Une démission d’Emmanuel Macron, solution à la crise ? - C à vous : l’intégral - 28/11/2024
Emmanuel Macron Au micro : Patrick Cohen, Anne-Élisabeth Lemoine, Emilie Tran Nguyen, Mohamed Bouhafsi, Lorrain SénéchalSource d'origineTranscription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Le programme scolaire d'éducation sexuelle fait polémique avant même d'avoir été présenté aux organisations syndicales. Le ministre délégué à la Réussite scolaire n'en veut pas.
- 4:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que ce geste suffira à susciter à nouveau la bienveillance du RN et à prolonger la survie du gouvernement?
- 6:00OuverteRéponse directe
Vous pourriez aussi demander plus et faire pression. 'Si vous accédez à certaines de nos demandes, on n'activera pas le bouton...'
- 8:00RelanceRéponse directe
Quelle est la stratégie du RN? C'est demander toujours plus pour obtenir un peu plus ou demander toujours plus pour ne jamais être satisfait?
- 10:00OuverteRéponse directe
Une censure et après, quoi? Le Nouveau Front populaire n'a pas de majorité qui lui permette d'avoir un gouvernement qui ne sera pas renversé.
- 12:00RelanceRéponse directe
Vous l'accusez de former une majorité implicite.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 9:00P.CohenChiffre
« Le budget initial présenté par le gouvernement prévoyait une surtaxe pour combler une partie du trou budgétaire, 3 milliards d'euros de recettes supplémentaires, et une baisse des tarifs limitée à 9 %. »
- 11:00P.CohenChiffre
« Elle rapporterait environ 1 milliard d'euros et alourdirait la facture des ménages chauffés au gaz de 60 euros par an pour une maison de 100 m2. »
- 17:00S.RousseauChiffre
« 63 % des Français sont favorables à la démission d'E.Macron en cas de motion de censure. »
- 19:00S.RousseauChiffre
« Sur le 1er tour des législatives, le RN et le NFP étaient à touche-touche. Le RN était un peu devant, mais ça se jouait à très peu de voix. De mémoire, c'est 1,7 % de différence. »
- 23:00I.NisandChiffre
« Moins de 20 % de nos enfants et ados ont une information à la vie sexuelle et affective. »
- 25:00I.NisandChiffre
« On a le record des abus sexuels en Europe. 20 % de nos enfants subissent des abus sexuels, dont 85 % sont d'origine familiale. »
- 29:00I.NisandChiffre
« 75 % des demandes de transition de sexe sont des femmes qui ont des histoires personnelles difficiles. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h. Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: Le programme scolaire d'éducation sexuelle fait polémique avant même d'avoir était présenté aux organisations syndicales.
Le ministre délégué à la Réussite scolaire n'en veut pas. - A.-E.Lemoine: On en parle avec le professeur de gynécologie obstétrique I.Nisand qui s'adresse...
Il évoque cette question dans son ouvrage. Lui ne voit aucun problème à ce projet, en tout cas, en l'état. Mohamed? - M.Bouhafsi: A l'occasion d'un projet pédagogique, 7 classes de terminale assistent au procès des assassins de S.Paty. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Dernier jour du gouvernement avant un vote de censure qui pourrait intervenir mercredi sur le projet de loi de la Sécurité sociale.
Il y aurait l'abandon de la surtaxe sur l'électricité également. - A.-E.Lemoine: On en parle avec S.Rousseau, députée écologiste de la 9e circonscription de Paris.
Vous nous direz si cette main tendue de M.Barnier est de nature à vous faire changer sur une éventuelle censure. Lorrain? - L.Sénéchal: Demain, c'est le Vendredi noir.
Attention aux arnaques et à ne pas acheter des choses inutiles sous prétexte que ce n'est pas cher. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Un document qui retrace les 14 jours de février 64 qui ont marqué l'invasion de l'Amérique par les Beatles.
Le doc de Scorsese est proposé dès demain sur Disney+. - A.-E.Lemoine: Ce sera la vraie bonne affaire du Black Friday. - P.Lescure: Sans arnaque. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h, le parrain du 38e Téléthon qui commence demain sur France Télévisions, Mika, et on aura le plaisir de recevoir une invitée exceptionnelle, A.Nakamura, la queen du R&B français, l'artiste française la plus écoutée au monde, dont la prestation le 26 juillet sur le pont des Arts avec la Garde républicaine reste un des grands moments de la cérémonie d'ouverture des JO.
Elle sera accompagnée de la patronne de la grande marque de beauté pour laquelle elle est devenue une égérie, F.Lehmann. - B.Chameroy: Comme ne l'a pas chanté A.Nakamura, bla-bla-bla la coquille Saint-Jacques.
Au menu du soir? - Des coquilles Saint-Jacques bretonnes. Il y a du cédrat, des noisettes et des clémentines corses. - A.-E.Lemoine: Merci.
Tout de suite, l'édito de P.Cohen. Pour éviter la censure, M.Barnier renonce à augmenter les taxes sur l'électricité. - P.Cohen: L'une de ses dernières cartes avant un éventuel 49-3, l'engagement du budget de la Sécurité sociale lundi qui entraînera le dépôt immédiat par la gauche d'une motion de censure, laquelle devrait être mise au vote mercredi.
Le Premier ministre a annoncé ce qui était l'une des demandes majeures du RN mais aussi des autres partis simultanément cet après-midi dans une interview au "Figaro" et lors d'un salon d'entrepreneurs à Station F. -M.Barnier: J'ai écouté tout le monde en tenant compte de leurs opinions, de leurs priorités, les vôtres d'abord, en tenant compte aussi du vote intervenu hier au Sénat, où se trouve un point fort de soutien et de majorité claire pour le gouvernement.
