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interviewLCI· 2 avril 2022 14 min

Nicolas Dupont-Aignan présente ses mesures

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Merci d'être en direct avec nous. Vous êtes dans un supermarché de la région parisienne. Et Nicolas Dupont-Aignan, on l'a vu un peu avant sur les caméras, vous faites vos courses pour montrer quoi ? Que si vous êtes élu, le pouvoir d'achat des Français va augmenter ?

0:18
Nicolas Dupont-Aignan

Tout simplement, je présente la mesure que j'avais déjà déposée en avril 2019. Il y a une proposition de loi enregistrée au Parlement sur une TVA à 0% pour les produits de première nécessité, pour redonner de l'air aux Français, notamment les plus modestes, qui souffrent énormément en ce moment. Et vous voyez, j'ai fait un marché, on a fait un marché là pour montrer les choses.

Un marché de 100 euros et avec la liste que j'avais déposée en avril 2019, que je confirme, par exemple les couches qui ont une TVA de 20%, le papier toilette qui a une TVA de 20%, les brosses à dents qui ont une TVA à 20%, et bien avec un panel, on économise sur un caddie de 100 euros, on économise exactement tout ça, 11 euros de produits en plus pour les Français. Donc tout le monde propose des mesures de pouvoir d'achat, moi-même, sur les retraites, sur les salaires, mais la mesure la plus simple, la plus efficace, rapide, dès une élection, c'est de baisser la TVA. Parce que la TVA, c'est l'impôt le plus injuste qui pèse sur les Français.

Et quand vous pensez que les couches pour les enfants, pour les bébés, sont à 20% de TVA, et bien vous voyez que là, sur un caddie, on économise 10%.

1:30
Présentateur

Mais alors attendez, parce que la TVA, ça fait aussi rentrer... On économise 10%. La TVA, ça fait rentrer de l'argent dans le budget de l'État, hein.

1:39
Nicolas Dupont-Aignan

Bien sûr, mais quand Emmanuel Macron a donné 10 milliards d'euros aux plus riches de France, l'abolition de l'ISF, la taxation sur le capital, quand il refuse de taxer les profits superpétroliers, personne ne dit « Oh, ça coûte de l'argent ». Donc dès qu'on propose une mesure pour les Français, pour le peuple, pour ceux qui souffrent, ça coûte toujours de l'argent. Mais quand c'est pour les plus riches, quand, par exemple, ils dépensent 1 milliard pour McKinsey, pas McKinsey, les cabinets de conseil, quand il vient, on apprend aujourd'hui dans Libération, qu'il y a un dégrèvement fiscal pour une société de conseil, là, il n'y a pas d'argent qui compte. C'est curieux.

Donc moi, ce que je veux, c'est qu'on remette un peu de morale au sommet, et que l'argent des Français revienne aux Français. C'est simple. Plutôt que de donner 10 milliards d'euros à l'Union Européenne, 10 milliards d'euros à l'Union Européenne, eh bien je vais les reverser vers les retraités français pour indexer leurs pensions et éviter la réforme d'une retraite à 65 ans, comme il le propose. Voyez, il y a des choix politiques dans la vie. Et les Français ne supportent plus la manière dont l'argent est géré, toujours pour les mêmes, rien pour eux.

2:46
Présentateur

Qu'est-ce que vous faites, Nicolas Dupont-Aignan, sur l'essence ? L'État a rendu depuis aujourd'hui 17, 18 centimes par litre ?

2:56
Nicolas Dupont-Aignan

D'abord, il a rendu ce qu'il avait volé aux Français. C'est-à-dire, sur les 18 centimes, vous savez qu'il y a 7-8 centimes, c'est le rapporteur du budget qui le dit, qui est député macroniste, il y a 7-8 centimes qui est lié à l'excès de recettes liées à la hausse des prix. Donc, en fait, il ne rend que 10 centimes. Et sur ces 10 centimes, il avait pris 19 centimes d'augmentation de taxes sur le gazole. Dans le mandat d'Emmanuel Macron, il a augmenté les taxes sur le gazole de 19 centimes. Donc, en fait, il rend ce qu'il a pris, mais il ne fait pas de geste réel. Et je propose un plafonnement, 1,70 euro, immédiat, le temps de la crise, bien sûr, c'est provisoire.

