Le candidat
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Bienvenue au cœur du crime, un podcast issu des archives de [Musique] rep. Savez-vous que plus d'un tiers des crimes et délits commis en France sont traités par la gendarmerie nationale [Musique] ? Je m'appelle Yan Kermade, je suis commandant de gendarmerie.
Je dirige une section de recherche dont la mission essentielle est une mission de police [Musique] [Applaudissements] judiciaire. L'histoire que je vais vous raconter est une histoire vraie. Tous les faits sont réels et se sont déroulés en France.
Seul les noms des personnes et des lieux ont été changés. [Musique] Le réveil sonne au pied du lit de Jerry Fleming. Il ouvre les yeux et une petite grimace se dessine sur son visage.
Il souffre d'une légère aigreur d'estomac. Tout en avalant son café dans la cuisine, il songe à une phrase qu'il a lu la veille avant de s'endormir. La grandeur d'un homme se mesure au nombre et à la qualité de ses ennemis.
Jerry Fleming n'a pas beaucoup d'ennemis à vrai dire, il n'en a même qu'un seul, mais c'est un ennemi de taille. Entre deux, dans l'agence de publicité où il travaille, c'est une lutte à mort. Un jour, l'un des deux s'installera dans le bureau du directeur tandis que l'autre pourra les pointer au chômage.
Une telle issu ne fait aucun doute. Tous les jours, Jerry s'acchanne à démolir les idées de son redoutable concurrent Harry Setton. Hier encore, au cours d'une réunion de travail, Jerry a ironisé sur la dernière campagne de son rival qui a donné des résultats désastreux.
Après cet échec, a-t-il rappelé cruellement, les aliments pour chiens Getoutou ont décidé de se passer de nos services. Malheureusement, Sen dispose d'un appui important. En effet, le directeur actuel Anthony Mour lui est tout acquis hier encore, au cours de la même réunion, le directeur a déclaré : "Ah, c'est Heureusement que vous êtes là.
Bien sûr, cette campagne pour Guoutou n'est pas une réussite, mais vous avez remporté tant de succès que je ne peux pas vous en vouloir. À cet instant de la Réunion, Harry a tourné un regard triomphant envers Fleming et depuis celui-ci a des brûlures d'estomac. Il faut que je trouve un moyen pour dégommer cette tonne, se dit Jerry en avalant une cuillerée de bicarbonate.
Sinon, je vais y laisser ma santé. Quel gâteux ce incapable de reconnaître les vrais talents. Un quart d'heure plus tard, Fleming arrive à son agence.
En entrant dans son bureau, il a un choc. Mademoiselle Torner, mademoiselle Torner, voulez-vous bien me dire où est passé mon fauteuil ? C'est monsieur qui l'a pris, répond la jeune fille.
Il a dit qu'il en avait besoin pour recevoir un client important. Il vous le rendra dès que son rendez-vous sera terminé. Ah bon ?
Et vous ne savez pas qui était ce client important ? Non, monsieur, mais vous pourriez peut-être le demander à monsieur Seton. La jeune fille regarde Jerry avec un sourire ironique.
Elle n'ignore rien de la bataille psychologique que se livrent les deux directeurs adjoints et elle se dit que Satan vient de marquer un point. Effectivement, le visage de Jerry se déforme et il porte la main à son ventre. Toujours ces satané brûlures d'estomac.
Ensuite, alors que la secrétaire est sortie, il lit son courrier. Rien de bien intéressant. Jerry pérait cher pour se glisser dans le bureau de Satan.
Qui peut bien être ce mystérieux client ? Ça fait des semaines Carry n'a pas décroché le moindre contrat. S'il réussit ce coup-là, Mour va encore chanter ses louanges.
Fleming se tortille sur la chaise qu'il a réussi à trouver dans le couloir et enfin il ouvre la dernière enveloppe de son courrier. Tiens, c'est bizarre ça. Elle n'est pas timbrée cette enveloppe.
Elle a dû être déposée directement dans la boîte de la compagnie. Et d'autre part, son entête est assez mystérieuse. Société unioniste du monde.
Société unioniste du monde. Qu'est-ce que c'est que ça encore ? Jerry décachette l'enveloppe et lit la lettre.
Chers Fleming, votre nom a été indiqué par une relation commune. Notre organisation fournit des services dont je serais heureux de vous entretenir. Comme ils sont d'un genre assez particulier, il m'est difficile de les préciser ici.