J'ai décidé de ne pas augmenter les taxes sur l'électricité. Applaudissements. Dans le projet de loi de finances 2025, il n'y aura pas d'augmentation de ces taxes sur l'électricité, ce qui permettra concrètement une baisse des prix de l'électricité le 1er février de 14 % au lieu des 9 % prévus initialement.
Applaudissements. - P.Cohen: "J'ai écouté tout le monde..." Tout le monde était contre, y compris la ministre de la Transition écologique, y compris la commission de régulation de l'énergie, ce qui n'a pas empêché le RN de crier victoire, comme si la mesure s'adressait à eux, ce qui n'est pas non plus tout à fait faux.
La baisse des tarifs sera plus forte, dit M.Barnier. C'est vrai.
Ce n'est pas le montant de la hausse qui était en débat avec l'ampleur de la baisse. Pendant la crise, le gouvernement avait réduit les taxes pour amortir le choc. Comme les prix du marché ont beaucoup baissé, il rehausse les taxes au niveau d'avant-crise, mais le budget initial présenté par le gouvernement prévoyait une surtaxe pour combler une partie du trou budgétaire, 3 milliards d'euros de recettes supplémentaires, et une baisse des tarifs limitée à 9 %.
C'est cela qui vient d'être annulé. On va revenir, si ça passe, à une taxation de l'électricité d'avant le bouclier tarifaire. - A.-E.Lemoine: Ces 3 milliards seront dépensés comment? - P.Cohen: Compensés en partie par une taxe sur le gaz.
Elle rapporterait environ 1 milliard d'euros et alourdirait la facture des ménages chauffés au gaz de 60 euros par an pour une maison de 100 m2. A.Pannier-Runacher a dit qu'elle souhaitait par principe que le chauffage au gaz reste plus cher que celui de l'électricité.
Ces dernières semaines, de nombreuses voix se sont élevées pour dire que ça n'avait pas de sens de remettre des tarifs d'électricité plus haut alors qu'on cherche, pour l'ensemble du pays, la transition énergétique. - A.-E.Lemoine: Est-ce que ce geste suffira à susciter à nouveau la bienveillance du RN et à prolonger la survie du gouvernement? - P.Cohen: Personne ne sait si M.Le Pen a déjà décidé ce qui sera le point d'arrivée.
Pour l'instant, la stratégie classique est d'en demander toujours plus. Quelques minutes avant l'annonce au "Figaro", les députés RN ont publié un communiqué avec un indice de course pour le Premier ministre. En plus de l'électricité, une baisse de la contribution de la France au budget de l'UE.
Ca paraîtrait improbable. Et une baisse drastique de l'aide médicale d'Etat pour les étrangers sans papiers. Dans "Le Figaro", M.Barnier dit qu'il veut baisser sensiblement les soins de l'AME sans dire comment.
Après l'annonce de M.Barnier, J.Bardella s'est empressé de saluer sa victoire pour dire que d'autres lignes rouges demeurent.
Le président du RN a évoqué le déremboursement supplémentaire de médicaments. - A.-E.Lemoine: Le RN voudrait que le gouvernement applique son propre programme. - P.Cohen: Il aurait tort de se priver.
Comme la gauche...
Les élus du RN ont tous les moyens de leur chantage entre leurs mains. La question est de savoir si l'extrême droite en demande toujours plus pour obtenir un peu plus. - A.-E.Lemoine: Quelle est la stratégie du RN?
C'est demander toujours plus pour obtenir un peu plus ou demander toujours plus pour ne jamais être satisfait? - S.Rousseau: Il met en scène le fait que c'est eux qui décident de la chute de M.Barnier ou pas.
Ce pouvoir leur est aussi donné par le gouvernement. Dans les annonces faites par M.Barnier, il n'y a pas eu un geste en notre direction.
On avait voté cette mesure à l'issue des débats dans l'Assemblée nationale. Nous avions voté la suppression de cette taxe qui rapportait 3 milliards. C'est parce que le RN le redemandait.
Nous demandions une série de mesures, notamment sur la taxation des plus riches, mais surtout tout un tas de systèmes, notamment pour les entreprises multinationales qui leur permettent d'échapper à l'impôt. La question que j'ai envie de poser à M.Barnier, c'est: pourquoi mettre le RN au centre du jeu politique alors que votre position de faiblesse...
Il y a insuffisamment de députés qui le soutiennent. Sa situation de faiblesse pourrait l'inciter à regarder à gauche. C'est une question philosophique que j'adresse au macronisme de manière générale.
Je sors de plusieurs heures de débat sur les retraites à l'Assemblée nationale. Il y avait une volonté de ne jamais passer par le vote pour une réforme. - P.Cohen: Ca tient à l'arithmétique.
Il faudrait une masse de députés de gauche pour faire basculer, pour que M.Barnier puisse rester si, par hypothèse, le RN vote la censure. - A.-E.Lemoine: Vous pourriez aussi demander plus et faire pression. "Si vous accédez à certaines de nos demandes, on n'activera pas le bouton..." - S.Rousseau: Nous avons gagné des choses très importantes dans le débat parlementaire en toute sérénité.
En France, on n'a pas l'habitude que le Parlement fonctionne sur une démocratie parlementaire. Nous avions obtenu un budget, en sortie de l'Hémicycle, qui était solide et plus équilibré. Il l'était tellement que même les députés Renaissance ne l'ont pas voté.