Mais l'essence ne dépassera pas, et le diesel, 1,70 euro. Ce n'est pas possible. Les gens ne peuvent plus travailler. Et je demande aux grandes entreprises, et je proposerai une contribution exceptionnelle sur les profits du CAC 40, car je demande aux grandes entreprises de comprendre que si les gens vont travailler et qu'ils ne peuvent plus aller travailler, ce sont ces entreprises qui vont avoir des difficultés. Donc, il y a un moment, il faut une solidarité nationale dans l'épreuve. Il y a une épreuve. Ce n'est pas aux Français de payer les pots cassés. Il y a un moment, ça suffit.

Et je crois qu'il faut que les Français aillent voter pour dire qu'on ne veut plus de ce pouvoir au profit d'une minorité. C'est un pouvoir au profit d'une minorité.

4:15
Présentateur

Vous craignez, Nicolas Dupont-Aignan, vous craignez l'abstention ? On dit qu'elle pourrait monter jusqu'à 28-30%. Je le disais juste avant, un tiers des Français, par exemple, ne savent même pas qu'on vote dans 8 jours, pas ce dimanche, mais celui d'après.

4:33
Nicolas Dupont-Aignan

C'est normal. Les médias français s'intéressent plus à l'Ukraine, même s'il y a un drame, et je le comprends. On a parlé d'abord pendant deux ans que du Covid, avec une propagande incroyable. Et puis maintenant, il y a une nouvelle propagande incroyable. Et le sort des Français n'intéresse pas les médias et les grands dirigeants politiques. Donc les Français n'en peuvent plus. Alors, qu'est-ce que je dis aux Français ? Alors, attendez, là-dessus, et vous le savez, on est corsetés. Allez-y, allez-y, allez voter.

4:59
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, on est corsetés par l'ARCOM, le CSA actuel, qui nous impose le temps égal pour tout le monde.

5:08
Nicolas Dupont-Aignan

Il ne vous impose pas de parler que de l'Ukraine, hein ? Non, non, arrêtez. Très compliqué, tu parles. Parler des problèmes des Français, ce n'est pas compliqué. Donc, il faut arrêter maintenant tout ce cinéma. Tout est fait, tout est fait pour évacuer l'élection présidentielle et faire réélire Macron. Eh bien, moi, je dis aux Français, vous avez là 8 jours pour choisir votre candidat, il y a le choix, et allez voter. Et si vous allez tous voter, vous balayez ce système, vous le balayez. C'est vous qui avez le pouvoir, c'est vous qui avez le pouvoir. Ce n'est pas les journalistes, ce n'est pas les sondeurs, ce n'est pas Macron et sa bande. C'est vous qui avez le pouvoir.

Donc, je dis aux Français, réveillez-vous, allez voter, allez voter.

5:47
Invité

Nicolas Dupont-Aignan, vous préconisez la sortie, vous proposez la sortie de l'UE par référendum. Vous ne vendez pas le Frexit dans votre discours ? Vous vendez le pouvoir d'achat pour emboîter le pas à Marine Le Pen, parce que c'est plus bankable, parce que ça vous rapportera davantage de voix ?

6:03
Nicolas Dupont-Aignan

Pas du tout, mais madame, on voit que, enfin, je n'exploite rien du tout. J'étais hier en Occitanie, j'ai vu un retraité qui me disait j'ai 800 euros par mois. C'est vrai, c'est vrai, non, mais je vous parle du Frexit, monsieur Dupont-Aignan. Il m'a retraite encore diminué.

6:17
Invité

C'est vrai, c'est vrai, mais je vous parle du Frexit. Non, mais vous me dites que vous parlez du pouvoir d'achat. Je vous parle du Frexit, je vous parle de la sortie de l'UE, je vous parle de la sortie de l'UE et de votre volonté d'arrêter aussi les sanctions contre l'Ukraine, monsieur Dupont-Aignan. Non, plus du pouvoir d'achat, je vous parle d'autre chose.

