël. Il y aura du lint dans les rayons. Il y aura du lint dans les rayons.
Mais est-ce qu'il y aura du lint Noël dans les rayons ? Je ne sais pas. C'est pas fait.
Ça se joue quand là ? Maintenant quand ils voudront. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que la balle est dans leur camp. Ouais. S'ils acceptent de baisser leur prix, vous les prenez.
Sin aujourd'hui, c'est eux qui présentent le plus fort taux de hausse. D'accord. Donc je suis élégant, je respecte la charte, je balance pas en public.
Euh juste cette réponse à vous parce que c'est vous. Mais c'est la NGO. Donc au moment où on se parle, il faut vous dire qu'un fournisseur, un industriel n'assume jamais ses hausses chez le distributeur qui s'appelle L'Oréal, Danon euh Lint ou autre.
Euh il les pattes par exemple qui avaient augmenté de 38 %, je sais pas si vous vous rappelez au lieu de tournesol quelques années, il y a pas un industriel qui est venu dire je suis obligé à cause de la guerre en Ukraine d'augmenter mes pattes de 38 % et pourtant c'est ce qui s'était passé. D'accord. Donc euh celui qu'on regarde, c'est celui qui tient le magasin.
Donc nous nous refusons. Nous préférons ne pas travailler avec des gens quand c'est de la spéculation, quand on comprend pas ou quand c'est pas transparent. Pour que les choses soient très très claires, Michel Édouard Lecler, au moment où on se parle, il y a des lints dans les rayons mais qui sont des lintes, j'allais dire de stock ou de moment courant.
En revanche, normalement là, on est à 3 semaines de Noël, c'est le moment où on voit en tête des rayons euh des lints ou autres ou des Kinder ou de je ne sais quoi qui sont des calendriers de l'avant, qui sont des chocolats spécials euh de spéciaux pour pour Noël, qui sont des coffrets de Noël. C'est ceux-là que pour l'instant on ne trouve pas dans vos rayons. Ouais, je vois que vous aimez le chocolat.
Non, ben disons que je suis en tout cas la ménagère de moins de 50 ans, responsable des achats. On peut le dire, ça c'est sûr et je l'ai bien vu. Euh concrètement, vous nous dites pas que c'est impossible.
Vous nous dites que la balle est dans leur camp, que si demain ou ce matin, ils viennent vous voir et ils disent "OK, on on va rester raisonnable, il y aura une hausse mais qui sera comparable à celle des autres chocolatiers." C'estàd que Kinder par exemple, ils vous ont fait augmenter leur prix mais pas autant que Llint. Tous les autres é raisonn ont été raisonn.
Donc on trouve des Ferrer Rocher, on trouve des Kinder, on trouve pas de lint. Ouais, s'ils reviennent avec un prix, on les accueille acceptable, vous les remettrez tout de suite. Donc, on les retrouverait demain ou après-demain dans les rayons, ça serait à effet immédiat.
Donc, c'est pas complètement fermé. Non. Michel Édouard Lecler, voilà pour le chocolat.
Ce que vous leur reprochez, c'est de jouer sur une spéculation réelle, c'està-dire que oui, le prix du chocolat a augmenté mais de gonfler leur marge. Bah, ils prennent leur mise, quoi. Bon, OK.
Alors que nous, on pense que quand ils ont la taille qu'ils ont. Alors, je parle pas que de LINT, je pense une grande multinationale comme la marque Lint, ils ont la capacité, même si le cacao augmente, même si quand le café augmente, de lisser les choses, vous voyez ? Parce que c'est ça un peu dans la période d'incertitude d'aujourd'hui.
Une PME, c'est sûr, elle a tendance à prendre sa mise en se disant "Demain, je sais pas si je pourrais le faire, mais une grande multinationale, elle peut amortir ça." Donc les PME ont joué le jeu et Lint ne joue pas le jeu. Je dis pas plus.
J'ai bien compris. Euh Michel Édouard le signé la charte hein. Vous avez signé la charte ?
Vous rest ? Ouais. Ouais.
En tout cas au micro contre, je peux vous dire un truc. Moi de toute façon, enfin mes collègues euh on n' pas l'intention de se laisser manger par la spéculation. C'est arrivé une fois, on éétait pas bien outil.
On avait demandé à tous les députés une commission d'enquête sur l'augmentation du prix exorbitant des connaires pendant le conflit en Ukraine, pendant le Covid. On a demandé des commissions d'enquête sur l'origine de l'inflation. Euh les députés n'ont pas mis ça à leur agenda, donc on s'est retrouvé tout seul et euh on a vaincu cette inflation tout seul dans la compétition avec nos collègues.
On va pas y revenir. Je vous on va aller chercher des baisses. Je pense que entre les demandes de hausse des industriels et nos demandes de baisse, on va arriver à une stabilité.
Mais il faut qu'on demande des baisses. Michel Édouard Lecler, le carburant, il y a encore une hausse d'une taxe qu'on avait pas vraiment vu venir. Sorte de taxe sur la transition énergétique qui va reposer sur l'essence et le gaz.
Est-ce que les prix vont augmenter ? Est-ce que vous allez réussir à les retenir les prix du carburant ? Euh je sais pas, j'ai pas de comme l' vous me l'avez dit un jour, j'ai pas de boule de cristal.
Et euh non, il y a trois variables sur le prix du carburant. Le prix de la matière brute. Ce qu'on fait de la matière brute, c'est moi je vends pas de la du pétrole brut, je vends du gasoil.