Ils n'acceptent pas que nous puissions avoir des victoires. - P.Cohen: Beaucoup de fiscalités et d'impôts... - S.Rousseau: Il y avait une fiscalité sur les rachats d'actions pour les entreprises.
Les entreprises peuvent spéculer sur leurs propres actions. Elles rachètent leurs propres actions pour faire monter les cours et faire en sorte de pouvoir distribuer plus de dividendes. C'est un dispositif qui n'est pas honnête vis-à-vis des autres entreprises.
En plus, c'était une taxe mineure. C'est pareil pour les entreprises qui délocalisent leur siège social pour échapper à l'impôt. C'est l'exit tax.
C'était une manière de relocaliser notre économie et de la solidifier. On avait obtenu un budget qui avait de l'épaisseur, qui portait un projet différent de société et d'économie. Force est de constater que M.Barnier n'a lu aucun des amendements.
Même ses députés n'ont pas voté ce budget. J'ai l'impression qu'il y a presque une attirance vers le RN. - A.-E.Lemoine: Vous l'accusez de former une majorité implicite. - S.Rousseau: Un soutien sans participation. - A.-E.Lemoine: Si vous obtenez la censure mercredi, ce sera avec la complicité du RN? - S.Rousseau: Je ne demande aucune voix du RN.
En fonction des lignes politiques que nous avons, des victoires que nous avions obtenues à l'Assemblée nationale à l'issue d'un débat parlementaire où le MoDem a voté avec nous...
Ce n'était pas que nous. On avait fait jouer cette espèce d'Assemblée étrange puisqu'il n'y a pas de majorité absolue. Nous avions obtenu des choses.
Le fait qu'il y ait un aveuglement, un déni, une absence de volonté, même une opposition à nous donner le moindre centimètre carré de reconnaissance, du travail que l'on fait à l'Assemblée, on ne peut pas soutenir ça. Dans un travail parlementaire, il ne faut pas avoir le regard qui ne tourne qu'à droite. - A.-E.Lemoine: Une censure et après, quoi?
Le Nouveau Front populaire n'a pas de majorité qui lui permette d'avoir un gouvernement qui ne sera pas renversé. Ce n'est pas possible. Qu'est-ce qu'on fait? - S.Rousseau: Ce qui s'est passé avec la nomination de M.Barnier, c'est qu'on savait dès le départ que c'est la force politique arrivée en 3e qui avait le gouvernement.
C'est contre-intuitif dans une démocratie. Il est possible que ce gouvernement tombe. Je ne sais pas quelle est la sincérité du RN dans les annonces qu'ils font et dans les demandes qu'ils adressent à M.Barnier.
Je ne sais pas s'il tombera. Il faut poser cette hypothèse. S'il tombe, il y aura la reformation d'un gouvernement.
Après, c'est à E.Macron d'entendre ce qui s'est passé dans ces législatives que lui-même a provoquées. J'ai le sentiment qu'il refuse...
C'était très flagrant aujourd'hui et dans l'Assemblée...
Les députés macronistes et E.Macron ont l'air de refuser l'idée qu'ils ne sont plus majoritaires. Ca nécessite de travailler autrement, de prendre soin de la démocratie, d'avoir un travail presque d'orfèvre.
Tout cela n'est pas fait. On se retrouve avec M.Le Pen qui dit "je veux ça" et M.Barnier qui lui répond "d'accord". - A.-E.Lemoine: 63 % des Français sont favorables à la démission d'E.Macron en cas de motion de censure.
Ca ne changera rien à la composition de l'Assemblée nationale. - S.Rousseau: On est dans une crise de régime.
Le responsable, ce n'est pas moi qui dis ces mots, c'est le député C.de Courson, qui n'est pas réputé pour être un grand gauchiste, qui dit...
Sur les retraites, il n'a pas la même position. - P.Cohen: Il avait initié la motion de censure que vous avez votée contre la réforme Borne. - S.Rousseau: Pour une raison précise.
Lui se positionne En garant du fonctionnement du Parlement, en respect de la démocratie du Parlement. Il disait qu'une Assemblée qui n'a pas voté un projet qui est aussi impactant sur la vie des personnes...
Les personnes vont devoir travailler 2 ans de plus. Il disait que ça ne pouvait pas être passé en 49-3. C'était la ligne de C.de Courson.
Il dit que la décision d'E.Macron a tellement crispé et fait tellement entrer en crise la démocratie que l'issue inéluctable, selon lui, ou raisonnable, ce serait la démission d'E.Macron. - P.Cohen: S'il démissionne, on dissout la dissolution? - S.Rousseau: On revient au peuple. - P.Cohen: Avec un président de la République...
Avec un Parlement qui n'arrive pas à s'entendre, vous vous en remettez à un nouveau président de la République? - S.Rousseau: Je suis parlementarisme. - E.Tran Nguyen: Vous ne souhaitez pas la démission d'E.Macron? - S.Rousseau: Si on en arrive à cette démission, c'est qu'on est dans une crise démocratique gravissime.
Ceci dit, je pense que c'est lui qui nous y a mis. A un moment, cette obstination à ne pas entendre le fait majoritaire, à ne pas vouloir entendre le vote des Français, ça pose question. - A.-E.Lemoine: Vous pensez que c'est inéluctable? - S.Rousseau: Oui.
Je pense qu'on va entrer dans une période de crise. Il y a une autre solution: qu'il nomme un Premier ministre ou une Première ministre issu de la gauche, ce qui est le résultat des urnes. Je cite Churchill: "La démocratie est le pire des systèmes à l'exclusion de tous les autres." Le peuple s'est exprimé.