Néanmoins, je suis sûr que vous pourriez être intéressé. Je me permettrai de venir vous voir dans quelques jours, sauf contreordre de votre part. La lettre est signée d'un certain Carl Tucker.
Et en bas de la feuille, on peut lire association à but non lucratif. Je vois ce que c'est", te dit Fleming. Une secte ou quelque chose comme ça.
La dernière fois que j'ai accepté un rendez-vous de ce genre, c'était pour les adorateurs du 7e ciel et ça m'a coûté 50 dollars. Cependant, Jerry lâche rapidement la lettre car il vient d'entendre du bruit au bout du couloir. Ça vient du bureau de Ceton.
Fleming se précipite dans le couloir. Malheureusement, le mystérieux client vient de sortir. Excusez-moi, mon vieux, dit Cne avec un large sourire.
Je vous rends votre fauteuil. Je n'avais qu'une chaise pour recevoir mon client et ça aurait fait mauvais effet. Vous comprenez, sa société est d'une telle envergure.
Jerry retourne dans son bureau en proie à la plus vive inquiétude. Il imagine déjà le triomphe que va remporter Satan au cours de la prochaine réunion quand il annoncera le nom de son mystérieux client. Après tout, se dit-il, pour se rassurer, c'est peut-être du bluff.
Harry n'a certainement aucune affaire en vue. Il cherche seulement à m'impressionner. Alors, une idée vient à Jerry.
Si arrive la guerre, se dit-il, il l'aura. Sans attendre une seconde, Fleming convoque sa secrétaire dans son bureau. Mademoiselle Turner, veuillez s'il vous plaît me prendre un billet d'avion pour Chicago pour mardi prochain.
J'ai une affaire extrêmement importante à traiter là-bas. Je reviendrai dans la journée. Une affaire importante, monsieur ?
Demande la secrétaire en écarquillant les yeux. C'est cela. Euh, désolé mademoiselle Turner, mais je ne peux pas vous en dire plus.
C'est top secret. La jeune fille sort de la pièce. Nul doute que dans moins d'une heure, toute la boîte sera au courant.
Cette marcha est une vraie pipelette. Alors, Harry aura lui aussi des raisons de s'inquiéter. En fait, Jerry n'a aucun contrat en vue à Chicago.
Il en profitera juste pour relancer un vieux client tout acquis à sa société. Mais à son retour, il annoncera cela comme un triomphe. L'essentiel, se dit-il, ce n'est pas de monter de grosses opérations.
Non, ce qui importe vraiment dans cette boîte, c'est de mettre son travail en valeur. Et bien, je vais m'y employer. Comme ça, j'impressionnerai ce vieux gâteux de mour.
Le jeudi suivant, Jerry effectue un voyage éclair à Chicago. À son retour, il prend des air de mystère et dit de manière évasive que l'affaire est en bonne voie. Pourtant, en cette fin d'après-midi, il n'obtient pas le résultat escompté.
En le croisant dans le couloir, ses collègues le regardent avec suspicion, avec inquiétude, comme s'il avait fait une grosse bêtise. C'est Harry Seton qui lui donne la raison de cette atmosphère. Oh, au fait, Jerry, lui dit-il d'un air amical.
Vous auriez dû prévenir que vous partiez pour Chicago. Un client est venu pour vous voir. Vous savez le type qui vend des livres pour les enfants.
Il était furieux. Vous aviez rendez-vous avec lui et vous ne l'avez même pas décommandé. Enfin, heureusement que j'étais là pour rattraper le coup.
Je lui ai fait signer un contrat. Au fait, ça s'est bien passé ce voyage à Chicago. J'espère pour vous que c'était une affaire importante.
Oui, Murmur Jerry. Oui, oui. Une affaire très importante.
Évidemment, ça n'est pas encore signé mais je vois je vois le coupon. C'est ce qu'on appelle du long terme quoi. Il a un sourire ironique et laisse Fleming planter dans le couloir dans l'entrée de son bureau.
Celui-ci croise sa secrétaire. Bonjour, monsieur Fleming, il y a un homme qui attend pour vous voir. Ah oui ?
Qui est-ce ? Demande Jerry. Avec un peu de chance, c'est un client.
