La solidarité, pas une contrainte administrative mais une exigence républicaine - Marion Canalès
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Madame la ministre, je vais commencer par trois temporalités. Un siècle, voilà un siècle que les CCS constituent la première porte d'entrée de de millions de Français confronté à la précarité avec une conviction simple. Les solidarités se construisent d'abord dans les territoires et avec leurs forces vivres.
Deuxème temporalité, une année. Voilà ce qui nous sépare de la dernière suggestion par le gouvernement de rendre les CCS optionnels pour les communes de plus de 1500 habitants. Dernière temporalité, 1 heure.
C'est à peu près le temps qui nous restera après cette séance avant de débattre de cette proposition de loi de cette proposition pardon que la droite sénatoriale remet sur la table par voie d'amendement. Les CCS ne sont pas et ne peuvent pas devenir des options. Ils sont les premiers accueil de proximité pour les travailleurs pauvres, les familles monoparentales ou les seigneurs isolés.
Partout sur nos territoires ruraux urbains en outreem, les besoins explosent et en cette période de canicule, les CCS sont en première ligne. Rendre facultatif ce qui est essentiel ne simplifier rien. La composition des CCS est une richesse avec un conseil d'administration composé d'élus, de représentants, de personnes âgées, de familles, des associations de lutte contre la précarité et cela les rend efficaces.
Rendre optionnel les CCS exclus la société civile de la solidarité, c'est une mise à l'écart nette d'une expertise de terrain indispensable. À l'heure où les conseils départementaux mettent en place des sanctions obligatoires contre les bénéficiaires du RSA, nous nous étions opposés. Les CAS eux deviendrai-ils facultatif ?
Nous nous y opposerons. Pourquoi supprimer ce repère humain crucial ? Alors beaucoup brandissent le bon sens des des élus face à ce choix.
Ce bon sens qui rigue aujourd'hui la moindre prise de parole. Mais le bon sens, ce n'est pas le contre le vœu des organisations de solidarité de faire des CS une option. Le bon sens met en marche arrière car ce choix serait plutôt un contresens.
Marion Canalès