Il est souverain. - P.Cohen: Le peuple n'a pas voté en majorité pour la gauche. - S.Rousseau: En premier pour la gauche. - P.Cohen: Non.
Il a voté en premier pour le RN. - S.Rousseau: Ce n'est pas vrai. - P.Cohen: Le 1er groupe, c'est la gauche, mais il a voté en premier pour le RN. - S.Rousseau: Non.
Sur le 1er tour des législatives, le RN et le NFP étaient à touche-touche. Le RN était un peu devant, mais ça se jouait à très peu de voix. De mémoire, c'est 1,7 % de différence.
Au 2e tour, nous sommes arrivés en tête. Il s'est passé quelque chose entre le 1er et le 2e tour. - P.Cohen: Le front républicain. - S.Rousseau: Il y a eu aussi une mobilisation dans les urnes.
Entendons cette mobilisation. Si on regarde les enquêtes sociologiques, la société est bien plus progressiste que ne le laisse penser le débat parlementaire et le débat politique, qui tournent à vide face à une société qui avance. - E.Tran Nguyen: En attendant cette éventuelle chute du gouvernement, une discussion vise à supprimer la réforme des retraites.
Le RN a rejoint dans son combat le Nouveau Front populaire. - Fidèles à notre ligne de travailler en bonne intelligence, sans sectarisme, dans l'unique intérêt des Français, quelle que soit l'origine des bonnes propositions, nous voterons pour ce texte d'abrogation. - E.Tran Nguyen: Avec le RN, une majorité se dégage, mais encore faudrait-il pouvoir avoir le temps de la voter vu le nombre d'amendements que le gouvernement a déposés.
C'est un peu la stratégie de la Nupes. Ca se retourne contre vous. Ils font la même chose que ce que vous avez pu faire. - S.Rousseau: Nous n'avions pas déposé près de 100 amendements sur simplement le titre de la loi.
Les amendements que nous avions déposés portaient sur les différents articles. Nous nous appuyons, dans la stratégie parlementaire, sur 3,5 millions de personnes qui étaient dans les rues, sur 10 manifestations, d'une ampleur supérieure à ce qui s'est passé en Mai 68. Nous avions un front uni de syndicats, une mobilisation dans la rue qui n'a jamais été atteinte.
Juppé disait qu'il retirerait sa réforme s'il y avait 1 million de personnes dans la rue. Pour cette réforme, il y en avait 3,5. La question se pose de savoir comment on représente ces personnes à l'intérieur de l'Assemblée.
Si elles ont fait obstruction, c'est parce qu'elles savaient qu'il n'y a toujours pas de majorité pour maintenir le système à 64 ans tel qu'il est actuellement. A quel moment on entend le peuple? - A.-E.Lemoine: A.Hidalgo ne briguera pas un 3e mandat à la Mairie de Paris.
Elle a adoubé un dauphin, R.Féraud, avec lequel elle était en déplacement aujourd'hui. - A.Hidalgo: Tout le monde doit avoir une place, mais à certains moments, il y en a qui peuvent plus rassembler que d'autres.
C'est le cas d'E.Grégoire. De... - Le lapsus! - A.Hidalgo: C'est le cas de R.Féraud. - A.-E.Lemoine: Vous soutenez qui?
A.Hidalgo a l'air perdue. - S.Rousseau: Ni l'un ni l'autre à ce stade.
Nous n'avons pas encore défini notre stratégie sur Paris, nous, Les Ecologistes. Je respecterai les décisions collectives de mon parti là-dessus. Ce lapsus est incroyable. - P.Cohen: Depuis des années, vous faites une liste au 1er tour... - S.Rousseau: Ca me rend triste, ce lapsus d'A.Hidalgo.
Ca dit tout des jeux politiques et des petites politiques qui se jouent à l'intérieur des partis. Les Français et les Françaises ne comprennent plus ça et n'y adhèrent plus. - P.Cohen: Vous voulez parler de la guerre de succession d'A.Hidalgo au sein du PS.
Les Ecologistes ont toujours fait des listes autonomes au 1er tour avant de fusionner et de se rassembler au 2d avec le PS. - S.Rousseau: Je ne sais pas ce qui va se passer dans le cadre du Nouveau Front populaire. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.
On a d'autres sujets à vous soumettre, notamment dans la Story de M.Bouhafsi. - G.Paty: J'attends ce moment pour avoir tous les détails. - M.Paty: On ne peut pas se revendiquer d'avoir été naïfs à l'époque et de ne pas avoir compris ce qu'ils avaient mené sur les réseaux sociaux. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un procès tellement emblématique qu'il en est devenu un outil pédagogique.
Hier, 8 lycéens de Conflans-Sainte-Honorine, la ville où enseignait S.Paty, ont assisté à une audience du procès de l'attentat contre l'enseignant. Certains l'ont eu comme professeur au collège.
Nous avons pu accompagner ces élèves de terminale. - C'est le président qui préside l'audience. Il donne la parole.
Tout ce qu'on demande à l'audience, c'est qu'il n'y ait pas d'exclamations, d'applaudissements ou de rires. - Ils sont 8. Ceux qui sont derrière la vitre sont en détention provisoire.
Ceux qui sont devant comparaissent libres. Ils doivent se présenter et/ou contrôle judiciaire. Tous les procès dans cette salle sont filmés.
Ce n'est pas obligatoire, mais ils ont estimé que vu le caractère historique du procès, ils allaient le faire. - M.Bouhafsi: Pendant plusieurs heures, les élèves ont pu découvrir la cour d'assises spéciale de Paris et un procès hors normes. - Je suis très contente.
Je n'avais jamais vu de procès. J'espère voir des témoins, voir comment ça se passe. - On a étudié tous les accusés en cours.
