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Discours / meetingStéphanie Rist - Députée du Loiret· 2 mai 2019 9 minAutoproduitFond programmatiqueSantéÉducation & recherche

Stéphanie Rist, Députée du Loiret - Discours à la tribune sur le projet de loi Ma santé 2022

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:50Invité politiqueChiffre
    « près de 90% des élèves intégrant la première année sont issus d'un bac S obtenu avec mention bien ou très bien »
  • 6:15Invité politiqueFait
    « le projet de loi prévoit la réforme des statuts des praticiens hospitaliers »

Temps de parole

  • Stéphanie Rist100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Stéphanie Rist

le projet de loi sur l'organisation et transformation du système de santé que nous allons examiner ensemble est celui de la transformation il s'agit en particulier de transformer en profondeur un dispositif de formation aux professions de santé est devenue à bien des égards archaïque cloisonné jacobins et surtout incapable de répondre aux besoins de nos concitoyens et français sont comme vous le savez très attaché à la qualité de l'offre de soins mais leurs besoins évoluent sans cesse dans ce domaine il nous appartient d'y répondre aujourd'hui de façon pragmatique efficace et ambitieuse une transformation en profondeur plus exactement une mutation dans les objectifs que nous nous sommes fixés sont majeurs et vont durablement modifié la formation des médecins rien n'aura été fait d'aussi important depuis les ordonnances debré de 1958 il y aura un avant et un après une transformation dans la durée également nous travaillons aujourd'hui mes chers collègues pour plusieurs des décennies à venir nous parlons de formation d'excellence longue pour la plupart de nos décisions d'aujourd'hui dépendra la qualité des réponses apportées aux besoins de nos enfants et petits enfants en matière de santé soyons conscients de la responsabilité qui est la nôtre aujourd'hui transformés oui mais plus précisément de quoi s'agit-il je pense tout d'abord à ceux qui exerceront ces métiers de la santé et qui nous soignerons demain c'est avec eux que l'avenir doit se jouer chaque année des milliers d'étudiants en santé se retrouvent broyée par un système absurde par un concours d humaniser un concours guillotine qui ne reconnaît ni le talent ni les compétences il valorise celui qui s'est le mieux apprendre mais pas nécessairement comprendre il faut en finir avec le bachotage les heures interminables apprendre par coeur des centaines de pages de polycopiés oublier aussitôt le concours passé remettre l'intelligence au coeur de la formation voilà toute l'ambition que nous portons sur les soixante mille candidats passant concours en 2018 seuls 22 % d'entre eux ont intégré la deuxième année de formation les autres sont obligés de redoubler ou de changer de filière en ne validant la aucune année universitaire quel gâchis lorsqu'on connaît l'investissement qu'exige cette première année pouvons nous résoudre à regarder passivement ces jeunes passant des nuits entières bilo et fiche à la main s'astreindre à un rythme de travail rigoureux à intégrer des connaissances colossal et se retrouvait abandonné face au couperet du classement supprimer les redoublements permettent de repasser le concours tout en poursuivant une filière universitaire c'est supprimer ces situations de gâchis mais pour autant nous ne proposons pas de former des médecins au rabais les vrais hommes de progrès ce sont ceux qui ont pour point de départ un respect profond du passé disait ernest renan et j'ai un profond respect pour les grands précurseurs d'un médecine française ce projet de loi veut ajouter des têtes bien faites aux têtes bien pleines c'est d'abord celui de la diversification des profils aujourd'hui près de 90% des élèves intégrant la première année sont issus d'un bac s obtenu avec mention bien ou très bien et avec un excellent niveau en mathématiques où sont les étudiants des autres filières où sont les étudiants qui aiment l'histoire l'économie le droit ils n'ont aujourd'hui aucun moyen d'accès aux filières de santé la diversification des étudiants est essentielle demain un étudiant féru de philosophie ou d'histoire du bas moyen âge pourra s'il le souhaite et s'il en a la capacité bien sûr intégrer une filière santé la réforme de l'entrée en troisième cycle des études de médecine porte aussi cette exigence il nous faut prendre compte bien entendu les connaissances et compétences mais aussi le parcours personnel des étudiants enrichi par leur expérience et écouter leurs projets professionnels lorsqu'ils choisiront une spécialité un classement ne devrait pas si facilement brisé des ambitions de carrière car la loi du concours et parfois impitoyable pour les étudiants combien de vocations de grands cardiologue ophtalmologues neurochirurgien potentiels sont brisées à cause d'une épreuve raté il s'agit ensuite et il s'agit là d'une transformation non moins profonde de valoriser la complémentarité la mise en commun la transversalité entre les différents professionnels de santé et cela commence dès la formation un amendement que j'ai proposées a été adopté par la commission des affaires sociales