6:29
Nicolas Dupont-Aignan

Je vais vous en parler, madame. Je vais vous en parler. Vous me reprochez de parler du pouvoir d'achat. Je parle du pouvoir d'achat parce que c'est le problème des Français numéro un. Et deuxième point, deuxième point, je vais vous répondre.

Sur l'Europe, si vous lisiez mon programme, vous verriez que j'ai proposé un traité alternatif, une Europe confédérale des nations, celle du général de Gaulle, celle où l'Europe ne s'occupe plus de la vie des nations et n'embête plus les peuples, avec notamment le fait qu'on ne paiera plus 10 milliards d'euros et que je les rendrai aux retraités, une Europe des coopérations sur des projets comme Airbus, Ariane, une Europe à géométrie variable, ce n'est ni le Frexit ni l'Union Européenne. Je veux remplacer l'Union Européenne par une belle Europe, tout simplement. Et je ferai un référendum, il y aura le vote sur ce traité ou le départ de l'Union Européenne.

Et si nos partenaires ne l'acceptent pas, nous nous en irons. Parce que nous n'avons pas vocation à travailler avec des gens qui nous coûtent cher, qui nous entraînent dans la guerre, qui sont soumis aux Américains. Et je ne veux pas de cette Europe-là. C'est clair. Et les Français qui voteront pour moi seront les Français qui veulent retrouver l'indépendance de la France. L'indépendance de la France. C'est un sens. C'est une Europe gaullienne.

7:40
Présentateur

On va passer en revue votre programme. Sur le RSA, par exemple, vous dites, on le donne, si travail d'intérêt général. Emmanuel Macron, lui, va que jusqu'à une formation. Vous, vous voulez aller plus loin ?

7:55
Nicolas Dupont-Aignan

Non, je vais moins loin parce qu'Emmanuel Macron demande 20 heures, ce qui est énorme. Moi, je dis simplement que c'était le principe du RSA au départ. Il y a une journée d'insertion. Parce que je l'ai fait dans ma ville. Ça a marché. Il ne s'agit pas de donner de l'argent. Il s'agit aussi d'aider les gens. Vous savez, on ne donne pas du poisson, on apprend à pêcher. Eh bien, je souhaite que chaque collectivité puisse donner une activité d'intérêt général à la personne qui reçoit une allocation, une journée, pour lui donner un peu une chance de s'en sortir. Donc, ce n'est pas une punition. Ce n'est pas la moitié du temps comme Emmanuel Macron. C'est une activité d'intérêt général.

Et je pense que c'est positif pour les personnes en détresse. Voilà, c'est tout simple. Et je pense que c'est bon.

8:41
Présentateur

Dans le même style, permis de conduire gratuit, si un mois de travail d'intérêt général. Expliquez-nous.

8:49
Nicolas Dupont-Aignan

C'est ce que j'ai fait hier dans ma ville et mon successeur continue. Une centaine de jeunes, chaque année, ont le permis de conduire payé, la moitié du permis payé, en échange d'un travail de 15 jours dans la ville, aux espaces verts, à l'accueil, dans le service social, dans les écoles. Ça marche très bien. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est du donnant-donnant. Voilà. Moi, je veux une société d'effort, de mérite, de responsabilité. Je veux de la justice sociale, mais une justice sociale en contrepartie d'un effort. Je ne veux pas d'assistanat, mais je ne veux pas non plus la politique de la jungle. Voilà.

9:23
Présentateur

Vous voulez aussi un service national civique obligatoire ?

9:26
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, de trois mois pour les filles et les garçons, pour sortir les jeunes de leur milieu d'origine, pour les mêler. Que les bourgeois aillent voir un peu ce qui se passe ailleurs, que les jeunes des cités sortent de leur cité, que les jeunes du monde rural sortent du monde rural. Moi, je veux brasser. La République, c'est un grand brassage. Et je pense qu'en trois mois, on peut sortir les jeunes. Et on voudrait justement aussi leur faire passer le permis de conduire pour qu'ils aient une formation, qu'ils en retirent quelque chose. Et puis, il y aura une option militaire du service.

Mais là, il faut un an ou deux ans, parce qu'on ne peut pas en trois mois faire un apprentissage du service militaire. C'est impossible.