C'est hyper intéressant de les voir en vrai et de voir le procès. - Quel est le vocabulaire utilisé par les avocats? A quel moment on est passés d'une rumeur à la décapitation d'un professeur? - C'est bien de sensibiliser les élèves et les plus jeunes. - M.Bouhafsi: A quelques mètres des accusés...
Emus, pour certains, ils écoutent religieusement. Ces élèves sont accompagnés de Chantal Anglade, cette professeure de lettres qui organise la venue de cette classe. - Ces élèves participent à un projet qui s'appelle "classe en audience".
Il consiste à se préparer à aller en audience et, plus tard, ils rencontreront 2 victimes de terrorisme. Les élèves étaient en classe de 4e l'année de l'assassinat contre S.Paty.
Cela veut dire qu'ils ont l'âge exact de la collégienne qui a menti et des collégiens qui ont reçu de l'argent pour désigner le professeur. Le monde enseignant a besoin que cette génération apporte sa réflexion à ce qui s'est passé. Nous le faisons, non pas comme on ferait un cours de morale, mais en allant voir la justice en exercice. - M.Bouhafsi: Alors qu'ils écoutent les avocats de la défense, les élèves prennent conscience de la portée du procès.
D'autres apprennent que c'est la même salle qui a accueilli le procès des attentats du 13-Novembre. Pour l'avocat des parents de S.Paty, cette démarche est nécessaire dans la construction philosophique de l'adolescent. - Les étudiants, lycéens et collégiens sont particulièrement sensibles à ce sujet, la découverte du monde judiciaire, du débat.
Il y a une forme de pédagogie sur ce que peut représenter ce procès, les réseaux sociaux, la radicalisation, l'endoctrinement. Chaque élève peut se dire: "Qu'est-ce que j'aurais fait face à Anzorov qui propose de l'argent?" C'est aussi savoir ce qui est faux et vrai dans un discours déconstruit et analyser ce qui se passe dans les débats en salle d'audience. - M.Bouhafsi: Les élèves ont été plongés au coeur du procès pendant 3 heures, jusqu'à écouter les arguments de la défense.
Le silence alors que les élèves écoutent la femme d'A.Sefrioui, le militant islamiste qui a lancé la fatwa contre S.Paty. - Je ne pensais pas que ça allait durer aussi longtemps.
Tous les avocats posaient les questions. - Les témoignages sont faits. Il n'y a pas le droit d'avoir de notes. - Les avocats de la défense, parfois, je les ai trouvés agressifs.
Ils essayaient de débusquer la moindre faille de procédure. - Ca ne parle pas que de ce qui s'est passé pour S.Paty.
Il y a une organisation derrière, un mouvement islamiste. C'est important d'en parler. - C'était important pour nous d'être ici et de rester toute la journée, même d'y retourner après, on espère. - M.Bouhafsi: Alors qu'a lieu le procès S.Paty, une autre polémique est née la semaine dernière à l'Assemblée nationale.
U.Bernalicis a proposé une proposition de loi visant à abroger le délit d'apologie du terrorisme. - S.Rousseau: Il remettait à l'endroit du Code pénal où c'était avant, c'est-à-dire l'endroit de la presse...
Ca nécessiterait un débat qui soit plus en profondeur. C'était un moment très inopportun. Tous les professeurs de droit, tous les chercheurs en droit disaient que les mesures qui ont été adoptées dans le cadre de l'état d'urgence, toutes les mesures appliquées dans le cadre de l'état d'urgence qui étaient des mesures exceptionnelles finiront peu ou prou par passer dans le droit commun.
Il disait que c'était un danger. A une situation exceptionnelle, derrière, on passe dans le droit commun plein de mesures dont on pense qu'elles sont bien mais qui instaurent un état d'urgence permanent. Là, ça faisait partie de ces mesures.
Le moment n'était pas opportun, mais il faudrait se questionner sur quelles sont ces mesures des états d'urgence que l'on a passées dans le droit commun, parce qu'il y a véritablement un débat à avoir sur la manière dont nous protégeons notre société des terroristes et des gens qui lui veulent beaucoup de mal, notamment ceux-là. - A.-E.Lemoine: Avant d'avoir été présenté, il fait déjà polémique.
Le nouveau Programme d'éducation à la sexualité sur lequel le ministère de l'Education travaille depuis un an et demi fait l'objet d'une campagne de dénigrement d'associations conservatrices. La Manif pour tous a lancé une pétition contre ce projet, qu'il présente comme un lavage de cerveau idéologique woke. - Il est hors de question de laisser faire tout et n'importe quoi.
Je vous le dis en tant que père de famille et en tant qu'élu. Ce programme n'est pas acceptable. Il doit être revu.
Je m'engagerai personnellement pour que la théorie du genre ne trouve pas sa place dans nos écoles. Elle ne devrait pas y avoir sa place. Le militantisme n'a pas non plus sa place dans nos écoles.
Je veux un encadrement très strict de tous les intervenants qui auront à porter ce sujet dans les établissements. - A.-E.Lemoine: Bonjour.
Vous êtes l'auteur de "Parler sexe: comment informer les ados". Ca date de février 2024. Ce nouveau programme d'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle est toujours en cours d'élaboration.
Son objectif est de sensibiliser les élèves de façon progressive à la connaissance de leur corps, au repère des situations de harcèlement. Est-ce qu'il vous paraît s'appuyer sur une lecture néoféministe et idéologique de la société? Est-ce qu'il remet en cause l'identité sexuée? - I.Nisand: Je l'ai lu ligne par ligne.