et va dans cette direction en favorisant la transversalité et le développement d'un tronc commun entre filières médicales et paramédicales car ceux qui se forment ensemble se comprennent mieux à la apprennent à travailler ensemble la formation pose ainsi les fondements d'une meilleure collaboration interprofessionnelle pierre anglais de la transformation de notre système de santé le tronc commun des formations des professions de santé permettra de ne pas enfermer les étudiants dans une filière mais de les accompagner tout au long de leurs études et de favoriser les passerelles entre les formations et une orientation progressive comme c'est le cas dans plusieurs pays étrangers vous devez être le changement que vous voulez voir dans le monde disait gandhi transformé pour des décennies à venir c'est aussi savoir préparer celles et ceux qui se destinent aux professions de la santé aux métiers de demain des métiers ou des façons d'exercer ces métiers qui à n'en pas douter ressembleront d'assez loin ce que nous connaissons aujourd'hui 65 % des écoliers actuelle exerceront des professions n'ayant même pas encore été inventé dans le domaine de la santé on croisera peut-être des ambulanciers qui conduiront des drones des andes rhône ancien des beaux tirs eurent gien des chirurgiens faisant appel à des assistants robots des imprimeurs d'organes 3d il nous faut préparer les professionnels à ces métiers de demain à s'adapter aux nouvelles techniques aux nouveaux besoins nous ne pouvons deviner comme nous comment nous nos enfants et petits enfants seront soignés en 2050 mais nous pouvons diversifier les profils des professionnels de santé les préparer à développer des capacités d'adaptation face à ces nouvelles transformations il nous faut également intégrer dans les formations des compétences cliniques mais aussi relationnel des étudiants il s'agit de valoriser l'empathie par exemple pour aborder plus sereinement le dialogue avec les patients et recueillir leurs paroles leurs témoignages car si le patient est bien au coeur de notre réforme du système de santé ses besoins ses expériences sont également une richesse que nous pouvons exploiter dès la formation en effet de nombreux pays déjà comme le royaume-uni le canada ont mis en place des pratiques d'enseignement dans ce sens valorisant les connaissances expérientiel des patients je porterai donc ce sujet devant vous au travers d'un amendement car il est essentiel selon moi que le patient trouve sa place dans les salles de cours et non plus uniquement dans les salles d'attentes transformation toujours le projet de loi prévoit la réforme des statuts des praticiens hospitaliers ses statuts très nombreux peu attractive le travail profond engagé permettra de lutter contre la désertification médicale véritable défi pour nos territoires transformer nous arrivons peut-être au volet le plus emblématique de ce projet ce temps-ci supprimer le trop célèbre numerus clausus la fixation du nombre d'étudiants qui entre en deuxième année de façon centralisée étatiques ne sera bientôt plus qu'un triste souvenir il s'agit désormais de répondre aux besoins des français tant en termes de nombre de professionnels de santé que de spécialité et de localisation mais attention nous ne substitueront jamais la logique du chiffre à la qualité l'augmentation du nombre d'étudiants formés ne saurait être synonyme du bes de l'exigence de qualité que les universités et organismes de formation aux professions de santé et se sont fixés depuis bien longtemps et reconnue dans le monde entier le nombre de médecins ne sera plus le reflet d'un chiffre inscrit chaque année dans un décret mais résultera d'un dialogue entre les universités les agences régionales de santé qui prendra enfin compte des besoins des territoires afin d'épauler ses agences régionales de la santé dans la démarche d'adéquation entre la nature des besoins de santé et la formation universitaire nous avons adopté en commission des affaires sociales un amendement permettant la consultation de la conférence régionale de la santé et de l'autonomie les avis de cette chaire est ça concourt déjà à la politique régionale de la santé cet organe regroupe en son sein des professionnels de santé des collectivités territoriales des représentants d'usagers de professionnels dont l'expertisé les connaissances pourront être une ressource est un réel appui lors de l'élaboration de la vie de la rs nous ne pouvons continuer de voir le déficit démographique médical se creuser les besoins identifiés par les agences et les acteurs de terrain qui se traduisent par l'ouverture de postes d'internât doivent être pourvus trop de postes aujourd'hui ouverts ne trouve pas preneur autant d'étudiants qui ne viennent pas s'installer dans les territoires où la démographie médicale est critique mais pourtant où il y fait bon vivre la réduction de ce taux d'inadéquation doit être un de nos objectifs ainsi mes chers collègues c'est avec force que ce projet de loi vient répondre aux situations difficiles de nos territoires c'est avec force que je le défends devant vous et hippocrate le disait mieux que moi la force qui est en chacun de nous et notre meilleur médecin merci madame eux