10:06
Présentateur

Vous ne bougez pas sur l'âge de la retraite et sur les annuités ?

10:12
Nicolas Dupont-Aignan

Non. Et je dis aux Français de se méfier des trois candidats, M. Zemmour, Mme Pécresse, M. Macron, qui vont paupériser des millions de retraités. Parce que mettre à 65 ans quand on est au chômage à 60, c'est être au RSA. Et puis après, avoir une retraite de misère jusqu'à sa mort, c'est abominable. Vous savez qu'il n'y a que 30% d'une classe d'âge qui travaille entre 60 et 65. Et je dis aux Français, méfiez-vous, si vous n'allez pas voter, vous allez vous retrouver avec une retraite de misère. Et ça, ça coûte pour économiser. Ils font ça pour quoi, Emmanuel Macron ? Pourquoi il fait ça ? Il dit que les retraites vont coûter 5 milliards de plus.

Eh bien, moi, les 5 milliards, je les prends à l'Union européenne parce que je n'ai pas envie de financer la Turquie, de financer la Pologne, de financer ceux qui délocalisent. Voilà, l'argent, il restera en France.

10:58
Présentateur

Alors, sur les salaires, vous dites, moi, j'augmente de 8%. Mais les salaires, c'est les entreprises privées. Comment vous arrivez à ça ?

11:08
Nicolas Dupont-Aignan

Les entreprises privées, elles ne peuvent pas payer. Elles sont soumises à la concurrence. Elles donnent déjà un brut, le salaire brut. Et en fait, le problème de la France, par rapport aux autres pays, si vous comparez avec nos voisins, c'est que le salaire net est 23% de moins que le salaire brut. C'est un record en Europe. Pourquoi ? Parce que l'État gaspille son argent. Les fausses cartes vitales, les faux numéros d'immatriculation sociale, les cadeaux au cabinet de conseil, un milliard, etc. Donc là, stop. Il faut qu'on arrête les gaspillages.

Et je rendrai au fur et à mesure de l'arrêt des gaspillages, au fur et à mesure, à mesure qu'on mettra fin aux fausses cartes vitales, à mesure qu'on luttera contre la grande faute fiscale, à mesure qu'on taxera les données des GAFAM, eh bien, on réorientera l'argent vers les salaires, c'est-à-dire l'augmentation du net. C'est toujours le même esprit. Solidarité, arrêt des gaspillages, arrêt du pillage de la nation par les oligarques. Les oligarques du régime pillent la nation. Eh bien, je veux qu'ils rendent l'argent. Et ils le rendront aux Français qui ne bossent pas l'assistanat, aux Français qui se lèvent le matin, qui vont bosser. Il faut qu'ils soient récompensés.

Le salaire net est trop faible en France. Alors que les entreprises payent un salaire brut 23% plus élevé et payent en plus les charges patronales. Donc, ce n'est pas les PME qui peuvent le faire. C'est l'État qui doit réduire son train de vie. Sinon, on n'y arrivera pas.

12:33
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, le deuxième tour, si on se projette un peu, tous les sondages donnent un duel Macron-Marine Le Pen. La droite de la droite, c'est-à-dire Le Pen, Zemmour, vous, vous êtes à plus d'un tiers des Français qui veulent voter pour vous. Est-ce qu'au deuxième tour, d'ores et déjà, vous appellerez à voter Marine Le Pen ? C'est la seule chance de faire passer vos idées.

12:57
Nicolas Dupont-Aignan

Je ne sais pas qui sera au deuxième tour. Je ne sais pas qui sera au deuxième tour. Vous lisez les sondages, quand même. Est-ce que les footballeurs jouent la finale ? Je n'écoute pas ces sondages qui ne représentent, qui se sont trompés de 10 points au régional, qui instrumentalisent le vote, qui manipulent le vote. Je les refuse. Donc, moi, je ne m'en occupe pas. Je défends des convictions. J'appelle les Français à voter pour leurs convictions. et je joue le match du premier tour avant le match du second. Et je ne changerai pas. Donc, vous ne m'entraînerez pas là-dessus. Merci. Je défends des convictions gaullistes, patriotes, humanistes. Le reste, on verra le 10 avril, cher monsieur.

Merci.