Je n'ai rien trouvé de tout cela. Je pense qu'il y a une chose que la France ne peut pas faire: rester sans information sur la vie affective et sexuelle alors qu'on a une loi depuis 2001 et qu'il n'y avait pas de programme, il n'y avait rien de fait dans ce sens. Moins de 20 % de nos enfants et ados ont une information à la vie sexuelle et affective.
Quand il n'y a pas d'information sur la sexualité, ce sont les femmes qui payent l'addition. C'est un sujet très féministe. Il n'y a jamais eu un homme qui a eu besoin de faire une IVG.
Ce sont les femmes qui payent l'absence d'information. Et ce, avec des grossesses non désirées, plus d'infections sexuellement transmissibles. Ce ne sont pas ceux qui hurlent contre ce programme qui proposent quoi que ce soit.
Ils sont debout sur le frein mais n'ont pas de propositions, si ce n'est de dire que c'est une affaire de famille. Or, il vient un moment où ce n'est pas une affaire de famille. - A.-E.Lemoine: Parce que les familles n'ont pas les mots ou parce que c'est tellement tabou... - I.Nisand: C'est très important que l'éducation au respect de soi, de l'autre se fasse en famille.
Les parents sont les seuls légitimes pour l'éducation de la morale. Mais vient un moment où ils ont besoin d'aide: à la puberté, au moment de l'émancipation hormonale, de l'adolescence et du début des fantasmes sexuels. Les parents sont laissés de côté et c'est normal.
Ils ont besoin d'aide à ce moment. - A.-E.Lemoine: On vient d'entendre le ministre délégué à la Réussite scolaire.
Il expliquait que la théorie du genre n'a pas sa place à l'école. D'ailleurs, le terme "identité de genre", qui revenait plusieurs fois, ne figurera pas dans la version définitive du texte. Pourquoi cette question fait-elle si peur?
La question autour de l'identité de genre? - I.Nisand: Il y a un phénomène assez important numériquement, de jeunes, surtout de jeunes femmes, qui ne veulent pas rester dans leur sexe... 75 % des demandes de transition de sexe sont des femmes qui ont des histoires personnelles difficiles.
Ca en dit long sur la condition de la femme dans notre pays. Il y a beaucoup de femmes qui ne veulent pas rester dans leur situation féminine. Moi, ça me questionne.
Mais ça, ce sont les réseaux sociaux, c'est l'ambiance, c'est le fait qu'on se sente homosexuel, qu'on n'ose pas déclarer son homosexualité. Aujourd'hui, c'est mieux de dire qu'on n'est pas né dans le bon corps que de dire qu'on s'intéresse aux gens du même sexe. Je pense que véritablement, il y a une inquiétude de la société sur le genre.
Dans le programme en question, il n'y a rien sur...
Agiter ce chiffon pour dire "le programme est mauvais", c'est un faux procès. - P.Cohen: C'est un fantasme militant?
Il y a eu 3 pages dans "Le JDD". Il n'y a rien qui permettrait de nourrir cette histoire? - I.Nisand: J'ai cherché et je n'ai rien trouvé.
Dire que le genre a disparu...
Il n'y a pas de théorie du genre. Dire que les vêtements sont genrés, que la coiffure est genrée...
C'est naturel. Un enfant de 2 ans le sait. Si on ne peut plus utiliser le mot "genre" parce que dès qu'on l'utilise, c'est un gros mot, c'est ridicule.
On n'est pas dans un problème de grammaire mais dans un affichage de: "Attention, il y a un vrai problème sur les problèmes de fluidité de genres." Mais ce mot n'est pas dans le programme. Véritablement, le pire, c'est de ne pas en parler. - A.-E.Lemoine: Moins on parle de sexualité aux enfants avec des mots adaptés, plus on les expose aux abus sexuels des adultes.
Le porno devient alors un tuto? - I.Nisand: Nous n'avons pas éduqué nos enfants depuis 2001.
On a laissé massivement la pornographie...
Nous avons des enfants en stabulation libre. J'ai vu des jeunes de 10 ans qui sont addicts, 3 heures par jour de pornographie gratuite. Je ne vous dis pas les dégâts que ça fait sur le plan psychologique.
Si vous distribuez cela à des jeunes dans la rue, on vous arrête, mais si vous êtes un milliardaire du Net, vous pouvez vous affranchir de la loi sur la protection des mineurs. Il y a 2 lois qui ne sont pas appliquées: celle sur l'information à la sexualité dans les écoles, 2001, et la protection des mineurs. - A.-E.Lemoine: Votre réaction dans un instant, Sandrine.
Mais d'abord, Emilie. - E.Tran Nguyen: Ce sont les professeurs qui vont devoir appliquer ce programme.
Est-ce qu'ils sont formés à le faire? - I.Nisand: Si, en 2001, il n'y avait pas eu le blocage des mêmes, nous n'aurions pas les ressources humaines.
On pourrait les avoir. Il y a 9000 internes en médecine, des milliers d'étudiantes sages-femmes, des milliers d'étudiantes infirmières. Disons à tous ces étudiants en santé qu'ils doivent aller faire un module de quelques heures de formation, parce que ça va aller plus vite, et qu'ils doivent faire un certain nombre d'heures dans les écoles et les collèges.
Le problème serait réglé en un an. C'est une question de volonté politique. - E.Tran Nguyen: Quand vous dites que ce n'est pas un problème familial et que ça doit être scolaire, vous comprenez l'inquiétude de certains parents qui peuvent se demander qui va parler de ce sujet sensible à certains enfants? - I.Nisand: Je vais vous dire un chiffre qui me terrifie.