Et si d'une tonne de pétrole brut, on a fait trop de kérosène, j'ai le gasoil en manque hein. D'accord. Il y a euh le cours du dollar.
Donc aujourd'hui, tous les jours, on a une société coopérative chez Lecler qui achète du du gasoile par exemple, qui achète toutes les heures pratiquement du gasoil, qui achète toutes les heures du dollar et puis le reste, on vend des taxes. 70 % c'est des taxes. Donc ce dont on parle encore une petite taxe en plus.
Est-ce que vous allez faire des prix coûtants là pour pour la fin de l'année ? On sera le moins cher. On sera le moins cher.
Je vous jure qu'on sera le moins cher. C'est cette année euh je suis désolé, ça fait un côté pub mais on a tous les relevés sur le site du gouvernement. Vous pouvez aller voir.
Oui, de toute façon tout ça est transparent. Tout est transparent. On est à 75 % Lecler.
En 2025, on a tout le temps, on a été à 75 % les moins chers et à 95 % l'un des trois moins chers. On était sur le podium. Et le deuxième c'est souvent Système avec qui on achète des carburants.
Dis vous disiez Michel Édouard Lecler que l'arrivée des plateformes avait aussi perturbé le jeu. Euh le gouvernement veut suspendre Chine et vendredi il y aura la procédure de suspension donc qui a été engagée par le gouvernement qui va être examinée par le tribunal judiciaire de Paris. Il s'engage, on l'entend bien, on entend Serge Papin, le ministre du commerce qui clairement veut la peau de Chine.
Vous vous estimez que c'est le rôle de l'État là ? Non non non non. Le rôle de l'État pour moi, c'est de faire appliquer le droit, c'est-à-dire d'exiger de Chine de respecter les normes.
Si on n pas, c'est comme pour le Mercosour hein, c'est on fait pas rentrer n'importe quel produit et l'État en convient. C'est pour ça qu'on a pas signé encore Mercosour. Donc que ce soit Chine ou quelqu'un d'autre, il faut le rôle de l'État, c'est de faire respecter les normes.
Moi, si je vends un jouet qui est pas conforme ou un restaurant qui n'est pas conforme, on le fait fermer ou on lui interdit, on enlève le jouet. Voilà. Et là il fait et là il le fait pas.
Bon ça c'est une première chose. Donc ça deuxème deuxième chose euh les c'est sont des produits de la zone indo-acifique pas que chinois hein. On a tendance à dire que c'est chinois c'est de la zone indo-acifique jusqu'à la Turquie et l'Azerbaïdjan d'ailleurs.
Et et ben les contrôles de qualité c'est c'est au douanes de les faire. C'est c'est c'est encore l'État. Et donc l'État l'État découvre 6 ans après l'arrivée de Chine en France son pouvoir extrêmement perturbateur.
Mais surtout il y a l'affaire Chine puis il a déconné avec sa place de marché euh avec ses produits pédoportographiques et tout ça. C'est incompréhensible pour moi que qu'il ait pas contrôlé ce qui se passe chez lui. Mais par contre derrière Chine, il y a plein d'autres plateformes qui vont arriver.
C'est-à-dire, vous avez JD Jinjong qui va arriver en actionnaire de la Fnac et de Dy. Vous avez des plateformes, d'autres plateformes chinoises dont qui va arriver. Vous allez avoir AliExpress qui va se développer.
AliExpress est numéro 1 en Chine, c'est pas Chine hein. Et puis vous allez avoir des plateformes indiennes, vous allez avoir des plateformes africaines, des plateformes d'Amérique latine. Le Nigéria c'est 300 millions d'habitants, ils amortissent très très vite tout ce qu'on pas Michel.
Ça veut dire vous dites au gouvernement de jouer son rôle, c'està-dire de vérifier, de ne pas interdire ces choses-là, mais d'interdire les produits qui ne respecteraient pas les normes. Voilà, la direction des faudes doit faire son boulot. Je suis solidaire des commerçants qui s'estiment être laisés dans une distorsion de concurrence.
Mais franchement, c'est pas au commerçant d'aller chercher le droit, c'est à l'état de faire appliquer le droit qu'il fait appliquer par ailleurs. Et la deuxième chose, c'est il faut anticiper, pas simplement être en défense. Ça suffit pas de dire Chine, j'en veux pas, Temu, j'en veux pas.
Et ça s'est passé déjà pour Primark. à Primark quand il est arrivé en France euh c'était on on a dit que c'était de la merde. Aujourd'hui, c'est la marque préférée des Français avec Kiabi.
Vous voyez ? Donc moi, en tant qu'acteur, en tant que concurrent euh mon mon sujet avec les centres Lecler, c'est de nous préparer euh au nouveau modèle de plateforme industrielle et de pas juste jouer en défense quoi et pas juste jouer avec. Voilà, il y a il y a deux grands philosophes qui nous ont planté, c'est Astérix et Gosini qui ont fait croire que les Romains sont jamais venus en France et que le village gaulois a résisté.
C'est pipo. C'est c'est adorable mais c'est pipo hein. D'accord.
Donc aujourd'hui toutes ces plateformes commerciales vont arriver en France avec des financements anonymes, étrangers, bancair et donc à nous de nous préparer, à nous commerçants de nous préparer à cette offensive. Merci Michel Édouard Lecler, président du comité stratégique et porte-parole du mouvement Leclerc d'avoir répondu à mes questions. Il est 8h48 sur MCB.
Sébastien Leclerc