Si Jerry arrive à conclure une bonne affaire, il adouira un peu cette journée déplorable. Un nommé Tucker ? Répond la jeune fille, il est secrétaire d'une société au nom bizarre.
La jeune fille cherche dans ses souvenirs société unionniste, je crois. Ah, flanquez-le à la porte. H Jerry Il a il a déjà eu assez d'ennuis comme ça sans supporter encore les délires d'une secte.
Société unioniste. Qu'est-ce que c'est que cette farce ? Fleming se souvient de la lettre que lui a envoyé ce fameux Tucker.
Il la cherche dans ses papiers et la relit. Il soupire. Ce n'est pas très gentil d'avoir justip la porte.
Après tout, c'est peut-être intéressant cette société ignoniste. En proie à un remord, Fleming demande à sa secrétaire de le rappeler. Désolé monsieur, dit la jeune fille mais il vient juste de partir.
Bon alors, cherchez son numéro dans le bottin. Je vais lui donner un autre rendez-vous. Quelques instants plus tard, la secrétaire revient.
Ça n'est vraiment pas de chance, monsieur. La société unionniste n'est pas dans l'annuaire. J'ai aussi téléphoné au renseignement mais ils n'en ont jamais entendu parler.
Pourtant, le lendemain, alors qu'il l'avait complètement oublié, Jerry reçoit un coup de téléphone de ce mystérieux Tucker. Oh, c'est vous ? Excusez-moi, mon vieux, j'avais pas mal de soucis hier et je n'ai pas pu vous recevoir.
Vous savez ce que c'est ? Je comprends, monsieur Fleming, je comprends. Alors, pourriez-vous me fixer un rendez-vous cette fois ?
Mais bien sûr, mon vieux. Attendez, votre truc là, c'est la société unionniste. C'est ça hein ?
Drôle de nom entre nous. Enfin, je suppose que ce sont de bonnes œuvres ou quelque chose dans le genre, hein. Et bien, pourquoi pas ?
Nous pourrions peut-être nous aider. Après tout, une boîte de publicité comme la nôtre a aussi besoin de faire sa propre publicité. Mettons demain 15h, ça colle.
Parfaitement, monsieur Fleming. Toutefois, je tiens à vous prévenir, nous occupons pas exactement de bonnes œuvres, voyez-vous. Les services que nous proposons sont d'un genre assez particulier.
Il s'agit, ça n'est pas facile au téléphone. Écoutez, je préfère vous en parler de vive voix. Attendez mon attendez, je déteste les devinettes, hein.
Mettez-moi au moins sur la voix. En deux mots, c'est quoi la société unionniste ? D'accord, monsieur Fleming, réponder.
Je ne vais pas vous laisser languir. Donc, on peut dire que la société unioniste, c'est une affaire qui concerne la mort. La mort ?
Ah non, non, attendez, attendez, monsieur, allô, allô, allô. Moi, je suis d'accord avec Flemy, ça mérite une explication. Le mystérieux monsieur Tucker vous la donnera cette explication dans un petit [Musique] instant.
Depuis quelques temps, Jerry Fleming est contrarié. Il est en concurrence avec Harry Seton, l'autre directeur adjoint de la société. et Harry semble accumuler les succès.
Comble de malchance, Jerry Fleming est harcelé par un certain monsieur Tucker qui veut obtenir un rendez-vous. Finalement, Jerry accepte de le recevoir. Monsieur Tucker, commence Jerry.
Vous m'avez dit que votre société s'occupe de la mort. Voulez-vous dire que c'est une entreprise de pompes funèbre ? Monsieur Tucker sourit.
C'est un petit homme décharné et chaud avec d'épaisses lunettes qui lui donnent un regard immense. Non, pas exactement, monsieur Fleming. Voyez-vous, les pompes funèbres commencent leur travail quand nous nous avons fini le nôtre.
Notre but, c'est plutôt de conduire les gens jusqu'à la mort. Cherry Fleming fronce les sourcils. Vous êtes médecin alors ?
Votre truc c'est l'euthanasie, je suppose. Presque, monsieur Fleming, presque. Mais pas tout à fait.
Comment dire ? L'euthanasie s'adresse à des personnes qui souhaitent en finir. Au contraire, pour notre part, nous ne demandons pas la vie de nos clients.
Vous me suivez ? Jerry approche la main de la sonnette pour prévenir sa secrétaire. Ainsi, vous tuez les gens sans leur demander leur avis.