On a le record des abus sexuels en Europe. 20 % de nos enfants subissent des abus sexuels, dont 85 % sont d'origine familiale. Donc la famille, c'est la meilleure et la pire des choses.
Il faut apprendre à un enfant que son corps est à lui, qu'on ne peut pas le laver à 6 ans. Il ne le sait pas. Si on ne le lui apprend pas, il ne le sait pas.
Les abus sexuels peuvent donner des dégâts à vie. - A.-E.Lemoine: Le projet prévoit par exemple d'aborder la notion de consentement en CE2, la puberté en CM1.
C'est l'âge adéquat? - I.Nisand: C'est pratiquement...
Ce programme est décliné année après année avec les objectifs, comment le faire...
C'est un vrai beau travail d'éducation. Ce programme est très ambitieux, peut-être même trop ambitieux. Mais le critiquer juste parce qu'il y a le mot "genre", c'est mettre le pied sur le frein et ne rien proposer à la place. - S.Rousseau: Je voudrais juste dire, pour les personnes trans, que ce n'est pas juste des personnes homosexuelles qui vivraient mal leur homosexualité.
C'est une démarche personnelle bien plus lourde que celle-ci. S.de Beauvoir disait: "On ne naît pas femme, on le devient." Ces cours d'éducation sont des manières de parler de choses dont il est extrêmement difficile de parler en famille.
Il y a des familles où, quand les petites filles ont leurs 1res règles, elles ne le disent pas. Ou elles ont honte, ou on ne les a pas informées de ce qui allait se passer. C'est un tabou énorme.
Elles peuvent ne pas avoir de protections hygiéniques à leur disposition. Cette information sexuelle doit être un éclairage sur ce qui doit se passer dans leur corps. C'est essentiel.
S'il y a cet obscurantisme qui ne veut pas de cette éducation sexuelle, c'est pour maintenir les femmes dans leur ignorance...
Les hommes aussi, mais encore plus les femmes dans l'ignorance de leur corps, de ce qui va se passer pour elles. C'est une manière de les maintenir sous cloche et de les dominer. On va poser les choses de manière extrêmement claire: il faut absolument ces cours d'éducation sexuelle.
Aujourd'hui, en France, dans chaque classe, 3 enfants sont victimes de violences sexuelles, d'inceste. 3 enfants par classe! L'Education nationale n'a pas encore fait de programme d'ampleur pour les identifier de manière systématique.
Le programme est fait, mais ce n'est pas appliqué. C'est indispensable. Ce sont des vies que l'on sauve par ce programme. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup, I.Nisand.
Votre livre est essentiel. On passe au 5/5 de L.Sénéchal. 7 ans de prison pour le meurtrier du fils de Y.Alléno. - L.Sénéchal: Percuté en scooter par un homme ivre au volant d'une voiture volée.
Il roulait à 120 sur une route limitée à Paris à 30 km/h. Un mandat de dépôt différé. Il sera convoqué plus tard pour purger sa peine sur ce point et seulement ce point.
Y.Alléno est déçu. - Le deuil de la famille Alléno va peut-être pouvoir commencer.
Nous exprimons une petite incompréhension sur ce mandat de dépôt différé. La famille s'attendait à ce que ce monsieur reparte avec des menottes pour aller en prison. Je pense que ça leur aurait fait un très grand bien.
C'est ce que nous a dit madame Alléno. - L.Sénéchal: La mort de son fils a poussé Y.Alléno à plaider pour la création d'un homicide routier.
Une proposition de loi a été suspendue avec la dissolution, mais le texte ne révolutionnait pas le droit, nous disait il y a quelques jours l'avocat M.Battikh. - M.Battikh: Ce texte pose un problème dans la mesure où le juriste que je suis n'est pas pour une inflation législative.
Cette loi ne va rien changer puisque les modalités, le fondement et les peines resteront les mêmes. On est simplement sur de la sémantique. - L.Sénéchal: Maintenant, les différentes parties ont 10 jours pour éventuellement faire appel. - A.-E.Lemoine: La nouvelle menace de V.Poutine... - L.Sénéchal: Il menace d'utiliser à nouveau son missile expérimental capable de porter des têtes nucléaires.
Mais cette fois, c'est contre Kiev. ... - L.Sénéchal: La Russie, qui a encore frappé durement l'Ukraine aujourd'hui.
Plus de 90 missiles aujourd'hui et 90 drones qui ont touché les infrastructures civiles, notamment le réseau électrique de l'Ukraine. Les groupes électrogènes sont souvent de sortie, mais seulement pour ceux qui ont la chance d'en avoir. L'hiver s'installe progressivement en Europe de l'Est.
Beaucoup d'appartements ukrainiens sont souvent chauffés au gaz ou au charbon, mais tout vient à manquer. ... - L.Sénéchal: L'Ukraine souffre et s'inquiète de l'arrivée prochaine de D.Trump au pouvoir aux Etats-Unis.
Ca se précise de ce côté, puisque Trump vient de désigner un vieux général en retraite comme conseiller spécial à l'Ukraine et à la Russie, K.Kellogg. Il a 80 ans.
Ce n'est pas le pire des profils pour Kiev. Il veut la négociation, mais sans lâcher l'Ukraine en rase campagne. ... - L.Sénéchal: Il est pour qu'on lève les restrictions d'usage des armes qu'on livre à l'Ukraine.
Ecoutez comment celui qui a dirigé le contre-espionnage sous Trump parlait de Poutine il y a quelques mois. - A.-E.Lemoine: D.Trump et K.Harris prolongent leur duel à l'occasion de Thanksgiving. - L.Sénéchal: C'est le jour de l'année où les Américains se rendent grâce mutuellement.
Chez D.Trump, ça donne un message très trumpien. ...
Il a posté ça tout à l'heure. Son adversaire déchue, K.Harris, a souhaité Thanksgiving à ses équipes et leur a demandé de poursuivre le combat. ... - L.Sénéchal: Thanksgiving aux Etats-Unis, c'est toute une tradition.
Il y a aussi la parade centenaire à New York. 17 ballons géants dont, pour les plus petits ou les jeunes parents, "Pat'Patrouille". Pour partir en week-end prolongé...
Les files d'attente s'allongent aussi dans les aéroports, en plus des autoroutes. L'an dernier, Le Black Friday ressemblait à ça. ... - L.Sénéchal: Ce Black Friday, 60 % des Français s'y mettent.
Ca dure même souvent une semaine. Mais le pic, c'est bien demain. Le risque, c'est de surconsommer. - Comme je marche beaucoup au coup de coeur, j'ai beaucoup de...
Je suis souvent déçue. - Je pense que les gens n'en ont pas vraiment besoin, mais ils ne s'en rendent pas compte. Ils pensent faire une bonne affaire et derrière, ils accumulent. - Un pull dont j'avais vraiment pas besoin.
J'ai une pile de pulls. J'ai honte. Après, je ne l'ai jamais mis.
Ca m'est arrivé. - L.Sénéchal: L'Ademe lance une campagne en ligne pour éviter "la semaine des regrets". "Posons-nous les bonnes questions avant d'acheter." Le patron de l'Ademe interpellait celui du géant Amazon. - Quand on est sur votre site, on peut classer les produits par prix croissants, du moins cher au plus cher.
Faites la même chose avec l'impact environnemental croissant, du moins impactant sur l'environnement et sur les limites de la planète au plus impactant. On est prêts à vous aider à le faire. - L.Sénéchal: Pas de réponse claire. - A.-E.Lemoine: Le secteur du vin est en difficulté, sauf en ce qui concerne le vin sans alcool. - L.Sénéchal: On boit moitié moins de vin qu'il y a 50 ans en France, mais on boit plus de vin sans alcool.
Plus 28 % d'augmentation. Comment faire pour produire du vin sans alcool? ... - L.Sénéchal: On a voulu en savoir plus.
On est allés dans une boutique spécialisée. Il existe des caves à vin sans alcool. - Ca permet d'avoir une alternative.
Ce n'est pas du vin, mais ça y ressemble. On a toujours ce petit rituel d'ouvrir sa bouteille. C'est très important pour les clients.
On a tous envie de cette petite phase de décompression. On boit un verre, mais on essaie juste de faire attention à sa santé et de faire quelque chose de moins sucré et moins calorique que la version alcoolisée. - L.Sénéchal: La bouteille la moins chère, c'est aux alentours de 10 euros.
Ca va jusqu'à 30 euros. Est-ce que c'est bon? On a fait tester à un oenologue une bouteille à 12 euros.
C'est du vin sans alcool blanc. Il n'est pas très convaincu. - Au nez, on a quelque chose d'assez sympathique, de flatteur.
Il y a des notes de fruits, d'abricot, de pêche, un côté pamplemousse très mûr. Au nez, c'est très compliqué de dire si le vin est avec ou sans alcool. Ouais, bon.
Ce n'est pas...
Ce n'est pas ça. Pour moi, même...
Le mot "vin" ne devrait pas forcément apparaître sur cette bouteille. - L.Sénéchal: Il n'est pas vraiment convaincu.
Il voudrait qu'on n'appelle pas ça du "vin". L'alcool, c'est avec modération. Je ne sais pas si on peut avoir...
Je vous apporte les bouteilles. Qu'est-ce que vous préférez? Du blanc ou du rouge? - A.-E.Lemoine: Du blanc. - L.Sénéchal: C'est sans alcool, je le précise.
Je vous en sers un petit verre, du rouge... - A.-E.Lemoine: Pendant qu'on déguste...
Lille continue de sauver l'honneur du football français en Ligue des champions. On n'a pas trinqué. - P.Lescure: C'est pas mal, dit S.Rousseau. 2-1 grâce à un doublé du plus jeune joueur de l'équipe lilloise.
Brest, c'est un peu nos chouchous. Ils ont perdu 3-0 à Barcelone. Le PSG a perdu 1-0 à Munich.
Mais il y a pire: le Real Madrid a perdu 2-0. - Ce soir, Mbappé, c'est un drame. - K.Mbappé, qu'est-ce qui se passe?
Il ne sait plus jouer au foot. - Le mec ne réussit plus rien. - Je ne sais pas pour quelle marque tu es en train de faire une pose. - L.Sénéchal: Cette image de K.Mbappé...
Ca donne ce type de détournement sur Internet. Il existe aussi la version catcheur. - A.-E.Lemoine: Bonne nouvelle, le chien... - L.Sénéchal: On a le temps?
Je veux bien! On n'a pas le temps, Babeth! - P.Cohen: On l'a retrouvé? - A.-E.Lemoine: Le vin sans alcool, ça monte!
C'est le vin sans alcool! Merci, S.Rousseau.
Merci beaucoup, professeur I.Nisand, d'avoir accepté notre invitation. Dans un instant, Mika sera notre invité, accompagné de Félicie, une des jeunes filles ambassadrices de cette 38e édition du Téléthon.
Et puis A.Nakamura. C'est la classe à Dallas!
On n'est pas peu fiers de l'accueillir. Il y a aussi F.Lehmann, la directrice internationale