Qui êtes-vous ? Un tueur à gage ? Un membre de la mafia ?
De toute façon, ça m'est égal. J'en ai assez entendu. Dans un instant, vous aurez affaire à la police.
Pour qui me prenez-vous ? Dit Tucker. Vous travaillez dans la publicité, monsieur, et ce n'est pas pour ça que je vous traite de voleur.
Surveillez votre langage, je vous prie. Je vous rappelle d'ailleurs que notre société ne fait aucun bénéfice. C'est une association à but non lucratif.
Alors, ne nous comparez pas au syndicat du crime, s'il vous plaît. C'est tout à fait déplacé. Jerry peut s'empêcher de sourire.
C'est vrai, monsieur Tucker n'a pas l'air d'un mafioso ni d'un assassin. On dirait plutôt un petit fonctionnaire paisible et doux. Bien.
Poursuivez, monsieur Tucker, poursuivez. Pourquoi tuez-vous des gens ? Mais parce que nous les avons jugés, répond l'autre d'un air convaincu, jugé et condamné, monsieur Fleming.
D'un petit geste de la main, invite Jerry à se pencher pour lui parler plus doucement. Entre nous, pensez-vous que les milliards d'individus qui peuplent cette planète méritent tous de vivre ? Pensez-vous qu'il n'y aurait pas intérêt dans certains cas à accélérer le cours du destin ?
Évidemment, soupire Jerry Fleming, vu sous cet angle. Avez-vous déjà souhaité la mort de quelqu'un ? Demande Tucker.
Bien sûr, voyons, des dizaines et des dizaines de fois. Tenez, ce matin encore, je voulais passer un coup de fil dans un bistro et une vieille dame n'arrivait pas à lâcher le téléphone parce qu'elle pouvait m'énerver. Je crois que si j'avais eu un revolver et la certitude de m'en tirer, je l'aurais volontiers vidé sur elle.
Voilà. Voilà. Triomphe monsieur Tucker, nous y sommes.
Mais en même temps, votre envie de meurtre était irrationnelle, injuste. De telles pulsions n'intéressent pas notre organisation. Nous ne nous attaquons qu'à des personnes qui méritent bel et bien la mort.
Vous me suivez, monsieur Fleming ? Tenez, tenez, je vais vous raconter comment est née l'association unionniste. Il y a une vingtaine d'années vivait un magistrat, le procureur Henson, Dieu est son âme.
Au cours d'un procès, il plaidait contre deux jeunes voyou qui avaient assassiné une vieille dame. Je vous passe les détails, mais il s'agissait d'un meurtre horrible. Tenez rien que d'y penser, j'en ai froid dans le dos.
Eh bien, savez-vous ce qui s'est passé au cours du procès ? Figurez-vous que deux psychiatres, deux intellectuels tirés d' ne sait quelle école sont venus prétendre que les deux assassins étaient fous. La belle affaire, ces petites crapules au lieu de retir sur la chaise électrique ont été transférées dans un hôpital et ils y auraient coulé des jours heureux.
Si si quoi ? demande Fleming, passionné par cette histoire. Si le procureur Monsieur Hon n'avait possédé la science du vaudou.
Ah le vaudou, monsieur Fleming, c'est une belle et grande chose. Écœuré par le verdict de ce procès, le procureur Henson a fabriqué deux statuettes représentant les deux assassins et il s'est concentré dessus pour provoquer leur mort. C'est devenu la grande affaire de sa vie d'envoyer dans l'autre monde ces deux criminels.
Et bien, il y est finalement arrivé. Priant jour et nuit pour qu'un châtiment s'abatte sur eux, il a obtenu gain de cause. L'un des deux voyou s'est pendu dans sa chambre d'hôpital et l'autre est mort d'une maladie inconnue et foudroyante.
C'est fascinant, souffle Fleming. Cette réussite a donné des idées à monsieur Henson, voyez-vous ? Et c'est ainsi qu'il a créé la société unionniste.
Peut-on par un simple pouvoir de concentration provoquer la mort de certaines personnes malfaisantes ? C'est le but qu'a poursuivi monsieur Henson après avoir expérimenté sa méthode sur ces deux crapules. Et alors ?
Demande Fleming subjugué. Et alors, monsieur Henson s'est fait un devoir de dresser une liste de toutes les personnes qui ne méritait pas de vivre. Il y en a en prison bien sûr, mais il y en a également en liberté. des milliers de monstres de personnages malfaisants qui courent dans nos rues.
Peu à peu, Monsieur Henson a réuni des amis pour qu'ils unissent leurs force au sienne. Tous se réunissaient pour souhaiter la mort des hommes qu'il jugaient malfaisant. Aujourd'hui, hélas, notre bon monsieur Henson est mort.
Il m'a chargé de prendre sa place. C'est donc moi qui suis chargé de désigner à notre société les ennemis à abattre. Mais ça ne tient pas debout rtorque Fleming qui a écouté patiemment.
On ne peut pas provoquer la mort de quelqu'un rien qu'en souhaitant sa mort. Je suis libre penseur, monsieur. Je ne crois pas je ne crois pas du tout à ces superstitions.
Croyez ce que vous voudrez, monsieur. Toujours est-il que nous obtenons des résultats surprenants. Voulez-vous des statistiques ?
Sur tous les gens dont nous désirons ardemment la mort, la moitié périssent dans l'année et h sur 10 meurent dans les deux ans. Nous agissons comme une maladie, monsieur Fleming, tenace obsédante. Nous choisissons un accusé, nous le jugeons.
Nous décidons s'il est digne de vivre ou non et si nous le condamnons, nous nous mettons à souhaiter sa mort. Nous sommes plus de quinze membres, imaginez quinze personnes qui souhait la mort d'un individu. Croyez-moi, le pauvre Bougre a très peu de chance de survivre.
Le silence se fait. D'abord incrédule, Fleming se laisse gagner par l'éloquence de son interlocuteur. Voilà pourquoi, poursuit cœur, je suis venu vous voir.
Voilà pourquoi je voulais vous demander, désirez-vous voir mourir quelqu'un ? Fleming hésite. Ça lui semble tellement extraordinaire.
Et puis après s'être mordillé les lèvres, il avoue Oui, c'est vrai, c'est vrai. Je souhaite la mort d'un homme. Il s'appelle Seton.
Harry Seton. C'est un collègue de bureau. Il me fait les pires vacheries. vraiment il mérite de crever mais il a une santé de fer.
Mais en s'y mettant à 1500 tous les membres de votre organisation on pourra peut-être presser les choses. Monsieur Tucker sourit d'un petit geste de la main. Il arrête Fleming.
Ah non, monsieur Fleming, vous m'avez mal compris. Il y a quelques jours quand je suis venu vous voir, j'aurais volontiers accéder à vos désirs. Malheureusement, vous m'avez flanqué à la porte.
Vous n'avez même pas daigné me recevoir. Alors, je suis sorti de votre bureau et par hasard, j'ai rencontré Monsieur Seton. Il m'a reçu et nous avons discuté.
Decker regarde Flemy avec un étrange sourire. Celui-ci sent une goutte de sueur perlée à sa tempe. Monsieur Seton m'a raconter quel genre d'homme vous étiez, monsieur Fleming, poursuite cœur.
Alors, je me suis aperçu que j'avais eu tort de venir vous voir. Cette Harry Seton qui est digne de faire partie de notre organisation, pas vous, Monsieur Fleming. À la fin de notre rendez-vous, il m'a dit que vous méritiez de mourir.
J'ai fait des recherches sur vous et je suis tombé d'accord avec lui. Bref, monsieur Fleming, la société unionniste vous a jugé et condamné. Monsieur Tucker consulte sa montre et dit, monsieur Fleming, depuis déjà quelques instants, plus de quinze c personnes se sont mises à désirer votre mort.
Sans un mot de plus, Tucker se lève et sort. Fleming reste pensif. Il voudrait que tout cela ne soit qu'un rêve.
Mais bientôt, il sent renaître ses brûlures d'estomac. Il attrape un comprimé dans le tiroir de son bureau et l'avale. Mais mais que pourront ces petits cachets contre tant de volonté réunies ?
Vous venez d'écouter Au cœur du crime, un podcast issu des archives d'Europin. Réalisation Julien Tarot. Production Romy Azouet, patrimoine sonore Sylvaine Denis, Latitia Casanova et Antoine Reclu.
Promotion Marie Corp. Au cœur du crime est disponible sur le site et l'appli européen. Écoutez aussi l'épisode suivant en vous abonnant gratuitement sur votre plateforme d'écoute.
Jean-Pierre Bataille